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Accueil du site > Actualités > Société > Nouvelle atteinte au droit de propriété

Nouvelle atteinte au droit de propriété

Onze députés PS viennent de rédiger une proposition de loi proposant de créer une taxe sur les bureaux vacants en Ile-de-France, applicable au bout d'un an et dont le montant serait doublé chaque année. 

Décidément, la vieille idéologie marxiste (de philosophie marxiste, parce que le vieux "Karl", lui, ne se l'ai jamais appliquée) selon laquelle la "propriété, c'est le vol" continue d'avoir cour chez nos bobos socialistes !!

Voici que onze députés PS viennent de rédiger une proposition de loi proposant de créer une taxe sur les bureaux vacants en Ile-de-France, applicable au bout d'un an et dont le montant serait doublé chaque année. (lire l'info ici) Hormis la création de cette nouvelle taxe (dont le montant serait, au moins dans le projet, reversé à l'Agence Nationale de l'Habitat), les parlementaires proposent aussi une exonération fiscale aux propriétaires qui transformeraient leurs bureaux "en logements locatifs sociaux", dans un délai de trois ans.

Ceci amène plusieurs réflexions :

- Qu'est devenue, en France, la notion de propriété privée, si chère aux révolutionnaires de 1789 qui l'avait inscrite dans la Constitution ? Révoltés par cet État, à l'époque incarné par le Roi, qui régissait la propriété de chacun comme s'il s'agissait d'une délégation temporaire accordée par le bon vouloir du monarque, il inscrivirent comme un droit inaliénable la propriété privée. L'article 2 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen classe le droit de propriété parmi les « droits naturels et imprescriptibles de l'Homme ». Or, qu'est ce que la propriété ? La propriété est composée de trois droits réels :

  • le fructus : le droit de recueillir les fruits du bien,
  • l'usus : le droit de l'utiliser,
  • l'abusus : le droit d'en disposer c'est-à-dire de le détruire en tout ou partie, de le modifier, ou de le céder à un autre.

Ce que, quotidiennement, nous appelons "usufruit" et "nue propriété". La proposition de nos députés PS n'est ni plus ni moins qu'une atteinte aux droits fondamentaux et constitutionnels établis depuis plus de deux cents ans, une atteinte au droit d'usus. C'est le retour de l'État "tout puissant" de l'époque monarchique, même si cet État se donne une figure de démocratie.

- S'attaquer aux bureaux vides pour créer des logements : Ce raisonnement, digne d'un pays du tiers monde qui recycle les vestiges de sa grandeur passée, laisse quelque peu perplexe. Je croyais que le problème des logements sociaux sur Paris avait été merveilleusement réglé par "Delanoë-le-génie" avec son projet de constructions de tours de 15 étages tout le long du périphérique !!!! Attention, pas des "barres", pas des ghettos verticaux, non non, des "tours mixtes réunissant bureaux, commerces et logements sociaux...." Gloups.... bureaux, surfaces commerciales, mais je croyais qu'il y en avait de trop sur Paris, au point que les députés PS (parti auquel Delanoë-le-génie est toujours, pour le moment, adhérent) demandent qu'ils soient transformés ! Tiens tiens, il faut dire que le financement des tours, s'il n'y a plus de bureaux ni de surfaces commerciales, si la chasse aux niches fiscales continue d'assécher les sources privées, ça va pas être coton ! Bon, si les tours sont abandonnées, c'est autant de gagné pour l'environnement, on ne va pas se plaindre....

- Finalement, comme souvent avec les socialistes, cette proposition n'est pas si mauvaise. En fait, elle n'a aucune chance de provoquer la moindre création de logement social, mais... Elle a de fortes chances de provoquer une baisse des loyer, voir une mise à disposition gracieuse de locaux commerciaux ou de bureaux. En fait, bien des créateurs d'entrepreprises, des auto-entrepreneurs, n'arrivent pas, en région parisienne, à cause des loyers prtiqués, à s'installer et à poser la petite structure minimum qui leur permettra de décoller. Grâce à cette mesure liberticide, il sera plus intéressant pour un propriétaire de mettre à disposition gratuitement ou à vil prix un local que de la garder vide. Allez, le PS, encore une proposition comme celle-ci pour diminuer le coût de la main d'oeuvre et puis, on va y arriver, à le faire décoller, ce pays ! (Même si ce n'est pas votre objectif premier...)


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46 réactions à cet article    


  • fredo74 19 mars 2011 07:06

    bonjour l’auteur

    Faite ce que je dis, mais pas ce que je fais !

    La gauche, c’est la main sur le coeur et l’autre sur le porte monnaie. Pour Karl Marx, sa vie fut cahoteuse, ayant une idéologie qu’il avoua lui même ne pas en être.
    Un utopiste sans aucun doute...N’était -il pas pauvre lui et sa femme à luter contre l’ordre établi .
    Agitateur qu’il fut et qu’il resta..... Son passage à Paris fut bref...mais remarqué !
     


    • easy easy 19 mars 2011 08:21

      Faut-il attendre que 6 billiardaires possèdent et fassent ce qu’il veulent de 95% de la Planète pour que 6 milliards de possédés comprennent enfin que le concept de propriété les a piégés

      Dans un monde infini, l’appropriation d’un espace infini laisse un espace infini à une infinité de gens.
      Dans un monde fini, la moindre appropriation réduit l’espace des autres.

      Dans un monde infini partager n’a pas de sens.
      Dans un monde fini, s’accaparer n’a pas de sens.


      • TDK1 TDK1 20 mars 2011 11:24

        C’est exactement ce qui est en train de se produire. Est ce que pondre des lois et des taxes qui vont à l’encontre des « grands principes » de notre république et QUE SEULS VOS « BILLIARDAIRES » pourront payer va résoudre le problème ?


      • zelectron zelectron 19 mars 2011 10:20

        Je croyais que les bureaux étaient déjà taxés au prorata de leur valeur locative qu’ils soient loués ou non ?


        • TDK1 TDK1 20 mars 2011 11:28

          Exact  


        • sisyphe sisyphe 19 mars 2011 10:27

          Les libéraux continuent à vouloir effacer de, la République même la notion de « bien public », liquider les états, privatiser le monde, l’entourer de barbelés, et en faire défendre l’accès par des milices et polices privées, aux gueux, condamnés à errer dans un no man’s land...


          La réquisition de locaux inoccupés est PRÉVUE DANS LA LOI, et doit être effectuée systématiquement, tant que des gens n’auront pas de logement .

          La privatisation du monde, c’est, effectivement, LE VOL des biens publics par une minorité ; sus aux voleurs. 

          • TDK1 TDK1 20 mars 2011 11:43

            Le manichéisme primaire de ce commentaire me laisse pantois ! Ainsi donc, il n’y aurait d’alternative qu’entre un libéralisme absolu qui nierait tout « bien public » et un communiste total qui refuserait toute propriété privée. Il faut sortir de sa bulle et regarder la vraie vie, de temps en temps.... ou écrire des romans, pourquoi pas ?


            La « réquisition » en cas d’urgence est une chose. En soi dangereuse car elle peut être employée par des idéologues de votre espèce, comme nous en avons eu l’illustration en Allemagne de l’Est et dans les pays d’Europe centrale, pour spolier, voler et, comme toujours lorsque l’immense majorité des richesses est concentrée, exploiter. Mais, en situation de crise, elle permet de parer aux urgences. Une réquisition est toujours temporaire et toujours indemnisée (même mal). (enfin quand il ne s’agit de spoliation déguisée...)

            « La privatisation du monde »... Je ne préfère pas répondre à ce genre d’ineptie. Le fait que vous soyez propriétaire de votre voiture, de votre maison, de votre outil de travail fait de vous un voleur... Mais à qui donc avez vous volé ? Et pourquoi aucune société appliquant de près ou de loin votre généreux principe de « non propriété » n’a pu, après une période de parasitage du monde capitaliste, survivre ?

          • poularde 19 mars 2011 10:38

            La formule n’est pas Marx mais de Proudhon smiley


            • TDK1 TDK1 20 mars 2011 11:44

              Ouais, je sais, même qu’il n’étaient pas copains...


            • JL JL 19 mars 2011 10:48

              L’essentiel de cet article réside dans cette question l’auteur :

              « Qu’est devenue, en France, la notion de propriété privée, si chère aux révolutionnaires de 1789 qui l’avait inscrite dans la Constitution ? »

              Il faut savoir que cette question est posée par un individu qui fait comme s’il ne savait pas que la privatisation bat son plein !


              • TDK1 TDK1 20 mars 2011 12:14

                L’individu sait bien que la privatisation bat son plein, merci. 

                L’individu a d’ailleurs combattu longuement la privatisation d’EDF décidée et mise en place par Lionel Jospin lorsqu’il était premier ministre et continue de combattre celle de la Poste qui est une aberration. Et, si vous voulez le savoir, la destruction du CNRS, la revente à des copains de GDF, le bradage de ELF et de toute sa branche pétro-chimique (SANOFI) qui scandaleuse et qui s’est faite en sous main pendant que les braillards se focalisaient sur les stations services etc etc...
                L’individu considère que tout ce qui est du domaine de l’équipement, de l’infrastructure et de la structure de l’ Etat doit rester eux mains de l’Etat (après, on peut discuter des modalités : et de la manière dont les décisions sont prises par cet Etat, je suis un défenseur de la démocratie directe ; et de la manière dont sont gérés ces équipements, je ne suis pas du tout un défenseur du statut de fonctionnaire). Je suis contre la privatisation du réseau ferroviaire, des aéroports, de la production d’énergie, de la justice, de la monnaie etc... pour aller plus loin, je suis contre « l’indépendance » de la justice qui, sous ce vocable cache la mise en place d’un corporatisme octroyant aux juges des pouvoirs hors de tout contrôle démocratique....
                Mais la propriété privée, dès lors que l’on n’est pas dans les domaines sus cités, c’est l’EXISTENCE. Toutes les sociétés totalitaires ont comme premier souci de dépouiller l’individu de toute propriété. La notion même d’esclave est subordonnée à la propriété. une société, et nous en avons connues dans l’histoire, qui abolit totalement la propriété privée transforme son peuple en un peuple d’esclaves.
                Ce que je dénonce dans cet article, c’est justement cette dérive permanente chez les idéologues, qu’ils soient d’un bord ou d’un autre, qui consiste à systématiquement tout s’accaparer. Le mécanisme est exactement le même chez un hyper capitaliste qui tend systématiquement au monopole et à la domination que chez un idéologue d’idéologie communiste. 
                Bon, posons clairement la question : Y a-t-il oui ou non un vrai problème de logements sociaux en IdF ? Oui ? Depuis combien de temps ? Pourquoi Paris, dont le maire en est à son second mandat est toujours en dessous des 20% ? Qui n’a pas pris les bonnes mesures, les bonnes décisions ? Les propriétaires de bureaux ? Qui accorde systématiquement la transformation de logements en bureaux sur Paris ? (oui, oui, il faut une autorisation des services municipaux entérinée par le maire d’arrondissement et cette autorisation est TOUJOURS accordée par ces chers socialistes qui viennent après pondre une loi comme celle-ci...) Je confirme, persiste et signe, cette loi est idéologique, elle n’est qu’un contre-feu idéologique, une manœuvre comme le PS nous a habitué. Tirer de manière démagogique, et les réactions à cet article en sont un bel exemple, sur les propriétaires de bureaux permet d’éviter que les vraies responsabilités soient mises en avant.

              • Scual 19 mars 2011 11:38

                Comme le souligne la fin de l’article, cette loi qui ne réquisitionne pas, qui n’exproprie pas mais qui oblige a rendre les possessions immobilières productives, est une excellente nouvelle pour les entreprises. La recherche de locataires rapides pour les bureaux entrainera une baisse des loyers et donc à une meilleure rentabilité pour les entreprises qui les loueront... La réutilisation et rénovation des vieux immeubles pourrait même entrainer un boom dans ce secteur. Le secteur du bâtiment de son coté ne pourra plus compter sur la construction de bureaux à cause de prix en chute libre et d’une offre surabondante, forcément se rabattra sur le logement où il restera de la demande.

                Dans tout les cas cette loi permettra de rendre l’ensemble des immeubles de bureau productifs, peu importe comment.

                Franchement à part une poignée de propriétaires qui parasitent l’activité de la France, je vois vraiment pas comment on peut être contre cette loi...


                • TDK1 TDK1 20 mars 2011 12:18

                  Bonjour, 

                  on peut être contre cette loi parce qu’elle ne résout rien. J’ai mis en dernier une précision là dessus. Ce n’est qu’une loi idéologique quant aux effets positifs qu’elle risque d’engendrer et sur lesquels vous semblez d’accord, reconnaissez que ce n’est pas le but poursuivi par les intigateurs de la loi....

                • sisyphe sisyphe 19 mars 2011 11:58

                  La privatisation du monde , oui, c’est le vol ; c’est le vol du bien public ; ça peut même être parfois qualifié d’assassinat, lorsque ça empêche des humains de pouvoir survivre ! 


                  • sisyphe sisyphe 19 mars 2011 15:20

                    content que nous soyons d’accord sur ce point, wald 


                  • TDK1 TDK1 20 mars 2011 12:27
                    Les belles sociétés sans propriété privée que furent la Chine communiste (env. 14 millions de morts pour « le grand bon en avant » ; env 4 millions pour la « révolution culturelle » ; plus les famines plus ou moins organisées...) ; la Russie soviétique (ex : holodomor ukrainien) ; la Roumanie ; le Cambodge.... sont plutôt des démonstration que ce sont les sociétés qui ne respectent pas la propriété privée qui assassinent leurs peuples ! 

                  • wolver wolver 19 mars 2011 12:25

                    Souvent plus on en a, plus on en veut, une manière d’éviter la routine.
                    Imaginez-vous à une table servie, autour de laquelle se trouvent
                    tous les représentants de l’humanité, et un individu, plus fort
                    que les autres s’approprie tous les plats qui sont devant lui, les prenant pour lui seul et empêchant ses voisins d y toucher pendant qu’il mange gloutonnement la part des êtres plus
                    faibles qui l’entourent. 
                    Que penseriez-vous de ce Gargantua ? Que c’est un être
                    odieux et méprisable, n’est-ce pas ?
                    On peut comprendre que les riches, qu’importe leur appartenance à un parti politique, sont à gerber.


                    • TDK1 TDK1 21 mars 2011 09:21

                      A ceci près :

                      Depuis que l’homme a quitté l’économie de chasse et de cueillette, il n’y a plus de « table servie ». Les richesses sont le résultat de l’activité humaine. Votre image est donc fausse car ce que vous qualifiez de par « plus on en a plus on en veut », qui est, c’est vrai, le propre de l’homme, peut se concrétiser soit par l’accaparement de richesses réalisées par autrui soit par un développement de l’activité qui génère un accroissement de richesses. Or voyez-vous, le problème de la répartition de la richesse, c’est que l’on ne peut répartir que ce qui existe. La richesse n’existe pas ex nihilo, elle existe par la valeur ajoutée amenée par ceux qui « s’activent ». Continuez dans le sens pervers qui est celui du discours politique UMP-PS, le votre, sur « les riches » et, bientôt, vous n’aurez plus de riches en France, donc plus rien à partager. Votre principe est un principe de paupérisation, c’est son contre pied qui a fait que les pays industrialisés se sont développés et que vous avez le niveau de vie que vous avez et non pas celui d’un Africain ou d’un Bengali. 

                    • Crazy Horse Crazy Horse 19 mars 2011 12:49

                      Sans jugement moral, je crois que la notion de propriété privée est un concept irrationnel qui conduit inéluctablement à de graves déséquilibres économiques, sociaux et environnementaux.

                      Primo, il est absurde qu’une personne puisse retirer seul le « fruit » de sa propriété. Même si on ne parle que des pommes qui poussent dans le jardin, un être humain normalement constitué ne peut pas consommer 500 kg de pommes à lui tout seul. Il est donc logique qu’il partage avec d’autres, sinon on assiste à un véritable gâchis. Plus absurde est la « rente » qui consiste à donner à quelqu’un de l’argent pour... simplement parce qu’il possède tel ou tel bien qui « rapporte ». Et que fait le propriétaire pour « mériter » ce revenu ? Qu’est-ce que ça « rapporte » au monde ? Quelle contribution apporte cet homme à la société par le fait qu’il possède ? Strictement rien. On nage en plein délire égocentrique irrationnel.

                      Secondo, le fait que certains aient le droit de posséder, et s’accaparent la terre et ses fruits, au détriment d’autres hommes qui n’ont pas le pouvoir de posséder quoi que ce soit (fut-ce leur propre corps), crée de graves déséquilibres sociaux. On sait aujourd’hui que plus une société est inégalitaire, plus la santé et l’éducation sont mauvaises, plus la violence et les abus divers sont importants, moins l’innovation et le « bonheur » sont abondant... L’être humain est un animal social, conditionné en majeure partie par son environnement, la génétique n’intervenant que comme un facteur relativement peu signifiant, selon de nombreuses études. Il n’y a pas de « méchants » et de « gentils », il n’y a que des êtres humains possédant chacun une histoire différente, dans un environnement différent et souvent impropre à un développement optimal. Ce n’est donc vraiment pas une bonne idée de permettre à quelques uns de posséder la majorité des biens, parce que cela crée les conditions pour l’émergence de comportements qui nuisent à l’ensemble de la société, à la paix, au progrès, etc.

                      Tercio, la propriété privée nuit à l’environnement en ce sens qu’elle est régie par des volontés individuelles égocentriques et même souvent égoïstes, inconsciente ou négligeant l’interdépendance de toute chose, ce qui rend impossible la gestion raisonnée des ressources d’une part, des biens en général, et celle des déchets d’autre part. Le fait que quelqu’un possède trois ou quatre maisons alors qu’il ne les occupe pas en permanence est absurde. Il s’agit d’un monumental gaspillage. Il serait plus logique de pouvoir « disposer » d’un logement lorsqu’on souhaite ce rendre à tel endroit, et que ce logement soit mis à disposition des autres lorsqu’on quitte cet endroit. Même raisonnement avec les voitures, la plupart des véhicules, des équipements sportifs, et d’autres objets qu’on n’utilise qu’une à deux heures par jour en moyenne tout au plus.

                      Cela étant dit, si quelqu’un peut m’expliquer rationnellement à quoi peut bien servir la propriété privée, en dehors de son rôle au service du dogme du marché et de l’individualisme aveugle, alors je veux bien revoir mon point de vue. Car ce qui différencie un être humain éclairé d’une bête stupide, c’est sa capacité à se remettre en question, et à s’interroger sur les « vérités » de son temps...


                      • TDK1 TDK1 21 mars 2011 09:44

                        Bonjour,
                        « Sans jugement moral, je crois que la notion de propriété privée est un concept irrationnel qui conduit inéluctablement à de graves déséquilibres économiques, sociaux et environnementaux. »
                        Votre opinion est clairement exprimée. Après, ce qui serait intéressant, c’est de comprendre ce que vous appelez « déséquilibres ». En effet, il n’y a pas de déséquilibre, car sur terre, « rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme ». Derrière ce terme qui évoque une situation « normale » qui serait rompue, se cache probablement le concept de « inégalité ». Vous partez du postulat que la société humaine doit être égalitaire. C’est un postulat parfaitement idéologique. et qui ne correspond ni au fonctionnement humain ni aux aspirations humaines. Vous avez, vous personnellement, des aspirations ou des aptitudes qui vous sont propres. Si ces aptitudes et ces aspirations correspondent à celles de votre environnement, vous êtes, comme disent les sociologues, « adapté ». Si ce n’est pas le cas, vous êtes « inadapté ». Ce qui fait la norme sociétale est soit la masse dans les régime démocratiques (e moins en moins nombreux) soit une élite, intellectuelle, religieuse ou oligarchique dans les autres. Il n’y a aucune aspiration égalitaire chez l’homme. Aucune tentative de société basée sur ce postulat n’a, en quelques centaines de milliers d’années, pu s’établir et perdurer.

                      • Crazy Horse Crazy Horse 21 mars 2011 11:40

                        Laissez-moi vous dire pourquoi je maintiens que la nécessité de l’égalité n’est pas un postulat idéologique ni une utopie.

                        Il est maintenant assez connu que plus une société est inégalitaire, plus grands sont les problèmes de violence, de santé, d’addictions, de troubles du comportement, et moins le niveau d’éducation est élevé, moins la confiance règne, moins la coopération est bonne, moins le niveau d’innovation est grand...

                        Partant de ces constats, il est de l’ordre du bon sens d’organiser la société de manière à ce qu’elle soit la plus égalitaire possible, pour le bien de l’espèce entière et pour favoriser sa survie et son développement à long terme.

                        Pour m’être intéressé de prêt à l’anthropologie, je me permet de vous contredire quand vous affirmez qu’aucune société égalitaire n’a perduré. Il se trouve qu’un certain nombre de sociétés égalitaires sont supposées exister depuis des temps immémoriaux. Selon une étude très intéressante du Dr. franz J. Broswimmer, les civilisations « modernes » fortement hiérarchisées et inégalitaires se sont quant à elles plutôt démarquées par leur propension à l’Écocide et à l’autodestruction qui en découle inévitablement...

                        Quand à la question de la soi-disante « nature humaine », les travaux menés dans les domaines de la génétique, des neurosciences, et de la sociologie démontrent plutôt à quel point nous ne sommes pas particulièrement contraints par notre nature, mais que nous sommes plutôt déterminés par notre environnement (cf. R. Sapolsky, G. Mate, A. Jacquard, L. Lumey, D. Winnicott, R. Wilkinson, J. Brezo, A. Stravynski, J. Gilligan, M. Tremblay, etc.). Partant de là, changez l’environnement, la culture dominante, et vous aurez des êtres humains aux comportements et aux valeurs bien différentes...

                        Quelqu’un qui passe son temps à poursuivre ses intérêts personnels et en particulier à courir après le fric, n’a sans doute pas trop le temps de lire (en dehors des ouvrages sur le management et la communication publicitaire) ni d’observer les subtils mécanismes qui régissent l’esprit humain. Par ailleurs, comme il nage dans le sens de l’idéologie dominante, qu’il prend des bains de CAC 40 et se shoot au taux directeur, il n’a pas vraiment envie de réfléchir aux causes profondes des maux dont souffre l’humanité. Lui, il est bien là, et c’est tout ce qui compte, son petit nombril. Cela explique pourquoi mes propos peuvent sembler délirants à ce genre de gus, inconscients du conditionnement qui les a forgé, et terrorisés à l’idée qu’ils auraient pu être dupés.


                      • TDK1 TDK1 21 mars 2011 12:18

                        « Primo, il est absurde qu’une personne.........véritable gâchis »

                        Comme un autre intervenant, vous semblez en être resté à l’époque où l’homme vivait de cueillette et de chasse. Déjà, si des pommes poussent dans votre jardin, il n’y pousse peut être pas du lin, des légumes, des châtaignes, du blé... Vous allez donc échanger vos pommes contre ces denrées. Mais si celui avec qui vous échangez n’a pas ce dont vous avez besoin, tout en ayant besoin de ce dont vous avez alors qu’un troisième intervenant dispose de ce dont vous avez besoin sans avoir besoin de ce dont vous disposez.... que ce passe-t-il ? Soit une guerre pour s’approprier ce qu’à « l’autre » (tiens, ça ne vous rappelle rien, à toutes époques, des plus antiques aux plus modernes ?) soit on invente « une valeur d’échange », une contre partie qui deviendra la monnaie. Le « commerce » est justement la forme organisée entre plusieurs intervenants de ce que vous appelez « l’échange ».

                      • TDK1 TDK1 21 mars 2011 12:33

                        « Plus absurde est la »rente« ......irrationnel. »

                        Le mythe de la rente, un capital qui ne fait rien et qui rapporte, est, comme tous les mythes, une vue de l’esprit. Un capital qui ne fait rien, quel qu’il soit, se déprécie, donc est bouffé par celui qui vit dessus. Ce mythe n’est que politique et n’a de vocation que d’essayer de justifier la haine entre les hommes en montant ceux qui ont moins contre ceux qui ont plus en les désignant comme parasites. La vérité est tout autre. Si votre propriétaire de pommiers de tout à l’heure ne fait rien, s’il se contente de ramasser ses pommes et des les vendre, que va-t-il se passer, à votre avis ? En peu de temps... (cf l’Algérie, Haïti pour ne citer que des exemples de l’histoire de France) les pommiers donneront de moins en moins, subiront des maladies, seront envahis par des parasites. Le capital se sera déprécié. Pour maintenir la valeur de son capital, donc de ce que vous appelez la « rente », le propriétaire va devoir élaguer, greffer, entretenir, calculer entre années de bonne production et de mauvaise production, planter quelques années avant la mort de ses arbres de nouveaux qui pendront le relais... Pour répondre à votre question, ce qu’apporte cet homme qui va tirer profit de ses pommes, c’est « tout ». Tout ce qui fait que la société humaine existe, se développe, développe autant d’activités improductives mais nécessaires... parce qu’il y a des propriétaires de pommiers qui « gèrent » leurs pommiers au lieu d’attendre que les pommes leur tombent dans le bec... 

                      • TDK1 TDK1 21 mars 2011 14:12

                        « Secondo,.....déséquilibres sociaux »

                        Encore le mot déséquilibres en lieu et place d’inégalités. Le choix des mots est important car il reflète l’idéologie sous-jacente. Tout comme le mot « s’accaparent ». Vous êtes vous accaparé de votre voiture ? de votre maison ? de votre ordinateur ? Si oui, c’est en dehors des lois qui organisent la vie en commun, vous êtes dès lors un voleur. Maintenant, si vous avez acheté, vous avez payé des biens avec une valeur d’échange que vous avez obtenu contre autre chose, des pommes, une activité physique ou intellectuelle. Il en est de même pour les propriétaires de bureaux en IdF, dites donc !... Ils ne se sont pas accaparés des bureaux sortis du néant, mais, avec une valeur d’échange obtenue dans le cadre d’autres activités, ils ont acheté ces locaux ou les ont fait construire. ce que vous appelez déséquilibres sociaux est le moteur de toute société. C’est parce que certains envient ce que d’autres ont (encore faut il que ces autres qui ont existent !!), et à condition qu’ils ne le fassent pas en dehors des lois qui régissent la vie commune, qu’ils vont développer ce surcroît d’activité qui sera à l’origine des progrès et des avancées (sur le plan médical, scientifique, technique...), de l’évolution de la connaissance (Philosophie, culture, maîtrise de l’univers..). 

                      • TDK1 TDK1 21 mars 2011 14:42

                        « On sait aujourd’hui que plus une société est inégalitaire, plus la santé et l’éducation sont mauvaises, plus la violence et les abus divers sont importants, moins l’innovation et le »bonheur« sont abondant... »

                        Faux, quelles sont vos sources pour affirmer cette contre vérité sur un ton si péremptoire ? 
                        Citez moi une société « égalitaire » où la santé et l’éducation soient bonne ! Une seule ! Bon, je me rends compte que ma question est faussée, puisqu’il n’y a pas de société égalitaire. Par contre, il y a eu des sociétés qui se sont réclamées de l’égalitarisme, qui se sont dites égalitaires, les sociétés communistes par exemple. Je laisse nos éventuels lecteurs qui ne seraient pas lassés devant tant de littérature se renseigner sur la nature du service de santé en URSS ou en Chine, sur la violence (d’Etat en plus de la violence quotidienne !) qui y existait et sur le niveau subliminal du « bonheur » qui y existait....
                        La vérité, c’est que c’est justement la propriété privée et la possibilité de développer cette propriété qui fait la santé, l’éducation, la paix et le bonheur. A quoi sert d’apprendre si cela n’entraîne pas une amélioration de son niveau de vie ? Qu’est ce qui a fait le développement de la France ? Les parents qui disaient aux enfants ’travaille bien en classe et tu auras une meilleure situation que nous !«  l’ascenseur social. Qu’est ce qui engendre la violence, le blocage de l’ascenseur.Ce blocage peut être aussi bien privé que sociétal. Une société qui, au nom de l’égalité, bloque l’ascenseur social se suicide. J’ai vécu les dernières années de l’URSS à Leningrad. Dans un milieu considéré comme privilégié. L’URSS avait un système d’éducation qui faisait l’admiration. Sur le papier, tout citoyen qui en avait les capacités avait la possibilité, aux frais de la collectivité, de faire les études qui lui plaisaient. J’en ai rencontré qui cumulaient les doctorats. Mais : 1) Il fallait, à chaque fois que tu décidais d’entreprendre un cursus, le soumettre à la cellule dont tu dépendais (soit de ton quartier, soit de ton entreprise), autant dire que t’avais intérêt à être politiquement correct et à ne pas avoir sauté la femme du secrétaire... 2) Il n’y avait pas corrélation entre tes diplômes et ton activité. Ton »travail« était ta participation à la vie de la collectivité qui, en échange, t’octroyait un modeste revenu, mais un logement, le chauffage, les soins, l’éducation, les transports etc... Si le Parti avait, à un moment donné besoin de tes compétences, il faisait appel à toi. Tu n’avais pas le droit de refuser, puisque tes études t’avaient été payées par la collectivité. Refuser était insulter le peuple au service duquel tu refusais de mettre les connaissances qu’il t’avait permis d’acquérir.... Et ben moi, je me suis toujours dit qu’il fallait que j’écrive un bouquin sur la fin de l’URSS. Parce que ma théorie, c’est que ce n’est Reagan, ce n’est pas l’endettement, ce n’est pas la CIA (même si je l’ai vue à l’oeuvre) qui ont flingué l(URSS... C’est JR ! Quand les Russes ont découvert »Dallas", une vague de fond s’est produite. Après ’écroulement de l’URSS, quand Eltsine a pris le pouvoir, tous ces super diplômés ont fui.... aux USA. Pour quoi ? pour gagner du pognon, se payer et payer à leurs familles une vie confortable, sûre, et heureuse. Ils en avaient soupé de l’égalité.....

                      • TDK1 TDK1 21 mars 2011 15:12

                        « L’être humain est un animal social.......paix, au progrès, etc. »

                        Accélérons, « l’homme est un animal social » est encore un postulat. Toute votre démonstration part de postulats ne venant de rien et que vous posez comme vérités intangibles, comme dogmes. Qu’est ce que l’homme ? C’est la base de la philosophie. Nous n’avons certes pas de réponse définitive à cette question, mais nous savons déjà ce qu’il n’est pas, ou « pas seulement ». L’homme n’est pas (pas seulement ) un animal social. Ca, nous le savons et depuis longtemps, puisque (pour citer un grec qui a la cote en ce moment, Aristote (et après lui bien d’autres....) en a fait la démonstration.
                        Votre tirade sur la prédominance de l’acquis sur l’inné est plutôt confuse. Vous semblez balayé l’inné d’un revers de main « la génétique n’intervenant que comme un facteur relativement peu signifiant » oubliant que vos capacités personnelles, tant physiques qu’intellectuelles, sont du domaine de la génétique. Tout le reste vient se sur ajouter, plus ou moins bien, plus ou moins efficacement, selon que « dame nature » voue ait ou non bien loti.Je sais, ça vous agace, parce que la croyance en une égalité naturelle se trouve battue en brèche. En fait, non, mais vous ne le comprenez pas. Vous confondez égalité et uniformité. Tous différents, nos différences, confrontées à la société dans laquelle nous vivons se transforment en atouts ou en obstacles. Oui, ceux qui naissent avec des qualités adaptées à la société, dans un milieu qui favorise leur épanouissement n’est pas égal aux autres. Mais cette situation n’est pas non plus systématiquement celle des classes les plus riches ou les plus possédantes. Il y a dans les gens les plus riches d’aujourd’hui une minorité qui vient d’un milieu riche. D’ailleurs, soit dit en passant, plus la propriété privée est développée dans un pays, plus l’origine des riches est diverse. Par exemple, les riches aux USA sont beaucoup plus nombreux qu’en Europe, beaucoup plus riches, et ceux dont les parents étaient riches sont une infime minorité (environ 50% en Europe). C’est, je le répète, le blocage de l’enrichissement qui crée la pauvreté et cristallise les situations. D’ailleurs, pour en revenir un instant à l’objet de mon article, si d’aventure de grosses sociétés bloquaient des centaines de m² de bureaux (dans quel but ?????), cela ne les gênerait pas du tout de payer les taxes, qui, venant en déduction d’autres profits, réduirait d’autant leur imposition par ailleurs, non, cette loi de m... n’a d’autre but qu’idéologique et n’obligera à vendre ou à passer par les fourches caudines du pouvoir central que les « petits », ceux qui justement, par leur activité, leur entreprenariat, remettent en cause la prédominance des plus gros....

                      • TDK1 TDK1 21 mars 2011 16:04

                        Le Tercio....


                        Faisons vite : Je vous ai dit plus haut avir connu la fin de l’URSS. Evidemment, c’était Gorbatchev, pas Staline ni même Brejnev. 
                        Votre théorie sur le logement : Lorsque je suis arrivé à Leningrad, j’ai été reçu à la mairie par un collaborateur du maire, Sobtchak (non, ce n’était Poutine que je n’ai jamais vu à cette époque ou alors je ne l’ai pas retenu..) qui me montre un plan de la ville (une maquette). La ville était construite en ronds d’oignons. Je lui pose la question de pourquoi. En gros, je passe sur la lutte héroïque des combattants de la grande guerre, personne ne percevant de loyer, les fonds n’existent pas pour entretenir les immeubles qui se dégradent (et qu’on dégrade car là aussi quand qquechose appartient à tout le monde, il n’appartient à personne et les dégradations vont vite...). Quand la dégradation est telle que les habitants commencent à bouger, à manifester leur mécontentement, Moscou débloque des fonds et on construit un nouveau rond d’oignon tout neuf, laissant la tranche précédente pourrir. On y logera les antisociaux... et ainsi de suite... La mise à disposition grtuite de logement, j’ai vécu. Ils sont pourris, la déresponsabilisation accélère leur dégradation, l’absence d’économie ne permet pas de financer leur entretien. 
                        Le gaspillage des ressources : Là aussi, même expérience. J’ai vécu la pénurie d’allumettes. Ne ris pas, c’est authentique. Les commissaires du plan avaient foiré leur estimation de consommation d’allumette, à moins qu’ils n’aient pas pris en compte le nombre d’arbres à abattre, en fin, bref, en plein hiver, pas d’alloufs... Le gaz étant gratuit, qu’ont fait les Russes ? Nous (moi aussi, bien que privilégié rentrant de temps à autre et bénéficiant d’un appart avec une cuisine rien que pour moi tout seul...) avons laissé brûler un feu tout le temps. T’imagine, je ne sais pas si la pénurie a touché toute l’URSS, mais même si ce n’est que la région de Leningrad, le nombre de tonnes de gaz brûlées pour rien... On s’en foutait, c’était gratuit...
                        Je ne citerai pas la manière dont cette société égalitariste a traité le problème écologique...

                      • TDK1 TDK1 21 mars 2011 16:10

                        J’espère vous avoir démontré que la propriété privée est indispensable et indissociable de l’homme. Mon raisonnement est, comme vous le dites, basé sur les « vérités » de notre temps, pas sur une extrapolation mythique d’un age d’or rêvé. 




                      • Crazy Horse Crazy Horse 28 mars 2011 13:22

                        Eh bien... Non, vous ne m’avez pas convaincu.

                        Si je me permet de dire que certains se contentent d’attendre que les fruits de leur capital « tombent » dans leur assiette, ce sont mes origines dans la bourgeoisie, entouré de gens qui fréquentent le Rotary, le lions, la FM, etc. Et pour certaines personnes parmi eux, c’est la réalité, pas un mythe. Plus on a d’argent placé, et plus on a d’argent. C’est un fait.

                        Sur la nature humaine, ma réflexion se nourrit d’Albert Jacquart, de Bourdieu, de Sapolsky, de G. Maté, de Donald Winnicott, et d’autres... Et aussi de mes études en sciences sociales.

                        Sur les conséquences des inégalités, mon propos se construit d’après des ONG comme l’Observatoire des inégalités, ou s’inspire d’études comme celles menées par Richard Wilkinson, Noam Chomsky, ou des personnes moins connues comme Florent Bresson.

                        Je pense que le mythe et l’attitude dogmatique appartiennent plutôt au tenants du modèle capitaliste néo-libérale. Quand je vois l’attitude d’un Bancel et d’un Francq, qui défendaient mordicus lors d’un récent colloque auquel j’ai assisté que les banquent prêtent l’argent de leurs déposants... Ceci, en contradiction totale avec les principes de la création monétaires décrits dans « Modern Money Mechanics », de la FED de Chicago, ou encore dans les écrits de Maurice Allais (seul prix Nobel d’économie Français) et Irvin Fisher.

                        Je ne vais pas m’étaler plus parce que j’ai autre chose à faire.

                        Simplement, je salue votre remarquable argumentation. C’est stimulant d’avoir des adversaires comme vous. Au plaisir de croiser le fer avec vous !


                      • pastori 19 mars 2011 13:14

                        « une atteinte aux droits fondamentaux et constitutionnels »


                        que ferait le Christ face à des morts de froids et des bureaux vides appartenant à des spéculateurs,

                        l’auteur se dit catholique pratiquant ; donc je suppose chrétien ?, c’est à dire adepte de jésus ; ? ce qui ne veut pas dire exactement la même chose ;

                        si la  réponse est oui, que sont des «  droits fondamentaux et constitutionnels » fabriqués par les hommes, par rapport à l’esprit de christ, qui lui est d’essence divine, ? ;

                        en tout cas pour un chrétien « pratiquant » !

                        moi je suis athée, et j’adhère à la parole du christ ; donc je la pratique au quotidien.
                        je suis pratiquant non croyant ; bizarre hein !
                        l’auteur lui semble être croyant, mais non pratiquant ;

                        personne n’a emporté son coffre fort au cimetière ;


                        • TDK1 TDK1 21 mars 2011 16:20

                          Si vous adhérez à la parole du Christ, alors, j’en suis persuadé, vous avez donné de votre personne pour soulager ceux qui souffrent et qui sont dehors. Mais de votre personne à VOUS. Vous avez maraudé avec les associations, vous avez accueilli des gens chez vous, vous avez participé à des distributions de vêtements, des collectes de nourriture, vous avez mis des moyens à disposition, donné un coup de main à la fondation de l’abbé Pierre pour réparer et entretenir des logements....

                          Si vous vous contentez de réclamer qu’on réquisitionne ce que possèdent ceux que vous estimez plus riches que vous même, je vous invite à relire les Evangiles, il y a encore deux ou trois trucs qui vous ont échappé....

                        • Marc Bruxman 19 mars 2011 16:08

                          Laisser un bien vide n’est pas optimal économiquement loin de la. C’est du capital dormant qui se dégrade et finit par ne plus rien valoir. Généralement le mec qui utilise mal ou pas son capital finit par crever mais pas toujours. Suffit de voir justement le parc de bureaux vacants en ile de france.

                          D’un strict point de vue économique cette loi n’est donc pas stupide. Il y a moultes bureaux vacants en IdF qui constituent une perte économique séche. C’est aussi du à un problème comptable à savoir que le financeur qui a construit ce bien (ou acheté) devrait si il doit le louer moins cher inscrire une perte dans son bilan. Ce problème comptable n’est pas simple à résoudre. Le but peut être aussi de favoriser la réorientation des nouveaux fonds (les bénéfices des années futures) vers des investissements plus productifs. Construire un bureau vide à Velizy en se disant que ca rentrera dans les fonds propres et que ca montera peut être n’est PAS un investissement productif.

                          La seule je dis bien la seule atteinte au droit de propriété est de ne pas pouvoir expulser les locataires qui ne paient pas. Et pour tout savoir je suis largement prêt à échanger une taxe sur les logement vacants contre le droit de virer les raclures qui ne paient pas.

                          Il serait par contre plus intelligent de supprimer totalement les taxes d’habitation et taxes fonciéres et de les remplacer par une taxe sur les logements vacants plutot que de donner le fric de la nouvelle taxe à une éniéme communisterie.

                          Enfin dans certains quartiers de Paris comme le 2ème, le rapport Bureaux / Logement est défavorable. Vu que la plupart des bureaux sont dans du hausmanien, ils peuvent être reconvertis facilement en logement. Il est fort probable si cela se fait que les propriétaires y gagneront. Si vous êtes déja passé dans le 2ème un week end et avez vu à quel point c’est vide, la question est : « souhaiteriez vous habiter la ? ».


                          • foufouille foufouille 19 mars 2011 18:38

                            "
                            La seule je dis bien la seule atteinte au droit de propriété est de ne pas pouvoir expulser les locataires qui ne paient pas. Et pour tout savoir je suis largement prêt à échanger une taxe sur les logement vacants contre le droit de virer les raclures qui ne paient pas."

                            je prefere une loi pour que les marchands de sommeil renovent leur taudis
                            ils sont tres nombreux


                          • TDK1 TDK1 21 mars 2011 16:25

                            Bonjour, 

                            Je me répète , mais si ces bureaux en Hausmann sont des bureaux, c’est qu’ils ont été transformés. Or, pour transformer des logements en bureaux, il faut l’accord des services municipaux et la contre signature du maire d’arrondissement. Demandez à n’importe quel professionnel, on obtient toujours cette autorisation. Alors ? de qui se moque -t-on ? On laisse, voire on encourage par de telles pratiques à transformer des logements en bureaux (fiscalement ça rapporte plus...) pour ensuite venir dire ’oh les vilains’ et créer une nouvelle taxe en désignant les propriétaires comme d’affreux spéculateurs...

                          • norbert gabriel norbert gabriel 19 mars 2011 16:18

                            «  »l’abusus : le droit d’en disposer c’est-à-dire de le détruire en tout ou partie, de le modifier, ou de le céder à un autre.«  »

                            en effet, c’est un aspect intéressant « l’abusus » le droit de détruire, ou laisser vide ses locaux quand des travailleurs pauvres sont à la rue, il y a « abusus » manifeste.

                            Un retraité ayant une retraite de 1200 € par mois n’est pas « pauvre » mais s’il veut se loger à Paris, il doit trouver un logement à loyer de moins de 400 € et encore, c’est pas sûr que ce soit accepté.
                            Concrètement, c’est le prix d’un placard de 5 m2, quand on voit des « studettes » de 9 m2 à 600 €
                            Mais les propriétaires ont le droit de ne pas louer, pour « soutenir » la marché de la location, c’est vachement chrétien comme comportement.


                            • norbert gabriel norbert gabriel 19 mars 2011 16:23

                              Quant au catholique pratiquant qui justifie « l’abusus » et les locaux vides je trouve ça assez consternant, voire carrément pharisien...


                              • enréfléchissant 19 mars 2011 16:52

                                « La propriété, c’est le vol »

                                Proudhon. N’insulte pas les anarchistes ^^

                                • enréfléchissant 19 mars 2011 16:54

                                  Puis, je propose à l’auteur de réfléchir sur cette phrase :

                                  « La propriété, c’est le vol »
                                  On peut en ressortir au moins deux analyses

                                  • pastori 19 mars 2011 19:11
                                    ah, ces catholiques pratiquant............. l’anathème !    la propriété, la propriété....

                                    que ferait le Christ face à des morts de froid et des bureaux vides appartenant à des spéculateurs ?
                                    Adam et Ève, ils étaient propriétaires de quoi ?

                                    qui sait si un jour les propriétaires de ces locaux qui braillent à la spoliation ne seront pas contents ; après un tsunami sur nos côte, de trouver un gymnase vide ?

                                    et dire que dans les villes ils ne sont même pas propriétaires des 2M² de leur tombe.
                                    on jette leurs os après 5 ans. aucun ne s’en est jamais plaint.



                                    • pastori 19 mars 2011 19:16

                                      encore qu’avec 2 pater et 3 avé, l’auteur va s’en sortir blanchi dimanche à la confesse. 

                                      Dieu est bon.
                                      son fils peut-être pas tout à fait d’accord. 

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