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Accueil du site > Actualités > Société > Onfray - Sarkozy : une odeur de poudre, un coup de foudre ?

Onfray - Sarkozy : une odeur de poudre, un coup de foudre ?

Il y a quelque temps, j’ai découvert une revue mensuelle, "Philosophie magazine". Sa lecture m’a passionné. Le numéro du mois d’avril 2007 nous offre, en particulier, un dialogue exclusif entre Nicolas Sarkozy et Michel Onfray. C’est un débat qui "assure" et qui rassure en pleine campagne présidentielle.
Avant d’expliquer pourquoi, je voudrais aborder deux autres points d’importance inégale.
D’abord, dans le Monde, une étonnante contribution à la défense de Josiane Bigot par Didier Peyrat, magistrat, et Frédéric Zajac, avocat. Etonnante non en raison de l’apologie, que pour ma part j’ai déjà développée dans deux billets, mais à cause de ses modalités. Je suis surpris en effet qu’avec une touche d’aigreur, les rédacteurs reviennent sur la convention UMP consacrée à la justice, en continuant à me mettre en cause - j’y suis habitué, cela ne fera jamais que la quatrième fois !- mais surtout en visant nommément deux collègues et "quelques autres" : nous aurions été présents "un peu ostensiblement". Que les médias dénoncent n’est pas surprenant, ils appellent cela informer. De la part d’un magistrat, j’avoue ressentir une certaine gêne. Qu’on se défende soi-même ou qu’on vienne au secours d’un collègue qu’on estime injustement attaqué, soit, mais qu’on s’appuie pour ce faire sur une mise en cause totalement inutile ne laisse pas de me troubler. L’important n’est même pas que Didier Peyrat ait lui-même risqué de subir une mesure disciplinaire et que collectivement et individuellement- j’ai écrit un post en sa faveur- on ait pris son parti. Il me semble qu’il aurait pu, au regard de ce passé récent, éviter de jeter la suspicion sur plusieurs magistrats dont deux, si je m’excepte, précisément ciblés. Ce n’est pas élégant.

Ce qui est élégant en revanche - bien plus que les glissements progressifs de l’opportunisme qui ont conduit beaucoup de ministres à feindre de choisir ce qu’en fait l’intérêt leur interdisait de refuser-, c’est l’attitude d’un François Goulard, qui au moment où François Bayrou décline doucement, lui affirme son soutien en se distinguant de la majorité de ses collègues. Il est évident que si j’étais Nicolas Sarkozy et si j’étais élu, j’aurais plus confiance, pour la suite, dans le courage dissident d’une telle personnalité plutôt que dans l’adhésion habile de toutes les autres à un homme, espèrent-elles, porteur de victoire. La première aura des vertus fondamentales sous toutes latitudes tandis que les secondes laissent craindre leur assujettissement aux seuls événements. Mais il est vrai que je ne suis pas un politique.

Le dialogue entre Michel Onfray et Nicolas Sarkozy a commencé dans l’odeur de la poudre et s’est presque terminé sur un coup de foudre. Deux personnes on ne peut plus dissemblables, dans leur manière de penser et dans leur mode d’expression. Je n’avais lu que des interviews de Michel Onfray où chaque fois, avec pudeur et fierté, il évoquait ses parents modestes et je comprenais si bien ces sentiments. Pour le reste, son traité de l’athéologie - que je n’avais pas lu mais dont la substance rapportée me déplaisait - m’avait détourné de lui, tant il est vrai qu’on adhère à une croyance moins par sa solidité intrinsèque qu’à cause souvent de la petitesse et de la médiocrité de ses adversaires. Je l’avais revu à la télévision chez Guillaume Durand où il m’avait fait forte impression, tentant de glisser quelques mots dans la surabondance sonore propagée par Bernard-Henry Lévy et à un degré moindre par Alain Finkielkraut. Tâche quasiment impossible mais qui lui avait permis de tirer son intelligence du jeu.

Avec Nicolas Sarkozy, débat, combat, empoignade, dispute mais cantonnés dans des limites acceptables parce qu’en réalité, l’un et l’autre des contradicteurs, en dépit de l’engagement apparent de Michel Onfray, ne s’affrontaient pas sur le même registre. Celui de Nicolas Sarkozy est politique, celui de Michel Onfray philosophique. Leurs conceptions existentielles se trouvent aux antipodes l’une de l’autre. L’homme politique est inspiré par un pessimisme actif, avec une touche d’espérance tandis que le philosophe propose un hédonisme, un culte du présent, une appétence terrestre, qui n’excluent pas l’énergie d’entreprendre. On sent tout de même que le premier, inspiré par l’ambition, n’a qu’une hâte, construire une réalité et édifier une société qui contredisent sa mélancolie sagace tandis que le second est animé par un souffle moral et une révolte humaniste qui renvoient aux concepts d’une gauche tellement universelle et passe-partout qu’elle en devient désirable par tous, sans doute aussi par Nicolas Sarkozy.

Le fond de leur dialogue n’appelle pas de remarque particulière, tant les antagonismes n’apparaissent pas comme le pile de la vérité ou la face de l’erreur, mais comme l’appréhension contrastée de la plénitude d’un problème. Si j’avais à sélectionner un point de vue, ce serait celui de Nicolas Sarkozy, au demeurant approuvé par Michel Onfray, affirmant "rien n’excuse, à mes yeux, l’antisémitisme ou le viol d’une fillette". Le passage d’où j’extrais cette formulation est consacré aux excuses sociologiques qu’on peut trouver aux comportements déviants et transgressifs. Pris intrinsèquement, l’antisémitisme est une opinion malveillante et le viol, un crime monstrueux. Les mettre sur le même plan me paraît relever de l’éthiquement correct mais erroné, sans compter qu’où que ce soit, l’antisémitisme comme pensée et parole dévoyées est à relier toujours avec des causes intimes et/ou sociales profondes.

Le point fondamental d’achoppement entre eux est facilement discernable. Central, il fait référence à la conception de la liberté de l’individu en face du déterminisme. Pour Michel Onfray, l’être humain n’est que façonné. Il n’invente pas son histoire ni n’élabore sa destinée. Le "je" est réduit voire nul devant "l’environnement, les conditions familiales et socio-historiques dans lesquelles nous évoluons". Pour Nicolas Sarkozy au contraire, c’est une sorte de frénésie et de romantisme de l’énergie et de l’action qui prévalent. L’homme en face de son destin, mais pour le vaincre ou l’édifier. La réalité, en ce sens, n’est jamais une limite mais un tremplin, elle ne crée pas de l’impuissance mais de l’envie. L’orgueil de Michel Onfray est d’accepter ce qu’il croit inéluctable, celui de Nicolas Sarkozy, de refuser ce qu’ il estime intolérable. Le premier est un penseur qui voudrait agir, le second un acteur qui réfléchit. A nouveau, le heurt d’une forme paroxystique de la politique avec une sagesse philosophique mise au goût du jour.

Ce dialogue m’a porté au comble de la curiosité pour un autre motif. Il m’a permis de réfléchir sur mon métier - qui est aussi un art de la parole -, à partir du discours de Nicolas Sarkozy, à l’opposé de la manière de parler de Michel Onfray. Chez ce dernier, on retrouve dans la structure même de son langage comme un voile destiné à ne pas rendre les mots trop évidents et éclatants. Le langage adoucit, estompe, cherche à aller au plus près. Ce n’est pas un langage de pouvoir ou de force mais de recherche et de découverte. J’ai mieux compris, en lisant les interventions de Nicolas Sarkozy, pourquoi quelque chose se passe qui n’inspire JAMAIS l’ennui. La parole vient s’accrocher à une montagne invisible et nous grimpons avec elle. C’est une dialectique éprouvée où je ne suis pas loin de supputer que le langage est si déterminé, si intense, si naturellement charpenté, un langage si formidablement de pouvoir, que la pensée est enclose en lui au lieu de le précéder. Aussi, je persiste. Nicolas Sarkozy devrait accepter de compter sur lui-même, plutôt que s’évertuer à croire qu’Henri Guaino lui servira après avoir servi Jacques Chirac. Les discours d’Henri Guaino relèvent de la compilation culturelle, de l’inventaire désordonné, qui s’illusionne syncrétique. L’éloquence, c’est un souffle de vie, l’intensité d’une flamme, l’incarnation d’une conviction et d’une authenticité. Ce n’est pas le langage qui peut artificiellement fabriquer une nouvelle personnalité. C’est la personnalité qui peut se doter d’un nouveau langage. Et alors, peut-être, montrer une facette d’elle encore inconnue.

Ce débat "assure" et rassure. Un dialogue du même type a été proposé à Ségolène Royal. Elle a donné un accord de principe mais rien de plus encore. Nicolas Sarkozy, qui peut irriter ou décevoir, n’a pas été médiocre, bien au contraire, sur ce coup-là.

Il a placé la barre très haut. Pour le citoyen, quoi qu’il pense, c’est gratifiant.


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63 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 28 mars 2007 16:23

    Article intéressant qui n’aura pas l’audience méritée.

    Sarkozy serait-il un prophète, ou plutôt en quête du nouveau Travailleur (au sens de jünger) ?


    • machinchose machinchose 28 mars 2007 17:27

      votre sarkozysme devient un peu trop voyant ne craignez vous pas le conseil de discipline ??

      avez vous soutenu votre collègue qui a été convoqué pour « gauchisme » trop marqué ?

      Ce dialogue est plein d’idées nauséeuses dans la bouche de M. Sarkozy qui voudrait bien ficher tout le monde à partir de la naissance.


      • Philippe (---.---.195.71) 28 mars 2007 18:27

        Je ne suis pas sûr que vous ayez bien lu le billet mais peu importe.Par ailleurs, si vous consultiez mon blog, vous sauriez que j’ai été le premier à la soutenir et que j’ai même écrit deux posts pour distinguer son engagement du mien et en tout cas pour la défendre.Apparemment, ma démarche avec celle d’autres va réussir.


      • La mouche du coche La mouche du coche 28 mars 2007 18:32

        @ M. Bilger,

        votre article est impressionnant de rigueur : il va m’être difficile de le réfuter. Mais je vais le tenter pourtant. smiley

        Vous opposez l’homme politique « d’action », au philosophe « le penseur » mais est-ce exacte ? Car enfin, quelle est la vie de M. Sarkosy ? Il passe sa journée à voyager pour rencontrer des gens et leur ECHANGER DES MOTS avec des phrases qu’il à mis au point lui-même ou par quelqu’un d’autre. Il tente de les convaincre : Il y arrive, ou non, et son interlocuteur repart en allant faire (ou non ) ce dont ils ont parlé. Voilà toute son « action ». Et M. Sarkosy annonce ensuite aux médias, les choses positives qui se sont passées sous son règne, mais sur laquelle il a, avouons-le, peu de prise. Si les acteurs sociaux ne veulent pas s’entendre, que voulez-vous qu’il fasse ? Il attend jusqu’à ce qu’ils se fatiguent.

        Alors comment trouve-t-il l’envie de vivre une telle misère ?

        Je pense que l’homme politique n’est pas « inspiré par l’ambition, n’a qu’une hâte, construire une réalité et édifier une société qui contredisent sa mélancolie sagace » comme vous le dites superbement.

        Il est dévoré au contraire par un désir fou d’EXISTER AUX YEUX DES AUTRES, d’apparaître, de se FAIRE CONNAITRE. Ces personnages sont très rares quoiqu’on dise. Ils ont un besoin démesuré de RECONNAISSANCE (et aussi de DOMINATION des personnes qu’il côtoie, je ne l’oublie pas). Bref M. Sarkosy ne cherche pas à « construire une réalité » mais à exister, et pour lui exister c’est ÊTRE REGARDE’. M. Sarkosy cherche l’amour : Il a donc beaucoup moins d’égo qu’on ne le dit. smiley

        cordialement


        • Philippe (---.---.195.71) 28 mars 2007 19:44

          Je vous remercie pour la qualité de votre commentaire.D’abord parce qu’il se rapporte au fond de mon billet, ce qui est rare, ensuite parce qu’il avance une vision qui me fait réfléchir sur la mienne


        • La mouche du coche La mouche du coche 28 mars 2007 21:07

          désolé pour les fautes d’orthographe qui me font honte.

          Donc nous voyons que notre animal, pardon notre homme politique est avant tout un SÉDUCTEUR. Il aime séduire et ce n’est pas un mal. (Je précise au lecteur que je parle de M. Sarkosy ici parce que l’article le mentionne mais mon propos peut évidemment s’appliquer à tous les personnages politiques) Ce n’est pas un mal car comme dans le rapport amoureux, la femme, alors qu’elle voit parfaitement bien le jeu de son partenaire qui lui parle, reste flattée et séduite néanmoins par l’effort qu’il fait pour elle et lui en est reconnaissante, car elle existe alors à ses yeux. N’est-ce pas essentiel ?

          On comprend toute la différence que vous avez ressenti entre les paroles des deux hommes :

          M. Sarkosy cherche à convaincre le public À TRAVERS la(le) journaliste qui l’interroge et doit donc surfer entre plusieurs niveaux de discours : La « petite phrase » adressée à la professionnelle qu’elle va diffuser dans son média, et le reste du discours adressé au public qui le regarde et l’écoute.

          Michel Onfray a eu lui un discours plus technique, « comme un voile destiné à ne pas rendre les mots trop évidents et éclatants » donc tourné sur lui-même. C’est ce qui vous a gêné car il ne s’adressait pas assez à vous. Il était dans son monde et n’a pas voulu ou su vous le faire partager.

          Donc M. Sarkosy comme tout homme politique, a cherché avant tout à PARTAGER avec vous alors que M. Onfray beaucoup moins. Vous avez été donc avec raison, déçu par le deuxième, et séduit avec raison encore, par le DÉSIR du premier.

          Voici pourquoi les anciens multipliaient avec le plus grand sérieux les traités sur l’éloquence, la joute oratoire, la rhétorique, etc. Ils avaient très bien compris qu’ils étaient des éléments aussi essentiels à notre société que de se nourrir ou de faire la guerre.

          cordialement


        • Plus robeert que Redford (---.---.172.115) 28 mars 2007 23:00

          Si j’ai bien compris, c’est donc chez Monsieur Nicolas S., l’assouvissement chez son interlocuteur du désir d’être désiré qui en fait un séducteur !

          Bon sang ! mais c’est bien sûr ! la voilà l’explication de son comportement Caméléon ! Voulant plaire à chacun et à tous à la fois, il retourne sa veste au gré des rencontres !

          Comme le disait un de mes anciens patrons :

          « Non, non ! Ce n’est pas un faux-cul ! Il est habité de sincérités successives, c’est tout ! »


        • Céline Ertalif Céline Ertalif 29 mars 2007 00:17

          Pour moi qui suis bien plus proche des idées de Michel Onfray que de celles de Sarkosy, j’ai été étonnée de découvrir le professeur caennais en contemplatif - ce n’est pas l’idée que je me faisais du personnage. Mais, bon, pourquoi pas ?

          Ce qui est intéressant, c’est d’essayer de comprendre en s’attachant plus à décrypter la forme qu’à discuter le fond. C’est une excellente méthode qu’on utilise sans doute pas assez souvent.

          Quant à Nicolas Sarkosy, tout son discours politique est fondé sur la volonté, une tension très individuelle et personnelle vers l’action. Je suis étonnée que vous puissiez trouver qu’il n’en fait pas encore assez dans ce sens-là, en lui reprochant sa liaison néo-séguiniste avec H Guaino. Mais on ne fait pas de la politique tout seul ! Le contexte ne se prête pas toujours à l’aventure individuelle dans le champ politique. C’est plutôt le philosophe qui est, naturellement, toujours dans une aventure personnelle.


        • La mouche du coche La mouche du coche 29 mars 2007 05:58

          @ Plus robeert que Redford

          Vous avez pointé sur le risque principal encouru par le discours amoureux.

          M. Sarkosy a effectivement « le désir d’être désiré » mais il ne peut pourtant pas dire n’importe quoi pour l’obtenir, parcequ’il sait qu’il y perd de sa crédibilité. (les femmes aiment que les hommes les fassent rêver mais se détourne si elles sentent que leur interlocuteur n’est disons pas stable). Ses phrases doivent se promener sur l’étroite ligne partageant la description de la réalité et le désir de nous entrainer au-delà. Il ne nous « trompe » pas mais il construit avec ses mots l’image d’un monde auquel il voudrait et nous demande de croire, (pour ensuite que nous le construisions en vrai bien que ce but final ne soit pas à mes yeux le véritable but : M. Sarkosy aime avant tout son interlocuteur, peu importe ce qu’il fait.).

          Cela me semble être EXACTEMENT le discours amoureux. C’est passionnant. smiley


        • Philippe (---.---.149.212) 29 mars 2007 09:20

          J’admets bien volontiers que MO est un contemplatif d’un genre très particulier mais il me semble que le militant n’a pas complètement fait disparaître le philosophe.Guaino me gêne pas sur le plan de l’action mais parce qu’il induit dans la forme des discours qui relèvent plus d’un cumul artificiel que d’une conviction forte en marche.C’est purement technique,Céline.


        • JL (---.---.73.200) 29 mars 2007 23:58

          à Plus robeert que Redford qui a écrit : «  »..., Non, non ! Ce n’est pas un faux-cul ! Il est habité de sincérités successives, c’est tout !"

          Pour renforcer ce commentaire je rappelle qu’il a dit lors d’une émission de télé : « je n’aime pas ce mot (vérité), parce que la vérité, elle est multiple ».

          Slama disait un jour que la République se donnait à celui qui la voulait le plus mais qui la changerait le moins.

          Peut-être faut-il des réformes, mais s’en remettre à un caméléon athlète du rapport de force, séducteur et versatile, il faut oser.


        • JL (---.---.73.200) 30 mars 2007 00:23

          à La mouche du coche, vous dites : «  »M. Sarkosy aime avant tout son interlocuteur, peu importe ce qu’il fait.«  » Ben voyons, Sarkozy est un philanthrope, c’est bien connu.

          Sarkozy aime son interlocuteur comme un prédateur aime sa proie : un séducteur pathologique est toujours un prédateur. Ce prédateur là n’est pas banal par sa volonté de domination.


        • La mouche du coche La mouche du coche 30 mars 2007 13:59

          Oui Jl,

          M ; Sarkosy est un philanthrope puisqu’il aime avant tout le contact avec les gens. C’est-à-dire qu’il est content d’aller à la rencontre des gens : C’est vraiment ce qu’il aime faire.

          Après bien sûr, comme il a une forte personnalité, il aime aussi les dominer par ses mots, mais d’abord et c’est le plus important, il aime ÊTRE VU par les gens. Je pense donc que la pêche à la ligne ne l’intéresse pas pour cela. Il s’y ennuie parcequ’il ne voit personne (je m’avance un peu là mais je pense avoir raison) smiley


        • Atarax (---.---.56.103) 29 mars 2007 00:32

          Quand NS parle, « quelque chose se passe ». Et cela « n’inspire JAMAIS l’ennui. La parole vient s’accrocher à une montagne invisible et nous grimpons avec elle. »

          Je comprends pourquoi les hommes politiques échappent à tant de procès. Ceux qui doivent juger leurs crimes sont éblouis par leur rhétorique au point de l’appeler dialectique. L’éloquence étant « l’incarnation d’une (...) authenticité » (*), je ne pense pas que vous requériez jamais dans une affaire de corruption ou de prise illégale d’intérêt où serait impliqué un homme qui parle si bien. J’aime moi-même à le citer : « Un jour, je finirai par retrouver le salopard qui a monté cette affaire et il finira sur un crochet de boucher ». Quand à la facette encore inconnue de sa personnalité que vous annoncez, je compte ne jamais la voir.

          (*) ne pas confondre avec « ce qui se comprend bien s’énonce bien ».


          • snoopy86 (---.---.100.33) 29 mars 2007 10:38

            @ l’auteur

            Encore un excellent article Merci


            • parkway (---.---.18.161) 29 mars 2007 13:30

              et paf !

              encore un article de M. BILGER sur son idôle.

              je vous ai maintes fois fait cette remarque : vous êtes complètement obnubilé par cet affreux personnage...


              • Philippe (---.---.5.104) 29 mars 2007 17:15

                Vous n’avez peut-être pas compris mon billet.


              • LeBouns (---.---.136.146) 29 mars 2007 14:16

                > « ...en lisant les interventions de Nicolas Sarkozy, pourquoi quelque chose se passe qui n’inspire JAMAIS l’ennui ».

                Sur ce point là, monsieur Bilger, vous faites de votre impression personnelle une généralité. Il existe des sensibilités diverses. Elles sont politiques, philosophiques, sentimentales, que sais-je d’autre.... Mes sensibilités à moi, hors de toute considération politique, et avec la plus authentique objectivité, m’inspire est énorme baillement à chaque fois que je me frotte à une prise de parole du candidat. Quel ennui ! Que de sujets rabachés ! et combien les formules clés du discours sont souvent les mêmes ! Au final, qu’ai-je appris ? L’essentiel du discours a porté sur l’individu, sur sa personnalité. Et comme le résume très bien la Mouche du Coche, je vois bien que le but est ici de me séduire, uniquement celà. Ca ne prent pas. Les goûts, les couleurs....


                • Philippe (---.---.5.104) 29 mars 2007 17:11

                  Merci pour cette critique argumentée qui me montre peut-être à juste titre les limites de ma subjectivité.


                • La mouche du coche La mouche du coche 29 mars 2007 20:00

                  Attention Lebouns ! smiley Tu n’as pas compris mon commentaire.

                  POur moi la séduction est POSITIVE. C’est très important.

                  Car je pars du principe que nous allons tous mourir un jour. Et donc quelqu’un qui vient vers moi tant que je suis en vie pour me parler et essayer que l’on fasse quelque chose ensemble est un HOMME BON à priori. Les personnages politiques ( et leur discours) qui essayent de nous convaincre de vivre ensemble sont donc POSITIFS à mes yeux. Alors après évidemment il y a les modalités de détail... smiley


                • un passant (---.---.78.120) 29 mars 2007 14:35

                  Merci à l auteur pour ce publi-communiqué ...

                  Vous pouvez retourner travailler, rester ici risquerait de vous faire passer pour un fonctionnaire fainéant, un communista bolchévique gauchiste quoi. La honte pour un promoteur-militant-prosélyte UMP comme vous !


                  • cl4ud3 (---.---.200.251) 30 mars 2007 14:48

                    @ mr Bilger,

                    votre article, comme d’habitude est fort bien rédigé. oui nicolas sarkosy est un homme intelligent, habile, rusé, charmeur et charmant. mais vous me permettrez de ne pas être d’accord avec vous sur le plan politique. je crains le pire si les français l’élisent président de la république, parce que je ne le voit pas s’embarasser de principes humanistes pour s’allier les opinions à l’emporte-pièce de certains de nos compatriotes.

                    @ux autres qui démolissent l’auteur parce qu’il exprime (avec calme et logique) ses idées en faveur de NS :

                    ce n’est pas digne d’un forum qui se dit citoyen. si l’insulte est le seul argument à opposer à un adversaire, j’ai des doutes sur la possiblité de vivre dans une démocratie représentative des différents courants d’opinions. nous allons droit à une société autoritaire et aux affrontements que certains dénoncent avec vigueur.


                    • Atarax (---.---.65.164) 30 mars 2007 15:09

                      Où lisez-vous des insultes en dehors du mot « salopard » ?


                    • Vilain petit canard Vilain petit canard 30 mars 2007 15:52

                      Après avoir défait en combat singulier(!), et devant des millions de spectateurs, Tarik Ramadan, puis l’Abominable Homme de Saint-Cloud, après avoir purifié les banlieues fétides, après avoir redonné ses lettres de noblesse au vélo avec son vieux complice Michel Drucker, Nicolas Sarkozy le Héros attaque désormais la forêt vierge de la philosophie française, avachie dans le modernisme et étouffée par l’idolâtrie marxisante. Face à l’ermite normand, il ne recule pas, il se lance avec ferveur et courage dans la réforme des idées putrides du XXe siècle récemment défunt : psychologie, sociologie, rien ne résiste à son impitoyable discernement.

                      Et là encore, il nous donne la preuve de son incroyable pugnacité et de la profondeur de sa réflexion, en même temps que de son charme surnaturel : en lui, rien n’ennuie !

                      Son livre extraordinaire Témoignage avait déjà fait éclater les limites du box-office en son temps. Derrière l’homme politique, derrière le subtil philosophe, le grand auteur apparaît enfin.

                      Pendant ce temps, Chirac, en passe de bouter le Cancer hors de France, avoue qu’il a guéri les grabataires grâce à son magnétisme, dans ses entretiens avec Pierre Péan, et il consacrera le temps qui lui reste à vivre à se dévouer à sauver la planète.

                      Et Claire Chazal se lance dans le théâtre, avec toute la grâce et l’élégance qu’on lui connaît quand elle déroule la litanie des morts du 20 heures. On lui connaissait déjà une plume acérée et raffinée, on lui doit en effet une biographie bouleversante du bien aimé Edouard Balladur, qui avait révolutionné la société française engoncée dans ses particularismes odieux et rétrogrades qui l’ont rendue si antipathique aux bienheureux américains.

                      Bon, allez ,j’arrête, l’UMP, ce n’est plus un parti, ça devient carrément la Chanson de Roland ou le Mahabharata. Descendez-les de l’Olympe, zut, enfin, personne ne se rend compte qu’ils sont surtout et avant tout ridicules ?

                      Ce genre de bonshommes, leur unique atout est de se retrouver partout à la télé, et donc par cette ubiquité, de se donner l’air de tout savoir sur tout. On dirait que la célébrité prime sur tout : si on est connu, on parle sur tout avec autorité.

                      Sarkozy athlète et philosophe, Chirac guérisseur surnaturel, Chazal, puis Arthur, vedettes de théâtre (on n’ose dire : comédiens), à quand Lagaff’ contre Luc Ferry : pour ou contre les puits de carbone ?


                      • La mouche du coche La mouche du coche 30 mars 2007 17:08

                        Mais enfin mon vilain, pourquoi veux-tu absolument le « descendre de l’Olympe » ? smiley

                        On a l’impression que tu as envie de l’abaisser, que cela te gêne que M. Sarkosy soit FORT. Et pourquoi donc ? Pourquoi veux-tu cela ? Voilà qui est étrange. smiley


                      • Vilain petit canard Vilain petit canard 30 mars 2007 19:39

                        Parce que je trouve qu’il n’est pas fort, justement, il est simplement bruyant. Ses manoeuvres séductrices ne marchent pas avec moi, je le vois venir avec ses gros sabots. Je déteste sa façon de se mettre en scène en permanence, je vomis la valorisation de sa vie privée, et je suis mal à la’aise devant une soif de pouvoir aussi effrénée.

                        Sa diction me rebute et sa gestuelle m’indispose. Ses tics rhétoriques sont grotesques et usés jusqu’à la corde (« j’vais vous dire un truc très simple : vous trouvez normal qu’une vieille dame soit volée et violée par un immigré récidiviste sans papier ? Non, alors vous êtes d’accord avec moi », etc.).

                        Son programme évolue au gré des sondages, on n’arrive plus à y voir clair, tellement il y de contradictions. Dire aux gens ce qu’il veulent entendre, voilà son programme. Ses amis sont soit des stars minables (Doc Gyneco) ou qui ont fait un carton au box-office des films de seconde zone (Clavier-Reno), soit des grands actionnaires héritiers, à cause de qui tout va si mal aujourd’hui, et il l’affiche, on voit qu’il en est tout fier.

                        A part ça, je ne vois rien à lui reprocher personnellement.


                      • La mouche du coche La mouche du coche 30 mars 2007 22:05

                        Il semble que tu n’aimes pas le programme de M. Sarkosy et c’est ton droit.

                        Seulement nous ne parlions pas de cela ici. L’article nous amenait à nous interroger sur l’ENVOUTEMENT de son discours. Il s’agit de son travail sur les mots, les expressions, les attitudes. Et dans ce rapport de dialogue, cela ne marche pas à tous les coups évidemment. Il dépend aussi de la personne à qui l’on s’adresse d’adhérer ou non, en fonction de son vécu, etc. smiley


                      • Vilain petit canard Vilain petit canard 31 mars 2007 13:15

                        Ah ben ça on peut dire qu’avec moi ça ne marche pas !

                        J’ai bien apprécié ton intervention sur la séduction, au passage, que je trouve assez pertinente. Je vois que nous différons sur la réaction face à la séduction sarkozienne. Il n’est pas dit, d’ailleurs, que je ne me laisse un jour séduire, on ne sait jamais, si il appuie sur le bon bouton.

                        Néanmoins, je maintiens mon intervention : cette médiatification (ouille, le néologisme !) à outrance est la toile de fond sur laquelle se déploie le discours séducteur, et c’est elle qui me gêne, que je combats, et à laquelle je réponds. Derrière un voile d’illusion, comment se faire une idée sur qui que ce soit ?


                      • La mouche du coche 31 mars 2007 15:10

                        Mais lapin, cette « médiatification » qui te gêne, que tu combats, et à laquelle tu réponds, c’est toi-même qui l’a demande ! smiley

                        Car on ne peut pas dissocier les idées des personnes qui les expriment ( et même de la manière dont elles les expriment ) smiley

                        Si la « médiatification » ne servait à rien, il suffirait d’écrire un programme et de le distribuer dans les marchés pour se faire élire. Les choses ne se passent pas ainsi, alors pourquoi encore reprocher aux hommes politiques de s’adapter à notre nature pour nous conquérir ? Il faut se méfier à mon avis de tous les reproches qu’on leur fait : ils sont le miroir le plus sûr ... des nôtres. smiley


                      • Vilain petit canard Vilain petit canard 1er avril 2007 10:11

                        Mais j’ai rien demandé du tout ! La télé et les medias se sont construits sans que je leur apporte un quelconque appui. C’est justement l’illusion qu’on cherche à nous faire avaler : puisque plein de gens y ont accès, c’est qu’ils l’ont demandé. Dans le même ordre d’idées, il y a l’Euro, qui a été proprement imposé, avec l’alibi de Maaastricht, et qu’on nous a présenté comme une demande du peuple, et même comme un désir du peuple (« les Français aiment l’euro », etc.).

                        Et aussi, dans le même genre : puisque plein de gens parlent de Sarkozy, c’est qu’ils aiment Sarkozy. Eh non, c’est parce que Sarkozy est partout, on ne peut pas aller pisser sans qu’il apparaisse dans un recoin, bientôt, il va falloir des protections, pourquoi pas un anti-spam. Fatal qu’il soit devenu un objet de contemplation, qui s’offre avec acharnement à se faire désirer. Objet de désir, c’est autre chose.

                        On ne peut distinguer l’homme de l’idée qu’il porte, oui, je suis bien d’accord avec toi. Mais ici, le problème pour moi, c’est que quand j’écoute l’homme, je vois un type assez sympa certainement, mais je n’entends qu’un brouhaha d’idées confuses et contradictoires, au service d’une exigence interne de séduction. On n’est plus dans le politique, on est dans la pub.

                        De même cet acharnement à « faire », à « changer les choses » (lesquelles ?), à « lutter », cette volonté démiurgique de vouloir à toute force plier le réel à son action tous azimuths, sont pour moi hautement discutables. Il serait très intéressant d’isoler dans le discours sarkozien ce qui est « à changer » et ce qui n’apparaît pas, à savoir ce qu’on ne peut censément pas changer.

                        Par exemple, dans le fameux slogan imbécile : « liberté de pouvoir travailler plus pour gagner plus », il n’apparaît pas (et donc il paraît impossible, car non dit) qu’on puisse gagner plus pour la même quantité de travail, donc qu’on puisse augmenter les salaires. Quand on met en perspective ce slogan face au cercle des amis de Sarkozy (les « grands patrons du CAC40 »), cette impossibilité a l’air tout de même très marquée, au moins socialement. L’emploi du mot « liberté » dans ce cadre est tout à fait discutable (liberté de choisir le plat du jour, décidé par quelqu’un d’autre). Que l’homme soit séducteur ou pas.

                        Au passage, je retiens ton idée de distribuer les programmes dans les supermarchés, encore que je croie que dans les mairies, ce serait mieux. Les campagnes coûteraient moins cher.

                        Merci de tes réponses, j’espère qu’on ne dévie pas trop du sujet, qui est bien : « comment Sakozy dit les choses ».


                      • La mouche du coche La mouche du coche 1er avril 2007 19:36

                        Mais Lapin, toute la question est là ! smiley Personne ne vote pour un programme. On vote pour un programme ET la personne (ou le groupe) qui l’incarne. Donc « l’illusion qu’on cherche à nous faire avaler » n’en est pas une : elle est terriblement réelle. Nous avons BESOIN de voir la tête des gens qui vont nous gouverner. C’est obligatoire parce que la nature humaine est ainsi. Nous en sommes tous responsables et les politiques le savent et le suivent. Ce n’est pas de leur faute. C’est de la nôtre. Les politiques qui ne l’acceptent pas (par exemple : M. Delors) ne sont pas élus.

                        À partir de ce moment-là le processus OBLIGATOIRE s’enclenche :smiley

                        M. Sarkosy est OBLIGÉ de montrer sa tête et le plus grand nombre de fois possible pour qu’on l’élise. Il doit donc jouer le jeu médiatique pour apparaître. Il n’y est pour rien. smiley

                        Il est OBLIGÉ de parler de façon à être percutant pour être compris par le plus grand nombre : La politique rejoint donc ici FORCÉMENT la pub comme tu dis, mais c’est indispensable car si un homme politique se met à parler de façon général et théorique, nous sommes gênés comme M. Bilger l’a été avec M. Onfray et nous zappons. smiley

                        Il est OBLIGÉ de dire qu’il va « changer les choses » parce que sinon, qui voterait pour quelqu’un nous disant : « Tout va très bien en France. De toute façon, on ne pourra pas faire mieux, alors c’est déjà pas mal. Votez pour moi et je vous promets que je ne ferais rien pour améliorer quoique ce soit » ? Impossible. smiley

                        Après qu’il arrive ou non à faire bouger les choses est un autre problème : Cela va dépendre du consensus qu’il arrive à obtenir. De notre état d’esprit à le suivre ou non. Bien qu’il nous le promette, il ne peut en être sûr, puisque cela dépend de nous, mais il est OBLIGÉ de le faire, car sinon nous ne le suivrons pas.

                        Pour finir Lapin, je pense que tu peux oublier sans inconvénient mon idée de distribuer les programmes dans les supermarchés. Cela a déjà été fait et ça ne marche pas. Qui lit la pub gratuite qu’il reçoit dans son courrier ? smiley


                      • Vilain petit canard Vilain petit canard 2 avril 2007 09:04

                        PS : c’est tout mimi de m’appeler Lapin, on dirait ma copine, mais mon pseudo, c’est Canard !


                      • Vilain petit canard Vilain petit canard 3 avril 2007 07:50

                        Tiens, ma réponse à La Mouche a sauté. Pourtant, pas d’abus, rien de méchant, dedans...


                      • La mouche du coche La mouche du coche 3 avril 2007 20:24

                        Pas grave lapin, pardon canard. Je l’ai lu ton commentaire. smiley

                        Mais c’est idiot d’avoir fait sauté ce commentaire en effet. il était intéressant. Pas compris ce qui s’est passé : J’espère que c’est une erreur. smiley


                      • La mouche du coche La mouche du coche 6 avril 2007 21:39

                        M. Bilger,

                        Puisque les mots et leur puissance vous intéressent, je vous invite vivement à aller voir ces vidéos http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=17456

                        Regardez surtout le regard des femmes pendant le discours de M. Sarkosy. Nul doute qu’elle ne vont pas voter pour Mme Royale ! (si vous lisez mes commentaires, vous savez que je pense que personne n’est plus macho que la femme française : Autour de moi, aucune ne veut voter pour elle ! Elles aiment l’HOMME)

                        Mais les hommes ne sont pas en reste non plus : Même les journalistes, pourtant blasés, sont fascinés. Il faut les voir essayer de lutter, c’est passionnant.


                      • jean (---.---.248.93) 9 avril 2007 10:30

                        Bravo, j’aurai aimé être capable de pondre ça, c’est bien ce que je pense et on peut y ajouter le manque flagrant d’Humanité (en cela il y a une réflexion philosophique à engager sur le thème :Pour vouloir le POUVOIR il faut être « génétiquement » -c’est à la mode !- un Tueur).(Et quand je dis « un tueur » c’est pas pour rigoler : ça va de la destruction psychologique à l’élimination physique).(Et quand je dis le « POUVOIR » c’est pas pour rigoler : ça va du pouvoir politique au pouvoir de l’actionnaire ou du financier).(Et quand je dis « génétiquement » c’est pas pour rigoler car le propre du chromosone c’est d’être stable dans le temps et as t’on vu un homme de POUVOIR y renoncer ou ne pas se battre sans cesse pour récupérer celui qu’il a parfois perdu ?). N.S. me fout les jetons !


                      • Eric 30 mars 2007 15:57

                        « Le point fondamental d’achoppement entre eux est facilement discernable... Le « je » est réduit voire nul devant « l’environnement, les conditions familiales et socio-historiques dans lesquelles nous évoluons » »

                        J’ais pris la peine de lire attentivement le traite d’athéologie et je vous le conseil vivement ! http://www.ppkaltenbach.org/news/la-religion-de-michel-onfray-le-code-da-vinci-en-plus-rigolo-raelien-malgre-lui

                        Onfray tente de réactualiser une sorte de néo marxiste léniniste post marcusien. Mais sur le fond la pensée reste profondément archaïque. Le plus intéressant étant que l’on parvienne encore a vendre 300 000 exemplaire de ce genre de trucs !

                        Ce n’est pas le « je »qui est nul. C’est le « eux » Onfray nie la possibilité d’une liberté, mais essentiellement pour les autres qui, eux, ne savent pas, en gros de bac moins 4 a bac plus moins que lui ! Le philosophe lui, est « libre et solaire ». L’élite ultralibérale mondialisée et barbare type Sarkozy est implicitement réputée libre puisqu’elle est délibérément nuisible, donc coupable donc responsable donc libre.

                        Onfray se sait, se veut, se voudrait « libre et solaire » lui aussi, mais tous son ouvrage montre qu’il soupçonne que seuls les « Sarkozys » le sont, ce qui explique peut être et sa rancœur et sans doute sa fascination.

                        Car si dans le texte que vous avez lu son langage est « comme un voile destiné à ne pas rendre les mots trop évidents et éclatants.... » Dans son livre, il sait, il est « solairement » éclatant, il n’a pas besoin de chercher ou de découvrir »

                        Ce voile de modestie que vous avez perçu, c’est sans doute le « libre Sarkozy » qui fait de l’ombre au « solaire Onfray »


                        • Gilles Gilles 10 avril 2007 09:05

                          Il ne s’agit pas de choisir en Onfray et Sarkozy ! On se fiche de savoir quelle est la trajectoire du philosophe car ce n’est pas lui qui sera aux commande de la France.

                          Ce qui est important c’est que que Sarkozy dit, sachant que cela sera publié tel quel ! Quand il parle d’eugénisme et de pédophilie innée, c’est grave et ses partisans doivent l’assumer. Et ce n’est pas parce que l’on aime pas Onfray que cela donne des excuses à sarkozy d’être ce qu’il est !


                        • JACQUES RICHAUD (---.---.160.211) 31 mars 2007 21:47

                          Certains soutiennent José Bové mais moi pas , mais c’est pas grave. Les pirouettes tragiques de notre pseudo-philosophe trés médiatique avaient déja suscité de ma part un papier « MICHEL ONFRAY A ENCORE CHANGE DE PARFUM »’ en février : http:// www.oulala.net/Portail/article.php3 ?id_article=2850

                          Il était publié sur plusieurs forums , dont celui ci , mais c’est sur oulala que le débat a permis les échanges en suivant et les réflexions sur le comportement des pro-bové que j’ai considéré excessivement aveuglés par ce soutien à mes yeux douteux...D’autres que moi s’étaient étonnés de la contradiction flagrante d’un MO soutenant le candidat d’un programme prévoyant une sixième république à laquelle MO est clairement hostile ; José Bové sur ce thème n’a répondu à aucun des questionnements multiples et les messages sur ce thème ont systématiquement été censurés sur son site (dont trois provenant de moi)

                          Pour Michel ONFRAY le changement de parfum se confirme, il a déclaré recemment que Clémentine AUTAIN avait eu raison (de ne pas cautionner la candidature JB),...parfum de Clémentine ? ...Puis discuté avec Nicolas (oui Sarkozy) dans la revue « Philosophie » de tout ce qui peut les séparer ou les rapprocher, confirmant son « non-anti-capitalisme » et se laissant un peu séduire par le Sarkoléon qui n’a pas besoin de vendre de cassettes pour vivre, se verrait-il demain chargé de mission ...Qui sait ?...Puis la pensée émue pour Olivier qui fut son premier hèros en politique en 2002...La nostalgie camarade...

                          Au fond, ce que votera Michel Onfray tout le monde s’en fout , son soutien de mouche volage ne peut faire que perdre des points à celui qui ne serait pas gêné par l’odeur véhiculée...« Senteur d’opportunisme » , le dernier parfum de Michel ONFRAY ? ...Où ça ? Sur l’étagère en haut à droite peut-être, à côté des oeuvres complètes de son amis et protégé Robert Redeker...

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