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Accueil du site > Actualités > Société > Ordre de mobilisation générale

Ordre de mobilisation générale

Depuis nos ancêtres les Gaulois, l’histoire n’a pas manqué de nous révéler dans les manuels d’écoles toutes les guerres de l’histoire de France. Les guerres seraient-elles nobles pour que nous puissions en parler ainsi ! Et les luttes insignifiantes pour les ignorer ainsi ?

Vouloir sa dignité, son travail, réclamer le respect de sa personne furent-ils considérés de tous temps comme rétrogrades, diaboliques et non modernes ?

Les auteurs des droits de l’homme en 1789 ont été combattus par toutes les royautés de l’époque dans et hors de France, provoquant ainsi le chaos révolutionnaire et ce qui s’ensuivit.

Aujourd’hui encore, il y a des luttes meilleures que le noble car empreintes d’humanité. Et toujours des vieilles dynasties où l’on préfère se marier entre soi pour fabriquer des empires financiers à défaut de royauté.

La plupart de ces vieilles dynasties aux fortunes colossales sont construites grâce aux conflits armés. Les barons de la sidérurgie, de l’acier et du charbonnage en particulier.

« Honneur, patrie, famille » ! Famille pour la petite touche d’humanisme dans ces carnages sans gloires. Familles abandonnées dans la détresse et la misère la plus noire ensuite.

Les guerres sont ailleurs, mais les conséquences sont ce qu’elles furent en Europe, dramatiques. La propagande, transmise insidieusement à travers l’information de masse, arrive dans votre salon pour vous affirmer que la situation est grave, mais pas désespérée. Nous sommes au bord de la faillite et de l’imminente menace terroriste. C’est dramatique, mais vous comprenez bien...

Le marché de l’énergie est juteux, s’emparer des marchés par tous les moyens. Est-ce génétique chez eux, plus et encore plus ? La masse doit s’inquiéter, avoir peur, fédérer la haine.

C’est donc un ordre de mobilisation générale, enfants de la patrie, laissez vos acquis et tous vos droits. Présentez-vous sur le monde du travail, nous vous fournirons un paquetage « contrat emploi individualité ». La nation réclame votre argent, travaillez plus, nous gagnerons plus !...

Les luttes paysannes et ouvrières sont nombreuses, ce que vous avez aujourd’hui, on ne vous l’a pas donné, mais confié... Entre vos mains, vous avez des acquis obtenus par les luttes parfois sanglantes de nos anciens.

Je ne pourrais pas vous les énoncer toutes et dans le détail, juste rappeler à ceux qui sont concernés, qu’ils en sont les héritiers. Et à ceux qui veulent compléter certains points, qu’ils n’hésitent pas !

Je commence à la révolution industrielle !

Durant cette montée de la révolution industrielle de la fin du XIXe siècle, les conditions de travail des ouvriers s’apparentent au bagne. Les salaires apportent juste de quoi survivre. Hommes, femmes et enfants travaillent en moyenne quinze heures par jour.

Les premiers mouvements ouvriers se mettent progressivement en place. Il est tout d’abord inorganisé et spontané, ensuite il se politise pour enfin se tourner vers des revendications salariales et devenir ce qui deviendra plus tard « organisations syndicales ».

A cette époque, il existe un livret ouvrier qui est un véritable moyen de soumission. C’est en quelque sorte le passeport sans lequel l’ouvrier ne pourra ni quitter son emploi, ni être employé ailleurs.
Le contrat de travail est sans réglementation, lors d’un litige, l’employeur est cru sur parole, le salarié lui doit en apporter les preuves.

Les associations de citoyens sont interdites. Les coalitions et revendications sont interdites et réprimées violemment. La loi favorise l’employeur, les revendications sont systématiquement écrasées par l’armée.

Malgré ces interdictions, les conflits restent fréquents et sanglants.

La révolte des canuts à Lyon fait 600 morts et 10 000 personnes sont expulsées hors de la ville.

Bien que le droit de grève soit accordé (1864), l’action collective et les mouvements sociaux acceptés, la répression est toujours sanglante. Paris se dresse contre l’Assemblée (1871). La Commune de Paris, 30 000 morts.

Qu’à cela ne tienne, les ouvriers se regroupent et s’unissent pour améliorer leurs conditions de vie. Créations des mutuelles, caisse d’entraide maladies, accident du travail, chômage.

Le droit syndical est accordé (1884). Le livret ouvrier est enfin supprimé (1890).

La Confédération générale du travail est créée en 1895, la condition ouvrière s’améliore.

En 1936, les congés payés, en 1945 création de la Sécurité sociale par le programme du Conseil national de la résistance.

Le paternalisme autoritaire est toujours présent dans les années 1960.

Grande grève des mineurs en 1963. Importantes grèves revendicatives dans la période 1966-67.

Les salaires sont en baisse et les travailleurs subissent les attaques préliminaires d’envergure de l’Etat. Comme l’ordonnance de 1967 sur la Sécurité sociale.

Et bien sûr Mai-68.

A Nantes, Sud Aviation démarre la grève qui s’amplifie sur tout le territoire. 10 millions de salariés cessent le travail.

Revalorisation du Smig de 25 % et de 10 % sur les autres salaires, réduction du temps de travail.

Trois morts, un policier et deux ouvriers.

Le terme acquis sociaux est considéré comme progrès de la civilisation, acquis obtenus ou inspirés uniquement par les mouvements ouvriers. On peut nommer l’interdiction du travail des enfants, les congés maternité, diminution du temps de travail, allocations familiales, allongement de la scolarité, abaissement de l’âge de la retraite, accroissement des services (administrations, santé, éducation, loisirs, spectacles). Ces acquis appartiennent à l’ensemble des citoyens et furent chèrement payés par les anciens. Pour ainsi dire, les luttes, grèves et occupations d’usines ont permis le progrès social. Ne soyez donc pas benêt. Ce que vous avez, ce n’est pas seulement parce que vous y avez droit.

Quelques dates :

- 1906 : le 13 juillet, le Parlement vote la loi Sarrier instaurant le repos dominical obligatoire de 24 heures pour les ouvriers et employés du commerce ;

- 1910 : l’âge de départ à la retraite est fixé à 65 ans ;

- 1919 : en avril, la loi sur la journée de huit heures (48 heures hebdo) est acceptée par le Parlement ;

- 1936 : sous l’impulsion de L. Blum, les accords de Matignon aboutissent à une augmentation générale des salaires, et la loi du 20 juin instaure deux semaines de congés payés ;

- 1956 : la majorité de gauche conduite par Guy Mollet vote la loi du 27 mars 1956 portant de deux à trois semaines (soit 18 jours) la durée des congés payés. Ce texte précise la nécessité de la réduction du temps de travail, et prévoit également la prise de congés annuels entre le 1er juin et le 31 octobre ;

- 1968 : les accords de Grenelle : augmentation du Smic (+25 %) et des salaires (+10), la loi de 1936 sur les 40 heures hebdomadaires devient effective, et instaure la 4e semaine de congés payés ;

- 1982 : le gouvernement Mauroy instaure la semaine des 39 heures, et généralise la 5e semaine de congés payés. Parallèlement, il abaisse à 60 ans l’âge légal de départ à la retraite ;

- 2000 : loi des 35 heures dans les entreprises de plus de 20 salariés ;

- 2002 : le 1er janvier, les 35 heures sont généralisées aux entreprises de moins de 20 salariés.

La fête du travail est célébrée mondialement le 1er mai. Elle commémore les morts liés à une grève en 1889 à Chicago pour travailler 8 heures par jour. Elle commémore toutes les luttes.

Aujourd’hui, la régression des classes moyennes, 12 millions de personnes perçoivent des allocations minimum, 1 229 754 perçoivent le RMI, 11 % vivent en dessous du seuil de pauvreté, augmentation des SDF. Les acquis sociaux sont attaqués de toutes parts. Les fermetures d’usines quotidiennes et les bénéfices pharaoniques. Pour ne citer qu’une seule actuellement sous les feux de l’actualité, l’usine Kléber, Toul (Meurthe-et-Moselle), 826 emplois sacrifiés, le patron du groupe Michelin a annoncé à Paris un bénéfice annuel en hausse de 35,3 %, 774 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 16,867 milliards d’euros.

Qu’est-ce qui est moderne ? La fracture sociale ou le progrès social ? Il y a très longtemps, il y eut un espoir, l’espoir de la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme.

Le progrès est avant tout social et non exclusivement économique. Ce nouveau siècle sera-t-il la socialisation des richesses ? La fin des dynasties, groupes ou trust financiers, devenue incontrôlable, oppresseurs des Etats républicains et tortionnaires du tiers-monde.

Gasty


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84 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 20 février 2008 10:17

    Mais cela dure depuis 1983 date du tournant de la rigueur ou les socialistes de l’époque ont fait le choix (mauvais ?) de tuer l’industrie lourde française et de la remplacer sur 20 ans par les services

    Nous voyons bien aujourd’hui que les emplois de services sont précaires,mal payés et appauvrissent la société dans son ensemble

    La France ne sait plus exporter car des services de pauvres ne peuvent pas s’exporter

    Il est dommage que l’article sur le déclin du logement social ne soit pas encore diffusé (les DUGUE,MORICE et TRAVERNE sont des censeurs) car nous avons une analyse qui explique bien ce déclin

    Aujourd’hui,nous la chance d’avoir un président qui veut faire bouger les choses et c’est la mailleure chance pour la France


    • jako jako 20 février 2008 10:18


    • jako jako 20 février 2008 10:22

      Tiens Lerma, un petit lien pour ton article sur le logement : www.fondation-abbe-pierre.fr/communiques.php


    • 5A3N5D 20 février 2008 10:53

      Lerma, vous êtes démasqué !

      "nous avons une analyse qui explique bien ce déclin"

      Toute une équipe pour ne poster que des niaiseries (et je reste poli !)


    • ZEN ZEN 20 février 2008 12:14

      "Aujourd’hui,nous la chance d’avoir un président qui veut faire bouger les choses et c’est la mailleure chance pour la France"

      La chute vertigineuse de la popularité de HP panique Lerma, qui en perd son orthographe...et fait dans l’incantation. Pathétique !


    • sven 20 février 2008 18:59


    • Djanel 21 février 2008 03:29

      Lerma. .

      moi

      U.M.P. .


    • Djanel 21 février 2008 03:31

      Lerma. . .

       

      moi

       

      U.M.P. . .


    • breizhnana 21 février 2008 10:11

       "Nous avons un président qui fait bouger les choses", dit Lerma...

       ah ça c’est sûr, pour faire bouger les choses, ça bouge. Et y ’a pas que les choses ! on peut même dire que ça gigote dur !

      Il ne faut pas confondre faire bouger, brasser de l’air, s’agiter et foutre la merde pour prouver par tous les moyens qu’on existe, avec faire évoluer une société vers un monde meilleur, plus humaniste, plus respectueux, plus égalitaire et plus sensible à tout ce qui nous entoure... Juste un tout petit exemple concret (et il y en a tant c’est le plus "cool") : Faire tout un blabla sur un "grenelle de l’environnement " (tiens c’est marrant plus personne n’en parle) en nous culpabilisant un max et prendre l’avion à tout bout de champ (par exemple pour aller passer 45 mn en Bretagne en avion juste pour se montrer) je n’appelle pas ça faire "faire bouger les choses" mais nous prendre pour des c... C’est lui qui bouge, Lerma, faut pas confondre...


    • jako jako 20 février 2008 10:17

      Une bonne recap merci cette fois-ci Gasty ne fait pas rire


      • Black Ader 20 février 2008 11:07

        "Les auteurs des droits de l’homme en 1789 ont été combattus par toutes les royautés de l’époque dans et hors de France, provoquant ainsi le chaos révolutionnaire et ce qui s’ensuivit."

         

        Historiquement totalement faux. Les monarchies étrangéres ont au contraire favorisé la Révolution, pour couler la France. Quand au contenu des ces droits, qui ne concerne que les Français, ils n’en avaient rien à faire, les ayant déja (UK) ou ayant des dirigeants de toutes façon acquis aux Lumiéres (Autriche, Allemagne, mais, évidement, avec l’exemple français, ca n’a pas duré...). C’est la France, et plsu précisement les révolutionnaire contre Louis XVI, qui ont déclaré et déclenché cette premiére guerre mondial qui allait durée 25 ans !

         

        "Entre vos mains, vous avez des acquis obtenus par les luttes parfois sanglantes de nos anciens."

        Les salariés français n’ont pas plus d’acquis que les autres salariés des pays développé : c’est prélevé sur leur salaire, rien de plus. C’est sous entendre que le salarié français est finalement trop con pour s’assurer lui même, pour économiser pour sa retraite, etc..

         

        "Durant cette montée de la révolution industrielle de la fin du XIXe siècle, les conditions de travail des ouvriers s’apparentent au bagne. Les salaires apportent juste de quoi survivre. Hommes, femmes et enfants travaillent en moyenne quinze heures par jour."

        Ah HA HA HA  !! N’importe quoi. Tu nous fait du zola..

         

         

        "Aujourd’hui, la régression des classes moyennes, 12 millions de personnes perçoivent des allocations minimum, 1 229 754 perçoivent le RMI, 11 % vivent en dessous du seuil de pauvreté, augmentation des SDF. Les acquis sociaux sont attaqués de toutes parts."

         

        Diable ! Votre modéle sociale ne marche pas ? QUELLE SURPRISE !

         

        "Le progrès est avant tout social et non exclusivement économique."

        On a payé, vous avez fait, on voit : inutile de continuer toutes ces conneries, ca n’a rien donné.


        • jako jako 20 février 2008 11:10


        • Le péripate Le péripate 20 février 2008 11:12

          Vos connaissances historiques ne manquent pas de surprendre.Je serais interressé par connaître l’historien qui défend la thèse des monarchies favorable à la Révolution. Curieux.....


        • Black Ader 20 février 2008 12:01

          "Vos connaissances historiques ne manquent pas de surprendre.Je serais interressé par connaître l’historien qui défend la thèse des monarchies favorable à la Révolution. Curieux....."

          Bein évidement, il ne faut pas se contenter de lire les prof communiste ayant le monopole sur l’histoire de la Révolution en France depuis les début de la IIIéme. Par ailleur, je ne dis pas "favorable", je dis qu’ils n’en avait RIEN à faire. Une guerre civil en France, trés bonne chose pour eux !

           

           

           


        • Gasty Gasty 20 février 2008 12:17

          @ Black Ader

          La révolution industrielle, a provoqué un travail journalier de 15 heures et ce durant toute l’année.Contrairement à ce qui était auparavant du travail saisonnier, c’est à dire rural.

          Je ne vois pas ou se trouve le n’importe quoi et ce qui vous fait autant rire. ZOLA est une près bonne lecture que je vous recommande car à vous lire et en particulier "Votre modéle sociale ne marche pas "et "On a payé, vous avez fait, on voit"

          Vous ne semblez pas etre concerné.

          Arrêter toutes ces conneries dites-vous ? souhaitez-vous revoir des gosses au travail plutôt qu’avec des cartable d’école ?
           


        • Black Ader 20 février 2008 12:26

          "@ Black Ader La révolution industrielle, a provoqué un travail journalier de 15 heures et ce durant toute l’année.Contrairement à ce qui était auparavant du travail saisonnier, c’est à dire rural."

           

          Totalement faux. Les paysans étaient aussi, et tous, des artisans, et aprés les champs, venait le travail de l’osier, du bois, du filage, etc..

          Les ouvriers avaient un pouvoir d’achat et un niveau de vie supérieur à celui des paysans. Par contre ils n’étaient pas trés bien logé, c’est vrai.

           

          "ZOLA est une près bonne lecture que je vous recommande car à vous lire et en particulier "Votre modéle sociale ne marche pas "et "On a payé, vous avez fait, on voit""

          Zola ? Je n’ai rien contre les livres de fiction, surtout lorsqu’ils se foutent de ces débiles d’ouvriers, ca me fait bien rire. Par contre évidement, il ne faut pas confondre ca avec la réalité. Même si ses idées sur le caractére génétique du talent (et de la connerie, dans ses roman) étaient novateur pour l’époque, il faut le reconnaitre.

           

          "Arrêter toutes ces conneries dites-vous ? souhaitez-vous revoir des gosses au travail plutôt qu’avec des cartable d’école ?"

          Ca ne sert effectivement à rien de "former" des pseudo BAC+x bidon pour finalement faire un travail niveau 4éme. aprés tout, on sait trés tôt qui va réussir et qui va se planter. Quel interet de lui faire perdre des années et des années plutôt qu’il aille travailler tôt et prenne sa retraite plus tôt ?

           


        • Gasty Gasty 20 février 2008 12:39

          J’ai oublié celle la aussi.

           

          Les salariés français n’ont pas plus d’acquis que les autres salariés des pays développé : c’est prélevé sur leur salaire, rien de plus. C’est sous entendre que le salarié français est finalement trop con pour s’assurer lui même, pour économiser pour sa retraite, etc..

          Quand on a un salaire de misère pour faire vivre sa famille, on ne peut pas se permettre de cotiser à une caisse de retraite ni à une caisse d’assurance maladie sauf si ceux-ci sont obligatoire. Et un SMIG.

          Heureusement que nous avons nos caisse de retraite et maladie obligatoire. Certains aimerait bien un systeme britanique.


        • Gasty Gasty 20 février 2008 12:43

          @ Black Ader

          Vos propos sont insultant, conversation terminé.


        • Black Ader 20 février 2008 12:44

          "Quand on a un salaire de misère pour faire vivre sa famille, on ne peut pas se permettre de cotiser à une caisse de retraite ni à une caisse d’assurance maladie sauf si ceux-ci sont obligatoire. Et un SMIG."

           

          Oui, mais payé avec SON salaire. Ainsi, un SMICard paye 600€ par mois pour la SSociale.

          Bein, sinon, c’est son salaire (car le marché est mondial), donc il toucherait 600€. de plus Pour 7200€ par ans, croyez vous pas qu’il peut largement s’assurer dans le privé ?

           

           

          "Heureusement que nous avons nos caisse de retraite et maladie obligatoire. Certains aimerait bien un systeme britanique."

           

          Faudra vous renseigner sur le systéme britanique, gars...


        • gül 20 février 2008 13:26


        • Patience Patience 21 février 2008 11:21

          Ce n’est pas parce qu’il s’appelle maintenant "Black Ader" qu’il faut répondre à celui qui fut jadis "Adolphos" de triste mémoire, dans les années 2005/2006.

          Il peut changer de pseudo, je le reconnaitrai toujours. Il a fait quelques progrès sur l’orthographe, mais sa grammaire est toujours aussi faible. Il faut plus qu’un correcteur automatique...

           


          • armand armand 20 février 2008 11:26

            Les révolutionnaires modérés ne proposaient pas autre chose que le système en vigueur en GB (le grand modèle pour eux) depuis 1689. La Prusse et l’Autriche n’étaient pas fodnamentalement hostiles à cette évolution.

            Devant la mauvaise volonté et les atermoiements de Louis XVI les enragés sanguinaires ont pu prendre le pouvoir et, effectivement, nous offrir le prototype des douceurs que le XXe siècle nous a servies à foison : levée en masse, guerre totale, génocide d’une province entière (la Vendée), extermination d’une classe sociale jugée, par définition, criminelle, intolérance idéologique.

            Si les modérés avaient réussi à garder le pouvoir (ou si Louis XVI avait su vaincre l’émeute) on aurait disposé peu ouprou d’une monarchie constitutionnelle.

            Sans parler, en France, d’une instabilité politique qui fait que tout régime, depuis 1830, se voit renverser, remplacer, par un autre au gré des émeutes, coups d’état, guerres.


            • chico_du_33 20 février 2008 11:54

              il faudrait alors, selon vous, remercier Sarkozy d’avoir instauré une monarchie élective qui nous rapprocherait de cette monarchie constitutionnelle ?


            • 5A3N5D 20 février 2008 11:56

              @ Armand

              "Si les modérés avaient réussi à garder le pouvoir (ou si Louis XVI avait su vaincre l’émeute) on aurait disposé peu ouprou d’une monarchie constitutionnelle."

              Pas avec des caisses vides, les mensonges de Necker et l’arrogance de l’Eglise toute puissante financièrement, mais qui ne fit rien pour venir en aide au roi. La confiscation des biens du clergé (justifiée), la condamnation du pape (origine discutée) de la Constitution civile du clergé conrtibua à diviser l’opinion publique. 

              Enfin, ni le comte de Provence ni le comte d’Artois n’étaient disposés à adopter une monarchie constitutionnelle.

              "Plutôt scier du bois que régner à la façon du roi d’Angleterre." Comte d’Artois, futur Charles X, chassé par la révolution de 1830.

              Pour votre "génocide vendéen", des présisions seraient les bienvenues.


            • Internaute Internaute 20 février 2008 11:59

              C’est tout à fait juste et l’auteur participe de cette dichotomie de la société. Rappelons tout de même que les premières mutuelles ouvrières et les établissements de réinsertion sociale des prisonniers on été créés par la noblesse, en l’occurence par l’entourage de la Marquise de Sévigné. Bien entendu cela était inadmissible pour les socialos au pouvoir qui ne pouvaient tolérer qu’une avancée sociale ne soit pas contrôlée par eux-mêmes et l’horrible ministre Combes s’est empressé d’interdire toute mutuelle d’origine privée.

              Il est arrivé la même histoire à Louis Renault. Les communistes se sont empressés de l’éliminer comme "collabos" (l’épithète qui tue) dés qu’ils ont appris qu’il léguait ses usines à ses ouvriers. C’est vrai quoi ; comment va-t-on alimenter la lutte des classes si les patrons se mettent à léguer leurs usines aux ouvriers. Il faut absolument pour que le PC existe que le transfert d’un telle propriété se fasse de haute lutte, sanguinaire si possible.

              On n’a pas voulu des patrons paternalistes comme les Wendel, Empain, Bergès, Renault, Michelin ou Boussac qui donnaient à leurs employés un niveau de vie enviable. On préfère sans doute subir les grands financiers internationaux qui proposent aux employés français une lettre de reconversion en Europe de l’Est avec un salaire divisé par quatre.

              Le véritable problème des gens de "gauche" est qu’ils ont manipulé les pauvres pour prendre le pouvoir et qu’ils ont interdit la satisfaction des besoins élémentaires des pauvres parceque sinon ils perdaient leur raison d’être qui est la lutte permanente. Georges Marchais disait lui-même quil fallait créer le mécontentement. Il n’y aura jamais de satisfaction à gauche car la gauche vit du mécontentement et souffle sur les braises lorsqu’il s’éteint.


            • Black Ader 20 février 2008 12:03

              "Les révolutionnaires modérés ne proposaient pas autre chose que le système en vigueur en GB (le grand modèle pour eux) depuis 1689."

               

              Hélas, non. Ils voulaient "regénérer l’humanité" ces cons...


            • Black Ader 20 février 2008 12:32

              "Pas avec des caisses vides, les mensonges de Necker et l’arrogance de l’Eglise toute puissante financièrement, mais qui ne fit rien pour venir en aide au roi."

               

              On ne voit effectivement pas pourquoi l’Eglise serait venu aider l’Etat (? ???)

               

              "La confiscation des biens du clergé (justifiée), la condamnation du pape (origine discutée) de la Constitution civile du clergé conrtibua à diviser l’opinion publique."

               

              Justifié ?? Rien ne peut la justifier, au contraire ! c’est du vol pur et simple, copie conforme des spoliations des biens juifs par les nazi..

               

               

              "Le véritable problème des gens de "gauche" est qu’ils ont manipulé les pauvres pour prendre le pouvoir et qu’ils ont interdit la satisfaction des besoins élémentaires des pauvres parceque sinon ils perdaient leur raison d’être qui est la lutte permanente."

              Tiens, vous comprenez ca, enfin ?

               

              "Pour votre "génocide vendéen", des présisions seraient les bienvenues."

              Rien. Aprés l’écrasement de la révolte en vendée, la convention à décider un populicide complet de la vendée et de la Bretagne, mais la mort de Robesspierre à arreter l’opération à 120/200.000 liquidations. Et comme ces gens sont des paysans "on oublira", dixit un député..

               


            • armand armand 20 février 2008 12:43

              Précisions :

              Tout d’abord, aucune comparaison possible entre une vraie monarchie - même constitutionnelle - fondée sur la durée, où le monarque fait appel aux talents les plus en vue tout en s’appuyant sur les corps constitués, et une monarchie élective, fondée uniquement sur les résultats plébiscitaires, limités dans le temps, et où chaque changement de parti se traduit par un ’spoils system’ au profit des partisans dudit candidat élu.

              Maintenant, même élu dans ces conditions, le chef d’Etat peut incarner la nation dans sa continuité et se concentrer sur ses taches régaliennes. Ce qui n’est pas le cas de Sarkozy.

              Quant aux princes qui s’opposaient à la monarchie constitutionnelle, le futur Louis XVIII s’y est rallié - inaugurant d’ailleurs la première époque de véritable débat parlementaire à peu près libre. Le futur Charles X, je vous l’accorde, y a été hostile jusqu’à la fin. Mais à lui seul il ne pouvait en entraver le progrès.

              Ceci dit, si on considère les initiatives prises pendant son règne on constate qu’un roi du XIXe siècle était infiniment moins interventionniste qu’un président du début du XXIe... et que le bon peuple, pour un oui ou un non, élevait des barricades en plein Paris.

              Pour la Vendée, sa destruction a été décrétée par la Convention parce qu’elle s’opposait à la levée en masse ainsi qu’à la constitution civile du clergé, et les massacres perpétrés par les ’colonnes infernales’ sont bien documentées par les historiens.


            • Black Ader 20 février 2008 12:55

              "Pour la Vendée, sa destruction a été décrétée par la Convention parce qu’elle s’opposait à la levée en masse ainsi qu’à la constitution civile du clergé, et les massacres perpétrés par les ’colonnes infernales’ sont bien documentées par les historiens."

               

              Comme les reste de la France, la vendée était en résistance. Mais alors qu’ailleur l’armée à zigouiller des otages, en vendée, il n’y avait pas de grande ville, donc pas de tête à couper. D’ou une résistance plus longue, et les vendéen déclaré non hommes, à exterminer, en premier lieu les femmes et les enfants. D’ou savonettes, cheveux et pentalon en cuir humain..


            • 5A3N5D 20 février 2008 13:19

              @ Armand,

              "Pour la Vendée, sa destruction a été décrétée par la Convention parce qu’elle s’opposait à la levée en masse ainsi qu’à la constitution civile du clergé, et les massacres perpétrés par les ’colonnes infernales’ sont bien documentées par les historiens."

              Avez-vous entendu parler de la Vendée Militaire ? Sa destruction a été décrétée ? Ainsi, on décrêtait à l’avance le nombre de morts sur un champ de bataille ?

              "massacres très bien documentés par les historiens."

              Lesquels ?


            • armand armand 20 février 2008 14:18

              Ah bon, la Convention n’a pas dépêché les colonnes infernales avec ordre de tout brûler, tout massacrer ? Pas surprenant, d’ailleurs, de la part de conventionnels qui s’inspiraient des Romains et de leur destruction de Carthage. On peut du moins leur accorder une certaine franchise.

              Quant aux historiens, citez-m’en plutôt qui contestent l’ampleur des massacres et des destructions ?


            • 5A3N5D 20 février 2008 14:31

              Et moi, je vous demande de m’en citer qui soient "très bien documentés", comme vous l’avez affirmé. Ne renversez pas à la fois les rôles et la charge de la preuve.


            • Ben 20 février 2008 20:09

              Ah vous nous fatiguez, là voici votre liste, en bas de l’article. J’ai pris le premier site qui me tombait sous la main avec les mots clés "génocide vendéen" sur Google.

               

              http://www.genocide-vendeen.com/articles.php?lng=fr&pg=223

               

              L’histoire de France ne commence pas à la révolution Française. La royauté, les deux empires et les cinq républiques ont tous commis des erreurs. Soyez capable de reconnaître les forces et les faiblesses de chaque régime.


            • JL JL 20 février 2008 11:47

              Un article qui mérite qu’on s’y intéresse. Si les charges sociales n’existaient pas, les employeurs les ineventeraient. C’est d’ailleurs ce qu’ils ont fait !

              Mais comme tout passe, tout lasse, et qu’on oublie le pourquoi du comment, ceux qui prétendent réinventer la roue, et surtout nous fourguer de l’assurance privée en même temps que faire baisser le coût du travail ont inventer la mondialisation libérale qui leur permet de prétendre que payer des charges sociales décourage de travailler.

              Il est évident que s’il est un secteur qui ne devrait pas générer des profits privés, c’est bien le domaine de l’assurance, puisqu’aucune assurance ne saurait apporter de plus values, seulement un service. Les fonds de pension sont une hérésie sociale : un cancer de la civilisation. Lâcher la retraite par répartition pour les fonds de pension c’est lâcher la proie pour l’ombre.


              • alberto alberto 20 février 2008 12:01

                Bonjour, Gasty :

                Pal mal ce petit rappel historique des luttes sociales qui dans ce cadre ne peut qu’être synthétique...

                Mais aujourd’hui, ce qu’il faudrait, c’est pouvoir exporter ces évolutions sociales en Chine et en Inde pour lutter à armes égales sinon, à ton avis, qu’est ce qui va nous arriver ?

                Bien à toi.


                • Gasty Gasty 20 février 2008 15:07

                  @ alberto Bonjour,

                  Exporter ces évolutions sociales oui ! Pour le moment ce sont des groupes comme Kelber racheté par Michelin qui délocalisent dans le seul but d’augmenter leurs bénéfices au détriments de ses ouvriers y compris ceux de la chine ou de l’inde sous payé et exploité. Les richesses sont détournés et après cela on nous parle de la faillites de notre société.

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