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Accueil du site > Actualités > Société > Où sont nos bistrots d’antan ?

Où sont nos bistrots d’antan ?

Les petits bistrots du coin prennent l’eau... Ces lieux de convivialité d’autrefois se font de plus en plus rares de nos jours. En 1960, la France comptait 200.000 cafés, il n’en subsiste aujourd’hui que 37.000.

 

 

D’après la légende, le mot « bistrot » nous vient des russes cosaques qui ont occupé Paris en 1814 après la chute de l’Empereur, quand ils venaient dans les estaminets boire du café ou plus souvent de la vodka, ils étaient pressés et utilisait le mot « Bystro  » qui veut dire "vite" en russe...

 

 

À la fin du XIXe siècle et jusqu’aux années 70, le bistrot était un lieu de convivialité, dans lequel le village, ou le quartier dans les grandes villes, avait habitude de se réunir, pour boire un café, un apéritif, et le client de passage pouvait y trouver de quoi se restaurer avec une sandwich ou un plat du jour.

 

 

Qui n’a pas connu le jambon beurre, le saucisson de campagne, ou l’andouille, servis dans une baguette goûteuse et croustillante, un petit plat maison comme une omelette aux champignons et pommes de terre, un petit salé aux lentilles, ou simplement une steack frites ?

 

 

Aujourd’hui les bistrots ferment et se font rares, à qui la faute ? Il m’est arrivé quelques fois d’atterrir dans un café pour essayer de combler mon estomac, il m’a été répondu qu’il n’y avait pas de pain ! Ou une autre fois où le pain était présent, mais c’était cette fois le pâté ou le saucisson qui relevait de l’aliment pour chien ! Une autre fois, à Rivesaltes, le sandwich au saucisson (rosette) était correct, accompagné d’un ballon de vin et pour finir avec un café, l’addition s’est retrouvée indigeste avec un montant de 12 euros... Autant qu’un repas avec service !

 

 

Les bistrots ferment à la cadence de deux par jour, et c’est dommage, ils sont souvent le dernier lien de convivialité dans certaines régions isolées, l’annexe de l’église ou de l’entreprise. Le café du commerce, celui des brèves de comptoir et des « becs en zinc » chers à Marcel Pagnol, dans lequel on refait le monde chaque jour, où chacun, et quelles que soient ses opinions politiques, a la possibilité de donner ses opinions sur le monde...

 

 

Quand j’étais gosse, notre père nous emmenait au bistrot boire un diabolo, cela nous permettait de discuter, de participer à la vie de la société, se faire des copains, il y avait le flipper ou le baby foot, le juke box qui diffusait nos chansons préférées.

 

 

Et puis maintenant, il y aussi le pandore qui traque le client à la sortie de l’établissement, bien que je sois contre l’alcoolémie au volant, les mesures drastiques limitent la fréquentation des bistrots... Et maintenant il va y voir les restrictions sur le tabac, cela annonce la mort certaine de tous les établissements ruraux.

 

 

Les gens vont rester maintenant chez eux pour continuer à picoler, fumer, et cultiver de plus en plus l’individualisme, n’ayant plus la possibilité de partager avec d’autres. Cela va faire les grands jours de la restauration rapide, je vais acheter un macquedu ou une pizza, et je rapporte ça chez moi en bouffant cette merde devant la télé, principalement branchée sur TF1 ou M6, accompagné de tous ce qui me tombe sous la main, bière pinard ou autres alcools forts !

 

 

La malbouffe, le torchage à la maison, l’abrutissement audiovisuel, tout cela est autorisé, puisque cela relève du domaine privé... mais le côté social et raisonnable aura disparu...

 

 

Demandons-nous ce qu’il serait advenu de nos grands poètes, Prévert, Verlaine, Aragon, Rimbaud, Desnos, Gainsbourg, Baudelaire, Mallarmé, Apollinaire, Beauvoir, ou Sartre, s’ils n’avaient pas eu un bistrot pour écrire leur littérature ?

 

 

Mais où sont nos bistrots d’antan ?

 

 


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142 réactions à cet article    


  • Nicolas Nicolas 30 mai 2007 10:08

    Y a plus que des fonctionnaires et des étudiants dans les bistro. Les autres ont du travail.


    • FrihD FrihD 30 mai 2007 10:29

      C’est vrai que les gens discutent autour de la machine à café maintenant. Les brèves de comptoir de Gouriot laissent place à Caméra Café de Solo.

      Sinon, je pense qu’il faudrait différencier « pizza » et « pizza ». Pour moi la pizza n’est pas toujours de la malbouffe (mais j’ai vu des collocs italiens s’en faire des surgelées).


    • Olivier de Termes Olivier de Termes 30 mai 2007 11:01

      Ça c’est sûr, il y a pizza et pizza, quand j’en ai parlé c’était pour caricaturer ce qui se fait de plus mauvais, le produit à la chaîne qui sort de chez Hut et cie...

      J’ai près de chez moi à Trèbes, un resto qui fait des pizzas du tonnerre de dieu, le patron est un ancien légionnaire autrichien, comme quoi la nationalité italienne n’est pas une nécessité pour savoir cuisiner !


    • Battement d’elle 30 mai 2007 21:31

      @ nicolas

      .... et vous vous commencez à nous gonfler ! si vous alliez prendre votre tisane au bistro : depuis des jours vous polluez chaque article, et lorsque l’on vérifie, vous êtes en permanence sur agoravox : en d’autres termes.... le seul oisif ici : c’est vous !


    • Gasty Gasty 30 mai 2007 10:14

      il faudrait créer une journée sans rien. Histoire de désemparer la populace et la faire sortir de chez son téléviseur.

      Tous les feux au rouge, les rues en sens interdit, les hypers fermés, les curés en soutane (pour les cathos)et les 68 en slogans.


      • Gasty Gasty 30 mai 2007 10:16

        Et le Nicolas avec une plume au cul.


      • LE CHAT LE CHAT 30 mai 2007 10:19

        @GASTY

        oui oui , une journée Charles Ingalls revival ! smiley ça serait cool !


      • Nicolas Nicolas 30 mai 2007 11:02

        « Histoire de désemparer la populace et la faire sortir de chez son téléviseur. »

        Au contraire, moi j’aimerai bien que la populace des cité reste devant sa télé, si tu vois ce que je veux dire !!


      • Gasty Gasty 30 mai 2007 11:30

        Pour te promener seul dans la rue avec ta plume ?


      • Nicolas Nicolas 30 mai 2007 10:23

        Y a plus que des fonctionnaires et des étudiants dans les bistro. Les autres ont du travail.


        • Yannick J. Yannick J. 30 mai 2007 14:31

          Aaahhh mon cher nicolas... là en deux journées vous venez de détrôner à mes yeux en tout cas les pires commentateurs de ce site...

          des gens comme vous sont des curiosités d’un autres siècle et c’est bien que des gens comme vous existent encore, ça nous permet de comprendre les principes de l’évolution de notre société dans ce qu’elle a de meilleur... si si !! je vous promet, ne changez pas, au moins ça donne le sourrire de vous lire !!!

          euuhh.... quoi ???? ce n’est pas du second degré ce que vous écrivez ????


        • Darkfox 30 mai 2007 10:39

          Bon article qui montre très bien la fin d’une époque. En effet, les cafés et bars deviennent de plus en plus rares. Avec les alcotest à la sortie, le fait des taxes qui grimpe nt à vitesse grand V, le peu de repreneur ( les propriétaires (les anciens) ont tendance à faire exploser les prix !) et le fait que tous veulent travailler à 35 h ( un café qui ouvre 35h et un café qui va mourir..) font que les cafés se réduisent et ne devraient plus survivre. Bientot, seul quelques « bars branchés » en ville ou « Bars dancant » ne pourront que survivre mais les petits villages devraient voir disparaitre ce type d’endroits autrefois convivial et qui permettait de nouer des liens.

           smiley


          • Niamastrachno Niamastrachno 30 mai 2007 14:13

            tu radotes nicolas tu radotes... M’étonnes pas en fait


          • Niamastrachno Niamastrachno 30 mai 2007 14:51

            Sympathique petit article !

            Je souhaiterai apporter ma pierre à cette constatation qui me semble bien plus alarmante que ne laisse le penser au 1er abord ce constat indéniable : où sont passés les lieux de convivialité ?

            Pour ma part je vis au beau milieu de Panam - je parlerai donc de ma ville hein pas d’amalgame - où l’on trouve à boire et à manger (au sens propre comme au figuré) et dont l’alimentation en lieux de convivialité est très variable d’un arrondissement à un autre...

            On parle ici de bistrots, bar, cafés lieux que j’ai un peu de mal à différencier mais qui en tout état de cause ont effectivement tendance à disparaître. Il y a à mon sens plusieurs symptômes sans équivoque :

            1. les gens ne vont plus dans les bistrots (TF1, M6, claire-chazal, qui veut gagner de la tune)

            2. beaucoup de bar sont rachetés par des chinois

            3. peu de gens s’identifient à la culture chinoise bien que ceux-ci s’intègrent assez facilement dans le décors (mais ce sont souvent des rapias, business is business, pas de demi gratos à la 3ème tournée etc... smiley

            4. Les auvergnats ont un lobbying énorme sur ce type de commerce et tuent dans l’oeuf la concurrence (véridique)

            5. Les bars bobo s’étendent, ce qui me fait franchement mal au ... sachant que je déteste ces ambiances lubrifiées où il est censé résonner la convivialité alors que ce n’est que du m’as-tu-vu primaire, le lieu privilégié de rencontre des étudiants en commerce (j’exagère mais il y a du vrai) et où le verre de vin équivaut au tiers du smic

            6. Une société qui s’arque boute sur les pires fondamentaux d’Aldous Huxley

            7. Une idée selon laquelle une vie doit être absolument irréprochable (cf le nain en jogging)

            8. Une idée selon laquelle il n’y a de place que pour le business (combien de bars ne faisaient pas fortune en leur temps, aujourd’hui c’est de l’ordre du crime, une banque ne soutiendra jamais un cafetier passionné limite financièrement)

            9. etc...

            Autre chose qui me vient à l’esprit, c’est la disparition des petits commerces qui tient de fait du même principe : un remplacement inexorable des petits commerces par les grandes enseignes dénature la relation client / commerçant.

            Il y a une nette différence entre aller chez le boucher (nanar et josette) et acheter de la viande hachée au super du coin (même si on connaît le responsable de rayon).

            Il n’y a qu’à voir les pubs à la con qu’on nous sert à la pelle : « vous ne viendrez plus chez nous par hasard », « notre priorité c’est vous » etc... autant de mentises éhontées qui feraient rougir les joues de tous les saints. Preuve s’il en est que la demande existe...

            Evolution majeure que je constate et qui set relativement jeune mais bien réelle et terriblement sournoise, le remplacement du « reubeu » du coin soumis à rude concurrence par... le monop’ (hybride de reubeu ouvert jusqu’à 2h du mat’, 2x plus cher que chez le reubeu lui-même 2x plus cher qu’ailleurs !), les distributeurs automatiques de sandwichs, boissons, PQ (véridique)etc...

            Bref, c’est môche, j’ai du mal à accepter qu’on préfère s’étendre sur du sky plutôt que de chevaucher savamment un chaise de bistrot, je ne connais personne de mon quartier (ou si peu) là où avant nous nous connaissions tous et étions moins assujettis à ces disputes aveugles de voisinage, parce que la télé est trop forte ou que les poubelles sont sur le palier...

            Une des dernières initiatives de la mairie de paris sont les soirées de quartier, ça marche bien mais il y a toujours des biens pensants pour gueuler depuis leurs fenêtre à 19h...

            Bref, j’ai toujours un p’tit bistrot, mais il n’est pas dans mon quartier et ça me fait bien chier...


          • Darkfox 30 mai 2007 16:42

            tu radotes Nicolas ? je m’appelle pas Nicolas.

            et pour continuer sur votre lancé, de manière général c’est la mêm chose pour la structure familliale. Depuis quand n’avez vous pas fait de partie de richesse du monde, monopolie, Cluedo et autre jeu de société avec vos amis voir avec vos enfants... C’est sur qu’après discuter avec des gens, sociabiliser ca devient dur..


          • Darkfox 30 mai 2007 16:46

            tu radotes Nicolas ? je m’appelle pas Nicolas.

            et pour continuer sur votre lancé, de manière général c’est la mêm chose pour la structure familliale. Depuis quand n’avez vous pas fait de partie de richesse du monde, monopolie, Cluedo et autre jeu de société avec vos amis voir avec vos enfants... C’est sur qu’après discuter avec des gens, sociabiliser ca devient dur..


          • Niamastrachno Niamastrachno 30 mai 2007 17:27

            pas toi l’autre nicolas, celui qui lance : « Y a plus que des fonctionnaires et des étudiants dans les bistro. Les autres ont du travail. » vala


          • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 30 mai 2007 11:08

            Oui, c’est un triste constat, en effet. Et ce qui touche les zones rurales concerne aussi les villes. Quel désespoir de se balader dans des rues où tous les volets sont clos après 20 heures et où il reste seulement, avec un peu de « chance », la vitrine clinquante d’une chaîne quelconque avec un intérieur « designé » sous les néons, du mauvais vin quand ils en servent (bière pour tous, sinon) et pas un petit sandwich, effectivement, à se mettre sous la dent.

            Il va falloir ouvrir l’équivalent de « speakeasy », ces bars à fond secret où l’on se retrouverait pour boire un coup aux Etats-Unis, du temps de la Prohibition. Juste pour retrouver, comme le raconte l’auteur, la saveur ancienne d’une convivialité en perte de vitesse.


            • Marie Pierre 30 mai 2007 11:40

              Salut Cosmic,

              Même en Bretagne, les cafés de village ferment... En ville, c’est différent : il y a ceux qui ferment à 20 heures, à 23 heures et, notre spécialité, les pubs.

              Enquête récente sur Ouest-France, à propos de la disparition des cafés : coût des consommations, peur du gendarme, espaces trop enfumés.

              Un lien sur Bernard Dimey , qui a si bien célébré les cafés.


            • Olivier de Termes Olivier de Termes 30 mai 2007 11:39

              Salut Dam, J’ai cité Sartre uniquement pour faire plaisir aux gauchistes qui fréquentent ce forum... J’ai un certain dégoût pour ce mec qui a utilisé les ouvriers en 68, un peu comme Lang qui se fait élire à Boulogne alors qu’il habite place des Vosges méprisant l’ouvrier et le pêcheur !


            • Charlouss Charlouss 30 mai 2007 11:16

              J’enchaîne sur les états unis que je connais bien. En effet dans ce pays qui bon gré mal gré nous sert d’étalon les bistrots n’existe pas - par manque d’invasion russe surement-. Même à New York les imitations de bistrots français dans meat packing ne sont que de la pâle copie.

              Il convient de constater néanmoins qu’il y a beaucoup de cafés, de starbucks coffee précisément. Moins de coûts fixes, plus d’uniformité et de sucre dans le café, la recette a fait ses preuves !

              Je pense que le couplet de l’exception française, et italienne d’ailleurs, va encore devoir être joué...

              Plus cher mais mieux, moins chacun chez soi et plus ensemble c’est assurément politique non ???

              Tous ensemble, tous ensemble qu’ils disaient ! smiley


              • maxim maxim 30 mai 2007 11:27

                le bistrot....le salon du pauvre .....là où le verre de rouge valait le meme prix que le litre de pinard dans le commerce ,et où un café actuellement vaut le prix du paquet entier ....

                là où les habitués de l’apéro refaisaient le monde ,d’ailleurs j’ai le bouquin « brèves de comptoir » et c’est savoureux ......

                là aussi où les ouvriers se rencontraient à la quinzaine pour régler l’ardoise ,et en rouvrir une autre ,c’est vrai qu’il n’étaient pas pressés de rentrer pour se taper les gueulements des chiarres ,des couches merdeuses ,de la mauvaise humeur de bobonne,de la lessive en route des devoirs des plus grands ,bref des problèmes ménagers ....

                les gars souvent pompettes repartaient sur les vélos fatigués qui connaissaient la route ,comme le cheval ramenait à bon port le charretier bourré .....

                j’ai bien connu cette époque,dans le hameau où j’habitais ,il y avait sept troquets pour un peut être sept à huit cent habitants d’alors ..... et les Dimanches ,les habitués les faisaient les uns après les autres .......

                et nous les salauds de gamins on dégonflait les roues des vélos ,ou on en demontait une qu’on planquait ,et on attendait que le type bourré sorte et se mette à gueuler ....

                quelle époque .....


                • Marie Pierre 30 mai 2007 11:51

                  Maxim,

                  Vu le début de ton texte, voici les paroles d’Ivrogne toujours de Bernard Dimey.

                  C’était Lieusaint, ton hameau ?


                • maxim maxim 30 mai 2007 13:00

                  bonjour Marie Pierre ....

                  mon bled ,c’etait de l’autre bout de la forêt de Senart ,c’était le hameau de Mainville ,commune de Draveil ...

                  à côté de Montgeron et Vigneux sur Seine ,toi tu étais de Quincy à ce que je crois,je connais bien Lieusaint ,qui n’est pas bien loin ,juste la forêt à traverser en direction de Tigery .......

                  à Lieusaint,il y avait une Auberge qui était restée ,j’allais y déjeuner le midi mais dans les années 70,c’est à dire 20 après l’époque que j’évoquais ,bien que dans ce bled ,les habitudes n’avaient pas beaucoup evoluées ....

                  j’avais un petite copine à Quincy ,un amour de colonie de vacances,et je me tapais des bornes en vélo ,pour ce qui n’étaient à l’époque que deux ou trois bisous ,une ballade en se tenant par la main,c’était bien sage à cette époque .....

                  je la regrette un peu cette époque !!!!


                • L'enfoiré L’enfoiré 30 mai 2007 11:37

                  Bonjour Olivier,

                  J’ai aimé ton article. Je suppose que la photo qui te représente n’est pas vraiment d’actu. Nous n’avons jamais eu autant de contacts qu’aujourd’hui, de possibilité d’avoir des copains, des gens pour chater sur internet. On touche toute la terre dans cette ambition. Et pourtant, on ne connaît même plus la tête de celui qui est de l’autre côté du fil.

                  Si par bonheur cela correspond, le serrement de main ne sera jamais d’actualité.

                  Côté positif, cela permet de « gratter » un peu plus le « fond du pot ».

                  Choix de société. Mais tu as raison d’avoir un peu de nostalgie. Cela aide pour le moral. smiley


                  • Olivier de Termes Olivier de Termes 30 mai 2007 11:51

                    Salut Guy, Effectivement, la photo date de 35 ans... Tu me fais penser à mon copain Michel qui travaille à la RTBF. Cordialement. Serge.


                  • Hub. Hub 30 mai 2007 11:39

                    Pour notre société performante et asseptisée le troquet est devenu le symbole de tous les dangers, alcoolisme, tabagisme, jeux, oisiveté et mauvaises rencontres. Cette recherche d’une« société parfaite » qui est entrain de se profiler, composée de gens équilibrés se contentant d’un cercle d’amis à la vertu irréprochable tenant salon autour d’un thé au jasmin en commentant les dernières réformes politiques en termes vaseux et mous pour ne froisser personne, voilà ce qui devrait progressivement remplacer le bistrot.

                    Le bistrot, lieu public de rencontre de tous les publics, tous les possibles, les pires comme les meilleurs, mais n’est-ce pas cela la vrai vie.

                    Hier il y a eu « la journée des voisins », lamentable manifestation de l’individualisme de rigueur les 364 autres jours de l’année. Cette journée créée sur le modèle de la « journée de la femme » et autres journées spécifiques des oubliés des 364 autres jours aurait pour but donc de réunir les gens... comme le faisaient les bistrots. Cela prouve bien que la disparition des bistrots de quartiers, longtemps naturels dans les paysages urbains ou ruraux entrainent ce type d’inventions artificielles qui tente de palier à un manque de vrais lieux de rencontres. Les rencontres d’aujourd’hui risque donc d’être de plus en plus artificielles, dans un monde formaté dont le logiciel bugge dés qu’il y a de la sincérité, de la vie, de la joie de la peine et de la misère, bref tout ce qui faisait nos bistrots.


                    • Gasty Gasty 30 mai 2007 11:57

                      En fait ! c’est peut être bien pour ça qu’on vient ici.

                      Tiens ! je me verse un petit jaune pendant que bobonne n’est pas là !

                      Santé ! smiley


                    • Hub. Hub 30 mai 2007 12:13

                      Ce sera trois glaçons pour moi, merci Gasty ! smiley


                    • Yannick J. Yannick J. 30 mai 2007 14:38

                      Bin vous êtes sympa vous !!! Il y en a plus dans la bouteille !!!!

                      heureusement que j’ai ramené la poire de chez la grand mère d’un pote qui habite dans le cotentin.... fameuse, je vous dis que ça, z’en voulez ???


                    • Yannick J. Yannick J. 30 mai 2007 14:46

                      Je ne suis pas agé dans les termes où je n’ai pas connu le pré-70... En revanche pour avoir dans mes valises plusieurs tours de planète, je n’ai jamais connu ailleurs qu’en france le côté bistrot... une tite bière fraiche ou alors un rillettes/cornibol avec un tit rouge, et du bon hein gégé, pas la piquette des clients !!!

                       smiley


                    • Hub. Hub 30 mai 2007 14:57

                      Ramènes ta poire Yannick c’est l’heure du pousse-café, appelle Gasty, y va pas cracher dessus, même s’il est tombé dedans quand il était petit, aller, cul sec !

                      J’ai des p’tits cigares de derrière les fagots si ça vous tente... la poire et le cigare, c’est un peu comme la tomate et le basilic, l’orange et le chocolat ou encore l’ Epoisse et le Bourgogne, un mariage bénit des dieux... smiley


                    • Yannick J. Yannick J. 30 mai 2007 16:00

                      aaahh ça !!! je le renierait pas !!!

                      tiens j’ai ma guillotine si tu veux !

                      et de longues allumettes...


                    • Hub. Hub 30 mai 2007 16:12

                      Amateur de Monte Christo, je vois !


                    • Yannick J. Yannick J. 30 mai 2007 16:20

                      cognac hors d’age sur byciclette chauffante et cohiba esplandidos sont deux bonheurs dont je rafole !!!!!!!

                      mais mon dijo préféré reste l’armagnac ou alors la prune de souillac...


                    • Hub. Hub 30 mai 2007 16:34

                      OK je suis preneur, on peut faire un échange...

                      J’ai une vieille réserve de gnole de prune et de mirabelle des années 70 qui date de l’époque où la distillation était encore autorisée pour les particuliers, mon grand-père se transformait donc chaque année en bouilleur de cru, il y avait des tonneaux plein son garage dans la banlieue de Stasbourg et ça sentait bon le fruit à 300 m à la ronde...

                      Aujourd’hui cette pratique est désormais interdite, il faut être un professionnel patenté pour distiler, le résultat c’est qu’énormément d’arbres fruitiers ont crevés faute d’ebntretien, sacrifiés sur l’autel de la taxation étatique, tout fout l’camp mon bon monsieur !


                    • Yannick J. Yannick J. 30 mai 2007 17:12

                      Ouais, c’est comme la liqueur du paul !!! avec 200 kg de patattes et 50kg de sciures il te faisait une de ces liqueurs !!!!!!!!!!

                      enfin bon à la fin ils ont arrété d’en vendre ça rendait aveugle les clients...


                    • Gasty Gasty 30 mai 2007 18:08

                      Olà ! Olà ! il était temps que je revienne......c’est tout ce qui reste ??? smiley


                    • NaSH 30 mai 2007 11:40

                      Je ne suis pas d’accord avec le constat de cet article. D’accord, je vie dans une zone balnéaire. Mais je fait cependant la distinction entre bistro, bar, café et pub.

                      je n’aime pas les bistros. Je n’y vais jamais. Ils véhiculent une image vieillotte, dépassée, qu’on retrouve dans les films noir & blanc ou délavé de nos parents. Une espèce de france pré-moderne, qui n’interresse pas les jeunes, et qui ne m’interresse pas. Souvent, bistro rime avec bar PMU. et les PMU.. en général, on y est parce qu’on est perdu et qu’on a pas trouvé un coin sympa pour prendre un verre.

                      Par contre, les cafés, ils y en a plein. Les terrasses sont vite remplie quand il y a un brin de soleil. Le tout est que le coin et la vue soit jolie. J’y traine plutot en fin d’après midi, quand le soleil tape moins fort.

                      Les pubs, sont l’alternative au café. J’y vais en hiver quand on ne peut aller sur les terrasses. Ce sont aussi les alternatives en été de tout ceux qui ne supportent pas la « branchouille attitude ». Musique ROCK anglaise, tout sorte de bieres.. voir meme groupe de musique le soir.

                      Les bar sont souvent des bar « branché », lounge, house.. bar de nuit très cossu ou on doit plus ou moins se montrer. Il y a parfois une piste de danse, et la musique est asser forte en général.

                      Non... franchement, je ne vois pas ce que la mal-bouffe et l’américanisation de la société a a voir avec le problème de la disparition des bistros. Il y a toujours autant de monde qui sort, ou veux sortir. Les choses n’ont pas changée. On peut aller a mac-do, se faire livrer pizza , aller chercher kebab ou chinois.. et alors ? Soit avant on a but un apéro dans un café, soit après, on continu la soirée dans un bar/pub.

                      Les débit de boisson qu’on qualifie de bistros, sont juste ceux qui ne se sont pas adapté aux nouvelles générations. Ils ont juste vieilli avec leur ancienne clientele, et disparatra avec eux.


                      • Marie Pierre 30 mai 2007 11:46

                        A Vannes, il y a des bistrots juste à côté des halles, l’ambiance y est extra : commerçants, clients venus grignoter une tartine avec un muscadet, tables communes... En faisant son marché, c’est sympa d’aller y partager un moment.

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