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Accueil du site > Actualités > Société > Ouverture des commerces le dimanche : pourquoi il faut dépassionner le (...)

Ouverture des commerces le dimanche : pourquoi il faut dépassionner le débat

Les cas se multiplient un peu partout en France : des magasins informent leurs clients, avec regret, qu'ils seront désormais contraints de fermer le dimanche. Les rappels à l'ordre émanant des services préfectoraux pleuvent. Pour les enseignes, la facture est lourde, pouvant aller jusqu'à 30% de chiffre d'affaires perdu et des centaines d’emplois détruits. Pendant ce temps, le commerce en ligne se frotte les mains.

Les acteurs en jeu

Les premiers acteurs sont les commerçants eux-mêmes qui tentent, tant bien que mal, de maintenir le lien de service de proximité avec leur clientèle. Les enseignes franchisées, petits commerces de quartier et autres échoppes locales veulent en majorité ouvrir le dimanche. Portée par les revendications des salariés de la petite et moyenne distribution, certains n’acceptent pas les rigidités actuelles. Le maire PS de Strasbourg entend ainsi interroger la pertinence d’une réglementation figée dans la loi au début du XXème siècle. « Je souhaite faire évoluer la situation sur les commerces de Strasbourg », explique Roland Ries. Car, comme ne manque pas de le remarquer ironiquement le journal L’Alsace, « Capitale européenne oblige, s’acheter une baguette ou une boîte de petits pois doit être possible, même le dimanche  ».

Face à une situation dont il semble continuer à ignorer les enjeux, le gouvernement hésite à remettre à plat un dispositif kafkaïen qui autorise par exemple l’ouverture dominicale des enseignes de jardinerie ou d’ameublement mais la refuse aux magasins de bricolage. Plus ubuesque encore, les commerces alimentaires de quartier sont priés de baisser le rideau à 13h le dimanche, tandis que leur modèle économique repose précisément sur la proximité, l’amplitude horaire et les achats d’appoint ; ce qui induit, naturellement, qu’ils soient ouverts quand les gens sont disponibles. N’évoquons même pas l’existence des fameux périmètres PUCE qui explique, de manière parfaitement irrationnelle, pourquoi certaines rues de Paris sont commerçantes le dimanche, tandis que d’autres sont inertes faute d’autorisation.

Alors que 63% des Français et 78% des Franciliens sont favorables à l’ouverture des commerces le dimanche, selon un récent sondage Ifop, Benoît Hamon, ministre de la Consommation, déclarait sur Europe 1 en novembre 2012, pour justifier son opposition à l'ouverture dominicale : « Ce n'est pas parce que les magasins ouvrent 3h de plus que les Français ont plus d'argent dans leur porte-monnaie... Quelle est cette fable selon laquelle plus les magasins sont ouverts longtemps, plus les gens ont d'argent ?  ». Mauvaise foi ou ignorance d’un fait économique évident ? Il est difficile de trancher. L’achat dominical est par nature différent de celui de l’achat en semaine. Contrairement à l'achat en semaine, qui reste principalement fonctionnel, le dimanche se démarque par l'achat-plaisir. Le ticket de supermarché moyen est de 12 euros en semaine, et 18 le week-end. C’est aussi un achat qui puise davantage dans l’épargne (et il existe dans ce domaine des marges de manœuvre considérables compte-tenu du taux d’épargne record qu’affiche la France). Et rien ne dit que le consommateur qui aurait acheté un produit X ou Y le week-end renouvellera son acte d’achat la semaine…quand il sera supposé être sur son lieu de travail. Les propos du ministre donnent donc une indication sur le brouillard conceptuel dans lequel navigue un gouvernement déconnecté des réalités de la vie quotidienne. Si les magasins restent ouverts plus longtemps, c’est une évidence de dire qu’ils créeront plus d'activité, verseront plus salaires et de charges et doperont in fine ainsi la croissance. Si les commerces gagnent plus d'argent en accroissant leur amplitude horaire, ils paient mécaniquement plus d'impôts et encaissent plus de TVA. L’activité génère de la croissance : c’est une mécanique économique simple à comprendre mais qui semble malheureusement échapper à certains.

La part du lion pour l'e-commerce

Les acteurs du e-commerce, eux, n’ont alors plus qu'à moissonner. Lorsque le client se rend au magasin, quand il dispose du temps nécessaire pour le faire, et qu’il se retrouve devant un rideau fermé, que fait-il ? Remet-il son achat au lendemain ? Peut-être. Sauf que la plupart du temps, le lendemain, il est au travail. Il rentre donc chez lui et allume son ordinateur pour faire ses achats en ligne. Ce n’est pas en soi un problème, certes, à ceci près que le commerce en ligne embauche moins que le commerce physique et qu’une partie importante des acteurs du secteur sont étrangers. Amazon Europe basé au Luxembourg ou Ebay Allemagne, la plus importante branche européenne du géant de l’e-commerce, captent des clients qui auraient pu effectuer leurs achats en ville. Les plus grandes enseignes de la distribution tentent de contourner l’interdiction par le biais par exemple des drives qui permettent à l’internaute de saisir la commande en ligne qu’il passera prendre le lendemain en voiture après sa journée de travail. C’est une compensation pour le client mais une menace pour la collectivité car avec ce système, la création d’emplois est minime, voire nulle.

Une entrave à la compétitivité

La CGT s'est félicitée, le 24 septembre 2012, d'avoir obtenu gain de cause au tribunal de grande instance de Caen qui a fermé de force une supérette locale. Les salariés, eux, se sont étonnés de ne pas même avoir été consultés et n’ont pu que constater que le syndicat était à l’origine de la baisse de leurs revenus. Une aberration sociale en quelque sorte. Il est urgent que les syndicats reprennent contact avec ceux dont ils sont censés défendre les droits. Pourtant efficaces quand ils protègent les employés de décisions injustes, ils perdent de vue -sur le sujet du travail dominical notamment- qu’une majorité des employés qu’ils représentent ne partagent pas leur posture idéologique (60 à 70% sont en faveur du travail dominical - Sondage Ifop 2009). Plutôt que de s’opposer mécaniquement aux aspirations des salariés, ils doivent apprendre à les accompagner pour les aider à tirer les meilleures contreparties possibles.

L’enjeu aujourd’hui auquel salariés et clients sont confrontés est simple : ils doivent faire entendre leurs voix en commun. Toute l’absurdité de la situation revient à confronter des arguments provenant des confédérations, des syndicats, des partis, du gouvernement… bref, de tout le monde, sauf des premiers concernés. En théorie, et compte tenu de la situation économique, la question devrait être tranchée rapidement. Mais dans la pratique, le débat -ou plutôt l’absence de débat- reste aux mains des élites syndicales et politiques. N’espérons pas qu’il faille attendre un taux de chômage à 15% pour que les choses changent enfin.


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47 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 28 septembre 2013 08:08

    Pour le travail dominical sans supplément de rémunération.

    J’ignore si, à ce jour, les modalités relatives au travail dominical sont définitivement arrêtées. Quoi qu’il en soit, il semble qu’il soit politiquement et économiquement stupide de vouloir instaurer le travail dominical avec supplément de rémunération quand il serait si simple de l’instaurer sans supplément de rémunération.

    Pour y parvenir, il suffit d’ôter au dimanche son statut de jour chômé et, simultanément, de donner 52 jours de congés supplémentaires à tous les salariés.

    De cette manière, les tenants du dimanche chômé prendront ces 52 jours de congé durant les 52 dimanches annuels tandis que les autres salariés travailleront durant ces dimanches-là, sans supplément de rémunération.

    Parmi les « travailleurs du dimanche », heureux, on devrait trouver les juifs et les musulmans pratiquants qui, eux, choisiraient de prendre ces 52 jours de congés supplémentaires, respectivement, les samedis et les vendredis.

    Ceci dit, l’intérêt économique de travailler le dimanche est excessivement faible car le pouvoir d’achat n’est pas extensible brutalement au-delà de sa progression « normale » de conjoncture. Donc, le travail du dimanche ne provoquera que des transferts de pouvoir d’achat vers les magasins ouverts.



    • Anaxandre Anaxandre 28 septembre 2013 15:20

        L’erreur est encore une fois ici de ne se prononcer qu’au regard de critères économiques, dont les projections sont par ailleurs toujours sujettes à caution, pour ne pas dire plus, au vu des « experts » mandatés...

        Et l’humain dans tout ça ? Et nos traditions ? Et notre Culture ? 

        Tout ce « progrès » purement consumériste masque de moins en moins efficacement la détresse morale de la France ; cessons d’en rajouter et d’accepter l’inacceptable.

    • fatizo fatizo 28 septembre 2013 08:55

      Pendant ce temps là Bernard Arnault, le patron d’LVMH accumule les milliards .

      Bravo, continuez de vouloir revenir au XIXèe siècle, d’être exploiter par ces gens.
      La prochaine étape c’est quoi ?
      Supprimer les congés payés , travailler 50 heures par semaine .
      Vous y viendrez à force de baisser votre froc .

      • Kern Kern 28 septembre 2013 12:35

        @ Fatizo


        « Pendant ce temps là Bernard Arnault, le patron d’LVMH accumule les milliards »

        Bernard Arnault ? ce nom me dit quelque chose ...

        Mais oui.. !!!! suis-je bête : le patron dont la fortune s’est trouvée augmentée de 25 % depuis que les socialistes sont revenus au pouvoir


        J’espére qu’il à voté socialiste ce bien heureux

        Fatizo ; une bise à Rosemar smiley




      • foufouille foufouille 28 septembre 2013 11:52

        « Ce n’est pas parce que les magasins ouvrent 3h de plus que les Français ont plus d’argent dans leur porte-monnaie... Quelle est cette fable selon laquelle plus les magasins sont ouverts longtemps, plus les gens ont d’argent ?  ».

        donc ils plus d’argent a dépenser ?


        • colza 28 septembre 2013 12:43

          Et parmi tous ces braves gens qui sont pour l’ouverture des commerces le dimanche, combien sont-ils à être d’accord pour travailler eux-mêmes le dimanche ?
          Et vous-même, l’auteur, êtes-vous prêt à travailler le dimanche ?
          Ceci dit, la solution du premier intervenant me semble intéressante. Je l’étendrais même à un crédit égal au nombre de jours fériés que nous avons dans l’année, afin que chacun puisse prendre ses jours en fonction de... ce qu’il veut !


          • rocla+ rocla+ 28 septembre 2013 12:43

            Ce que j’ ai du mal à réaliser c ’est pourquoi tant de gens râlent contre

             ces salauds de patrons et que jamais aucun de ceux là crée une boite pour 
            montrer l’ exemple .

            Il s’ agit donc bien d’ espèces de râleurs ....et puis plus rien.

            • beo111 beo111 28 septembre 2013 14:53

              Je pense que ça dépend du secteur d’activité. Dans le mien pour se mettre à son compte, il faut d’enthousiasme, du fric, et de la chance ; ce n’est pas donné à tout le monde.



            • pissefroid pissefroid 28 septembre 2013 13:14

              Cela me rappelle l’histoire du calendrier républicain (1792).
              Des révolutionnaires bien bourgeois dans leurs comportements,
              sous couvert d’anticléricalisme,
              ont inventé le calendrier républicain.

              L’intérêt pour ces bourgeois est que,
              au lieu de un jour de repos par semaine de sept jours,
              il y avait, avec le nouveau calendrier, un jour de repos par décade.

              C’était juste un souvenir.


              • Anaxandre Anaxandre 28 septembre 2013 15:11

                  Très bon rappel qui n’a pas l’air d’émouvoir, ni même d’intéresser nos héritiers de la Révolution... bourgeoise.


              • rocla+ rocla+ 28 septembre 2013 13:47

                Moi ce dimanche je déballe sur une foire . 


                De 6 heures à 19 heures .

                Et c ’est dimanche et tout va bien .... smiley

                • colza 28 septembre 2013 16:43

                  Oui, mais vous avez choisi de le faire, comme moi lorsque je fabriquais des bijoux avec ma compagne.
                  Là, on parle de personnes qui, n’en doutons pas, seront rapidement « volontaires d’office » si le système se répand.
                  Dommage que demain le temps ne soit pas vraiment de la partie, parce que les foires ça peut être sympa quand on n’est pas obligé de mettre des joues tout autour du pépin pour protéger sa précieuse marchandise smiley


                • TSS 30 septembre 2013 09:45

                  Cà c’est du vide-grenier ,cela n’a rien à voir avec le « taf »,il ne faut pas tout melanger... !!


                • Robert GIL ROBERT GIL 28 septembre 2013 13:48

                  Il faut se battre contre l’ouverture du dimanche, car bientôt on nous dira que 5 semaines de congés c’est trop. Si tout le monde travaille le dimanche à quand les retrouvailles familiales ? Qui gardera vos enfants lorsque vous aussi vous travaillerez le dimanche ? Il faut éviter que le travail dominical dans les magasins ne fasse tache d’huile dans d’autres secteurs d’activités, comme les banques, les garagistes, les magasins de bricolage ou les administrations. Peu à peu tous les secteurs commerciaux et industriels, le bâtiment, les usines et les transports routiers n’auront plus de jours de repos définis. Le dimanche sera un jour comme un autre et sera payé comme un autre jour.
                   Mieux vaut se battre pour des augmentations de salaires que pour travailler le dimanche...

                  voir : TRAVAIL DU DIMANCHE : BIENTOT OBLIGATOIRE ?


                  • rocla+ rocla+ 28 septembre 2013 13:51

                    C ’est contre la bêtise humaine  qu’ il faut se battre , il y a du boulot ....



                    Lien : le travail du dimanche  ? chacun fait ce qu’ il veut . 

                    Autre lien : et c’ est tant mieux . 

                    3 ième et dernier lien : ceux que ça intéresse pas , je les oblige à rien , moi .

                    Au contraire de ceux qui imposent leur point de vue . 

                    • Fergus Fergus 28 septembre 2013 13:55

                      Bonjour, Ferdinand.

                      En écrivant « Le ticket de supermarché moyen est de 12 euros en semaine, et 18 le week-end », vous ne démontrez rien, sinon que l’on se concentre en semaine, le plus rapidement possible, sur les achats du quotidien, le reste étant remis au dimanche lorsqu’on dispose de plus de temps pour arpenter les rayons à la recherche de ces produits plus occasionnels dont on a tout autant besoin mais dont l’acquisition est moins urgente.

                      Dans les commentaires d’un autre article, j’ai évoqué l’Alsace. A part quelques bistrots et restaurants dans les quartiers et villages les plus touristiques, tout y est fermé le dimanche et l’on n’a jamais entendu dire que les Alsaciens en souffrent.

                      Généraliser le travail du dimanche serait en outre la porte ouverte au travail de nuit (étape suivante) comme cela se pratique déjà très largement en Grande-Bretagne.

                      Les Français sont les premiers à râler quand leur patron leur impose des horaires inadaptés à leur vie de famille et à la qualité de leur repos, mais ils réclament avec la même énergie que les autres bossent le soir ou le dimanche pour leur convenance personnelle. Allez comprendre !

                      Il est vrai que ces mêmes Français sont ceux qui pestent contre le chômage mais sont en train de jeter des milliers de salariés dans la rue en adoptant le « scan express » dans les hypermarchés. Ces gens-là ne mériteraient-ils pas de subir dans leur travail ce qu’ils font subir aux autres ?


                      • ZenZoe ZenZoe 28 septembre 2013 15:37

                        Fergus,
                        J’aime bien vos deux derniers paragraphes. Tellement vrais !

                        On voit bien qu’il y a un réel débat de société avec ce sujet. Evidemment que l’ouverture le dimanche a du sens, mais comment garantir que les salariés seront vraiment volontaires et pas forcés ? Déjà, si les salaires de base étaient satisfaisants, y aurait-il autant de « volontaires » pour le travail dominical ?
                        A titre personnel quand même, je trouve qu’une interdiction pure et simple est stupide. Il y a des gens que le travail dominical et de nuit ne gêne pas après tout, il ne faut pas le nier. Moi-même, je l’ai fait quand j’étais jeune et j’ai bien aimé. Après évidemment, ça se complique avec une famille - mais on peut toujours trouver des solutions. La boite où je travaillais de nuit (ce n’était pas en France, il faut le préciser) fournissait une crèche de nuit, remboursait le taxi pour ceux qui n’avaient pas de voiture, et avait même proposé aux femmes des cours d’auto-défense. Tout ça pour dire que si on veut vraiment...


                      • epicure 29 septembre 2013 17:55

                        oui comme tu as les salopard d’égoïstes qui interdisent aux courageux voleurs de les voler.
                        Quel monde pourri, vive la société de la licence où tout sera permis, surtout d’exploiter et nuire à son prochain.


                      • epicure 29 septembre 2013 17:59

                        Petit rappel de base : ce qui n’est pas interdit est autorisé.
                        Si tu n’interdit aps les situations d’exploitation, c’est que tu les autorises, tu les admets.
                        Donc ne viens pas culpabiliser les gens de pas se faire exploiter parce que tu veux autoriser les exploiteurs d’exploiter leurs salariés tout au long de la semaine.
                        Ce que tu prônes au final ce n’est pas l’élèvement de ceux qui travaillent mais bien leur abaissement, car l’exploitation abaisse celui qui travaille.


                      • Alex Alex 28 septembre 2013 16:04

                        Le plus amusant de ce débat est que l’on ne demande pas leur avis aux employés.

                        Les commerces concernés étant les grandes surfaces, le personnel y est suffisamment nombreux pour que certains préfèrent ne pas bosser, et que d’autres, pour des raisons diverses, acceptent de travailler en échange d’une prime substantielle. (Même chose pour la retraite : certains préfèrent bosser plus longtemps – voyez les politiques – et d’autres moins.)

                        Le débat devrait donc tenir compte de l’avis des salariés et du dédommagement pour travail le week-end ; suivant les résultats par boîte, chaque patron pourrait décider de fermer ou rester ouvert.

                        Je pense qu’il faudrait aussi envisager d’interdire tout travail le dimanche aux commerces d’alimentation, hôpitaux, pompiers, etc.
                        Sinon, ce serait une discrimination insupportable.


                        • epicure 29 septembre 2013 18:05

                          De la théorie à la pratique il y a un grand pas que tu oublies.
                          Pour que ce que tu dise soit valable, il faudrait que les employés et les employeurs soient sur un pied d’égalité. Ce qui n’est pas le cas.
                          Tabler sur la bonne volonté des patrons, c’est donc laisser les moins scrupuleux exploiter leurs employés sans restriction.
                          Et c’est pour ça que compter uniquement sur le volontariat est utopique, car les patrons ont des moyens de faire pressions sur leurs employés pour en faire des volontaires mal grès eux.


                        • non667 28 septembre 2013 16:08

                          travail du dimanche =
                          1°attaque de la grande distribution contre la petite et contre les employés qui une fois le système généralisé ne seront plus payés en plus !
                          2° attaque contre le calendrier et les coutumes chrétiennes pour permettre aux juifs de faire leur chabat tranquille et de récupérer les clients dimanche
                          3° plus généralement et a plus long terme l’annualisation du temps de travail commerce et entreprises procède de ces buts (1° et 2° )


                          • bakerstreet bakerstreet 28 septembre 2013 19:18

                            L’état a raison de prendre aux portefeuilles ces multinationales. 

                            Leur portefeuille, c’est leurs couilles. 
                            Ils n’entendent que cet argument. 

                            Pas la peine d’être grand clerc pour ne pas mordre aux gros hameçons, ces employés pris en otage, et exigeant devant les caméras, l’ouverture le dimanche. 

                            On croierait des types faits prisonnier par al caïda....


                            • rocla+ rocla+ 28 septembre 2013 19:38

                              Il me le semblait aussi j’ ai vu Bin Laden et trois islamistes pointant 

                              une kalasch sur les employés en otage . 

                              Y en a qui sont niqués à tous les étages ... smiley

                              • Fergus Fergus 28 septembre 2013 19:58

                                Bonjour, Soleil.

                                Sur ce dernier point, je me permets de mettre en lien un article que j’avais écrit en mars 2011 : L’agonie commerciale des quartiers centraux : l’exemple de Parthenay.


                              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 28 septembre 2013 20:01

                                En plein dans le mille Sampiéro...Vider les centre-ville de leurs commerçants ,travail de longue haleine de nos polititocards depuis longtemps ...

                                 


                              • Fergus Fergus 28 septembre 2013 20:11

                                Bonsoir, Aita Pea Pea.

                                Je vous invite à lire l’article que j’ai mis en lien pour faire suite au commentaire de Sampiero. Il illustre cette réalité que beaucoup refusent de voir.


                              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 28 septembre 2013 20:21

                                Salut fergus ,bon article ...

                                Aussi :

                                Prix du terrain moins cher en periphérie

                                Concurrence non régulée des multiples taxes communales

                                Corruption des élus (voir Longuet fin des 80)

                                Absence de l’état pour dire stop (décentralisation)

                                ETC.....ETC


                              • Fergus Fergus 28 septembre 2013 20:27

                                @ Aita Pea Pea.

                                Eh oui ! Mais l’on est là, une fois de plus, bien loin des promesses des élus. Ce constat sur Parthenay, ville que j’apprécie tout particulièrement, j’aurais pu le faire, malheureusement, dans de nombreuses autres villes de France que j’apprécie tout autant et qui sombrent, confrontées aux mêmes comportements. Franchement, cela fait mal au cœur.

                                Bonne soirée.


                              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 28 septembre 2013 20:41

                                Oui ,ça fait mal aux tripes ...Mais la roue tourne ;

                                Déplacements de plus en plus chers

                                Baisse des loyers en centres qui attireront les jeunes,dans un premier temps

                                Vieillissement de la population...etc etc

                                La proximité a de l’avenir ...Pourquoi Carouf investit les centres ?...Sont pas cons !


                              • rocla+ rocla+ 28 septembre 2013 19:52

                                IL arrivera un jour , et il est de plus en plus près , où ce ne sera pas une bande d’ hurluberlus qui décidera ce qui sied au plus grand nombre et ce sera très bien .


                                En attendant tous les Français payent la quittance d’ électricité  des 
                                salariés EDF  et  je ne vois personne se lever contre ce genre d’ iniquité . 

                                Les salauds ne sont pas ceux qu’ on croit .

                                • Fergus Fergus 28 septembre 2013 20:08

                                  Salut, Capitaine.

                                  Les avantages en nature ne sont pas l’apanage des seuls services publics. Dans l’un d’eux, une DRH ambitieuse nouvellement arrivée pour faire le ménage dans les « avantages » dont bénéficiaient les employés a fait réaliser un audit portant sur une dizaine de groupes, moitié privés, moitié publics, en escomptant trouver là matière à remettre en cause les prétendus avantages des salariés de son nouvel employeur. Hélas pour elle, la dame a dû déchanter, les avantages, de natures différentes, étaient grosso modo équivalents entre public et privé, et la boîte où elle exerçait ses talents de DRH n’était pointée que dans la 2e moitié du classement. Le rapport d’audit a fini à la poubelle et les syndicats en rigolent encore !

                                  Tout cela pour dire que les choses ne sont pas si simples, et qu’il n’y a pas les cigales d’un côté et les fourmis de l’autre.

                                  Bonne soirée.


                                • foufouille foufouille 28 septembre 2013 20:25

                                  chaque petit patron déduit, en général, de ses revenus brusts : loyer edf chauffage voiture essence, etc (sauf les auto entrepreneurs)
                                  ce qui fait moins d« impots » a payer


                                • rocla+ rocla+ 28 septembre 2013 20:39

                                  Bonsoir Fergus ,


                                  En effet il y a des disparités et des iniquités partout .

                                  La plus courante , pour nous , étant celle de naitre dans un pays où
                                  on se tire pas dessus en faisant des milliers , des centaines de milliers 
                                  de morts det de blessées .

                                  A partir du moment ou tout est relatif , il est relativement pas grave 
                                  de travailler en dehors du cadre formaté par on ne sait quels critères .

                                  Des infirmières nous soignent nuit et jour dans les hôpitaux , des urgentistes 
                                  font des heures inimaginables par le vulgum pecus .

                                  Il fut une époque , salarié dans une très grosse boite de distribution , on 
                                  nous demandait de travailler les trois dimanches avant Noël , 
                                  on était payé double , personne ne nous mettait un révolver sur la tempe . 

                                  Les salmigonderies embriglorieuses de Sampiéro sont des balavasseries sans 
                                  fond ni forme . 

                                  Après à mon compte pendant 37 ans j’ ai simplement constaté que pour gagner 
                                  un peu de sou je regardais pas si c’ était dimanche , minuit ou autre . 

                                  Les grans patrons , les hypers , les syndicats et les paroles verbales c ’est pas 
                                  mon angle de vue .

                                  Quand j’ étais petit mon oncle avait un restaurant et un jardin où il
                                  cultivait des fruits et légumes et faisait son vin . 

                                  Il ne comptait ni sa peine ni ses heures .

                                  Et s’ il a réussi matériellement c ’est parce qu’ il travaillait dimanches et 
                                   jours des fêtes sans doute aussi pour des réunions syndicales attablées 
                                  les pieds sous la table , sans que ceux ci n’ aient sans doute jamais de leur 
                                   vie transpiré une seule fois comme mon tonton . 

                                  Peut-être si mon père ou quelqun de ma famille avait fait partie des attablés 
                                  pieds sous la table je réfléchirais comme eux , en devenant un genre de celui
                                  qui saurait ce qui est bon pour les autres . 

                                  C ’ est pas mon cas , je laisse la liberté à chacun de penser et faire 
                                  ce qu’ il veut .

                                  Bonne soirée ami Fergus .


                                • troletbuse troletbuse 28 septembre 2013 20:59

                                  @Soleil
                                  Excellente analyse mais je crois que Rocla, y comprend rien de rien


                                • rocla+ rocla+ 28 septembre 2013 21:01

                                  Vrai trolleybus , j’ ai eu le premier prix section 

                                  attardé mental .... smiley

                                • troletbuse troletbuse 28 septembre 2013 21:15

                                  Tout le monde ne peut pas être boulanger
                                  Mais si mais si et ensuite tu t’achètes ton pain et tu râles parce qu’il est trop cher.


                                • rocla+ rocla+ 28 septembre 2013 21:20

                                  T’ as raison trolleybus , les artisans vendent des produits qu’ il te font payer .


                                  Mais quels salauds ces mecs là ..... smiley

                                • foufouille foufouille 29 septembre 2013 10:55

                                  rocla ne comprend pas qu’il a eu le choix sa famille avait déjà le choix
                                  presque tous mes oncles et tantes ont été obligé de bosser avant 14 ans. et c’était très loin du rêve de rocla, c’était plutôt bosse comme un malade pour des ronds de carottes

                                  avec 5 millions de chômeurs, tu as aucun choix a ce niveau
                                  a une époque on ramassait les betteraves a la main en étant payé 13500 (1956)


                                • Yohan Yohan 28 septembre 2013 22:53

                                  Vu de Jupiter, cette histoire de travailler ou pas le dimanche n’a pas de sens. Il y a beaucoup de gens qui n’aiment pas les dimanche et beaucoup de personnel hospitalier bien obligé de s’y coller ne serait-ce que pour soigner les couillons comme Pastori qui se coincent une arrête de Denti dans la gorge pendant le WE

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