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Accueil du site > Actualités > Société > Papy, continue de boomer

Papy, continue de boomer

Le Papy boom pourrait encore avoir de beaux jours devant lui. Un peu de réflexion, et tout le monde pourrait se retrouver bien plus heureux.

La décennie que l’on appelle le Papy boom, nous y sommes, en plein. Ces travailleurs nés juste après guerre arrivent, ou sont déjà arrivés à une pension bien méritée après de bons et loyaux services. Est-ce pour autant qu’ils sont à mettre au rancard, à la poubelle de nos vies actives ?

Bon pied, bon œil, ces "jeunes-vieux" sont bel et bien prêts à vivre une autre vie. Moins stressante, peut-être, mais non moins passionnante. L’argent, lui, n’a pas disparu, bien au contraire. Il a été épargné (à cette époque, on le faisait encore de gaité de cœur) pour les vieux jours ou, comme diraient les optimistes, pour des jours meilleurs. Le nombre de retraités est en constante augmentation. Cette sénescence devrait en effet aboutir à un recul du taux d"épargne et à un ralentissement de l’économie, prédit UBS Wealth Management Research. Mais dans le même temps, cette dégradation devrait exercer une pression haussière sur les taux d’intérêts réels, conclut cette même société. De nouveaux biens de consommation et des services adaptés seront du nombre des desiderata de nos consommateurs boomeurs.

L’Echo du 14 avril titrait : "6 Belges sur 10 ont moins de 1000 euros de pension". C’est vrai, mais l’épargne personnelle a pris largement le pas sur cette pension légale pour se garantir un niveau de vie tout à fait décent à la retraite. L’épargne-pension, tout d’abord, avec deux travailleurs sur trois, avec de 15 à 20 % du salaire mensuel épargné de façon systématique, avec intérêts à la clé pendant toute une vie, ce n’est pas rien.

Parfois, mis à la retraite prématurément, par des pré-pensions, ils ont la chance de jouir plus tôt encore de la vie sans perdre beaucoup de potentiel financier. Cela va peut-être changer, tous les indicateurs sont au rouge pour la suite de ce côté. Le patronat, l’Etat se prêtent au jeu du passe-muraille dans le "Pacte de solidarité entre les générations" qui pourrait se traduire plus clairement par un compromis bien rétrograde pour le porte-monnaie.

Un rédacteur, sur AgoraVox, titrait un article : "Baby Boomers : les nouveaux boucs émissaires à la mode". Tout en commençant assez "hard" pour dire que ces "gentils Papy" avaient dilapidé les richesses de la Terre dans l’insouciance, il nous rassure en fin de parcours et nous retire cette responsabilité. Mai 68, le socialisme à outrance et la déroute actuelle dans nos pays ne devraient donc pas faire partie de nos remords. Le statut de victime générée et rationnelle suffit.
Ouf. Quelle clairvoyance.

Une pub que nous avons eue pour inciter à voyager "avant qu’il ne soit trop tard" nous contait de manière très humoristique les paroles de "gens d’un certain âge" qui répercutaient celles d’un guide "bien avisé", invitant à monter les 235 marches d’un édifice. La réaction d’aller acheter des cartes postales était dès lors de moins en moins caricaturale.

Ils en veulent, ces jeunes d’un autre âge. Fin novembre, le "Salon Zénith" à Bruxelles faisait salle comble. Ce salon est destiné tous les ans à tous ces jeunes-vieux de plus de cinquante ans. Le commerce battait tous les records.

Je suppose que vous voyez progressivement où je veux en venir.

Beaucoup de créneaux générateurs d’innovations sont recherchés par les jeunes pour se créer une niche dans la vie. Les idées généralement prodiguées sont dirigées vers les carrières de bureau, de l’informatique (la mode a pris faussement un coup de vieux de ce côté), de la science en général. Mais le côté social, la prise en charge des gens qui ont, en définitive, moyens et temps, n’a pas vraiment beaucoup de répondant.
"Time is money" n’a jamais été aussi vrai.

Car, du business, il y a moyen d’en faire, avec cette catégorie de citoyens. C’est sûr.

L’inactivité, l’oisiveté, ce n’est pas recommandé et n’est pas, non plus, souhaité. La télévision a son temps d’antenne qu’il ne faut éterniser. Des moments de la journée plus enrichissants sont à préparer, et une soif à épancher.

Qu’est-il proposé pour ces "gens qui se trouvent plus près du grand trou que du petit d’où ils sont sortis", comme répondait une perspicace vieille dame à un journaliste qui se voulait être positif sur son état de santé ?

Des homes existent, bien sûr. Mais à l’heure actuelle, il faudrait les assigner au quatrième âge plutôt qu’au troisième. La médecine a fait un progrès énorme et la longévité de l’homme n’a fait, et ne fera, que s’allonger. La gériatrie est un mot qu’il ne faudrait pas prononcer de manière trop précoce quand on déborde de santé.

Des peuplades anciennes en transhumance laissaient parfois auparavant leurs vieux en chemin pour ne pas pénaliser le groupe. Nous ne sommes plus au "cimetière des éléphants" dans la genèse de l’homme moderne.

Les enfants sont là pour subvenir aux besoins et apporter leur soutien. Il ne faudrait pas cependant considérer qu’ils sont redevables à 100%. Les accuser d’être sans cœur n’est pas, ou plus, de rigueur quand on constate le besoin d’apaisement dans une vie trépidante. Trop souvent, la cassure qui survient lors du passage de la vie active à celle de pensionné est tellement forte que certains ne lui survivent pas.
Les sociétés, elles, n’en ont cure, de leur "après". Elles oublient peut-être un peu vite que les retraités sont de parfaits citoyens propagateurs de la publicité.
Mais le travail a été rémunéré. Point.

Alors quoi ? Quelles sont les solutions ?

Quelques voyages en car d’une journée ou de plusieurs dans des endroits choisis souvent dans un but commercial. De ce côté, on a déjà compris tout ce qui pouvait en être retiré.

Des associations ou clubs qui se réunissent pour parler souvent des  difficultés de ces personnes à "être". Des tables de discussions quand elles existent.

Se garder en forme, voilà une idée primordiale dans l’esprit de ces retraités en mal d’activité. Ils ont aimé s’amuser dans le passé.

Danser, pourquoi pas ? Le problème, c’est que beaucoup d’endroits pour danser sont réservés à la vraie jeunesse. Les musiques et les rythmes qu’on y trouve ne sont pas adaptés à nos papis et mamies.

Du mouvement, les balades s’organisent, c’est vrai, mais elles sont organisées dans les temps morts de gens toujours actifs pendant week-ends et jours fériés.

Des animateurs bénévoles, c’est bien, les autres moments plus creux, en semaine, à meubler aussi, c’est mieux.

L’université du troisième âge est aussi un débouché-débauché pour ceux qui ont encore un peu de répondant du côté chapeau.

Le "CyberPapy" est devenu diablement dynamique. Refaire du sport, visiter les musées et expositions, aller au cinéma et au théâtre, il en a de plus en plus envie. La culture, les voyages lui font déjà les yeux doux. Ces papys ne demandent qu’à être émerveillés par de nouvelles découvertes et aventures.

La Carte S et la SNCB (chemin de fer belge) avec ses tarifs privilégiés vont le leur permettre. L’âge est devenu un atout.

Plus de 50 000 visites mensuelles sur un site plein de dialogues questions-réponses entre jeunes et seniors sur des thématiques diverses comme l’histoire, la géographie et bien d’autres. SeniorPlanet consacre son temps à présenter des articles et dossiers consacrés à la santé, à la beauté, la famille, l’emploi, et bien sûr, aux voyages. La qualité de vie et les loisirs se trouvent sur les sites de vivat,de opladiset du Marché des seniors destinés aux "nouveaux jeunes" de quarante-cinq ans et plus.

Une remarque en passant : trop souvent, les papis et mamies se plaignent de ne pas avoir davantage de visites (quand ils en ont encore) de leurs petits-enfants. J’ai été témoin de la parfaite communion, du partage d’idées qui profitait aux deux types d’interlocuteurs aux antipodes de la vie ; il serait bien mal venu de sauter une occasion de rencontre.

Tout est bon, en fait, pour sortir la personne d’âge mûr de l’enceinte des quatre murs et de la télé envahissante.

Pour cela, il faut de l’offre, beaucoup d’offres et d’horizons divers.

On prévoit une demande grandissante de nouveaux biens de consommation et des services adaptés, influencés par les possibilités offertes par l’émergence de la robotique.

Voilà quelques idées bien simples, bien rémunératrices si l’on veut y accorder le temps et l’investissement.

Tout le monde y gagne : les papis continueront à boomer et les jeunes auront fait le lien avec les aînés avec plus d’entrain que d’habitude, et avec un agent liant bien d’époque : l’argent.

A bon entendeur. Salut.

L’enfoiré,

Citations :

"Etre jeune et riche, c’est indécent. Vieux et riche, au contraire, c’est logique..." Jean-Luc Delarue

"Tout jeune, on pousse. Adulte, on se pousse. Vieux, les autres vous poussent." Jacques Sternberg

"Vieux, moi ? Je peux encore faire l’amour deux fois de suite. Une fois l’hiver, une fois l’été." Alfred Capus

"Il faut devenir vieux de bonne heure pour rester vieux longtemps." Caton l’Ancien

"Quand j’étais jeune, je plaignais les vieux. Maintenant que je suis vieux, ce sont les jeunes que je plains." Jean Rostand

"Avec le vieillissement de la population et les problèmes d’incontinence qui y sont liés, les couches troisième âge vont représenter un marché de plus en plus juteux" Philippe Geluck




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36 réactions à cet article    


  • (---.---.95.116) 12 décembre 2006 13:20

    l’enfoiré,

    tu as abordé la question de la relation des jeunes et des vieux uniquement sous la question financière, c’est curieusement ce qui m’a plu dans cet article. J’y ai trouvé beaucoup de vérité, mais aussi de la tendresse pour tous.

    Portes-toi bien

    bobo smiley


    • maxim maxim 12 décembre 2006 14:03

      cet article me concerne......

      je suis dans ma 65eme année.....plus très jeune....pas encore très vieux....dans ma tete j’ai toujours 20 ans,et encore envie de vivre pleinement ;

      parmi les blogueurs il y en a de plus anciens,je les salue...

      les pensions et retraites ne sont pas extraordinaires,mais on se dit il y a plus malheureux que nous...

      on a eu cette chance de vivre les trente glorieuses....

      c’est dommage que çà n’aie pas pu durer plus longtemps...

      le message que je voudrai délivrer aux jeunes...battez vous pour faire remuer cette société qui se mord la queue....uniquement guidée par l’égoisme,qui se ferme de plus en plus sur elle,et qui ne tend plus la main à ceux que l’on a oublié en route !..


      • Floruf (---.---.123.101) 12 décembre 2006 16:28

        ...c’est sur ,mais cette société ,c’est de gens de votre âge qui l’ont façonnée et qui la dirige encore : toujours plus pour toujours moins chers ou d’effort ! Ca va pas être simple de remedier à cette philisophie.


      • L'enfoiré L’enfoiré 12 décembre 2006 17:05

        @floruf,

        Cette société, comme tu dis, a été façonnée par la génération d’après guerre. L’insouciance y était car tout était possible. Mais ce n’était pas avec l’espérance d’obtenir ce qui existe aujourd’hui. Nous ne sommes pas mazo pour court-circuiter nos générations futures. On travaillait dure pour y arriver aussi. L’argent était fait pour rouler. Il y a actuellement un courant « jeune », applaudit ensuite par les ainés, tous surpris de ne pas y avoir pensé plus tôt, et complètement déphasé qui veut tout, tout de suite et pour rien. De là, à scier la branche sur laquelle on se trouve, il n’y a avait qu’un pas. Prendre sans donner est une théorie « casse gueule ». De la philosophie, vous en subissez les contre coups tous les jours. Le pacte de solidarité que nous connaissons en Belgique est, en fait, un marché de dupe, arrimé avec des compromis de part et d’autres. Ca arrange tout et personne, mais il faut faire avec quand les vaches grasses dépendent de l’extérieur. Alors, si on est timide, il faudra se soigner, seul avec des idées neuves. Nous y sommes condamnés. A+


      • L'enfoiré L’enfoiré 12 décembre 2006 17:08

        @floruf,

        Cette société, comme tu dis, a été façonnée par la génération d’après guerre. L’insouciance y était car tout était possible. Mais ce n’était pas avec l’espérance d’obtenir ce qui existe aujourd’hui. Nous ne sommes pas mazo pour court-circuiter nos générations futures. On travaillait dure pour y arriver aussi. L’argent était fait pour rouler. Il y a actuellement un courant « jeune », applaudit ensuite par les ainés, tous surpris de ne pas y avoir pensé plus tôt, et complètement déphasé qui veut tout, tout de suite et pour rien. De là, à scier la branche sur laquelle on se trouve, il n’y a avait qu’un pas. Prendre sans donner est une théorie « casse gueule ». De la philosophie, vous en subissez les contre coups tous les jours. Le pacte de solidarité que nous connaissons en Belgique est, en fait, un marché de dupe, arrimé avec des compromis de part et d’autres. Ca arrange tout et personne, mais il faut faire avec quand les vaches grasses dépendent de l’extérieur. Alors, si on est timide, il faudra se soigner, seul avec des idées neuves. Nous y sommes condamnés. A+


      • Le sudiste (---.---.58.204) 12 décembre 2006 18:35

        Je ne connais pas le système belge. Donc mes propos n’aborde que le système français et en particulier celui des retraitres. Que vous soyez heureux d’avoir « profittez » des trentes glorieuses on ne peut que le comprendre. Il y a 30 ans les retenues sur salaire pour financer la retraite n’étaient pas celle d’aujourd’hui. A cette époque l’espérance de vie était bien moindre donc « financièrement » le cout était plus faible.

        Aujourd’hui non seulement l’espérance de vie est plus longue, on ne va pas s’en plaindre, mais du coup un retraité « coûte » plus longtemps. Qui plus est, vous parlez de ces années fastes pour vous mais cela participe aussi au calcul de vos retraites, calculs basés sur les règles d’il y a 30 ans. Certes.

        Mais demander à la génération suivante, de payer la dette ET vos retraites alors que votre génération ne lui propose que des stages à 300 euros et autre contrats précaires, vous avez pas un peu l’impression de tirer un peu trop sur la corde ?

        Remettez les pieds sur terre. On est content que vous soyez heureux. Certains comme moi trouveront un peu navrant et inquiétant que vous soyez aveugles.


      • L'enfoiré L’enfoiré 12 décembre 2006 21:33

        @Sudiste,

        Crois-le ou non. Je ne suis pas dupe. Dans la citation de Jean Rostand qui suit mon texte, c’est dit en toutes lettres et je partages cette réflexion pleinement. Tu as raison donc de le dire. Il ne faut pas tirer sur le pianiste, par contre. Il utilisait les notes blanches et nores qu’il avait devant lui. Si tu avais quelques heures de vol en plus aurais-tu jouer à contre temps ? Oui, les vies sont plus longues à « supporter » pour les suivants. La longévité de la vie aura aussi son extension pour tes suivants qui eux aussi auront l’occasion de s’en plaindre. Ce n’est qu’une continuité logique du progrès. La chaine continue. J’aimerais être rassuré que les maillons ne se cassent jamais. Ce serait la fin de tout.


      • Jimmy (---.---.178.30) 12 décembre 2006 17:12

        le problème c’est que les vieux votent à droite, cela les politiques l’ont bien compris et on se retrouve avec des gouvernements de plus en plus éloignés des préoccupations populaires.

        Les vieux n’aiment pas les jeunes, pour se faire élire les politiques stigmatisent la classe biberon et multiplient les lois anti jeunes.

        Les vieux sont à la retraite, ils se moquent bien de ce qui arrive aux générations suivantes, le problème c’est qu’ils votent en masse les jours d’élection, on a donc pas fini d’en baver.

        A moins de leur retirer le droit de vote.


        • L'enfoiré L’enfoiré 12 décembre 2006 17:20

          @Jimmy,

          Serais-je une exception ? D’après ce que j’ai écrit « au diable les partis » (cf URL), je me contredirais ? Il y a évolution aussi dans notre bord. On n’aime pas être « chatouillé », c’est vrai, mais on a la tête sur les épaules. Les images d’Epinale doivent rester à Epinale. Nous sommes dans la charrette d’avant et on connait le chemin qui a terni. On ne peut qu’ajouter un peu d’expérience dans la bataille.


        • maxim maxim 12 décembre 2006 19:31

          je vois les choses autrement.....

          à notre époque on rentrait dans la vie plus tot...personnellement,j’ai commençe à bosser à 15 ans...la scolarité n’était obligatoire que jusqu’à 14 ans..et encore ,j’etais à la campagne,et j’ai plein de copains qui ont commençé plus tot pour ramener une paye de plus à la maison.

          les besoins,les conditions de vie,n’avaient rien à voir avec ce qui existe actuellement..il n ’y avait que les gens aisés qui pouvaient faire faire des études à leurs gosses..pour ma part etant enfant de l’assistance publique,placé en famille d’acceuil,j’étais mal parti....

          tout ça pour dire qu’il y avait du boulot ,mais il fallait faire des heures pour gagner sa vie...c’était pas les 35 heures...c’était 12 heures par jours...

          celui qui voulait s’en sortir sans diplome avait intéret à prendre des cours du soir,ce que j’ai fait à la sortie de l’armée..

          maintenant on veut absolument que tout le monde aie le bac en sortant de scolarité,mais orienter ceux qui auraient voulu apprendre un metier vers un apprentissage avec un cap et meme un bts plus tot ,aurait certainement ete la solution la plus sage....

          le monde à changé,les règles du jeu aussi,les seniors ne sont pas tous anti jeunes,sauf les vieux cons ,mais il y a des cons à tout àge....

          je redis l’avenir vous appartient, ç’est à vous de vous battre pour vous en faire un autre,il y a les élections pour cela votez pour celui ou celle qui vous semble le plus credible..et croyez moi dans la vie on récolte ce que l’on sème.


          • maxim maxim 12 décembre 2006 20:32

            hé bien justement !...faites changer les choses... il ya des candidats qui vous promettent meme l’interdiction de licencier de delocaliser et 32heures par jours payés 40....tous les reves sont permis.....

            plus serieusement,chaque géneration fait bouger les choses en son temps ...mais les temps changent aussi....nous aussi ça nous fait mal de voir les difficultés actuelles que subissent les actifs ou ceux qui galèrent...

            mais je suis convaincu que si les gens réagissent et font du bruit...ils peuvent influer sur les choses....alors à vous de jouer et choisissez les bonnes cartes !


          • lob (---.---.162.82) 12 décembre 2006 19:58

            Dans la vie on récolte ce que nos aînés sèment. Je n’ai demandé ni les 35h, ni les études longues et inutiles, la retraite à 55 ans ou la dette publique. Elles étaient là quand je suis arrivé, je les aies reçues en héritage.

            Effectivement, il y a eu des progrès dans certains domaines depuis 50 ans, on ne travaille pas 12h par jour, on ne travaille pas à partir de 14 ans, les conditions de vie sont améliorées, que ce soit dans l’accès aux produits et services ou de la santé par exemple. Avoir apporté certains progrès ne devrait pas être un motif de fierté, c’est le contraire qui serait une honte..


            • L'enfoiré L’enfoiré 12 décembre 2006 21:46

              @Lob, A ton âge j’aurais répliqué de même, mais je vais ajouter des extraits à une réponse à une situation des horlogers de Suisse que j’ai faite sur mon site. Ce sera seulement le verso de la plaque et il permute sur les 2 faces :

              « Nous avons réellement une distortion, un dysfonctionnement, diraient certains pour être à la mode, entre la réalité de la vie de ce siècle, de la science médicale, des gouvernements qui veulent allonger l’âge de l’activité de ses »administrés" en repoussant la pension vers un âge de plus de 65 ans et ce que les entreprises sont prêtent à accepter comme main d’oeuvre dans leurs staffs. Des âges pleins d’allants et d’énergie de 40 ans sont considérés comme non productifs. Vaste connerie, évidemment. Les pré-pensions « old-style » ont été remplacées par ce que l’on appelle des « Canada dry » qui ne nécessitent pas d’investissements trop élevés pour les entreprises et états. Le noeud du problème est toujours le fric. Avec des acteurs étrangers qui se sont ajoutés et qui sont prêts à se lancer dans la conquête des espaces commerciaux du monde pour une pomme avec riz, nous sommes vraiment mal partis. Alors on élague les vieux de la vieille pour les oublier au plus vite. Pourtant, les choses ne sont pas aussi simples. Les expériences étaient bien là, avant l’élimination des cadres très experts mais très couteux. Il faut bien se résoudre à les rappeler. En informatique aussi, nous avons ce genre de « mauvaise appréciation » des uns. Les écoles fourbissent les esprits de technologies d’aujourd’hui, java, html, xml et j’en passe. Le « malheur », c’est que dans le monde il subsiste une foule de sociétés et surtout de programmes toujours écrits en Cobol, Fortran, d’un autre temps non convertis, mais qu’on a jeté aux oubliettes. Je suis un fervent de toutes nouveautés. J’ai toujours été le premier à me lancer dans leurs apprentissages. J’ai confiance dans la jeunesse quand on leur donne leur ticket d’entrée mais ils ne sont pas enclins à donner dans le rétro. Radio Nostalgie, ce n’est pas encore la longueur d’onde préférée. Mais, l’expérience des anciens de Jurassic Park reste une denrée rare pour toutes les époques. On la sous-estime sans aucune réflexion avec des idées de financiers sans notion de la meilleure technique à utiliser. Alors, c’est le low-cost, sans assurance de tenue de route, qui s’installe. Le problème sous-jacent est bien sûr que les carrières vont devenir de plus en plus courtes. Sortir d’université après 25 ans et s’arrêter vers 45 avec le ticket de sortie avec pour entremets des salaires rabotés en sus. Qui va payer l’avant et l’après ? Mais il faudra encore des années pour que les choses changent de cap. On dort trop bien sur un coussin plein de billets avec sigle $ imprimés.

              Cet article-ci se voulait optimiste avec l’idée de rassembler jeunes et vieux dans un même élan, dans un véritable pacte de solidarité. Une idée comme une autre, en fait. A+


            • persil (---.---.112.76) 12 décembre 2006 20:25

              Personellement, je n’ai pas besoin de vaseline pour faire passer le suppositoire. De votre ton gentillet, je me moque. Deux choses (au moins) que vos générations semblent ignorer, c’est la responsabilité et l’humilité. Dans votre innocence toute pédante de « 68 tard », vous refusez d’assumer les conneries que vous avez faites. Après avoir effectivement cautionné la colonisation, le massacre écologique de la planète,la disparition de millier d’espéces (pire que la dernière ère glacière) et la quasi-totalité des ressources de la planète, la mise en place d’un systéme economico-politique con comme ses pieds.Sans parler « des details », racisme et discriminations, urbanisme caricatural etc... Je rajouterai à ça, qu’il nous faut faire, avec l’éducation pitoyable de parents absents ou préoccupés par leur petite carrière et leurs vacances. Vous nous laissez comme perpectives d’avenir de réparer vos conneries et de nous préoccuper de votre petit confort. Nous serons donc des générations de torcheurs de cul, ou bien de concepteurs de « machine à torcher le cul » (à un moment donné, il faut mécaniser pour que l’économie progresse). Ca va pas beaucoup faire avancer l’Humanité ni nous envoyer plus loin dans l’espace, mais c’est pas grave, n’est ce pas ? on dira à nos gosses que c’est de leur faute....

              Niaaaaaaaaarf, arrêtez (au moins) de nous prendre pour des cons... épargnez nous vos leçons de morale et vos idéologies bancales, on n’aura pas beaucoup de mal à faire mieux !

              PS : Pour qu’il n’y ait pas ambiguité sur la personne, je vous précise que j’ai plus trente ans que vingt, que je suis actif et entrepenant(eur) et que je maitrise parfaitement le niveau de vulgarité de mon langage.


              • L'enfoiré L’enfoiré 12 décembre 2006 22:13

                @Persil, je n’ai non seulement pas besoin de vaseline mais pas de suppositoire, non plus. Je reste « agile » quoiqu’un peu plus « fragile ». Donc, il faudra lever le pied si tu ne veux pas glisser sur une pelure de banane dont tu ne te relèveras pas facilement. Notre « ton gentillet », dont tu te moques, est dû à une seule reconnaissance d’une situation difficile, à une volonté de participation, de solidarité inter-génération. Comme Maxim le dit quelque part, nous n’avons pas eu l’aide de la génération précédente car le potentiel n’y était pas. Maintenant, si tu t’estimes lésé tout de même, si tes parents ont fait la sourde oreille, il faudra aller sonner à leur porte et ne pas se limiter à des clichés répétitifs de jeunes tiges en mal de gâteries. « Tu n’aurez pas de mal à faire mieux », j’espère bien, vous avez des jouets bien plus sophistiqués. Attention, je suis plus qu’actif, je suis radioactif. A+ smiley


              • maxim maxim 12 décembre 2006 20:56

                je n’ai absolument pas la pretention de faire la morale à quiconque....

                ne parlez pas de racisme.....vous faites de la discrimination...

                je vous propose que tous les vieux aillent se suicider...ça liberera des appartements...plus de pensions à verser...

                votre machine à torcher la cul ne vous servira meme pas....et puis ça fera travailler les ebenistes....avec tous ces cercueils.....satisfait mr Persil ?


                • clairette (---.---.192.252) 12 décembre 2006 21:48

                  @ Maxim, d’accord avec vous, j’ai eu un parcours semblable d’enfant de famille très modeste ! Mais vous ne pourrez pas lutter avec la hargne et la haine dont fait preuve M. Persil envers les vieux !

                  Ne vous énervez pas, le pauvre, @ Persil, il doit avoir plein de soucis et des problèmes qui n’ont rien à voir avec le fait de supporter notre génération, vous ne pourrez pas les lui résoudre d’un coup de baguette magique, c’est à lui de gérer son présent, qui doit être bien difficile, et je lui souhaite bon courage ! (mes propos gentillets vont encore l’énerver davantage mais il faut qu’il apprenne à se maîtriser) ! Sans rancune Persil ! et rassurez-vous, je saurai me passer de vos propositions de services !


                • Antoine Diederick « the Contrarian » from Brussels. (---.---.250.23) 12 décembre 2006 21:46

                  dommage que vous n’évoquiez pas la situation des pensionnées méritants qui ont encore envie de travailler et de faire part de leurs expériences.

                  Surtout l’aspect fiscal.....qui est très défavorable...

                  Ensuite, ce que vous écrivez est très conventionnel en ce sens que vous n’envisagez pas toutes les contraintes.

                  Il y a bcp de personnes qui n’auront pas de bonnes pensions mme ds votre génération et plus encore ds les générations suivantes, les plus jeunes....

                  Je trouve que vous êtes trop lénifiant.

                  Les pensions des indépendants en Belgique sont encore inférieures à celles des salariés.

                  De plus, les caisses de l’Etat fédéral sont vides —tout comme en France— dés lors pas de marge de manoeuvre.

                  Il y a quelques années j’ai rencontré un haut fonctionnaire du Plan. La conclusion de notre discussion : nous n’y arriverons pas (dette publique etc....) les pensions idem. Idem pour les autres pays euros.

                  Alors, oui, changeons la donne avant que les évènements ne les changent pour nous....

                  Il faut tout le monde ds la société de demain, les jeunes et les plus âgés....

                  Il ne faut point partir en retraite tant que nous saurons qu’il y a des petites veuves qui vivent avec presque rien.


                  • decurion (---.---.152.223) 12 décembre 2006 23:51

                    L’enfoiré,

                    Je ne suis pas trés sur d’avoir bien compris ou tu voulais en venir avec ton article.S’agirait il de faire des « vieux » une marchandise créatrice d’emploi ? Je suis perplexe !


                    • L'enfoiré L’enfoiré 13 décembre 2006 14:30

                      @Decurion,

                      Crois-tu qu’il en est autrement ? Mais bien sûr : ceux qui ont bien compris le « système » prennent les « vieux » pour une « marchandise » qui est productrice de rentrée non négligeables. Pas de perplexité là dedans. Est-ce un mal ? C’est ça la véritable question. Ma réponse est claire et nette : non. En tant que jeune, et cela depuis les plus tendres années, nous avons tous été considéré comme une source de rentrée bien malléable. Si, à l’autre bout, on fait la fine bouche, où irait-on ? Je n’ai aucun souci d’être « courtiser » par une certaine forme de commerce qui nous est assignée. Nous ne sommes pas ingrats comme certains l’on dit plus haut en laissant une situation qui nous a dépassé. J’espère que j’ai été clair. TOUT le monde y gagne. A+ smiley


                    • decurion (---.---.238.52) 13 décembre 2006 18:48

                      Depuis que j’ai ouvert les yeux, j’ai vu des tas de gens travailler pour vivre, j’en ai vu trés peu vivre décemment du fruit de leur travail. J’ai traversé les « trentes glorieuses », je m’en excuse, en ignorant que je vivais une époque bénie. Certe, j’achetais 2 tranches de jambon, je ne payais que le jambon, et pas l’emballage, mais c’était pour la gamelle de mon père et de mon frère ainé, et j’en ai longtemps ignoré le goût.

                      1918-1970.1920-1982.1926-1963.1934-1991. Ce sont les dates qui marquent le début et la fin, de quatre vies, Quatre frères, simples ouvriers,qui ignoraient eux aussi la chance qu’ils ont eut, de vivre cette douce époque.

                      Moi j’avais vingt ans en 68, à 21 ans, je l’avais dans l’os. 30 % d’augmentation au accords de grenelle, bouffé en seulement 12 mois par l’inflation.

                      Le bilan de toute une vie, en tout cas, dans le milieu ou je vis, c’est qu’on nous a prit pour des cons, en long, en large et en travers.Et il faudrait que ça continue encore ?

                      Le pire dans tout ça, c’est que c’est toujours avec la même grosse ficelle, qui nous a eut nous et nos parents, que l’on atteint nos enfants et petits enfants.

                      Quand la grande surface s’installe, il n’y a que des avantages, quand elle impose son monopole, il n’y a plus d’avantages et aucun recours. On peut remplacer « grande surface » par « mondialisation »,par « caméras de surveillance », par ’privatisation des retraites", peu importe le mot, le principe sera toujours le même. quoi que nous fassions, aprés mures réflexions, même lorsque l’on est sur d’avoir fait le bon choix, le système récupère, nos actions et les retourne contre nous. En bien des occasions, je me suis aperçu, qu’en croyant bien faire, mes actions aboutissaient à un résultat contraire à celui que j’espérais. Celà, tout simplement parce que nous ne sommes qu’un simple rouage qui ne maitrise aucun des leviers du système.

                      Faut il pour autant abdiquer tout espoir ?

                      Faut il pendant que les « élites » accumulent expériences et savoirs pour se maintenir, que les « hommes » s"effacent et permettent que chaque générations passent par les mêmes erreurs ?

                      Le docteur schweitzer a voulu etre enterré à Lambaréné quprés de ces « chers nègres » comme il se plaisait à les nommer.Ces mots aujourd’hui, sont tabous, sans empecher qu’il en meurre chaque jour, emporté par le poids des contraintes économiques.La vérité, n’est pas dans les mots, elle est dans l’action et ses conséquences. J’ai soulevé un pan du voile qui cache la vérité, et mon obligation, c’est de dire ce que je sais, même si personne ne veut l’entendre. Mon rôle n’est pas de donner du poisson aux plus jeunes, mais de leur apprendre à pêcher, si besoin est.

                      J’admet etre dans le lot commun, un con, un pion, un numéro, une marchandise, mais toujours, à mon corps défendant.D’un système que je dénonce,je n’en serais jamais le chantre.Pour me faire plier, il faudra me briser les jambes, parce qu’une bataille n’est jamais perdue, tant que l’on a la volonté de combattre.

                      Je suis désolé, l’enfoiré, mais même l’offrande de tes vieux jours au veau d’or, est perçu comme une agression, par certains bénéficiaires, plus soucieux d’abréger tes souffrances que d’en tirer profits.

                      Donc, tant qu’à faire, si incompris il faut etre, autant se battre pour ce que l’on croit.


                    • L'enfoiré L’enfoiré 13 décembre 2006 19:10

                      @Decurion,

                      « Les plus désespérés sont les chants les plus beaux » disait Musset. Tu en as gros sur la patate, dirais-je aujourd’hui, plus prosaïquement. Que de vérités dites.

                      Encore « une » pour la route ? « Dès que la Chance entre quelque part, l’Envie aussitôt fait le siège et engage le combat », Léonard de Vinci.

                      Le faux « veau d’or » demandera une mise au point et un combat. Le cimetière des éléphants, on ne l’a jamais prouvé ni trouvé. Je ne repose pas en paix. Je reste vigilent. Comme tu es presque de la même cuvée, je te dirais « ne prend pas froid et pas trop de coup de sang ». Bonne continuation. A+ smiley


                    • maxim maxim 12 décembre 2006 23:59

                      et bien cher ami « the contrarian »c’est precisemment ce que nous faisons mon épouse et moi meme...nous sommes des retraités actifs..... la vie est chère ,et si l’on veut garder un vie décente,il faut s’en donner les moyens....

                      les pensions sont en France pas plus élevées qu’elles doivent l’etre en Belgique....donc les anciens de nos deux pays sont logés à la meme enseigne...

                      et l’euro n’a pas arrangé les choses..vie plus chere...stagnation des salaires et des pensions ....tout le monde en bave.....

                      et comme vous le dites ..changeons la donne...

                      bien à vous.


                      • Pelican (---.---.126.11) 13 décembre 2006 10:46

                        Ha bon faudrait il avoir honte des 45 années de cotisations, depuis juillet 1961 j’étais au turbain et ma foi le coeur a dit non, la raison de cet acharnement « vivre dignement de son travail » et puis papy toujours pas, les jeunes n’ont plus la gnaque et confiance dans l’avenir.


                        • Floruf (---.---.123.101) 13 décembre 2006 13:17

                          .. si vous ne voulez pas que ce topic tourne en conflit inter-generationnel , arrêtez un peu de vous plaindre d’avoir bossé 45 ans car je pense que vos parents ont surement bossé jusqu’à la fin de leurs jours et il me semble que les trentenaires et moins d’aujourd’hui prennent le même chemin.C’est en tout cas dans cet optique que je me projete ! Enfin peut-être après avoir payé la maison et la scolarité des enfants pourrais-je en mettre un peu de côté pour mes vieux jours ? Si effectivement , il ne m’arrive aucuns pépins jusque là ! Bref ,les jeunes d’aujourd’hui vivent déjà un peu au jour le jour alors profitez du privilège accordé à votre génération de pouvoir profiter pendant plus de 20 ans d’une retraite et laissez nous nous débrouiller pour le reste.


                        • Gasty Gasty 13 décembre 2006 11:45

                          Vieux con d’aujourd’hui = jeune con d’hier

                          Prenez garde Persil.


                          • Gasty Gasty 13 décembre 2006 12:25

                            J’aime bien votre article « L’enfoiré ».

                            agent liant bien d’époque : l’argent. Aujourd’hui, les cautionneurs, les prêteurs de sous, la banque familiale ce sont les parents. Les petits + qui font démarrer plus facilement dans la vie sociale ( pas active ). Mon Solex, j’ai dû me le payer.Et c’est seulement après plusieurs fiches de paye que j’ai envisagé l’achat d’une voiture d’occasion.

                            Et à moins d’etre avare au point de croire emporter son magot dans la tombe, l’argent sera redistribué de toutes les manières dans le circuit de la vie.


                          • Satyâgraha (---.---.200.59) 13 décembre 2006 14:55

                            Le problème n’est pas celui de l’argent mais de l’aveuglement de la génération du baby boom. Combien de fois ais-je entendu que « c’était plus difficile avant » : c’est certainement vrai mais au moins à l’époque, il y avait de l’ESPOIR. Demandez à un jeune ce dont il rêve et vous risquez d’être surpris.

                            On ne rêve pas de la retraite, voir les anciens faire du vélo le sourire aux lèvres et se payer des voyages en ignorant la souffrance du monde est suffisamment dégoutant pour ne pas en rêver (abrutis par le travail jusqu’à 60 ans et ensuite obnubilés par leur nombril et leur « repos du guerrier »).

                            On ne rêve pas de carrière et de Guerre Sainte Economique, les anciens (nos parents donc) ayant plus que démontré l’égoïsme inhérent à ce genre de perspective.

                            On ne rêve pas de consommation (contrairement à ce qu’on pense généralement) car on en a bouffé tant et plus et ne croyons plus vraiment à ce bonheur par procuration.

                            On ne rêve pas de nature, les anciens l’ont massacré en une génération.

                            On rêve juste d’un peu de fric pour pas se retrouver sous les ponts et voir passer les anciens en vélo, le sourire aux lèvres.

                            Nos rêves sont pauvres et vidés de toute espérance. Comme nous. Je ne souhaite pas de révolution car elle risque d’être terriblement violente, mais si elle advient, j’espère que les anciens n’auront pas en plus l’indécence de se demander pourquoi.


                          • L'enfoiré L’enfoiré 13 décembre 2006 15:31

                            @Satyagrara,

                            J’aime ton intervention, plus que tu ne le crois. Vous avez perdu l’« Espoir ». Je le comprends. Et c’est grave. L’âge nous fera perdre certains sens plus tard, mais, aujourd’hui, nous ne sommes pas aveugles, ni sourds à ce point. Celui qui dit qu’il rêve de la retraite, c’est que quelque part, il a raté sa voie. Il y en a encore beaucoup qui ont dû arrêté par la force des « ballonettes » du progès. Je me souviens d’une réplique de Philippe Geluck à la TV à la suite de la question du chômage. Il disait ceci avec des moments de silence bien appuyé :

                            "Vous parlez de chômage ? Mais ce n’est pas partout, loin s’en faut.... Regardez dans d’autres parties du monde..... Au Vatican, par exemple. (rires) Et, oui, là on va jusqu’au bout en travaillant".

                            Des grands patrons, bizarres, qu’on en découvre sans chercher trop de « bien défraichis » (du moins face à l’âge de la pension) à la tête de grosses entreprises .

                            Donc cela dépend de la motivation et d’un peu (parfois beaucoup) de compétence.

                            Continues, surtout, à rêver. Un jour, tu te sentiras dans la réalité sans réveil brusque. A+ smiley


                          • Satyâgraha (---.---.200.59) 13 décembre 2006 16:29

                            @ l’enfoiré

                            Merci au moins d’avoir la lucidité de comprendre. Pour ma part, je continue à rêver et si ce n’était pas le cas, je n’aurais certainement pas créé mon entreprise par les temps qui courent. Le seul problème, c’est que je vois beaucoup de mes amis perdre toute envie de se battre et plonger dans l’antichambre de la misère, et donc de la rue, sans que je ne puisse y faire quoi que ce soit (c’est déjà assez dur pour faire bouffer mes enfants, alors trouver la force pour empêcher ma génération de chuter dans le nihilisme et le manque de confiance TOTAL dans la politique, c’est au-dessus de mes forces).

                            A propos, j’ai un rêve essentiel : voir tous ceux que l’on qualifie de fainéants et d’assistés ne plus être dépendants des pouvoirs publics et de leur discours pro-compétition et anti-coopération. On verrait nos chers représentants pris d’une panique sans nom face à une nouvelle solidarité qui n’aurait plus besoin d’eux et de leurs discours infantilisant et culpabilisateur. Je l’ai bien dit : c’est un rêve (mais con comme je suis, j’y crois).

                            a+ digne représentant de la sagesse des « anciens » qui n’ont pas peur des jeunes, c’est à dire des conséquences de l’éducation qu’ils ont eux-même donnés à leurs enfants (dans ma bouche, ce mot n’est pas péjoratif, bien au contraire). smiley


                          • Satyâgraha (---.---.200.59) 13 décembre 2006 17:21

                            PS : En relisant ma dernière phrase, il pourrait sembler que je soit ironique. Ce n’est pas le cas. Je ne souhaite que l’union, et notamment générationnelle pour le sujet présent. J’espère qu’elle ne disparaitra pas, comme cela semble se profiler dans votre beau pays entre Wallons et Flamands (quelle tristesse).


                          • L'enfoiré L’enfoiré 13 décembre 2006 17:27

                            @satyagraha, Pas de problème. Pour te prouver qu’on s’y emploie, je t’invite à visiter le blog que j’ai lancé aujourd’hui sur mon site (cf URL). Je ne sais si je l’enverrai sur Agoravox, mais comme cela tu seras déjà au parfum. Je prie de m’excuser auprès des autres d’être sorti du sujet. A+ smiley


                          • L'enfoiré L’enfoiré 13 décembre 2006 17:30

                            @satyagraha, Pas de problème. Pour te prouver qu’on s’y emploie, je t’invite à visiter le blog que j’ai lancé aujourd’hui sur mon site (cf URL). Je ne sais si je l’enverrai sur Agoravox, mais comme cela tu seras déjà au parfum. Je prie de m’excuser auprès des autres d’être sorti du sujet. A+ smiley


                          • Bretons-brette (---.---.87.100) 18 décembre 2006 06:55

                            L’enfoiré@

                            Aurait-tu une phrase qui vienne de toi, ou plutot une penser qui vienne de toi, car a te lire on perd un temps precieux, c’est pas mal de placer ici ou là une citation, mais en abuser revient a un manque de caractere, en gros arrete de te mousser et livre nous tes convictions et penser au lieu d’essayer de passer pour un sage.

                            J’ai fait un tour sur ton site, et avant de m’exprimer ici j’ai bien parcouru celui-ci et c’est vraiment desolant.

                            Je ne suis pas sûr que notre échange puisse aller bien loin encore car vous ne respectez pas le critère de bonne foi requis par un dialogue qui doit être tout sauf un duel au sabre irrégulé.

                            moi aussi j’ai une citation :

                            « La moindre des choses est de ne pas considérer son interlocuteur comme un imbécile, ceci est malhonnête , ce que vous faites implicitement en me posant, avec la psychanalyse et l’empreint de citation, comme un imposteur, comme un escroc. »

                            Oh ben sa alors, serait-elle de moi cette citation, j’ai bien peur que oui sa existe.


                            • L'enfoiré L’enfoiré 18 décembre 2006 08:34

                              @Bretons-brette,

                              Je n’ai aucun problème à te répondre, n’aie crainte. Je ne suis pas le jeune présomptueux qui croit qu’il a la seule vérité entre les mains.

                              Les citations, il y en a des miennes, mais elles ne sont pas en fin d’articles, elles sont subrepticement intercalées et non en exergue comme je suis sûr qu’elles sont sur ton site (si tu en as un). Je reste humble. Je ne veux pas parler de moi et de mes petites idées à la con. Je l’ai dit ailleurs, je suis un buvard de l’info. Je rassemble et j’assemble avec un esprit très précis de construction. Là dessus, je greffe mes idées bien propres (pas proprettes). Tu as dû rater des passages. Comme très souvent, quand on ne lit qu’à moitié ou en diagonales, on perd beaucoup de fils. Lire entre les lignes demande une attention soutenue. Un sujet qui ne me botte pas ou que je ne serais pas en synchro n’aura jamais droit de cité chez moi.

                              Les citations d’auteurs, par sujet, sont parfois innombrables. Les choisir pour les faire parler en relation avec ce qui va le mieux avec l’article. Ces citations donnent une force, plus qu’une impression de déjà vu et ressenti venant d’« ailleurs », en confirmant ou infirmant le sujet, ce qui ne me semble pas si idiote qu’il ne te semble. L’escroquerie ne réside que dans la trahison d’une idée de l’auteur qui est citée à chaque fois. Pas de copyright sur les citations que je crois.

                              Mon cher Bretons-brette, j’ai encore avec une vieille idée dans la tête qui dit qu’il y a plus dans deux têtes que dans une. Mes adversaires, car chacun en a, je les lis de haut en bas, pour en déceler les erreurs ou au contraire les vérités. Et je corrige les miennes, pas de fausses pudeurs. Aussi, j’aimerais connaitre tes articles que je commenterai avec la plus grande attention et intérêts. C’est dans le contrat de garantie. A+


                            • big (---.---.144.3) 6 mars 2007 15:01

                              <b>big</b>

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