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Pas ce soir, chéri(e)

Une exposition à l’Université Libre de Bruxelles essaie de raconter l’évolution de la vision qu’a la société sur la sexualité, de 1800 à nos jours avec ce titre « Pas ce soir, chéri(e)... »

1.jpgC’est une première belge, voire... européenne ! Est-il dit. Bruxelles est la "capitale de l’avortement" pour déblayer le terrain.

Dans le cadre de son 175ème anniversaire, l’ULB organise cette exposition et présente, jusque fin mai, un retour en arrière dans le temps pour retrouver toutes les filières du sexe.

La sexualité est un objet d’histoire comme l’est la vassalité carolingienne, les guerres... Pour y arriver, il fallait résolument sortir les cadavres des placards et devenir généalogiste en herbe.

Cette exposition ne fait pas dans l’érotisme. Elle est le fruit d’une démarche scientifique qui invite les visiteurs à réfléchir notamment sur les notions de ce qu’on considère comme normalités, comme transgressions en suivant les époques successives à partir du 19ème siècle.

Comment nos arrière-arrière-grands-parents se rencontraient-ils ? La séduction, l’intimité, l’amour, comment y pensaient-ils ou le pratiquaient-ils ?

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De tout temps, il y a eu le désir. L’amour, le plus vieux métier du monde, existait déjà dans les bordels de Pompéï, pour faire oublier les interdits. La volupté, le plaisir ont pris progressivement le pas sur des idées strictes de chasteté lors des deux derniers siècles. Ils ont été seulement freinés par la maladie, la damnation et la condamnation sociale.

Défis pour les pratiquants du sexe de tous les âges et de toutes les époques. Défi de le raconter cela pour l’historien. Au programme : de vieilles affiches relatant des souvenirs, des objets insolites et des commentaires historiques. Exemple : cette prescription médicale pour les hommes impuissants. Cette prescription pouvait même prévoir la flagellation...

Cinq chapitres ou séries de tableaux qui vont décrire cette histoire "Pas ce soir, chéri(e)".

Une famille modèle

Pour cette partie, rien ne vaut les exemples de vies individuelles, de constructions familiales avant, après mariage et en couple. Histoires qui commencent toujours par "il était une fois...", découvertes au grenier dans une boîte à chaussures.

Alors comme il était dit sur un des tableaux "Toute ressemblance avec des personnages ou des situations réels ne serait que pure coïncidence..."

  • Lors d’un bal en dansant la valse, la romantique, Adélaïde avait rencontré le débauché, Rodolphe qui avait 15 ans de plus qu’elle. Les romans dans la tête d’Adélaïde lui revenaient. En bel homme d’affaires, les parents étaient conquis et ils sont passés ensemble chez le notaire. De l’amour et de la nuit de noces, ni la mère, ni la fille n’avait pas osé en parler. Hors sujet, la fille devait comprendre ses devoirs d’épouse. La nuit de noces fut ressentie par Adélaïde comme un acte contre-nature. Dans le confessionnal, devait-elle trouver son salut ? Elle ne put contrer les droits de mari. Lui avait compris que la bonne Marie allait lui donner un surplus de plaisir. Le petit Pierre est né des premiers émois, arriva, comme il se doit, "dans les choux". Le médecin lui découvrit plus tard des éruptions cutanées. Un examen en commun, la maladie honteuse, la syphilis, les avaient atteints tous deux. Aveu de Rodolphe d’avoir folâtré ailleurs, suivi d’accusations d’y avoir été contraint parce que Adélaïde se dérobait aux devoirs conjugaux. Panique et peur du scandale. Adélaïde finit par demander le divorce, victime de récidives de Rodolphe.1.jpg Germaine, surnommée Marie, est remontée de sa campagne à la ville pour devenir leur bonne. Elle surprend des disputes très violentes. Très souvent, Monsieur Rodolphe monte chez elle et elle subit, ensuite, ses assauts. Sa vie est très chargée par l’entretien de la maison et elle est contente de sortir pour faire des achats et rencontrer les "collègues". Les amours ancillaires ne sont pas rares. Les servantes deviennent ainsi des "chevaux de Troie" dans les maisonnées bourgeoises.
  • L’oie blanche, Thérèse, éduquée dans un couvent, sait que le mariage avec l’impuissant, Paul a pour but de materner pour donner un sens à sa vie. Paul lui fera sa cour avec pudeur, acceptée par la tante adoptive de Thérèse. Le mariage, un voyage de noce mais cela ne se passe pas comme prévu. Puis plus rien. Le bonheur conjugal, les manifestations de tendresses ne suivent pas. Le médecin est appelé.

  • La demi-vierge, Alma et le traumatisé, Théo se sont rencontrés après un coup de foudre et un baiser sur la bouche. Ils flirtèrent. Puis la guerre est arrivée. Lorsque Théo est revenu. Les horreurs de la guerre l’ont changé. Au 5ème enfant, Alma l’a avorté.

  • Dans le même temps, la pucelle Jeanne s’était donnée, pour le souvenir, à Joseph, avant qu’il ne parte à la guerre. Joseph est tué au combat. Jeanne est enceinte. Elle est chassée par son père. Elle abandonne son enfant. Dénuée de ressources, elle vend son corps à un soldat allemand. Elle devient putain pour un tarif de 2 à 6 marks. Maurice lui apporte des clients. Elle échappe au contrôle sanitaire. La capote fait bien les choses. A la libération, elle est tondue et déménage à Amsterdam pour continuer son métier.
  • Vieille fille, Clothilde, a, pour première cause, la mobilisation. Le choix entre le travail et le mariage, une deuxième. Un enseignement de plus en plus féminisé, une sorte d’émancipation. la raison de la deuxième. Elle n’est pas malheureuse, cette tante "Clothilde". Son amie, Marthe a trouvé le réconfort dans l’église et s’est occupé des "pauvres" indigènes au Congo en devenant religieuse.

  • Le scout Marcel n’était pas à son coup d’essai avec Yvonne, après la vision de la nature. S’ils devaient arriver chastes au mariage, les livres, tels que "Le Mariage parfait", interdits par l’Eglise et considérés comme pornographiques, devaient leur apporter l’épanouissement conjugal. La vision par l’école, ce sera, pour après, dans l’entre deux guerres.

  • Dans les années 70, Yannick et Amélie vont passer par l’école mixte qui gardait tout de même des places pour les filles et d’autres séparées pour les garçons. L’éducation sexuelle a permis de comprendre que les enfants ne viennent pas avec des cigognes. Retarder les premières ardeurs du désir était la raison initiale. Les gadgets sexuels, les estampes érotiques, il s’en vendait à l’abri du regard de la police.

  • A 80 ans, Cyril ne cache plus son homosexualité. Il a voulu être le témoin du premier mariage de Philippe et Marc en 2003. Il a milité toute sa vie comme il a dragué : discrètement.

 

Prescrire et proscrire

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Réguler la sexualité dans les discours est progressivement devenu une obsession. Cela passe par la politique et par la religion.

Dès la seconde moitié du 19ème siècle, les goûts de la "clientèle" changent. Si les pratiques de sexualités non reproductibles sont condamnées par les médecins, les raffinements érotiques prennent plus d’importances. Les "perversions", spécialités des prostituées, vont se diversifier. Les découvertes des psychiatres y ajouteront une note officielle, plus scientifique.

A la fin du 19ème, la non-consommation du mariage par l’impuissance naturelle du mari n’est plus considérée comme une faute du mari alors qu’au début, la séparation de corps était plus automatique. Pour qu’il y ait injure, il faut qu’il y ait un refus volontaire. L’argument de la puissance maritale par l’expertise médicale devient la seule manière de contrer un jugement en défaveur de l’épouse.1.jpg

Dès 1880, des médicaments abortifs sont commercialisés par l’intermédiaire de pilules pour faire revenir les règles. Le prix, en 1910, est l’équivalent à deux kilos de beurre. Bruxelles devient la capitale de l’avortement. Les instruments chirurgicaux étaient utilisés avec des ponctions amniotiques avec une poire et par le curetage exécuté par des faiseuses d’anges, jusqu’à la spécialisation dans des "avortariums". La première vraie pilule en provenance des Etats-Unis est commercialisée en 1961. Elle est prescrite sous de fallacieux prétextes.

Le message chrétien, fondé sur l’antagonisme du corps et de l’âme entraine le mépris de la chair dans un dimorphisme sexuel. Perpétuer l’espèce mais sans plaisirs est le mot d’ordre. Le mariage reste une acquisition de l’identité sociale, plus que du bonheur affectif. Le choix du partenaire devient néanmoins une règle dans la bourgeoisie. Pour la femme, ce sera rester cantonnée dans la sensibilité et la délicatesse. Le corset ne disparait qu’au 20ème siècle. La lingerie intime va attirer les photographes dans un voyeurisme de l’exactitude.

1.jpgL’anonymat à Bruxelles fit que la ville ne manquait pas de clubs privés où il était possible de partager sa marginalité. Les droits des gays se font de plus en plus ressentir à partir des années 60 et 70.

Mai 68, l’époque yéyé et de "Salut les copains", les mouvements hippies sont les vecteurs de la liberté sexuelle, des joies du sexe libre et décomplexé. Les antibiotiques se chargent de neutraliser la plupart des maladies sexuellement transmissibles. L’orgasme acquiert des vertus politiques. "Déboutonner votre cerveau comme votre pantalon".

On ouvre un club échangiste à Bruxelles avec grand succès. Wilhelm Reich et Herbert Marcuse s’emploient dans la lutte sexuelle des jeunes entre préservatifs et abstinence.

L’amour devient libre pour certains mais pas pour d’autres. La modernité est affaire d’antécédents et d’acceptation de la société.

Des questions viennent à l’esprit. Jusqu’où aller trop loin ? Où est l’hygiène conjugale ? Le sexe tarifé est-il la solution pour calmer les pulsions ?

L’affaire Dutroux a impressionné, traumatisé, même, et a, peut-être, fait revenir la liberté à une case précédente. La pédophilie apporte l’angoisse, mais c’est l’inceste qui continue à la supplanter en fréquence. Les plannings familiaux vont avoir un rôle grandissant.

Le sida va donner un coup d’arrêt à la sexualité et relancer l’enjeu de prévention à la santé publique. Retour à la capote. "Pour vivre heureux, vivons cachés".

Le discours de la religion est toujours le même. Pas de rapports sexuels en dehors du mariage, qui, lui, reste indissoluble. Moralité de la sexualité limitée à la pratique pro-créative hétérosexuelle et monogame. Le confessionnal est l’endroit de repentir de ses péchés. Le célibat est réservé aux "professionnels de l’église". La prudence est préconisée à l’onanisme conjugal par le théologien, Mgr Bouvier. Les pratiques néo-malthusiennes gagnent le mariage.

Le médecin joue l’intermédiaire avec l’arbitrage du prêtre comme psys et sexologues. Ils doivent prouver qu’ils sont plus efficaces pour distancer la religion quitte à s’en faire des adversaires. Question d’hygiène, ils viennent au secours de ce qu’on appelle le "viol légal". Dans les esprits, le terme de "lune de miel", plus doux, remplace celui de la "nuit de noce".

Un excès de volupté sexuelle risque de provoquer la nymphomanie. Alors, on joue à l’économie. Avec humour, on pense aux cycles MMS qui évoluent en fonction de l’âge (Matin, Midi., Soir...). Avec l’expérience, on remarque que la rapidité du coït contribuerait à la frigidité des femmes. L’érotisation du couple conjugal voit son émergence à la fin du 19ème siècle. L’hétérosexualité vise l’activité sexuelle pour le seul plaisir. L’homosexualité passe comme une maladie parmi d’autres et qui peut trouver un traitement par la psychiatrie.

L’analyse des pulsions sexuelles serait le moteur de toutes les actions de l’être humain aux yeux du neurologue, psychanalyste, Sigmund Freud. Dans "L’interprétation des rêves", il dissocie objet et but sexuel. D’après lui, les individus auraient en eux, à l’origine, une disposition bisexuelle. 1.jpgLe développement de la sexualité serait indissociable du développement psychique et de la construction de la personnalité dès l’enfance par la libido. La perversion serait à l’origine de toutes les pulsions humaines.

Dans le domaine du droit privé, sous le Code Civil napoléonien, le sexe légitime reste défini par l’union monogamique avec l’autorité du mari sur l’épouse. Le mariage est fixé à un âge minimum de 15 ans pour la femme et 18 pour l’homme. Les époux se doivent fidélité tout en gardant une différence entre les époux en cas d’adultère. Ce qui constitue une asymétrie soigneusement construite entre hommes et femmes.

 

Moraliser et réformer

Identifier ceux qui ne respectent ce qu’on appellera plus tard le "politiquement correct" devient une préoccupation vitale. Les déviants sont dangereux et sont à civiliser par la force au besoin, le châtiment qui pourrait aller jusqu’à l’excommunication.

1.jpgAu 19ème siècle, l’obsession de la dégénérescence entraine les politiques à réguler la sexualité de "L’Autre". L’homme, à son stade le plus avancé, est adulte, blanc et bourgeois. Les classes moyennes sont respectables et discrètes avec une auto-discipline. L’Autre, c’est donc tout le reste. Il faut garder une population saine et prolifique avec un discours eugénique. La colonisation veut imposer aux "primitifs" le modèle occidental. Pas de publicité pour des moyens anticonceptionnels réprimés pour outrage aux mœurs. Il faut protéger et améliorer la race plus que la femme. Francis Galton veut éliminer les causes de la morbidité, de la dégénérescence et séduit, en 1912, les membres de l’"Institut de Sociologie Solvay". L’eugénisme "positif" est promu, dès 1919, par la Société belge d’Eugénique. L’enfant à naître devient le centre de l’intérêt. Demeurer chaste et pur, pour les géniteurs qui doivent passer un examen prénuptial. Les flux migratoires inquiètent et le racisme s’installe. Il faut réglementer la prostitution, préconisée par le médecin Alexandre Parent-Duchatelet pour protéger la population des maladies vénériennes. Les mouvements abolitionnistes prônent la prohibition de la prostitution. Mais c’est en 1948, que la Belgique abolit ce réglementarisme. Dès lors, la théorie rigoriste et la pratique se dissocient dans un choc du contraste.

 

Entendre et regarder

1.jpgReprésenter la sexualité par l’image, par la peinture, d’abord. La photographie, le cinéma, et la civilisation de l’image va détrôner jusqu’au texte et la littérature. Internet va passer outre les interdits dans la confidentialité du virtuel.

Qui peut et qui ne peut pas passer à l’acte ?

Les révolutions sexuelles ne prennent place que dans les cinquante dernières années.

Le philosophe Michel Foucault avec son livre retentissant "La volonté du savoir" constate une véritable explosion du discours sur le sexe au cours du 19ème siècle. La sexualité devient un objet de savoir, d’attentions et de soins.1.jpg

Une croisade commence d’abord contre la corruption des jeunes et pour renvoyer la femme au foyer. Mais la révolution est en route avec les années 50. Les rapports Kinsey (1848 et 1953) apportent une bombe culturelle et politique et banalisent le recensement des pratiques intimes. Les années 60 seront celles de la libération des questions sexuelles. La répression est bannie et le patriarcat fait place à l’émancipation des femmes. Comme chevaux de bataille, la contraception et le droit à l’avortement. Et Dieu créa la femme.

L’évolution reste lente en Belgique. Le Dr Willy Peers est détenu en 1973 pour la pratique d’avortements. La loi pour la dépénalisation de l’avortement n’est votée qu’en 1990. Le Roi Baudouin a estimé ne pas pouvoir la signer et s’est mis temporairement en "indisponibilité temporaire de régner".

Il faut politiser la question de la violence envers les femmes en traquant la domination masculine. Les années 80 entament la fin des illusions. La sexualité est ressentie plus libre et plus épanouie se trouve attaquée par le sida qui touche toutes les classes de la société. Entre 1981 et aujourd’hui, on dénombrerait la mort de 40 millions de personnes des suites à cette pandémie. Les années 90, l’hétéronormativité s’impose débats dans les théories "queer" en fixant un modèle normatif de référence.

 

Libérer et politiser

La dénatalité, après les ravages des guerres, obsède les gouvernants contre les ligues néo-malthusiennes libertaires. "Plus d’enfants pour approvisionner le moloch capitaliste en chair à souffrance, à plaisir, à travail..." disent-elles pour essayer de donner des lignes de conduite qui sortent parfois des convenances éthiques. Libertaire avec des règles naturelles et non plus fixées de manière dogmatique par l’homme. En 1923, il fallait donc empêcher la publicité des moyens anticonceptionnels comme outrages aux moeurs. L’hygiénisme ambiant continue à contribuer au succès du mouvement eugénique. Le culte du corps parfait s’est répandu et pousse à refuser les flux migratoires.

Réglementer la prostitution pour en faire un milieu discipliné et hiérarchisé sous l’autorité administrative pour protéger la famille, tout en permettant d’assouvir les pulsions irrépressibles de l’homme dans la discrétion.

L’enjeu d’une lutte pour respecter l’homme et la femme comme deuxième objectif pour en revendiquer l’égalité civile.

En 2003, la législation reconnait le mariage homosexuel. Ce qui implique la critique de la hiérarchie des sexualités.

 

Conclusions

L’Etat et l’Eglise ont souvent joué les accords avec les mêmes notes. L’Eglise ne s’est pas rendu compte de l’évolution de la société, mais a été forcée de lâcher un peu de lest.

De quoi sommes-nous libérés ?

Plutôt que libéré des interdits, des refoulements et de la répression, la sexualité est en train de s’affranchir des déterminations naturelles. La croyance dans le Progrès et dans la Science favorise un savoir dispersé qui se développe par la curiosité et les expériences personnelles. Les théories font place à des pratiques très contrastés.

Les débats contemporains s’alimentent pas les questions "qu’est-ce qu’un homme ou une femme". La centralité des Droits de l’Homme et la préservation de la dignité humaine avec les choix individuels, sont les accompagnatrices de vies plurielles. Le sadomasochisme, la sexualité des enfants suscitent toujours beaucoup d’émoi. La multiculturalité s’est attaquée à de nouvelles pratiques qui entrent en conflit avec les idées occidentales. La banalisation de la représentation de la sexualité dans l’espace publique, l’érotisme, l’utilisation d’Internet sont les nouveaux sujets d’inquiétudes. L’Autre est toujours là avec ses questions propres. La panique morale reste, en permanence, dans les parages.

Contraception, homosexualité, sextoys, pornographie, programmes éducatifs d’incitation à la chasteté cohabitent tout en gardant une forme de revendication d’une différence, d’une identité. L’asexualité reste un dysfonctionnement par le "Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux". A l’actif de la médecine, il y a entre autres, la césarienne qui a sauvé beaucoup de femmes et d’enfants, les dépistages du cancer du col de l’utérus.

La chanson, elle, s’est très souvent tournée vers l’amour. Mais ce n’est qu’à de rares exceptions qu’elle a entonné l’aspect sexuel avec l’humour comme avec "Le zizi" de Pierre Perret.

Celle de Gainsbourg "Je t’aime, moi non plus" allait plus loin et ne devait sa célébrité qu’à ce seul dialogue, entre un homme et une femme :

- Je vais, je vais et je viens Entre tes reins Et je Me re-Tiens

- Tu vas et tu viens Entre mes reins Et je Te re-Joins…".

Mais quelle célébrité ? Pour qui ? Et pour quel bénéfice ?

 

Et après ?

Sujet qui passionne toujours, en cycle, l’actualité de la presse officielle et des forums citoyens ("Un porno sans queue mais avec tête", "Sexe, la révolution française", "Sexe et business, mode d’emploi"...)

"Faut-il brûler Freud ?" est-il demandé dans la presse.

Dans son livre "Le Crépuscule d’une idole", Michel Onfray, qualifié de réfractaire, voulait remettre les théories de Freud à un plus juste niveau. D’abord réconforté à la lecture de "Trois essais sur la théorie sexuelle", suite à sa propre enfance, il appuyait l’idée que la sexualité existe déjà dans l’enfance. Athéiste militant convaincu, par opposition aux salésiens qui lui donnèrent une éducation trop grillagée derrière des préceptes religieux, Onfray réhabilite désormais les matérialistes, comme Spinoza ou Nietszche, contre les idéalistes, comme Platon.

Qualifié de taliban, manichéen par certains, il énonce que conscientiser le refoulement n’a jamais entrainé la disparition des symptômes, ni sa guérison. La thérapie analytique de la psychanalyse ne soignerait que dans la stricte limite de l’effet placebo. Le rapprochement de Freud comme un nouveau Pape, sous le modèle de l’Église catholique romaine avec sa métaphore est probablement, aussi, ce que cache la réaction allergique d’Onfray.

Le Pr Jacques Van Rillaer, à la tête d’une fronde antifreudienne, répète, également, que Freud a menti en lançant "Les Psychanalystes, des mythologies du XXème siècle".

La nature humaine est tellement différente de personne à personne, en dépits des antécédents parentaux, qu’il a, au minimum, partiellement raison.20100514Curé confiez vous.jpg

Très longtemps dans l’histoire, la religion a régné sur ses fidèles par le sexe. Ces derniers temps, c’est l’Eglise elle-même qui doit faire son acte de contrition. Les abus sexuels sortent du chapeau de l’histoire récente. En crise d’autorité, les cours de religions se radicalisent. Le nouvel Archevêque, Mgr Léonard ne veut plus d’un cours de société.

Les rigoristes conservateurs reprennent du poil de la bête ce qui mène à moins de progrès avec cette optique. En 2009, un schisme entre conservateurs et progressistes, avait même fait trembler le Vatican suite à la remise en question de l’utilité des préservatifs face au sida.

En période de crise, en manque de repères moraux, les religions reprennent pourtant encore plus de poids dans l’esprit des populations.

Plus prosaïquement, sera-ce donc choisir entre "Pas de bougui-bougui avant vos prières du soir" ou "ce n’est pas à dieu que j’en veux" ?

Diable de créateur et d’évolutionniste ! Quand on pense, que si nous avions tous été programmés comme hermaphrodites, le choix aurait été sans discussions. Juste une envie de changement aurait suffi pour changer de cap. Etre une femme des années 80 ?

Mais, cela aurait été une autre histoire non moins épidermique, voire, allergique.

Alors, ce soir, chérie, tu veux ou tu veux pas ?

 

L’enfoiré,

 

Pour l’humour ?

Petite histoire pour autre chose :

"Un mec regarde sa femme penchée au balcon de leur terrasse et lui crie : mais chérie t’as le derrière aussi large qu’un barbecue !! Choquée par ses paroles elle ne trouve rien à dire. La nuit dans leur lit monsieur ayant envie de sa femme se met à la caresser, la femme se retourne et lui dit : tu sais chéri ça ne sert à rien d’allumer le barbecue pour une si petite saucisse !"

La réponse du berger à la bergère ?

"Comment fait-on pour épouser une femme jeune, belle, riche et intelligente ?" Réponse : "On se marie quatre fois".

 

Citations :

  • "Si par nature, l’homme est une bête de sexe, j’ai toujours eu des animaux de compagnie.", Mae West

  • "Dans une société hédoniste aussi superficielle que la nôtre, les citoyens du monde entier ne s’intéressent qu’à une chose : la fête. (Le sexe et le fric étant, implicitement, inclus là-dedans : le fric permet la fête qui permet le sexe", Frédéric Beigbeder

  • "Je suis pour l’égalité des sexes, je prendrai moi-même les mesures.", Thierry Le Luron

  • "L’amour, c’est du sport. Surtout s’il y en a un des deux qui veut pas", Jean Yanne

 


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39 réactions à cet article    


  • Il est leurre Il est leurre 17 mai 2010 11:13

    Bonjour,

    ahh, le cul, c’est un peu comme la bouffe, ça marchera toujours, et ces deux piliers incontournables sont la base de tout être humain, donc autant les exploiter à fond pour attirer le lecteur.

    Tiens, du coup j’ai trouvé une solution pour qu’AV sorte de ses soucis financiers :

    50 % de cul pour vendre

    50 % d’articles de réflexion pour le standing et pour se donner bonne conscience.

    Bonne journée, ne t’ éloignes pas trop de ton clavier, tu devrais avoir du monde.


    • L'enfoiré L’enfoiré 17 mai 2010 13:15

      Il est leurre,

       Le sexe mène le monde. Par l’intermédiaire de l’Église ou par celui de l’État.
       Pas de doute.
       Sur Internet, il frise les sommets de fréquentation.
       Je n’ai plus les chiffres, mais ils parlaient d’eux-mêmes.
       J’ai repris les derniers textes d’AV.
       Ils étaient tous rassemblés en l’espace d’une semaine.
       Du monde ? Encore faut-il qu’ils soient pas uniquement ceux que j’ai fréquenté par ici.
       Peut-être PV, lui qui a décrit Béa, dans des positions lascives.
       Je lui ai fait une fleur hier. Il doit l’avoir offerte à sa Dulcinée.

       smiley 


    • L'enfoiré L’enfoiré 17 mai 2010 14:15

      Vlane,
       La seule différence entre PV et moi, c’est que moi, j’écris pour me constituer une base de référence personnelle. Cela est et sera toujours long. Je ne fais pas dans le Reader Digest. Désolé. 
      Faudra s’y faire ou changer de chemin.
      Moi, ce n’est pas pour me faire mousser et me faire sauter le col avec mes bouquins qui se retrouvent en promotion devant Fogiel .
       Chacun son truc en plume ou à poils.
       Et un emoticon, un.
       smiley
       


    • L'enfoiré L’enfoiré 17 mai 2010 14:18

      Vlane,
       Juste pour votre info. Je n’ai pas parlé de tout, comme l’exposition le faisait.
       C’est dire ce que je vous épargné tout de même quelque part.
       smiley


    • L'enfoiré L’enfoiré 17 mai 2010 14:19

      « je vous ai épargné »
      J’ai raté un mot. Excuses.


    • L'enfoiré L’enfoiré 17 mai 2010 14:32

      Merci vlane pour avoir fait l’effort de lire.
      Je l’ai déjà dit ailleurs. Un livre qui n’a pas la grosseur d’une brique de 700 pages, je n’achète pas.
      Je lis sur place.
      Merci de reconnaitre qu’il y a toujours de l’humour qui se cache derrière mes textes.
      Non, l’émoticon ne disparait pas.
      Maintenant. si vous n’avez pas confiance tapez ce que vous voyez derrière l’émoticon
      un «  : » , un « - », un « ) » pour le premier.
       


    • brieli67 17 mai 2010 14:27

      « secouer le charbon » ?? une expression belge ??

      Le temps des colons

      et depuis : lucre stupre et dépravation


      • L'enfoiré L’enfoiré 17 mai 2010 14:36

        Briel,
         C’est, en effet, une des planches qui faisait partie de l’expo.
         La volonté de l’Occident à imposer ses méthodes de sexualité.
         Les autres techniques sont dites « sauvages », voire pire.
         C’est ce qui se passe avec la burqa.
         Encore une fois, nous faisons de ce côté un peu les pionniers en la refusant sur les lieux publiques.
         L’avortement était également une première.
         


      • kitamissa kitamissa 17 mai 2010 14:27

        l’article m’a bien plu ...

        effectivement,nous avons tous un peu connu ( je parle des gens de la soixantaine et plus ) toutes ces eévolutions de l’approche du sexe ...

        pré adolescents,le curé nous parlait de tentations malsaines ( la branlette bien entendu) qui faisaient du mal au petit Jésus ( moi,ça me faisait du bien au mien smiley ....) ça rendait sourd ou idiot...etc ..etc.....et au confessionnal du Jeudi,la question revenait sans cesse « as tu eu des désirs ou des pensées et des actes impurs ( en gros,combien de fois tu t’es poli le bambou ? )...et moi tout gêné mais vu qu’il fallait s’inventer des péchés pour se faire pardonner,on répondait » oui mon père...trois fois ....« pour avoir enfin la paix avec le ciel....

        et puis les années 60 sont arrivées,l’éducation du 19eme siècle qui perdurait encore avec le sempiternel » il faut se marier pour avoir des enfants...il faut être sage avant le mariage....il faut que les jeunes gens et les jeunes filles restent purs ...et gnagnagna ..« 

        tout ça ça commencait à foutre le camp parce qu’on avait enfin découvert la liberté grace à la musique,à la période faste qui arrivait,où l’on avait du fric à dépenser,où l’on achetait nos premières voitures et la liberté qu’elle procure ..

        et puis la mode des discothèques,les jupes qui raccourcissaient,les tabous qui se levaient,les esprits qui s’ouvraient ,et l’envie de vivre autrement que les anciens ;

        tout ça a fait que petit à petit nous avons connu cette époque ou la pilule aidant,une formidable libération du sexe nous a transportés dans un autre monde,celui de jouir enfin sans le risque de châtiment divin et toutes les conneries qui gravitaient autour depuis des siècles .

        maintenant,on constate tristement le retour en arrière ( sans allusion coquine) des mentalités pal le biais des intégrismes de tout poil qui renaissent ....

        pourtant,rien n’est plus naturel et plus agréble que le sexe quand il est partagé, hors de sa destination permière à savoir la continuité de l’espèce....

        si la nature a inventé le plaisir qui va avec,c’est bien pour quelque chose non ?

        une petite variante de l’histoire du barbecue ..

        < c’est à la campagne le père Antoine le fermier pendant les moissons, dit à son épouse » la Marie,t’as un cul aussi large que la moissonneuse !...« 

        le soir venu dans le lit conjugal,le père Antoine commence à tripoter sa femme et lui fait comprendre qu’il a une petite envie de jambes en l’air ..

         » fous moi donc la paix qu’elle dit la Marie..j’ vas pas remettre la moissonneuse en route pour une si petit brin de paille "


        • L'enfoiré L’enfoiré 17 mai 2010 14:47

          Kitamissa,

          La branlette rend aveugle, sourd.
          C’était le message donné, pas une question, une réponse.
          Dans l’expo, il y avait un confessionnal et derrière une voix qui essayait de faire ressortir les péchés un a un.
          Dans un confessionnal, ne vous êtes jamais demandé ce qui se passait de l’autre côté du grillage ?
          La musique, vous dites. Dans les campagnes, il fallait simplement regarder les animaux pour comprendre. Pas cons, les paysans.
          Jean Yanne, un rien misogyne disait aussi « Vivre en couple, je ne vois pas pourquoi, je sacrifierais l’admiration de milliers de femmes au sens critique d’une seule ».
          Pour des variantes de barbecue j’en connais une autre encore.  smiley


        • L'enfoiré L’enfoiré 17 mai 2010 15:38

          Je reviens avec ma variante.
          La nuit de noce arrive pour le bellâtre fort en muscle.
          Devant sa Dulcinée, il commence à se déshabiller.
          Sa chemise. d’abord.
          - Tu vois chérie, ça c’est de la dynamite, dit-il en montrant ses biceps.
          - .... , admirative, sans voix.
          Il continue et montre ses cuisses.
          - Ca, c’est de l’explosif quand je cours, plus rien ne m’arrête.
          - ...., respectueuse, pas de réponse.
          Il arrive à son slip et là, une petite voix qui dit.
          - Toute cette dynamite, pour une si petite mèche. C’est pas dangereux ?
           smiley 


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 17 mai 2010 14:34

          salut l’enfoiré,

          ton article est dur à avaler, presque rébarbatif, mais parce que trop complet...

          «  Le message chrétien, fondé sur l’antagonisme du corps et de l’âme entraine le mépris de la chair dans un dimorphisme sexuel. » il ne s’agissait pas de mépris de la chair, mais d’équilibre entre pratique d’ordre spirituelle et charnelle. Le but est d’éloigner le caractère animal de la chose avec la présence en matière de préliminaires, et le résultat est bien de voir la femme marcher à quatre pattes sur le net. Il faut bien « baiser » pour vivre, et non vivre pour baiser. L’accoutumance à la drogue en matière de sexe témoigne de ce que l’homo sapiens, prenant conscience de son malaise à vivre au quotidien, cherche ni plu ni moins à retourner dans un ventre natal.

          Je dois être d’une génération d’origine extraterrestre, puisque je n’ai eu recours ni à l’avortement ni à aucune contraception, juste la méthode Ogino appliquée avec discipline...a+, L.S.


          • L'enfoiré L’enfoiré 17 mai 2010 14:39

            Lisa,
             « dur à avaler »
            Exact. Comme a été l’histoire des femmes de l’époque.
            Mais, l’histoire est quelque chose de fixé une fois pour toute.
            Effacer certaines choses est la mentir.
            C’est mon avis du moins.
            Merci pour le témoignage.  smiley


          • Deneb Deneb 18 mai 2010 08:05

            Lisa Sion : J’ai 2 enfants grâce à Knaus-Ogino. Ils étaient, bien sûr, bienvenus quand-même. J’etais le plus heureux des pères dés que j’ai compris que le bon docteur Knaus s’était lamentablement planté. Comme je l’ai confié à l’époque aux amis : je suis heureux, je n’ai pas d’autre choix que de l’être.


          • Voris 17 mai 2010 15:07

            Guy, ton article n’est pas assez explicite pour Agoravox. « Devines qui vient baiser ce soir » t’aurait fait monter par l’ascenceur. Tandis que là tu restes dans l’escalier, même pas derrière une jolie fille dénudée que tu aurais mise en photo de fille. Non décidément, tu ne comprends rien à la charte d’Agoravox dont l’article 1 est « Du cul, du cul, du cul ! »
            Et puis il y a des mots qui choquent, à la limite de la censure : « prohibition », « chasteté » (mot qui fait fuir !) Enfin quoi, Guy !




            • Il est leurre Il est leurre 17 mai 2010 15:17

              Tiens Voris, cela me rappelle une histoire arrivée à un copain :

              Dans mon cinéma de village passait un film Honkongais « ça branle dans les bambous »

              Mon copain attiré par « l’odeur de la poudre » va voir ce film, et en ressort déçu car il s’agissait d’un film de Kung Fu.

              D’où l’importance du titre comme tu le dis si bien.


            • Voris 17 mai 2010 15:27

              J’en connais un qui s’est engouffré précipitamment dans une salle de ciné pour voir "La grande chevauchée, pensant que c’était un western.


            • L'enfoiré L’enfoiré 17 mai 2010 15:32

              Voris,
               Tu as absolument raison.
               L’expo ne faisait pas dans l’érotisme. C’est dit d’avance.
               Le titre, je l’ai repris de l’exposition, sans y changer quoique ce soit.
               La première image est la photo de l’expo.
               La première réaction d’un de mes lecteurs d’avant parution était « c’est triste ton histoire » ;
               Ma réponse a été comme la vie.
               On prend son pieds là où s’est possible. On plane et on oublie.
               Il fut une époque où ce n’était même pas vrai.
               


            • Deneb Deneb 18 mai 2010 12:26

              voris : « ...pensant que c’était un western. »

              Mon oeil, oui !


            • Il est leurre Il est leurre 17 mai 2010 15:11

              @Lisa sion2« 
               »juste la méthode Ogino appliquée avec discipline...a+, L.S."

              Ogino, Ogino, ce n’est pas lui qui a eu l’idée de faire construire une muraille entre l’Allemagne et la France ?

              Ah non, lui c’est Maginot, bon c’est une histoire de ligne aussi puisqu’il s’agit de ne pas la franchir certains jours.


              • brieli67 17 mai 2010 15:23

                LS se gargariiiiiiiiiiiiiiiiiise  !

                S’l savait le nombre O_ginettes et de K-K-Raus qui se promènent !
                Le thermomètre dans la rondelle.... elles adorent ! avant les festivités.

                Dans mon Felix Gaffiot sous la rubric à brac ( aprés le coït tous les chiens sont tristes)
                Cicéron faisait déjà état du coitus interruptus...


              • L'enfoiré L’enfoiré 17 mai 2010 16:27

                Briel,
                 Quand j’ai visité l’expo, c’était un samedi matin, il y a 8 jours.
                 Beaucoup de monde avant mon arrivée.
                 Ils étaient manifestement en groupe.
                 Beaucoup de visiteurs d’un certain âge, et peut-être même d’âge certain.
                 Les discussions allaient bon train.
                 Tous lisaient religieusement et étaient vissés de planche en planche.
                 Je ne pouvais m’attarder. J’ai pris des clichés pour pouvoir m’imprégner à l’aise et en tirer l’article présent.
                 Une patte blanche nécessaire car ce n’était au départ pas permis.

                 Voilà, la petite histoire de la grande. smiley 


              • brieli67 17 mai 2010 15:37

                C’est indéniable ! La Fesse est belge BBB

                Au fait, ô cicérone ô notre guide !
                Quelle date quelle soirée a été retenue pour le vernissage par la Vestale Elysée ?
                Sa conférence EJP et périnée reste d’actualité , n’est-ce pas ?


                • L'enfoiré L’enfoiré 17 mai 2010 15:41

                  Pas remarqué, Briel, plus beaucoup de cinéma porno à Bruxelles.
                  Beaucoup ont disparu en arrière garde des cinémas de quartier.
                   smiley


                • L'enfoiré L’enfoiré 17 mai 2010 15:46

                  Ne pas oubliez de cliquer sur certains liens de l’article.
                  Ils ont été choisis avec ... précaution. smiley


                • L'enfoiré L’enfoiré 17 mai 2010 15:51

                  @moinsseur de service.
                   Je sais faire cela aussi, si vous le voulez.
                   Cela vous fera gagner du temps pour lire ce qui vient avant.
                   smiley


                • Il est leurre Il est leurre 17 mai 2010 16:06

                  « @moinsseur de service. »

                  Ne te prends pas la tête avec ça, même le maître a dit que cela ne servait à rien.

                  Il a du trop utiliser sa main en lisant ton article, et il a du mal à quitter le rythme


                • L'enfoiré L’enfoiré 17 mai 2010 16:12

                  Il a dû avoir une crampe. smiley


                • brieli67 17 mai 2010 16:58

                  les satyres Pierre, Paul, Yves 

                  sortez de ce corps !




                • L'enfoiré L’enfoiré 17 mai 2010 18:05

                  Samedi dernier, c’était la Gay Pride à Bruxelles.
                  Elle est devenue la Belgian Gay Pride pour sortir du carcan.
                  35.000 personnes, exactement le même nombre de personnes dans la manifestation de novembre 2007 pour le maintien de la Belgique unie.

                  Le lendemain, réédition de 2007. Résultat : 1850 personnes dans le cortège.
                  Tout passe, tout lasse. Seul le sexe reste.  smiley


                  • asterix asterix 17 mai 2010 21:13

                    L’Université Libre de Bruxelles, c’était au temps où elle pouvait crier : à bas la calotte !
                    Et ce dans un pays catholique.
                    Je ne sais pas si elle aura aussi le courage de crier : à bas les barbus !
                    Dans un pays multiethnique.


                    • L'enfoiré L’enfoiré 17 mai 2010 22:12

                      astrerix,
                       A votre avis ?  smiley
                       


                    • moebius 17 mai 2010 21:18

                      Fumer ! c’est du belge ici


                      • L'enfoiré L’enfoiré 17 mai 2010 22:13

                        Moebius,
                         Et en plus, ça sent bon...
                         Pas même d’arrière goût de tabac.
                         smiley


                      • Deneb Deneb 18 mai 2010 07:37

                        Merci, tendre et lucide Enfoiré, pour cette revue des mœurs à travers les âges. Le mauvais score de l’article est typique de la faune Agoravox : la majorité de bigots et d’autres pisse-froid. C’en est au point que mon premier critère de lecture sur AV est le vote négatif - quand c’est mal noté sur AV, c’est que ça ne doit pas être si mauvais que ça, pour être rejeté par les « moure de tola » comme on dit en niçois.


                        • L'enfoiré L’enfoiré 18 mai 2010 08:34

                          Salut Deneb,

                           Cela fait un bon bout de temps, que je connais les lieux.
                           C’est dire que cela ne m’impressionne plus vraiment.
                           L’objectif, comme je l’ai dit, n’est pas de recevoir des fleurs mais de trouver une bonne controverse.

                           Les « mourre de tola » , en brusseleer, cela pourrait être un flave peï, un lammekak ou même un zievereir.
                            "Un pauvre type, comme un sukkeleir ?
                           En espérant que ce ne soit pas un qui boit trop qui ça alors s’appellerait un zatlap

                          Merci et bonne journée
                           smiley


                        • Deneb Deneb 18 mai 2010 12:35

                          Enfoiré : Celui qui boit trop, en Niçois, on l’appelle un « tchouquatoun ». Un « moure de tola » c’est « visage de tôle ».

                          Au plaisir


                        • brieli67 18 mai 2010 10:31

                          Grand coup de coeur

                          bon beau Bois à limer _ belge_

                          pas d’échardes à l’usage même intensif
                          (soirées chaises et tables tournantes)

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