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Accueil du site > Actualités > Société > Pas de « Droits de l’Homme » pour les détenus ?

Pas de « Droits de l’Homme » pour les détenus ?

Les prisons françaises comptent aujourd’hui 59 167 détenus (dont environ 18 000 en situation de détention provisoire) pour 51142 places.

Les taux d’occupation franchissent donc souvent la barre des 100% (plus de 150 % pour 51 établissements).

Quelles conséquences ?

Cette surpopulation a d’abord et essentiellement des incidences sur les conditions de vie des détenus : promiscuité, manque d’intimité (les sanitaires ne sont souvent séparés du reste de la cellule que par un tissu posé par les détenus, quand il y en a un...), violences...

Ensuite la grande difficulté de mener un travail ou suivre une formation dans une prison surpeuplée.

Et cela n’est pas juste un problème pour les détenus mais pour toute la société dans laquelle les détenus auront plus de mal à se réinsérer à leur sortie. Il ne faut pas perdre de vue que l’immense majorité des détenus "passe" en prison et retourne en liberté ; les très longues peines ne sont que très minoritaires.

Une place, une personne ! L’action " 9m² l’appartement témoin " revendique le strict respect de la loi en vigueur. La loi française pose le principe de l’encellulement individuel et prévoit qu’une surface inférieure à 11m² correspond à une place.. Or, dans la pratique, les détenus sont entassés à trois ou quatre, tout particulièrement dans les maisons d’arrêt où sont purgées de courtes peines.

La question de la surpopulation ne se résout que d’une seule façon : ne mettre qu’une personne là où il n’y a qu’une place. La solution ne réside pas dans la construction de nouvelles prisons.

L’augmentation de la capacité d’accueil permet d’augmenter le nombre des mises en détention mais n’a jamais réglé, depuis le 19ème siècle, la question de la surpopulation. Les associations parties prenantes de la campagne " Trop c’est Trop " préconisent exclusivement d’autres solutions (mesures alternatives à l’incarcération, aménagements de peine, usage aussi limité que possible de la détention provisoire...).

L’action : occupation d’un « appartement témoin » de 9m² .

"Trop c’est trop", campagne pour le respect du numerus clausus en prison, organise, du vendredi 9 mars au lundi 9 avril l’opération " 9 m², l’appartement témoin ".

L’appartement témoin est matérialisé par un simple traçage au sol d’un espace de 9 m², surface-type d’une cellule de prison. Tout le temps de cette action, la cellule devra toujours accueillir au minimum 3 personnes (nombre d’occupants habituel d’une cellule en maison d’arrêt).

Pour en savoir plus :
Campagne Trop c’est trop
trop@tropctrop.fr


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40 réactions à cet article    


  • Briseur d’idole (---.---.168.138) 8 mars 2007 12:54

    « L’homme »est un label réservé à « la race supérieure » !


    • LE CHAT LE CHAT 8 mars 2007 13:21

      @Briseur de prison-prison break

      c’est l’argument repris par les neocons pour refuser tout traitement digne aux bagnards de guantanamo !ils ne sont pas des combattants assez dignes à leurs yeux !


    • (---.---.38.189) 8 mars 2007 13:35

      Et les droits de l’homme pour les victimes des détenus, personne n’en parle une fois encore ?


      • J (---.---.101.8) 8 mars 2007 13:43

        Tous les detenus ne sont pas des meurtriers...


      • Nevermore (---.---.208.137) 8 mars 2007 13:49

        Très juste ! Ils les ont respectés les droits de l’homme les repris de justice ?


      • (---.---.38.189) 8 mars 2007 14:27

        IP:xxx.x0.101.8

        Et réciproquement, tous les meurtriers ne sont pas détenus.

        Tous les névrosés, les psychotiques ne sont pas internés.

        Tous les récidivistes ne sont pas privés de liberté.

        Par contre toutes les victimes ont bien été meurtries et leur proches le sont aussi.

        Mais c’a n’interesse pas grand monde.


      • (---.---.38.189) 9 mars 2007 00:12

        Disciples de judas ! n’avez vous aucune honte ?


      • (---.---.160.228) 9 mars 2007 10:31

        Si tous les névrosés devaient être internés, il est fort possible que vous le seriez vous aussi depuis longtemps.


      • Reinette (---.---.28.233) 9 mars 2007 15:59

        « NUL DE NOUS n’est sûr d’échapper à la prison. Aujourd’hui moins que jamais. Sur notre vie de tous les jours le quadrillage policier se resserre : dans la rue et sur les routes ; autour des étrangers et des jeunes ; le délit d’opinion est réapparu ; les mesures antidrogue multiplient l’arbitraire. Nous sommes sous le signe de la garde à vue. On nous dit que la justice est débordée. Nous le voyons bien. Mais si c’était la police qui l’avait débordée ? On nous dit que les prisons sont surpeuplées. Mais si c’était la population qui était suremprisonnée ? Peu d’informations se publient sur les prisons : c’est une des régions cachées de notre système social, une des cases noires de notre vie. Nous avons le droit de savoir, nous voulons savoir... »

        À la lecture de ces lignes, publiées par Michel Foucault quelques mois après Mai 68, on pourrait les croire écrites la semaine passée.

        ...À ceci près que de nos jours il y a bien peu d’intellos de la trempe d’un Foucault capables de s’engager aux côtés des prisonniers sociaux. Certes, nous avons la docteure Vasseur et le PéDéGé Le Floch-Prigent, qui nous content leur expérience passagère dans des documents sensationnalistes.

        Pourquoi s’en étonner ? L’époque condamne l’engagement social pour ne tolérer que charité et bons sentiments. Fort de sa compétence managériale, le PéDéGé Le Floch-Prigent démontre l’aberration de la prison, tandis que la doctoresse soulage d’un pansement littéraire les plaies les plus visibles : les rats, les brutalités, le manque de soins...

        Sans doute cherchent-ils sincèrement à éveiller les consciences des politiques et de l’opinion pour une réforme moins cruelle de la « mangeuse d’hommes ». Mais, comme il se doit, tous deux éludent jusqu’à la caricature la fonction sociale de la prison dans la garantie de l’exploitation et de l’oppression.

        Et à l’égal des geôliers, ils discourent crûment des emprisonnés comme s’ils étaient des animaux élevés en batterie.

        « On nous dit que les prisons sont surpeuplées. Mais si c’était la population qui était suremprisonnée ? »


      • seb59 (---.---.180.194) 8 mars 2007 13:45

        Oui, il faudrait construire des prisons.

        Malheureusement , ca coute cher, et c’est long.

        Conclusion : tiens toi à carreau et ne va pas en prison.

        Ceux qui y sont ne peuvent s’en prendre qu’à eux.


        • LE CHAT LE CHAT 8 mars 2007 14:03

          @seb59

          moi je suis pour le rachat ! ici en provence , peine réduite de moitié en échange de commandos de débroussaillage façon chain-gang , ça serait pas mal ! en bretagne , le démazoutage des plages et dans le nord le nettoyage des routes secondaires pendant l’arrachage des betteraves et chicorées .....


        • seb59 (---.---.180.194) 8 mars 2007 14:33

          @ le chat

          Pour certains crimes oui , je suis d’accord avec toi.

          J’avais deja exprimé mon interet pour les chain-gangs americains.

          L’interet d’une telle demarche est logique : le detenu coute à la communauté, il est normal qu’il travaille pour la rembourser.

          Je suis etonné qu’aucun politique ne propose une telle mesure. Surement de peur de rater les voix des criminels.


        • LE CHAT LE CHAT 8 mars 2007 16:04

          @seb 59

          sami nacéri pourra toujours faire le taxi pour gaudin !  smiley smiley


        • Briseur d’idoles (---.---.168.138) 8 mars 2007 22:16

          A mons d’appartenir à la caste des « intouchables », personne ne peut dire « je n’irai jamais en prison »...

          Un accident ménager, professionnel, de la route peuvent conduire en prison !


        • roger le camionneur (---.---.161.74) 8 mars 2007 14:18

          Le sort des taulards, je m’en fous. Les prisons et leurs fonctionnement/entretien doivent déjà couter bien assez cher.


          • Nicolas (---.---.73.2) 8 mars 2007 14:22

            Bonjour,

            Les droits de l’Homme s’appliquent à tous non ? On ne peut pas prétendre être la patrie des Droits de l’Homme et accepter, sur notre territoire, qu’ils ne soient pas les mêmes pour tous.

            Nous devons dénoncer Guantanamo. Mais encore faut-il être exemplaire chez nous.

            Dans la Cité soutient cette initiative. Nous occuperons la « cellule Trop c’est Trop » samedi de 15 h à 18 h.


            • (---.---.37.71) 8 mars 2007 14:43

              La peine de mort éviterait ces surpopulations, et ca ferait faire des économie au contribuable.


              • Fred (---.---.20.123) 8 mars 2007 14:51

                Peu être aurait-il fallut se poser la question avant de voter toutes ces lois répressives Monsieur le Ministre de l’Intérieur ?? ? ? ?

                La repression sert lorsqu’elle se limite à réprimer les bandits. La criminalisation du citoyen ordinaire pose de nouveaux problèmes. Car les bandits ordinaires finissent toujours par sortir , par parler , par voter . . .

                On veut nous faire passer tous pour des voyous pour mieux masquer les plus gros voyous.

                CQFD ! !


                • nephilim (---.---.59.105) 8 mars 2007 16:14

                  il y a encore des idiots pour penser que la peine de mort permet de resoudre les problemes !! ouvrez les yeux pauvre 37 71. les pays qui la pratique n’ont rien fait changer. de plus au cas ou vous ne le savez pas les prisonniers ne sont pas tous des meurtriers. une grande majorité sont des petits delinquants un peu comme bcp de nos politiciens. et si nous ne voulons pas de prisons surpeuplées qui aux yeux de certains coutent chers et bien faisons en sorte qu’il y ai moins d’inegalités sociales , moins de chomeurs moins de gens desesperes car c’est le desespoir qui fait faire pour la majorité des conneries. ensuite pk pas faire travailler les prisonniers, mais dans des conditions normales et en respect avec le droit du travail. de plus tout travail merite salaire^^.sinon c’est un grand retour en arriere un peu comme le bagne voir meme l’esclavage et dans ce cas vous meritez tt autant d’aller vous aussi en prison :)


                  • roger le camionneur (---.---.161.74) 8 mars 2007 16:37

                    olol encore excuser les délinquants et les criminels en mettant ca sur le dos des ingalités sociales et du desespoir... a toute je vais tabasser qqn, spas ma faute c’est le desespoir de ce monde trop injuste.


                  • seb59 (---.---.180.194) 8 mars 2007 17:12

                    « mais dans des conditions normales et en respect avec le droit du travail. de plus tout travail merite salaire »

                    ben voyons !

                    Et pourquoi ne pas appeler ca , « le travail » ?

                    Elle est ou la prison là ? La prison est une sanction !!!

                    C’est pas le droit de glander ou de travailler ! On ne demande pas son avis au prisonnier, qui, je le rappele, est un CRIMINEL !!

                    De plus, empecher la peine de mort , c’est bien, mais le « travail » ou les « inegalités sociales » n’ont rien a voir avec le meurtre ou le viol.

                    Et puis, heureusement que toutes les personnes qui sont malheureuses, au chomage, issuent d’un milieu social difficile ne deviennent pas des criminels.


                  • Titefee Titefee 8 mars 2007 18:26

                    Seb59 :

                    Tous les détenus ne sont pas des criminels d’abord mais des délinquants ! De plus, les inégalités sociales accroissent les infractions contrairement à ce que vous pensez ! En effet la sociètè de consommation dans laquelle nous vivons pousse les gens à vouloir ce que leurs moyens pour survivre ne leur permettent pas (avez vous déjà vécu avec un RMI ? Avez vous déjà eu la frustration de ne pas pouvoir vous acheter ce que vous voulez à manger car vous n’en avez pas les moyens ? Avez vous déjà vécu dans un taudit car aucun proprio ne vous veut ?) et bien oui quand on est au fond du trou on pète un plomb et cela peut conduire à la délinquance ! Certes tous les pauvres ne sont pas des délinquants et heureusement mais la moitié des détenus le sont à cause du cannabis, pensez vous que beaucoup d’habitants du 16ème sont en prison à cause de ça ?

                    Je pense que tout détenu a droit au respect de ses droits fondamentaux car c’est un être humain avant tout quoiqu’il est fait ! Selon notre cher Ministre de l’Intérieur, « la prévention passe par la répression », alors forcément les prisons se remplissent mais bon c’est pour donner l’exemple alors on peut rien dire... La solution de les faire travailler pour rendre service à la communauté serait une bonne chose !


                  • seb59 (---.---.180.194) 9 mars 2007 09:53

                    « criminels d’abord mais des délinquants »

                    La difference entre criminel et delinquant est faible, dans les 2 cas il y a toujours infractions a la loi. Et pour se retrouver en prison, l’infraction doit etre grave.

                    Donc , oui tout le monde peut y aller, mais non, je ne vais pas pleurer sur le sort de ceux qui y sont.

                    Cependant vous avez raison, les conditions de DETENTION doivent etre dignes et securisantes mais avec le minimum de confort.

                    Pour ce qui est du facteur social comme agravant, il y a toujours eu des riches et des pauvres. La vie est faite ainsi, mais ca n’excuse pas le crime.

                    Le recourt à la drogue est un choix personnel, je ne peux le prendre comme une circonstance attenuante. smiley


                  • nephilim (---.---.143.239) 8 mars 2007 16:56

                    peut etre, roger, croyez vous que l’on vient au monde criminel un peu comme les theories fumeuse de sarko :) en tout cas tres bien choisi le pseudo .............


                    • nephilim (---.---.143.239) 8 mars 2007 17:03

                      peut etre, roger, croyez vous que l’on vient au monde criminel un peu comme les theories fumeuse de sarko :) en tout cas tres bien choisi le pseudo .............


                      • Rocla (---.---.0.123) 8 mars 2007 17:37

                        Faudrait toujours avoir à l’ esprit d’ améliorer le sort de détenus , ne serait-ce que pour le jour où c’ est à son tour d’ y aller jouer du violon .

                        Rocla


                        • Marie Pierre (---.---.1.200) 8 mars 2007 23:44

                          Bonsoir JC Bernard et merci pour votre article.

                          Un témoignage qui sera certainement vilipendé par la horde de commentateurs présents sur ce fil :

                          Nous sommes une toute petite entreprise et nous avons emabauché un jeune qui attendait l’exécution de son jugement. Nous le savions au moment de son embauche et ne l’avons jugé que sur ses capacités professionnelles. Nous l’avons embauché également car humainement parlant, nous estimions de notre devoir de lui permettre de s’intégrer. Il a attendu plus d’1 an avant de savoir quand il commencerait sa peine.

                          Nous sommes confrontés à des abhérations judiciaires :

                          Cette personne a fourni tous les documents au juge d’application des peines qui a fini par accorder la semi-liberté. X. vient travailler la journée et repart en prison le soir et le week end.

                          Cependant, X. sait quelle peine il encourt en cas d’emprisonnement total, mais aucune idée de sa peine sous la semi-liberté. Comment un jeune peut-il envisager l’avenir sans une échéance ?

                          D’autre part, le juge d’application des peines ne nous a jamais demandé si nous voulions garder X. malgré sa condamnation.

                          Il y a là un énorme fossé entre la réalité d’une volonté d’intégration et la justice. Un manque total de transparence. X. aurait très bien pu nous cacher sa condamnation, s’il désirait conserver son travail et le « bénéfice » de la semi-liberté. Il aurait très bien pu nous demander ces attestations pour une demande de logement ou autre. Autrement dit, la justice ne pousserait-elle pas à mentir ? Même par omission ?

                          Autre questionnement de notre part : quel sera l’accueil de ses « colocataires » qui seront en enfermement total et lui qui pourra partir le matin pour rentrer le soir ?

                          Ce jeune a déjà connu la prison, il connaît la violence engendrée par le milieu carcéral, nous espérons qu’il sera assez solide pour se défendre. Mais nous espérons surtout lui donner une chance pour son avenir. La justice nous suivra-t-elle ?


                          • JC BENARD (---.---.92.11) 9 mars 2007 10:12

                            Marie Pierre,

                            Bonjour et merci de votre témoignage qui apporte une illustration forte à cet article.


                          • pouter (---.---.121.76) 9 mars 2007 05:06

                            Scandaleux le traitemment des prisons.

                            Une solution : interdire a l’administration pénitentiaire d’enfermer quelqu’un s’il n’y a plus de place dispo. Si un nouveau détenu entre et qu’il n’y a plus de place, faire sortir immédiatemment celui a qui il reste le moins de temps a purger. => ca les boostera pour construire ou trouver des peines alternatives.

                            Je suis d’acord pour etre enfermé si un jour je commet un délit, mais dans des conditions décentes ! et vous ?


                            • Internaute (---.---.124.253) 9 mars 2007 11:58

                              Pour respecter les droits de l’homme on peut commencer par renvoyer dans leurs pays d’origine et sans leur demander leur avis, 25.000 des 50.000 détenus. Il n’y a aucune raison pour que ces gens soient privés du droit inaliénable et opposable de rentrer sur la terre de leur ancêtre. Cela divisera la facture alimentaire par 2 et donnera de l’espace vital à ceux qui restent. On pourra même leur offrir une crème glacée.


                              • elektra style (---.---.19.182) 9 mars 2007 12:21

                                Nos amis les americains ne s’en sortent pas mieux que nous en terme de delinquence mais leur systeme du « travail obligatoire » est ingenieux. Ca coute moins cher au contribuable, ca leur evite de passer leurs journees a s’abrutir sur un poste de tele (classe la prison, hotel quatre etoiles du sdf moyen), et ils paient leur dette. Quant aux droits de l’homme chers aux neo cons n’est ce pas, aux soucieux de l’egalite parfaite je repondrais que ceux qui ne respectent pas la loi ne doivent pas s’attendre a etre respectes par elle. Et encore, qu’ils arretent de pleurer, parce qu’ici les prisons, a cote des poubelles du tiers monde, c’est 3 etoiles au michelin


                                • voyageur51 (---.---.68.145) 9 mars 2007 12:48

                                  Ah le sort de ces pauvres malheureux délinquants qui ont personnellement et librement choisi leur activité.

                                  Et ma fille, cette victime, 15ans, même pas le temps de vivre, de connaitre la vie, qui git. CONDAMNEE A PERPETUITE par un délinquant qui n’a fait que 12 ans d’hotel 3 étoiles (aussi nommé prison).

                                  J’ai envie d’acheter un fusiml et d’éliminer tous ces nuisibles qui défendent ce criminel qui parade réguliérement devant chez moi. Ce criminel avec une vie sans valeur. Et aussi d’éliminer tous ces gens qui les défendent. Mais ces gens, dois-je les appeler des gens ou plutot des animaux, dés qu’il s’agit de parler des victimes en présence des victimes fuit, des lâches. Et ces gens qui sortent les images de leur prédateur trouvent scandaleux quand je pose celle de la derniére demeure de ma fille.

                                  La haine absolue


                                  • Guil (---.---.203.7) 13 mars 2007 19:42

                                    hotel 3 étoiles (aussi nommé prison).

                                    Vous avez déjà été dans un hotel 3 étoiles ? Vous avez déjà été en prison ? Arrêtez de dire n’importe quoi, ni la haine ni la douleur n’excusent la bêtise...


                                  • (---.---.28.233) 9 mars 2007 15:49

                                    DE NOTRE CORRESPONDANT PERMANENT AU PÉNITENCIER

                                    LOFT-STORY CARCÉRAL

                                    Mis à jour le :15 décembre 2004. Auteur : Jann-Marc Rouillan.

                                    Quand la mode du reality-show entre en prison, il en ressort « 9m2 », sit-com carcérale garantie sans matons, sans bagarres, sans rêves de cavale. Et, plus incroyable que tout pour un habitué du placard : sans cris et sans vacarme. On y passerait presque ses vacances.

                                    Voilà, il fallait bien que ça arrive. La mode est au reality-show et plus aucun domaine de la vie des hommes et des femmes n’échappe à la moulinette du faux vécu... Après le Loft, le lycée et la ferme, aujourd’hui, la prison avec la série « 9 m2 ». En se démarquant des grosses chaînes de la lobotomie commerçante, Arte a exploité ce filon inédit en nous collant une semaine durant de la fausse existence cellulaire. Je suis allongé sur le même lit à trois étages. J’ai la même fenêtre, la même table, finalement la même cellule. Néanmoins, face à ces images, le faux me saute à la gueule. Et quelle que soit l’intention des faussaires. D’ailleurs, Momo avoue qu’en jouant cette comédie, « c’est comme si je me retirais... du monde carcéral ».

                                    Et c’est bien là le problème. Dans « 9 m2 », la prison a disparu, remplacée par le silence. Même au plus profond d’un quartier de haute sécurité, le vacarme ne s’évanouit jamais à ce point. Qu’importe l’heure, la rumeur des centaines d’emmurés presse sur l’instant personnel. Chaque peau de béton palpite à celle des voisins. Pas une nuit sans qu’un gars ne pète les plombs. Celui qui n’a pas eu sa dose. Celui qu’ils baluchonnent, direction le mitard. Du soir au matin et du matin au soir, la prison frappe à la porte et hurle à la fenêtre. Il n’y a rien à faire contre cet envahissement, sauf quand on ne supporte plus, comme ce congénère de Moulins qui, en rentrant de l’atelier, tirait des rideaux opaques et portait un casque anti-bruit.

                                    Dans leurs « 9 m2 » de télé, où sont les centaines de gars du bâtiment ? Si ce n’est le caricatural et lointain appel à la prière d’un mufti d’occasion, la fenêtre est muette, pas de discussions ni de disputes. Les murs et les tuyaux ne résonnent pas aux différents codes pour annoncer l’approche de la ronde ou les trois coups brefs pour « les yoyos ! ». Chez moi, à 5 heures du mat’, les matons éveillent les transférés. Une demi-heure après, le roulis des chariots secoue les bâtiments. Les premiers verrous. À la période du Carême, les bruits des assiettes et les repas préparés sur les chauffes. La dernière ronde tourne et sort par les promenades. Un maton shoote une canette vide pour effrayer les rats. Ils discutent comme en plein jour. Les insultes pleuvent des fenêtres et en réponse quelques menaces s’élèvent. D’un coup, la galerie s’ébroue des verrous. À l’ambiance, on sait si on aura affaire la matinée entière à une équipe de fachos. Les portes claquent. Les ordres sont hurlés par le chef de table : « 1er, 2e, 4e, envoyez les mouvements 7 h 30 ! ». Chaque étage doit confirmer : « 1er reçu », « 2e reçu » et ainsi de suite. « 3e, quatre arrivants », « 3e reçu ». Et les cris sont incessants jusqu’au changement d’équipe et ensuite jusqu’à la tombée de la nuit et la fermeture des verrous. À chaque heure du jour et de la nuit, la prison vit et passent les heures. Nous sommes ces heures qui sonnent et s’enfuient. C’est la condition des prisonniers. Et pas besoin de montre, la rumeur nous alerte. L’horloge rythme le tempo de son sempiternel tic-tac de murs et de fer. Et son tapage nous sert de baromètre, on y pressent le degré de tension, si une bagarre se prépare, si des comptes se régleront à la douche ou dans l’escalier. La prison nous prévient si la journée sera longue ou si elle sera comme toutes les autres... un jour à perdre ou un jour à échapper au pire.

                                    Il est normal que si l’émission « 9 m2 » ne fait pas ressentir la prison, les matons disparaissent avec elle. Aucun commandement, pas de présence menaçante, nul encagoulé. Du coup, l’enfermement est châtré de tout contenu d’oppression et de résistance. Il faut un effort d’imagination pour sentir la présence du maton derrière l’œilleton. Savoir qu’à tout moment, ils peuvent entrer et éructer un ordre, sonder les barreaux, retourner la cellule pour une fouille. Dans ce loft, même en rêve les acteurs ne pensent pas à la cavale. Et s’ils existent - on finit par en douter - les matons vaquent à des occupations tout à fait anodines. Où est la menace omniprésente du fusil dans le mirador ? Surtout aux Baumettes, où il n’y a pas si longtemps un maton a flingué un détenu désarmé et blessé quatre autres candidats au départ. Derrière la porte, toujours le silence, l’absence. Pas de cris : « En ligne, sortez les mains des poches ! », « En silence, alignez-vous ! ». Pas d’insultes ni d’humiliations jusqu’aux tabassages, et en réponse les dizaines de portes secouées à coups de tabourets. Dans cette zonzon imaginaire, ni trafic ni arme. Plus de balances, plus de besoin de se serrer les coudes. Le cellote ne fleure pas le chichon, pas de flasque de pastis dissimulée dans le caleçon. Pas d’infos à mots couverts, pas de portable. Tout est clean jusqu’à l’aseptisé. Rien à cacher, pas de révolte contre la direction, le JAP, la longueur des peines, pas de désespoir ultime, pas de récrimination ou de gueulante contre le système anthropophage, aucune revendication pour soi ou pour ses congénères, pas de rêve d’incendie, pas de souvenir des émeutes passées...

                                    Les acteurs bidonnent. D’ailleurs ils savent ce que le spectateur attend. Pour dealer du folklore, ils collent dans le décor trois ou quatre photos de nanas à poil. Finalement, le seul intérêt de cet exercice est de réexposer le drame social de la prison. L’immense majorité de la population pénale n’a aucune conscience de sa situation. Ils subissent la prison, ils en sont les éternels vaincus. Le feuilleton « 9 m2 » nous expose un carcéral civilisé et propret. Le rêve de tout maître en communication de l’Administration pénitentiaire, une prison qui ne serait qu’une gentillette privation de liberté. Et pour le dehors, c’est d’autant plus crédible que ce sont des détenus qui nous la servent ! On comprend pourquoi l’ensemble des médias a trouvé ce triste spectacle très chouette. Par contre, regardez l’Éxpérience, le film d’Olivier Hirschbiegel, et vous saisirez pourquoi les laudateurs ont tout intérêt à dissimuler le face-à-face taulards/matons. Car que l’on soit d’un côté ou de l’autre, tout change, entre l’opprimé et celui qui par son rôle même devient finalement un tortionnaire.


                                    • voyageur51 (---.---.68.145) 9 mars 2007 16:12

                                      « le drame social des prisons » !!!!! quel drame ! ils ont choisis.

                                      Si vous étiez un être humain, un vrai, expliquez donc cela aux victimes et à leur parents.

                                      Mais encore faudrait-il que vous ayez autre chose que de la lacheté


                                    • Emmanuel (---.---.170.47) 9 mars 2007 19:45

                                      Cet article evoque deux sujets intéressants

                                      => les conditions de détention sont elles conformes avec les idéaux de notre société ?

                                      => le système judiciaire est il trop sévère ?

                                      Tant que les gens qui militeront pour la améliorer les conditions de détention militeront également pour l’adoucissement des sanctions, il récolteront au mieux de l’indifférence et plus probablement des réactions de rejet méritées.


                                      • labaule (---.---.252.249) 10 mars 2007 14:42

                                        On ne parle jamais des droits de l’homme de la victime. Pourquoi ne pas instituer les droits de l’homme des victimes. Article 1er : Le criminel repayera a la victime tout au long de sa vie 10 FOIS le tors qu’il lui a cause.


                                        • Calmos (---.---.144.166) 10 mars 2007 15:02

                                          Je suggére à Legrand des « Don Quichottes » ; de planter des tentes dans toutes les cours des prisons de France et ce afin d’y placer les détenus mal logés...

                                          Il le fair bien pour les prisonniers du dehors...il pourait se bouger le cul pour les prisonniers du dedans.....

                                          1 tente...1 détenu....c’est un droit...non mais !


                                          • (---.---.149.2) 10 mars 2007 18:59

                                            Dans notre société en évolution constante nos hommes politiques et une certaine catégorie de magistrats, de travailleurs sociaux, d’avocats véreux et tout ce qui tourne autour des cours des tribunaux, greffes et j’en oublie encore....Ont changés complètement la donne en victimisant les coupables et en laissant tomber les victimes, cachez ces gens qui ont eût le tort d’être sur la route d’un délinquant, circulez y’a rien a voir ! Ceux qui méritent que l’on s’occupe d’eux ce sont les délinquants qui ont certainement passés une enfance malheureuse etc, etc voilà ce qui se dit et ce qui se fait en général il vaut mieux être un délinquant car là vous avez droit à tous les soins, psy, réinsertion,, cours de formation etc , alors avant de parler des droits de l’homme des détenus posez vous la question de celle des victimes dont vous avez un témoignage douloureux un peu plus haut, les proches peuvent rester avec leurs peines celà n’interresse personne.

                                            Pour les délinquant que l’on devra bien relâcher un jour ou l’autre bien sûr qu’il faut des conditions de détention dignes pour tenter de les rendre meilleur que lorsqu’ils sont rentrés en prison, nous sommes d’accord que le taux de récidive est beaucoup trop important preuve que nos institutions peinales fonctionnent très mal et qu’il y a urgence à réformer tout celà mais en ne se trompant pas de « coupable ».

                                            Et l’idée qu’un détenu ne puisse pas sortir sans avoir dédommager sa ou ses victimes ainsi que la société qui l’entretien est à creusée.


                                            • nephilim (---.---.59.105) 15 mars 2007 10:50

                                              A, DE NOTRE CORRESPONDANT PERMANENT AU PÉNITENCIER

                                              j’ai aimé vous lire. merci :) puissiez vous, vous en sortir.............

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