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Accueil du site > Actualités > Société > PAS TOUCHE A NOS ALLOCS !

PAS TOUCHE A NOS ALLOCS !

Le journal patronal « Les échos » du 12 mars porte à la connaissance de ses lecteurs une parte du rapport présenté au Haut Conseil de la famille.

Les extraits publiés sont édifiants :

« Il faudra réduire les prestations familiales de 2,2 milliards d'euros. C'est le montant précis des économies à dégager d'ici à 2016 au sein de la branche famille de la Sécurité sociale, estime un rapport qui sera examiné jeudi par le Haut Conseil de la famille (et qui pourra être amendé à cette occasion). Présidée par Bertrand Fragonard, cette instance a été chargée par le Premier ministre de proposer plusieurs pistes d'économies pour rétablir l'équilibre de la Caisse nationale d'allocations familiales dans trois ans. »

Toutes les hypothèses sont ouvertes ; de la réduction des prestations familiales pour tous ; à l'attribution sur conditions de ressource.

L'une et l'autre solution sont inacceptables.

Si demain les allocations familiales ne sont pas attribuées en fonction du niveau de revenu des ménages. ; c'est la remise en cause de deux principes !

  • l'universalité des allocs

  • la garantie que le montant ne dépende pas des choix budgéraires du moment.

Si les allocations familiales sont divisées par deux au-delà d'un seuil de revenus, on touche là un principe qui ouvre la porte à toutes les dérives ;

On commence à toucher aujourd'hui les familles disposant d'un revenu de 4000 euros et demain on pourra descendre à 3000 ou à 2500 €....D'ailleurs le seuil de 2500 € pour un salaire est déjà envisagé or avec ce revenu, les familles ont aussi du mal à joindre les deux bouts.

 

LES ALLOCATIONS FAMILIALES DOIVENT ETRE PRESERVEES ET DEFENDUES

 

Oui il faut mener une politique sociale de redistribution et permettre aux familles les plus en difficultés à avoir un revenu décent.

Il est possible :

  • de ne pas toucher aux allocs, si ce n'est en l'attribuant à partir d'un enfant ;

  • de mettre en place un crédit d'impôts , c'est à dire un reversement aux familles n'ayant pas un revenu suffisant, d'une certaine somme d'argent.... Et les financements dans tout cela.... ?

 

Une politique de justice sociale a un coût : quand un gouvernement prélève 20 milliards pour donner aux entreprises, il peut trouver quelques milliards pour lutter contre les inégalités sociales et contre la pauvreté.

C'est une question de choix politiques et de volonté politique.

Il ne s'agit pas de pressurer les classes moyennes mais de mettre en place un système fiscal plus juste, de lutter contre la fraude fiscale en se donnant les moyens, de taxer les plus values boursières, d'augmenter l'impôt pour la fortune...

Il n'est pas acceptable que le parlement de la République puisse être sous tutelle.

Il en subit deux, celle de l'Union Européenne et celle du Conseil Constitutionnel.

Comment peut-on accepter que le Conseil Constitutionnel, contrôlé actuellement à 100% par la droite puisse retoquer une loi votée notamment : « la taxation à 75% des revenus annuels supérieurs à 1 million d'euros et le plafonnement de l'ISF » ?

 

Jean-François Chalot

 


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22 réactions à cet article    


  • Yanleroc Yanleroc 18 mars 2013 10:37

    Vous aurez du mal à faire admettre que des familles ayant des revenus de 4000 euros aient besoin d’allocations familiales et en même temps nous ne devrions pas oublier ceci :

    " Quand ils sont venus chercher les communistes,
    je n’ai rien dit.
    je n’étais pas communiste
    Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
    je n’ai rien dit.
    je n’étais pas syndicaliste
    Quand ils sont venus chercher les juifs,
    je n’ai rien dit.
    je n’étais pas juif
    Quand ils sont venus chercher les catholiques,
    je n’ai rien dit.
    je n’étais pas catholique
    Et, puis ils sont venus me chercher.
    Et il ne restait plus personne pour protester"


    • Bill Grodé 18 mars 2013 10:39

      Comme d’habitude , vous nous écrivez un bon article sur le fond , mais j’aurais quelques réserves sur les détails.
      Il paraît qu’il faut absolument équilibre la branche famille. Donc faire des éconocroques.
      D’accord pour donner (un tout petit peu) d’allocs pour un enfant. Mais pourquoi ne pas inclure les allocs dans les revenus imposables ( quitte à modifier un peu le barème, mais là je rêve).
      Ce serait de loin le plus juste : le foyer non imposable d’assez loin ne sera pas concerné. Et ceux qui sont concernés le seront en fonction de la progressivité de l’impôt sur le revenu.
      Le « riche » reversera 45 % des ses allocs , peut-être même un jour 75 % , si les promesses sont tenues.
      C’est à l’évidence le plus intelligent : ça m’étonnerait donc que ce soit la solution retenue.


      • soi même 18 mars 2013 11:41

        @ Chalot, comme tu n’as aucune autre alternative crédible juste maintenir le radeau de la Méduse à flot, et bien il va arrivé ce qui doit arrivé, le chemin de souffrance va épuré notre égoïsme congénital !
        Il y a des alternative et pour l’instant personne en veux, car tous sont persuades que ses marrons ne seront pas dévorer par le voisin, et bien c’est raté, tous est à revoir !
         
         


        • JL JL 18 mars 2013 12:10

          Je suis d’accord avec ce qui est dit là.

          Ne dit-on pas : ’’Droits des pauvres : pauvres droits’’ ?

          La droite n’aurait jamais osé toucher aux AF.

          Je pense qu’il ne faut pas demander aux caisses d’AF de se comporter en inspecteurs des impôts. Mais il faut que les AF soient imposables.

          Ps. Je ne comprends pas cette phrase : ’’mettre en place un crédit d’impôts , c’est à dire un reversement aux familles n’ayant pas un revenu suffisant, d’une certaine somme d’argent.’’


          • JL JL 18 mars 2013 12:19

            Cette démarche du gouvernement PS est du populisme caractérisé : les riches ne sont pas contre une mise sous condition de revenu des AF, puisque les AF ne représentent pour eux qu’une maigre partie des cadeaux fiscaux dont ils bénéficient.

            Lire cet article pour des explications.


          • soi même 18 mars 2013 12:45

             « Je ne comprends pas cette phrase : ’’mettre en place un crédit d’impôts , c’est à dire un reversement aux familles n’ayant pas un revenu suffisant, d’une certaine somme d’argent.’’ » c’est juste l’ouverture de la chasse aux pigeons !

            Où l’art de faire payer aux autres ce que l’on ne veux pas payer !


          • Michel DROUET Michel DROUET 18 mars 2013 12:28

            Bonjour Chalot

            Vous défendez la veuve (Bettencourt) et l’orphelin (Arnault)

            J’avoue que j’ai du mal à penser que ces personnes aient pu bénéficier de la« solidarité nationale » pour leurs enfants tout en mettant leur pognon dans les paradis fiscaux.

            Le caractère universel des allocs est un principe édicté après guerre, à l’époque où ces profiteurs n’existaient pas, alors que les allocs soient versées sous conditions de revenus pour les exclure du système, cela ne me gêne pas du tout.

            Maintenant, si on veut économiser 2 milliards, c’est sûr qu’il faudra taper plus bas, avec les risuqes que cela comporte, alors contentons nous de supprimer les allocs pour les très riches (plancher à fixer) et trouvons de nouvelles recettes pour que ceux qui en ont vraiment besoin continuent de toucher les allocs.


            • pissefroid pissefroid 18 mars 2013 12:51

              Il me semble qu’il serait possible de faire des économies en revoyant le calcul du quotient familial.

              (j’ai lu cela sur agoravox) :
              les ménages, avec enfants,
              à haut revenu font des économies considérables sur l’irpp
              à cause du quotient familial.


              • rocla (haddock) rocla (haddock) 18 mars 2013 12:52

                Chalot se trouve à tous les endroits où l’ Etat envoie du pognon .


                Il ne fait jamais d’ articles sur ’ démerde toi " 

                • bakerstreet bakerstreet 18 mars 2013 14:46

                  Bon, inutile de se draper de rouge pour défendre les bourgeois.
                  A qui ferez vous croire que ce système est juste ?
                  L’allocation dans son principe est là pour pallier aux différences de fortunes. Elle doit s’adapter évidemment aux revenus.
                  ou alors il faudrait donner aussi les même allocations chômages aux smicards et aux cadres, avec ce beau principe d’universalité dévoyé.
                  Avoir un enfant ne vous ouvre aucun droit, même en ayant de tous petits revenus, voilà le premier scandale !
                  Un couple de milliardaires paieront l’impot sur la grande fortune, mais toucheront les allocs pour leurs quatre gosses.....Cherchez l’erreur.
                  Ah oui, bien sûr, vous me direz que les allocs sont faits pour les gosses, par pour les parents.
                  C’est vraiment du foutage de gueule ! Et à priori y a pas beaucoup à ce sujet qui se font avoir à vos arguments spécieux.
                  Il est vrai que c’est un sujet sensible, particulièrment pour les journalistes, qui répugnent à le traiter, étant les premiers visés sans doute.


                  • jacques lemiere 18 mars 2013 18:18

                    C’est un peu navrant et irresponsable de se placer dans cette position de victime...


                     En clair on ne peut pas se contenter de parler des aides sociales sans parler de leur financement.

                    Demain vous écrirez un article disant PAS QUESTION DE PAYER PLUS DE COTISATIONS SOCIALES ?

                    Les prestataire des allocs sont aussi les contributeurs !!!! 

                    • CHALOT CHALOT 18 mars 2013 18:39

                      Il est important de garder l’universalité des allocations familiales car si demain vous commencez à mettre un curseur, ce curseur suivra les goûts et décisions des majorités de circonstance.
                      Je préfère de beaucoup leur fiscalisation et la limitation à un seuil des réductions d’impôts liés à l’existence de parts...


                      • soi même 18 mars 2013 20:53

                        « Il est important de garder l’universalité des allocations familiales » à quoi reconnaissons un communiste, il ne se pose jamais de question par contre il est acrocher à ses droits comme une sangsue.


                      • titi 18 mars 2013 22:30

                        « à mettre un curseur, ce curseur suivra les goûts et décisions des majorités de circonstance. »

                        Euh.. j’ai un peu l’impression que c’est ce qu’on appelle la démocratie : un coup je taxe , un coup je détaxe, un coup je retaxe, un coup je redétaxe...

                        D’ailleurs les allocs c’est là aussi un curseur qui a été positionné, et que personne n’ose plus toucher...


                      • subliminette subliminette 19 mars 2013 08:18

                        Jean-François, j’aime bien vos articles en général, mais là je ne comprends pas votre position quant à la fiscalisation des allocs.

                        Je pense que les familles modestes qui sont actuellement à la limite de l’IRPP vont basculer et devenir imposables, ce qui va encore avoir des conséquences dramatiques dans le cadre de la baisse massive du pouvoir d’achat. Les commissions de surendettement vont devoir recruter !


                      • JohnS 18 mars 2013 21:30

                        Les Echos journal « patronal » !!!

                        Ooh quelle bande de rigolos chez Agor vox..


                        • Michel DROUET Michel DROUET 19 mars 2013 09:01

                          Bonjour Chalot

                          « Toutes les hypothèses sont ouvertes ; de la réduction des prestations familiales pour tous ; à l’attribution sur conditions de ressource.L’une et l’autre solution sont inacceptables ».

                          Dites-vous dans votre article...

                          Vous semblez dire dans votre dernier post que vous préférez leur fiscalisation

                          Auriez vous changé d’avis ?

                          Rappelons que la fiscalisation des allocs, sans refonte du barème des impôts se traduira pour les plus modestes par une imposition de leurs revenus alors qu’aujourd’hui ils sont non imposables et pour d’autres imposés dans les basses tranches du barème, par le franchissement vers la tranche supérieure.


                          • CHALOT CHALOT 19 mars 2013 09:04

                            Sublimette et Michel !
                            Il faut effectivement une révision des barêmes afin que la fiscalisation ne pénalise pas les plus modestes et comme je l’ai écrit instaurer un crédit d’impôts


                            • Michel DROUET Michel DROUET 19 mars 2013 10:15

                              Sauf que si on remonte les tranches d’impôts pour tenir compte des revenus générés par les allocs, on va de ce fait favoriser certains qui n’ont pas d’enfants (ou qui ne sont plus à leur charge), en les faisant sortir du barême ou en les faisant baisser d’une tranche


                            • JL JL 19 mars 2013 09:35

                              ’’Je préfère de beaucoup leur fiscalisation et la limitation à un seuil des réductions d’impôts liés à l’existence de parts...’’ Chalot

                              Comme il a été rappelé par un intervenant ce matin sur France Inter, les socialistes avaient développé un argumentaire très pertinent (c’est relatif) pour réfuter le projet Juppé de fiscalisation des AF.

                              Comme Chalot, je pense que la mise sous conditions de revenus est encore plus regrettable que leur fiscalisation, puisque ça revient à obliger les Caisses à mettre en place un service de fiscalité (vérification des revenus imposables, etc.) donc double emploi, à faire des AF une allocation qui perd son universalité, et à maintenir le dégrèvement d’impôt du fait du quotient familial, ce qui représente l’équivalent d’une sur- allocation familiale pour les riches.

                              On avait la droite la plus bête du monde ? Le PS a pris une option sur le titre de « gauche la plus bête du monde ».


                              • France 19 mars 2013 09:56

                                Les allocations familiales, le principe du quotient familial, le bonus de 10% aux retraites des parents de 3 enfants et plus, n’ont qu’un objectif : augmenter le taux de natalité en France. 

                                Mais est-il souhaitable d’augmenter indéfiniment la population française ? D’avoir à bétonner toujours davantage de terres agricoles pour créer toujours plus de logements ? D’être toujours plus nombreux sur les routes, dans les transport s en communs ? D’avoir toujours plus de chômeurs (puisque la France ne crée plus d’emplois) ?
                                Alors que l’Europe s’enfonce de plus en plus dans une crise inéluctable, car liée à l’épuisement des ressources, est-il souhaitable pour les générations futures d’être toujours plus nombreuses avec des ressources en diminution constante ?

                                • Didier Barthès 19 mars 2013 15:07

                                  Il faut surtout plafonner les allocations en fonction du nombre d’enfants.

                                  Il est aberrant que dans un monde surpeuplé nous financions les familles nombreuses en prélevant de l’argent sur ceux qui font moins d’enfants et qui globalement pour la planète ont une attitude beaucoup plus vertueuse. Arrêtons de donner toute allocation au-delà de deux enfants comme le propose l’association française Démographie Responsable

                                  Voir ce texte :

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