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Accueil du site > Actualités > Société > Pas toujours facile de dormir en centre-ville !

Pas toujours facile de dormir en centre-ville !

Je parle ici de Rennes, mais sans doute observe-t-on le même phénomène dans la plupart des métropoles régionales, à l’instar des quartiers animés de Paris. En 5 ans de vie dans la capitale bretonne, les nuits troublées par des évènements extérieurs à mon appartement se comptent par dizaines malgré le double vitrage. Petit florilège...

Comme chacun sait, la population jeune de Bretagne, et particulièrement celle de la métropole rennaise se situe au top en matière d’alcoolisation à la bière et à la vodka. Elle flirte également avec les cimes de la consommation de cannabis. Elle se caractérise en outre par un goût prononcé pour la « teuf ». Pas de quoi s’en inquiéter car, paradoxalement, le mix de ces trois « stimulants » semble être un moteur particulièrement efficace pour la réussite des élèves et des étudiants : depuis longtemps, la région Bretagne collectionne en effet les excellents résultats scolaires et universitaires, au point de truster, année après année, les premières places et les podiums dans les palmarès nationaux. Mais chut, je ne vous ai rien dit : inutile de divulguer les recettes de cette insolente réussite aux autres régions françaises.

Naturellement, il y a un prix à payer pour cette excellence. La facture est présentée sous la forme de quelques atteintes à la tranquillité des résidents, notamment le jeudi soir lorsqu’une bonne partie des 60 000 étudiants de Rennes (un quart de la population !) se lâche dans les bars du centre-ville. Il semble pourtant bien tranquille, le quartier où j’habite, avec son Conservatoire de musique, son école des Beaux Arts et ses façades classées. Rien à voir avec la médiévale « rue de la Soif » et les places qui l’environnent ; des lieux où, à l’exception du dimanche et des jours fériés, les riverains doivent s’habituer : soit à ne pas se coucher avant 2 heures du matin, soit à s’équiper toutes les nuits de Boules Quiès® régulièrement renouvelées pour le bonheur des pharmaciens locaux. Vendre ou louer un appartement dans ce secteur est d’ailleurs une véritable galère dont tous les agents immobiliers se font l’écho avec fatalisme. Mais revenons à mon domicile et à mon quinquennat rennais...

Le ton a été donné, dès mon emménagement, par la rentrée universitaire : arrosage et bizutage étant les deux mamelles bien connues de l’exercice, j’ai d’emblée dû faire face à de joyeux chahuts estudiantins, à la fois bruyants et croquignolets, à l’image de ces bains nocturnes à poil dans la fontaine de la place Hoche sur laquelle donnent mes fenêtres.

Impossible évidemment de comptabiliser tous les réveils intempestifs liés à des hurlements dans la nuit, pas toujours – il est important de le souligner – le fait des étudiants, mais aussi de fêtards bien déchirés et à peu près aussi soucieux de la tranquillité du voisinage que des chats en rut. Un comportement (je parle de celui des fêtards, pas de celui des matous) qui s’inscrit, paraît-il, dans l’air du temps, comme l’on souligné d’éminents sociologues.

Les vocalises de Caruso

Sans doute pourrait-on s’habituer à ces pics nocturnes de décibels alcoolisés s’ils étaient furtifs et surtout s’ils n’étaient pas, de temps à autre, complétés par des manifestations à caractère culturel. Passe encore pour le duo irlandais de flûte et de bodhran qui m’a, une nuit de printemps, tiré de mon sommeil. Beaucoup plus redoutable : le récital de djembé que j’ai dû longuement subir à partir de 3 heures du matin ; énervé au bout de 10 minutes, je frisais la démence une demi-heure plus tard ! Plus supportables, bien que tout aussi déplacées au cœur de la nuit, les vocalises de « Caruso », un ténor ayant parfois tendance, pour interpréter La Traviata, à confondre la rue rennaise avec la scène de l’opéra.

Si la musique est au programme des nuits de la métropole bretonne, c’est également le cas du sport, tantôt sous la forme d’une compète improvisée de frisbee, tantôt sous celle d’un tournoi de foot, quand ce ne sont pas des figures exécutées par des adeptes de la planche à roulettes, le tout systématiquement ponctué de cris de satisfaction ou de dépit dont il est important que tout le quartier profite.

En général, tout cela se passe malgré tout dans un calme relatif, et les disputes sérieuses sont plutôt rares. Mais elles peuvent parfois prendre un tour périlleux, comme cette fois où deux jeunes noctambules se sont affrontés sous mes fenêtres, l’un vociférant, l’autre mutique. Problème : le mutique pointait, en tremblant d’une colère mal contenue, un couteau de cuisine d’une trentaine de centimètres sur le vociférant, ce dont celui-ci n’avait cure, emporté par son agressivité largement imbibée de vodka. L’arrivée opportune d’une patrouille de flics a mis fin sans dommage à l’algarade avant même que j’aie eu le temps de réagir. Rarement je n’avais été si content de voir surgir les keufs !

Passons sur les aboiements de chiens, qu’ils s’agisse de ceux des SDF ou de ceux des vigiles affectés à la garde des barnums implantés sur la place pour fait d’animation publicitaire ou artisanale, pour en venir aux démarrages de moto à fond les décibels : un seul démarrage de ce type, et ce sont des centaines de riverains qui, à chaque fois, sont brutalement tirés de leur sommeil pour le seul plaisir d’un individu.

Dans le genre insupportable, la palme revient toutefois aux soirées techno régulièrement organisées, toutes fenêtres grandes ouvertes, par un groupe de jeunes en mal d’ivresse sonore. Des jeunes qui, de leur propre aveu à des voisins excédés, n’ont « rien à battre » du repos des riverains à 2 ou 3 heures du matin, comme si toute la société devait se conformer à leurs horaires de « teuf ».

Notez bien que l’on finit malgré tout par se rendormir, épuisés par le boum-boum de la techno, les vrombissements des motos, le lancinant tam-tam du djembé ou les hurlements nocturnes. Mais c’est pour subir alors, entre 6 h 30 et 7 h, l’incroyable raffut des engins de nettoiement dont on se demande comment, en 2012, ils peuvent encore être aussi bruyants. Et cela sans oublier les moteurs des camions de livraison frigorifiques, stationnés dès potron-minet en attendant l’ouverture de la supérette du quartier, ou les violents coups portés à l’aide d’une grosse clé métallique par le livreur de la minoterie pour faire tomber la farine qui adhère aux parois de la citerne lorsqu’il livre le boulanger.

Et dire que certains se plaignent du calme de la campagne…


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80 réactions à cet article    


  • Gollum Gollum 21 juin 2012 09:11

    Arf j’ai bien ri.. 


    d’un autre côté tout cela est symptomatique d’une perte généralisée du sens d’autrui... Moi d’abord. 

    Évidemment ce sont les mêmes qui vous feront de grands discours « humanistes » sur la nécessité d’une révolution sociale afin de secouer l’égoïsme de la société marchande... 

    Monde schizophrène dont je ne donne pas cher d’ici quelque temps quand les premières fissures commenceront à se lézarder...

    • Fergus Fergus 21 juin 2012 09:23

      Bonjour, Gollum.

      Le pire est que la plupart des « perturbateurs » ne sont même pas des sans-gêne parfaitement cyniques, mais des personnes le plus souvent inconscientes de la nuisance provoquée par leur comportement.

      Dans certains quartiers de la capitale ou d’ailleurs, cela devient carrément insupportable pour les riverains. C’est notamment le cas à Paris dans les secteurs où sont concentrés de nombreux bars branchés, par exemple dns les rues Oberkampf et Jean-Pierre Timbaud.


    • lulett 24 juin 2012 15:21

      Et bien, je propose à tous ces gens qui habitent dans les quartiers animés des centre-villes, là où les prix au mètre carré atteignent des sommets d’aller se trouver pour le même prix une grande maison au calme en banlieue ou à la campagne !!!
      Déjà qu’il ne se passe plus grand chose en France, ces partisans des villes mortes, ça devient pénible.


    • Gabriel Gabriel 21 juin 2012 09:21

      Bonjour Fergus.

      Dans les villes, la pollution sonore est un véritable fléau car soit on s’y habitue soit on s’en accommode mais dans les deux cas les lésions auditives quelle génère sont irréversibles. Pour son équilibre, l’être humain a autant besoin de calme que de lumière. Ce n’est pas au milieu du bruit qu’on acquière la sérénité. Depuis quelques temps, de plus en plus de centres villes deviennent piétonnier et c’est une bonne chose pour les riverains. Il y a aussi de nouvelles normes au niveau de la construction (Energétique, économique et acoustique) qui devrait améliorer la qualité de vie à l’intérieur de l’habitat. Quand aux vacarmes produits par les voisins, c’est juste une histoire de manque d’éducation, de savoir vivre. Aussi, faut-il en profiter dés que possible pour s’échapper dans les forêts et les montagnes pour se ressourcer. Amicalement.


      • Fergus Fergus 21 juin 2012 09:29

        Bonjour, Gabriel.

        La transformation de rues en espaces piétionniers présente l’avantage de supprimer la nuisance automobile mais l’inconvénient d’amener une vie nocturne plus intense dans les bars. Or l’isolation phonique, même si elle a effectivement fait de réels progrès, devient totalement inopérante en période de chaleur estivale lorsque s’impose la nécessité d’aérer les appartements durant la nuit. Ne pas dormir pour cause de bruit ou ne pas dormir pour cause de chaleur excessive, etl est alors le dilemne !


      • lsga lsga 21 juin 2012 19:37

        Pour son équilibre, l’être humain a autant besoin de calme que de lumière.


        Mais ma vivre à la campagne ! Go !
        Laisse les centres villes à ceux qui aiment les fourmillières.

        D’ailleurs, les quartiers calmes des grandes villes sont moins chère que les quartiers festifs. 
        Si vous décidez d’allez vous installer au coeur d’une grande ville parce que vous la trouvez jolie, ça ne vous donne pas pour autant le droit de tuer sa culture populaire et son animation au prétexte qu’elles ne conviennent pas à vos goûts de petits bourgeois. 

      • zadig 21 juin 2012 10:44

        Bonjour Fergus,

        Je compatis, j’ai eu ce problème il y a longtemps au centre d’une ville bien bourgeoise ;
        Versailles !

        Désormais je suis à la campagne :

        Ecouter Jojo le beau merle est un ravissement (il sont plusieurs)
        Par leur chant fluté les crapauds alytes appellent les femelles.

        Mais :
        Ces idiotes de tourterelles à collier m’énervent. (elles n’arrêtent pas)
        Les pies jacassent comme des mégères
        Les grillons sont trop discrets ;
        Malgré mes efforts les grenouilles boudent.

        Bref c’est l’enfer !

        Cordialement


        • Fergus Fergus 21 juin 2012 12:06

          Bonjour, Zadig.

          Passer du centre-ville de Versailles à la campagne est incontestablement un changement appréciable sur le plan du confort auditif et du repos nocturne, malgré les pies et les tourterelles (encore qu’en période des amours, ces dernières soient encore plus bavardes que les pies).

          Cela dit, mon expérience rennaise (que j’ai malgré tout beaucoup appréciée) prend fin ces jours-ci : pour des raisons familiales, je vais aller m’installer dans une maison à... Dinan, au coeur d’un quartier hyper calme car éloigné des bars et des lieux d’animation de la ville, ces derniers restant à moins de 10’ à pieds.

          Corrdiales salutations.


        • lsga lsga 21 juin 2012 19:38

          voilàààààààààààààà !


          Cassez vous dans les villes dortoires ! ce n’est pas ce qui manque....

          Laissez tranquille les derniers quartiers animés de France. 

        • rosemar rosemar 21 juin 2012 11:04

          Bonjour Fergus 

          Le bruit est bien un problème de notre temps :il intervient aussi dans le milieu scolaire :certaines classes sont bruyantes ,les salles sont parfois mal insonorisées....

          Bonne journée


          • Fergus Fergus 21 juin 2012 12:11

            Bonjour, Rosemar.

            C’est un problème de société souvent très sous-évalué par ceux qui ne sont pas soumis aux nuisances sonores de différentes nature. Point positif : les élus commencent à prendre la mesure du problème. Cela dit, pour ce qui est des classes, la difficulté réside principalement dans l’éducation, et trop souvent le laxisme prévaut.


          • lsga lsga 21 juin 2012 19:40

            mais oui, les enfants sont bruyants : donnez leur donc des cachets.

            les jeunes font la fête : mettons leurs des amandes. 

            vous êtes des crétins. 




          • cathy30 cathy30 21 juin 2012 11:08

            Salut Fergus
            Je me demande si l’interdiction du tabac dans les lieux publics n’a pas contribué à ces incivilités. Pour l’isolation phonique il faut 2 fenêtres doubles vitrages séparées d’une vingtaine de cm entre elles, là c’est le top, avec climatisation. Pour ceux qui ne peuvent pas se le payer, il faut subir.
            Mais je pense que les festivités ne font pas durer. Nous allons avoir un autre genre de bruit avec ce qui se prépare dans la zone euro.


            • Fergus Fergus 21 juin 2012 12:17

              Bonjour, Cathy.

              L’interdiction du tabac dans les débits de boisson et les restaurants a incontestablement aggravé la situation en mettant dans la rue de nombreux consommateurs qui parlent (souvent fort) et rient sans avoir conscience de la nuisance que cela peut occasionner, malgré les consignes de modération sonore souvent placardées par les patrons d’établissements.

              On peut effectivement isoler les habittaions de manière assez efficace, mais comme vous le soulignez, cela nécessite une climatisation en été, et rares sont, de nos jours, les gens qui ont les moyens d’investir dans de tels équipements.

              Pour ce qui est de l’avenir de la zone euro, le fait est que certaines initiatives pourraient faire grand bruit.


            • kriké 21 juin 2012 11:18

              Salut Fergus

              Nice c’est bien aussi du coté de l’aéroport en bout de piste juste à
              coté de la station d’épuration qui dégage du clore qui se mélange au
              kérogène parfait quand le tout est rabattu sur le parking rue léon bertrant  
              (au bout de la promenade des anglais) ou les ZIVA du quartier se donnent
              RDV tout les soirs de l’année au pied des immeubles.
              le programme il est simple alcool drogues et vente de matos, parfois ils installaient
              une table de camping juste au bord de la route et les gens s’approvisionnaient
              sans descendre de leurs voitures, la sono à fond ziva le rap ta mère.
              la grosse merco jaune décapotable c’est top.
              dans la journée football et pas question de leurs dirent un mots ou leurs faire
              remarquer qu’ils sont sur la route. les jours de fête, incendie involontaire des
              poubelles ou mieux des rares pins parasols de la rue.
              La persécutions des locataires, insultes,menaces de mort (on va te percer)
              menace des biens (on va brûler ta voiture),intimidation récurrente.
              j’ ai même vu un type remonté la rue un pistolet à la main Heu.. !!! en plein jours.
              Racket et dépouillage des gamins qui passent, à l ’occasion.
              bagarre peu fréquente (c’est mauvais pour les affaires).
              Quand la police intervient c’est en force,et bonjours le redoublement
              d’ insultes sur la population alentour.à la fin quand ma compagne est partis et que j’ ai été
              licencier de mon boulot, le fusil de chasse était ouvert en deux sur la table avec les cartouches à coté, ma porte toujours ouverte, le rosé coulait à flot et je fumais
              comme un pompier et dormais très peu ou l ’après midi.
              Mon voisin du dessous tabassait sa femme,je lui ai fait comprendre
              que je n’avait plus rien a perdre et que ce serait sans émotion qu ’ il me servirait
              de bouc émissaire,
              j’ai du être convainquant (1,83m un quintal de viande sans pitié) hop. !! de la magie,
              il a disparut.

              Au bout de 6 ans, j ’était devenu comme eux ; peut-pire. Et il était temps de partir.

              Tu vois Fergus la Bretagne c’est le paradis... smiley

               


              • Fergus Fergus 21 juin 2012 12:21

                Salut, Kriké.

                Effectivement, la situation en centre-ville de Rennes n’a rien à voir avec celle que tu décris à NIce. Une ville où j’ai le souvenir d’une nuit difficile passée dans un hôtel proche de la gare à l’occasion d’un retour de Corse. Entre les voitures qui circulaient vitres ouvertes et sono à fond, et les jeunes qui faisaient les kakous sur leurs mobs, difficile de dormir...

                Bonne journée.


              • blablablietblabla espritsubversif 21 juin 2012 11:40

                Comme à dit l’autre la vieillesse est un naufrage , venez à Montpellier dans le centre historique ,entre ou tout raisonne ,ben alors il faut bien qu’ils fassent la fête.


                On vit de plus en plus dans une société aseptisé ,on empêche les jeunes de faire des raves dans les champs en dehors des villes, faut pas fumer jeune ,pas boire non plus et mange fruits et légumes cinq fois par jour .

                M’étonne pas qui a eu 6 millions de crétins qui ont voté à l’extrème droite !  

                • Fergus Fergus 21 juin 2012 12:28

                  Bonjour, Espritsubversif.

                  Je comprends d’autant mieux cette approche que je prends très souvent la défense des jeunes, en comprenant notamment leuer désir de s’éclater pour échapper par exemple à la pression des études ou aux affres du chômage. Pour autant, il est un fait que la situation de certains quartiers riches en bars pose de réels problèmes car il est strictement impossible aux riverains d’avoir une vie normale, et contrairement à ceux qui viennent s’éclater là, eux sont présents toute l’année et souffrent en continu de cette situation. On ne peut pas balayer leurs difficultés d’un revers de main.

                  A Rennes ou à Nantes, cela n’en vient pas, fort heureusement, à déteindre sur le vote. 


                • lsga lsga 21 juin 2012 19:42

                  @espritsubversif


                  enfin quelqu’un de gauche ! ça fait plaisir.

                  Je ne supporte plus toute cette racaille petite bourgeoise ultra-réactionaire qui s’offre une bonne conscience en votant PS une fois tous les 5 ans. 

                  Ces types sont le cancer de la gauche. 



                • antonio 21 juin 2012 11:48

                  Bonjour Fergus,

                  Merci pour cet édifiant article.

                  Finalement, ne seriez-vous pas un peu « mauvais coucheur » ( !) ?
                  Il faut bien que jeunesse se passe, non ?

                  En ces temps où l’individualisme forcené est porté au pinacle, au nom de la liberté é é é é ,
                  ceux qui s’insurgent contre ces excès deviennent quasiment « ringards » ! !


                  • Fergus Fergus 21 juin 2012 13:58

                    Bonjour, Antonio.

                    Il faut bien que jeunesse se passe, en effet. Et ce n’est pas moi qui dirais le contraire. A tel point que l’une des motivations pour ma venue à Rennes a été précisément le caractère universitaire de la ville.

                    Pour autant, il y a des réalités inquiétantes, comme j’ai pu le constater personnellement, et notamment cette nuit où, rue de la Soif à Rennes sur le coup de 1 heure du matin, à la fermeture des bars, j’ai vu des gamines écroulées ivres-mortes sur le pavé humide de bière et de pisse. Du pain béni pour les violeurs peu regardant ! Difficile dans ces cas-là de ne pas penser aux parents de ces jeunes. Difficile également de ne pas se dire que « la fête » a des limites.

                    Qui plus est, la plupart des nuisances nocturnes ne sont pas le fait des jeunes, mais de noctambules d’âges divers. Ce n’est donc pas, pour l’essentiel, un problème de génération, mais un problème de savoir-vivre.

                     


                  • antonio 21 juin 2012 19:29

                    Bonsoir Fergus,
                    Attention, je faisais de l’humour !
                    Bien d’accord, hélas, avec votre triste et inquiétant constat....


                  • lsga lsga 21 juin 2012 19:48

                    voilà, c’est ainsi que toutes les fêtes populaires françaises sont mortes.

                    C’est grâce à des crétins et à des incultes soit disant ’autodidactes’ dans votre genre que notre société a atteint ce niveau de médiocrité. 


                    Allez, retournez poser vos postérieurs bien gras devant votre écran de télévision, mais attention : pas trop fort la télé hein. 

                    Voilà ce qu’il vous reste de culture, de contact avec vos voisins, de sens de la fête populaire : Des émissions à la con, des produits industrielles sans goûts et sans histoire, une haine instinctive de ceux qui savent encore ce que ’lien social’ veut dire. 

                    Vous êtes des dégénérés, une caricature humiliante de l’humanité.

                  • Gasty Gasty 21 juin 2012 22:03

                    « voilà, c’est ainsi que toutes les fêtes populaires françaises sont mortes. »

                    A 2 heure du matin mon cher gauchiste, le populaire ne fait pas la fête. Il met son réveil à 6 heure.


                  • Fergus Fergus 21 juin 2012 23:03

                    Bonsoir, Gasty.

                    Bien observé !


                  • foufouille foufouille 21 juin 2012 12:15

                    que fait la police ?


                    • Fergus Fergus 21 juin 2012 14:04

                      Bonjour, Foufouille.

                      La police intervient le moins possible, pour ne pas chercher des poux dans la tête aux uns et aux autres tant qu’elle n’est pas appelée. Mais il est des cas où son intervention devient nécessaire, notamment lorsque la musique est par trop agressive à des heures avancées de la nuit, ou lorsqu’il y a des bagarres entre noctambules ou entre SDF. Par chance, les affrontements entre jeunes et flics qui ont longtemps marqué les jeudis de Rennes sont de l’histoire ancienne.


                    • kriké 21 juin 2012 14:27


                      La police t’ empêche de transformer en steak haché tout ceux qui t’’emmerdent  smiley


                    • Fergus Fergus 21 juin 2012 17:54

                      @ Kriké.

                      Le fait est que les flics jouent parfois un rôle tampon ou modérateur appréciable pour éviter des affrontements ou des débordements.

                      Bonne journée.


                    • lsga lsga 21 juin 2012 19:52

                      elle envahie la population. 


                      les mecs comme OP sont des flics. Ils aseptisent tous les endroits qu’ils approchent, ils assèchent toute culture un tant soit peu trop bruyante, ils imposent la médiocrité et la solitude comme seule voix acceptable. 

                      je me souviens du temps, il y a quelques années à peine, où l’on pouvait passer sa soirée sur le Champs de Mars à boire du rosée : 

                      Un siècle de culture populaire qui a été rayé sans état d’âme par des chiens comme Fergus qui trouvait la culture française trop bruyante à leur goût.

                      Voilà où sont les flics : ce sont nos voisins de paliers. 

                    • Fergus Fergus 21 juin 2012 14:05

                      Bonjour, Amaury.

                      Même avis. Mais 18 heures n’est pas 2 heures du matin. Or c’est après minuit que se possent bien souvent les problèmes les plus aigus.


                    • lsga lsga 21 juin 2012 19:53

                      bon sang, même un conservateur comme Amaury est moins à droite que vous...


                    • Le printemps arrive Le printemps arrive 21 juin 2012 13:28

                      Bonjour,

                      et le bruit que vous n’entendez pas ?

                      je veux parler de toutes les bornes wifi qui, innocemment, agitent les molécules d’eau de votre corps et fatiguent votre système immunitaire.

                      L’ensemble fait un beau cocktail !

                      Perso, j’ai trouvé la solution et j’en suis enchanté.


                      • tikhomir 21 juin 2012 13:50

                        Vous vivez dans une cage de Faraday ?


                      • Fergus Fergus 21 juin 2012 14:07

                        Bonjour, Le printemps.

                        J’avoue humblement ne pas avoir connaissance de ce problème...


                      • Le printemps arrive Le printemps arrive 22 juin 2012 07:57

                        @Tickhomir

                        Pas de cage de faraday, je vis parfaitement normalement et libre de mes mouvements.
                        En venant chez moi, seules les personnes dérangées habituellement par les ondes électromagnètiques peuvent repérer qu’il y a quelque-chose de différent sinon cela passe inaperçu.

                        @Fergus :
                        quand on prend conscience de ces phénomènes on s’aperçoit qu’ils nous ont envahi au-delà du raisonnable et associés à toutes les autres pollutions, la pollution EM va devenir un facteur majeur de mal-être.
                        Voir à ce sujet, le site de next-up et les références du professeur Belpomme, l’expérience de Clermont ferrand ou le rapport bio-initiative.


                      • Fergus Fergus 22 juin 2012 08:52

                        Bonjour, Le printemps.

                        Vous avez peut-être raison, mal il semble que les scientifiques aient des points de vue contradictoires sur ce sujet.


                      • Le printemps arrive Le printemps arrive 25 juin 2012 12:31

                        « Vous avez peut-être raison, mal il semble que les scientifiques aient des points de vue contradictoires sur ce sujet »
                        comme d’hab’ quand on veut noyer le poisson !

                        Je ne vais pas vous faire l’affront de remonter à l’amiante et autres scandales sanitaires...


                      • Scual 21 juin 2012 13:35

                        Je confirme, à Grenoble ville étudiante on est pas bien loin de la même chose. Mais le top du top c’est les soirées de match de foot.

                        Peu importe qui gagne parmi les Français, les Italiens, les Portugais, les Algériens, les Marocains, les Tunisiens, les Turques ou les Polonais, ils montent dans leur bagnole et font péter les klaxons jusqu’à pas d’heure.

                        Quand on est seul ou en couple on a un peu le démon, mais quand ça réveille systématiquement votre bébé...

                        Je vais pas me plaindre mon quartier est devenu très calme ces dernières années. Avant on y trouvait une boite à after, un bar homo/trav, des bar à techno, des tas de bars américains, les putes y racolaient, c’était sur le trajet des supporters entre le stade et la gare à l’époque ou Grenoble avait un club etc... un vrai carnage et j’avais des vieilles fenêtres sans double vitrage. Aujourd’hui le quartier est devenu bien plus calme et pour compenser, ils font des travaux pour rajouter une nouvelle ligne de tramway, histoire de bien faire du bruit toute la journée.

                        Si vous me demandez si j’aime bien habiter en ville pourtant je répondrais quand même que je m’y sent plus vivant que dans ces périphéries réac, où les gens croient que la télé c’est la vie et où ils miment carrément jusqu’aux comportements qu’ils y voient, où tout le monde est factice, ou les conversations sont au top de la culture, à savoir le sexe, s’envoyer de vannes, et parfois même la politique, c’est à dire répéter les éléments de langage les plus réactionnaires entendus à la télé. Où la vie des gens se résume à travailler, consommer, répéter les sermons de la télé. Où tout ce qui dépasse est montré du doigt. Chaque comportement y est tellement formaté qu’on se croirait enfermé dans une publicité.

                        Je préfère encore toutes les nuisances des villes encore vivantes et libres à ce monde orwellien oppressant et décérébré où je ressent clairement qu’il y a un problème, un vrai gros problème dans ce pays.


                        • Fergus Fergus 21 juin 2012 14:11

                          Bonjour, Scual.

                          Merci pour ce témoignage. A tout prendre, je préfère comme vous ces centre-villes animés, parfois à l’excès, à ces lieux de confinement d’êtres humains formatés et progressivement de plus en plus déconnectés de la vraie vie.

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