Le débat est vif et pas prêt de s’épuiser,
entre les hommes et les femmes ; entre les femmes et les femmes mais aussi
entre les hommes et les hommes : « les femmes sont elles différentes des hommes ? » Evidemment
il ne s’agit plus de savoir si elles ont une âme ni si elles peuvent soulever
des gueuses de fonte. Ni si leur capacités d’enfanter en fait des spécialistes
des tâches domestiques (encore que) Mais d’évaluer leurs intelligences, leurs
qualités, leurs compétences avec en toile de fond l’ arrivée progressive (mais
pas massive) de femmes au pouvoir et les interrogations plus ou moins
désintéressées qu’elles soulèvent : sont elles aptes à
gérer « les affaires » ? Apportent elles un renouveau ?
Se comportent elles comme leurs homologues masculin ? Sont elles
« les mêmes en pire ? ».
Certaines femmes refusent
toute différence sous prétexte que différence et inégalité ont formé si
longtemps un couple indissociable et que l’égalité supposerait le même,
l’identique. On peut les comprendre : elles redoutent qu’on les renvoie
dans leur foyer. Elles appréhendent
toute mesure paritariste qui stigmatiserait « leur
faiblesse ». Et certains hommes entonnent le même couplet en annonçant
qu’ils les respectent trop pour exercer une quelconque discrimination positive
à leur endroit. D’autres femmes au contraire affirment d’affirmer une leur spécificité féminine dans le
prolongement du féminisme des années 70 qui pour émerger avait dû marquer sa
différence par une non mixité.
Heureusement aujourd’hui, et
en France en particulier,une majorité croissante d’hommes et de femmes (qui
ignorent d’ailleurs pour la plupart les débats théoriques entre « les
universalistes » et « les différencialistes ») se retrouvent sur
des convictions pragmatiques, reconnaissent les compétences et les facette multiples des hommes et des femmes et
l’enrichissement qu’on peut trouver dans la mixité.
Pourquoi n’existeraient ils
pas des différences dans la façon de regarder le monde et de se comporter chez
la moitié de l’humanité - les femmes- qui ont vécu d’autres expériences que
celle des hommes, joué des rôles différents depuis le fond des âges. Elles
n’ont pas les mêmes conditionnement éducatifs au départ, et on continue encore
dès le berceau à les traiter autrement. Et en quoi cela rendraient il
aujourd’hui les femmes inégales en humanité et en citoyenneté de reconnaître
qu’elles ne se comportent pas toutes (certaines reproduisant évidemment le
modèle dominant) comme des hommes ?. Alors que cette différence constitue
une valeur ajoutée, une richesse nouvelle en permettant une diversité des approches et des décisions. Comme dans la
vie.
Pour aller plus loin, cf le
dossier de la revue Transversales
consacré aux femmes.

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