Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Pauvre camping ou camping de pauvres ?

Pauvre camping ou camping de pauvres ?

Canicule, vacanciers avides de bains de mer et ventilateurs dans les campings, nos media ne nous auront jamais autant montré une France qui aspire au bonheur simple pendant que le Liban se fait écraser par les bombes, que les députés sont prêts à s’écharper sur le sort de GDF et que la « chasse » aux SDF campeurs s’organise dans Paris

C’est Médecin du monde qui, ulcérée par la situation de quelques pauvres bougres durant les grands froids récents, a distribué ces abris de fortune. Les pauvres sont aussi des « marronniers » que la presse adore ressortir lorsque l’hiver s’installe. Entre les restos du cœur auxquels il est de bon ton d’apercevoir un ou deux ministres et les permanents des associations qui vont à la recherche de ceux qui peuvent mourir, c’est de l’actu coco !

Seulement quand les beaux jours reviennent, la charité et l’assistance ont tendance à....ne plus l’être. Vous me direz, la canicule qui frappe entre autre la France est prétexte à montrer notre vaillant Premier Ministre venir chercher des votes dans les maisons de retraite.

Et les SDF campeurs dans tout cela ?

Et bien, ceux qui ont eu la chance de recevoir un abri de toile ont décidé de s’installer tant bien que mal dans certaines artères ou squares des beaux quartiers. Comme le disait une résidente de ces quartiers à la radio, « en hiver, c’est normal mais en été quel exemple pour nos enfants !!! »

Et oui madame, les pauvres sans neige cela existe aussi et masquer la situation à vos enfants ne va pas leur ôter le repas ou le sommeil.

Devant la levée de boucliers des résidents, la mairie de Paris s’est émue du problème pour deux raisons : les élections se rapprochent et la présence des SDF à côté de Paris plage risque d’entacher la belle image que la majorité municipale souhaite montrer. On a donc, pour régler le problème nommé une médiatrice, Agnès de Fleurieu.

Présidente de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, Agnès de Fleurieu a deux semaines devant elle pour dresser un état des lieux de la situation et remettre un rapport au ministre. Elle ne sera pas seulement chargée d’établir une médiation avec Médecins du monde sur le devenir de ces tentes (300 distribuées, mais 450 selon la mairie de Paris qui comptabilise les tentes achetées par les SDF eux-mêmes et les dons de certains riverains).

L’association Emmaüs, interrogée par la médiatrice chargée du "problème posé par les tentes" des SDF a Paris, a demandé la création "de petites unités de vie" ouvertes 24h sur 24, selon un communiqué diffusé mercredi par l’organisation caritative.

Emmaüs a fait part à la médiatrice Agnès de Fleurieu de "sa forte préoccupation face à la fragilité d’environ 2.000 personnes qui vivent à la rue à Paris".

Lors d’une rencontre mardi, les responsables de l’association ont souligné auprès de la médiatrice que les centres d’hébergement d’urgence sont occupés à plus de 95%. Ce qui montre qu’ils "répondent aux besoins de la majorité d’entre eux", selon Emmaüs.

Comment régler le problème qui vous l’avouerez ne représente que 450 tentes sur toute la ville de Paris ? Si certaines voix se sont élevées pour proposer de « pousser » ces intrus en (grande) banlieue, beaucoup ressortent le serpent de mer de la création de logements même précaires mais suffisant en nombre et en qualité d’accueil.

De son côté l’association Emmaüs préconise l’ouverture « d’ auberges » pour accueillir les « travailleurs pauvres » qui permettraient de « désengorger les centres d’hébergement d’urgence ». Elle a également appelé à la concrétisation au plus vite des engagements pris au lendemain des incendies de l’été 2005 par la création de 5.000 places de résidences sociales.

Si du côté de la mairie de Paris, on campe sur ses positions :

Bertrand Delanoë a lancé jeudi une démarche qu’il veut à la fois "humaine et ferme" pour déplacer les SDF vivant sous des tentes dans les rues de la capitale, en invoquant les risques sanitaires liés à la canicule et les plaintes de riverains.

Médecins du monde reste inflexible :

"Comment demander à ceux qui sont sous une tente de la quitter ? Quelle serait leur alternative : de nouveau dormir, sans abri, par terre sur le trottoir, pour se faire oublier ?"

Qu’est-ce qui gêne dans cette affaire ?

Ce qui gêne, c’est l’aspect visuel de cette pauvreté (assumée ou non par ces SDF)

Si le geste de Médecins du monde était une provocation, il faut concéder que la ville de Paris est assez active dans le secours auprès des populations en difficulté. Alors, ne nous voilons pas la face, ce qui gêne le plus, c’est qu’il y a une trente ou quarante ans, tomber dans la « clochardisation » comme on disait à l’époque ne concernait que des gens faibles ou ayant fait le choix de la rue. Or, il en est tout autre aujourd’hui et on peut tomber très rapidement en bas de l’échelle sociale sans pour cela avoir « fait un choix de vie ».

Nos dirigeants, et élus, si prompts à créer des groupes d’études (120 groupes recensés pour 577 députés - rapport Jean Luc WARSMANN vice-président de l’assemblée nationale) pourraient se décider à regarder au plus près le problème de citoyens salariés parfaitement intégrés qui du jour au lendemain peuvent se retrouver sous une toile de tente installée dans un beau quartier de la capitale.

Sources et crédits photos
Nouvel observateur
AFP
Emmaüs
Médecins du monde

Documents joints à cet article

 Pauvre camping ou camping de pauvres ?

Moyenne des avis sur cet article :  4.17/5   (48 votes)




Réagissez à l'article

25 réactions à cet article    


  • Guilhem (---.---.91.97) 28 juillet 2006 11:45

    Les sdf peuvent rester à la rue ça n’est pas grave, mais c’est qu’ils soient visible qui pose problème.

    L’idéal serait de les parquer dans des camp ainsi mémère pourrait faire ses courses la conscience tranquille.

    On s’était pourtant bien appliquer à virer les pauvres de la capitale, mais les plus pauvres ne pouvant même pas assumer un loyer en banlieue viennent se vautrer sous nos fenêtres.

    Quelle honte, les mêmes alerteraient les médias et la spa si leur chienchien était traité de la sorte.


    • plo (---.---.134.243) 28 juillet 2006 12:19

      c’est avec ce genre de situation que tombent les masques. Voila mesdames et messieurs ce que sont les socialistes aujourd’hui, cette gogoche si meprisable .... Capable créer paris plage pour la com’ et pour que certaine catégorie de gens puisse s’amuser grace à l’argent public, mais incappable de traiter les problèmes socio économique. Le sociétal et la fête, plutôt que que les sujets sérieux, que sont l’économico-social et la vrai politique, celle qui necessite les choix et le fait d’assumer ses choix ...


      • JC BENARD (---.---.92.11) 28 juillet 2006 13:01

        Il ne semble pas avoir beaucoup entendu de réactions du groupe UMP à la mairie de Paris. Peut être ont ils la malchance d’être les élus des quartiers évoqués dans mon article ?

        Ce problème interpelle TOUS les élus !!!


      • Guillaume M. (---.---.17.100) 28 juillet 2006 12:19

        J’habite à Paris métro Sèvres Lecourbe, là où plusieurs SDFs avaient établis leur campement sous le métro aérien de la ligne 6.

        Je trouve ça lamentable de les avoir fait bouger. Ces gens ne genaient personne. Je les avais à peine remarqués. Je pense vraiment que le problème est que la pauvreté était visible dans le quartier.

        Les habitants du quartier se sont rendus compte que ces SDFs ne sont pas tous des alcooliques ou des vieux devenus fous à cause de la rue ou de la solutide.

        Ils sont ainsi confrontés à la réalité : Malgré leurs niveaux de vie très aisés, les riverains se rendent compte qu’il leur est facile de finir dans ce genre de situation dans un avenir proche et cela leur fait peur. La solution de facilité : Il préfère se voiler la face.


        • nono (---.---.94.25) 28 juillet 2006 13:20

          Les bobos parisiens achetent des produits de commerce equitable pour faire reculer la pauvreté....

          mais ils ne supportent pas cette misere ici celle du quard monde...

          Les bobos preferent par leurs achats de produit de commerce equitable faire reculer la misere du tiers monde, c’est a dire la misere lointaine .... et ne supportent pas nos pauvres made in france...

          En france on est devenu sourd et on ne veut plus voir notre misere locale...

          mais on est receptif et on veut bien agir pour des clandestins ou des pauvres a l’autre bout du monde...

          Mais si tu es français, tu respectes les lois bhein tu peux crever la bouche ouverte... tu n’interesses pas les bobos et les gens qui ont de l’argent en france....

          Pour le bobo l’idel c’est le quard monde disparaisse et ce face invisible, ils preferent le tiers monde et le commerce équitable pour soulager cette misere lointaine...

          a quand des produits de commerce equitable made in france qui face reculer notre quand monde ici....


          • JC BENARD (---.---.92.11) 28 juillet 2006 14:23

            15 points de plus pour la carte de fidélité de NONO. Merci d’aller poster sur les autres articles maintenant


          • chris (---.---.29.198) 6 août 2006 22:37

            Que de belles réactions humanistiquement indignée !!! Evidemment, houlàlàà ! Surtout ne pas les déplacer ! La solution ? Leur fournir tout de suite un logement, des sous , un emploi... Ou ont ils donc la tête, tous ces élus ? C’est pourtant si simple... Atterissons. S’indigner, c’est très bien, mais quelles solutions suggérez vous ? (réalistes, j’entend...)

            Oui, je trouve qu’il est inadmissibble de laisser des tentes ainsi, sur le trottoir. C’est l’institutionnalisation d’un statut qui doit rester « anormal. Excusez moi de choquer, mais certains le choisissent, d’autant plus facilement que les revenus et lieux de vie de susbtitution sont offert. Ok, pour ceux qui n’ont plus le choix, on peut y trouver des avantages. Mais moi cela me met hors de moi de voir ces types camper, installés avec tout un bric à brac de poubelles et mobilier, ils sont installés pour les 10 ans à venir. Ca n’est, en aucun cas, la voie qui les mènera vers la réintégration. Cela dégrade l’environnement de vie de tout le monde. Et tous ceux qui applaudissent des deux mains en trouvant très bien d’exposer la misère ainsi pour faire réagir le »bobo«  ont ils »réagis«  ? EAvez vous été voir ces pauvres hères et leur tendre la main, leur proposer de venir passer qques jours sur le canapé, avec quelques euros d’avance, pour retrouver un boulot, une vie, une dignité ? Non. Comme moi, vous n’êtes solidaires que de loin. »Que fait l’état , mais plus avec mes sous s’il vous plait, prenez ceux d’à côté, ça me va mieux")

            (Petite parenthèse sur le le « certains choisissent » : J’ai dans mas famille des cousins SDF, qui se sontlaissés glisser doucement, poussés par des parents peu stables, ok, pas de chance, mais qui ont refusé les mains tendues du reste de la famille, et de logement social en rmi, se sont enfoncés. La dernière fois que j’ai croisé l’ainé, il m’a ri au nez, en me disant que j’était vraiment idiote de bosser 10h par jour, que lui, en squattant à droite à gauche, avec Rmi + un peu de deal, s’en tirait bien mieux que moi. Avec mes sous.)

            Ouvrez les yeux, le problème n’est pas si simples, et les solutions, (en aucun cas les tentes), à trouver au cas par cas. L’on parle de solidarité : mais ou est passé le lien familial ? Tous ces gens sont ils tombés du ciel ? Il me semble que dans la loi, un devoir de soutient existe au sein du cercle familial. Commencons par le faire appliquer.

            Tous ceux qui l’on choisi ne méritent ni tentes, ni CMU, ni RMI, prenons nos responsabilités et assumons nos choix.

            Tous ces jeunes soit disant sans emploi ? Avez vous déjà recherché un plombier, un couvreur, un électricien, etc ? Ils ne veulent pas de ces métiers et refusent de revenir vers une famille souvent ’équilibrée’ et désemparée : idem, on ne peut avoir le beuure et l’argent du beurre.

            Et je pense que la place de la pluspart de ces personnes est au mieux en hopital psychatrique, à défaut dans les foyers, avec un minimum d’encadrement : alors oui, supprimons les tentes et continuons à rechercher ces personnes à la dérive. Les laisser gerber devant nos portes ne les aide pas, ne nous aide pas, et tire tout le monde vers le bas. Enfin, cessons de rêver, le système le plus parfait ne saurait empècher les naufrages individuels suite à un choc émotionnel, et on trouvera toujours des paumés sur nos routes.


          • JC BENARD (---.---.92.11) 7 août 2006 10:01

            Vous avez particulièrement bien résumé toute l’ambiguité du problème.

            Nous sommes tous en attente des réactions des élus.


          • Jean-Louis Lascoux Prosope 28 juillet 2006 13:55

            Bonjour,

            J’avais proposé un sujet sur cette situation, ici. Mais, bon, j’ai la plume parfois de trop fort « parti pris », selon les règles d’agoravox... le parti pris étant celui de la médiation, selon moi... Car en effet, une médiateure - ou médiatrice - a été nommée par le gouvernement pour, ne cachons rien, négocier avec Médecins du Monde la récupération des tentes... Mais voilà que les SDF campeurs ont préféré - pas tous - décamper de leur lieu habituel. La négociatrice ministérielle est donc certainement confrontée à quelques difficultés. Négociatrice et non médiatrice. Car un médiateur aurait dû faire une action sociale d’une toute autre ampleur que celle confiée à la présidente de l’observatoire de la misère en France... Pas grave, elle va faire un nouveau rapport, cette fois avec marqué dessus « action de médiation ». Ca va changer les intitulés dans les archivages...

            Mais, faute d’avoir été publié ici, j’ai publié là-bas : sur le mediatoroscope.

            Certains m’ont affirmé que je fais du misérabilisme en traitant le sujet de cette manière. Misérabilisme ? Voilà un bien joli mot pour justifier le voile sur les yeux et les écouteurs à fond sur les oreilles... Il sonne bien aussi avec « immo... bilisme »... je trouve... et c’est de circonstance, jusqu’à la racine, même si ça pas grand chose en commun.

            Bref, c’est pas pour dire, mais le vieux curé, médecin du monde, Jacquard... c’est pas encore assez pour que ces problèmes de société soient moins maltraités.

            Coluche nous manque...


            • Stef (---.---.58.106) 28 juillet 2006 19:29

              un grand merci , à l’OMC !!!!

              Qui a(vait) pour objectif d’enrechir les citoyens du monde.... Résultat atteint, plus de pognon pour les riches et la misère partout dans le monde et même dans nos « pays riches »

              Et en prime destruction de la planète d’une façon exponentielle.

              A bas la GLOBALISATION de l’économie et vivement un retour arrière, ça part en couille, plus vite qu’on ne le croit !!


              • Flagada (---.---.69.211) 10 août 2006 16:02

                Il y avait déjà des vagabonds dans l’Antiquité.

                Elle a bon dos l’OMC. C’est tellement plus facile d’accuser une organisation internationale qui est rappelons le un forum de discussion entre Etats dans lequel ceux-ci gardent leur pleine souveraineté (cf. l’échec récent des négo du round de Doha) plutôt que de se demander pourquoi dans une société parmis les plus riches et les plus protectrices du monde on arrive pas à résoudre les problèmes de pauvreté extrème, de logement, de santé.

                Ce n’est pas l’OMC qui décide de construire ou non des HLM plutôt que des bureaux en région parisienne.

                Nos élus ont encore les moyens d’agir et ils le feront si les citoyens leur mettent la pression.


              • Touriste (---.---.129.245) 29 juillet 2006 00:23

                Personellement je suis pour la solution la plus rapide de ce probleme. Relogement. Campings a l’ecart etc... Et que ces tentes disparaissent.

                Il ne faut pas sous estimer la valeur de l’image de marque aupres des visiteurs qui jugent Paris en 1-2 jours qu’ils soient la... C’est pas parce que j’ai des problemes chez moi que je dois les ataler au grand jour devant les visiteurs qui retiendront de Paris non pas Louvres, mais les clodos campant devant Saint-Michele.

                Paris n’est pas un camping et si des tentes poussent en son milieu cela montre son incapacite a gerer les sens abris. Chaque chose a sa place et la place d’une tente n’est pas au milieu d’un boulevard... C’est pas la peine de revenir aux temps de Zola non plus. L’OMC n’y est pour rien...


                • Jean-Louis Lascoux Prosope 30 juillet 2006 17:49

                  Bonjour-bonjour,

                  Vous êtes pour... Bien. Remarquez, il n’est pas nécessaire qu’il y ait des gens pour pour qu’il y ait des gens contre.

                  Fait divers : je recois un jour une dame, bcbg, qui me raconte son problème... Elle ne parvient pas à faire retrouver son mari. Disparu. Pourtant, le monsieur était directeur d’une agence bancaire. Il avait tout plaqué après que sa femme l’ait plaqué. La dame cherche de l’aide, du conseil. La banque n’a aucune nouvelle, les amis non plus. Elle a fait un signalement... Elle n’est pas convaincue qu’une procédure judiciaire... Bref, la médiation. Mais il faudrait retrouver le mari...

                  Vous avez compris, bien sûr, ce qui s’est passé, compte tenu que j’écris sous cet article. Hé bien oui. Mais le truc, c’est la dame qui un jour, six mois après, a vu un clodo, non loin de la banque où travaillait son mari. Elle hésite, s’arrête, poursuit son chemin. Ha, c’est sûr, elle n’allait plus pouvoir obtenir la moindre pension... Son ex était là, imbibé d’alcool peut-être, à peine reconnaissable. Tout proche de ses anciens proches qui ne le reconnaissaient plus. Elle, sidérée, qui ne lui a pas parlé...

                  Croyez-vous que le monsieur en question aurait imaginé qu’un jour il aurait fait cette dégringolade sociale ?

                  Et savez-vous ce que la dame m’a dit ? Vous pouvez l’imaginer, vous. Elle m’a dit qu’elle était sûre qu’il le faisait volontairement pour n’avoir rien à lui payer.

                  Ha, quelle petite lorgnette que celle de l’égocentrisme !

                  Bonnes vacances smiley


                • (---.---.152.98) 29 juillet 2006 07:43

                  Monsieur, Dans votre article vous dénoncer l’écrasement du liban pour nous parler des sdf de Paris.* Peut être auriez vous du parler des 65 SDF morts dans Paris rien que sur le mois de Juillet. 65 morts pour un pays qui n’est pas en guerre chercher l’erreur. Pourtant je suis tout a fait d’accord avec vous pour dénoncer la situation des SDF à Paris face à une population égoiste et aveugle volontaire.


                  • tichteki (---.---.152.98) 29 juillet 2006 07:46

                    Monsieur, Dans votre article vous dénoncer l’écrasement du liban pour nous parler des sdf de Paris.* Peut être auriez vous du parler des 65 SDF morts dans Paris rien que sur le mois de Juillet. 65 morts pour un pays qui n’est pas en guerre chercher l’erreur. Pourtant je suis tout a fait d’accord avec vous pour dénoncer la situation des SDF à Paris face à une population égoiste et aveugle volontaire


                  • Yann (---.---.70.253) 29 juillet 2006 07:51

                    Pourquoi ces gens là n’ont pas le droit d’être logés dans des HLM, sont t’-ils trop Blancs ?....


                    • twenty_cents (---.---.144.50) 1er août 2006 03:11

                      c’est marrant comme ce raisonnement sert de base a toutes les argumentations rascistes alors qu’il est si évidemment faux. J’espere que vous lirez ce petit cours de logique :

                      il est démontré qu’il existe une sur-représentation de francais typés maghrebins ou noirs dans les classes les plus pauvre de la population francaise. Le constat d’une sur-représentation de ces francais typés dans les HLM/prisons/stades peut donc autant s’attribuer a des prédispositions génétiques que sociales.

                      Bref : il y a plus de noirs pauvres en France que de blancs, comme il y a plus de gens d’origine pauvre dans les HLM/stades/prisons il est absolument logique qu’il y ait plus de noirs que de blancs dans les prisons, les stades et les HLM. Voila, ce n’est pa plus compliqué que ca. Cessez de vous voiler la face en invoquant des boucs emissaires qui vous permettent de ne pas assumer vos responsabilités en tant que francais dans toutes les injustices qui vous révoltent.

                      Merci d’avance de reflechir plus d’une seconde à ce post avant de le reléguer dans la poubelle des vérités que vous refusez d’entendre


                    • Stef (---.---.58.106) 29 juillet 2006 09:56

                      « L’OMC n’y est pour rien... »

                      Mon cul !!!


                      • Touriste (---.---.115.19) 29 juillet 2006 12:55

                        trop gros !


                      • (---.---.87.119) 29 juillet 2006 11:39

                        le plus fou c’est qu’au moment ou la mairie demande aux sdf de dégager avec leurs tentes pour faire jolie et carte postale,d’autres déposent leurs cleps dans des hotels avec des gogos pour s’occuper et jouer avec les bêtes (pour pas qu’ils s’ennuient)et parce qu’ils culpabilisent de ne pas emmener leurs cleps en vacances. Jusqu’ou va t’on se déhumaniser ?


                        • superpengyou (---.---.49.155) 1er août 2006 03:45

                          « 65 SDF morts dans Paris rien que sur le mois de Juillet. 65 morts pour un pays qui n’est pas en guerre chercher l’erreur » Et oui, l ete il fait chaud et l hiver il fait froid ! Il faudrait peut etre arreter de chercher des responsables a tout, cest pauvres gens sont morts et c est bien triste, la nature fait son oeuvre, mais ce n est pas forcement de la faute du gouvernement ni des riverains


                          • verite (---.---.100.65) 2 août 2006 02:56

                            Il me semble que les « pauvres » sont pour la pluparte malade. Quelqu’un est malade apres beaucoup des annees abuse alcohol ou heroin. Le plupart tien aussi une maladie mentale, et ne peut pas construir une vie normale. L’idee des tentes est ridiculeuse, absolutement. Il faut cree les auberges pour les ’sans arbri’, avec chambres propres et secures, nouriture, et medecin 24 heures. Une grande ville comme Paris ne peut pas mettre les personnes si pitoyable, si miserables, si malades, en ’tentes’ ! C’est un idee cruel et grotesque !

                            Verite


                            • martin (---.---.92.172) 6 août 2006 19:22

                              450 tentes ? quelle affaire ! - Quelques petits fours et verres de champagne de moins lors d’une garden-party et l’affaire est réglée.

                              SDF/Liban - Dans les deux cas notre pays se trouve(sdf) et va aller se fourrer(liban) dans une situation d’échec. Il y aurait toutefois priorité à traiter nos problèmes intérieurs, même si c’est moins « valorisants » pour nos élus. A moins que la reconstruction future du Liban dégage des profits pouvant servir pour de l’hébergement social (par exemple).


                              • capfreddy2007 (---.---.143.57) 13 août 2006 14:49

                                La polémique de l’été à Paris est pitoyable pour le « pays des droits de l’homme » !...d’un côté 450 campeurs SDF pacifistes, demandant juste de pouvoir dormir tranquille, la nuit à l’abrit des regards et des passants et de garder leurs affaires dans un lieu fixe ; de l’autre des journalistes en mal de sensation , tirant au jugé des photos dans le dos, et des commentaires approximatifs, sans même connaître les intéressés !!! puis la vérité a commencé à voir le jour au bord de Seine :Au coeur du dispositif : rien que des relations courtoises avec les passants, des déjeuners pic-nic collectifs,ou des soirées guitare... Et une demi douzaines d’interviews, Radio et TV.Le soutien d’Emmaus pour la logistique , et des assossiations catho...Médecins du Monde n’a fait grincer des dents que quelques pseudo-responsables pantouflards et les vieilles associations en perte de vitesse, se contentant de petits gâteaux et de bons conseils, avant de renvoyer les SDF à la rue et au dénuement faute d’abrit fixe...2000 SDF pour 2 millions d’habitants à Paris : ratio= 1 pour 1000 ! Le ministère n’a rien inventé avec des centres d’urgence au jour le jour ( 24H renouvelables.. éventuellement !... avec départ le matin...- ) qui seraient dorénavant ouverts en permanence. Bref, la promiscuité et le stress organisés - Ce que veulent les SDF , dont une bonne part est en age de travailler et de se réinsérer si on en donne les moyens, c’est des chambres individuelles, bref , de vrais foyers ou auberges, pour se reposer et s’organiser sur la durée cad 6 mois ou un an,renouvelables ; le temps de vraiment « s’en sortir »...


                                • inca (---.---.85.134) 13 août 2006 19:33

                                  j ;ai vue la misere dans d ;autre pays et quand je suis en france voir le nombre de logement a louer car certaine personne vive en hotel ou en foyer ou dans la rue on un travail mais pas le logement il faudrait voir aupres de certain proprietaire de baisser leur tarif si les gens veulent sans sortir et de rendre plus accessible les location sans autant de justificatif.car avoir un toit galvanisent les personnes et leur donne la motivations pour sans sortir

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès