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Accueil du site > Actualités > Société > Peer to Peer : de la technologie à la politique

Peer to Peer : de la technologie à la politique

Ce texte propose une lecture politique du phénomène « Peer to Peer », non comme format technologique, mais comme dynamique sociale fondée sur l’égalité des participants.

La plupart des lecteurs sont familiarisés avec le concept de ’peer to peer’ dans le domaine technologique, et spécifiquement, en tant que technologie de base pour le partage de fichiers, et connaissent les nombreuses controverses suscitées par l’échange de contenus musicaux et audiovisuels. Notre propre conception du peer to peer est bien plus large. Le but de cet essai est de montrer qu’il s’agit d’une véritable nouvelle forme d’organisation sociale, apte à produire et à échanger des biens, à créer de la valeur. Celle-ci est la conséquence d’un nouvel imaginaire social, et a le potentiel de devenir le pilier d’un nouveau mode d’économie politique.

Définition préliminaire du P2P

Le P2P est la dynamique humaine intersubjective à l’œuvre dans les réseaux ’distribués’. Avec ce système, les agents sont donc autonomes, libres d’agir et de contribuer (et donc aussi : de se retirer, de ne pas participer), et ne sont pas soumis ni contrôlés par une autorité hiérarchique, ni motivés par des signaux économiques comme le ’prix’ ou le ’salaire’. Pour que naisse ce type de relation intersubjective, les agents doivent être considérés comme équipotentiels, ’égaux en puissance’, capables de contribuer sans sélection préalable, et ils sont généralement unis autour d’un projet commun.

Les processus P2P sont donc généralement associés à une production de valeur. Le profit pour eux n’est pas une fin, mais une valeur d’usage. Leurs ’produits’ sont rarement vendus sur le marché mais sont la plupart du temps mis gratuitement à la disposition des utilisateurs et du public, sous des formes propriétaires nouvelles, de ’bien public’ ou ’bien communautaire’.

L’émergence du P2P

La définition préliminaire peut paraître abstraite, mais le phénomène s’étend dans tous les domaines de la vie sociale. Le but n’est pas ici d’en donner une description exhaustive, comme je l’ai fait ailleurs, mais de donner une idée de son étendue. Il ne s’agit certainement pas d’un phénomène marginal, mais bien d’un phénomène émergent et interconnecté qui est caractéristique des secteurs de pointe de la société contemporaine (technologies, échange et production de savoirs).

Le P2P est premièrement la base infrastructurelle du système économique contemporain, c’est-à-dire du "capitalisme cognitif". L’internet et le Web sont aujourd’hui la base même de la communication et de la coordination des processus dans les entreprises, ainsi que de la communication du public. Son architecture a été spécifiquement conçue comme un réseau ’point a point’.

Le P2P est une nouvelle infrastructure médiatique. Avec l’apparition du Writeable Web, et spécifiquement de la blogosphère, il est dorénavant possible de ’publier’ sans intermédiaire industriel. Toute la chaîne de production/publication, de distribution, et de ’consommation /utilisation’ a été profondément ’désintermediatisée’ (une nouvelle intermédiation peut se faire, mais ne passant plus par les acteurs classiques des médias de masse). Cette nouvelle infrastructure est en partie complémentaire des médias de masse, mais fonctionne aussi comme alternative, par les forces sociales et politiques n’ayant pas accès aux médias traditionnels.

En troisième lieu, toujours concernant l’infrastructure technologique, le P2P est devenue l’infrastructure collaborative mondiale. Il est aujourd’hui possible, avec une grande panoplie d’outils collaboratifs, de produire des biens immatériels, ou de faire du ’design’ de bien matériels, et même de partager des bien matériels, par le biais de groupes autonomes de la société civile, de faire de la production sans l’intermédiaire d’usines ni d’entrepreneurs. Il suffit de jeter un coup d’œil sur la modélisation graphique des ’technologies de coopération’ de Howard Rheingold, pour se rendre compte de l’énorme développement et de la maturité de ce nouveau domaine. Pour le grand public, ce sont les outils de la famille Wiki qui sont les plus connus.

Il y a un quatrième aspect fondamental, qui n’est pas technologique, mais légal. La General Public Licence, utilisée par le mouvement du logiciel libre, permet de créer des ’biens publics’ que des acteurs privés ne peuvent pas s’approprier.

Les pratiques sociales

Regardons ce que les processus P2P ont déjà ’produit’.

La sphère infrastructurelle elle-même a été créée en très grande partie par des processus de production P2P. Des ’collectifs cognitifs’ autonomes et collaboratifs ont créé non seulement des programmes, mais des millions de pages de contenu coopératif, dont le plus connu est probablement l’encyclopédie gratuite Wikipedia. Des centaines de milliers d’internautes partagent leurs ressources informatiques (mémoire, fichiers, etc.) pour des projets d’intérêt public. Notons aussi l’extraordinaire essor du journalisme participatif et citoyen, dans un contexte de déclin généralisé des médias traditionnels.

On peut donc bien parler, comme l’a fait déjà Yochai Benkler, d’un troisième mode de production, qui n’est pas géré par un mode hiérarchique (par l’Etat par exemple), et ne répond pas à des impératifs de profit sur un marché compétitif.

Yochai Benkler, par le biais d’une analyse des coûts de transaction et d’information, a pu démontrer que, lorsque les coûts de départ sont distribués (outillages informatiques de millions d’utilisateurs) ou faibles, les processus de ’peer production’ sont en fait plus efficaces que le marché.

Cette peer production crée donc des biens publics, les "Information Commons", et des mouvements politiques de défense du Commun, bien analysés par Philippe Aigrain dans son livre Cause Commune. Il s’agit de tous ces mouvements qui visent à protéger les biens communs contre l’appropriation privée abusive : mouvements contre les prix prohibitifs des médicaments du Sida, protection de la propriété commune des ressources naturelles et contre la biopiraterie, mouvement pour l’accès libre à l’information scientifique, etc.

Nous arrivons donc maintenant dans l’arène politique.

Il est clair que tous ces projets de "production commune" doivent également être gérés. La ’peer production’ est donc liée à des formes de gouvernance.

Quel est aujourd’hui le mouvement politique qui a émergé globalement, qui ne dispose pas de médias classiques, et arrive pourtant à mobiliser des centaines de milliers de personnes ?

C’est évidemment le mouvement altermondialiste. Ces acteurs utilisent principalement l’infrastructure P2P pour s’organiser, et ont adopté des principes de gouvernance P2P. Contrairement à d’autres mouvements politiques du passé, ces aspects ’égalitaires’ n’ont pas diminué, mais se sont renforcés au fil des années. Des observateurs ont également noté que les nouvelles luttes sociales prennent la forme de ’coordinations’. Implicite dans les nouveaux formats politiques est le refus de la ’représentation’, c’est-à-dire de la délégation du pouvoir.

Le P2P a également des aspects ’culturels’ très marquants, ce qui constitue un troisième niveau, représentant une nouvelle subjectivité et des nouvelles constellations de valeur... L’aspect le plus connu en est celui des nouvelles attitudes de travail, telles que les a décrites Pekka Himanen dans son livre sur "L’éthique des hackers". Moins connue du grand public, on trouve aussi une évolution des pratiques religieuses et spirituelles, visibles là où les vérités pré-établies et les formes autoritaires d’organisation qui les véhiculent sont rejetées.

Ce que nous ne pouvons pas développer ici, ce sont tous les nouveaux mouvements de pensée qui accompagnent cette émergence. Ces penseurs et écrivains sont l’expression d’une transformation des subjectivités et de l’imaginaire social, et d’un rejet du tout marché (et du tout Etat), qui est devenu endémique dans la société occidentale.

Nous croyons donc que le P2P n’est pas simplement ’déterminé’ par les nouvelles technologies et infrastructures, mais que l’émergence de ces processus est aussi le résultat d’une profonde transformation ontologique (nouvelle façon d’être et de sentir), épistémologique, et axiologique (nouvelle constellation de valeurs), dont les nouvelles technologies sont elles-mêmes l’expression. Nous admettons que ces outils technologiques rendent en partie possible la généralisation de ces nouvelles pratiques sociales.

Si l’espace ne nous permet pas de convaincre le lecteur du bien-fondé de cette synthèse, nous voulons quand même mentionner quelques-uns de ces principes, autour de trois axes principaux :

- Concernant la politique et la gouvernance : il s’agit ici d’étendre les principes de démocratie, d’autonomie et de coopération libre vers la totalité de la vie sociale (tout en maintenant la différenciation moderne, c’est-à-dire en respectant des modes d’organisation différents). Des processus de ’peer governance’ peuvent exister à côté de la démocratie représentative, des modèles de ’peer production’ peuvent coexister avec les modèles autoritaires, souvent encore de type féodal, de l’entreprise contemporaine.

- Concernant l’économie : le principe d’une économie pluraliste basée en priorité sur l’existence d’un Commun, et secondairement sur un marché et un Etat réformé : il s’agit ici d’éviter le ’tout-marché’, le ’tout Etat’, mais également une possible dérive totalitaire de type communautaire qui serait basée sur la totalisation du mode P2P.

Pour plus d’informations :

- un essai détaillé paraîtra dans la Revue du Mauss.

- une version longue, en anglais

- une revue signalétique pour suivre les développements P2P


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6 réactions à cet article    


  • Salvino (---.---.96.68) 24 septembre 2005 10:10

    Michel, Au-dela du fait que ton systeme de renvoi des notes en bas de page, avec des chiffres romains... est absolument insupportable (!), ton texte m’oblige a faire une sorte de grand ecart intellectuel entre, dune part, l’interet que je porte a tes hypotheses et, d’autre part, le manque constant de validation empirique. J’aimerais voir plus de faits et moins de philosophie politique, ou —ce qui serait encore mieux— de la philosophie politique enracinee dans une analyse factuelle plus poussee. Je ne suis pas, pour ma part, convaincu que l’on puisse decrire les evolutions de notre societe en termes de changement ontologique, d’autant plus que tu poses comme hypothese de depart —ce avec quoi je suis plutot d’accord— que nous vivons dans ce que tu decrit comme un « capitalisme cognitif ». Pourquoi diable alors as-tu besoin de faire une marche arriere de 2000 ans pour passer ce capitalisme cognitif au crible de categories aussi inadaptess que l’ontologie ? Parfois, j’ail’impression que tu as peur des conclusions radicales vers lesquelles ton approche te mene ! Il me semble en effet qu’une description de la societe dans la societe qui ferait sienne les apports des sciences cognitives aux sciences sociales conviendrait bien mieux a ton propos. Certes, cela t’obligerait a glisser d’une perspective trans-humaine a une perspective post-humaine, ce que tu te refuses a faire, mais une relecture du phenomene P2P comme systeme autopoietique laisserait emerger des conclusions bien plus tranchantes comme le fait, par exemple, que la cohabitation des 2 sous-systemes (le capitalisme cognitif « classique » et celui « peer-to-peer ») a la fois partage la reference a la societe mais evoluent avec des regles differentes qui font de chacun un des elements de l’environnement de l’autre, processus par le biais duquel il est fort difficile a chacun de trouver la description semantique adequate de l’autre. De meme, dire que le capitalisme congitif « peer to peer » constitue une alternative au capitalisme cognitif « classique » constitue une affirmation hasardeuse, non seulement parce que la demoinstration par les faits manque mais aussi parce que tu ne tient pas compte du fait primordial que le capitalisme cognitif « peer to peer » est, pour le dire avec les mots de Luhmann, alternatif a ce qu’il serait s’il ne l’etait pas. En conclusion, je pense que ton travail est vraiment sur la bonne voie mais qu’il necessite un approndissement ulterieur pour en renforcer le contenu factuel et en consolider la charpente theorique.


    • (---.---.1.245) 26 septembre 2005 07:55

      Salvino,

      Merci pour ces remarques. Pour clarifier, il me semble que tes remarques font reference au manuscript en-ligne, et non pas a cette tribune libre. Cette tribune est le reflet des conclusions d’une recherche assez longue, et en fait essentiellement empirique. Les notes, — pour lesquelles j’ai simplement suivi le systeme de ’endnotes’ propose par Word, c.a.d. une numerotation romaine - contiennent plus de 80 pages de support empirique, difficile me semble-t’il - d’etre plus empirique que ca. Cependant, il est impossible d’y faire reference dans la Tribune Libre, pour raison d’espace et de lisibilite.

      Quant au ’changement ontologique’, c.a.d. un mot difficile pour decrire les changements de sentir et de savoir, tout ce la est quand meme bien documente par d’autres que moi (voire les notes du chapitre six et sept du manuscript). Un example : certaines personnes sont incapable d’apprecier le web car les ’informations y sont inverifiables’, ils ont besoin d’une verification institutionnelle ; d’autres ce sentient a l’aise par les procedes de verifications communautaires de la blogosphere. Ce n’est que un exemple des changements qui sont tout aussi la cause que la consequences des nouvelles pratiques. Quant aux choix meme de la categorie d’ontologie, disons tout simplement que tout le monde ne doit pas acceptee l’orthodoxie postmoderne du moment, et qu’il y a des solides raisons pour garder une tradition philosophique millenaire, tout en tenant compte des critiques postmodernes. Tout le monde ne doit quand meme pas partage les presupposes Luhmanien, que par d’ailleurs je ne connais pas bien. Mais c’est un vaste debat qui depasse notre cadre. Disons simplement que j’emploie ces categories par choix. Ceci dit, j’apprecierais beaucoup toute reference aux apports des sciences cognitives, et comment cela pourrait enrichir les recherches et la conception du peer to peer.

      En ce qui concerne le capitalisme cognitif, il y a selon moi trois aspects. Un, l’hypothese que nous vivons aujour’dhui dans un regime ou l’accumulation du savoir, par le biais entre autre des brevets et de l’extension de la propriete intellectuelle, est que cela est plus important que l’accumulation de capital du type ’industriel’ (voire la decision d’Alcatel et bien d’autres de se divestir de leur capital physique). Deux, les developments P2P cree une nouvelle dynamique, base sur d’un cote l’emergence d’un capitalisme distribue (les ’minipreneurs’, l’innovation-centre sur les utilisateurs, la production autonome collaborative, etc..), et de l’autre cote sur l’emergence de capitaliste ’netarchique’, qui developpent et ’exploitent’ les nouvelles plateformes collaboratives (pensons eBay, Amazon, Google). Ces nouvelles forces n’ont pas besoin de l’extension de la propriete intellectuelle (qu’ils peuvent par ailleurs utiliser comme strategie de support non-essentiel). Trois, l’hypothese d’un nouvelle equilibre entre le commun, l’etat, et le marche, dans une societe et une’economie politique’ qui serait qualitativement differente. C’est cela le pari de ma propre conception, et l’essentiel de mon propos dans cette tribune libre, mais ce n’est evidemment pas une prediction scientifique, mais une esperance socio-politique. Je suis par ailleur d’accord avec toi que ces trois processus co-existent, cela me semble evident. Ce qui m’interesse c’est qu’elle est le processus le plus souhaitable et pouvons nous faire quelque chose pour stimuler l’emergence d’une alternative plus en rapports avec les ideaux d’egalite, de liberte, et de fraternite. N’oublions pas que tous ces processus ’autopoietique’ dependent aussi de nous et de notre intentionalite !

      Michel Bauwens


      • Salvino (---.---.96.68) 26 septembre 2005 10:54

        Michel,

        La mode postmoderniste n’a meme pas effleure mon esprit lorsque j’ai redige mon precedent commentaire car je faisais reference au cadre theorique des sciences cognitives mais aussi a certaines conclusions que l’on peut tirer de la network analysis. Il me semble que chercher a comprendre le « comment » devrait etre prealable aux essais d’analyse du « pourquoi ». Je veux dire que l’examen des process de mise en reseau des savoirs constitue, a mon sens, une avancee potentielle bien plus argumentable qu’une philosophie politique du pourquoi qui recherche ses raisons dans les modification d’etre (ontologiques) de la societe. Je ne pense pas que la societe soit un « etre » mais un ensemble de reseaux et de structures que l’ontologie ne permet tout simplement pas de cerner.

        Je suis tout a fait d’accord avec toi sur les 3 points que tu dis etre constitutifs du capitalisme cognitif, mais je continue a croire que ta demonstration donne des illustrations, des exemples divers mais pas une analyse empirique factuelle suffisemment solide pour etayer une demonstration. Il ne suffit pas, comme dans la version longue de ton texte —au demeurant, tres tres brillant— de citer des exemples. Si on veut parler d’un capitalisme cognitif, les 2 termes sont aussi importants l’un que l’autre. Or, tu t’attardes a donner des exemples de la dimension cognitive du capitalisme nouveau mais tu ne demontres pas qu’il s’agit d’une forme de capitalisme. Je veux dire par la, qu’il faudrait pouvoir trouver les chiffres et les tendances qui illustrent que ce capitalisme cognitifs est en train de naitre, de prendre de l’envergure. En ce qui me concerne, je cherche encore les bonnes sources, les bonnes donnees, voir les proxies qui me permettraient d’etablir la « macro-economie » chiffree de ce capitalisme cognitif (a la maniere de ce que j’avais fait dans un de mes textes publie en 2000 avec mes recherches sur le swap des courbes d’offre et de demande dans l’economie de l’information). Mes jusqu’a present, mes recherches sur la confirmation chifree du capitalisme cognitif sont encore ... in the middle of nowhere... ! A l’exception de mon etude sur le software Open Source (Open Source : a r/evolution in the software industry ?) dont je suis parvenu a montrer tant l’impact chiffre sur les finances des entreprises qui l’utilisent que l’effet sur l’industrie du software.

        Cela dit, je suis heureux aussi de constater que notre dialogue, dans le fond, vise un meme objectif, a savoir l’approfondissement de la connaissance du phenomene P2P ; et en cela je te confrime mon adhesion a la P2P Foundation !

        — -Salvino


        • (---.---.1.245) 26 septembre 2005 12:25

          Salvino, merci pour ces precisions. Tu as raison, si par empirique tu veux dire une base chiffree. Le manuscript est le plus influencee par l’ecole franco-italienne Vercellone-Dieuaide-Lazzarato etc.. et indirectement par l’ecole de la regulation. Soit dans ces sources, ou dans la literature sur l’economie du savoir, ce genre de chiffre doit etre citee. Mais, que l’aspect cognitif soit ’minoritaire’, ne veut pas necessairement dire que l’agencement du tout ne soit pas engendrer par cette tendance emergente. Le manuscript P2P decrit une emergence dans une emergence, il est donc difficile de predire le poids relatif que tout cela va prendre, mais n’oublions pas que quand Marx ecrivait ses premieres analyses, il n’y avait pas beaucoup plus de 100,000 ouvriers dans les manufactures. Je ne desire pas comparer le travail P2P au sien, mais indiquer qu’il s’agit d’un travail de prospective. Bon, je ne veux pas monopoliser le debat dans le forum, j’espere tout simplement que cela genere une discussion enrichissante sur le potentiel de transformation de la societe humaine aujourd’hui.

          Michel Bauwens


          • Salvino (---.---.96.68) 27 septembre 2005 08:11

            Michel,

            Si tu disposes de references bibliographiques specifiques recentes ou tres recentes sur l’economie de l’information et du savoir ou sur des examples chiffres en matiere de production P2P, merci de me les communiquer ; elles completeront peut-etre utilement mes propres sources.


            • Hugues (---.---.117.246) 3 février 2006 10:29

              Première réaction : Bravo !

              J’y reviendrai P.H

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