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Petit Prince

Quand, à la fin de la visite hebdomadaire, l’heure arriva pour le père de rendre l’enfant à sa mère, le blondinet se mit à hurler.

- Papa ! Ne cessait-il d’appeler.

- Caprice ! pensa le père de ce cri d’enfant plutôt « empoté », comme disait son ex.

On n’a pas idée, à 17 mois, de tomber partout sans cesse, et dans tous les escaliers, et de se retrouver les doigts bandés privés d’ongles, entaillés, des plaies autour de la bouche masquées par du nutella, des bleus, des écorchures et des bosses sur tout le corps. Mais le père le connaissait peu, pour l’avoir laissé choir à trois mois. Choir, c’était son destin n’est-ce pas. Les services sociaux et le beau-père futur s’en occuperaient mieux que lui. So long, Peter, adieu petit.

Ce weekend-end fut le dernier. Son père n’entendit jamais plus Peter s’imaginer que les pères sont là pour protéger leurs enfants des ogres et des sorcières.

Il apprit son décès dans la semaine. On venait de trouver Peter dans son berceau, tout bleu, ensanglanté. Il avait avalé des bouts de dent de lait à cause des coups de poing. Il avait la colonne vertébrale et les côtes brisées depuis trois jours, des marques anciennes sur tout le corps.

La veille, hurlant de douleur, paralysé, il avait vu en consultation le docteur Sabah Al-Zayyat qui n’avait rien remarqué et l’avait laissé repartir avec sa mère. (1)

Auparavant, le docteur Jérôme Ikwueke l’avait examiné plusieurs fois et, lui aussi, laissé repartir vers la torture de son « sweet home » abritant un sadique, des serpents, des chiens eux aussi maltraités, des rats morts, des puces, une mère qui fumait des clopes en avalant ses Budweiser, en fixant la télé poubelle et en omettant de le changer.

En hiver 2006, les policiers, au vu de son état physique d’enfant salement battu, le confièrent aux soins d’une amie de sa mère. Un mois plus tard, l’assistante sociale Ward et son chef d’équipe Gillie Christou, en dépit des protestations des agents de police, le rendaient à la mégère et au sale cogneur dont elle cachait sans difficulté l’existence aux ahuris des « services ».

Comme aurait dit la génitrice, actuellement en prison, faisant procès pour garder sa dernière née qu’on lui a enlevée à la naissance celle-là : terrible ce bambin.

Il vient de faire virer trois assistantes sociales, deux médecins, deux responsables de l’aide à l’enfance de cette même partie de Londres nord où avait eu lieu en 2000 une maltraitance de fillette très médiatisée. Cette affaire avait entraîné l’indignation générale mais pas modifié fondamentalement les services puisque Peter a succombé à son tour, quelques années plus tard, après avoir fait l’objet de rapports et d’inquiétude purement paperassière, de 78 entrevues par 28 professionnels différents tout au long de sa courte vie, après que sa mère eût été arrêtée pour faits de maltraitance avérés puis jugée apte à le reprendre sous ses tendres soins exécutoires. Cet enfant voulait qu’on le cajole. Quel crampon !

Aucun juge n’a été remercié. C’est impensable. La veille de la mort de l’enfant, le service juridique de la Couronne fit savoir à mademoiselle Connelly, la mère, qu’elle ne serait pas poursuivie pour maltraitance. On sait ce qui s’ensuivit. On ne trouva pas un seul des vêtements du petit garçon dans tout l’appartement. qui ne fût taché de sang.

Cela faisait beaucoup de grandes personnes autour du petit ange. (2) Maman, beau-père la Brute, son frère et sa belle-sœur indifférents, tous vautrés nuit et jour sur un canapé à visionner des vidéos pornographiques. Les serviteurs de l’enfance. Tous payés par l’État, que ce soit sous forme d’allocations ou de salaires, pour s’occuper du bébé Peter, pour le protéger.

Le papa suit la tradition. Il voudrait que l’État compense la perte qu’il s’était déjà à demi infligée à lui-même. Il demande aux contribuables deux cent mille bonnes livres, même dévaluées. De son côté la haute responsable Sharon Shoesmith (3) réclame des indemnités substantielles pour son licenciement, qu’elle estime abusif. Elle pourrait aussi recevoir £173,000 féministes pour harcèlement.

Le docteur Sabah Al-Zayyat réclame £100,000 car son contrat a été rompu par l’hôpital.

Quelles victimes ! Et comme elles s’estiment cher, elles ! (4)

Nous avons eu en France tout récemment des nouvelles d’une autre enfant maltraitée : Delphine (5) qui fut outragée à treize ans sur trois mois par une bande de jeunes violeurs. Ils sont actuellement libres comme l’air, y compris de faire des menaces de mort aux journalistes, ne manquent de rien grâce à l’État providence ; et c’est l’assurance habitation, et non eux ou leur parents, qui a payé les dommages et intérêts à Delphine. Elle est un peu perdue ; elle a passé un certain temps en hôpital psychiatrique. Ses parents ont dû déménager.

Ah mais ils ont des droits de l’homme, tous ces grands enfants-là d’employés à l’enfance, les irresponsables et les délinquants, tout comme la tante mégère et meurtrière de la petite Victoria Climbie (6) qui ne vivait que d’autrui, en France d’abord, au Royaume Uni ensuite, et qui avait besoin d’une gamine alibi en location temporaire pour toucher plus.

L’État protège ses habitués. Les juges ont estimé, dans le cas Baby P, qu’il serait contraire aux intérêts de personnes majeures de voir leurs noms de criminels et d’incompétents connus du public. Ils pourraient être jugés sur colère populaire et écoper d’une dure punition, les pauvres mignons. Ce n’est que récemment qu’on a découvert leurs photos et leurs identités.

Le N.O.M. oui, les noms, non.

Internet a aussitôt réagi, et les identités des monstres sont apparus aussi vite que les raisons avancées par la justice coupable pour les dissimuler. (7)

Qui a dit que tant qu’on n’identifiait pas l’ennemi, on ne pouvait s’en sortir ? Que de voiles et de précautions pour les tortionnaires de Peter. Oh mais si on nous cache tout et qu’on ne nous dit rien, c’est bien pour que nous ne puissions faire justice à nos enfants, nous le peuple infantile, pas souverain pour deux ronds de flan.

Le petit Peter a retrouvé son nom. Depuis sa mort, on ne le connaissait que sous le pseudo « Baby P ». Il n’a pas de tombe. Son père l’a laissé partir en cendres on ne sait où.

Le peuple roi lui a fait un mémorial, avec des fleurs et des nounours. C’est son enfant, c’est son prince (8), c’est peut-être même son image.

 

  1. http://en.wikipedia.org/wiki/Baby_Peter

    1. http://www.youtube.com/watch?v=_s1BaQE3-s4&feature=relate

    2. http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/baby-p/6005111/The-Haringey-six-sacked-over-Baby-P-failings.html

    3. http://www.dailymail.co.uk/news/article-1086127/PETER-HITCHENS-If-Baby-P-middle-class-hed-taken-away.html

    4. http://newzandbuzz.e-monsite.com/rubrique,assurance-habitation-et-viol,440277.html

    5. http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/baby-p/4977388/Baby-P-and-Victoria-Climbie-tragedies-synonymous-with-reforms-to-system.html

    6. http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/baby-p/6007013/Baby-P-legal-restrictions-provoked-Facebook-backlash.html

    7. http://www.historic-uk.com/HistoryUK/England-History/PrincesinTower.htm


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20 réactions à cet article    


  • sleeping-zombie 22 août 2009 10:45

    Et où veux-tu en venir ?


    • Montagnais Montagnais 22 août 2009 18:07

      .. Que tu continues bien sagement à roupiller et à ne pas te poser de questions.. A personne d’ailleurs.


    • Paul Cosquer 22 août 2009 11:07

      "Papa ! Ne cessait-il d’appeler." Au début, j’ai cru que c’était le petit Nicolas soumis au supplice du Pal. Mais non, c’est du sérieux, c’est du lourd...


      • Fergus fergus 23 août 2009 09:33

        A quoi sert ce récit ? Mais à montrer que, chaque jour, des bébés et de jeunes enfants sont battus, humiliés et traumatisés à vie quand ils ne meurent pas sous les coups. Et cela se passe parfois à deux pas de chez nous.

        L’utilité d’un tel article est de nous aider à prendre conscience d’une réalité que, bien souvent, on refuse de voir. Par indifférence, par lâcheté, et parfois par intérêt.

        Merci, Lisca, d’avoir appuyé là où ça fait mal.


      • lisca lisca 23 août 2009 17:36

        Pourquoi ? Fergus a répondu, et moi aussi plus bas. J’ajouterai que lorsque les pères se soucient de leurs enfants, les employés de bureau grassement payés pour s’en occuper ont encore moins de travail.
        Je signale que le Clive quelque chose était très joyeux, toujours le bavardage aux lèvres, les pieds sur son bureau. Il a été viré, mais après réaction du populo.
        Et pourquoi le populo a-t-il réagi ? Parce qu’il a été informé.
        Les responsables hauts et bas de l’assistance sociale de ce quartier de Londres allaient tous continuer de percevoir leur paie et de travailler dans le service si ce populo, c’est à dire vous et moi, n’avait pas réagi. Il y a eu pas mal de blogs aussi, vu le scandale.
        La solution ? La famille unie ou du moins aimante, l’intérêt du père pour le produit de ses menus plaisirs. Sinon, l’orphelinat bien conçu. Les mères du genre de celles de Baby P doivent travailler au lieu de flemmarder sur les sites porno. La bêtise ne devrait pas être ainsi rémunérée. La saine fatigue après labeur les ferait dormir.
        Une autre solution, plus révolutionnaire : changement d’autorités politiques et judiciaires.
        C’est urgent.


      • lisca lisca 23 août 2009 17:21

        à Ph. Renève
        J’ai essayé de ne pas verser justement dans le sensationnalisme et suis loin d’avoir décrit la totalité des sévices qu’a subis ce petit enfant.
        Je n’ai sans doute pas assez montré que cet enfant est une victime des bons apôtres de la politique « sociétale » qui a été vis à vis de sa stupide mère criminelle d’une indulgence aveugle, la récompensant pour sa paresse et sa brutalité. Lorsqu’elle a été accusée de sévices après constat de police, les assistantes sociales l’ont remerciée avec une nouvelle maison plus vaste.
        Par ailleurs cet enfant a été abandonné par un certain Clive quelque chose, responsable des enfants nécessiteux par son métier et insouciant par tempérament, qui s’était présenté au concours Mr Gay 10 ans auparavant et qui a RENDU UN ENFANT SALEMENT BATTU A LA MERE BATTEUSE contre avis de la police et d’une assistante sociale, la seule qui fût irréprochable dans l’affaire.
        Il a été abandonné également par les JUGES, comme s’il ne valait rien.
        L’un a refusé de poursuivre la mère, le second : KRAMER a condamné les infâmes criminels à CINQ ans de taule seulement. Par ailleurs, dans une affaire parallèle de viol d’enfant, les tueurs du baby P ont été jugés sous un faux nom, ce qui est incroyable. Dans le but de les PROTEGER.
        Cet article est un cri au secours pour les enfants et un constat de fossé, de gouffre entre les autorités responsables et les peuples européens méprisés. Le peuple anglais a bien réagi dans l’affaire. Il faut lire les liens.
        Désolée, Philippe. L’horreur existe, ce n’est pas moi qui l’ai commise. Cette affaire est le procès des gens pleins de bonnes intentions qui nous ont pavé l’enfer. Sans doute, vous en faites partie.
        « Cachez ce sein que je ne saurais voir ».
        Tartuffe
        Les coupables doivent être reconnus comme tels pendant qu’ils agissent et après.

        .


      • lisca lisca 23 août 2009 21:07

        Bonjour Philippe
        Je suis polie.
        Typique : on bondit d’indignation pour trois mots de supposition pas bien méchante : oui vous faites peut être partie de ces braves angélistes, et d’ailleurs je m’en fous ; suppositions qui n’engagent que la personne qui les dit, on minimise à plaisir la torture factuelle et la mort atroce de l’enfant bien européen : très mauvais goût qu’on en PARLE, qu’on informe les grands endormis de son cri de douleur, qu’on en garde un souvenir. On se prend très très au sérieux, comme ces braves dames fort bien payées de l’assistance sociale qui décident de s’apitoyer sur une épouvantable « mère » idiote et perverse entretenue à cent pour cent par le travail des autres. Et qui s’apitoient plus encore sur elles-mêmes, et avec énergie, le jour où on les met en face de leur responsabilité et de leur licenciement.
        C’est un scandale, cette affaire de bébé. Je ne m’excuse pas de vous avoir paru véhémente. Vive la véhémence. On entend se plaindre pour bien peu de choses dans les médias toutes sortes de gens adultes, installés, riches même, qui hurlent à la mort sur des MOTS.
        Non mais sans blague.


      • lisca lisca 23 août 2009 22:56

        Si l’enfant n’était pas européen ?
        Ce serait tout aussi révoltant. Voir l’affaire précédente dans le même quartier de la petite Victoria, africaine.
        Toutefois il me semble plus adéquat, en tant qu’Européenne, de parler du martyre d’un petit Européen, plutôt que d’un petit Asiate. Les petits Africains, Indiens etc. ont leurs propres clans et « ethnies » comme on dit, pour les défendre, demander justice en leur nom et les pleurer.
        On ne peut s’occuper de tous et on privilégie les siens. C’est ainsi. D’autant plus que les petits Européens ne sont pas très gâtés en la matière. Leur douleur n’intéresse pas l’hyperclasse établie en Europe, bien au contraire. Et encore moins les peuples des autres continents. Une espèce de masochisme téléguidé sévit dans la population européenne actuellement.
        De plus, comme l’indique la conclusion de cet article, j’ai bien peur que les peuples européens ne soient pas fort bien traités par leurs « élites » en général.


      • lisca lisca 24 août 2009 23:32

        " Si on n’approuve pas votre article, on est complice des tortionnaires d’enfants : voilà tout le raisonnement dont vous êtes capable."
        Mais non, Philippe.


      • lisca lisca 23 août 2009 21:12

        Vengeance, dites-vous ?
        Justice, non ?
        Où est passée la justice dans l’affaire ?
        Et que vient faire monsieur Poujade là-dedans ?
        Et le peuple ne vous plaît pas ?
        Il ne sent pas bon ?
        Vous préférez les chats fourrés ?
        C’est tout ce que cette histoire vous inspire ?
        Allez, Léon, un peu de napo dans la soupe ne vous ferait pas de mal, parfois.


      • Montagnais Montagnais 24 août 2009 00:43

        La jouissance de satan, c’est le sang et l’avilissement infini du petit enfant. Ponce Pilate s’en lavera toujours les mains. Ce que les monstres ont fait, aucun loup ne l’aurait fait.

        On comprends Lisca. Trois injures, si injures il y avait, ne valent pas de disqualifier son sujet d’une telle manière.

        Sur que Léon doit se sentir tout con de ramener ses réactions de détresse au « Poujadisme »..

        Que cela plaise ou non, une grande partie du peuple (ou ce qu’il en reste) accuse.. Un « J’accuse » autrement plus important que celui de Zola, puisqu’il s’agit d’un petit enfant sans défense, dont l’innocence est absolue, sans erreur ou doute possible. Un « j’accuse » vengeur contre les tueurs violeurs tortionnaires.. Un « J’accuse » vengeur contre la « société » qui les a fabriqués et qui les a permis, lobotomisés.. Et qui ne s’en émeut guère.. Prendrait presque cela à la légère..

        Vox Populi Vox Dei.. Faudra s’y faire quand le peuple se réveillera .

        Alors Léon, à votre goût.. ? Poujade ? Zébulon ? Ou Armageddon.


        • lisca lisca 24 août 2009 23:31

          On ne saurait mieux dire.


        • lisca lisca 24 août 2009 23:34

          Aîe aÏe aïe. On ne saurait mieux dire, c’était pour Montagnais.
          Evidemment.


        • lisca lisca 24 août 2009 23:14

          Bonjour Philippe
          Non, moi je n’ai pas de responsabilité dans l’affaire. Je pense que vous non plus. Ni personne sur ce site.
          Pourquoi diable parler de ce malheureux enfant et de ceux qui lui ont failli fâche-t-il tant de personnes ?

          Le ton est larmoyant ?
          Une petite larme virtuelle pour le bébé qui ressemble aux nôtres, beaucoup l’ont versée. Cet enfant nous est proche. Voir les commentaires des blogs anglais. Les femmes se désolent, les hommes s’indignent.
          J’étais plutôt un peu en colère.
          Que faut-il faire ? A d’autres de tirer les conclusions. Ce n’est qu’un petit article.


        • lisca lisca 24 août 2009 23:04

          Ce n’est qu’un article, pas un bouquin. On pourrait en dire des tonnes. Toute la politique sociétale est ici mise en accusation. Rien ne manque au tableau : ni la responsable surpayée qui demande un million pour elle quand le drame la concerne (elle, elle vaut, en fonction de son salaire immérité), ni le gai luron chargé des enfants pauvres qui ne pense qu’à ses fesses, ni le juge matois qui trouve toujours des excuses aux ignobles ; ni les médecins extra-européens aux diplômes suspects et à l’intérêt plus que relatif pour les enfants du pays, ni le type décent (police, Sylvia X) qu’on n’écoute pas, dont l’avis ne compte pas ; ni la rusée tortionnaire inactive et bouffie qui sait « manipuler » les assistants sociaux pour tout talent, ni les assistants sociaux indifférents ou bêtes, ni la famille aveugle et sourde (père irresponsable, grand-père, grand-mère) ni le boyfriend semi débile qui prouve que la bêtise est dangereuse et doit être combattue SANS PITIE, ni les activités exclusives de néo-commérage sur écran de l’assistée qui en toute logique, aurait dû être occupée à faire le ménage d’un bureau, ni l’école-château où elle était allée dans son adolescence , sans aucun résultat et aux grands frais de Mr Smith, pour la récompenser d’être idiote, lourde, méchante et flemmarde, ni le ministre qui aurait dû démissionner.
          Non, rien ne manque au tableau.
          L’histoire montre aussi que quand le peuple prend ses affaires en main, il obtient quelques résultats.
          Ceux qui se jettent avec délectation sur l’asdpect « gore » de l’histoire pour le reprocher au messager qui ne pouvait faire autrement que de le mentionner, qu’ont-ils dit lors de l’affaire Ilan Halimi, un autre torturé, adulte cependant ?
          Ils ont fermé leur petit gosier.
          Selon que vous serez puissant ou misérable...
          Quant aux personnes qui se sentent insultées, faudraitr arrêter.
          Angéliste, c’est une insulte maintenant ?
          Un peu de dureté avec les grosses mégères et les boyfriends imbéciles et sadiques (vaches sacrées puisque déculturés, stupides et inactifs avec deux bras et deux jambes) aurait été extrêmement positif pour le petit Peter. L’indulgence peut être plus que coupable.


        • lisca lisca 26 août 2009 21:07

          En réponse voici ce que je trouve sur le web, sur un site qui se donne pour objectif de lutter contre la maltraitance d’enfants : http://www.facebook.com/topic.php?uid=38863274984&topic=5716 :

          Réquiem pour Baby P

          "Petit Baby P aux yeux bleus, qu’aura été pour toi ce monde ? L’air a insufflé sa vie dans tes tendres poumons mais elle a été anéantie par des masses assassines. Quand la rouge nuit du démon t’a atteint de tous ses couteaux et ciseaux bien affilés et que tous les coups de pieds et les gravois sont tombés sur toi comme l’aurait fait une tornade et ont pratiqué sur ton corps d’obscures incisions et sur ton âme de cristal scintillante. Petit chérubin aux yeux bleus, quels poissons, quelles algues, quels animaux herbivores traversaient alors tes rêves enflammés ? Tu ne contrôlais ni tes pleurs ni tes sphincters lorsque t’ont cherché les coups pareils aux éclairs : tu ne savais guère, tu ne pouvais distinguer les caresses sorcières de ta mère d’un âpre papier émeri rayant ton crâne de bébé.

          Petit Baby P aux yeux bleus qui a léché ses plaies comme quelque chien pouilleux et qui a bramé en silence sans mentir ni haïr. Petit Baby P, chérubin de l’abîme, laisse-moi soigner tes blessures et panser ton petit corps désolé car il n’y a ni encens ni bois de santal pour purifier les traces noires de ce sabbat de sorciers, parce qu’il n’y a de prière qui puisse laver le terrible blasphème d’une telle bureaucratie ou de tels formalismes égoïstes. Maudits soient-ils qui saignent les chairs des enfants, maudits soient-ils les voleurs d’âmes juste écloses et maudits soyons-nous les repus heureux qui créons des poèmes ou qui tapons à la machine ou qui respectons des sentences ou qui dictons des rapports : jamais, nous ne saurons ce que cet oiselet a emporté avec lui de ce monde. Je ne puis imaginer ta douleur inclémente, ton petit dos dévasté de colonne brisée. Non. Qu’une comète du ciel vienne nous détruire ! Que sept fléaux en colère nous anéantissent ! Que le sel nous brûle et qu’une digue énorme vienne se rompre sur nos vies perverses, que les eaux noires et insondables fassent brasiller le bleu éternel de tes yeux dans notre attente d’un monde juste et à ta hauteur, habité d’êtres aussi dignes que toi ! Car ton regard pur nous a déjà pardonné alors que les loups féroces hurlent encore aux pieds de ton berceau."

          JOSE MARIA JURADO (traduit par VKhagan)


        • Montagnais Montagnais 24 août 2009 12:28

          Commentateurs en grande partie hostiles à l’article.. Réponses bien plus agressives que celles de Lisca.. « Délires », « Judéo-chrétiens » contempteurs, « Autoflagellations »... Questionnements comminatoires.. J’en passe et des meilleurs.

          Tant qu’à faire références aux « judéo-chrétiens » d’ailleurs, on pourrait peut-être parler d« Islamo-judéo-chrétiens », tous alliés dans le légitime « J’accuse ! »

          Pourquoi ces étonnements et ces questions relatives à l’opportunité de traiter le sujet comme Lisca l’a fait ?

          Tenez, une simple proposition : tapez Baby peter dans Google.. 73 millions d’occurences. En fouillant un peu, vous aurez des réponses.

          Ah, une question aussi : quel texte lire pour avoir vue sur des opinions et des analyses très différentes de cet article ?

          Un commentaire de Freud serait utile

          73 millions d’occurences, dont celle-ci, parmi 1000, très simple :

          Baby Peter : the lessons we have to learn
          For Baby Peter, the revulsion and shame of a nation have come too late. Now, says Esther Rantzen, we must confront the truth about his killers if we are to protect other children from a similar fate.

          http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/baby-p/6011994/Baby-Peter-the-lessons-we-have-to-learn.html

          Ou celle-ci, il y a 4 heures, qui apporte une très-satisfaisante réponse..

          Pioneering teams to help stop another Baby Peter
          WalesOnline - Robin Turner - ‎4 hours ago‎
          Baby Peter died in August 2007 at the age of 17 months after a period of sustained violent abuse by his mother and her boyfriend, despite being on Haringey ...

          http://www.walesonline.co.uk/news/wales-news/2009/08/24/pioneering-teams-to-help-stop-another-baby-peter-91466-24513225/&nbsp ;


          • lisca lisca 24 août 2009 23:28

            Merci pour les liens et le commentaire, Montagnais.
            Perso je privilégie soit l’adoption soit l’orphelinat avec du personnel qualifié et responsable, trié sur le volet, pas les familles d’accueil, parfois plus ou moins maltraitantes, presque toujours indifférentes, car payées.
            La nouvelle « équipe » mise en place au pays de Galles va surtout obtenir de bons salaires pour ses employés qui laisseront les enfants dans des familles de drogués ou d’alcooliques.
            Si on touche à la drogue, pas d’enfant. On n’en a plus les moyens.
            La meilleure supervision c’est l’orphelinat ou les parents adoptifs. Il n’y a pas à prendre de risques pour les petits avec des gens qui ont l’indiscipline de se péter volontairement la santé. Ce sont des délinquants ; leurs enfants n’ont pas à en payer le prix.


          • lambertine 26 août 2009 23:12

            Et pourquoi se drogue-t-on, Lisca ?

            Je connais, personnellement, un jeune homme, toxicomane, qui a été lui aussi un petit prince abandonné par les services sociaux. Un enfant au père alcoolique, au beau-père tortionnaire et violeur, à la mère gravement malade. Un petit prince qui a survécu, et qui a sombré ensuite. L’enfance malheureuse n’est pas qu’un argument d’avocat...


          • lisca lisca 27 août 2009 09:16

            Lambertine
            Le drogué est bien sûr dans la plupart des cas une victime. Etre victime n’est pas un statut ni un passe-droit. Lorsque l’enfant paraît, on ne se drogue plus ou on le confie à des personnes responsables. Voir le film « Trainspotting ».
            http://www.youtube.com/watch?v=MTne_ihTr-o&feature=related
            C’est l’enfant qui mérite la protection prioritaire. Le drogué le sait et le flatter dans sa position de victime c’est l’y enfoncer. La responsabilité individuelle c’est aussi la liberté.
            La mère de l’enfant Peter fut une victime elle aussi, quoique jamais torturée. Les services sociaux s’en sont occupés, et beaucoup. Elle en a toujours vécu. La sanctionner dés les premiers mauvais traitements à son enfant était un devoir. Surtout lui enlever un enfant qu’elle abandonnait de fait ; pire : qu’elle trahissait. On a préféré s’apitoyer sur elle.
            Actuellement en prison, elle a écrit à une copine qu’elle ferait la bombe quand elle sortirait (dans 3 ans) protégée de la colère populaire par toute la police, un faux passeport. elle irait en espagne, à Venise, HEUREUSE.
            Victime, victime.

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