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Philosophie de la crise financière... et question sur notre civilisation

Après l’effondrement du système communiste dans les années 90, nous venons de constater la ruine et l’échec du modèle néocapitaliste anglo-saxon libéral, fondé sur la recherche du profit individuel et sur la loi du marché (et la loi du plus fort, quitte à laisser les faibles sur le carreau) supposée équilibrante et autorégulatrice, créatrice de richesses pour le bien-être de tous.

La question essentielle qui se pose à nous est la suivante : allons-nous colmater les brèches de ce système et continuer à faire tourner le même moteur en le bridant, devons-nous "refonder le capitalisme", ou bien existe-t-il un modèle alternatif ?
Les leçons de la crise sur le modèle néocapitaliste

Nous avons récemment réalisé que lorsque le système capitaliste mondialisé crée de la richesse, il accroit en même temps les inégalités, que ce soit au sein des nations ou entre les nations (Nord/sud). Voir mon article en attestant. Ce système n’est pas juste et il n’est pas durable.
 
De plus il est basé sur l’illusion. Illusion d’un marché parfait dans la transparence de l’information et la parfaite concurrence, l’équilibre des prix entre l’offre et la demande. Or le marché n’est pas parfait comme l’a démontré Joseph Stiglitz : l’accès à l’information n’est pas le même pour tous, certains étant privilégiés, la concurrence est faussée (effet des concentrations et des lobbyings), le prix de marché à un instant t reflète un prix marginal entre une offre et une demande marginale, le prix que les quelques acteurs en excédent de demande seront prêts à payer (le prix s’appliquant alors à tous), d’où les hausses fulgurantes vues cet été sur le pétrole et les matières premières ; de plus le prix de marché est plus basé sur la spéculation de la valeur future que sur la valeur réelle. Ce prix « marginal » s’appliquant à tout le stock, notamment pour la valorisation d’actifs dans les portefeuilles, dans les bilans (« fair value », « mark-to-market »), il donne l’illusion d’une valeur des biens, des entreprises, des banques, par la valeur de marché, qui en fait n’est pas forcément une valeur réelle représentative des biens.
 
Le résultat est qu’on vient de tomber de haut. La bourse a chuté d’environ 50% depuis le 1er janvier 2008. Ce n’est pas une « destruction de valeur » réelle des actifs de l’économie (la capacité des entreprises à produire n’a pas été modifiée), mais c’est tout comme car c’est la prise de conscience que la valeur de patrimoine de l’économie est deux fois moindre que ce que l’on croyait. Sans doute cette chute est-elle d’ailleurs bien trop forte comparée à une valeur « réelle », car l’effet violent du marché est toujours exagéré et en l’occurrence on surestime sans doute trop les risques tant que la confiance est à ce point entamée.
 
Illusion, bulle, ... puis désillusion, éclatement de la bulle. Perte potentielle pour les épargnants, les retraites capitalisées, les assurances vies (comparée à ce qu’ils croyaient détenir). Perte brutale pour les banques dans leurs comptes à cause du fameux « mark-to-market », les obligeant à aligner plus de fonds propres pour couvrir ces pertes et faire face au reste de leurs engagements, eux-mêmes devenus plus risqués dans un contexte de récession économique. Pertes induites pour l’Etat et in fine le contribuable (émission de dette d’Etat même si elle est temporaire en attendant des jours meilleurs, afin de renflouer les banques, augmentant ensuite la charge financière de la dette). Pertes induites pour tous lorsque la crise financière devient crise économique (baisse de pouvoir d’achat, chômage) puis crise sociale.
 
La question de projet de société, voire de civilisation
 
La question est donc finalement la suivante :
- va-t-on se contenter d’éteindre l’incendie, de colmater les brèches par le plan de soutien aux banques et la mise en place de verrous supplémentaires, d’une régulation renforcée, d’encadrement des abus d’appropriation des profits (parachutes dorés, rémunération des grands patrons et des traders), d’ajustement de normes comptables bancaires, puis continuer à faire tourner cette machine infernale basée sur le même moteur de recherche effrénée du profit individuel ? Est-ce cela « refonder le capitalisme » comme le propose notre président de la république Nicolas Sarkozy ? Apparemment les vœux pieux et contraintes souhaitées de développement durable et de solidarité aux pays les moins avancés n’arrivent pas à s’imposer et devront peut-être s’imposer par d’autres électrochocs ...
- ou bien réfléchit-on vraiment en profondeur à un autre modèle ?
 
C’est la question essentielle, existentielle, de notre civilisation.
 
Si le modèle économique actuel ne fonctionne pas, il nous faut réinventer un projet de société et je dirais même plus un projet de civilisation. C’est ce que j’expliquais dans un article paru le 22 décembre 2007, avant même que Nicolas Sarkozy reprenne ce terme sur les conseils de Henri Guaino, s’inspirant du « projet de civilisation » de Edgard Morin.
 
Je disais dans cet article que la civilisation actuelle connaît les premiers signes de sa mortalité, notamment au travers du défi écologique. Mais bien au delà de cette mortalité physique, elle souffre également de signes de mortalité morale et spirituelle, de perte d’humanité. Je disais aussi, reprenant François Bayrou, qui à mon avis est l’homme politique en France et même en Europe qui a le mieux analyser notre monde, compris la société actuelle et pressenti tout ce qui allait se passer :
 
Le modèle de civilisation dominant, qui est celui du néocapitalisme basé essentiellement sur des valeurs matérialistes, la recherche du profit, la valeur de l’argent, et le règne de l’image, du paraître, au détriment des valeurs humaines et spirituelles. Dans ce modèle règne la loi du plus fort. Ce modèle fertilise son pouvoir sur le terrain de la mondialisation. Il génère des inégalités croissantes dans le monde et dans chacune des sociétés qui le composent. Il ne sait pas venir à bout de la pauvreté dans le monde ni du désastre écologique qui menace la planète, car les intérêts matériels et particuliers à court terme l’emportent toujours sur l’intérêt général à long terme. Il ne paraît pas non plus rendre les gens plus heureux, contribuer à augmenter le niveau de bonheur des populations, sinon par une éphémère impression de bonheur représentée par l’argent, un pouvoir d’achat. La domination du monde par ce modèle induit implicitement cette civilisation à sa propre destruction.
 
Les partisans de ce modèle, au travers de partis politiques, ne clament pas bien sûr qu’ils recherchent les inégalités croissantes et la loi du plus fort, qui en fait sont implicites des valeurs matérialistes qu’ils érigent comme prioritaires. Ils aiment se proclamer tenants de la Démocratie et de la République, bien qu’ils n’en respectent pas des principes fondamentaux, galvaudant ces nobles termes pour épicer leurs discours ou les rendre convenables. Leur stratégie politique est basée sur la séduction, le pouvoir des médias, la soumission aux sondages, une forme de populisme, la conservation du pouvoir par les puissants tout en entretenant une volontaire léthargie, passivité des masses, en les divertissant par les jeux, les programmes télévisés, en les faisant rêver par l’entretien d’événements people, le star system, l’espérance de gains où chacun a sa chance (loterie et loto), … et l’illusion que le salut est dans l’action effrénée, quel que soit son aboutissement, du moment que « ça bouge ». C’est la société du « zapping » perpétuel.
 
Un autre modèle de civilisation a tenté de s’imposer au XXème siècle avec l’échec que l’on connaît matérialisé par la chute du mur de Berlin en 1989 et la période de la Perestroïka en URSS : le modèle socialiste communiste, très dirigiste, prônant l’appropriation des terres et bien de production par l’Etat, avec une centralisation extrême du pouvoir et de la redistribution des revenus. Ce modèle aboutit à un appauvrissement de la population, une déresponsabilisation des citoyens, à la prise de pouvoir par une oligarchie représentant l’Etat et s’octroyant des privilèges, à la dictature.
 
Il y a donc bien à présent deux modèles de civilisation qui s’affrontent aujourd’hui sur notre planète, dont la concurrence alimentera le combat politique des prochaines décennies, pas seulement en France mais également chez nos voisins européens comme aux Etats-Unis et même dans le reste du monde, remplaçant le traditionnel clivage « Gauche-droite » en France, aujourd’hui dépassé :

- d’un côté le modèle néocapitaliste basé sur des valeurs matérialistes, la loi du plus fort, qui génère des inégalités croissantes,

- de l’autre le modèle démocrate et humaniste, priorisant les valeurs humaines et spirituelles, visant une justice croissante et un développement humain. Sans cependant nier la réalité économique et le contexte de la mondialisation.
 
Quel moteur pour un modèle alternatif humaniste ?
 
On connait le moteur du modèle néocapitaliste : c’est celui de la recherche et de l’accumulation du profit individuel même s’il s’exerce au détriment de l’intérêt général, celui de la loi du plus fort.
 
En son temps, comme nous le rappelle Roger-Pol Droit dans un article du Monde d’hier, Aristote nous avait averti sur les dangers de l’Hybris et de la chrématistique.
Je reprends les définitions (merci Wikipedia) :

L’hybris (aussi écrit ubris, du grec ancien ὕϐρις / húbris) est une notion grecque que l’on peut traduire par « démesure ». C’est un sentiment violent inspiré par les passions et plus particulièrement, par l’orgueil. Les Grecs lui opposaient la tempérance ou modération (sophrosune).
La chrématistique (de khréma, la richesse, la possession) est une notion créée par Aristote pour décrire l’état d’esprit de celui qui accumule le capital pour son plaisir. Aristote condamne cette attitude.
 
Selon Aristote, l’accumulation de la monnaie pour la monnaie (la "chrématistique" dite "commerciale") est une activité contre nature et qui déshumanise ceux qui s’y livrent : suivant l’exemple de Platon, il condamne ainsi le goût du profit et l’accumulation de richesses. Le commerce substitue l’argent aux biens ; l’usure crée de l’argent à partir de l’argent ; le marchand ne produit rien : tous sont condamnables d’un point de vue philosophique.
 
Bien qu’Aristote traite la chrématistique comme un ensemble de ruses et de stratégies d’acquisition des richesses pour permettre un accroissement du pouvoir politique, il la condamnera toujours en tant que telle et donnera une place beaucoup plus importante à l’économie. Sa théorie fut reprise par plusieurs religions et idéologies :
- L’Eglise catholique tout au long du Moyen-Âge reprend la critique aristotélicienne contre cette conduite économique et la déclare contraire à la religion. De nombreux auteurs estiment que la mise en œuvre de cette doctrine fut un obstacle au développement économique.
- L’Islam également. On parle même aujourd’hui d’une « finance islamique » (voir mon article sur le sujet) !
- Karl Marx dans des pages du Capital reprend l’analyse des conséquences sur les personnes de ce qu’il nomme auris sacra fames (maudite soif de l’or) du nom latin donné à cette passion dévorante de l’argent pour l’argent.
 
Le moteur de l’autre modèle humaniste doit être un autre moteur que celui du profit, valorisant l’homme au lieu du profit individuel et des valeurs matérielles. C’est facile à dire, moins à réaliser ! Il ne peut se décréter simplement au nom des valeurs morales. Il nécessite de passer par une prise de conscience des citoyens et une compassion naturelle pour l’autre, retrouver un sentiment de fraternité qui prime sur l’égoïsme. C’est très profond. Pour que l’ensemble des citoyens se comportent chacun en privilégiant ces valeurs et votent pour des gouvernants, pour un modèle de société, qui fonctionnera selon la primauté de ces valeurs.
 
En attendant, il va falloir composer avec un modèle capitaliste toujours basé sur le profit individuel mais mieux encadré et régulé, et sous contraintes coercitives de respect de la durabilité (de l’environnement notamment), d’une plus grande justice sociale Nord/Sud et entre classes de populations, de principes moraux interdisant au niveau international des excès (rémunérations abusives) et des évictions à la loi (paradis fiscaux).
 
Il va falloir contenir l’Hybris en attendant que s’instaure une sophrosune naturelle !
 
A méditer ...

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170 réactions à cet article    


  • Céline Ertalif Céline Ertalif 18 octobre 2008 11:07

    Curieux article : favorable à l’eau tiède.Je ne suis pas contre, mais je doute un peu qu’un prêche sur la température au pied de la fontaine suffise.


    • La mouche du coche La mouche du coche 18 octobre 2008 18:23

      Céline a raison, cet article est sans intérêt. Il pose le problème que tout le monde connait : comment penser autre chose que le capitalisme et le marxisme,

      mais comme l’auteure n’a pas la réponse à cette question, elle nous sort immédiatement de l’Aristote et du Platon sans s’apercevoir que ces deux philosophes sont précisémment à l’origine de la situation où nous nous trouvons : Une défiance ridicule vis-à-vis de l’argent qui nous a conduit en retour à le déifier, quend il nous aurait fallu en faire un outil, et simplement un outil.

      Peut mieux faire.


    • Antoine Diederick 19 octobre 2008 00:49

      l’auteur ne connait pas la réponse...mais personne ne la connait tout simplement, que va-t-il en sortir ?

      bien sûr nous attendons tous que l’auteur nous propose un semblant de remédiation mais tous les responsables pataugent pour l’instant dans l’urgence pour sauver les meubles....et les clairvoyants ont des solutions qui n’emporte pas ma conviction....il y a comme un fond de l’air qui chantonne :" Rien ".


    • La Taverne des Poètes 18 octobre 2008 11:17

      Loin de tous ces soucis et de ces réflexions très utiles, DSK, le président du FMI, préfère ses parties de jamabe en l’air !

      Dominique Strauss-Kahn ferait l’objet d’une enquête sur un possible abus de pouvoir Et les gros actionnaires, les traders, dansent avec les sous des contribuables.
      Pour Carla, le shopping continue...

      Bref "zéro prise de tête" pour les puissants de ce monde" !



      • La Taverne des Poètes 18 octobre 2008 11:22

        "jambe en l’air" si vous préférez.


      • Marianne Marianne 18 octobre 2008 11:34

        Je ne vois aucune allusion à des jambes dans cet article, ni en l’air ni en bas ...
        On parle de mails sur des relations intimes et d’un éventuelle concrétisation de relation (au conditionnel et sans pécision, laissant au lecteur libre cours à son imagination). L’objet de l’enquête est centré sur un doute à l’égard d’un favoritisme mais le vrai objet est de détruire la réputation d’un homme. Il y a aussi du voyeurisme derrière cela, comme dans l’affaire Clinton ou le grief officiel était le mensonge et le parjure, en déballant les détails les plus intimes d’une manière trash. Je n’aime pas cela. Laissons tranquille l’intimité des personnes publiques et ne participons pas à l’effervescence de telles rumeurs qui ne font pas avancer le débat et ne font que détourner nos esprits des questions essentielles.


      • La Taverne des Poètes 18 octobre 2008 12:05

        DSK aurait eu une aventure à l’hiver dernier avec la hongroise Piroska Nagy. Sommes-nous cernés par les Nagy et les Nagy-Bosca ? Y a-t-il une hongroise connection ?
        Il n’y a pas lieu de le déclarer coupable mais il n’y a pas lieu de le déclarer blanc simplement, par conviction ou argument d’autorité, tant que l’enquête n’a pas rendu ses conclusions sur un possible abus de pouvoir.


      • La Taverne des Poètes 18 octobre 2008 12:07

        "Je n’aime pas cela. Laissons tranquille...". Oui allez ! Classons cette affaire par sympathie ! Ben voyons...C’est aussi par sympathie que Sarko a créé une commission arbitrale pour enrichir Tapie...


      • Innsa 18 octobre 2008 15:43

        Pendant qu’on parle de crise financière, notre devenir et de l’avenir la planète, d’autres préfèrent parler (polémiquer) sur les relations sexuelles entre deux adultes consentants.
        Pourquoi pas. Mais bon, que DSK ait ou pas eu ses relations, ne changera rien dans ma vie ni dans la votre.
        Clinton a-t-il oui ou non.. Qui est le papa du fils de Dati, telle ou telle personnalité a trompé sa femme, combien de fois fait t’il l’amour par semaines : Je m’en fout !


      • La Taverne des Poètes 18 octobre 2008 19:55

        DSK s’amuse quand il aurait pu anticiper la crise et prévoir des outils pour la maîtriser. En fait, cela montre ces puissants sou sleur vrai jour : des gens qui ne poursuivent que leur intérêt ou leur instinct, festoyant sans limites. Les dépenses de l’Elysée qui montent, les salaires qu’on s’augmente, le népotisme pour les postes lucratifs, les traders et les actionnaires des firmes nationalisées dont le premier réflexe a été de faire la fête avec l’argent des contribuables. DSK pas mieux. Je le redis et je signe.



      • La Taverne des Poètes 18 octobre 2008 20:03

        Il faut bien comprendre que ces gens-là tiennent le destin du monde entre leurs mains. Leur frivolité et leur imprévoyance, voire leur folie, doivent pouvoir leur être reprochées, car ce ne sont pas des citoyens ordinaires. Il endossent une responsabilité particulière.


      • civis1 civis1 19 octobre 2008 14:55

        A la taverne des poètes

        Est-ce que la question ne serait pas putôt de savoir qui envoie cette boule puante et pourquoi ?
        Ne serait-ils persona non grata aux rendez-vous qui s’annoncent ?


      • ortograf-fr 23 octobre 2008 22:07

        La différence entre ce que Robert Louis-Dreyfus a versé pour acheter Adidas et ce que Bernard tapie a reçu est passée où ? au Lyonnais ? aux sociétés off shore ?

        La crise de 1933 était une crise du capitalisme. Pour la situation présente, on pourrait peut-être dire que c’est un simple accident de parcours du machiavélisme économique.


      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 18 octobre 2008 11:31

        J’approuve tout à fait votre analyse à laquelle il manque une incidence sur la question des ventes (spéculation à la baisse) ou achats (spéculation à la hausse) à découvert (Hedge fonds ; LBO) ou à crédit sur des produits dérivés (ex : des indices bourciers) . Il me semble que c’est la question du temps (pari sur l’avenir) et celle du mimétisme autoréalisateur à court terme en vue d’un profit maximum qui est en cause aux dépens de l’économie à long terme créatrice de richesses durables pour tous, y compris les générations futures. La logique financière apparaît, sauf exception, prédatrice de l’économie à long terme selon la logique "le plus, le plus vite" sans soucis des conséquences économiques, sociales et politiques.

        Il faut ajouter le rôle central des paradis fiscaux (Luxembourg compris) qui rendent tout contrôle et transparence impossibles (y compris les blanchiments) et sans lesquels tous ces excès seraient sanctionnables en droit national et aussi international (lequel reste à construire).

        Mais votre position ne me semble pas très différente de celle du PS sur ce point et particulièrement de celle de Ségolène Royal , voire de celle de Nicolas Sarkozy dernière mouture !

        Cette proximité apparente vous paraît-elle militer en faveur de l’unité nationale demandée par F.Fillon ?
        Lire mon article sur AV


        • Marianne Marianne 18 octobre 2008 12:02

          Je suis bien d’accord avec vous Sylvain.
          J’ai lu votre article de jeudi dernier, très intéressant. Vous vous êtes d’ailleurs trompé dans le lien.
          Je pense que dans un premier temps on est obligé de parer aux urgences, de faire avec le système qui existe en le régulant mieux et mondialement, en le soumettant à contrainte. Le nouveau "capitalisme régulé" est toujours basé sur une maximisation du profit individuel, on y ajoute des contraintes suppémentaires à celle du respect de la propriété d’autrui, d’intérêt général etc. Comme dans une modélisation linéaire de recherche opérationnelle (le SIMPLEX).

          Il s’agit de réfléchir à un modèle alternatif en renversant cette programmation linéaire, un modèle qui maximise l’intérêt général, la justice, le bonheur humain, sous contrainte d’un minimum d’aisance matérielle, de santé et de liberté individuelle.

          Mais il faut être réaliste, que le modèle fonctionne naturellement, il lui faut un moteur et un carburant. Pour le 1er modèle le moteur, la motivation, est la recherche du profit individuel et le carburant est l’argent. Pour le 2ème, ce doit être la motivation de chacun à faire le bonheur des autres, et son carburant est l’amour.

          Cela paraît peut-être gnan-gnan ce que je dis, mais je crois que c’est cela la vérité.


        • armand armand 18 octobre 2008 23:32

          Sylvain Reboul :

          J’allais rédiger ce qui, à mon avis, manquait à cet article, et puis je vous ai lu. Bonne analyse. Je crois que la plupart des commentateurs ne soulignent pas assez la dimension-temps parmi les causes de la crise : civilisation de l’immédiat, où, avec un clic, on retire des millions d’euro d’un support pour les déverser sur un autre. De plus, des millions qui ne sont en réalité qu’une minuscule fraction du fait de l’effet de levier. Ajoutons à cela la dérive qui consiste à ’emprunter’ (en fait à louer) n’importe quoi pour le vendre à la baisse, et on aura résumé la plupart des caractéristiques de cette crise.

          On pourra réformer tant qu’on veut, mais la libre circulation de fonds gonflés par l’effet de levier, à la vitesse d’une impulsion électrique, sont fatalement cause de volatilité. Et quand pour une raison ou un autre les ’joueurs’ du casino mondial qu’st devenue la finance s’affollent, alors ça va encore plus vite.

          Alors, plus encore que l’aspect moral et humaniste, il faudrait réinjecter un peu de "pesanteur" dans nos sociétés - peut-être limiter les allers-retours des investisseurs qui achètent et revendent (ou l’inverse) en un laps de temps record, assortir les contrats sur les ’commodités’ d’une obligation de livraison ou de stockage physique. Bref, rematérialiser l’économie.


        • Eloi Eloi 19 octobre 2008 00:35

          Autrement dit, l’effet de levier marche dans les deux sens ??


        • armand armand 19 octobre 2008 09:51

          Bien sûr - méga-gains quand ça va bien, méga-pertes quand ça foire.
          Mais entretemps les gérants de fonds ramassent des milliards - et ce n’est pas leur argent qui est en cause.
          Pour chaque dollar sur les marchés financiers, on estime qu’il y en a trente d’empuntés.


        • Eloi Eloi 19 octobre 2008 11:20

          Vous savez ca me fait penser aux asservissements.

          Pour régler la position de l’extrémité d’un bras, on couple un capteur au moteur, et on règle le gain du système d’asservissement afin d’obtenir une position rapidement ou précisément. Et plus le bras est long (et donc l’effet de levier "physique" plus cet asservissement est difficile à mettre au point.

          Le libéralisme est sensé être une espèce d’asservissement de l’économie...

          Malheureusement, si le gain est mal réglé, ou le bras de levier trop fort, l’asservissement peut devenir explosif...


        • Probité 19 octobre 2008 20:51
          Je rejoins l’analyse de Marianne, ainsi que les remarques réalisées par sylvain reboul et armand. Je suis également en accord avec la nécessité de passer par une phase de transition, afin de « parer aux urgences », avant de passer à un modèle « alternatif humaniste ».

          Dans le cadre de cette phase de transition, notamment : la nécessité de contrôle des paradis fiscaux (= suppression) par des entités permettant l’application du droit national et international et le besoin de « réinjecter un peu de "pesanteur" dans nos sociétés » afin de limiter la spéculation, je souhaiterais soumettre à vos analyses, les pistes de réflexions suivantes :

          · La mise sous contrôle des chambres de compensations, par un (ou des) organisme(s), qui permettrait d’effectuer une vérification sur les transactions bancaires, ainsi que sur celles pour les paradis fiscaux  ? La mise sous contrôle (nationalisation ou internationalisation) des chambres de compensations ne relève que d’une décision politique, qui dans ces temps de nationalisation des banques serait peut-être possible ?

          · La mise en place d’une taxe sur les transactions boursières (taxe Tobin) ne serait-elle pas une solution pour apporter une « pesanteur » sur la spéculation ? La mise en place en est aisée : une ligne de programme dans les logiciels utilisés par les chambres de compensations.

        • Marianne Marianne 19 octobre 2008 21:44

          @probité

          D’accord avec vos propositions. Il faudrait aussi généraliser le recours aux chambres de compensation par les marchés de gré à gré.


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 20 octobre 2008 01:22

          Il faut un nouveau projet de société. Mettre en place unn systeme à deux paliers : Le premier garantit les droits de l’individu, dont celui de disposer, en échange de sa disponibilité au travail, d’un revenu correspondant a sa competence reconnue ; le second est entrepreneurial et permet que chacun puisse réaliser son plein potentiel. 

          Ce systeme peut être mis en place quand on assainit le systeme financier et qu’on remet tout le monde au travail. Il est décrit en détail aux centaines d’articles du site Nouvelle Societe.  Vues les circonstances, il vaut sans doute mieux commencer par le diagnostic de la crise, ou une proposition de réforme du systeme financier.

          Pierre JC Allard


        • Eloi Eloi 18 octobre 2008 15:05

          Le libéralisme a ceci de bon qu’il permet de décentraliser la prise de décision, l’organisation et la prévision d’une certaine partie des souhaits des citoyens. Il n’est donc pas un obstacle pour l’Etat, en tant qu’émanation organisatrice des sociétés humaines.

          Par contre, il repose sur un principe :

          * celui, que, à partir de ses règles (concurrence, transparence, rationalité), le modèle est convergent et apporte un respect d’autant plus grand de ses règles. Autrement dit, son usage converge sur un optimum.

          Cette hypothèse de convergence est absolument un voeux pieux !

          En sciences, on ne peut prédire la convergence d’un modèle sans l’essayer. L’usage du libéralisme montre qu’il est absolument divergent, car la concurrence aboutit à une destruction des concurrents plutôt qu’à une optimisation de la qualité ! Plus on use du libéralisme, plus celui-ci diverge de ses règles de bases. Les règles du libéralisme sont de moins en moins respectées(i) !

          Comme en sciences, il y a deux attitudes par rapport à un modèle divergent :
          * son abandon pur et simple, le problème étant ici que nous n’avons guère d’alternative
          * l’ajout de règles de convergence forcée ! ici, ce serait la destruction systématique des grands groupes, ou leur intégration à l’état, en tant que monopole (ii)

          Nous allons devoir faire un choix rationnel !

          Merci à l’auteur pour son article !
          Le problème étant que nous n’ayons aucun appareil de mesure de l’honnêteté smiley

          Cordialement,


          (i) qu’on ne réponde pas que c’est la faute de l’état : un modèle convergent est sensé l’être quelque soit son environnements. Il n’est sinon tout simplement pas convergent. Si le libéralisme était convergent, il y aurait de moins en moins besoin de lois, par définition.
          (ii) une grosse entreprise, sans quasiment aucun concurrent, n’a plus aucune raison d’être privée. De plus, dans un contexte de guerre économique, il est évident qu’une grosse entreprise nationale est une armée ! Et une armée doit être nationale. Qui ferait confiance à une armée plus emplie de mercenaires que de citoyens ?






          • JONAS JONAS 18 octobre 2008 15:58

            @ Éloi,

            C’est vous qui le dires : " Et une armée doit être nationale. Qui ferait confiance à une armée plus emplie de mercenaires que de citoyens ? ".

            C’est précisément le cas de la nôtre, des mercenaires et rien que des mercenaires engagés volontaires !

            Un des piliers de notre république a été détruit par Jacques Chirac.

            @ +
             


          • Eloi Eloi 18 octobre 2008 17:22

            Je suis à moitié d’accord avec vous

            moitié d’accord : il n’y a plus de service militaire (*)
            moitié pas d’accord : au moins est-elle directement administrée par l’Etat. Si nous embauchions une entreprise privée à chaque conflit, ce serait bien pire

            Cordialement,

            (*) une idée qu’à eue un de mes amis : pourquoi pas un service militaire ou civil européen ou l’on mélange des citoyens de deux nations européenne : 6 mois en France, 6 mois dans l’autre pays, apprentissage des différentes langues. Ce serait une idée à creuser...


          • geo63 18 octobre 2008 18:13

            @ Eloi : j’aime bien votre analyse du système divergent, mais vous savez que la divergence peut aussi se rapporter aux piles atomiques, et alors là...boum.
            Bon, si on considère un sous-système à notre niveau de tous les jours, la régulation des prix qui devrait s’opérer par la concurrence entre les hyper-marchés notamment, nous voyons bien que ça ne marche pas non plus, absolument pas, le système diverge doucement mais sûrement.


          • Eloi Eloi 18 octobre 2008 18:54

            Je pense que c’est le fin mot de l’histoire : l’hypothèse de convergence vers l’optimum libéral n’est qu’une hypothèse. Mais dur de le faire rentrer dans la tête des libéraux que le dogme repose que sur cette hypothèse malmenée.

            Vous parlez d’échelles, et je pense que là est tout le problème : personne ne peut ajourd’hui créer un concurrent à une grosse boîte (sauf innovation fantastique et modique ; ce qui réduit considérablement les possibilités) car leur capital leur permet de telles économies d’échelles que le coût d’entrée sur le marché devient énorme : un capital au moins équivalent. Alors qu’il devrait être théoriquement nul. De même, si un marché meurt, il est moins coûteux de forcer l’achat, que de jeter tout le capital injecté dans des usines à plusieurs centaines de millions.

            Nous avons là un problème !!!

            Pour ce qui est des centrales nucléaires, c’est justement la différence entre une bombe atomique et une centrale nucléaire . Dans un cas la réaction diverge, dans l’autre elle s’auto-entretient, voire même s’éteint d’elle-même pour certains concepts de réacteurs.Une certaine histoire de masse critique...

            Pourrions-nous filer la métaphore jusqu’à une masse critique de capital dans une entreprise ?
            Dans une petite boîte, les économies d’échelles sont trop petites pour rémunérer les actionnaires
            Pour les grosses, c’est l’inverse, ce qui pousse les actionnaires à injecter encore plus de capital et ainsi de suite...

            Une étude approfondie pourrait peut-être déterminer le seuil à partir duquel le libéralisme devient divergent ??? Il serait de plus intéressant de constater que certaines activités humaines, par l’ampleur du capital qu’elles impliquent, interdisent de libéraliser ce secteur ?


          • geo63 18 octobre 2008 19:35

            Nous avons d’éminents mathématiciens à Jussieu ou ailleurs qui se penchent sur les problèmes des traders (les pauvres ont besoin d’aide pour évaluer les risques...je crois), ne pourraient-ils pas se reconvertir vers les domaines que vous évoquez, nettement plus gratifiants ?


          • Eloi Eloi 18 octobre 2008 20:42

            Si j’étais président, oui...

            Maintenant reste à convaincre smiley


          • Antoine Diederick 18 octobre 2008 23:04

            a Eloi,

            "Vous parlez d’échelles, et je pense que là est tout le problème : personne ne peut ajourd’hui créer un concurrent à une grosse boîte (sauf innovation fantastique et modique ; ce qui réduit considérablement les possibilités) car leur capital leur permet de telles économies d’échelles que le coût d’entrée sur le marché devient énorme : un capital au moins équivalent. Alors qu’il devrait être théoriquement nul. De même, si un marché meurt, il est moins coûteux de forcer l’achat, que de jeter tout le capital injecté dans des usines à plusieurs centaines de millions."


            judicieuse remarque...

            mais l’économie d’échelle ne peut pas être pratiquée tout le temps, il arrive un moment ou elle devient inefficace, pour survivre les grands groupes doivent alors innover....et cela c’est moins sûr...mais elles peuvent "acheter" l’innovation des autres ou la contrarier en achetant la société qui la produit... ?

            Je pense que c’est d’actualité , voir le prix Nobel eco.


          • Eloi Eloi 19 octobre 2008 00:33

            ah si les économies d’échelles pouvaient toutes être réinvesties dans la R&D, la recherche nous aurions alors l’inovation. Mais comme vous dites, il est probablement plus simple et moins risqué de racheter des procédés : le risque est alors porté par l’inventeur, pas par la boîte qui va racheter son invention


          • Daniel Roux Daniel R 18 octobre 2008 15:23

            Moi aussi, j’aimerais bien l’avénement d’un monde dans lequel les valeurs humanistes seraient l’alpha et l’omega mais l’Histoire nous montre que les dirigeants, tyrans, empereurs, rois, présidents, sont incapables de réformer la société dont ils sont issus sauf pour plus de pouvoirs et de privilèges.

            Cette incapacité est liée autant à leur mentalité qu’à celle de leur entourage. Ces gens là ne sont pas arrivés si haut pour abandonner leurs privilèges.

            Donc rien ne changera jusqu’à l’effondrement final ineluctable et douloureux.

            La refondation d’une civilisation n’est, hélas, même pas la garantie d’une meilleure société. L’Homme est un animal avide et agressif qui élève sans fin des civilisations à son image.



            • Eric De Ruest MoiZZE 18 octobre 2008 19:22

              Une part de l’humanité est comme cela, mais ne généralisons pas SVP. c’est le discours capitalite ça, sa propagande continue par votre plume. D’autres mondes sont bien sur possibles et ont existé. Il suffit d’ouvrir quelques excellents ouvrages sur le commerce chinois durant notre moyen age, qu’était l’Afrique avant la dévastation colonisatrice ? Et certaines organisations sociales sur le continent Abya yala...


            • Mr Mimose Mr Mimose 18 octobre 2008 15:35

              Non Daniel, les hommes ne sont pas tous agressifs et avides, seulement malheureusement ce sont les plus agressifs qui prennent le pouvoir. Un petit groupe agressif peu facilement dominer une masse de gens qui n’aspirent qu’a vivre démocratiquement.
              Jusqu’au jour ou les agressifs vont trop loin et ou la masse se revolte, comme on en a l’exemple en amérique du sud, ancien pré carré des usa qui à maintenant complétement basculé à gauche (friedman doit se retourner dans sa tombe)


              • Daniel Roux Daniel R 18 octobre 2008 17:22

                Tout à fait d’accord.

                Au Chiappas, les amérindiens considèrent ceux qui deviennent riches comme des voleurs que l’on doit châtier : Saine attitude.

                Ils ont été asservis.


              • finael finael 18 octobre 2008 15:48

                 Il me semble que vous commettez une erreur, même plus qu’une erreur : une faute grave, en assimilant les régimes "socialistes communistes" aux dictatures sanglantes, dans votre discours celui de l’URSS.

                 Je dois donc répéter ce que j’ai déjà dit dans d’autres débats :

                 Le communisme consiste en :


                abolition du salariat.


                - mise en commun des moyens de productions sous forme de coopératives.


                étiolement de l’état.

                 Les régimes qui s’en sont réclamés n’ont en rien suivi cette théorie.

                 D’autres erreurs concernant l’URSS : en 1917 la misère était extrême, les inégalités monstrueuses. En aucun cas il n’y a eu appauvrissement de la population, bien au contraire. Le peu de socialisme introduit dans ce pays a permis à chacun d’avoir de quoi manger, un (petit) toit, un niveau d’éducation inégalé.
                La chute de l’URSS a fait perdre au pays 40% de son PIB, a envoyé des millions de personnes à la rue et a vu une montée étourdissante des inégalités, de l’alcoolisme et de la criminalité !


                 Bien que le système soviétique, un capitalisme monopolistique d’état, ne soit pas un modèle à suivre, il faut rappeler que l’URSS n’a jamais vu d’un bon oeil la montée en puissance d’autres formes à tendance communiste, en particulier en France et surtout en Italie, et ne les a jamais soutenus.

                 Je l’ai écrit dans un article qui a été refusé par Agoravox, Marx était avant tout un humaniste, inspiré des lumières.

                http://www.finael.fr/finaelb/marx2.html

                 Quant à une prise de conscience par les citoyens, il y a tellement longtemps que ceux-ci, dont vous même, sont intoxiqués par une manipulation permanente de l’éducation et de l’information que je n’y crois plus guère (Noam Chomsky : "Manufacturing Consent")

                 Tant que le mot de "communisme" restera un "gros mot" nous n’en sortirons pas !

                Les crises ne sont jamais que des solutions violentes et momentanées des contradictions existantes, de violentes éruption qui rétablissent pour un moment l’équilibre rompu (Karl Marx)


                • 5A3N5D 18 octobre 2008 20:31

                  @ Finael,

                  "D’autres erreurs concernant l’URSS : en 1917 la misère était extrême, les inégalités monstrueuses. En aucun cas il n’y a eu appauvrissement de la population, bien au contraire. Le peu de socialisme introduit dans ce pays a permis à chacun d’avoir de quoi manger, un (petit) toit, un niveau d’éducation inégalé. "

                  Vous avez absolument raison. Dommage que la famine de 1921 ne vous rappelle strictement rien. Trois ans pour provoquer une famine, il fallait y mettre beaucoup de bonne volonté ! Un peu d’amnésie en fin de semaine ?


                • finael finael 18 octobre 2008 21:59

                  @5A3ND5

                   Vous aussi êtes un peu brouillé par la version dominante, et répandue par des médias dirigés ... par qui au fait ?

                   De 1917 à 1921 la guerre civile fait rage en Russie, outre les "blancs", les "rouges" doivent combattre les français, les anglais, les américains, les japonais ... et les allemands !

                   Et vous croyez réellement que cela n’a pas joué ni sur la famine ni sur l’arrivée d’une dictature sanguinolente en Russie ?

                   Ne croyez vous pas que nous n’allons pas nous vanter d’avoir, avec l’aide de nos ennemis !, contribué à la situation ?

                   Cessez de vous fier uniquement à la propagande et approfondissez vos connaissances historiques.


                • civis1 civis1 19 octobre 2008 13:14

                  @ finaël

                  Les avatars lié sémantiquement à ce terme de communisme (moins à celui de socialisme) vont peser encore longtemps dans les esprits . les fins en "isme" ne renforcent-il pas cet écho négatif ?
                  Plus près d’une réflexion à mener sur la base d’élèments et d’analyse concrète des phénomènes qui se déroulent sous nos yeux que d’une théorisation modélisée interdisciplinaire aux sciences humaines , ne vaut-il pas mieux organiser un concours de néologismes plutôt que de s’épuiser à argumenter sur des différences inaccessibles à la réflexion du plus grand nombre ?
                  Pour prendre DATE, quel serait endroit mieux choisit que celui d’un média citoyen pour lancer une réflexion euristique sur l’idée d’une laïcité solidaire ? 

                  @ L’auteur,
                    Ravie que mon humble article sur la chrématistique envoyé à la modération d’Agoravox soit repris dans votre article. On peut se réjouir  vous et moi  d’apprendre qu’ Agoravox soit suivi avec autant d’attention et repris avec autant de bonheur par un journaliste du Monde. 

                  Voilà qui conforte, si besoin était, l’intérêt du journalisme citoyen


                • ddacoudre ddacoudre 19 octobre 2008 21:37

                  bonjour finael

                  je suis bien d’accord avec tes commentaires. Toute mon existence j’ai combattu le "communisme" mais la vision communiste institutionalisé par le regard de ses opposants. je n’ai jamais cru que les pays de l’Est pratiquaient le communisme définie par l’idéal de MARX ce que tu rappeles fort bien. Je n’ai jamais fait cette confusion. Le capitalisme d’état pratiqué dans ces pays s’appuyait sur des pouvoirs despotiques, et en l’absence d’opposition ils sont mort sous leurs propres perversités ou "déchets" ou imperfections, tout comme notre système néocapitaliste actuel qui depuis la disparition de l’oppositon idéologuique communiste se pense tout puissant en mourra de même.

                  L’existence du vivant nous démontre tous les jours que la vie résulte de la diversité etse donne ainsi les chances d’avoir une solution en son sein. Aiussi ceux qui se privent de la diversité d’idéos (puisque l’on et sur ce sujet) creusent leur propre fosse.

                   Nous en vivons l’exempleen direct .

                  cordialement.

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