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Accueil du site > Actualités > Société > Photos interdites quand la police matraque les lycéens

Photos interdites quand la police matraque les lycéens

Deux photographes de l’AFP censurés.

L’affaire est grave, racontée par LibéLyon : "Les deux photographes suivaient une manifestation lycéenne de faible ampleur dans le centre de Lyon. "Dès le début, raconte Jean-Philippe Ksiazek, des gradés nous ont dit qu’on ne pouvait pas faire de photos cette fois, que c’était interdit. J’ai montré une carte de presse et une policière a pris toute mon identité, très longuement, puis elle m’a dit de me tenir à l’écart car c’était interdit de photographier, pour des questions de droit à l’image des policiers"... La cinquantaine de lycéens se trouvant place Bellecour a ensuite été chargée par les CRS. "J’ai alors fait mon métier", poursuit le photographe. Mais un policier lui aurait fait une clef de bras pour le conduire à une voiture. Le deuxième photographe, Frédéric Dufour, également salarié de l’AFP, s’est retrouvé dans le même temps bloqué contre un mur, une matraque sous le cou. "Ils m’ont demandé mon appareil, continue Jean-Philippe Ksiazek. J’ai bien sûr refusé. Ils me l’ont arraché et ont effacé les photos et la disquette".

Droit à l’image des policiers ? A-t-on déjà entendu prétexte plus grotesque pour justifier la censure ? L’AFP eût pu sans problème flouter le visage des fonctionnaires, de façon à ce qu’ils ne soient pas reconnaissables, ce qui rend caduque la justification du droit à l’image. Une fois ce faux-nez retiré, reste la vraie question : au nom de quoi prétend-on empêcher deux journalistes de livrer un témoignage visuel du comportement policier ? Faut-il donc que les forces de l’ordre soient assurées de jouir de l’impunité au moment de matraquer des lycéens, sans témoin, pour mieux sans doute les accuser a posteriori d’outrage, histoire de se couvrir ?

La liberté d’informer est mentionnée dans l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, dont on vient de fêter le 60e anniversaire : "Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et censurécelui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit." Des policiers gradés n’ont absolument pas le droit d’interdire à des reporters photographes de faire leur métier. Il s’agit d’une dérive scandaleuse, à juste titre dénoncée par l’intersyndicale de l’AFP (CFDT, CGC, FO, SAJ-Unsa, SNJ, CGT et Sud), comme un "acte de censure intolérable dans une démocratie" et une "atteinte grave à notre mission et au droit à l’information pour tous les citoyens". Elle analyse l’interdiction de photographier par les policiers comme "le reflet d’une volonté, au plus haut niveau, d’étouffer les mouvements sociaux et leur retransmission dans les médias". Et elle appelle la direction de l’AFP à "déposer une plainte contre ces agissements qui portent atteinte à la liberté de travailler".

La France sarkoziste emprunte de plus en plus de traits au visage hideux d’un Etat policier totalitaire. Seule une mobilisation et une vigilance citoyenne de tous les instants peut constituer un rempart face à ce péril. Car demain, n’importe qui peut se retrouver victime de l’arbitraire policier, humilié, battu puis poursuivi en justice et condamné ! Lors d’une manifestation comme à l’occasion d’un simple contrôle d’identité. Vous aussi.

PS : lire à ce sujet Echec à l’accusation d’outrage et Répression du mouvement lycéen : l’arbitraire policier en question.


Photo de LibéLyon : Deux policiers neutralisent Jean-Philippe Ksiazek


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229 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 19 décembre 2008 12:30

    Salut Olivier,

    J’ai failli moi aussi écrire un papier la-dessus mais je me suis dit qu’il y en aurait d’autres pour s’y coller
    Je trouve ces faits lamentables et quelque part, ça rejoint ce qui s’est passé à Bordeaux, le pont de Pierre bloqué pour empêcher la circulation de lycéens. A noter, le billet de Rue89 est très complet sur cette affaire. Il paraît que le policier a supprimé les photos de l’appareil. Quel beau métier, policier, on a droit à un stage photo !


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 20 décembre 2008 00:12

      Le métier de policier est ce qu’il est, mais il est aussi ce que les citoyens laissent qu’il devienne.

      Bien évidemment, l’opinion publique a le droit de savoir ce que la police fait à des manifestants, surtout à des lycéens, et de voir comment elle le fait. Si ce n’est pas le cas, on glisse vers le régime de l’une de ces mini-dictatures que caricaturaient jadis Woody Allen ou les Furry Freak Brothers.

      L’Etat français s’est déjà fait une "bonne côté" internationale au cours des années récentes. 

      Voir, par exemple, les Observations Finales du Comité des Droits de l’Homme de l’ONU sur la France de juillet dernier : http://scientia.blog.lemonde.fr/files/2008/09/onug0843357.1220645813.pdf , sans doute la pire appréciation émise sur la France par une instance internationale depuis la Libération. 

      Ou plus récemment, les déclarations du Commissaire européen des Droits de l’Homme Thomas Hammarberg : http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/11/20/thomas-hammarberg-la-france-ne-donne-pas-l-exemple_1120726_3224.html

      D’autres rappels dans cet article :

      Kouchner, l’Etat français et les Droits de l’Homme

      Malheureusement, la France n’est pas le seul pays qui connaît cette évolution. Raison de plus pour saisir un certain nombre d’instances françaises, européennes et internationales.


      Le Collectif Indépendance des Chercheurs




    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 20 décembre 2008 00:41

      Il faut savoir que la sécurité privée tient surtout quasiment de la pire milice qui ne dit pas son vrai nom. Elle est d’ailleurs très en vogue dans les pays de l’Est..

      " Comme un parent éloigné, la sécurité privée a été invitée à la table des sujets abordés au dernier moment, juste avant que ne s’achève la présidence française de l’Union européenne. Lundi 15 décembre, au ministère de l’intérieur, - tout un symbole -, devait donc s’ouvrir le premier sommet européen de la sécurité privée. Un secteur, rappelle Nicolas Sarkozy dans la préface d’un livre blanc rédigé pour l’occasion, qui représente aujourd’hui en Europe 1,7 million de personnes, 50 000 entreprises, et un chiffre d’affaires de 15 milliards d’euros. Dans son message, le chef de l’Etat français exhorte à "coproduire des solutions public-privé de sécurité".

      public / Privé

      Allemagne : 250 000 / 173 000

      Autriche : 20 000 / 10 000

      Belgique : 39 000 / 12 673

      Bulgarie : 47 000 / 58 700

      Danemark : 14 000 / 5 250

      Espagne : 223 000 / 83 000

      Finlande : 7 500 / 10 000

      France : 250 000 / 159 000

      Hongrie : 40 000 / 80 000

      Irlande : 12 265 / 10 500

      Italie : 425 000 / 49 166

      Luxembourg : 1 573 / 2 200

      Pays-Bas : 49 000 / 30 000

      Portugal : 46 000 / 28 000

      République tchèque : 46 000 / 51 542

      Royaume-uni : 141 398 / 250 000

      Suède : 18 000 / 13 500

      	
      		
      			
      				

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      "Longtemps toisée" selon les auteurs du rapport, la sécurité privée sent le vent tourner. Inscrite depuis la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, la carte professionnelle des agents de sécurité privée, en France, devrait voir le jour en mars 2009, par décret. Un moyen de légitimer un secteur qui n’a pas toujours bonne réputation. " Cela permettra à la profession d’être mieux reconnue ", se félicite Claude Tarlet, président de l’Union des entreprises de sécurité privée (USP). Implantée dans le gardiennage, et le convoyage de fonds, le secteur privé, en France, louche ouvertement vers le transfert des détenus et la régulation du stationnement, comme en Grande-Bretagne.

      Partout en Europe, ce domaine ne cesse de progresser d’après l’état des lieux dressé dans le seul domaine de la surveillance humaine par la confédération européenne des services de sécurité (CoESS), et l’Institut national des hautes études de sécurité.

      Sur la base de données de 2004, seuls à pouvoir être agrégés, l’UE des 27 compterait 237 agents privés pour 100 000 habitants, à comparer à une moyenne de 360 policiers pour 100 000 habitants. Le paysage est cependant très contrasté selon les Etats. Ainsi, la Hongrie se classe-t-elle loin devant par le nombre de ses agents privés trois fois supérieur à la moyenne européenne... Puis viennent la Pologne, l’Irlande et le Luxembourg et la bulgarie. La France se situe dans le dernier tiers de la classe.

      DÉRÉGULATION

      Dans huit pays, les effectifs privés ont dépassé les effectifs publics, notamment en Finlande, en Roumanie, ou bien encore au Royaume-Uni. C’est dans ce dernier Etat que la dérégulation a été la plus poussée. En Grande-Bretagne, l’escorte et le transfert des détenus, à l’exception des terroristes et des prisonniers très dangereux, sont pris en charge par le privé depuis 1992 : 11 sur 130 prisons sont passées dans le giron privé. La détention administrative, en aéroport et dans les centres de rétention également, sachant que 9 des 11 sites sont entièrement gérés par des entreprises privées. Enfin, ce sont des agents privés qui dressent, au Royaume-Uni, les procès-verbaux aux véhicules en infraction.

      Ailleurs, d’autres activités ont été déléguées. En Hongrie, des privés assurent la surveillance des bâtiments publics, ministères ou tribunaux. En Italie, la vidéo surveillance urbaine leur a été confiée. En Espagne, en plus de la surveillance du métro, le secteur privé s’est arrogé la possibilité de protéger les personnes menacées par l’ETA, travaillant dans le secteur privé et public (comme les maires).

      En Roumanie, la coopération s’est étendue au point qu’un protocole a été signé entre la police et des prestataires privés les autorisant à intervenir conjointement dans le maintien de l’ordre public. Ainsi, policier et agent privé patrouillent-ils dans le même véhicule. Toutefois, notent les auteurs du Livre Blanc, "ces équipages hétéroclites ne produisent pas toujours les résultats attendus, les occupants ne s’entendant pas automatiquement sur leurs objectifs respectifs"...

      Encore, cette photographie ne tient-elle pas compte des technologies, des laboratoires privés qui effectuent les recherches sur les ADN par exemple, ou même du domaine de l’intelligence économique. Rien qu’en France, un nombre croissant de policiers est attiré de la sorte vers le privé. La future loi sur la sécurité intérieure devrait réaffirmer quelques règles de pantouflage (cinq ans sont imposés en théorie aux policiers et gendarmes pour devenir agent de renseignement privé), - toujours contournées à coups de dérogations.

      Isabelle Mandraud.

      J’ai écrit mon premier article sur Agoravox sur un sujet semblable : Le danger des mauvais usages de moyens techniques performants au profit de voyous dangereux, mais soutenus par des structures éminentes . http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=38148


    • brieli67 20 décembre 2008 10:37

      que du matériel our capter son photo vidéo existe aussi sous " forme" miniaturisé 

      Et qu ’on peut "chipper" et immortaliser facilement les évènements ?

      Plus bas le senior es Journalistique Henri François écrit que les "bêtises" existent dans les faits voilà 4o ans....

      Ce tam-tam autour de Reflex à puces à ne pas trépigner par la maréchaussée vient comme un cheveu sur la soupe : ces journalistes sont malhonnêtes envers eux ; la profession et le peuple.

      Ils ont inutiles et parasites.... le plus souvent aphones devant les prétoires.
      Que les manifestants fassent leurs docs eux-mêmes sur les évènements.


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 20 décembre 2008 13:12

       @ Briely67,

      Je n’ai pas bien compris votre intervention, pourriez vous développer à tête reposée...

      Plutôt que de longs discours, j’aimerais savoir votre avis sur ce sujet. http://www.lepost.fr/article/2008/05/28/1199193_liberte-ou-esclavage.html

      La police est extrèmement nerveuse de puis l’affaire de la flamme olympique...écartelée entre la tension interne dûe à l’assimilation difficile avec la milice privée d’Etat, la tension palpable dans la rue, les ordres internes vigie pirate alerte rouge, Elle se rend compte qu’elle ne peut plus répondre à ses ordres en haut lieu puisque tout le monde filme dans la rue en permanence...dur dur d’être coincé entre le marteau et l’enclume



    • brieli67 20 décembre 2008 19:59

       Pour les manifs, je demande une certaine auto-discipline. Les agresseurs ne sont pas ce qu’on croit et de quels droits comme les sportifs balancent-ils en troupeau leurs" cris de guerre" - une honte- ils devraient changer de répertoire.... Ils ont signé pour, en connaissance de causes. Non ?


      IL y a deux-trois points qui ont changé en cours de route :
      ^^ on a recruté plus intelligent des sportifs. Faut aller sur les forums des Ecoles et des Syndicats. Mobbing, mobbing. Etre sur les bons coups ... quitte à médiatiser
      ^^^ On était gendarme de père en fils de vrais dynasties au service des Régimes qui se sont succèdes. C’est de moins en moins le cas. une bonne chose
      ^^^^ il n’ya plus de peur du gendarme. Aux caïds on leur susurrait Cayenne... Aux petites frappes des bals du Samedi soir, un bataillon disciplinaire pour leur SN à Pau chez les paras... Les registre de la conscription étaient tenue par la gendarmerie.


      Sur l’autre Post :
      Bien beau toutes ses caméras que faire de tout ce matériel enregistré. Qui doit les visionner ? Dans certains centres villes il est possible de "fliquer" quelqu’un le suivre dans ses déplacements, accompagner une intervention surveiller et commander, détecter des mouvements de foules .... Moisson bien maigre sauf si délations des " balances" 

      Dans un cybercafé à Cologne, il y a onze ans soit disant surveillé par caméras et reliés au commissariat proche, pas de bandes pas de vrai caméra. Plein d’esbrouffe...


      Esclavage !! Je parlerai plutôt d’exploitation de femmes et d’enfants. Savez-vous que l’une des premières plaintes déposées à la SDN concernait les gynécées des Antilles anglaises qui continuaient à produire du nègre pour les plantations ? 
      Ah qu il est doux d’être "bourgeois" ou nouveau riches dans de nombreux pays émergeants. Toute une armada de chauffeurs de jardiers de bonnes... Le petit père Queuille Président du Conseil avait ce train de vie jusqu’à sa mort en 1970. 


      Un corps de l’Etat qui a disparu ce sont les Douanes. Il est qd même facile de refouler des produits hors-normes. La laxité de l’Etat est de bon aloi : les taxes sur la plus-value sur les importations tombent régulèrement. Le dollar "informatque est passé de dix balles à deux euros, dans cette branche on revend de 6 à 8 fois le prix d’achat. 


      Question international ? La France a bien eu des contrats juteux en "écoutant".... C’est la foire d’empoigne : Tgv au Texas ? en Chine Les USA s’intéresse à l’ Afrique depuis Cinton II -Gabon Cameroun Congo.
      Bénin et Togo sont nigérians ou presque....

      Il faut du flou pour pouvoir se dépatouiller dans les NTC vu le manque de personnel dans ce service public tertiaire.


      Ces escarmouches entre les zélés et ces "reporters" - rétribués par les médias- mettent le droit de grève et le droit de manifester en charpies.
      Nous les Internes des Hôpitaux étions taillables et corvéables à merci, que de gardes qui se suivaient. Des journées de 36 h sans récup... Nos revendications ne pouvaient aboutir par le fait du Prince : réquisition d’office par les agents de la Préfectorale de médecins pour faire tourner l’usine à minima. 

      Je suis solidaire de toutes les grèves, même si les Transports .... même si certains veulent et doivent travailler. Peu de français savent qu’une manif ne peut avoir lieu autorisée par l’Etat et la préfecture du lieu que si des négociations entre les divers camps sont en cours.
      Le droit de grève est en danger en France ! 
      Ras le bol des sempiternelles interviews de poujadistes anti-grève.

       






    • Croa Croa 20 décembre 2008 22:28

      Bonsoir,

      Que s’est-il passé à Bx ? (ça n’est passé ni à la radio ni à la TV évidemment, je ne lis pas Sud-Ouest et pas tous les jours Agoravox.) (Si Agoravox adresse de l’article ?)

      D’avance Merci pour le rappel ; D’autant que je ne suis sûrement pas le seul a avoir raté l’info ! smiley


    • Allain Jules Allain Jules 19 décembre 2008 12:37

      @Olivier,

      Bonjour.

      C’est affreux. Je ne sais pas où nous allons avec des comportements comme ceux-là. Il est vrai que, la police française, est la seule au monde qui a tous les droits. Après, nous serons surpris de voir des émeutes comme en Grèce.

      NB : Le policier grec s’est retrouvé illico presto en prison. En France, ce n’est pas demain la veille.

      Bien à vous !




      • appoline appoline 19 décembre 2008 16:29

        @ Allain Jules,
        Chacun doit prendre ses responsabilités. L’étudiant prend les siennes en mettant les pieds dans une manifestations avec les risques que cela comporte (notamment de récolter quelques gnons) et le flic, idem (notamment le droit de réponse de l’étudiant, on est plus au temps où l’on tendait l’autre joue). Le CRS doit accepter le risque d’être filmé, ça fait partie de son boulot aussi, faut assumer.


      • blibgnu blibgnu 19 décembre 2008 18:22

        Autant pour les illusions de celles et ceux qui se croient stupidement en "démocratie" smiley

        La france est loin derrière la finlande, le danemark ou encore les pays bas quand il s’agit du respect des droits de l’hommes et du citoyens ! La grèce est encore plus loin, bonne dernière (source : http://www.fidh.org).

        Ce fait divers illustre la dérive fascisante de plus en plus présente et sensible dans les pays de l’UE. Si l’état français renforce ses moyens policiers en espérant calmer les inquiétudes de la population à coup de matraques et d’opérations médiatiques (propagande), c’est tout l’inverse qui est en train de se produire...

        Les libertés sont toujours en péril, il suffit de bien peu pour qu’elles disparaissent, restons très vigilants ! Merci à l’auteur pour cet article essentiel.


      • vincent p 19 décembre 2008 12:45

        A distance il aurait été plus préférable de prendre les photos.




         




        • miwari miwari 19 décembre 2008 13:34

          Et pourquoi ne pas prendre des photos à partir d’un hélico ou mieux en zoomant d’un satellite.

          Le problème n’est pas là, il est que des policiers se donnent le droit (ordre reçu ??) de priver un journaliste du droit élémentaire de sa profession "diffuser l’information", chose qu’ils avaient jusque-là mal fait smiley

          2009 et au-delà seront des périodes dures pour tout le monde, je le crains smiley


        • vincent p 19 décembre 2008 19:13

          Pourquoi allez si loin en prenant l’exemple d’un hélico ou aussi près pour vouloir "diffuser l’information" à une distance plus raisonnable, ce journaliste aurait peut-être fait un meilleur cadrage, je fais moi même de temps en temps des photos dans mon temps libre.

          Il est bien évident qu’au coeur de l’action avec les autres lycéens, il prenait le risque de se faire tabasser entre autre, ce qui n’est pas normal non plus, surtout si c’était un journaliste professionnel de l’AFP bref, de mieux en mieux ce gouvernement.

          Enfin pour la prochaine fois, il vaut mieux savoir qu’il ne faut plus faire des tas de photos devant des molosses n’attendant que ça, n’aimant pas du tout être pris en photo, que dirait MAMAN ?




        • Kalki Kalki 19 décembre 2008 21:10

          Ce que vous comprenez mal, c’est que sarkozy ADORE la communication et les médias... et ils veut les controler.

          Et ce genre d’idées au final venu d’en haut, peuvent donner envie a d’autre de les appliquer ? et pourquoi pas le grand patron l’a dis.

          Biensur, ici encore nous n’avons pas de preuve "direct" que ce soit les intentions du présidents de francais, de couper les moyens mediatiques des manif. Mais dans un contexte ou le mégalomane premier s’est déja accaparé l’ensemble des médias pour qu’ils aillent tous sans exceptions dans son sens, nous pouvons connaitres ses intentions réélles.


        • foufouille foufouille 19 décembre 2008 12:54

          l’afp devrait embaucher un informaticien
          une "disquette" (carte sd ?) est peu effacable
          il est facile de recuperer les photos


          • K K 19 décembre 2008 13:13

            foufouille, ils ont recupere les photos effacees. Sinon, il est techniquement assez facile de rendre une carte memoire inutilisable (mais on risque de tomber dans la destruction de materiel)


          • foufouille foufouille 19 décembre 2008 14:45

            la destruction du materiel, voire sa confiscation arrive souvent aux amateur

            il s’agit donc d’une auto censure


          • brieli67 19 décembre 2008 15:59

            devrait bien y a voir de quoi enregistrer son foto et vidéo. Ni vu ni connu Non ?

            comme le Montblanc chouravé en Roumanie ?




          • JL JL 19 décembre 2008 13:34

            Sidérant ! Est-ce que le droit à l’image porte sur la prise de photographie, ou sur la publication ? Dans le premier cas, c’est tous les appareils photos qui devraient être prohibés dans l’espace public, parce que tout individu a le droit à l’image, quelles que soient les circonstances. Vous l’avez bien dit, il est possible de flouter les visages en cas de risque d’atteinte au droit à l’image.

            Sous la troisième République, on disait qu’un instituteur ne pouvait dire en classe que ce qu’il pourrait dire devant les parents. Aujourd’hui, un policier peut dans le cadre de son service, faire légalement en cachette et en toute impunité des choses qu’il n’oserait faire publiquement ?

            Je crois que ces mesures révèlent la peur qu’éprouve le gouvernement devant l’éventualité de plus en plus probable de soulèvement populaire et ces mesures sont à considérer comme les prémices de la répression envisagée.


            • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 19 décembre 2008 19:41

              Ce n’est pas vrai ils n’ont absolument pas le droit d’interdire de faire des photos sur la voie publique et ce droit n’est pas réservé aux journalistes. Tout le monde à le droit de le faire à condition de prendre un groupe de gens dans leur ensemble, là le droit à l’image ne joue pas si ce n’est pas un gros plan dans lequel on distingue bien le visage d’une ou 2 personnes en particulier.

              Bien sûr ils ont horreur d’être pris en flagrant délit d’exaction gratuite, ça ce n’est pas nouveau !...


            • posteriori 19 décembre 2008 13:37

              Alors les gentils journalistes sont contre l’égalité republicaine ? Vous avez volontairement occulté les mêmes méthodes généralisées a toutes les banlieues, semblant de ne pas voir, appareil en panne et diverses méthodes incomprehensibles ont conduit le responsable de tout ça au pourvoir, maintenant ce sont les racailles qui sont heureuses d enfin avoir l’egalité, meme si ce n’est pas tout a fait celle qu elles attendaient. qu’est ce qu on s eclate dans la france d apres.


              • JL JL 19 décembre 2008 15:51

                Pas faux, mais faut-il vous rappeler qu’un homme a été tué deavnt femme et enfant dans lesdites banlieues pour avoir photographié ce que des racailles ne voulaient pas montrer ? Au fond, police et racailles, même combats ? Faut-il voir là la raison pour laquelle le karcher n’a jamais fonctionné ?


              • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 19 décembre 2008 16:50

                Si vous pensez vraiment qu’attaquer la police c’est défendre les racailles, achetez-vous un cerveau histoire d’être moins binaire.


              • Cascabel Cascabel 19 décembre 2008 19:21

                Et le benêt d’ Olivier il l’achète où son cerveau ? A moins que le bonnet ne lui serve de prothèse ?


              • Bois-Guisbert 20 décembre 2008 11:02

                Si vous pensez vraiment qu’attaquer la police c’est défendre les racailles...

                Absolument ! Déligitimer la police, c’est conforter les ennemis de la police dans leur rôle et leur position. Et quoi que fasse la police, il y a toujours un Bonnet de service pour dénoncer son comportement et ses méthodes.

                Cela a déjà abouti à générer un antifliquisme primaire en application duquel la racaille a systématiquement raison a priori et le flic tout aussi systématiquement tort a priori.

                C’est un de plus parmi tous les éléments qui font que tout cela va très mal finir, comme sanction d’une décadence générale où Olivier Bonnet ne tient qu’un rôle de comparse.


              • Mysticman Mysticman 28 décembre 2008 17:33

                Heureusement qu’il y a des vrais journalistes de terrain qui ont le courage de dire des vérités ailleurs que sur le net, c’est à dire à la télé et à la radio. Le journalisme pour moi ça ne s’arrête pas à la presse écrite, il faut beaucoup plus de courage. Ce n’est pas en restant derrière son écran que le débat démocratique évolue dans le bon sens du terme. Je ne suis pas du tout un donneur de leçon mais je dresse un constat évident c’est tout. D’ailleurs c’est bien Christophe Barbier qui a dit que le journalisme c’était aussi devant un micro et une caméra en dehors de l’écrit.

                 


              • Liberty 19 décembre 2008 14:11

                Olivier ,

                Droit à l’image mes fesses !
                Ils représentent le service public, leur image est donc un bien public !


                Lors d’affaires juridiques ils ne peuvent être attaqués en leur nom propre du fait de leurs prérogatives d’emprunt, lors de l’exercice de leurs fonctions, ils ne sont pas des citoyens mais l’incarnation de l’administration.
                Hors des horaires de travail, ils retrouvent leur droit à l’image comme tout citoyen .  smiley

                Face à un tribunal impartial, objectif, respectant le code de l’administration ce "droit à l’image" ne tiens pas une seule minute ! 

                Est-ce que lors du 14 juillet, des rassemblements et des défilés publics, ils demandent un droit à l’image à toute personne les photographiant ?
                Nicolas l’Américain devrait savoir que ses copains Yankees sont très fiers de montrer leurs forces de l’ordre à la télévision (sauf quand ça dérape, même ça on le vois sur fox news !) .

                Tant que nous y sommes, nous n’avons plus qu’à obliger le port d’un masque générique pour tout fonctionnaire en exercice, la tête de Sarkozy par exemple...  smiley
                Ils ne sont pas fiers de ce qui’ls font ?
                Les pauvres hommes, on ne peut pas tout avoir dans la vie smiley

                Dans ce cas, demandons "qu’en cas d’erreur administrative l’agent administratif puisse être attaqué en son nom propre" .  smiley
                A partir de ce moment là je serai d’accord avec "leur droit à l’image dans l’exercice de leurs fonctions" smiley



                • ohnil ohnil 19 décembre 2008 14:14

                  Serait-ce le syndrome de Montfermeil ? smiley


                  • max14z max14z 19 décembre 2008 14:25

                     smiley tout bonnement HONTEUX !!!!! voyez ou vont les forces de l’ORDRE de messieurs sarkozy....
                    le droit d’image des policiers ?!!!! deja c des CRS et sous leurs casque et leurs ARMURES, difficile de voir un bout de peau...qu’il aient se faire cuire un oeuf ces forces de l’ordre obéissant aveuglément a un tyran !!! qu’il viennent nous parlez de délinquance après ...sa me révolte un truc de dingue !!!!! pas vous ?!!! nan mais franchement, on a meme plus le droit de protester contre l’ordre établi, en gros on est juste des esclaves...


                    • brieli67 19 décembre 2008 15:14

                      en Roumanie tiens on a vu le Prezz chouraver un Mont-Blanc.... filmé par qui et à son insu ?

                      Il doit y avoir sur le marché des gadgets miniaturisés pour le son l’image et la vidéo. Pour les détectives "privés" par exemple. . Ils sont pas aidés nos journalistes "pros" de la photo. Se faire avoir comme des bleus, comme des gosses cow-boys-indiens et surtout pas de conviction on dirait.

                      Nul besoin d’ésthétisme les faits rien que les faits.
                      Faut entendre les CRS rugir, et l’accent chaotique des Légionnaires sous les casques et derrière les boucliers... 


                      • Fergus fergus 19 décembre 2008 15:26

                        Concernant la Sarkozye, quelqu’un a récemment parlé sur AgoraVox de la mise en place d’une "dictature molle". Pourquoi molle ?


                        • foufouille foufouille 19 décembre 2008 15:59

                          lis 1984 ou le meilleur des mondes

                          on peut dire une dictature declare non pour faire obeir la population, mais pour qu’elle rentre dans le moule par peur de la difference
                          comme hitler au debut : les SA, SS etaient au debut un genre de milice pour le maintien de l’ordre


                        • Fergus fergus 19 décembre 2008 16:09

                          A propos de SA, je te conseille de lire "Dieu dort en Mazurie" de Hans-Helmut Kirst, l’auteur de 08-15.


                        • Tetsuko Yorimasa Tetsuko Yorimasa 19 décembre 2008 15:31

                          J’aimerais bien qu’en France on puisse avoir comme aux USA des Cop Watchers muni de cameras pour suivre leurs fait et gestes sans se faire arrêter ou détruire le matériel

                          http://copwatch.com/


                          • Mougeon Mougeon 19 décembre 2008 16:06

                            Une preuve de plus que " la direction " à peur son peuple, elle a peur qu’une éteincelle vienne mettre le feu aux poudres.


                            • JONAS Virgule 19 décembre 2008 16:30

                              @ Tous :

                              Lorsqu’on veut juger des hommes, il faut en être un !

                              Regardez-moi cette bande péteuse gauchos, se faire les dents en paroles sur les fonctionnaires de polices.

                              Mais, s’ils n’étaient pas là, vous seriez sous la dictature des Caïds de banlieues !

                              En 48 heures, affrontement de tribus en banlieues parisiennes, un coup de marteau dans la tête, 48 heures de coma !

                              24 heures plus tard, un coup de couteau, un mort ! Sans parler des batailles rangées journalières.

                              C’est vous qui allez maintenir l’ordre ? Chiche pour voir !

                              Vous rêver encore une fois de faire votre petite révolution comme en 68, semer la merde !

                              Mais, attention ! Si vous mettez en route la majorité silencieuse des travailleurs du privé, s’ils venaient à descendre dans la rue, ce n’est pas une centaine de milliers qui vont débouler, c’est des millions !

                              Alors, faites des prières pour que ceux que vous désignez comme des bourreaux soient encore là pour vous protéger !

                              Ceux qui sèment le vent, pourraient bien récolter la tempête !

                               

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