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Accueil du site > Actualités > Société > Plan pour éradiquer le chômage en cinq ans

Plan pour éradiquer le chômage en cinq ans

Depuis que nous souffrons de la montée du chômage, à la fin des trente glorieuses, on n’a jamais entendu un politicien, un économiste ou un journaliste proposer un plan de bataille cohérent et convaincant pour lutter efficacement contre ce fléau.

Notre souhait est que notre président normal, que la moitié d’entre nous ont désigné, nous présente son analyse de la situation, son diagnostic, ses remèdes, son plan avec des actions, des dates et des chiffres.

Aucun de nos dirigeants d’hier ou d’aujourd’hui n’a proposé un tel schéma, pourtant élémentaire dans la gestion d’une entreprise aussi grande ou petite soit-elle. La France n’a pas le droit de se soustraire aux obligations de gestion normale.

C’est pourquoi nous soumettons, en tant que citoyens normaux, à la sagacité des lecteurs, un plan de bataille contre le chômage. Il s’agit simplement et en toute modestie de réduire le chômage à zéro en cinq ans.

Comment ?

L’économie n’est pas une science, et encore moins une science exacte. Il n’y a donc pas d’équation mathématique capable de donner à coup sûr la solution à un problème d’une telle ampleur. Mais, les observateurs scientifiques ont le droit d’utiliser leurs méthodes pour noter des variations de paramètres dans le temps et d’établir des règles plus ou moins approximatives.

Que constate-t-on ?

Regardons la courbe du chômage, et la courbe des investissements.

PNG http://h.abjean.free.fr/resolution_du_chomage_215.htm

Un simple coup d’œil à ce graphe permet de constater que depuis 1960, la courbe du chômage est symétrique par rapport à la courbe des investissements. Quand les investissements croissent, le chômage décroit et inversement, pratiquement de la même valeur. La courbe moyenne entre le chômage et les investissements est presque une droite, elle ne varie que de 2% en cinquante ans.

On peut donc établir une règle approximative mais solide sur la relation entre le taux d’investissements et le taux de chômage :

« Le taux de chômage évolue de la même valeur que le taux des investissements en sens inverse. »

Autrement dit, quand les investissements augmentent de 1%, le chômage diminue de 1%.

Nous avons donc ici, une règle à peu près stable qui nous permet d’envisager l’avenir à condition de programmer toutes les étapes du projet.

Question :

Nous voulons éradiquer le chômage en cinq ans. Combien ça coûte ?

Réponse :

Pour ramener le taux de chômage de 10% (environ) à 0%, en vertu de la règle empirique établie plus haut, il est nécessaire d’augmenter le taux d’investissement de 10%.

Le taux d’investissement est le rapport de l’investissement sur la valeur ajoutée. On peut donner des valeurs précises en fonction des chiffres nationaux incontestables (voir INSEE et autres institutions nationales et internationales). Prenons en référence l’année 2012. Le montant de la valeur ajoutée créée par les entreprises non financières s’élève à 1800 milliards d’Euros.

Le taux d’investissement en 2012 est de 20% de la VA soit 360 milliards d’Euros.

Pour réduire le chômage de 10%, il faut donc augmenter les investissements de 10% de VA soit 180 milliards. On se rend bien compte que si on voulait supprimer le chômage en un an, cela présenterait quelques difficultés, en premier, trouver 180 milliards, soit investir dans la vraie économie 360 + 180 = 540 milliards d’Euros.

Donc, en fonction du nombre d’années qu’on se donne pour résorber le chômage, le coût annuel sera de (en monnaie constante) :

Durée du plan

Coût annuel

Investissements annuels

 

Milliards d’Euros

Milliards d’Euros

1 an

180

540

2 ans

90

450

3 ans

60

420

4 ans

45

405

5 ans

36

396

10 ans

18

378

15 ans

12

372

20 ans

9

369

 

Prenons le défi de suppression du chômage en cinq ans, le temps d’une présidentielle. Il faut donc trouver 36 milliards d’Euro chaque année pendant cinq ans.

Par hypothèse, nous sommes dans la zone Euro, dans l’espace Schengen et dans l’UE. Si le projet ne fonctionne pas, il pourra être envisagé un recouvrement de la souveraineté du pays, mais nous prenons le risque de nous mettre dans les conditions difficiles du contexte actuel.

 

En raison de la conjoncture actuelle, il s’agit de trouver une stratégie qui ne pénalise pas les entreprises qui investissent, celles qui innovent, celles qui exportent, celles qui se développent.

Il ne s’agit pas de lever de nouveaux impôts qui ne feraient qu’aggraver la situation, c’est-à dire réduction du pouvoir d’achat donc réduction de la consommation etc.

 

Dans ce contexte, le choix est dans le dosage de la répartition du financement du projet entre les trois acteurs de l’économie qui font tourner la machine : les travailleurs, les actionnaires, l’état.

Mettons tout de suite l’état de côté, à qui on ne peut demander de tout financer à moins de vouloir creuser indéfiniment le déficit public.

Restent les travailleurs et les actionnaires. Certaines mesures seraient plutôt favorables aux actionnaires, d’autres plutôt favorables aux travailleurs. La question essentielle est qu’il faut trouver une solution, en ayant la volonté politique de le faire, pour répartir les contraintes entre ces deux acteurs.

Aujourd’hui, nous avons le regret de constater que toutes les demandes venant de la troïka (FMI, BCE, Commission), s’adressent surtout aux travailleurs et aux consommateurs.

 

Les mesures qui s’attaquent au pouvoir d’achat des travailleurs :

  • Diminution des salaires, du SMIC.
  • Réforme du droit du travail pour plus de souplesse. Travail le dimanche, la nuit…
  • Suppression des 35 h (RTT) à même salaire.
  • Diminution des cotisations patronales.
  • Réduction des acquis sociaux : indemnité chômage, retraites, remboursements médicaux etc…
  • Augmentation des années de cotisation retraite.
  • Diminution du montant des pensions.
  • Augmentation des impôts, des taxes etc.

Autrement dit, « réformes » structurelles et sociales demandées par l’UE et le FMI. Ces mesures ne peuvent qu’entrainer une baisse de la consommation et par voie de conséquence la baisse de la croissance et du taux d’emploi.

Il est donc nécessaire de demander aux actionnaires de participer à l’effort national.

 

Mise au point sur le taux de croissance :

On entend et on lit que le chômage est lié à la croissance, qu’il existe des cycles économiques, mais si on regarde le graphique ci-dessous, le lien n’est pas évident :

PNG http://h.abjean.free.fr/resolution_du_chomage_215.htm

Le fait est que, dans notre pays, la croissance diminue globalement de 1% tous les dix ans depuis 1950, comme on peut le voir sur le graphique. Cela nous présage un avenir ombrageux.

Deuxième point : il y a effectivement des cycles économiques, mais très irréguliers, très variables et impossibles à prévoir.

 

Comment trouver les 36 Mds :

  • Le taux de marge en 2012 était de 28.3% soit 509 milliards d’Euros. les actionnaires devraient donc investir 36 Mds d’Euros de plus par an donc baisser leur taux de marge de 2% de VA par an, pour une éradication du chômage en cinq ans.
  • A noter : depuis la création de l’Euro, les actionnaires des entreprises du CAC 40 ont eu une augmentation (moyenne) de leurs dividendes de 14% par an, ce sont leurs revenus. A méditer. Peut-on verser chaque année 14% de revenus supplémentaires à des actionnaires quand la croissance est à 0% ?
  • D’autre part, autrefois, la gestion de la répartition des résultats était tout autre que ce qu’elle est aujourd’hui. On donnait leurs salaires aux salariés, les cotisations sociales, on investissait pour développer l’entreprise, et s’il restait quelque chose, ça allait à l’actionnaire. Aujourd’hui, l’actionnaire définit sa part 10%, 15% ou 20%, ensuite on investit, puis on verse leurs salaires aux salariés, s’il n’y a pas assez, on licencie, c’est simple. Exemple : Henry Kravis (fortune personnelle : 2.6 milliards de dollars).

 

Comportement de l’état :

  • Créer les conditions pour que la richesse créée soit réinvestie dans l’économie réelle par des lois incitatives ou coercitives.
  • Pénaliser la spéculation, séparer réellement des banques. Il est inadmissible que 80% des bénéfices soient investis dans l’économie financière et 20% seulement dans la vraie économie.
  • Favoriser les entreprises qui innovent, exportent, se développent, relocalisent, il faut choisir les entreprises qui méritent d’être subventionnées et non pas donner à toutes la même chose, pour que les investissements soient efficaces au point de vue chômage.
  • Sanctionner les patrons qui encaissent les subventions à leur profit personnel.
  • Interdire les prédateurs, genre Henry Kravis (voir le film « La mise à mort du travail » chapitre « La dépossession » http://mecanoblog.wordpress.com/2013/02/14/la-mise-a-mort-du-travail-documentaire/ ).
  • Contrôle de l’évasion fiscale (60 Mds par an).
  • Exemple d’économies possibles : réforme la formation professionnelle : 35 Mds par an dont le 5/6 èmes vont au financement des syndicats.
  • Prendre des mesures pour éradiquer les fraudes à la TVA intra-communautaire, appelée "carrousel TVA », gain : 10 Mds d’Euros par an. Lire le rapport parlementaire de Nicolas Dupont-Aignan et Alain Bocquel de la commission d'enquête sur les paradis fiscaux remis au gouvernement le 9 octobre 2013.

 

En conclusion :

  • On ne peut plus demander les efforts uniquement aux travailleurs.
  • Les actionnaires doivent investir dans la vraie économie.
  • L’état doit mieux gérer son budget, faire des économies, éviter les gabegies.
  • Il faut réguler la finance afin de protéger les français, l’état ne doit pas être soumis aux aléas d’un jeu de casino.
  • Si la réduction du chômage est trop compliquée à obtenir sur cinq ans, ne négligeons pas de réorienter en cours de route et de passer à dix ans ou vingt ans.
  • Le budget de l’état est de 2000 Mds et 36 Mds représentent 1.8% de ce budget. Ce n’est pas une montagne insurmontable si le budget est bien géré.
  • Ces dernières années, les gouvernements Fillon et Ayrault ont créé de nouvelles ressources fiscales : 30 Mds d’Euros chacun, sans que la courbe du chômage ne bouge d’un cil et en plus en continuant de creuser le déficit budgétaire. C’est bien la preuve de leur incompétence.

 


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51 réactions à cet article    


  • Vercoquin Vercoquin 22 novembre 2013 11:52

    Je suis d’accord pour repenser la société, mais, si vous m’avez bien lu, je me place dans le contexte 2013. C’est à dire, en attendant une nouvelle société, pensons à celle d’aujourd’hui.

    Je ne donne pas de solutions, je donne simplement quelques pistes. Ce qui m’ennuie, avec le gouvernement actuel et le précédent, et tous les anciens gouvernements, c’est que ce qu’ils nous présentent est totalement flou et incompréhensible.
    Il ne suffit pas de sauter sur son siège en disant « la courbe du chômage sera inversée à la fin de l’année » pour être crédible. L’incantation ne fait pas plier les courbes. Si tous ces technocrates connaissaient le travail en entreprise (là où se crée la vraie richesse), ils sauraient que l’on ne peut pas asseoir un projet sur du sable. Financement, délais, ROI (Retour Sur Investissement), et tous ces indicateurs qui font marcher droit une entreprise sont inconnus de nos gouvernants.

    Je demande simplement à Hollande de nous présenter un planning avec des dates, des mesures, etc... Et pas de nous enfumer régulièrement avec sa langue de bois.
    Je ne donne pas les solutions pour résorber le chômage, on peut en trouver une infinité, je demande simplement plus de lisibilité sur l’action du gouvernement.


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 novembre 2013 17:56

    Vercoquin,

    Hollande applique les décisions de Bruxelles.

    « France : les trois réformes exigées par Bruxelles »

    Faire baisser le déficit à 3% du PIB, d’où l’austérité, la réforme des retraites et la fin des acquis pour faire baisser les salaires., c’est ce qu’ils appellent la réforme du travail.

    Vous imaginez Hollande faisant un discours :
    « Mon projet pour la France ? Je vais vous niquer ! C’est ce que me demande Bruxelles, et comme je suis un européiste convaincu, je suis d’accord ! »

    Vous présentez une politique de l’emploi. Peu importe qu’elle tienne la route ou pas.
    Hollande n’a plus le droit de faire une politique nationale.

    C’est Viviane Reding, Vice Présidente de la Commission européenne, qui est venue à l’ Assemblée nationale expliquer aux Députés :

     « Il va falloir que vous commenciez à comprendre qu’il n’y a plus de politiques nationales, mais des politiques européennes dans une souveraineté partagée. »

    L’austérité a fait perdre presque 5% du PIB en 2 ans à l’économie française et nous sommes au bord de la déflation.
     «  La Commission européenne confesse sont échec » analyse d’un des pontes économistes de Bruxelles, article paru dans l’ Huma.

    Si vous voulez une politique nationale, il faut vivre dans un pays souverain.
    Et disposer de tous les droits régaliens, sur la monnaie, sur les lois, les frontières, le contrôle des capitaux, pouvoir dévaluer quand c’est nécessaire, nationaliser au besoin et décider si on rembourse la dette ou pas.

    Dans le cadre des Traités, les gouvernements sont d’accord pour ne plus avoir de politiques nationales.


  • Vercoquin Vercoquin 23 novembre 2013 10:08

    @ Fifi Brind_acier

    Dans le cadre des Traités, les gouvernements sont d’accord pour ne plus avoir de politiques nationales.

    Vous avez raison, la France doit récupérer sa souveraineté. Mais ce n’est pas demain la veille vue la pression que font peser sur les électeurs les partis politiques, les médias, les lobbies de toutes sortes.

    Et ce n’est pas fini car en 2015 doit se mettre en place le « pacte transatlantique », là encore la démocratie va en prendre un coup. Cela nous présage un bel avenir. Faut-il pour autant attendre et voir ou rester les bras ballants ?

    Devant cela, en attendant des jours meilleurs, moi je marche à petit pas et je propose à Hollande d’éclaircir son projet, de nous donner des repères.


  • latortue latortue 22 novembre 2013 10:35

    Magnifique démonstration de y a qu’a faut que ,mais encore faut il consommer avant de produire ,et avoir les moyens de consommer ,seul chose de vrais ;
    L’état doit mieux gérer son budget, faire des économies, éviter les gabegies diminuer le nombre de fonctionnaires et d’élus
    7millions de fonctionnaires et assimilés pratiquement 50% du budget de l’état
    600000 élus et qui coute un max
    http://fr.scribd.com/doc/2402709/Ce-que-nous-coutent-nos-elus-CA
    ne parlons pas de syndicats y a pas plus flou que cette engeance là surtout pour leur financement


    • Le Yeti Le Yeti 22 novembre 2013 11:31

      « L’état doit mieux » [gérer son budget]
      NB : réaction générale à toutes les affirmations de ce genre.

      1) Qui dirige vraiment ?
      L’état ? Bruxelle ? Wall-Street ? Goldmann Sachs ? ...
      En tout cas pour ce qui est de la finance française, depuis le MES, ce n’est clairement et officiellement plus l’état français.

      2) Quelles ont les véritables aspirations et objectifs des (vrais) dirigeants ? ...
      Comme je l’avait écrit il y un an ou deux, si on regarde les politiciens comme tels, oui il sont incroyablement incompétent mais si on les considère comme des éléveurs de bétail, alors là ils sont prodigieusement doués ! (Je suis curieux de voir si aujourd’hui je vais prendre la même volée de bois vert !)
      Une théorie dit que la finance ne veut se préoccuper que des population financièrement rentables, abandonnant dans une totale indifférence tous les autres individus à leur sort.
      Sans prétendre quoi que ce soit, la volonté de ces politiciens qui nous mentent ouvertement depuis au moins 40 ans est-elle digne de confiance ? .... (Lapalissade fondamentale !)


    • Vercoquin Vercoquin 22 novembre 2013 12:20

      « YAKA FOKON »
      Il ne s’agit pas de cela,

      Je demande simplement à Hollande de nous présenter un planning avec des dates, des mesures, etc... Et pas de nous enfumer régulièrement avec sa langue de bois.
      Je ne donne pas les solutions pour résorber le chômage, on peut en trouver une infinité, je demande simplement plus de lisibilité sur l’action du gouvernement.


    • spartacus spartacus 22 novembre 2013 13:27

      Hollande est un incapable. 

      N’attendez absolument rien de rien. L’emploi, l’économie, la baisse des dépenses, il n’en a rien a foutre.
      Il est arrivé par hasard. Son seul objectif est de se faire réélire et que Le Pen arrive au second tour contre lui. 

    • JL JL 22 novembre 2013 13:39

      Moi quand j’ai des doutes sur la politique de Hollande et sur mon vote de 2012, je viens lire ce qu’en disent Spartacus et ses amis : ça me rassure.

       smiley


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 novembre 2013 18:04

      Voici où nous en sommes : au bord de la déflation :

      «  Zone euro : la crise acte III »

      Hollande ne sera jamais clair, quand nous ne pourrons plus rembourser les intérêts de la dette, les banques feront comme en Grèce, ils se paieront sur la bête, c’est à dire sur le patrimoine de la France.

      En Grèce, tout est à vendre, les iles, les télécoms, les transports ferroviaires, les aéroports...


    • spartacus spartacus 22 novembre 2013 10:49
      On vous explique : les dividendes c’est le reste après avoir payé l’ensemble des factures, des salaires et des impots et des charges. Ils sont toujours aléatoires par définition. Ce n’est jamais l’actionnaire qui décide la valeur ajoutée, le seul qui décide c’est le client.

      Le problème des courbes et des « y’a qu’a »« faudrait ».
      Par exemple les Bolchéviques de Hollande avaient vu qu’avec une logique de courbes, on augmentait les impôts, ça ramenait plus. Ils découvrent que les impôts rapportent moins. Les gens, les entreprises s’adaptent et n’ont rien a faire des courbes.

      Votre raisonnement sympatrique sur le papier ferait les mêmes résultats, parce que vous devez comprendre que l’investissement est un « marché ». 
      La répartition de la valeur ajoutée se fait en fonction des besoins. Comme les entreprises ont besoin d’investisseurs, ils répartissent la valeur ajoutée sur leurs investisseurs pour en attirer d’autres.  

      En France, les Bolchéviques qui nous gouvernent et les corps intermédiaires sont tous issus de la fonction publique.
      Ils considèrent les revenus du challenge ou du risque de l’investissement au même niveau que le leur sécurisé et contractuel.

      La faiblesse des investissements est inversement proportionnelle au terrorisme intellectuel qu’ils fournissent envers les actionnaires qui prennent des risques.

      Moralité classique les gens s’adaptent, ils n’investissent plus. Comme il y a moins d’investisseurs, et que la demande d’investissement est forte, ceux qui restent se dirigent vers les entreprises qui répartissent vers le plus de rendement. 

      Si vous voulez meilleure répartition de la valeur ajoutée, commençons par ne pas considérer les revenus du risque capitalistique comme celui du travail salarié assuré moins risqué et contractuel.

      La coercission, l’impôt ne fait que créer la pénurie et donc augmenter la rareté des investisseurs. Dans un tel contexte, les investisseurs prendrons toujours plus parce qu ce qui est rare est cher

      La solution passe par moins imposer le capital. Mais allez dire ça a des fonctionnaires, jaloux et frustrés de leurs revenus limités contractuels, qui ne peuvent comprendre que des gens puissent gagner plus que eux parce qu’ils ont pris des risques.

      La solution passe par la fin de l’overdose dans la fonction publique des élus et plus d’élus investisseurs. Le patrimoine dévoilé récemment montre a quel point ces gens sont décalés de l’économie. 
      Imaginez bien l’ubuesque, Hollande était « prof d’économie à Science Po ». Il n’a jamais investi dans une entreprise privée de sa vie, et encore moins dans une PME. 

      • Le Yeti Le Yeti 22 novembre 2013 11:20

        « le seul qui décide c’est le client. »
        Entièrement d’accord !
        Mais fais gaffe ; dès qu’on évoque la responsabilité personnelle on se prend de la chevrotine !

        « les Bolchéviques de Hollande »
        Entièrement d’accord ! Mais Sarko, ce n’était pas mieux. De toute façon, l’UE est en train de se faire saccer ou sachser, je ne sais plus trop comment ça s’écrit ...
        Mais fais gaffe, dès qu’on parle de totalitarisme quelconque on passe de facto pour un facho et/ou un terroriste anarchiste.

        l’investissement est un « marché ».
        C’est notamment ce dont je parle en disant depuis belle lurette que la finance nous la joue à l’envers ; idée qui désormais commence à faire son petit bout de chemin.
        Lorsque les gens se seront faits à cette idée, je complèterai sans doute en ressortant mes propos nés fin des années 90 : « Il y a une OPA sauvage lancée sur la planète ; c’est à dire TOUTE la planète, Humanité y compris. ».

        « La solution passe par moins imposer le capital. »
        Tout à fais, je dirais même moins imposer tout court ET RE-RÉGULARISER & FISCALISER PognonLand (Glace Cigale, TVA, etc.).
        Énormément de choses rentreraient d’elles-même en ordre si d’aventure nous ne laissions plus la finance nous la jouer à l’envers.
        Et comme je le rappelle succintement plus bas  : SURTOUT RETROUVER LE SENS DES CHOSES.

        « a quel point ces gens sont décalés de l’économie. »

        Au bas mot !
        Entre les soi-disant experts qui confondent finance et économie et ceux qui qui ne s’en tiennent qu’aux chiffres et aux formules sans la moindre considération pour la fiabilité de ces chiffres ni la réalité de ce qu’il représente, aucun ne vit encore ne serait-ce que sur Terre.
        Après, comme toujours, il y a bien un ou deux « franc-tireurs » ...


      • JL JL 22 novembre 2013 11:42

        A ceci : « le seul qui décide c’est le client. »

        Je réponds cela : « Pour un marchand, un client averti n’en vaut plus que la moitié »

        Que peuvent les clients devant l’obscurantisme des fabricants, l’obsolescence programmée, les DCR modifiées, etc. etc. ?

        La liberté des consommateurs aujourd’hui n’est guère plus étendue que celle des cochons devant leur auge !


      • spartacus spartacus 22 novembre 2013 11:59

        @JL

        La première liberté du consommateur est d’acheter ou ne pas acheter

      • Vercoquin Vercoquin 22 novembre 2013 12:30

        « YAKA FOKON »
        Il ne s’agit pas de cela,

        Je demande simplement à Hollande de nous présenter un planning avec des dates, des mesures, etc... Et pas de nous enfumer régulièrement avec sa langue de bois.
        Je ne donne pas les solutions pour résorber le chômage, on peut en trouver une infinité, je demande simplement plus de lisibilité sur l’action du gouvernement.


      • HELIOS HELIOS 22 novembre 2013 16:57

        Pour cette fois je trouve que Spartacus a (presque) raison.

        Helas son argumentaire : la liberté du consommateur est de ne pas acheter, se heurte a la deformation du marché qui permet a des fournisseurs de biens et de services de se retrouver en situation de quasi monopole (et donc de crerre les distorsion commerciales qui les arrangent).
        Le marché dans ces conditions ne peut fonctionner et valider les arguments de Spartacus.

        Pour repondre donc a cette problematique il faut au moins trois mesures fondamentales (et contextuelle a aujourd’hui) :
        — raccourcir la propriete intellectuelle (en clair les brevets...)
        — donner a l’etat le pouvoir de « casser » les structures monopolistiques qui n’ont pas une obligation de service public.
        — pouvoir effectuer un vrai controle des echanges de capitaux et de participations afin qu’aucune entreprises ne puisse jouer sur des conglomerats « virtuels » pour contournetr les regels ci-dessus..

        J’insiste, c’est presque de la morale, ce n’est pas de l’interventionnisme etatique...
        J’aime bien Spartacus.... c’est le pendant de Melanchon... Melanchon, sort de ce corps !!!


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 novembre 2013 18:09

        Helios,

        Article 63 Traité européen :« Interdiction du contrôle des capitaux »


      • spartacus spartacus 22 novembre 2013 19:33

        @Helios

        — raccourcir la propriete intellectuelle (en clair les brevets...) 
        Oui certainement. 
        — donner a l’etat le pouvoir de « casser » les structures monopolistiques qui n’ont pas une obligation de service public.

        Certainement pas, Jamais ! l’état n’agit qu’en fonction de groupes de pression. Il est par ses décisions interventionnistes le créateur des monopoles. Par exemple dans le luxe, il garanti les droits discriminatoires de la vente sélective. 

        — pouvoir effectuer un vrai controle des echanges de capitaux et de participations afin qu’aucune entreprises ne puisse jouer sur des conglomerats « virtuels » pour contournetr les regels ci-dessus..
        Non. La liberté d’investir et de disposer de la stratégie que l’on veut est un droit inaliénable. Si contrôle il y a, Il doit venir de fédérations professionnelles, de l’assurance qui assure le risque, voire de groupes de consommateurs. L’état n’est jamais neutre

      • Mortargent 23 novembre 2013 06:40

        Faux. Je bosse pour un grand groupe hôtellier français. Nous fonctionnons sur une base de salaire sur 13 mois, et une prime d’intéressement versée par rapport aux résultats de l’année précédente. Si les objectifs sont atteints et dépassés, alors cette prime peut se monter à l’équivalent d’un 14ème mois.

        Début 2013, le groupe a fait passer l’information suivante : les résultats de 2012 n’ont pas été satisfaisants, donc pas de prime d’intéressement, pas d’embauches, gel des salaires et des budgets formation, non remplaçement des départs.

        En bref un énorme coup de ceinture pour les employés, vous en conviendrez.

        En Avril 2013, voici ce que disait un article du monde : Ce fameux groupe avait fait une année assez mauvaise : perte de 500 000 000 d’euros de chiffre d’affaires. 500 millions. Un demi millards d’euros de pertes de CA. Effectivement une mauvaise année, d’où le tour de vis et le cran supplémentaire dans la ceinture.

        Or, sur le même exercice 2012, les dividendes des actionnaires ont augmenté de 17%. Je répète au cas où... 17% d’augmentation des dividendes des actionnaires. Sur ce même exercice 2012 qui a vu le groupe perdre 1/2 milliard d’euros, on a augmenté le « salaire » des actionnaires de 17%. 17% d’augmentation en 1 année.

        juste comme cela en passant, est-ce que l’un d’entre vous a eu 17% d’augmentation de son salaire sans rien faire du tout. Est-ce qu’un seul d’entre vous a pensé voir son salaire augmenter de 17% en une année, sachant qu’il avait déjà augmenté de 12% l’année précédente et qu’il ens era sans doute de même l’année d’après. Et ce sans produire le moindre effort, le moindre travail quelconque ?

        Alors vous aurez beau trouver des milliers d’arguments en m’expliquant que le CA n’est pas les bénéfices, que les actionnaires sont nécessaires, que les fonds de pension de retraite américains Colony Capital sont nos amis et qu’il investissent dans notre pays, vous ne me ferez jamais croire que lorsqu’on gèle les salaires, les embauches, les budgets formations, qu’on recrute des stagiaires pour remplacer du personnel c’est pour notre bien à nous, et que les pauvres actionnaires se sacrifient à la mort avec seulement 17% d’augmentation de leurs salaires...

        Moi je suis sur le terrain depuis 20 ans, je bosse dans des hôtels, je vois des milliers de clients, d’employés etc... Et je vois les changements depuis que l’hotellerie est devenu un pur métier de financier où un client et un hôte n’est avant tout et réduit qu’à un portefeuilles ambulant. Où les employés ne sont plus un atout, un savoir faire, une prestation de qualité, mais une variable d’ajustement qu’on fait sauter en fonction de la demande des actionnaires.

        Un des pontes de Colony Capital veut se payer un nouveau yacht, un avion privé, des vacances de 6 mois sur une ile, facile, il fait licencier 100 ou 200 employés n’importe où et demande à ce qu’on augmente ses dividendes de 20% l’année d’après. Le groupe coule ? Pas grave, il retire ses billes et va plomber un autre groupe.

        Alors chacun est libre d’y voir ce qu’il veut. Lorsqu’on vit cette réalité au quotidien en temps qu’employé de ce groupe, on ne peut plus fermer les yeux et dire comme beaucoup : j’aime la finance, j’aime les actionnaires, j’aime le fait que tout ce qui est produit ne rapporte qu’à une infime minorité, j’aime n’être considéré que comme une ligne sur un compte de charges sur laquelle passer un coup de Typex arrange les actionnaires, j’aime me faire mettre dehors parce qu’un mec qui vit aux USA et qui a pour seul émrite d’être né avec une ceuiller en argent dans le bec a envie de se baigner aves des dauphins aux Seychelles, etc....


      • spartacus spartacus 23 novembre 2013 10:20

        @Mortargent

        Vous confondez, et c’est marqué par vous même, « salaires » et « dividendes ».

        Colony Capital est actionnaire du groupe ACCOR. On imagine que votre employeur c’est Accor : 

        Voici le rendement 2.85%.   Loin des 17%.

        2012 : 2.85%
        2011 : 3.32%
        2010 : 1.86%
        2009 : 2.75%
        2008 : 4.70%
        Ces rendements sont bien entendu hors frais et impôts....Correct effectivement, mais pas le « Perou ».

        Maintenant, vous vivez le contexte économique Français dans votre entreprise. On suppose les baisses de fréquentations, la concurrence des autres Hôtels, et d’autres situations spécifiques à votre travail. Votre situation est certainement pas facile à vivre tous les jours. Imputez à l’actionnaire votre situation est une réponse factice. L’intérêt d’un actionnaire est que votre entreprise fasse du chiffre et ouvre des hôtels. 

        Mais si vous saviez le nombre de PME en France qui voudraient avoir un actionnaire comme celui là au capital vous verriez les choses autrement. C’est du « capital développement », donc un actionnaire qui investi pour assez longtemps. 

        Votre ressenti est plus un problème managérial qu’actionnarial. Cherchez plutôt les coupables en France. Les décisions de licenciement ne se font certainement pas à Los Angeles, mais à Paris par un gestionnaire consanguin bien du système étatiste Français. Vous imaginez que votre dirigeant est diplômé l’économie avec des profs Marxistes à la Sorbonne...

      • Le Yeti Le Yeti 22 novembre 2013 10:54

        Étude très intéressante mais qui, en bon pragmatique, me fait un peu rire car si je trouve que l’auteur fait preuve d’une intelligence qui tranche avec les aberrations « officielles » habituelles, il reste malheureusement pris au piège de « La finance nous la joue à l’envers » ou « piège du formalisme ».

        « Le monde titube, comment le faire re-marcher droit ? »
        Le monde marche surtout sur la tête ! Avant de s’occuper de la trajectoire, faudrait déjà le remettre sur pied.

        Pourquoi forcément travailler 35/40h pars semaine !!? D’où ? ...
        Et pourquoi travaille-t-on d’abord ?!! Le but n’est -il pas de se créer une vie confortable (sans excès). Quand on construit une maison, qu’elle est le véritable objectif ? Y vivre, non ?
        Il y a une perversion totale à, par exemple, construire un truc destiné à être rasé dans 20 ans et que l’on apellera « maison » juste pour faire du pognon avec lequel on achetera un truc appelé « bouffe » lui-même fait pour gagner pognon avec lequel on achètera un truc appelé ...

        Or, laisser faire ou -pire- participer c’est concrètement cautionner.
        Sans partir en guerre ce qui est également une erreur, il faut « faire », et ce en son âme et conscience« , c’est à dire réfléchir, décider, agir et assumer.

        Si on arrêtait l’obsolescence programmée, bien des soucis tant matériels qu’humains disparaitraient de fait.
        Utopique ? Non, à portée de main ! Il suffit juste encore une fois de redescendre sur Terre et de se prendre en main (et je ne veux pas dire »se pignoler«  !). Perso je n’achète pas un iPhone-like tous les 6 mois mais un »truc basique« tous les 6-7 ans ; par exemple.

        La croissance ? mais pour quoi faire à part du profit illusoire ?
        Si on peut vivre correctement avec mettons 600€ tout en ayant le temps d’aller à la pèche ET de faire connaissance avec ses propres gamins, pourquoi vouloir gagner 1500€ ou bosser 35 heures »par ce que c’est comme ça" ?

        Avant de chercher des solutions, il faut clairement définir le problème ce qui ne peut se faire si on ne redonne pas aux choses leur véritable sens ...


        • claude-michel claude-michel 22 novembre 2013 11:09

          Faudra pas oublier de rajouter vos milliards a la dette (1.900 milliards d’euros)... ?


          • Vercoquin Vercoquin 22 novembre 2013 11:20

            Vous avez mal lu, il me semble.
            C’est à l’état de créer les conditions pour inciter le privé à investir.


          • claude-michel claude-michel 22 novembre 2013 12:52

            Par Vercoquin ....En règles générales les investissements se font avec une très forte participation de l’état (de nous)...Ils appellent ça des aides..pour inciter les investisseurs...c’est a dire nous prendre pour des couillons.. !

            Regardez la réalité en face sur ces investissements bidons.. !

          • @lbireo @lbireo 22 novembre 2013 20:40

            le plus triste dans tout ça, c’est que vous avez tous les deux raison.
            si bien qu’au final trouver une solution qui mette tout le monde d’accord sera un calvaire.


          • Montdragon Montdragon 22 novembre 2013 11:32

            Quand les investissements croissent, le chômage décroit et inversement, pratiquement de la même valeur.

            Où est la preuve que l’investissement a une action positive et mécanique sur le chômage ici ? Pourquoi pas le contraire ?

            On peut aussi transférer 30 % d’élèves du général au technique : ils couteront moins chers à long terme, même payés en tant qu’apprentis quelques années.


            • JL JL 22 novembre 2013 11:44

              Le partage du travail a échoué tout comme les systèmes collectivistes : non pas parce qu’ils sont de mauvaises solutions mais parce qu’ils ont perdu la guerre.


              • JL JL 22 novembre 2013 11:52

                Dire : ’’il faut augmenter les investissements pour faire baisser le chômage’’ me parait aussi aberrant que de dire le contraire : ’’il faut baisser le chômage pour faire augmenter les investissement’’.

                Comme dit plus haut par latortue, ce n’est pas parce qu’on constate une corrélation entre deux représentations qu’il existe une relation de cause à effet entre les deux choses représentées ; a fortiori, un sens de corrélation décrété arbitrairement de A vers B plutôt que de B vers A.


              • spartacus spartacus 22 novembre 2013 12:04

                ? ??

                L’investissement est fait pour produire. La production entraîne des emplois. 
                Par contre créer des emplois ,ne crée pas forcement des « investissements ». Payer des gens à faire des trous et d’autres à les reboucher n’a jamais créé de l’investissement.

              • Vercoquin Vercoquin 22 novembre 2013 12:09

                Dire : ’’il faut augmenter les investissements pour faire baisser le chômage’’ me parait aussi aberrant que de dire le contraire : ’’il faut baisser le chômage pour faire augmenter les investissement’’.

                Comme dit plus haut par latortue, ce n’est pas parce qu’on constate une corrélation entre deux représentations qu’il existe une relation de cause à effet entre les deux choses représentées ; a fortiori, un sens de corrélation décrété arbitrairement de A vers B plutôt que de B vers A.

                Vous avez peut-être raison. Mais ma réflexion m’amène à me dire que, par exemple :

                L’entreprise A a besoin d’acheter des outils sophistiqués pour améliorer sa compétitivité, elle s’adresse à l’entreprise B. L’entreprise A a besoin de 100 outils en un mois. L’entreprise B qui fabrique régulièrement 50 outils par mois avec 50 personnes, se voit confrontée à un curieux problème, selon vous, elle devrait licencier ?


              • JL JL 22 novembre 2013 12:33

                Oui oui, c’est ce qu’on dit.

                Aujourd’hui, l’investissement n’a pour but que les profits.

                On pourrait argumenter que faire baisser le chômage (par la réduction du temps de travail salarié) ferait augmenter la consommation, donc les profits, donc les investissements.

                Investissement et emplois sont la poule et l’œuf. Et le keynésianisme inversé, celui que pratiquent les gouvernements de droite (le PS appelle ça le socialisme de l’offre, quelle bêtise) relève ou de la pensée magique, ou plutôt de l’aveuglement des possédants : le pouvoir financier n’est pas mieux que les autres pouvoirs, il rend fou.


              • JL JL 22 novembre 2013 13:03

                Vercoquin,

                peut-être que B va embaucher des intérimaires ou recourir aux heures sup, et cela va durer peu de temps ; mais plus probablement A va réduire son personnel, et probablement pour longtemps. Voilà un investissement qui globalement aura augmenté le chômage.

                La plupart des investissement ont pour résultat la diminution de l’emploi, c’est clair.

                Vous comprenez ça ?


              • spartacus spartacus 22 novembre 2013 13:20

                « On pourrait argumenter que faire baisser le chômage (par la réduction du temps de travail salarié) ferait augmenter la consommation, donc les profits, donc les investissements. »

                Çà n’a pas marché pour les 35h et ça ne marchera jamais. 
                Soit les heures offertes sont payées, la compétitivité s’écroule des entreprises s’écroule et in finé c’est du chômage.
                Soit c’est partagé et les gens perdent du pouvoir d’achat, et sont moins payés. Chute de la consommation et in finé du chômage

                Ce n’est pas en ramant moins que l’on avance plus vite, c’est l’activité qui crée la richesse et l’emploi, pas l’inverse.

              • JL JL 22 novembre 2013 13:33

                En effet,

                ça n’a pas marché pour les 35 heures, normal, puisque le patronat a saboté le système : il a fait faire en 35 heures ce qui se faisait auparavant en 39 heures, et de plus, il a gelé les salaires.

                c’est l’activité qui crée l’emploi, ça c’est une lapalissade, mais on ne peut pas dire que c’est l’investissement qui crée les emplois, je viens de le démontrer :

                Investissements -> gains de productivité -> moins de main d’œuvre -> plus de profits.

                Moins de main d’œuvre -> moins de consommateurs -> moins d’activité.

                Et les profits ne sont pas réinvestis en France mais planqués dans les paradis fiscaux ou investis dans les pays à bas coût de main d’œuvre.


              • LE CHAT LE CHAT 22 novembre 2013 14:43

                Pour pouvoir investir et donc produire , il faut avoir des débouchés , une demande ! elle est où ?????


              • LE CHAT LE CHAT 22 novembre 2013 14:44

                et Solvable !


              • HELIOS HELIOS 22 novembre 2013 17:05

                Tout ça c’est la faute a la croissance...

                Quand personne n’avait de machine a laver, de voiture etc.... la croissance etait là, les entreprises devaient fournir...

                Aujourd’hui il faut fournir quoi déjà ? des Iphone... c’est peut etre pour cela que Apple gagne de l’argent.

                Alors, les entreprises ont accentué les effets de mode, l’obsolescence programmée etc... mais cela ne marche quand même pas, pourquoi ?

                Tout simplement parce que le mode de calcul de la croissance, basé sur cette epoque de penurie est mauvais, que la notion de richesse est tordu et que les forces economiques preferent aller là ou il y a de la croissance au sens ancien plutot que dans la resolution des besoins des populations actuelles dites « riches ».

                Reprenons le mode de calculs de la croissance, modifions les regles comptables des entreprises et revoyons les systemes sociaux de bases pour redonner a notre « univers » une realité tranquille et d’avenir...

                helas, cela ne peut passer que par une « frontiere » avec ceux qui n’ont pas atteint notre niveau, et là, c’est evidement un autre probleme que nous ne savons pas resoudre.


              • latortue latortue 22 novembre 2013 18:07

                d’accord avec le chat ’’Pour pouvoir investir et donc produire , il faut avoir des débouchés , une demande !’’ et j’ajouterai que il faut en plus avoir des prix compétitifs, 2 solutions investir dans le matériel qui est amortissable ,donc pas d’embauche ,il y a des usines comme ça qui tournent sans personne en Chine, seulement une équipe de maintenance . l’investissement n’est pas toujours bon il faut un juste milieu entre la maitrise du coup du travail pour pouvoir baisser ses prix et de ce fait être compétitif ,pour ça il faut pas trop de charge pas trop d’impôt c’est valable pour le chef d’entreprise qui doit être compétitif et le salarié qui doit pouvoir consommé ce qui est produit ,on peut toujours rêver non !!!!!!!!!!!!! .
                avec un état dispendieux incapable de prendre les bonnes décisions ,parce qu’elles sont forcément impopulaires bonne pour l’ensemble du peuple a long terme mais mauvaise pour sa popularité a lui donc nuisible a une réélection .que doit faire un dirigeant agir pour le bien de son peuple ou pour son bien a lui ,c’est ce que n’ont pas compris les politicards qui ne pensent qu’a la gloriole .


              • soi même 22 novembre 2013 12:43

                En tous cas, aucun plan ne pourra apparaître salutaire tant que la réalité l’humaine n’est pas réintroduit à sa juste place !

                A votre avis qui des deux coincent pour éviter que nous prenons en main, les politique où la finance où les deux ?


                • Pere Plexe Pere Plexe 22 novembre 2013 16:59

                  La démonstration est malheureusement basée sur une énorme erreur.

                  La symétrie des courbes chômages/investissement ne prouve en rien un lien de causalité.

                  Pour s’en convaincre il suffit de faire le même exercice avec les courbes chômages/morts sur les routes par exemple

                  Qui peut croire que remmener le chiffre de tués sur la route a 16000 /an (1972) suffirait à rétablir le plein emploi de 1970 ?

                  A votre décharge ce type d’erreur est courante.Elle est aussi volontairement utilisée par les manipulateurs (publicitaires,politiques,lobbys...)  


                  • @lbireo @lbireo 23 novembre 2013 00:24

                    j’approuve ! mais avouez qu’une solution, même utopique, au problème du chômage... ça fait rêver à la seule chose qui soit restée dans la boite de pandore, l’espoir !

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