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Accueil du site > Actualités > Société > Pôle Emploi : 1 an déjà

Pôle Emploi : 1 an déjà

Le pôle emploi fête son premier anniversaire dans une indifférence presque générale.

Quel est le bilan de cette première année existence ?

La fusion qui devait permettre un meilleur retour à l’emploi avec les offres raisonnables d’emploi a montré plus que des limites et des failles.

Cela avait commencé sur des chapeaux de roues. Le canard enchainé révélait une augmentation de 20% de salaire pour son directeur Christian Charpy. Les associations des demandeurs d’emploi criaient au scandale pour un 39 49 à la tarification surprenante pour des personnes dont la venue au Pôle emploi rimait avec une baisse de pouvoir d’achat loin d’être négligeable. Le DRH ne réussissait pas sa période d’essai.

Ces premiers mois dans la douleur donnèrent lieu à la vente des chômeurs par lot où le grand vainqueur est le groupe Adecco suivi par Sodie. Ingeus jeta l’éponge.

Avec la crise, les amortisseurs de la crise, les contrats de travail temporaire et les CDD généraient un flux rarement égalé vers le Pôle Emploi qui, contre toute attente, renvoya les demandeurs d’emploi vers les agences d’intérim. Il faut bien que l’argent du contribuable soit utilisé pour faire marcher l’économie.

Avec la crise, les demandeurs d’emploi, entre les contrôles, les radiations, les promenades entre ateliers CV, relooking et autre passe-temps s’énervent. Les agents du Pôle emploi commencent à craquer et certains font des tentatives de suicides.

Mais Nicolas Sarkozy vient en aide à Christian Charpy devant 1700 cadres du Pôle Emploi. Ayez confiance, l’intérim, indicateur avancée redémarre. Il sera par la suite épaulé par Laurent Wauquiez qui doublera les effectifs de demandeurs d’emploi à confier aux agences d’intérim.

Malgré les 1800 agents embauchés, le suivi des demandeurs d’emploi ne répond pas aux objectifs, des structures doubles sont créées, elles prendront, par exemple, le nom d’Altédia - Pôle Emploi. Altédia étant un cabinet de management appartenant à Adecco dont le président (Altédia) est conseiller de Nicolas Sarkozy. CQFD.

La concurrence des agences de travail temporaire ne perd pas son temps. Le délégué général du groupe Randstad/vedior devient Président du conseil national pour la banlieue. Avec Fadela Amara, ils montreront un centre de formation Vedior pour désenclaver les jeunes talents des banlieues. Les "fameux glandouilleurs" comme les appelle FA.

2009 a été l’année de l’intérim où la durée moyenne d’une mission régresse en passant de 1,9 semaine à 1,7 semaine avec une durée moyenne annuelle n’excédant pas les 3 mois. Un cercle infernal pour de nombreuses personnes où Intérim rime avec inaccessibilité à des prêts bancaires ou à des logements malgré les offres du FASTT, le fond d’actions sociales du travail temporaire. Pendant ce temps, certains salariés en CDI ne trouvent logement que dans leur voiture, le nombre de SDF morts dans la rue s’élèvera à 358.

Dans le Val d’oise, 4 500 chômeurs seront privés de Pôle Emploi car il n’y a pas de chauffage dans ces locaux flambants neufs de 6 millions d’euros comme le raconte le Parisien du jour.

Une année chaotique où nous pouvons saluer la patience et le professionnalisme des agents du Pôle Emploi qui ,d’après la cour des comptes, ont de meilleurs résultats que les professionnels de l’emploi des opérateurs privés.

2010, va être une année difficile, la reprise de l’emploi n’est pas annoncée avant 2011. Quelques signes de reprise sont attendus pour le 2ème semestre.

Le mouvement des chômeurs s’amplifie. Une dizaine d’associations réclament la suppression des sites mixtes. Intitulé "Salariés et chômeurs-précaires, ensemble contre la dérive infernale de Pôle Emploi" signé par (AC !, APEIS, APNEE-Actuchômage, l’Appel et la Pioche, CGT-Chômeurs, CNT-ANPE, Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile de France, Marches Européennes, MNCP) et les syndicats de Pôle emploi SNU (majoritaire) et Solidaires.

"Les chômeurs et précaires doivent faire face à des radiations, des indus et des retards de paiements, au refus de formation, à l’obligation de faire du zèle et de paraître motivés. De plus en plus d’entre eux sont adressés à des boîtes privées de sous-traitance subventionnées par Pôle Emploi où les pires méthodes de coaching leur sont imposées lors de +suivis intensifs+", s’indigne la déclaration.

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27 réactions à cet article    


  • Yohan Yohan 8 janvier 2010 11:15

    Bon ! Quel est le problème ? La seule chose que l’on peut espérer de Pôle emploi, c’est un service aimable et de qualité. Là, on sait déjà qu’il faudra encore patienter... Pour le reste, inutile d’accabler Pôle emploi, car ce n’est pas lui qui les fabrique ces emplois. Il est temps d’arrêter de pleurnicher, la réalité, c’est qu’il n’y a pas assez de taf pour tout le monde. Pour trouver du boulot, il faut se retrousser les manches et se secouer les puces et ne pas viser que des CDI. Je suis bien placé pour savoir que ce n’est pas le cas de tout le monde...il y en a bien trop pour continuer à penser que les emplois naissent dans les choux fleurs...qu’ils ont des petites jambes et qu’ils viendront sonner à votre porte...


    • M.Junior Junior M 8 janvier 2010 11:29

      Si pour toi dépenser les deniers publics pour augmenter le chiffre d’affaires des agences d’intérim est une non question. Tout va bien.

      Pour aller plus loin, plus une entreprise a recourt au travail temporaire, plus elle augmente le risque de voir son savoir-faire se disperser. Une question de développement stratégique qui, me semble-t-il, doit être prise en considération conjointement à la question de la flexibilité. A défaut, les budgets sécuritaires ne vont qu’augmenter au détriment de la relation de confiance entre collaborateurs et manager quelque soit le cercle dans lequel ils évoluent.

      Faute de grives, chacun est disposer à manger du Merle.


    • Christian Delarue Christian Delarue 8 janvier 2010 17:36

      Pas assez de« taf » pour tout le monde ? Ou vivez vous ? Que ce soit dans le privé ou dans le public je vois des gens qui bourrent plien pot, qui ne font pas tout le taf comme vous dite.
      Le problème n’est pas là .
      La contradiction à résoudre c’est le suremploi (en horaire et en intensification) en effectif tjrs de plus en plus réduit de ceux qui travaillent déjà et le non emploi des autres. Cela se vérifie dans le privé et dans le public. Ce n’est pas une fatalité.


    • Yohan Yohan 8 janvier 2010 21:42

      « dans le public ils bourrent plein pot » ? je ne sais pas qui de nous deux est à côté de la plaque. va raconter ça aux chômeurs


    • Yohan Yohan 8 janvier 2010 15:21

      je n’ai pas dit ça. Je suis d’ailleurs opposé à cette sous traitance anti déontologique, surtout aux agences d’intérim, qui sont déjà payées par les entreprises


      • M.Junior Junior M 8 janvier 2010 15:50

        Anti-déontologique ? Quelle devrait être la déontologie du Pôle Emploi ?


          • M.Junior Junior M 8 janvier 2010 16:20

            Avec plus de 70% de personnels sous haute pression, les mesurettes semblent étonnantes.

            Des psychologues AFPA qui travaillaient déjà dans les structures du pôle emploi : Où est la nouveauté si ce n’est qu’ils ne sont plus rattachés à l’AFPA ?

            De la perte de motivation avec cette fusion payée rubis sur l’ongle mais dont les conséquences permettront de toujours faire travailler les mêmes cabinets de conseil. Quelles sont les leçons du passé retenues ?

            Des questions qui appellent des réponses d’experts Noêl & Paco !!!

            J’aime bien votre blog, il est cool.


          • Neris 8 janvier 2010 17:10

            L’AFPA était déjà une « antenne » de l’ANPE. Vous vouliez une formation... zou, à l’AFPA.

            Quant aux psychologues de l’AFPA ! chez nous, c’est un concentré de connards comme c’est pas permis, à croire qu’on a hérité de tous les rebuts.

            Non, sérieusement, si ces « psychologues » sont maintenant chez Pôle Emploi, y’a du souci à se faire. Les adeptes des tests de QI en guise de tests de compétences professionnelles.

            C’est pas compliqué, vous demandez à perfectionner vos compétences bureautiques, vous vous retrouvez à passer des tests de QI et on veut vous refiler des cours d’algèbre et de math parce que vous êtes nul en math. Adieu remise à niveau Word et Excel.

            C’est clair que résoudre des équations sert vachement quand on est assistante de direction.

            Sans parler du QI de débile que vous obtenez ! qu’on se demande comment on a fait pour obtenir Bac et BTS.

             


          • M.Junior Junior M 8 janvier 2010 17:27

            Neris et ton tempérament affirmé, tes avis tranchés, la fille ou le fils spirituel de P.Seguin ? Un être de passion.

            Il y a des psychologues du travail bons ou moins bons, c’est le propre de toute profession d’avoir un panel de compétences comme dans l’insertion.

            Ceux que je connais personnellement et professionnellement reçoivent régulièrement des remerciements des demandeurs d’emploi dont ils ont la charge pour l’accompagnement réalisé lors d’une nouvelle formation pour un nouveau métier quand ce n’est pas plus d’émancipation pour les femmes qui va pouvoir vivre en étant financièrement indépendantes.

            Comme tu le rappelles de façon si affirmative, l’accompagnement gagnerait peut-être à plus d’explications quand au pourquoi du chemin pédagogique proposé ou du comment mieux réussir cette phase transitoire.

            Au fait, informes-tu maintenant systèmatiquement les demandeurs d’emploi des différentes solutions sociales auxquels ils ont droit aussi bien sur toutes les aides et primes que sur le permis de conduire à 1 euro ou des 500€ proposés par le FASTT ?


          • Neris 8 janvier 2010 17:58

            Junior

            Fille de P.Seguin, je ne sais pas. Passionnée oui, c’est sûr.

            Oui, je fais circuler ce que propose le Fastt en plus de « Mouv’Emploi » et c’est incroyable le nombre d’intérimaires qui ignorent qu’ils ont des aides diverses.

            Le problème, chez nous, c’est que nous avons effectivement une concentration de psychologues qui devraient changer de voie. Je parle de vécu personnel mais aussi de vécu professionnel (notre CIP va régulièrement aux réunions de l’Afpa et en revient toujours effarée).

            Il existe d’autres centres et associations où il y a des psychologues avec lesquels il n’y a jamais aucun problème. Nous orientons d’ailleurs notre personnel en insertion vers ces centres avec de bien meilleurs résultats.Les gens reviennent contents et de l’accueil, de l’écoute et de la formation.

            L’Afpa, c’est notre bête noire. On l’évite autant qu’on peut.


          • M.Junior Junior M 8 janvier 2010 18:35

            A toi la Passionnée

            Et je suis sur que ces demandeurs d’emploi t’en remercient et que les échanges n’en sont que meilleurs ?


          • Neris 8 janvier 2010 19:46

            Junior

            Maintenant, il faut que je me mette à la page sur le CUI !
            J’étais incollable sur les Contrats Avenir et les CAE et voilà qu’ils me changent tout.

            Et il y a aussi l’A.P.R.E. qui vient de sortir, qui concerne les gens au RSA (ex RMI) et qui fourmille aussi d’aides que personnes ne connaît.

            Un merci, oui, ça fait plaisir, parce qu’on a été utile à quelqu’un dans la journée.

            Quant à Pôle Emploi, nous n’arrivons même plus à contacter nos contacts tellement ils sont surchargés de dossiers. C’est la misère, leurs conditions de travail sont dégradées, ils n’ont pas assez de temps pour suivre chaque demandeur d’emploi.


          • Christian Delarue Christian Delarue 8 janvier 2010 17:27
            Le chômage atteint le seuil symbolique de 10 % dans la zone euro http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2010-01-08/statistiques-le-chomage-atteint-le-seuil-symbolique-de-10-dans-la-zone-euro/916/0/411649

            En France comme en Europe il faut d’abord une politique d’emploi : RTT à 32 heures hebdo partout en Europe le tout sans perte de salaire, vu l’abondance de blé volé aux producteurs par les financiers.

            Concernant le pôle lui-même, je le sais très critiqué par les syndicats qui dénoncent le peu d’agents, le peu de temps disponible accordé à chaque usager.
            CD


            • M.Junior Junior M 8 janvier 2010 17:43

              Christian

              Je me demandais quand est-ce que j’allais lire ton commentaire. C’est fait. Youpi !

              10% zone euro et cela va s’aggraver avec de nouveaux flux migratoires avec la directive service. Aux Etats-Unis (1er marché d’intérim devant le Japon et l’Europe (F, GB, DE) le taux de chômage est resté stable avec 85 000 suppressions d’emploi en parallèle. Je laisse chacun interpréter ces 2 données.

              Je ne partage pas ta solution.

              La proposition des 32 heures est une réponse ancienne. Or la situation a changé même si certaines conséquences sont toujours observables et vécues parfois dramatiquement comme ces mères de famille célibataires à temps partiel qui viennent grossir le rang d’associations d’aides alimentaires.

              La formation est la réponse.

              Les demandeurs d’emploi trop longtemps au chômage deviennent trop souvent aussi bien inadaptés socialement que professionnellement, la formation permet de rétablir des liens sociaux et une communication apaisée ainsi que mettre à jour les connaissances et pratiques. L’innovation nécessaire ne peut exister qu’avec un budget formation conséquent aussi bien dans l’entreprise qu’à l’extérieur.

              De plus, tactiquement le contre argumentaire pour les 32 heures est suffisamment convaincant pour entrainer la longueur des débats aussi bien pour son intérêt que pour sa mise en application.

              L’importance d’une réponse urgente.

              Je te rejoins les solutions déployées par la gouvernance du Pôle Emploi sont surtout interrogatives. Saluons les agents du Pôle Emploi pour leur patience et leur professionnalisme surtout quand chacun sait que peu d’emplois sont à proposer en ce moment. La destruction d’emploi continue toujours.


            • Christian Delarue Christian Delarue 8 janvier 2010 19:16

              Junior,

              Je t’invite à lire le petit livre d’ATTAC auquel j’ai très modestement particpé sur le châpitre qui concerne les migrants et l’emploi. Il y a plus une peur instrumentalisée qu’autre chose.

              Je ne suis pas contre la formation. Elle est nécessaire. Ce n’est pas elle qui va faire que ceux qui travaillent trop vont travailler moins et que ceux qui ne travaillent pas vont avoir un job. Le partage du travail ne fait pas qu’entre ceux qui en ont déjà (d’ailleurs çà ne marche pas), cela se fait avec l’ensemble des travailleurs en activité ou non ; donc RTT . Pas n’importe laquelle.

              Ensuite quel revenu percevoir quand pas de job. Je renvoie au site le grand soir LGS ou un article est en débat sur les prolétaires. bloc social des 3000 euros et moins !

              Bien à toi


            • Christian Delarue Christian Delarue 8 janvier 2010 19:23

              Oubli : L’ouvrage se nomme : Pour une politique ouverte d’immigration (7euros !)

              Une partie est lisible ici :

              NOTRE ÉCONOMIE NE PÂTIRAIT PAS D’UNE OUVERTURE DES FRONTIÈRES

              http://www.france.attac.org/spip.php?article10432


            • Jurassix Jurassix 8 janvier 2010 19:29

              "En France comme en Europe il faut d’abord une politique d’emploi : RTT à 32 heures hebdo partout en Europe le tout sans perte de salaire, vu l’abondance de blé volé aux producteurs par les financiers."

              Et s’aligner ainsi sur certaines société publiques ? Et puis quoi encore ? Il faut arreter de croire qu’en travaillant moins, on créé de l’emploi.

              A moins de travailler 32 heures payées 32.

              Dejà à 35 h, impossible d’organiser correctement un 3x8. Resultat, les 3x8 restent en 39 heures, et on est pas pret de changer celà.
              L’industrie se bas tous les jours pour préserver les emploi en France, c’est pas avec des conneries comme ça que l’on va y arriver.


            • Neris 8 janvier 2010 19:55

              Les migrants et l’emploi. Retombées racistes à gogo.

              La peur instrumentalisée. Je suis entièrement d’accord.

              « Les migrants qui viennent prendre le travail et les allocations ». Nous avons eu une résurgence de racisme assez virulente l’année dernière. Si bien qu’il devenait difficile d’aider l’Armée du Salut à rendre leur résident mobiles quand ils trouvaient du travail trop éloigné de la ville.
              Les résidents se jalousaient et détérioraient les scooters (notre asso loue des scooters) pour s’empêcher d’aller travailler.

              Quand on voit ça, on se dit que ça ne tourne pas rond.


            • M.Junior Junior M 9 janvier 2010 10:43

              Christian

              Que la peur soit instrumentalisée concernant les flux migratoires, je suis plus mitigé pour une simple raison : Le dumping social est une réalité qui va engendrer un phénomène de rejet. Il s’exprimera aussi par des dérives xénophobes et racistes. Et là, il y aura une instrumentalisation ou une récupération par certains groupes politiques.


            • M.Junior Junior M 11 janvier 2010 04:15

              Christian

              Je te remercie de ton conseil de lecture. Etant issu d’une grande famille de nomades, ce n’est pas à moi que tu vas pouvoir expliquer les bienfaits des flux migratoires. Nous les vivons depuis des générations et j’ai parfaitement conscience aussi bien des bienfaits apportés, que de ceux que j’apporte.

              Comme on dit en Chanson : Tout en respectant chaque culture,la diversité fait notre richesse. Sinon on fini comme les dégénérés de l’Ile. Les dangers de la consanguinité aussi bien pour la famille que pour le travail, les 2 valeurs actuelles du gouvernement du pays qui m’héberge.


            • Le péripate Le péripate 8 janvier 2010 19:51

              Quand est-ce que on remerciera tous ces gens qui souffrent tant de faire un travail inutile et couteux et que on leur donnera une chance de faire un vrai travail ?


              • sorro el manolo sorro el manolo 8 janvier 2010 21:58

                Celà va pas tardé le peripate et dire que tous ces cons qui ont votés pour nabo 1 vont bientôt faire la connaissance des ploutocrates :.

                 smiley


                • nhjsenior 9 janvier 2010 01:50

                  Bon d’accord ca donne du travail au personnel du pole emploi, c’est toujours des chomeurs en moins

                  Mais a part ca à quoi ca sert cette usine à Gaz !!!!


                  • Blé 9 janvier 2010 06:00

                    @ Johan :

                    Du travail, il y en a à la pelle, ce sont les emplois qui manquent.

                     Demander aux auxiliaires de vie, aux enseignants, aux infirmières, aux femmes de ménages, demander au salariés de France télécom, aux techniciens d’EDF, aux postiers, aux manutentionnaires, etc... ceux qui ont un boulot doivent fournir un maximum pour cause de rentabilité, de compétitivité, et de concurrence car le boulot est devenu un coût et non plus un investissement.

                    Ce n’est pas pôle emploi qui créera des emplois ni les chômeurs mais la droite a le génie de faire porter les responsabilités sur les victimes et je constate qu’ auprès de pas mal de gens, ça marche.On connait bien cette musique : un fonctionnaire ça pantoufle, un chômeur c’est un fainéant, un jeune c’est un délinquant en puissance.

                     Sarko voulait remettre la France au travail. Et bien qu’il le fasse et qu’il se taise ça fera du bien à tout le monde.


                    • cambacérès cambacérès 10 janvier 2010 09:04

                      TOUT NE VA PAS SI MAL A POLE EMPLOI : 50 % de réponse à l’enquête de la direction sur le stress, et sur ces 50% de réponse, 71% d’agents se déclarant en situation tendue.
                      Ce qui, au final, ne fait plus guère que 35% de perceptions négatives des conditions de travail.

                      D’amalgames imprudents en assimilations grossières, on présente souvent comme une conséquence récente du processus dont est né POLE EMPLOI, un contexte en réalité bien peu nouveau.
                       
                      Certains protagonistes du débat actuel sur le climat social au sein de POLE EMPLOI s’exonèrent avec une redoutable légèreté, voire avec un cynisme condamnable, de l’analyse nécessaire de problématiques anciennes ou enracinées, dont le nouvel établissement « hérite » sans que les syndicats-maison aient songé à s’en émouvoir dans le passé, quand ils ne leur ont pas prêté directement la main, par leurs comportements paritaires au fil des ans.
                       
                      Le sujet est délicat, puisque dès fin mars 2009, un article de la TRIBUNE pointait déjà les débuts déconcertants du nouvel établissement : lourd héritage en effet, jalousies des ex-ANPE vis-à-vis des ex-ASSEDIC, collusion tacite de certaines franges du personnel et de l’encadrement avec des syndicats pour torpiller une réforme phare du Président etc...
                       
                      Remontons le passé pour remettre certaines collusions de circonstance voire quelques alarmes de complaisance en perspective, vis-à-vis d’une gestion qui d’après les syndicats, aviverait, des réalités obérant le quotidien de ressources humaines dont on sait pourtant combien sa qualité est la clef du service rendu, dans une activité comme celle de POLE EMPLOI.
                       
                      Ces réalités sont tout autres, et, pour certaines, beaucoup, plus anciennes.
                       
                      Au premier rang d’entre elles un mode de recrutement privilégiant de longue date la candidature de demandeurs d’emploi - donc de personnes en difficulté ou précarité, sur lesquelles il est ensuite facile ou tentant d’asseoir, de façon plus ou moins heureuse, des influences ou des « pouvoirs » de toute sorte.
                       
                      Si louable soit-il à première vue, cet appel à des populations à risque aura au final intégré à l’ANPE des agents venus par motivation sincère, puis, par la suite, souvent usés et blasés, après quelques années d’un travail mal reconnu par des mécanismes statutaires et un paritarisme qui n’ont pas fait la part belle à la promotion des compétences réelles.
                       
                      De plus, aucune politique de formation n’y a jamais véritablement cherché à assurer sérieusement la moindre préparation du personnel à la charge et à la complexité humaine de ses métiers, comme cela se fait, par exemple, pour infirmières ou médecins.
                       
                      Il est donc à craindre que le nouveau service public de l’emploi porte encore longtemps le poids de modes de recrutement et de promotion « hérités » de l’ex-ANPE, diluant effectifs, compétences et responsabilités vers le haut d’une pyramide inversée, dans un confort statutaire dont certains – cadres ou partenaires sociaux, peu disposés à y renoncer – encouragent ou espèrent, aujourd’hui, la transposition dans la convention collective en cours de finalisation
                       
                      Née de statuts successifs (dont la durée de vie moyenne est de plusieurs années) la crise de confiance vis-à-vis de l’encadrement qu’aurait détectée cet hiver l’enquête évoquée, ne date en rien de cette fusion, qui n’en aura été que le salvateur révélateur, si l’on peut dire.
                       
                      Tel est en gros l’origine et l’essentiel des situations à risques vis-à-vis desquelles les syndicats sont assurément fondés à exprimer des mises en garde qui seraient aujourd’hui bienvenues, s’ils n’avaient été autrefois les bénéficiaires ou les inspirateurs quasi directs de méthodes dont ils prétendent cette année découvrir et dénoncer les méfaits.
                       
                      Il est inutile et irresponsable de noircir publiquement une situation qui invite au contraire, à tempérer un tableau préoccupant, mais pour le moment dénué de l’urgence et de la gravité que voudraient lui attacher des interlocuteurs parfois peu scrupuleux dans les moyens de l’hostilité doctrinale qu’ils continuent de vouer à cette fusion.
                       
                      D’autres, plus responsables, se montrent essentiellement soucieux de prévenir une dégradation en prévision de laquelle le directeur général adjoint, spécialiste des ressources humaines qui a malheureusement quitté l’ANPE en juin 2008, avait déjà lancé dès 2006/2007, de premières et pertinentes mesures.
                      Fusion oblige, déceptions, stress, fatigue sont là - c’est aussi classique qu’inévitable : mais l’évolution du climat social au sein de POLE EMPLOI doit moins aux mécanismes et objectifs de la fusion elle-même qu’à la persistance - provisoire, espérons-le - de modes de fonctionnement préoccupants et anciens.
                       
                      Alors que chacun s’accorde, en effet, sur le constat de la dégradation actuelle, il s’agit surtout d’enrayer désormais, la poursuite de cette dégradation, en prévision de laquelle le spécialiste des ressources humaines qui a malheureusement quitté l’ANPE en juin 2008, avait déjà lancé dès 2006/07, quelques premières et pertinentes mesures de prévention.
                       
                      La concomitance entre les conditions de sa succession et le retour de quelques vieux démons de la gestion des affaires sociales ne laisse pas de troubler, lorsque l’on considère avec le recul nécessaire, une détérioration qui doit moins à la fusion elle-même qu’à l’exacerbation de comportements que nourrissent, ici et là, dans l’appareil institutionnel ou syndical, des oppositions de principe toujours aussi viscéralement hostiles à cette fusion.
                       
                      Cette persistance de modes de fonctionnement anciens, souvent préoccupants et parfois condamnables oblige aussi à rappeler qu’ils n’avaient d’évidence, pas fait leur preuve, puisqu’exécutif et législateur réunis ont souhaité cette réforme, dont les premières pistes remontent au début des années 90, et dont les esquisses successives ont traversé les alternances politiques avec une constance significative.
                       
                      Maints articles de presse ont eu l’occasion d’évoquer ces derniers mois ce que d’aucuns ont appelé « la main mise des ex-ANPE » sur l’appareil institutionnel nouveau.
                       
                      Réalité qui invite à rappeler qu’on apprend en économie qu’une des leçons régulières du bimétallisme monétaire est que la mauvaise monnaie chasse la bonne
                       
                      Les hypothèques anciennes d’une gestion préoccupante feront elles tache d’huile sur l’ensemble du nouvel établissement ? C’est cette problématique délicate, qui doit retenir l’attention, dans ce milieu professionnel si particulier où la réalité veut que les uns doivent leur travail à tant d’autres qui n’en ont plus.
                       
                      Le paritarisme en vigueur dans les institutions précédentes et, désormais, dans l’institution nouvelle, renvoie donc à parts égales la responsabilité d’apporter une réponse pointue, commune et non conflictuelle à un triple et incontournable questionnement :
                       
                      • Ceux qui, de longue date ont contribué au développement de la situation sont-ils les mieux à même d’enrayer les problèmes qu’ils ont créé ?
                       
                      • Quel crédit ou quelle confiance peut-on porter à leur soudaine sollicitude – et, surtout, pour quel avenir, au lendemain d’élections professionnelles par ailleurs significatives pour ceux qui opposés à la fusion, sont tout de même devenus globalement minoritaires ?
                       
                      • Quel projet de ressources humaines, quelles compétences et quelle technicité mettront-ils, finalement, en nombre et qualité, au service d’une mutation d’une telle ampleur ?
                      Certes, et de façon générale, on sait, depuis VIDOCQ, que d’utiles ou brillantes carrières peuvent absolument se faire ad augusta per angusta, et se mettre, un beau jour, à servir l’ordre public social qu’elles ont jusque là contribué à troubler, ou combattu.
                       
                      Institutionnellement et individuellement, ce n’est donc pas forcément un mauvais calcul que de s’appuyer sur de tels repères où se trouvent, au contraire, bien des raisons d’espérer
                       
                      4 millions d’usagers servis par un ensemble de 48 000 agents et 48 000 agents au service de 4 millions d’usagers attendent, incontestablement, de cette fusion, résultats et changements : agents de POLE EMPLOI et chômeurs savent aussi qu’ils ne seront ni immédiats, ni spectaculaires, tant il n’y a pas de baguette magique en la matière.
                       
                      Dans ce pays où l’on pousse à des études de plus en plus longues, le chômage laisse également de plus en plus de temps pour réfléchir : usagers et agents ne peuvent plus être « sous-estimés ». Telle est, au fond, la morale d’une enquête, qui aurait pu s’intituler « stress et mépris ».
                       
                      Face à des situations sociales individuelles ou collectives parfois délicates à maîtriser, ténacité et vigilance restent évidemment de mise : mais, la situation interne de POLE EMPLOI - normalement porteuse de soucis comme toute période de fusion institutionnelle -, n’est en rien aussi noire que certains veulent la présenter.
                       

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