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Portrait d’une civilisation en crise de sens au 21ème siècle

 Quel dessein se dessine à notre époque ? A première vue, les sociétés présentent un trait fondamental présent à toutes les époques et dans toutes les civilisations. On trouve une différenciation du genre humain en dominants et dominés et en poussant un peu plus loin, on retrouve le triptyque de Dumézil qui maintenant renvoie à trois grands ensembles, les producteurs de biens et services, les politiques et les professions dites culturelles et intellectuelles. Mais ce qui est saillant comme trait, c’est bien cette scission entre les élites et le peuple pour faire simple. Sinon, le sens de l’existence a sensiblement varié. Cette fin des grands récits fait place aux petites histoires de l’individu narcissique, nombriliste, gestionnaire de son corps et son compte en banque, dont le mode de vie s’apparente à un parcours dans un parc de loisir et un travail abordé avec la logique d’une pratique sportive. L’existence doit revêtir un côté ludique. Communiquer devient un jeu, avec les smartphones et les tweets. Finalement, la question qui se pose est de savoir si le monde de 2012 se comprend comme le parachèvement d’une modernité initiée au 18ème siècle ou bien si nous entrons dans une nouvelle civilisation. Tout est alors question de compréhension et de conception de ce qu’est une civilisation et l’on peut très bien s’égarer en confondant une civilisation et une époque. Cela étant, une civilisation ne préexiste pas et donc, elle répond au concept d’émergence. Les sociétés du 21ème siècle diffèrent-elles alors des sociétés modernes des deux précédents siècles si l’on prend les traits et ressorts fondamentaux et le sens ? Telle est la question. 

 Première hypothèse, celle du prolongement moderniste. Le basculement de la modernité aurait été dessiné dans la seconde moitié du 18ème siècle, avec, si on observe la France, les penseurs matérialistes, les romanciers libertins, le rationalisme critique et bourgeois de Voltaire, le sentimentalisme de Rousseau et le matérialisme joyeux de Diderot. L’hédonisme est né avec les Lumières. Il s’est imposé au 21ème siècle en dépit des critiques émanant du conservatisme aigri et pessimiste. En fait, les sociétés modernes ont pris de plus en plus de distance avec les religions, puis avec ces religions sécularisées que furent les nationalismes et autres idéologies. Le retour des nationalismes en Europe n’a rien à voir avec les nationalismes affirmatifs et revendicatifs aux visées expansionnistes et aux ressorts politiques et militaires. Si le nationalisme revient en Europe, c’est pour servir des intérêts économiques et c’est sous forme défensive et protectrice. C’est l’époque du national-capitalisme. Parmi les politiciens, les uns revendiquent plus d’intégration et même un basculement vers le fédéralisme (qui permettrait la fusion étendue des économies et des budgets) alors que les autres veulent un peu plus de désintégration et de repli protectionniste voire même la sortie de l’euro. Le citoyen croit que ce sont deux projets opposés mais en fait, c’est un seul et même dessein qui est proposé, celui du développement économique, avec deux voies politiques différentes mais qui servent cet unique dessein. L’économisme et le mythe de la croissance sont issus des idéologies matérialistes et utilitaristes. L’article premier de la déclaration de 1789 parle d’utilité commune. C’est l’antichambre de l’instrumentalisation de l’homme qui devient un moyen. Au 21ème siècle, l’homme est devenu un moyen pour la technique, l’industriel, la communication sur phone ou sur réseaux antisociaux, pour la médecine, les statistiques, la croissance, la comptabilité, la finance, la politique. Finalement, l’Occident a propulsé cette Zivilisation, terme employé par les Allemands vers 1900 pour signaler les tares du modèle français scientiste et matérialiste auquel était opposé la royale Kultur, symbole de la civilisation germanique plus haute dans sa spiritualité. La dynamique occidentale aurait consisté à propulser l’homme sur le devant de la scène philosophique au 18ème siècle, pour ensuite occuper toute la scène planétaire au temps des conquêtes et colonisation et enfin finir par produire cette créature virant à l’autisme et au narcissisme qu’on appelle l’individu.

 Seconde hypothèse, la civilisation et ses desseins. La réflexion précédente n’a pas permis de dégager des arguments décisifs, car sans doute, la question des finalités n’a pas été abordée. Une civilisation doit se concevoir non seulement à travers des formes exprimées mais aussi selon un dessein commun que partagent la plupart des humains appartenant à ce grand ensemble qu’on appelle civilisation. Il existe une instance souveraine qui, spécifiant la compréhension des finalités et l’application des actions à cette finalité, rend ce grand ensemble humain cohérent, même si le schéma reste flou dans l’ensemble. De ce point de vue, la civilisation occidentale expansionniste fin 19ème début 20ème se démarque de la civilisation consumériste et hyper industrielle du 21ème siècle. Il n’y a plus de dessein commun réunissant les volontés mais une finalité partagée par le plus grand nombre et qui est la réussite objective acquises dans deux champs complémentaires, le matériel et le social. Le monde est devenu une grande entreprise et les hommes sont des entrepreneurs avec les parvenus milliardaires en haut de l’échelle et les exploités en bas de l’échelle. En fait, une civilisation se comprend autant à partir des objectivités matérielles, culturelles et cultuelles (idéologie, religion) que de l’intériorité subjective, autrement dit de la pensée. Une civilisation, ce sont des humains qui partagent une manière de pensée, qui s’y conforment et qui oeuvrent en partie pour un dessein commun. Ainsi, il y aurait bien une civilisation au 21ème siècle puisque la plupart veulent entreprendre et pensent à leur vie comme une entreprise gérée mais il n’y a pas de dessein commun. Juste des associations d’individus mus par un intérêt commun. Car pour réussir, il faut être inséré dans un réseau fait d’individus dont la coopération sert de levier aux réussites de chacun des membres.

 La civilisation du 21ème siècle est tout aussi bien une non civilisation si on se réfère aux sociétés des siècles précédents. Il n’y a plus de desseins collectifs, mais juste des gestions politiciennes de grands ensembles et la régulation si possible pacifique des conflits d’intérêts. Nous entrons dans la civilisation de l’entreprendre et des conflits d’intérêts. Pour preuve les politiques locales menées par des notables férus de manifestations, d’équipements collectifs, de règne sur une cité, sans véritablement prendre en compte la finalité de toutes ces actions ni si elles servent vraiment un intérêt public souhaités par des administrés qui le plus souvent subissent, sauf quand ils s’organisent en riverains pour défendre des intérêts très sectoriels. Ce constat devrait susciter quelque inquiétude sur l’avènement d’une nouvelle barbarie et d’une civilisation dissolue. Si le monde évite pour l’instant cet écueil c’est parce que les humains savent mettre en place des solidarités afin que les plus exposés ne sombrent pas. Sinon, à défaut de grands ensembles civilisationnels, peut-être pourrions-nous assister au déploiement de secteurs sociaux unis par divers « ligands cultuels et culturels ». Autrement dit, des sociétés très diversifiées obéissant à l’image du costume d’arlequin. Des individus regroupés en associations, cercles, fan clubs ou tribus, réunis selon les goûts sexuels, esthétiques, intellectuels, culinaires, géographiques, mécaniques, sportifs, politiques, générationnels ou alors avec des appartenances communautaires, religieuses.

 Nous entrons donc dans une civilisation pas si inédite mais plutôt inattendue, si par exemple l’on se place du point de vue d’un penseur du 18ème siècle. Une civilisation hylémorphique, faite de matérialité technologique servant de support pour des formes innombrables, esthétiques, artistiques, culturelles, sociales, révélant l’inventivité humaine mais aussi les désirs infinis constituant l’un des ressorts fondamentaux ce monde marchandisé. Quelques remarques pour lancer une recherche ou conclure, au choix.

 Plus un ensemble organisés d’humains ayant laissé une trace sur terre nous est éloigné, plus nous pensons avoir affaire à une civilisation et plus facile nous est l’accès à la définition de cette civilisation. Exemple, les Aztèques, les Mayas, l’Egypte antique, la Chine. Quand une civilisation est lointaine, nous sommes sûre qu’il s’agit d’une civilisation mais au sein de notre propre culture, histoire et monde, la civilisation nous échappe. On s’aperçoit que le jugement distinguant deux civilisations dépend de ce qu’on entend par civilisation. Ainsi, Hubert Védrine a pu dire que les Etats-Unis et l’Europe du 21ème siècle ne sont pas une seule et même civilisation.

 Civilisation ou pas, cela ne nous empêche pas de penser le monde actuel dans ses traits généraux et de saisir ce qui a changé avec les précédentes époques. Pour commencer, les deux ou trois caractères déjà évoquées. (i) la culture de l’entreprendre et de la réussite matérielle. (ii) L’extension vers des seuils impensables de la communication. (iii) Les réactions face à cet hyper communication, repli sur soi, sur son groupe, sa communauté, y compris les regroupements géographiques selon les niveaux sociaux. Les dernières élections en France (et c’est pareil aux States) ont révélé des votes motivé non plus par appartenance de classe mais par détermination « géosociale ». (iv) La création de réseaux d’affinité et d’intérêt pour servir de levier aux réussites personnelles.

 Le monde actuel tend à s’homogénéiser pensent quelques-uns. En fait, il n’en est rien. On assiste plutôt à un processus de diversification et d’affirmation culturelle. Un indice, la divergence entre les Américains du Montana, rustres, jugés comme ploucs face à ceux du Vermont, dépeints comme progressistes, ouverts, tolérants et raffinés. L’idée d’une non civilisation se profile ou alors d’une hyper civilisation, faite de divergences sociales et culturelles, renforcées par les réseaux de communications et la diffusion des moyens matériels. A l’inverse, les civilisations passées témoignaient d’une convergence mais attention, cette vue de surface peut-être trompeuse.

 Dernier aspect, sans doute le plus fondamental. Une civilisation, une culture, une personne, se définit aussi par ce qu’elle pense. Les civilisations ont bien souvent été caractérisées par des œuvres littéraires et donc par le mode de pensée de quelques individus qui étaient en fait les élites aux côtés des gouvernants et autres héros de l’histoire. On a pu parler du siècle de Descartes comme de celui de Voltaire (et Rousseau) mais au 21ème siècle, le monde étant complexe, les intellectuels étant devenus spécifiques comme disait Foucault, il n’est pas possible de tracer une ligne de pensée dominante, exceptée l’idéologie de la croissance et de l’entreprendre. On retrouve bien le trait de notre siècle, les individus pensent à entreprendre et laisser une empreinte de leur existence. D’où l’engouement pour la photo devenue si facile avec le numérique. Avant on archivait les actes administratifs, maintenant, on archive sa vie.

 Le 21ème siècle est celui de l’ex-position. On s’expose, on se montre, on s’exprime, on communique. S’exposer, c’est ce que font les penseurs les plus en vue dans le champ médiatique. On peut le déplorer mais c’est comme ça. Les figures intellectuelles et artistiques les plus fréquentées par les gens sont celles qui savent le mieux s’exposer et pas forcément celles qui créent les œuvres les plus puissantes et fulgurantes. Ce qui a changé, c’est que les élites n’ont plus le monopole de la pensée et que les masses devenues individus se sont émancipées, surtout après le tournant des sixties et seventies. L’économie des savoirs n’a plus la même dynamique qu’aux siècles précédents. Un grand philosophe peut être connu rapidement mais tout aussi bien ignoré, alors que des tas de gens sans grande importance parviennent à acquérir rapidement une notoriété. Tel est le fonctionnement du système. Savoir s’ex-poser, être le plus présentable, le spectacle des hommes qui se prennent pour des paons et déploient leur ailes du show pour engranger une notoriété, un réseau de connivences, un réseau d’influences et bien évidemment quelques piécettes.

 Désir d’entreprendre puis de parvenir et perte des valeurs se conjuguent. Ainsi s’explique la crise d’une franc-maçonnerie en délicatesse avec ses principes alors qu’elle ne cesse de recruter.

 L’hyper communication tue la pensée et la conversation en occupant superficiellement le psychisme qui ne cherche plus une profondeur d’âme. L’écume narcissique submerge le monde. Quête des espérances ou enquête sur les errances ?

 


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10 réactions à cet article    


  • Kalki Kalki 5 juillet 2012 11:00

     Le 21ème siècle est celui de l’intelligence conscience dans la machine.

    De ce point de vue, même internet et la fin de l’histoire ’humaine’ sont très peu de chose.

    La finalité reste identique.

    Toujours plus loin et toujours plus vite, jusqu’a ce que l’humain ne soit plus adapté quand bien même en userait de politique, de morale ou d’économie.


    • Leo Le Sage 5 juillet 2012 13:03

      @auteur
      La quète de sens semble inéluctable.
      Je suis surpris du nombres de personnes qui ont un mal être profond et qui recherchent une réponse à ce mal être.
      C’est dans cette recherche de spiritualité profonde que beaucoup trouvent un certain réconfort, pour ceux qui souffrent ou du plaisir pour ceux qui sont biens portants.

      Posons nous quand même la question :
      A quel moment peut-on penser que nous sommes biens portants ?


      • Kalki Kalki 5 juillet 2012 13:18

        Manfred Max-Neef indique qu’il n’y a rien de plus important que la vie, la vie biologique en générale, et que ce devrait être le but de l’économie. Il énonce les cinq principes de l’économie[65],[66] :

        • Un, le but de l’économie est de servir le peuple et non le peuple de servir l’économie.
        • Deux, le développement est dans les gens et non dans les objets. ( qualité de vie , raison culturelle de Marshall Sahlins, et mesuré par le Bonheur national brut )
        • Trois, la croissance n’est pas le développement, et le développement ne requiert pas nécessairement la croissance.
        • Quatre, aucune économie n’est possible en l’absence d’un écosystème de services.
        • Cinq, l’économie est un sous-système d’un plus grand système fini, la biosphère, donc la croissance permanente est impossible.

        Et la valeur fondamentale d’une nouvelle économie devrait être qu’aucun intérêt économique, en aucun cas, peut être au-dessus du respect de la vie.

        Manfred Max-Neef dans son livre, Économie démasquée ( Economy Unmasked ) développe la notion de nation en sous-développement. Les autres types de nations sont développées, sous-développées et en développement. Dans le chapitre intitulé « Les États-Unis, une nation en sous-développement », il rappelle que le processus de croissance à un point de seuil menant au sous-développement et qu’il faut donc trouver l’équilibre. Modèle:Quote

        John McCarthy ( professeur à l’université de Stanford) affirme que le choix fait par les philosophes lumières en misant sur le progrès matériel est le plus juste, et que le progrès matériel et technologique signifie également un développement durable[67].

        Matthew Taylor, pour l’organisation RSA, explore la signification de l’illumination du 21e siècle, comment l’idée pourrait nous aider à relever les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui : il conclut que le progrès nous permet d’aller d’un point A à un point Z, mais que sans humanisme, nous ne pourrons déterminer où se trouve ce point Z[68].

        [modifier]

      • Marc Bruxman 5 juillet 2012 19:50

        Bonsoir,

        Effectivement nous avons connu la fin des grands récits et il est indéniable que la société du XXIème siécle se cherche. Mais est ce que cela n’a pas toujours été comme cela en période de transition ?

        Car la modernité a fait son office, elle a apporté le confort matériel, la rationalisation et la liberté. Mais ayant rempli sa part du contrat, les gens n’en voient plus que les défauts. On critique les villes bétonnées et l’industrialisation en oubliant que c’est grâce à cette industrialisation que l’on a ce niveau de confort.

        La civilisation moderne semble dans nos pays n’avoir plus grand chose à apporter que l’on ait pas déja, alors nous voyons ses défauts et une partie de la population est nostalgique.

        De l’autre coté, la partie visible de la société moderne à savoir la société industrielle disparait. Nos capacités de production sont telles que la source de notre richesse devient invisible.

        Effectivement, seul la quête de la réussite « financiére » semble être devenue le ciment de ce monde. Et pourtant... Les gens se mobilisent contre ACTA, les gens se mobilisent contre les abus du droit d’auteur, les gens s’organisent en « fab labs » pour reprendre le contrôle de leur capacité de production. Des projets artistiques nouveaux naissent autour des nouvelles technologies. Nous sommes dans une période de friction ou deux mondes coexistent et s’affrontent. D’un coté, le monde moderne arrivé à complétude qui a perdu son sens, de l’autre une nouvelle société dont la culture geek (voir mon article sur le site) n’est qu’une des facettes. Ce nouveau monde se cherche encore. Né sur les ruines de l’ancien, il n’a pas encore écrit ses grands récits car son « élite » est trop occupée à d’autres taches. Ceux qui vivent déja dans le nouveau monde ont en effet des opportunités énormes pour gagner de l’argent et nombre de challenges intéréssant à relever. Et ils considérent souvent à juste titre (c’est la un hériage de la culture geek) qu’ils changent plus le monde en innovant qu’en écrivant ou en participant au débat politique. Cela change progressivement et des associations comme l’EFF née dans les années 90 montent aujourd’hui en puissance et se préparent à appuyer le basculement législatif pour servir de support au monde nouveau.

        Petit à petit, tout cela va se structurer. Mais cela va mettre encore beaucoup de temps. Il est probable que les tensions vont aller croissant dans les années 2010 et ne se résolveront vraiment que dans la deuxiéme moitiée de la décénie 2020. Car en 2030, les gens de 60 ans seront nés en 1970. Les premiers membres de la génération Y atteindront la cinquantaine. En clair, la plupart des obstacles au changement auront sautés. D’ici la on peut craindre des tensions de plus en plus grandes. En espérant que cela ne dégénére pas.


        • panpan 5 juillet 2012 23:02

          « Né sur les ruines de l’ancien, il n’a pas encore écrit ses grands récits car son »élite« est trop occupée à d’autres taches »

          Marc Bruxman, vous avez voulu dire « tâches », je suppose...
          Mais d’un autre côté, c’est vrai que l’élite est très occupée à faire des taches, des taches indélébiles d’ailleurs...
          Mais enfin, il ressort de tout ce la que vous restez optimiste : quand tous ces vieux cons auront dégagé, nous aurons un monde nouveau puisque « les obstacles auront sauté ».

          Good luck pour le monde nouveau et surtout pour vos enfants, si vous avez l’intention d’en faire...


          • Marc Bruxman 6 juillet 2012 00:12

            Et pouquoi ne serais-je pas optimiste ? Je travailles dans la technologie et je suis très excité par les innovations en préparation. Cela peut vous sembler con ou superficiel mais c’est passionnant et suffit à me motiver pour ce qui est de lever mon cul le matin. Et il n’y a pas que le coté technique, le changement social permis par ces innovations est porteur d’espoir. Et puis bon vous craignez moins le changement quand vous y contribuez modestement. Même si bien sur, il reste frustrant de voir tous ces batons dans les roues que l’on nous met et toute cette incompétence crasse au dessus. Mais le barrage va céder.

            Pour ce qui est de mes enfants, je ferai de mon mieux pour qu’ils aient droit à une bonne éducation et qu’ils puissent toujours comprendre le monde dans lequel ils vivent. Et cela devrait suffire pour qu’ils puissent réussir dans le monde à venir. Peut être qu’ils auront la chance de connaitre la fusion comme source d’énergie, une chose est sure, ils vont voire plein de choses passionnantes.

            Il ne sert de toute façon à rien d’avoir peur lorsque l’on est en train de surfer une grosse vague. La peur ne sert qu’à tomber. Sans peur, on peut continuer à surfer plus longtemps.


          • Marc Chinal Marc Chinal 6 juillet 2012 01:32

            La prochaine civilisation est en train de se mettre en place, sans que vous la regardiez, trop méprisants ou aveuglés par vos habitudes.


            • CHALOT CHALOT 7 juillet 2012 13:19

              Ce serait avec plaisir que je vous accueillerais à notre salon littéraire
              http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/vive-le-troisieme-salon-litteraire-119603

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