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Accueil du site > Actualités > Société > Portrait robot du psychopathe

Portrait robot du psychopathe

Les noms qui nous viennent spontanément à l’esprit, à l’évocation du mot « psychopathe », sont ceux de Michel Fourniret, Marc Dutroux ou Guy Georges. En réalité, la psychopathie est un trouble du comportement relativement répandu (environ 1 % de la population) et fort heureusement, rares sont les psychopathes qui basculent dans le crime. La majorité d’entre eux vivent des vies normales. On peut en croiser dans tous les secteurs de la société. Mais apprenez tout de même à les détecter, de crainte que l’un d’eux ne s’immisce dans votre existence et ne la saccage...

Robert Hare est le grand spécialiste mondial de la psychopathie. Il a consacré sa vie à la définition de ce trouble du comportement qui prend la forme d’un syndrome de traits psychologiques. Les psychopathes possèdent généralement la plupart des caractéristiques suivantes :

De beaux-parleurs : ils sont souvent très doués à l’oral, d’autant qu’ils ne ressentent pas d’anxiété ou d’appréhension à parler en public. Ils ont réponse à tout et sont capables de moucher les meilleurs orateurs. Bagout extraordinaire, tchatche exceptionnelle, faconde hors-norme. Méfiance.

Charme, charisme, aura : les psychopathes sont souvent charismatiques. Certains se transforment en gourous dans des sectes. On leur prête naturellement des qualités de meneurs d’homme. Ce sont de grands séducteurs. Si vous les intéressez (parce que vous avez de l’argent, du pouvoir, du prestige), ils parviendront à gagner votre confiance.

Narcissisme : les psychopathes sont toujours très arrogants, mais certains parviennent à dissimuler ce trait de personnalité déplaisant sous une fausse modestie. Ils ont une vision grandiose de leur propre importance. Ils ont l’impression d’être des surhommes, des individus à part, des bienfaiteurs, des sauveurs. Ils se perçoivent comme le soleil de la scène sociale. Leurs démarches, toujours intéressées, seront souvent présentées comme des faveurs. Dans leur esprit, tout leur est dû car ils sont exceptionnels ; par conséquent, ils se servent. On parle souvent de leur « mégalomanie » ou de leur « égocentrisme ».

Absence d’empathie : les psychopathes sont abominablement dépourvus d’empathie. Ils n’ont pas de sentiments pour les autres : ni amour, ni amitié, ni compassion. Parfois, ils font même preuve de sadisme. Beaucoup mettent en scène, de manière théâtrale, leur empathie. Ils s’efforcent de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas : des personnes sensibles avec un cœur grand comme ça.

Manipulateurs hors-pair : il existe de multiples manières de manipuler autrui. Les psychopathes possèdent un répertoire de techniques de manipulation particulièrement riche. Ils mentent avec un aplomb déconcertant ; ils peuvent vous culpabiliser en évoquant des obligations familiales ou professionnelles ; ils ont recours à des expressions-cadenas pour vous obliger à penser comme eux. Par exemple : « Quiconque pense le contraire est hypocrite ». Ils adoptent fréquemment une tonalité docte et se posent en dépositaires du savoir absolu. Ils tiennent des propos ambigus qui visent à vous faire comprendre leur pensée sans avoir à la formuler explicitement, pour éviter de se mouiller, etc.

Gestion virtuose de leur image : ils se comportent différemment selon les personnes à qui ils ont affaire. De sorte que certains les trouveront admirables, alors que d’autres auront perçu l’envers de la médaille : les mensonges, les manipulations, l’arrogance. Ils peuvent aussi se comporter très différemment en public et en privé, si bien qu’on a l’impression d’avoir affaire à un Dr Jekyll et Mr Hyde. Les psychopathes sont des communicants instinctifs. Ils ont un talent naturel pour donner d’eux-mêmes une image très flatteuse. Ils se font valoir pour le travail et les réalisations de leurs collègues ; ils bidonnent leur CV ; ils arrangent leur histoire ; ils traquent férocement tous ceux qui dans leur entourage ont compris à qui ils avaient réellement affaire et seraient susceptibles de faire tomber le masque.

La labilité logique : les psychopathes ont tendance à multiplier les erreurs de raisonnements. Ils accordent trop d’importance à certains faits, en minimisent d’autre. Leur esprit d’analyse, très sélectif, ne détecte que ce qui les arrange. Leur mémoire fonctionne de la même manière. Il leur arrive de se contredire dans une même phrase. Ils font des promesses qu’ils oublient peu de temps après. Ils commettent des lapsus, interprètent mal une situation. Tout cela pour vous manipuler. Après coup, ils vous diront qu’il s’agissait d’un « malentendu ».

Prise de risque : les psychopathes ont tendance à s’ennuyer et prennent plus de risques que les autres. Ils sont irresponsables et ont, semble-t-il, du mal à envisager toutes les conséquences de leurs actes. Ils ont fréquemment des trajectoires météoritiques. Du jour au lendemain, tout s’effondre comme un château de cartes. Parce que le psychopathe vit dans une bulle de présent. Il préfère jouir d’une gloire éphémère.

Absence de remords : ils ne ressentent jamais aucuns remords. Ils n’assument pas leurs responsabilités. Ils rejettent systématiquement la faute sur des boucs-émissaires. Ils essaient de culpabiliser les autres et de se faire passer pour de pauvres victimes. Ils minimisent les dommages qu’ils ont commis.

L’agressivité : les psychopathes sont toujours très agressifs et très combatifs. Ils ont aisément recours à des menaces. Ils conçoivent la vie comme une succession de combats avec, à chaque fois, un vainqueur et un vaincu. Ils sont déterminés à faire ce qu’il faut pour sortir vainqueur. Certains ont un tempérament explosif et peuvent en venir aux mains aisément. Ils abusent des procédures juridiques. Ils passent leur temps à dénigrer, à critiquer, à dévaloriser pour alimenter leur soi grandiose. Ce qu’ils font est exceptionnel ; ce que les autres font est banal.

La paranoïa : les psychopathes ont tendance à penser que tout le monde possède le même profil psychologique qu’eux. Si jamais on leur demande des comptes, ils crieront au complot. Ils ont souvent des tendances paranoïaques, pensent qu’on veut leur « faire la peau » ou qu’on leur a « baisé la gueule ». Ils n’ont aucun mal à imaginer que les autres commettent toutes sortes d’ignominies, car c’est ainsi qu’eux-mêmes se comportent. L’humanité est une confrérie de requins selon eux. Les psychologues disent qu’ils « projettent » sur autrui leurs propres dispositions psychologiques. Ils possèdent une connaissance intuitive du vice qui leur permet de voir le mal partout et notamment dans le bien. A leurs yeux, une amitié sincère devient du « copinage », du « piston », des « arrangements ». Ils peuvent se transformer en inquisiteurs féroces. Beaucoup de gens se font avoir et pensent qu’une personne qui dénonce avec virulence l’amoralité d’autrui est nécessairement exemplaire.

L’appétit de pouvoir : les psychopathes sont des « control freak ». Ils éprouvent le besoin de contrôler les gens qui gravitent autour d’eux et qu’ils perçoivent comme des objets ou des robots rats dont la seule fonction serait de subvenir à leurs besoins (psychologiques, matériels, sexuels). Ils sont dominateurs. Certains deviennent de parfaits tyrans domestiques. Ils occupent fréquemment des postes à responsabilité dans leur vie active. Ils s’entourent d’adjoints dociles et traquent tous ceux qui peuvent leur faire de l’ombre.

Ils connaissent la langue, mais pas la musique : le spectre émotionnel des psychopathes est pauvre. Ils apprennent tout au long de leur vie à simuler ces émotions qu’ils ne ressentent pas, notamment toutes celles qui relèvent de l’empathie et du sens moral : l’amour, l’attachement, la compassion, la honte, la tristesse, la dépression. On a souvent remarqué à leur propos qu’ils connaissent la langue, mais pas la musique. Les émotions qu’ils expriment sont parfois fausses. Ils ont tendance à en faire trop, leur style est grandiloquent, ampoulé, fleuri, pompier, truffé de métaphores. Il manque de sincérité. Les psychopathes manifestent leurs émotions à la manière d’adolescents sur MSN, en multipliant les points d’exclamation ou les smileys. Ils donnent l’impression d’une certaine immaturité émotionnelle.

Un style théâtral : les psychopathes ont tendance à en faire trop également sur le plan de la gestuelle. Ils ont un petit côté théâtral et parlent avec les mains, leur corps. Ils multiplient les mimiques, lèvent les yeux au plafond pour vous faire comprendre que vos propos sont stupides, ils soupirent, haussent des épaules, etc. Ils peuvent faire intrusion dans votre espace intime, vous toucher alors que vous les connaissez à peine. Ils outrepassent les étapes traditionnelles de l’amitié qui s’ébauche en s’efforçant de vous faire croire - trop vite - que vous êtes déjà les meilleurs amis du monde.

Le site du Pr Robert Hare

Ses ouvrages, en anglais :

Without conscience : the disturbing world of psychopaths among us

Snakes in suit : when psychopaths go to work (écrit avec le Pr Paul Babiak)



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85 réactions à cet article    


  • COLRE COLRE 2 janvier 2008 15:05

    @N. Balcon,

    Bravo, c’est vraiment très drôle, même au premier degré. Quoique... Croyez-vous que vos lecteurs comprendront votre message ?


    • Ciucilon 2 janvier 2008 15:26

      Ok, une publicité, où est ce que l’on achète le livre.

      C’est dommage, pas de problématique rien, néant.


      • ekarine 2 janvier 2008 15:54

        Pas de problématique, c’est vite dit ! En filigrane j’en voit une flagrante... Portrait du psychopathe vs. portrait du pervers narcissique... Ce serait intéressant de confronter les profils


      • N. Balcon 2 janvier 2008 21:00

        La distinction entre la psychopathie et la perversité narcissique est un problème intéressant effectivement. Marie France Hirigoyen, dans son livre sur le harcèlement moral, semble dire que les professionnels emploient les deux termes de manière indistincte.

        Les psychologues anglo-saxons ont du mal à faire la distinction eux aussi entre le « malignant narcissist » et le « psychopath ».

        J’ai l’impression qu’on emploie l’expression « pervers narcissique » pour désigner les psychopathes bien intégrés socialement. On réserve le terme « psychopathe » pour les individus plus impulsifs, susceptibles de faire de la prison.


      • ekarnie 2 janvier 2008 22:04

        Effectivement, cela correspond plus à la description du pervers narcissique en français. Pour faire un bon psychopathe, on ajouterait quelques joyeuses manies du genre cruauté envers les animaux ou individus, passage à l’acte de violence physique non spontané sans remords , vols ou destruction d’objets suivis de mensonges avec un aplomb extraordinaire, etc.


      • jako jako 2 janvier 2008 16:11

        Pfffffffff 5 articles sur NS aujourd’hui !


        • Hermes Hermes 2 janvier 2008 16:34

          Il s’agit plus précisément de la variante :

          Narcissic personality disorder, aussi appelée « Bully ».

          Il y a d’autres psychopathologies comme le paranoiaque, le schizophrène etc...

          Cherchez NPD + Bully sur Internet et vous trouverez (entre autres) cette liste en anglais.

          Des individus très nuisibles à la société d’après l’école de psychologie comportementaliste.


          • roOl roOl 2 janvier 2008 16:36

            C’est bizarre j’ai l’impression de lire un documentaire sur la psyche de Sarkosy... smiley


            • roOl roOl 2 janvier 2008 16:50

              j’ai oublié dans ma hate, de dire que cette article, ou son propos, si vous preferer ne sont pas neufs :

              Marianne : Le vrai Sarkosy (14-23 Avril 2007, 14 pages) repris ici : http://membrado.blogs.com/thoughts/2007/04/le_vrai_sarkozy_1.html ou ici : http://stanislaskazal.canalblog.com/archives/2007/04/21/4693836.html

               smiley


            • Rosemarie Fanfan1204 2 janvier 2008 16:57

              Je me suis fait exactement la même réflexion !

              J’évite de lre les billets sur NS (cela doit pas être bon pour la santé et j’ai pas de patch anti NS chez moi smiley) et malgré, j’arrive à le débusquer sur des sujets autres !


            • N. Balcon 2 janvier 2008 18:32

              Selon Robert Hare, les psychopathes sont particulièrement bien adaptés pour certains secteurs d’activité, notamment la politique en effet, mais aussi le droit (avec leur bagout, ils font d’excellents avocats), le « business » et les médias.

              La plupart des hommes politiques possèdent quelques-uns des traits mentionnés ci-dessus, mais ne sont pas pour autant psychopathes. Beaucoup dégagent un certain charisme et sont très à l’aise à l’oral. C’est presque un pré-requis pour faire carrière en politique. Mais ça n’en fait pas pour autant des psychopathes. Il faut vraiment cumuler un nombre important de ces traits.


              • Masso6 3 janvier 2008 13:18

                Il s’agit tout simplement d’un documentaire sur la psyche des Hommes politiques...


              • toto1701 2 janvier 2008 18:56

                et quand deux psychopathes s’accordent par interet ça donne quoi comme resultat ? une election a la présidentielle ?une cote de popularité en progression ?un champs de ruine ? une décote d’impot ?un choc fiscal ?une franchise medicale ?...que saisje encore !


                • toto1701 2 janvier 2008 18:58

                  faut lire « des psychopates » j’ai pas dit pas 53%


                • adeline 2 janvier 2008 19:45

                  hihihihi moi aussi j’y ai lut NS c’est bizarre docteur ?


                  • N. Balcon 3 janvier 2008 08:37

                    Je n’ai vraiment pas écrit cet article dans une optique politique, pour qu’on puisse « lire entre les lignes ». C’est une description d’un trouble du comportement qui -comme je le signale en introduction- est plus répandu qu’on ne le croit.


                  • TALL 3 janvier 2008 09:06

                    Il est totalement faux et pervers de décrire ces traits de caractère comme « troubles de comportement » ou « maladies mentales » puisqu’il n’y a jamais eu le moindre corrélat biologique observé entre « ça » et des dysfonctionnements cérébraux quelconques.

                    La psychiatrie abuse clairement ici de son crédit de « science » pour inventer un concept qui n’est que la reprise « scientifisée » de la vieille notion de « possédé du démon ». Notion chère à ce vieil Inquisiteur romain qui a justement récemment reçu Dieu en personne ( le seul, le vrai ) en sa modeste basilique St-Pierre.

                    Bref, des conneries de chez St-Connard à la sauce made in science. Pour preuve, pour établir ce genre de « diagnostic » la psychiatrie ne respecte aucune règle fondamentale de la méthode scientifique. Tout y est subjectif de A jusqu’à Z et rien n’est démontrable.


                    • N. Balcon 3 janvier 2008 09:21

                      Il y a eu un débat, effectivement, pour savoir si le concept de psychopathie avait un fondement scientifique. Un psychiatre irlandais disait à propos de la psychopathie :

                      « It’s a medicalisation of what we call, not just bastards, but complete and utter bastards. »

                      Ce qui rejoint votre propos sur les possédés.

                      Mais le concept est devenu la base de multiples publications scientifiques ces deux dernières décennies, en particulier dans le monde anglo-saxon, et on a trouvé plusieurs différences physiologiques et cognitives entre les populations de psychopathes et les « témoins » (cf travaux de Hare et Newmann).

                      http://www.sciencenews.org/articles/20061209/bob9.asp

                      La neuro-imagerie n’a fait que confirmer la pertinence du concept de psychopathie. Cf notamment les travaux de Adrian Raine.

                      http://www.sciencedaily.com/releases/2004/03/040311072248.htm

                      Il reste beaucoup de choses à explorer sur ce trouble.

                      Merci pour votre commentaire


                    • TALL 3 janvier 2008 12:38

                      C’est faux, vos références ne sont pas sérieuses. Il n’existe aucune relation causale entre la biologie du système nerveux et la morale ( qui dépend de la culture ea ). Mon job, c’est l’IA ( intelligence artificielle ) et c’est dans ce contexte que je suis de près et depuis + de 20 ans les dernières évolutions des sciences neuropsys ( surtout neuro ). C’est ainsi que je sais que ce genre de couillonnade est racontée depuis longtemps et par de nombreux psys qui ont pignon sur rue. Et ce n’est pas près de s’arrêter vu que ça leur permet de gagner du fric en se faisant notamment consulter par les autorités judiciaires ( bonjour les dégâts smiley ), alors qu’en fait, ils ne sont pas + crédibles en criminologie que les cartomanciennes.

                      Staline l’avait d’ailleurs bien compris et les a utilisés à outrance. Saviez-vous qu’il existe un gène trotskiste ? Si, si, il y a eu des études de grands professeurs russes là-dessus. smiley


                    • JL JL 3 janvier 2008 12:49

                      « Cordonnier, pas plus haut que la chaussure » !


                    • guitou 3 janvier 2008 13:40

                      L’intelligence artificielle n’est rien de plus que de l’informatique (plus ou moins avancée). En quoi êtes-vous plus qualifié pour parler de psychiatrie que l’auteur ?


                    • 3 janvier 2008 15:52

                      Vous parlez de l’IA des autres alors. Car à mes yeux l’IA nécessite un bon bagage en psychologie, neurologie, épistémologie, philosophie, statistiques et informatique. Bagage qui n’est d’ailleurs rassemblé dans aucune faculté universitaire au monde, d’où l’auto-didactisme indispensable.

                      A ce propos, j’ai été stupéfait d’apprendre en discutant un jour avec une psychologue belge qu’elle n’avait jamais reçu un cours de neurologie durant tout son cursus !? smiley


                    • TALL 3 janvier 2008 15:53

                      signature.


                    • N. Balcon 3 janvier 2008 20:54

                      Ce que vous me donnez là, ce sont des arguments d’autorité.

                      Il y a une littérature scientifique abondante sur la psychopathie et certains des traits psychologiques qui la constituent.

                      On parvient, depuis longtemps, à mesurer des paramètres comme l’empathie, la vulnérabilité au stress, l’attention, etc (qui sont tous des éléments constitutifs du spectre psychopathique).

                      Ce que vous dites sur le rôle de la culture est juste et j’y adhère. Mais le cerveau n’est pas une tabula rasa et l’éducation doit faire avec certaines prédispositions. Parfois on obtient des miracles, c’est vrai.

                      Robert Hare écrit dans Without conscience que l’héritage génértique joue probablement un rôle important dans l’installation de ce trouble du comportement.

                      Il précise néanmoins que l’éducation permet de moduler l’expression du profil psychopathique.

                      Ainsi, s’il est de bonne famille, le psychopathe va probablement mettre à profit ses atouts psychologiques pour faire carrière en politique, dans les affaires ou comme avocat. Il sera peu scrupuleux, manipulateur, peut-être escroc. Peut-être sera-t-il ignoble avec sa femme, certains de ses collaborateurs, sans pitié avec ses « ennemis ». Cela ne l’empêchera sans doute pas d’avoir une carrière en apparence brillante et d’être admiré.

                      S’il naît dans un contexte défavorisé, qu’il est battu, brimé, délaissé, pas encouragé à faire des études, le psychopathe deviendra peut-être un voyou violent, qui mènera une vie nomade et passera de temps à autre par la case prison.


                    • Eric Roux Eric Roux 4 janvier 2008 01:11

                      Effectivement, le seul fondement scientifique derrière la relation biologie/psychopathologie, c’est la complexité du verbiage employé... A moins que la vérité là-dedans soit que quelqu’un de mal nourri a plus de mal à se concentrer, que quelqu’un à qui on enlève une partie du cerveau est moins en forme qu’avant qu’on ne la lui enlève, et que quelquun qu’on bourre de morphine aura certainement moins de chances de se mettre en colère.


                    • TALL 4 janvier 2008 11:15

                      A l’auteur

                      Ce que vous me donnez là, ce sont des arguments d’autorité > c’est exactement ce que vous faites dans votre article : « Robert Hare est le grand spécialiste mondial de la psychopathie »

                      Il y a une littérature scientifique abondante sur la psychopathie > il y en a encore + sur les petits hommes verts.

                      - Ce que vous dites ensuite montre juste que le profil appelé « psychopathe » est un ensemble de traits de caractère. Mais c’est la même chose pour les thèmes astrologiques.

                      Robert Hare écrit dans Without conscience que l’héritage génértique joue probablement un rôle important dans l’installation de ce trouble du comportement. > affirmation totalement gratuite et dénuée de tout fondement observationnel.

                      Bref, comme d’hab, c’est du nul pointé de chez nada. En plus, je vois bien que vous ne faites que citer des références sans maîtriser vous-même conceptuellement le problème.


                    • Bertrand 31 octobre 2009 11:51

                      Merci pour cette réaction que je soutiens à 100%.

                      Au pire, cet article risque de faire peur à certaines personnes qui peuvent se reconnaître sur certains points et se penser psychopathe. 

                      Arrêtons de donner du crédit à n’importe quel soi-disant scientifique à cause de son status de psychiatre. Avant c’étaient les prêtres, maintenant les psy.



                    • sunrise 19 janvier 2010 14:13

                      Mon fils (22 ans) est un psychopathe.

                      Mensonges, comportement parasitaire, vit dans le présent...violence dans la sphère familiale principalement...

                      Après des années de reflexions douloureuses et de recherches afin de « l’aider », beaucoup de lecture aussi , je suis parvenue à la conclusion suivante :

                      La psychopathie ne trouve pas son origine dans l’environnement. Elle est innée. L’environnement néfaste ne fera lui qu’amplifier et accelérer les symptomes d’agression physique.

                      Dès sa naissance il a reçu amour et affection. A l’entendre, il est carencé affectif depuis son enfance et n’a rien « eu ».

                      Des histoires, de la zizanie, la manipulation, le chantage, la médisance, le harcèlement pour obtenir ce qu’il veut, la destruction de ma réputation... voici ce que j’ai vécu depuis qu’il est né.

                      Son frère et sa soeur sont humains, éprouvent des sentiments qui ne sont pas feints. Nous savons qu’il est psychopathe et nous l’aimons encore dans les rares moments ou il n’est pas « caractériel » mais ne sommes pas dupes. Nous savons aussi a quel point il voit en nous le comblement de ses besoins et uniquement cela.

                      Ce qui me navre particulièrement c’est la résistance de « professionnels » psy à lâcher le discours freudien et à ne pas se former sur les nouvelles découvertes concernant les pervers narcissiques et les psychopathes. Des moutons vous dis-je ! A l’ère d’internet en plus !

                      L’école de pensée psychanalitique de ces gens là est totalement obsolète, et je retiens dans ma façon de vivre en société une chose essentielle : Les gens honnêtes et droits tiennent un discours clair et compréhensible, la vérité les intéresse. Lorsque le discours est confus ou bien hermétique ou inexistant ou rempli de lieux communs, il convient de s’interroger sur la valeur de la personne qui est en face...

                      Ce qui fait qu’aujourd’hui nous pouvons mettre en lumière la souffrance vécue auprès de psychopathes et internet facilite les recoupements de témoignages et de découvertes notamment celles de Robert Hare.


                    • La voix de la vie 31 mars 2012 00:08

                      Si au contraire : renseigne-toi sur les analyses scientifiques qui ont été effectuées sur les psychopathe : 

                      En effet la psychopathie est un syndrome physique détectable justement au scanner cérébrale. 

                      Il y a des preuves établies et visuelles du dysfonctionnement des cerveaux des psychopathes :

                      A savoir que au cours d’études sur ce type de déficients mentaux : 

                      Il est une expérience : 

                      On met un individu sain, normal , intelligent et un psychopathe : on passe leur cerveau au scanner cérébral : et on leur pause différentes questions, voir même ou leur fait entendre des mots différents évoquant des émotions : exemple : Jardin, Liberté , mère , amitié , viol , arbre, oiseau , gentillesse, chaise électrique, repas, oiseau, chien, amour , mensonge, fidélité, manipulation, etc...


                      Il se trouve que chez toutes les personnes normales ’ individus sain ’ : au scanner cérébral : les zones du cerveau du language se mette à fonctionner ainsi que différentes zones : qui réagissent : celles des émotions, des sensations,des ressentis qu’évoquent les mots : selon des mots à l’évocation ’agréable’ : une zone déclenche des réactions ; et une différente à l’évocation d’un mot qui traduit quelque-chose de désagréable ...

                      Le scanner cérébrale des cerveaux des spécimens à déficiences mentales dites ’psychopathie’ : est très différent des cerveaux des hommes sains : en effet au scanner : l’évocation des différents mots ne fait aucunement réagir les zones des émotions : seule la zone du cerveau traitant les fonctions du langage agit : l’individu comprend le mot mais les mots n’évoquent chez lui aucune compréhension émotionnelle , c’est une compréhension froide, antipathique , comme on lierait un dictionnaire ...  Il n’y a pas plus de réaction sur le mot ’amour’ que sur le mot ’viol’ par exemple ...

                      Le psychopathe est donc, et cela est prouvé scientifiquement et visuellement par cette étude : un handicapé des émotions humaines. D’où son comportement inadapté, mensongé, manipulateur, pervers, profiteur ... 

                      Comme il ne se plie pas à des expériences telles que ’pleurer sincèrement’ sa tristesse, avoir du chagrin pour l’autre, comprendre la joie, l’amour : provoquer la joie , l’amour... Et qu’il décèle chez les autres cette fragilité : les autres pleurent , ont des facultés émotionnelles : perçurent pour lui comme des faiblesses :: LUI EST BIEN AU-DESSUS DE TOUT çA . Il se sent donc supérieur à tous, : ces hommes qui font des scènes passionnées, qui sont trop ’émotifs’ à son gout , c’est incompréhensible , ça l’agace ?? Il les imite pour passer pour normal , et dans le but d’obtenir une récompense , une reconnaissance... C’est un acteur né.  

                      Ce défaut de savoir ce qui se passe dans les émotions humaines : ( et qui nous occupe beaucoup de notre temps ) : le psychopathe ne perd pas de temps pour cela : être heureux, ressentir cet amour, ce chagrin cette émotion... Donc il a tout son temps pour mettre en place des stratégies d’action , des scénarios , des ’expériences’ sur ces ’cobayes ’humains dont il se sait différent et qu’il domine, utilise, asservit ... 

                      Le psychopathe est resté bloqué au stade du nourriçon quand il ’pleure ’ : il provoque l’attention ce qui se traduit par l’arrivée du biberon dont il a besoin . Plus il joue de son caprice , mieux il est compris ... Sourire lui apporte carresse câlin, récompense d’ordre apaisement physique , sexuel, apaisement ... 

                      Les parents sont instrumentalisés par le nourriçon, qui plus tard aime ses parents , ressent des émotions pour et avec eux ... 

                      Le psychopathe , lui , reste au stage du nourriçon : il continue d’instrumentaliser ses parents, puis le reste de sa famille puis tout le monde ... Par ce défaut d’empathie et de sincérité ( la sincérité d’un discours d’une personne ne peux venir que du vécu émotif de son émetteur : Le psychopathe dénué d’émotion déballe des phrases toutes faites apprises en écoutant les autres parler : c’est un copieur , un voleur , il s’approprie les langages des autres , tel un caméléon pour servir ces propres petits besoins physiques, son propre égocentrisme , rien de plus . 

                      Il n’y a pas d’échange , il n’a rien à ’partager’ ... 

                      Il est le contraire de la figure protectrice, paternelle ou maternelle : il est le bébé : toujours en demande , toujours en manque, toujours dans le besoin que l’autre lui fournisse ce qu’il n’a pas, un miroir, de l’alimentation, de la chaleur , de la vie pour contrer son ennui, sa peur de la solitude, se sentir exister etc ... etc.... 

                      Et cela toute sa vie ... 

                      Ce qui en font des individus très dangereux pour les autres car ils ne pensent qu’à eux , et leurs besoins doivent être comblé par l’autre : leur ’objet’ très vite : ils sont impatients , donc facilement irrité , en colère silencieusement , à faire des plans sur la comètes , à prêter à l’autres des intentions négatives qu’il n’a pas ( parano ) ... Ils agissent par pulsion : doivent être satisfait très vite :: : comme un toxicomane ; la seringue doit arrivé très vite dès les premières plaintes du manque : tout comme l’arrivée du biberon arrivait très vite aux premiers pleurs ...

                      Ce sont des asociaux, des solitaires , qui n’apparaissent aux autres que par nécessité . Et demeurent secret à tous , dénigrent sans en avoir l’air , dévalorise l’autre pour rehausser leur propre estime d’eux - même ... 

                      Sont donc lâche, manquent de courage , d’investissement dans les projets des autres....

                      Peuvent alors par intelligence, trouver un intérêt intellectuel à faire souffrir l’autre ’ différent’ , sans être pris , un intérêt basé sur leur mégalomanie : je suis puissant , rien ne peux m’atteindre . 

                      Le psychopathe est privé de conscience, tout en ignorant pas, les ’concepts’ de Bien et de Mal qui restent abstrait pour lui : pas de culpabilité mais un sens inné du ’’ bien être en société’’ ’’ être discret’’ : savoir comment et où se comporter de telle manière , comment et où et avec qui retourner sa veste ... 

                      Voilà comment ils arrivent , pour les plus dérangés d’entre eux, les moins ’chanceux’ , les plus ’pulsionnels’  à perpétrer des crimes , laissés non punit , sans éveiller les soupçons qu’une culpabilité pourrait transparaitre dans leur personnalité : sans remords, sans en être touché ... Au contraire leurs crimes leur procure le moyen de se sentir plus intelligents que les autres , plus rusés, plus supérieur : comparable à Dieu tout puissant ... Il peuvent continuer à se rendre à leur travail sans que leur comportement n’éveille l’attention ... et rester les même : même le lendemain d’avoir assassiné, ou violé une jeune fille laissée pour morte ...  


                      Cette attitude fait qu’ils ne sont pas soupçonnés : car on pense qu’un meurtrier ayant commis l’irréparable, serait tout -à- coup changé , malade, absent au travail , dépressif , stressé ... pris de remord etc...  

                      Le psychopathe ne fait pas de déballage d’émotions superflues car il n’en a pas . Ce qui fait qu’il est adapté à l’entreprise et le monde de l’entreprise l’interresse plus que tout car il peux manipuler autours de lui ... Il y a beaucoup à dire de la psychopathie : Cette maladie mentale est présente chez 1% de la population : Ces individus sont des asociaux, ils sont vides, n’ont pas de personnalité propre, que des masques différents ... dont ils usent et abusent comme des animaux...  En bouddhisme : ce serait des gens bloqués toute leur existence dans l’état de vie d’animalité . 

                      Ils créent des conflits partout où ils vont .


                      Il finissent en prison, en hôpital psychiatrique ou se suicident ... leur disparition entrainant un soulagement plus qu’autre chose ...  

                    • Tall 31 mars 2012 00:19

                      une chance que la connerie ne se détecte pas au scanner, j’en connais qui feraient exploser l’appareil


                    • Ahnzel 6 novembre 2013 23:57

                       La plupart des gens n’ont aucune formation épistémologique et ceux qui en ont une sont rarement capable d’être profondément rigoureux. Ce qui laisse une autoroute aux théories biaisées, orientées et tout simplement fausse.

                      « Salut j’ai vu un docu à la tv ils ont passé des gens dans scanner whoo c’est très scientifique tout ça, ca doit être vrai. »

                      Outre le fait que les américains ont une forte tendance à faire la confusion entre science et scientisme, il y a pas besoin d’être un génie (j’espère) pour remarquer que, de base, les méthodes employée sont profondément biaisée et partent de présupposer culturels. D’une part les zones qui s’allume ne sont que hypothétiquement des zones liées aux émotions. D’autre part tout le monde ne réagis pas de la même manière et le fait d’être dans un laboratoire sous scanner a de très forte probabilités d’influencer l’état d’esprit des sujets et donc de l’authenticité de leurs réactions.
                      Dernier point, les situations qui sont sensées déclencher des émotions chez les sujets, outre le fait qu’elles sont totalement factices et artificielles, partent d’un présupposer culturel du chercheur relatif à ce qu’il considère comme pouvant déclencher des réactions émotionnelles ou non.


                    • 3 janvier 2008 10:53

                      Excellent article, à ajouter un chapitre à ceux sur le dictateur... parus ici. One voit pas plus de qui on parle, il semble. Mais la maladie semble bien présente...


                      • 3 janvier 2008 11:07

                        Euh , à l’auteur : pensez-vous qu’on puisse relier votre maladie à une activité monomaniaque, genre philatélie ?


                        • saint_sebastien saint_sebastien 3 janvier 2008 11:15

                          Le terme « psychopathe » tout court n’est il pas un abus de language ? ne devrions nous pas dire « tueur psychopathe » plutôt ? car le psychopathe n’est pas automatiquement un tueurs fou.


                          • saint_sebastien saint_sebastien 3 janvier 2008 11:18

                            A excusez moi , je n’avais pas comprit que votre article parlait de Sarkosy smiley


                          • ROBERT Jean-Claude 3 janvier 2008 11:30

                            Pourquoi votre article de vulgarisation est-il intéressant ? Parce qu’il devrait permettre à vos lecteurs de s’interroger sur eux-mêmes avant de s’interroger sur les autres. Encore faut-il qu’il y ait une démarche sincère dans l’introspection, et beaucoup de courage pour rechercher et examiner de bonne foi les points de vue qui diffèrent des nôtres. Au delà, une triste réalité est annoncée : dans les seules vingts prochaines années à venir, l’incapacité à comprendre et à s’adapter à une nouvelle vie sociale génèrera une fulgurante augmentation des psychopathes ou névropathes dans toutes les pays développés - on parle de 40% de la population globale. Qui s’interroge sur l’avenir de la démocratie ? Bonne année à tous !


                            • sunrise 19 janvier 2010 14:30

                              Moi ! j’y pense à la démocratie et je pense comme vous que les psychopathes vont se multiplier dans ce bon terreau


                            • 3 janvier 2008 13:05

                              Les plus grands psychopathes se retrouvent dans les hémicycles et les ministères. Ce qui fait leur force c’est que c’est eux qui font la justice et que leurs victimes sont presque toujours consentantes. Faites des recherches sur la ponérologie politique : http://quantumfuture.net/fr/article-lkj-ponerologie01.htm


                              • JL JL 3 janvier 2008 13:15

                                Névrosés, psychopathes, névropathes et psychotiques.

                                Pour s’y retrouver un minimum lorsqu’on emploie ces mots, il y a deux distinctions incontournables à faire : une distinction qualitative entre névroses et pyschoses, et une distinction quantitative entre affection et pathologie.

                                Faute de quoi on est dans l’imprécision ou le flou. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’il suffit de cela pour être pertinent. smiley


                                • maxim maxim 3 janvier 2008 14:07

                                  on l’est tous un peu à un moment ou un autre de nos existences dans tout ce que vous décrivez ...non ???

                                  c’est comme lorsque qu’on lit un livre de médecine ,on se trouve les symptômes de toutes les maladies ...

                                  qui n’a pas baratiné dans sa vie ,ne serait ce que pour séduire ,obtenir un avantage quelconque ,qui est vraiment parfait et clean ?

                                  de même en politique ( parce que l’on vous voit venir avec vos gros sabots ) en politique donc,ne faut il pas être un peu Psychopathe pour réussir et pour exercer dans une fonction où il ne faut aucun sentiment ,surtout pour ces plus hautes fonctions .

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