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Accueil du site > Actualités > Société > Pour des tickets de rationnement de viande !

Pour des tickets de rationnement de viande !

Faute de pouvoir légitimement demander plus, un semi-végétarisme qui n’exclut que la viande de mammifère mais accepte certains poissons et parfois la volaille doit pour le moins remplacer la surconsommation de viande dont fait preuve le mode de vie à l’Occidentale. Cette dynamique s’inscrit dans une incitation générale à la frugalité, c'est-à-dire à la recherche d’une certaine simplicité et une moindre empreinte écologique. Il est urgent de considérer le mangeur quotidien de viande comme un drogué, de lutter contre ce type d’overdose, d’ouvrir des centres de désintoxication pour humains carnivores. Laisser ce type d’individus en totale liberté constitue un grave manquement à l’intérêt général. L’instauration de tickets hebdomadaires ou mensuels, notamment de viande, voire de produits laitiers, doit être votée. Au mieux, boucheries et restaurants spécialisés devraient être fermés dans les plus brefs délais. C’est l’un des efforts de guerre qui doit être demandé aux pays les plus nantis et que l’on dit en crise… écosystémique.

Plaidoyer pour un certain végétarisme

Aucun aliment n’est indispensable, seuls les nutriments le sont et l’équilibre alimentaire résulte d’un régime diversifié. Question de bon sens et non d’addiction. Un B.A.BA d’anatomie comparative nous enseigne que le régime alimentaire naturel des hominidés est du type omnivore et la nature de ses mâchoires tend à prouver que le régime carnivore n’est que très subsidiaire. Se nourrir trop souvent de viande serait donc une dérive gourmande, contre-nature, qui plus est contre-indiqué pour la santé. Les vrais carnivores sont en effet pourvus de longues dents acérées et pointues, de grandes canines et de griffes pour leur permettre de déchiqueter la chair de leurs proies. Notre main est conçue pour la cueillette des fruits et des légumes et non pour extirper les entrailles d’une carcasse animale. La mâchoire des carnivores se meut de bas en haut pour déchiqueter et mordre la viande, tandis que celle humaine se déplace latéralement pour broyer. La salive des carnivores contient un acide nécessaire à la digestion des protéines animales et se trouve dépourvue de ptyaline, une enzyme qui permet la digestion des amidons. Tout au contraire, la salive humaine est alcaline et contient de la ptyaline. Bien d’autres traits morphologiques et physiologiques nous séparent des carnivores et attestent de notre régime omnivore à tendance plutôt végétarienne. Selon la grande majorité des nutritionnistes, le régime végétarien, excluant viande et poisson mais acceptant le lait et les œufs (lacto-ovovégétarisme), ne pose aucun problème. La situation serait plus problématique pour les végétaliens stricts qui risquent carence ou déficience, mais le sujet relève du militantisme et prête au débat. Au lieu de considérer d’abord les éventuels écueils du végétarisme (absence de certaines vitamines, de calcium, de fer..), le nouveau paradigme consiste à mettre l’accent sur ses aspects bénéfiques, dont la présence de fibres alimentaires et de micro-constituants à pouvoir antioxydant. Favoriser la consommation des fruits et des légumes va dans ce sens et prévient contre les irréfutables effets délétères des excès de lipides saturés et souvent de sel fournis par les produits animaux. Le régime viandard déviant induit les maladies coronariennes, l’hypercholestérolémie, les accidents vasculaires cérébraux et certains cancers. Reste qu’un régime végétarien doit être bio pour ne pas succomber aux résidus avérés de pesticides dont les fruits et les légumes sont dangereusement gorgés. Enfin, il faut préciser que le végétarisme choisi en connaissance de cause et bénéficiant d’une diversité, ne peut être confondu avec celui imposé dont sont contraints les deux tiers de l’humanité et qui mène à des carences nutritionnelles graves.

Sans le moindre état d’âme à l’égard de la condition faite aux animaux, le rayon boucherie de nos hypermarchés poursuit imparablement la quête de sa pierre philosophale, de sa poule aurifère, qui doit être quelque chose comme le porc à quinze côtes, la truie à trois portées, la vache à engendrer deux veaux… Les majors boulimiques de l’agro-industrie ont déjà enfanté du poulet sans plumes, comme de la plante sans semence, sans que l’absurdité de leurs objectifs ne pose un quelconque problème sociétal. Le consommateur est conditionné à penser que c’est pour son bien, voire mieux, pour nourrir la faim dans le monde. Maintenant qu’il suffit de transplanter un gène de la chose dans la bête, leurs labos ne vont pas se gêner pour ajouter du filet ou retirer des pattes. La consommation de la viande et du lait est partout en hausse. Depuis un demi-siècle, la production mondiale de viande est passée de 44 millions à plus de 220 millions de tonnes. 1,8 milliard de moutons et de chèvres, 13,5 milliards de poulets, 1,3 milliard de bovins et l milliard de cochons sont destinés à nos assiettes. Les États-Unis transforment chaque jour 1.000 tonnes de viande de bœuf en hamburgers, et chaque citoyen Nord-américain dévore durant sa vie 9 bœufs de 500 kg. Un Français mange 100 kg de viande par an, trois fois plus qu’il y a un demi-siècle. Aux États-Unis, 70 % des céréales sont destinés aux animaux d'élevage, contre seulement 2 % en Inde. Dans un parc d'engraissement américain de 37.000 bovins, 25 tonnes de maïs sont distribuées chaque heure. 90 % des cultures de soja, dévoreuses d’écosystèmes majeurs, vont aux animaux d'élevage pour la grande bouffe occidentale. Pour satisfaire à la demande, entre 1977 et 1980, le Brésil a augmenté de 400 % ses exportations de soja. Simultanément, 38 millions d’habitants étaient sous-alimentés et 10.000 petits Brésiliens mouraient de faim. Il faut 7 kg de céréales et 10.000 litres d’eau douce pour produire un seul kilogramme de bœuf. Le bétail européen mange autant de céréales que les populations de l'Inde et de la Chine réunies

Un consommateur humain qui passe au tout végétal, ne serait-ce qu’une fois par semaine, fait montre d’une solidarité planétaire de l’ordre de 5.000 litres d’eau par an. Le choix du mode alimentaire est donc déterminant dans la valeur de l’empreinte écologique de chacun. Si toutes les céréales utilisées pour le bétail américain étaient consommées directement, elles nourriraient 800 millions d'humains. En l985, pendant la famine en Éthiopie, le pays exportait des céréales pour le bétail anglais. Même au Sénégal, la culture d’arachide pour le bétail se fait aux dépens de cultures vivrières pour la famille, et en Thaïlande la production de manioc est exportée pour les élevages occidentaux. La production carnée est au premier rang des causes du détournement calorique planétaire : 500 calories d'énergie alimentaire issues d’un steak d’un demi-kilogramme demandent 20.000 calories de carburant fossile à produire. Les voilà les chiffres de la gabegie ! Dans le système Nord-américain, la moitié de l’eau dont la majeure partie est non-renouvelable, est dilapidée au profit de l’arrosage d’une agriculture servant à la nourriture des animaux d’élevage. La pollution des eaux, dont celle de nature pesticidaire, est en grande partie le fait des rejets de l’élevage productif. C’est aux méfaits de l’élevage qu’il faut attribuer 85 % de l’érosion de la fertilité des sols (déboisement, création de déserts agraires, désertification), et 20 % de l’augmentation de l’effet de serre causé par le méthane, gaz largement produit par les vaches que nous mangeons. On saccage 17 mètre carrés de forêt tropicale, abritant une phytomasse de 75 kg de plantes vasculaires et de vie animale, pour produire un steak haché de bœuf, chiffre évalué pour l’Amérique centrale. 200 millions d’hectares de forêts tropicales ont été rasés depuis 50 ans pour faire place à des pâturages d’engraissement ou à des fermes « modèles » de bovidés. En attendant d’amputer ce qui reste au profit des agrocarburants de première génération, nous transformons déjà des forêts en hamburgers tout en participant au réchauffement du globe. Le conducteur-carnivore est vraiment le vampire numéro un de la planète : honte à la sainte famille qui prend sa voiture pour aller se goinfrer de grillades au restaurant du coin ! Outre le fait qu’une alimentation végétarienne réduit le risque de mort par attaque cardiaque de 50 à 4 %, et divise par trois le risque de cancer du sein et des ovaires, on sait bien que l’exploitation des animaux par la boucherie est aussi l’une des grandes causes de la faim dans le monde.

L’élevage en batterie entre dans les pratiques les plus ignominieuses de notre humanité. Poules, dindes, cochons, bovidés sont industriellement torturés au nom du profit maximal. La vie faite à nos frères mammifères les cochons et les bovidés est invivable, mais l’immense majorité du milliard et demi d’animaux mangés en France sont des volailles. L’existence de 90 % de ces oiseaux qui se déroule en batterie sous lumière permanente est un supplice. La poule de ferme, aux œufs d’or bio, ne court plus les poulaillers. Mais la morale est que ce mauvais traitement retombe sur la santé de ceux qui consomment cette chair pétrie de souffrances et de poisons. Bon an, mal an, l'Union européenne produit plus de 200 millions de porcs. 90 % de ceux-ci subissent le triste sort de la détention à vie, confinés dans un espace de 0,66 mètre pour un animal de 100 kg, traitement réservé à un saucisson vivant, rien de plus. Après son insémination, la truie est placée pour trois mois dans une stalle individuelle en pleine obscurité, où elle est détenue sanglée, sans pouvoir ni se lever, ni se coucher, afin de permettre des économies de nourriture. Peu avant la naissance de ses porcelets, elle est placée en immobilisation forcée dans une cage de mise-bas, où ses petits pourront téter à loisir. Les instincts maternels de la mère sont déniés, elle ne peut pas confectionner un nid pour sa mise-bas, ni approcher ses petits. Entre les administrations d’anxiolytiques et d’antibiotiques, mordre les barreaux reste sa seule compensation pour survivre à ce stress. Les porcelets ont la queue et les dents coupées sans anesthésie, les mâles sont castrés à vif. Ils sont sevrés précocement afin que la truie recommence sans plus attendre un nouveau cycle. Ils sont ensuite placés dans l'obscurité sur un sol en claire-voie (déformations, nécroses des pattes) pour être engraissés d'aliments composés de céréales, de farines animales et d’antibiotiques, un cocktail d’accélérateurs de croissance. Pour augmenter les portées et stabiliser les cycles de fécondité, les femelles sont traitées aux hormones et aux stéroïdes. L’odyssée du transport vers l'abattoir a généralement lieu de nuit et les porcs ne verront jamais la lumière du jour. Incapables de se mouvoir, certaines truies sont treuillées dans le camion. Leur chair meurtrie n’est déjà plus que rillettes ou saucisson.

En France, plus de la moitié des émissions de méthane provenant des activités anthropiques proviennent de l’élevage du bétail. Les ruminants produisent, par éructation de gaz provenant des fermentations microbiennes du rumen, d’énormes quantités de méthane, gaz à très fort pouvoir d’effet de serre. Ce même bétail induit l’émission de 40 % d’ammoniaque, cause prééminente des pluies acides. Les nuisances environnementales et les atteintes à la santé publique de telles entreprises nocives sont donc peu imaginables. Lorsqu’on découpe un bifteck ou une côte de porc dans notre écuelle cannibale, outre l’acte cruel que cela représente, il faut bien songer à l’égoïsme que cela implique envers les peuples défavorisés et à l’impact incommensurable stupidement accompli à l’égard de l’environnement terrestre. Les déjections porcines représentent 60 millions de litres de lisier (purin) déversés chaque jour en France, au nom du lobby agro-alimentaire. L’exemple breton donne la nausée. Avec seulement un Breton pour trois cochons, et donc presque 9 millions de porcs (60 % de la production française sur seulement 6 % de la surface agricole nationale) – auxquels il faut inclure 77 millions de volailles en batterie - la Bretagne est en deuil de ses eaux de sources et fait face à une permanente marée verte. Les nitrates issus du lisier ont infesté toute la péninsule, à tel point que l’eutrophisation irréversible des rivières et des nappes phréatiques est de l’ordre de 60 % et que les légumes de bien des secteurs sont désormais impropres à la consommation. C’est une pandémie organisée.

À la production de la viande s’ajoute celle laitière, intensive : l’exploitation du cheptel bovin est éthiquement inqualifiable. L'image de la vache - reine des près - paissant paisiblement dans la verte prairie et se laissant traire avec allégresse par l’aimable fermière toute rougeaude est un pur produit des « fils de pub » des agences et cache une bien affligeante réalité. Comme tout mammifère, notre brave vache a besoin de mettre bas une fois l’an. Il n’en est plus question ! Et si on laisse le veau téter, la vache va freiner la descente de son lait et nuire à la productivité. Le veau lui est donc retiré quelques jours après sa naissance. Les vaches sont très maternelles et le stress qui en résulte est incommensurable. Si le veau est une future génisse, elle ira rejoindre le bataillon d'autres vaches laitières. Sa première grossesse aura lieu à deux ans, puis elle sera à nouveau fécondée trois mois après chaque vêlage, par insémination artificielle dans 70 % des cas. Elle sera maintenue en lactation sept mois au minimum par an et l'éleveur continuera à la traire même pendant sa grossesse. Ce productivisme outrancier est si exténuant qu’il réduit le potentiel de longévité de l’animal, de vingt années à seulement cinq. C’est ainsi que les trois quarts de la viande bovine proviennent de vaches laitières sacrifiées pour causes de stérilité ou de rendements médiocres. Séquestrés dans des caissettes à claire-voie, les veaux à viande sont dans l'incapacité de se retourner, car tout exercice augmenterait leur développement musculaire, durcirait leur chair, et ralentirait leur prise de poids. La diarrhée, due à un régime inadapté mais savamment calculé pour leur causer une anémie donnant une chair blanche, rend les lattes glissantes, et les veaux tombent souvent, se blessant les pattes. C’est pourquoi à leur arrivée à l'abattoir, beaucoup d'entre eux ne peuvent à peine marcher. 50 % de la production d’antibiotiques vont aux animaux d'élevage, sont administrés par ingestion subthérapeutique et se retrouvent dans nos corps et dans les sols. Pour « faire » un veau de boucherie, il faut donc : le priver de sa quantité suffisante de lait maternel, le transporter à l’encan par camion dès son plus jeune âge, le faire vivre au voisinage d'animaux malades et mourants, le vendre à des usines où, enchaîné à vie dans un cageot individuel de quelque 60 cm de large, on lui ôtera toute faculté de marcher, de s’allonger, de s'ébrouer et de jouer, le maintenir à l'obscurité pour diminuer son agitation, le priver de litière, le nourrir par des surplus de lait écrémé gouvernemental, lui supprimer toute nourriture solide, le rendre anémique, l’infester de maladies respiratoires et intestinales.

En renonçant au régime carné, ou en reléguant la viande à une consommation très secondaire, voire occasionnelle, il s’agit tant de mettre un terme aux affres environnementaux du pâturage intensif, que de soulager considérablement la faim dans les pays exploités, d’assurer aux pays exploiteurs une alimentation moins pathogène et dégénérative, d’établir un rapport moins barbare entre les animaux éleveurs que nous sommes et les animaux élevés, lesquels le sont très généralement dans des conditions abominables. L’effet dissuasif que l’on pouvait espérer de la vache folle, véritable effet boomerang de nos viles exactions, n’a duré qu’un temps. Attendons donc la prochaine et méritée volée de bois vert pour nous lamenter sur des méfaits qui ne sont que bel et bien mérités.

Il y a 2.000 ans, Jésus et les thérapeutes esséniens nous mettaient déjà en garde contre les risques de l’alimentation carnée et de l’attitude irrespectueuse qu’elle génère envers ce que nous nommons les animaux, voire les bêtes : « La vie a été donnée à tous par Dieu, et, ce que Dieu a donné, il n’appartient pas à l’homme de le reprendre. Car je vous le dis, en vérité, c’est d’une mère unique que procède tout ce qui vit sur Terre. Voilà pourquoi celui qui tue, tue son frère. Or, de cet homme criminel, la Mère la Terre s’en détournera (...) et la chair des animaux abattus deviendra pour son corps son propre tombeau. Car celui qui tue, se tue lui-même et celui qui mange la chair des animaux abattus, mange le corps de mort (...) Ne tuez pas et ne mangez jamais la chair de vos innocentes victimes si vous ne voulez pas devenir les esclaves de Satan. Car voilà le chemin de la souffrance et de la maladie, qui conduit à la mort. » (Jésus-Christ, L’Évangile de la Paix, par le disciple Jean). Les pythagoriciens de la Grèce antique étaient végétariens. Ces références pourraient faire des émules : Platon, Socrate, Diogène, Aristote, Sénèque et Plutarque à la même période, Bouddha, Hippocrate et Pythagore cinq siècles auparavant.

Quand on médite sur le fait que l’élaboration d’une seule protéine animale demande sept protéines végétales, l’impact du régime carnivore erroné de l’espèce humaine s’avère considérable et déplorable pour l’équilibre mondial. Ces quelques chiffres qui circulent sur Internet et qui sont peut-être approximatifs en disent long : plus de la moitié de l’eau potable des États-Unis est destinée au bétail ; sur un demi-hectare de terre cultivable, on peut produire soit 70 kg de bœuf, soit 10.000 kg de pommes de terre ; de 7 à 16 kg de céréales ou de produits végétaux sont requis pour produire un seul kilogramme de viande ; il faut 30.000 à 60.000 litres d’eau pour faire 1 kg de viande de bœuf, et seulement 800 litres d’eau pour 1 kilogramme de blé ; la moitié des récoltes alimentaires mondiales sont mangées par le bétail ; 64 % des terres cultivables de notre planète servent à la production de viande (pâturage et fourrage) ; un « Multi Dommage » (comme Mc Donald…) s’ouvre toutes les 17 heures dans le monde, ce qui engendre la désertification de 125 km2 par jour de forêt humide ; comme il faut 5 kilogramme de poissons pour produire 1 kilogramme de farine, et qu’il faudra 5 kilogramme de cette farine pour qu’un bœuf ou un porc produise 1 kilogramme de viande, ce sont donc 25 kg de poissons qui ne servent qu’à la production d’un seul kilogramme de viande ! La consommation annuelle mondiale d’engrais de synthèse est passée de 7 millions de tonnes en 1945 à 53 millions de tonnes en 1968, et atteint 150 millions de tonnes aujourd’hui ; 500 types de pesticides sont employés dans l’agriculture industrielle, soit 1,5 à 2 tonnes par habitant, par culture et par an, en Europe ; en 1997, la quantité d’antibiotiques vétérinaires utilisée dans l’Union européenne s’est élevée à plus de 10.000 tonnes ; un panel de plus de quatre-vingt produits différents peuvent être injectés aux cochons modernes durant leur élevage ; les producteurs canadiens de volailles, de porcs, de bovins et de poissons utilisent plus de 20.000 tonnes d’antibiotiques par an en injections, ou incorporées à la moulée ; 80 % des animaux élevés en batterie sont malades ; une trentaine d’hectares de forêts sont détruites chaque minute ; 300 tonnes d’humus disparaissent chaque minute ; plus des trois quarts des terres arables qui existaient lorsque les Européens colonisèrent l’Amérique, ont déjà disparu ; les excréments de bétail représentent 110 tonnes par seconde pour les Etats-Unis et l’Europe, où cela entraîne 50 % de toute la pollution des nappes phréatiques ; le bétail des pays riches mange autant de céréales que les Indiens et les Chinois réunis ; un bœuf fournit 200 kg de viande, soit 1.500 repas. Les céréales qu’il a mangées auraient pu servir 18.000 repas ; la consommation carnée utilise 60 % des réserves d’eau mondiale ; il faut 400 litres d’eau à l’heure, 24 sur 24 h, pour faire face aux besoins alimentaires d’une seule personne carnivore ; plus de 50 millions d’enfants meurent de faim chaque année ; un Américain sur trois et un Français sur quatre sont obèses ; 71 % des graisses et protéines qui sont consommées en France sont d’origine animale ; pour fournir 50 kg de protéines, un animal a dû consommer au minimum 800 kg de protéines végétales ; une pisciculture étasunienne de saumons de 8 ha occasionne autant de déchets qu’une ville de 100.000 habitants ; 120.000 tonnes de crevettes ont été produites ces cinq dernières années dans les régions marécageuses de Thaïlande, détruisant ainsi 800.000 tonnes d’autres espèces.

Pour un monde équitable, solidaire et durable, une sensibilisation massive s’impose pour la restriction progressive du régime carné, quelles que soient les conséquences pour les filières économiques concernées. Quand un mal est défini, on tente de l’éliminer, du moins de le contrôler. En cas contraire, c’est un contrat tacite d’ordre mafieux. Les mesures à édicter passent par la plus sévère taxation de tous les produits carnés. Il en va de même pour bien des espèces de poisson si l’on veut limiter la casse halieutique. Les ressources des mers sont pour la plupart au plus bas. Et je ne reviendrai pas ici sur la question empathique du « cri du poisson », car après tout un thon mérite tout autant le respect qu’un chien ou un poney, et les méthodes utilisées pour sa pêche sont des plus barbares.

La planète est exsangue, nous sommes en guerre, oui pour le retour du ticket de viande !

Manger de la viande rend malade :
http://www.dailymotion.com/video/x5tmqo_1-2-manger-de-la-viande-rend-malade_news
Carte d’alimentation et tickets de consommation (Seconde Guerre mondiale) :
http://www.zum.de/psm/france/carte.php
Rationnement :
http://www.nithart.com/fr39-45.htm

Documents joints à cet article

Pour des tickets de rationnement de viande ! Pour des tickets de rationnement de viande !

Moyenne des avis sur cet article :  3.1/5   (82 votes)




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140 réactions à cet article    


  • sinique sinique 4 janvier 2012 08:31

    Superbe article , très complet et très juste . Souhaitons que les viandards aient le courage et l’objectivité de le lire jusqu’au bout !

    Je suis lacto- végétarien depuis plus de 30 ans , en pleine forme et avec une activité soutenue . J’ai pu voir au cours de mes voyages le massacre de forêts entières pour planter de quoi nourrir le bétail ( on parle de parc à viande au Brésil !! ) .
    Le végétarisme est le PREMIER et URGENTISSIME acte citoyen de la planète ! 

    • Marc Viot Marc Viot 4 janvier 2012 09:03

      Et si vous deveniez végétarien ?

      c’est le moment des résolutions pour la nouvelle année et si vous vous lanciez ? 
      Pourquoi être végétarien ? Pour être en meilleure forme et santé générale, perdre du poids, prévenir le cancer, dépenser moins, améliorer les conditions de vie des animaux, résoudre la faim dans le monde, protéger l’environnement...

      • Mmarvinbear Mmarvinbear 5 janvier 2012 02:46

        Cela ne t’empêche pas de crever à la fin...

        Alors autant vivre de la façon qui nous plait plutôt que de finir neurasthénique, à se culpabiliser pour tout et pour rien.

        A ce rythme, vous allez finir par vous EXCUSER d’exister...


      • vegspirit vegspirit 18 août 2012 20:27

        @Mmarvinbear : la réponse de beauf dans toute sa splendeur, je vie comme je veux et je vous emmerde ...... quelle mentalité de con !


      • Marc Viot Marc Viot 4 janvier 2012 09:17

        Au fait, par ailleurs, je vous trouve beaucoup trop tolérant M Tarrier.

        Comme, il n’y a aucune raison que les vivants continue à faire l’objet d’une ségrégation et d’être traité comme des esclaves juste bon à nous alimenter, je plaide pour l’ ABOLITION DE LA VIANDE !


        • roro46 4 janvier 2012 09:45

          Insuffisant, allons plus loin : abolition des légumes aussi, qui sont... des êtres vivants (hé oui).


        • Marc Viot Marc Viot 4 janvier 2012 09:51

          Pourquoi pas, le jour où vous saurez vous nourrir d’air du temps.


          En attendant, sus aux légumes industrialisés !! ^^

        • foufouille foufouille 4 janvier 2012 16:11

          faut manger des pierres


        • Mmarvinbear Mmarvinbear 5 janvier 2012 02:48

          Avec ces fanatiques de la feuille de laitue, on y vient...


        • vegspirit vegspirit 18 août 2012 20:29

          Attention en continuant à bouffer de la viande vous risquez de devenir comme Mmarvinbear ..... ça fait peur ... en fait ce personnage est une bonne pub pour le végétarisme lol !!


        • Robert GIL ROBERT GIL 4 janvier 2012 09:21

           Entirement d’accord, d’ailleurs etre ecologiste, c’est prendre en compte le bien être animal, élever les animaux de ferme dans des espaces naturels, et refuser l’élevage intensif. Être écologiste c’est aussi réduire sa consommation de viande qui entraîne les déforestations et la culture intensive afin de nourrir l’animal au détriment de l’humain. Être écologiste c’est arrêter la surexploitation des océans et le bétonnage du littoral....lire ;
          http://2ccr.unblog.fr/2010/10/23/ecolo-ecolo/#more-37


          • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 4 janvier 2012 10:05

            99 % des gens qui mangent de la viande (et en mangent beaucoup trop) ne l’ont jamais choisi. Ils reproduisent passivement le modèle unique, parental et publicitaire. Ils croient qu’ils mangent « normalement » et ils sont incapables de dire pourquoi ils en mangent car ils n’y ont jamais réfléchi. Ils ne peuvent pas non plus dire pourquoi ils mangent du lièvre et pas du chat, du veau mais pas du chiot.  smiley


            99 % des végétariens ont choisi de l’être, en étudiant les implications diététiques, médicales, économiques, politiques, sociales, écologiques, sanitaires, éthiques, culturelles et gastronomiques de ce choix de vie.  smiley

            • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 4 janvier 2012 13:34

              Je comprends que vous n’avez reçu aucune culture gastronomique végétarienne et que par conséquent il vous est impossible de comparer, donc de faire un choix. Vous imaginez bien que les végétariens ne se contentent pas de manger les légumes qui « accompagnent » vos plats carnés ! C’est une tout autre culture du goût. De plus, le « goût » doit-il être absolument le seul critère de notre alimentation ?


            • vincem13 4 janvier 2012 17:06

              « De plus, le « goût » doit-il être absolument le seul critère de notre alimentation ? »

              « Oui, dans la mesure où c’est le goût qui introduit une distinction qualitative sensoriellement perceptible »...

              Tiens, vous venez de démontrer comment on arrive à faire bouffer de la merde aux gens... du moment que ça a bon goût (vive la chimie des colorants, additifs de texture et de saveurs) !

            • Marco07 4 janvier 2012 18:20

              vos pourcentages qui sortent de votre institution personnelle de pifométrie de sondage entourés d’affirmations me font doucement rire... 99% de quoi et d’où vous les sortez ?


              @Actias, vos j’aime pas ça ne justifient rien, vous voulez imposer vos goûts/choix ?
              Pas content ? Limitez vous à vos graines bios, moi je traîne au rayon charcuterie.

              Moi j’aime la viande et j’assume parfaitement, c’est un choix personnel et gustatif. J’ai déjà subi la dictature végétarienne familiale (du jour au lendemain à cause d’un membre de la famille qui s’est fait embarqué dans la mouvance végétarienne a imposé son choix à toute la famille, on était 5 à s’être fait lésé par ce choix non partagé), aujourd’hui je mange régulièrement de la viande et pour avoir subit l’intolérance alimentaires d’extrémistes végétariens, je sais que je n’imposerais pas, ni me laisserais imposer un régime spécifique qui ne me plaît pas.

            • vegspirit vegspirit 18 août 2012 20:32

              @Marco07 : à vous lire on se demande bien qui sont les extrémistes ..........................


            • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 4 janvier 2012 10:13

              @Roro : « des légumes aussi, qui sont... des êtres vivants (hé oui) ». Tout ce qui est vivant n’est pas doté de la sensibilité individuelle qui caractérise des animaux tels que les mammifères. Ou bien montrez-nous le système nerveux de la carotte qui lui permet de souffrir quand on l’épluche.


              • Constant danslayreur 4 janvier 2012 10:54

                Et la mémoire de l’eau, hein ? Moi je dis que pour avoir de la mémoire, il faut être vivant... au moins hein !

                Alors qu’ils arrêtent de boire de l’eau ces cons là, leurs propres paroles devraient largement les désaltérer  smiley


              • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 4 janvier 2012 13:36

                Voilà bien les paroles insipides d’un buveur d’eau ! Nous buvons quant à nous le sang de la vigne, et sans être des vampires !  smiley


              • Constant danslayreur 4 janvier 2012 13:57

                Nul n’est parfait, je vous pardonne mon fils smiley

                Cela dit, la vigne elle c’est bien de l’eau qu’elle boit cette vilaine, au mépris de toute la faune monocellulaire qu’elle peut contenir, bref roulement de tambour... au mépris de la vie, ta taaaaa
                 
                Alors bibi il dit que pour sauver les protozoaires contenant tout l’essentiel des indispensabletés de maman la terre, la vigne ne boira plus qu’avec un ticket de rationnement.

                J’ai parlé.

                PS : Par curiosité, combien coûte en France la tranche de filet de Paramécie ?


              • Constant danslayreur 4 janvier 2012 14:04

                Et l’eau ce n’est pas insipide Môssieu, fades fadaises et billevesées sornettiques


              • roro46 4 janvier 2012 21:08

                @Roro : « des légumes aussi, qui sont... des êtres vivants (hé oui) ». Tout ce qui est vivant n’est pas doté de la sensibilité individuelle qui caractérise des animaux tels que les mammifères. Ou bien montrez-nous le système nerveux de la carotte qui lui permet de souffrir quand on l’épluche.

                Il me semble difficile de vous le prouver (je ne suis pas DU TOUT SCIENTIFIQUE), comme il me semble difficile que vous me prouviez le contraire.

                En outre, j’ai simplement indiqué que les plantes étaient des êtres vivant. Rien de mieux ni de moins.

                La lionne est elle sensible à la souffrance de la gazelle lorsque qu’elle bouffe la gazelle... ?
                Si non, alors elle n’est pas certes pas dotée du même sens que nous... Donc on peut la bouffer ! smiley

                Il me semble cependant qu’il existe des pistes menant à penser que les plantes ont une sensibilité...
                Un système nerveux ?? Vous sous-entendez un système nerveux identique aux animaux, sans doute...
                Mais c’est une plante, pourquoi aurait-elle un système nerveux identique à celui des animaux ??

                Il y a une telle diversité dans les forme de vie que, bien qu’étant incapable de le prouvez - et pour cause, je suis loin d’être un scientifique - je suis tout à fait prêt à accepter l’idée que les végétaux soient sensibles...
                Je pense qu’on connait tellement peu le vivant qu’on est probablement loin d’imaginer toutes les directions qu’il a pu prendre.

                J’espère que vous n’envisager pas de rationner la dose carnée des autres animaux... les carnivores ne vont pas être d’accord je crois...

                Pour terminer je précise que je ne mange que très rarement de la viande - par écologisme mais aussi par goût...
                Je trouve qu’utiliser l’argument que les plantes « ne seraient pas sensibles » est complètment décalé du « pourquoi qui mange quoi »

                bref.....


              • Mmarvinbear Mmarvinbear 5 janvier 2012 02:56

                Doit-on ne considérer que la souffrance ? Une salade ne cherche t-elle pas à se préserver des limaces ? Pourtant elle n’a pas de cerveau, mais elle demeure une proie...

                Certains arbres dégagent des phéromones pour alerter leurs congénères quand ils sont la proie de chenilles, et les arbres alentours se mettent à secréter une enzyme qui rend leurs feuilles immangeables pour les insectes.

                Allez-vous faire la leçon aux chenilles et les pousser à sucer des minéraux ?

                Les végétariens me font rire et me consterne en même temps. Ils « oublient » la notion de chaîne alimentaire, ou l’occultent, la nient parfois.

                Et ensuite, ils menacent de façon plus ou moins voilée ceux qui ne veulent pas les suivre...

                Quand même, on veut nous IMPOSER une DICTATURE pour une simple question d’assiette et de contenu !

                A quand Dachau pour ceux qui veulent se taper une entrecôte-frites ?


              • vegspirit vegspirit 18 août 2012 20:34

                @Mmarvinbear : si vous pouviez tenter de placer trois mots sans insulter les gens cela serait il trop vous demander ? .................... bon ok j’ai bien peur que oui !!!


              • interlibre 4 janvier 2012 10:35

                Puisqu’on en parle en ce moment, une vrai « TVA sociale » serait de taxer à 30% ou plus les produits nuisibles pour l’environnement et la santé comme la viande, les saloperies à base d’huile de palme ou de glutamate, les produits qui font 5 fois le tour du monde avant d’être vendus...


                • Marco07 4 janvier 2012 15:39

                  Et 90% sur les graines de soja qui ont fait 51 morts récemment.


                  Sans blagues.

                • interlibre 4 janvier 2012 16:51
                  Si on asperge de merde un produit et qu’on le vend sans le laver forcement même un produit sain devient merdique. Il faut privilégier les comportements écologiques et qui protègent le consommateur et pas les économies qui provoquent catastrophes sanitaires ou écologiques.

                  On (pas tous a priori) a bien compris après des années de capitalisme sauvage que c’est pas en laissant faire la main invisible que nos enfants pourront mieux vivre. 
                  Au contraire, les catastrophes écologiques et sanitaires mondiales se multiplient sans que personne n’aille jamais en prison. On fait quoi ? On attends la catastrophe de trop ?

                • Constant danslayreur 4 janvier 2012 10:56

                  Spécial dédicace à l’auteur en sa qualité de compilation de maladies de riches à lui tout seul

                  Fais pas ci, fais pas ça
                  Viens ici, mets toi là
                  Attention prends pas froid
                  Ou sinon gare à toi
                  Mange ta soupe, allez, brosse toi les dents
                  Touche pas ça, fais dodo
                  Dis papa, dis maman
                  Fais pas ci fais pas ça
                  À dada prout prout cadet
                  À cheval sur mon bidet
                  Mets pas tes doigts dans le nez
                  Tu suces encore ton pouce
                  Qu’est-ce que t’as renversé
                  Ferme les yeux ouvre la bouche
                  Mange pas tes ongles vilain
                  Va te laver les mains
                  Ne traverse pas la rue
                  Sinon panpan tutu
                  Fais pas ci fais pas ça
                  À dada prout prout cadet
                  À cheval sur mon bidet
                  Laisse ton père travailler
                  Viens donc faire la vaisselle
                  Arrête de te chamailler
                  Réponds quand on t’appelle
                  Sois poli dis merci
                  à la dame laisse ta place
                  C’est l’heure d’aller au lit
                  Faut pas rater la classe
                  Fais pas ci fais pas ça
                  À dada prout prout cadet
                  À cheval sur mon bidet
                  Tu me fatigues je n’en peux plus
                  Dis bonjour dis bonsoir
                  Ne cours pas dans le couloir
                  Sinon panpan tutu
                  Fais pas ci fais pas ça
                  Viens ici ôte toi de là
                  Prends la porte sors d’ici
                  Écoute ce qu’on te dis
                  Fais pas ci fais pas ça
                  À dada prout prout cadet
                  À cheval sur mon bidet
                  Tête de mule tête de bois
                  Tu vas recevoir une beigne
                  Qu’est-ce que t’as fait de mon peigne
                  Je ne le dirai pas deux fois
                  Tu n’es qu’un bon à rien
                  Je le dis pour ton bien
                  Si tu ne fais rien de meilleur
                  Tu seras balayeur
                  Fais pas ci fais pas ça
                  À dada prout prout cadet
                  À cheval sur mon bidet
                  Vous en faites pas les gars
                  Vous en faites pas les gars
                  Moi aussi on m’a dit ça
                  Fais pas ci fais pas ça
                  Fais pas ci fais pas ça
                  Et j’en suis arrivé là
                  Et j’en suis arrivé là
                  Et j’en suis arrivé là
                  La la la
                  La la la
                  La la la
                  La la la la
                  La la la la
                  La la la la


                  • vegspirit vegspirit 18 août 2012 20:36

                    tant de lignes pour si peu ........................


                  • Marc Viot Marc Viot 4 janvier 2012 12:42

                    >Et ben dis donc, qu’est ce qu’Auschwitz ou Treblinka était…

                    Les conditions d’élevage sont une Shoa quotidienne, voir pire, les animaux y sont dès la naissance.

                    Les nazis au moins ne vous faisaient pas bouffer le cadavre des juifs torturés ...


                  • Marc Viot Marc Viot 4 janvier 2012 13:02

                    >Il s’agit tant de mettre un terme aux affres environnementaux du pâturage intensif… Pour les remplacer par des usines ? Par des gisements de gaz de Schistes ? Et ceux qui en vivent, on les rajoute au chômage ?

                    L’évangile du vegan dispensé gracieusement aux non sachants smiley
                    1 enfant meurt de faim toutes les 5 secondes,
                    10 millions de personnes meurent de faim chaque année.
                    923 millions souffrent de la faim dans le monde.
                    http://www.bread.org/

                    « L’action ayant le plus grand impact est de réduire votre consommation de viande ou de la stopper complètement. Vous créeriez alors un surplus de récoltes qui pourrait être utilisé pour nourrir les gens qui meurent de faim. »
                    Jens Holm (Membre suédois du Parlement Européen) lors du Forum européen « Nourrir le Monde en période de crise climatique » le 12 novembre 2008.

                    « La consommation de viande est une cause principale de la famine et de la malnutrition ». George Monbiot, un journaliste d’investigation non-végétarien explique comment chaque repas de viande enlève la nourriture de la bouche des plus pauvres.
                    Journal The Guardian / article « Why Vegans Were Right All Along, »

                    Au moins 80% des cultures mondiales de soja et plus de 50 % de tout le maïs est donné aux animaux d’élevage. http://www.pubmedcentral.nih.gov/

                    Plus de 70% des cultures céréalières produites dans les pays en voie de développement ou sous-développés sont exportées ou données aux animaux d’élevage.
                    http://www.pubmedcentral.nih.gov/

                    50% des terres arables du Tiers-Monde servent à nourrir “notre bétail” au lieu de nourrir les humains. Et 1/3 des terres arables mondiales sont utilisées pour produire des céréales destinées aux animaux.
                    http://www.un.org/

                    Un boeuf fournit 1500 repas alors que les céréales qu’il a consommé sa vie durant pourraient fournir 18 000 repas.
                    Arsitra.

                    Selon le Population Reference Bureau, un groupe de recherche basé à Washington
                    "Si tout le monde adoptait une alimentation végétarienne et que la nourriture n’était pas gaspillée, la production actuelle de nourriture pourrait nourrir 10 milliards de personnes, soit plus que la population mondiale en 2050”

                    http://www.vegplanete.com/speed.html


                  • jymb 4 janvier 2012 12:37

                    L’homme est omnivore. On apprenait ceci à l’école ( à l’époque ou l’on y apprenait encore quelque chose) L’excés en tout est nuisible. De temps en temps on s’afflige de la mort d’enfants en bas âge épuisés par des régimes outranciers et militants imposés par leur parents.
                     Finalement le principal problème est toujours le même, trop d’humains sur une planète non extensible. Quand aux conditions d’élevage, j’espère qu’un lecteur d’Avox agriculteur et /ou éleveur confirmera ou infirmera
                    L’auteur a au moins le courage d’avancer non masqué en exigeant une dictature


                    • Michel Tarrier Michel Tarrier 4 janvier 2012 12:44

                      Bien pires qu’une bienveillante « dictature » (ici mot obus) sont nos malveillantes, démagogiques et dictatoriales fausses démocraties...


                    • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 4 janvier 2012 13:40

                      L’homme étant omnivore peut choisir ce qu’il mange (humains, animaux, plantes) et il est responsable de ce choix, même quand il choisit de ne pas choisir. 


                    • Constant danslayreur 4 janvier 2012 12:52

                      Dites voir M. frugalité pour les autres option ascétisme, vous ne m’avez pas trop l’air d’un biafrais pâlichon et gringalet sur la photo me trompé-je, on dirait même que vous avez des couleurs, ainsi que ô stupeur... des joues.

                      Les farineux ?


                      • Ronald Thatcher rienafoutiste 4 janvier 2012 19:44

                        aucun vég dans le BTP ni dans la fonderie, ça doit vouloir dire quelque chose


                      • Ronald Thatcher rienafoutiste 4 janvier 2012 20:26

                        Presque tous !
                        Le veg c’est pour la petite tertiaire, les pubeux, les ronds de cuir, etc... mais aussi les pauvres par défaut !
                        dans le dur c’est des proteïnes animales tous les jours, autrement c’est l’épuisement et l’arrêt maladie. Ou bien le gars bosse à mi-temps.


                      • Ronald Thatcher rienafoutiste 4 janvier 2012 22:32

                        sur agoravox ?


                      • Constant danslayreur 5 janvier 2012 11:45

                        Feisthamelii

                        Apprenez à lire,

                        Je ne parle nulle part des légumes alors pourquoi vous sentir visé... (oui je sais elle est vache, mais c’est vous qui avez commencé smiley ).

                        Même l’auteur n’ose pas demander aux autres de se … convertir au végétatruc, il appelle par contre bien à la frugalité (c’est le mot qu’il emploie) et à rationner la bidoche de boucher (à l’émeri).

                        Votre dico préféré vous confirmera que frugalité a pour synonymes austérité, mesure, pondération etc, l’image mentale qui vient, est de suite l’appétit de moineau ... et c’est à cela que je fais allusion en parlant de pâleur et de joues ... heu ... un peu moins adolescentes, j’espère que vous percutez.

                        Alors prêcher la frugalité et s’offrir des régimes de fruits exotiques rares, chers et inaccessibles au commun, voire s’offrir en douce quelques libertés avec la règle (baaahhh après tout aucune tartine de caviar n’a été vue abattant une vache hein), j’appelle ça être faux derche et mes rares excès de protéines animales n’y sont pour rien smiley


                      • vegspirit vegspirit 18 août 2012 20:40

                        aucun veg dans le BTP .... lol .... elle me fait marrer celle là, la gueule de l’argument et le monsieur bien sur il a des stats la dessus .... merci pour ce moment de franche rigolade !!

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