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Accueil du site > Actualités > Société > Pour en finir avec la fête du travail !

Pour en finir avec la fête du travail !

Le 1er mai désormais, nous ne fêterons plus RIEN : c'est un revenu inconditionnel garanti et la fête permanente que nous voulons.

Prolétaires du monde entier, comme les enfants du film de Jean Vigo, montez sur les toits et jetez vos contrats de travail !

Que faites-vous ler mai ?

Entendez-vous souvent cette réponse : « Moi ?, je reste dans mon lit. Je refuse catégoriquement d'aller fêter le travail !  »

En effet, comment a-t-on pu – horreur ! - fêter le travail ? Pourquoi ce jour chômé fut-il tardivement dénommé fête du travail ? Ce sont pourtant les luttes et les victoires du mouvement ouvrier qu'il est nécessaire de fêter, et non pas les travailleurs ou le travail.

Mais, comme de nombreux faits historiques, cette fête est une construction idéologique, sociale, culturelle.

Pourtant à y bien regarder, de qui sert-elle les intérêts ?

Des Bienheureux patrons qui sont tout disposés à donner leur journée, leur jour férié à leurs employés, si... si c'est pour fêter le travail, car alors, ils sont sûrs, ces patrons, de voir revenir le lendemain tous ces fêtards sur leur lieu de travail. Ils sont loin les Saint Lundis quand les travailleurs faisaient ce que bon leur semblait au lieu d'aller au turbin, d'aller au chagrin !

N'est-il pas nécessaire aujourd'hui de remettre en cause cette construction, de sortir de cette instrumentalisation qui est faite du travail ?

Empruntons les pas de Paul Lafargue, de Gébé, de Gaston Lagaffe, d'Alexandre et d' Oblomov bienheureux adeptes de la position horizontale, pour abolir, supprimer le droit au travail.

 

Mise au travail...

Au long du XVIII°, le libéralisme économique connaît un essor et finalement, s'imposera à coup de lois. Rappelons-nous que, sous les États Généraux de 1789 organisés par la monarchie affaiblie, la bourgeoisie naissante et les nobles, ceux qui possèdent des biens, vont trembler. Un peu. Car, vite, très vite, ils vont s'organiser et se protéger : la propriété sera « sacrée », inviolable (article 17 de la – libérale - Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen). La propriété, base du capitalisme, se met en place. De plus, seuls les possédants pourront voter, et seuls les « imposables » pourront être éligibles ! De même, la Garde Nationale (surtout ses armes), ne sera accessible qu'aux actifs pouvant se payer l'uniforme obligatoire.

Ainsi, les classes dominantes et possédantes auront, et le pouvoir, et les armes.

Et l'égalité tant évoquée ? Bientôt l'assemblée constituante (1789-1791) s'en occupera, en donnant à tous... la liberté d'entreprendre et de travailler : les décrets d’Allarde des 2 et 17 mars 1791 posent le principe de la liberté du travail selon lequel « chaque homme est libre de travailler là où il le désire, et chaque employeur libre d’embaucher qui lui plaît grâce à la conclusion d’un contrat dont le contenu est librement déterminé par les intéressés. » Magnifique leurre. Devenant une marchandise, l'homme pourrait échapper à sa naissance, à ses origines, échapper à sa condition. Mais qui aujourd'hui se retourne de la servitude volontaire, quand les billets tgv à bas prix vous offrent chaque fin de semaine le dépaysement ?

Citoyen-nes, l'égalité vous est donnée : nous vous offrons la po-ssi-bi-li-té de vous enrichir !

Est-il nécessaire d'ajouter que le partage des richesses n'a jamais été à l'ordre du jour ?

 

1848 est une autre année terrible. Les fondateurs de la II° République entendent favoriser l'épanouissement de l'être humain grâce à ce symbole de valorisation et d'émancipation qu'est le travail ! Le 25 février, le gouvernement provisoire proclame l'engagement « à garantir l’existence de l'ouvrier par le travail. Il s’engage à garantir du travail à tous les citoyens. Il reconnaît que les ouvriers doivent s’associer entre eux pour jouir de leur travail  ». Si la république sociale n'est pas passée, les tenants de la république libérale et bourgeoise savaient, eux, de quoi ils avaient besoin pour générer des profits : des travailleurs.

Ce droit du travail naissant fera, tout au long des décennies à venir, l'objet de luttes pour que chacun y trouve son compte, surtout les ouvriers qui subissent le rouleau compresseur capitaliste. Pourtant, il n'est qu'une farce car les ouvriers n'ont jamais travaillé à leur profit : la richesse leur a échappé. La farce continue jusqu'au préambule de notre constitution qui affirme que "chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi".

Après s'être battu contre la corvée, le travail forcé, fallait-il gagner le droit à la besogne à durée indéterminée ?

Le droit à la vie, au "bien-vivre", n'est-il pas supérieur au droit au travail ?

La liberté de travailler, pas plus que le droit de vote ou le libre-choix du consommateur, ne servent à quelque chose, car, comme l'écrivait Viviane Forrester dans son pamphlet, « l'économie privée détenait les armes du pouvoir... [et ]... ne les a jamais perdues. Parfois vaincue ou menacée de l'être, elle a su conserver même alors ses outils, en particulier, la richesse, la propriété. La finance.  » L'auteur précisait que cette économie a parfois « perdu le pouvoir, la puissance en aucun cas. »

Que penser alors de ce « pouvoir d'achat », sinon d'en rire vraiment ? Des armes, le caddy et la carte de crédit ?

 

Et si, au contraire, la grève de la conso représentait un vrai contre-pouvoir, en arrêtant de s'endetter (déserter les banques et leurs crédits), et en arrêtant de consommer. Il est aujourd'hui nécessaire de reprendre le monopole de l'offre, simultanément, en désertant les lieux de consommation et en retrouvant de « l'autonomie créatrice » (I. Illitch). Ce n'est pas dans le piège du salariat que cela peut s'envisager, mais par des choix politiques et un projet de société. Dans son dernier texte, André Gorz précisait que « la redéfinition autonome d'un modèle de vie suppose la rupture avec une civilisation où on ne produit rien de ce qu'on consomme et ne consomme rien de ce qu'on produit. »

 

...et misère du salariat

Voilà donc notre société mise en marche pour travailler, et bientôt tout cela sera contractualisé : hors du salariat point de salut !

Le salariat a normalisé le travail. Comme l'ont montré les travaux de Dominique Méda notamment, le travail n'a pas toujours eu les attributs et les finalités qui sont les siens aujourd'hui : une contrainte et une création de valeur par exemples. Car, le travail n'est pas un concept figé, tout comme il n'existe pas d'idéal du travail.

Aujourd'hui, triste époque, la production est devenue le principal objet de nos sociétés, le travail le moyen d'aménager le monde, de le mettre en valeur, et le salariat l'unique moyen d'être utile et protégé.

Aujourd'hui, triste époque, on définit dans nos établissements scolaires l'économie comme une création de richesse par l'activité humaine ! L'économie pour satisfaire des besoins, n'y pensez même pas !

Ce sont ces fonctions qu'il faut remettre en cause, celle d'un travail, dénué de sens, à l'unique service du productivisme, et celle d'un salariat comme unique source d'existence.

Ceux, dont on a pourtant plus rien à attendre, entretiennent à raison, c'est leur intérêt, l'idée qu'il y a encore du travail. Ils organisent même la compétition pour y accéder.

Mais, le problème n'est pas, et n'a jamais été l'accès au travail : il a toujours existé. En effet, on ne retient à tort, que le travail créateur de richesses, celles qui établiront le PIB ; ce même PIB, indicateur réducteur, ne retenant que ce qui importe pour la croissance économique. Or, n'y a-t-il pas d'autres activités tout autant importantes, ainsi que des emplois à créer dans la durabilité, la qualité, la solidarité et la proximité comme le démontre l'économiste Jean Gadrey dans ses travaux ?

La sortie, par exemple, de la société capitaliste vers une société de décroissance, s'accompagnera d'un surcroit de travail pour changer les outils de production et les réorienter au service d'une économie qui satisfait des besoins et cela dans les respect des personnes et de la nature.

C'est l'accès au moyen d'existence qui importe : c'est un revenu qu'il faut réclamer et nullement un travail, sinon c'est se tromper littéralement de combat. Sortir du capitalisme, c'est aussi sortir de son conditionnement du débat.

Qu'auront été, au cours du XIX° siècle, les avancées dites sociales sinon les aménagements nécessaires pour maintenir les travailleurs au travail ? Le but n'est pas de libérer l'homme du travail, mais bien de l'enfermer toujours plus dans ce système. L'État est en même le garant. Comment les entrepreneurs ont-ils les mains libres ? Grâce à la législation, à l'armée et à la police. Le code du travail n'est qu'un baume, il ne sert qu'à garantir la vraie domestication sociale : le travail salarié et au-delà, la consommation. Les travailleurs savent qu'ils sont asservis, mais compromis et changement culturel aidant, on leur fait croire que la liberté ne leur est pas inaccessible, et que celle-ci s'exercera dans la consommation.

 

Le travail salarié n'est pas une source de revenu

Il ne donne pas de richesses, mais des bons d'achats, du crédit à la consommation, du low-cost et des loisirs à Iquéa-Park. La richesse ne provient que de la valeur produite, mais les travailleurs n'en sont pas propriétaires. La signature d'un contrat de travail ne fait qu'entériner cet état de fait.

De plus, on maintient le mythe du propriétaire pour mieux maintenir l'individu au travail : sans biens communs, ne reste plus qu'un chez soi à conquérir, une villa « Mon rêve » ou « Mon repos » au choix. Mais, que de souffrances et de compromis pour y parvenir.

La force du capitalisme tient aussi à ce qu'il s'est institué comme un conte. Les travailleurs salariés comme de grands enfants aiment qu'on leur raconte toujours la même histoire, et le système capitaliste ne se gêne pas pour le faire : A et B se marièrent, travaillèrent beaucoup, s'endéttèrent longtemps, mais un jour ils devinrent propriétaires, vécurent heureux et eurent plein de petits-enfants.

Pourtant, cette société du travail, permettez (avec le comité invisible), « de nous en foutre  » totalement.

 

Dites, c'est encore loin « L'An 01 » ?

« Ô Paresse, mère des arts et des nobles vertus » (P. Lafargue), voilà cent-vingts années que tu endures, que tu supportes ces cortèges d'hommes et de femmes fêtant le travail, se fêtant eux-mêmes, travailleurs et travailleuses fêtant leur propre asservissement. Ici Jeanne d'Arc, là le travail, le 1er mai mérite-t-il tant d'infamies ?

Non, car désormais le 1er mai nous ne fêterons plus RIEN : c'est un revenu garanti et la fête permanente que nous voulons.

Prolétaires du monde entier, comme les enfants du film de Jean Vigo, montez sur les toits et jetez vos contrats de travail !

Références (Paul Lafargue, André Gorz, Dominique Méda, Comité invisible, Henri Guillemin, Viviane Forrester, Jean Gadrey, Paul Ariès, Serge Latouche, Baptiste Mylondo, Bob Black...)


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73 réactions à cet article    


  • Emmanuel Aguéra LeManu 30 avril 2011 10:59

    En foi de quoi la chanson « travailler c’est trop dur et voler c’est pas beau » est décrétée inconstitutionnelle. D’autre part Zachary Richard est déclaré personna indigna et une demande d’excommunication est lancée contre Julien Clerc, infâme prosélyte devant l’Eternel.


    • perlseb 1er mai 2011 12:45

      Dites-moi ce qui se passe si tout le monde préfère toucher le revenu universel que travailler ?

      Je vais vous expliquer : nous nous bouffons entre nous avec ce revenu universel qui ne servirait absolument à rien (plus aucune production, donc plus rien à acheter avec ce foutu argent).

      Effectivement, il faudrait moins travailler mais on ne peut pas supprimer le travail (à moins de diviser la population par 10.000 et de vivre de cueillette et de chasse, en considérant que cueillir et chasser n’est pas un travail).

      Donc plutôt que de diviser la population en 2 castes antagonistes (les travailleurs et les autres), cherchons à partager le peu de travail utile qui existe (tout comme les richesses produites). Diviser, c’est le début de la guerre et du néant. Préférons le partage à la division.


    • perlseb 1er mai 2011 15:03

      Je suis contre le système capitalisme, pour l’égalité, mais les liens que vous donnez sont démagogiques. Seul le paragraphe 6 de cette page (questions et objections) pose les bonnes questions mais n’y répond pas (évidemment). Merci de me donner vos réponses à ces questions, mais vous n’en avez sûrement pas de sérieuses.

      Voici les miennes :

      « N’y aurait-il pas tout de même deux statuts dans la société... »
      Si, il y aurait 2 statuts : ceux qui auraient un emploi se sentiraient exploités par ceux qui n’auraient qu’un revenu sans emploi (division créé entre les gens : 2 castes).

      « qu’est-ce qui nous motiverait à travailler ? »
      Rien, le revenu universel, c’est la paupérisation universelle par croyance que les biens vont être produits par les autres (merci) : donc, j’attends que les autres me servent (et nous mourrons tous de faim). Le pire, c’est que ceux qui prônent le revenu universel s’imaginent que le prix des denrées est fixe (avec le revenu universel, on déclenche une hyperinflation).

      « Qui s’emploierait aux tâches ingrates ? »
      Personne, bien évidemment. Donc, plus rien de fonctionnerait (car lorsqu’il y a des problèmes à résoudre, on s’emmerde toujours un peu, parfois beaucoup, et plus personne ne voudrait s’emmerder).

      Bien sûr qu’il y a des solutions pour sortir du capitalisme, mais sûrement pas le revenu universel. Il faut partager : partager les tâches ingrates équitablement, partager les richesses créées équitablement (fin des rentiers et des managers). Mais le revenu universel dit non au partage : le revenu universel, c’est une croyance aveugle en l’argent en oubliant ce qu’est l’inflation et sans expliquer comment on organise les choses (il suppose, par enchantement, que sa création laisserait intacte toute l’activité marchange actuelle : alors que cette activité repose sur l’exploitation sans limite des gens, qui pour la plupart, s’arrêteraient de travailler pour toucher le revenu universel). Il faut savoir que ce sont ceux qui produisent le plus qui font les plus sales boulots et qui sont le moins bien payés. Avec le revenu universel, les entreprises seraient vidées des personnes utiles (actuellement exploitées) : seuls resteraient les cadres, dirigeants et autres parasites, mais ça ne ferait pas tourner les boites.


    • JL JL 1er mai 2011 16:08

      Le RU fera la vaisselle
      Le RU s’occupera des enfants
      Le RU tiendra compagnie aux vieux
      Le RU paiera les impôts
      Le RU vous offrira du muguet le 1er mai

      Le RU rasera gratis, demain !

       smiley


    • perlseb 1er mai 2011 17:38

      Les métiers dit ingrats seront par voie de conséquence beaucoup mieux rémunérés pour devenir attractif.

      Le RU doit s’accompagner d’une limitation des hauts salaires pour ne pas déclancher une hyperinflation

      Avec ces 2 exemples, je ne vois plus bien à quoi sert le RU. Oui, ce qu’il faut c’est totalement changer les rémunérations. Par exemple, une femme de ménage doit être bien mieux rémunérée qu’un patron (et je le pense). Aujourd’hui les patrons sont parfaitement irresponsables (on le voit bien avec Fukushima) et leur métier est tout sauf pénible (pour ceux qui imagineraient des patrons stressés, comment être stressé quand on est irresponsable de ses actes ?). Donc les patrons et plus généralement tous ceux qui font partie d’une pseudo-hiérarchie doivent être au SMIC. Les gros salaires à ceux qui travaillent vraiment et font le boulot en définitive. D’ailleurs, si on regarde, la plupart de ceux qui sont bien rémunérés ne savent pas ce que c’est que le travail, ils n’y ont jamais touché.

      Mais ceux qui gagnent le plus sont avant tout des rentiers (actionnaires et gros propriétaires fonciers) : là encore, aucun mérite à gagner beaucoup quand on doit sa fortune grâce à l’exploitation des autres (création de sa boite qui prospère sur le dos des employés) ou, beaucoup plus fréquent maintenant, grâce à papa (héritage). Il faut supprimer ce système de rente (capitalisme) qui n’est qu’esclavage déguisé.

      Entre nous, diminuer légèrement le salaire des patrons ne permet pas d’éviter une hyperinflation (il y aura juste moins de yatchs et de voitures de luxe vendus : les riches n’entrent absolument pas en compétition avec la masse, dans leurs achats).

      Conclusion : c’est de justice que vous parlez et le RU serait sûrement inutile dans un monde juste.

      PS : je n’ai effectivement pas regardé ou lu tout (trop long) et surtout trop peu intéressant car trop peu réaliste : on tourne autour du pot sans parler des problèmes de fond que le RU soulève. Alors s’il y a des passages réllement concrets, dommage, ils sont noyés dans la masse démagogique.


    • perlseb 1er mai 2011 19:00

      OK, je comprends mieux votre raisonnement et merci pour ces réponses.

      Cependant, le RU se propose donc de garder l’essentiel du système tel qu’il est. Dans ce cas, il faudrait proposer d’augmenter très progressivement les minimums (RSA, etc,...) en même temps que d’élargir aussi progressivement les personnes éligibles. Comme ça on atteindrait l’équilibre sans choc majeur.

      Moi, je serais plutôt pour rayer d’un trait tout le système capitaliste (sûrement plus utopique, il est vrai). Pour les tâches ingrates, je préfèrerais que chacun s’y colle un peu, plutôt que certains en fassent un boulot bien rémunéré à 100% à côté d’autres qui se bronzent au soleil, nourris et logés gratos par les autres. Mon système de partage me paraît moins explosif (pas de sentiment de se faire avoir) donc à la fois plus supportable et plus responsable pour chacun.


    • jpm jpm 1er mai 2011 19:02

      Le RU n’est surement pas la solution miracle qui va supprimer instantanement toute injustice et il ne va pas raser gratuitement les canditats a la presidence.

      Malgre tout, il peut resoudre bien des problemes et bien des injustices. Ainsi il peut redonner de la dignite aux exclus du systeme. Plus besoin d’aller quemander une aide sociale quand on sait que l’on a droit, comme tout le monde, au minimum vital (pour etre clair on evoque des montants mensuels allant de 750 a 1200 euros par adulte et moitie moins pour les enfants).

      Donc si plus besoin de passer son temps dans les guichets sociaux pour toucher son allocation et sachant qu’elle se cumule avec les revenus du travail, il deviendra plus interessant de reprendre une activite salariee. Ainsi il sera peut etre plus facile pour les personnes qui gagnent bien leur vie de trouver quelqu’un pour faire garder son enfant ou tondre sa pelouse ou repasser son linge. Tout cela sera possible avec des gens qui auraient envie de travailler car ils savent qu’ils ne perdront pas leurs aides.

      Alors oui, le RU peut etre une solution pour tous ces gens qui sont actuellement exclus ou eloignes du monde du travail et qui pourraient retrouver une vraie dignite... et surtout une confiance dans notre societe. C’est donc un pari sur l’humain.

      Et non tout le monde n’arreterait pas de travailler s’il etait garanti de toucher 1000 euros par mois. Car tres honnetement ce n’est pas avec cela que vous pourrez acheter une voiture ou vous payer de belles fringues ou de belles vacances. Il sera donc toujours necessaire de travailler pour se payer toutes ces belles choses. Mais au moins, nous ne laisserons plus personne sur les bords du chemin.


    • paul 30 avril 2011 12:06

      On peut penser ce que l’on veut du salariat et du consommateur esclave, mais cet article ignore
      l’origine de la fête du 1er mai : c’est un mouvement revendicatif lancé par des syndicats américains à Chicago en 1886, pour obtenir la journée de 8 heures .
      Devenu manifestation internationale en 1889, il symbolise la lutte ouvrière pour obtenir de meilleures conditions de travail ...en attendant un très hypothétique revenu universel .

      Ce jour très symbolique dans notre république laïque , voit Fillon et Guéant partir à Rome pour assister à la messe de béatification de Jean Paul II .
      Laïcité à géométrie très variable et symbole républicain ignoré .


      • JL JL 30 avril 2011 12:17

        Je lis : « Le 1er mai désormais, nous ne fêterons plus RIEN : c’est un revenu inconditionnel garanti et la fête permanente que nous voulons »

        C’est qui ce « nous » ? Des jeunes bourgeois qui réclament de l’argent de poche prélevé sur le travail des autres ?

        Pff !


        • jcbouthemy jcbouthemy 30 avril 2011 15:01

          Le 1er mai désormais, nous ne fêterons plus RIEN : c’est un revenu inconditionnel garanti et la fête permanente que nous voulons.

          Si je voulais être d’aussi mauvaise foi que vous, je dirais que vous réclamez un 1er mai qui se répéterait 365 jours par an.

          Laisser croire que les salariés ne seraient que des veaux qui réclameraient à toute force le droit d’être exploités par leur employeur est une caricature facile. Le premier mai est au contraire le jour où les salariés veulent montrer leur force, leur unité et le droit à un travail digne.
          Il est vrai que depuis une trentaine d’années, les travailleurs n’ont plus la cote auprès des médias, des politiques ou des bobos qui les considérent comme des débiles, style les Deschiens, quand ce n’est pas des pervers style Outreau...

          Face à ce qui pourrait être une véritable mobilisation de ces travailleurs, on voit de + en + cette revendication d’un droit universel susceptible de combler tous nos besoins.
          Il ne s’agit en fait que d’un leurre inaccessible, chargé de détourner les revendications des salariés et des chomeurs qui en ont marre d’être pris pour des cons alors que la Constitution nous accorde le droit d’obtenir un emploi.
          Une fois ce droit acquis, on peut faire confiance aux salariés pour faire en sorte de ne pas être réduit à de simples esclaves.


          • JL JL 30 avril 2011 16:40

            Bonjour jcbouthemy,

            exactement, pas mieux : «  Il ne s’agit en fait que d’un leurre inaccessible, chargé de détourner les revendications des salariés et des chomeurs qui en ont marre d’être pris pour des cons alors que la Constitution nous accorde le droit d’obtenir un emploi. »

            Cordialement.


          • jpm jpm 1er mai 2011 18:22

            Attention revendiquer le droit a un emploi c’est bien et c’est tout a fait legitime... mais le plus important a mes yeux c’est le droit a un revenu decent.C’est en cela que le RU peut etre vu comme une avancee sociale... notamment pour proteger tout ceux qui pour le moment sont exclus du monde du travail. 

            Par ailleurs, l’emploi ne se decrete pas. Normalement personne ne vous emploie pour vos beaux yeux (sauf cas particuliers mais c’est un autre debat). Donc on ne peut pas forcer les employeurs a embaucher des gens dont ils n’ont pas besoin. Mais on peut plus facilement taxer leurs profits ainsi que les revenus faramineux de ceux qui ont eu la chance et parfois aussi le merite d’avoir tres bien reussi leur vie professionelle... afin d’aider les autres a vivre dignement et si possible a se former... afin de pouvoir eux aussi participer a la prosperite du pays en fonction de leurs moyens.


          • JL JL 1er mai 2011 18:48

            jpm,

            il y a deux manières de vivre ensemble : la bonne et la mauvaise.

            La mauvaise, c’est la guerre de tous contre tous. La bonne, c’est le partage : le partage des tâches comme le partage des fruits. Cela veut dire que le partage du travail est incontournable, n’en déplaise à ceux qui ont fait le choix de la mauvaise manière, à savoir la guerre de tous contre tous.


          • JL JL 1er mai 2011 18:51

            Le RU est une grossièreté, une injure aux mères de familles qui travaillent sans revenu, aux handicapés, à ceux qui ont déjo donné, ...

            Le RU est une aberration née dans le cerveau des pires populistes qui soient, et ils sont à droite.


          • jpm jpm 1er mai 2011 19:09

            Le partage du travail et le partage des fruits... je n’ai jamais dit autre chose et le RU va dailleurs dans cette direction, dans la mesure ou il sera neccessairement finance par une redistribution des richesses.

            Maintenant le partage du travail ce n’est pas 35 ou 32 heures par semaine mais cela peut aussi passer par des periodes d’inactivite plus ou moins longues... rendues possibles par un revenu regulier et garanti. Cela peut servir a de la formation ou du farniente... peu importe du moment que l’individu est libre de rebondir par la suite.


          • JL JL 1er mai 2011 19:11

            Orion,

            pauvre âne : on n’écrit pas cachés mais cachets.

            J’espère au moins, que si le Ru est versé un jour, tous les crétins en profiteront pour améliorer leurs savoirs, afin d’être un jour peut-être, utiles à la société !

             smiley


          • jpm jpm 1er mai 2011 19:16

            Si donner en plus de son salaire un Revenu Universel de 1000 euros par mois plus 500 euros par enfants a une mere celibataire qui eleve seule ses enfants c’est lui faire injure, c’est qu’alors nous n’avons pas le meme sens de la politesse. Apres on peut trouver cela demagogique... et pourtant ce serait tout a fait possible dans un monde ou le partage ne serait pas que de vaines paroles. 


          • JL JL 1er mai 2011 19:55

            « tu repères pas encore les tiennent » (orion)

            Vous êtes sûr d’être allé à l’école en France ? Je n’ai jamais vu une faute aussi grossière. Pauvre type !


          • JL JL 1er mai 2011 19:57

            jpm, ben voyons. Et pourquoi 1000 euros pour l’une et 500 par enfant ? Quelle pingrerie ! Pourquoi pas le double ?

            Répondez donc, sur le clavier.

            Pour moi, orion et jpm, si vous n’êtes pas des idiots utiles, vous êtes des lobbyistes du capital.


          • JL JL 1er mai 2011 21:09

            Ceci dit, je n’en ai pas chié pendant 40 années de travail rémunéré : au contraire je me suis régalé par des activités qui m’ont enrichi aussi bien financièrement qu’intellectuellement, et cela aussi surement qu’un déménageur qui se fait une carrure d’athlète à rendre jaloux tous les minets inactifs d’aujourd’hui.


          • JL JL 1er mai 2011 21:11

            Bon, maintenant ça suffit avec les incivilités.

            Je vois que orion n’a rien dans le crâne, puisque les insultes lui tiennent lieu d’arguments. Et je comprends qu’il veuille être payé à ne rien faire, vu qu’il ne saurait ni ne voudrait probablement rien faire.

            A moins qu’il ne soit missionné par Villepin pour faire passer ce cheval de Troie que srait un RU entre les mains d’un pouvoir soumis aux marchés.

            cf. mon post de 20:44 ci-dessus.


          • Frabri 30 avril 2011 16:31

            Dans l’émission « sommes nous faits pour travailler » Paul Ariès dit que 80 % des gens s’ennuient au travail. ! ! ! ! ! !

            http://www.youtube.com/watch?v=sJkYcyMAw3Y&feature=related

            Les 20% de travailleurs et travailleuses qui ne s’ennuient pas au travail doivent être les travailleurs et travailleuses des couches dirigeantes de droite et de gauche qui ont un travail intéressant stable et bien payé. La fête du travail devrait leur être réservèe

            Et parmi ceux et celles qui s’ennuient au travail il y en a qui ont le « blues du taf »

            http://www.youtube.com/watch?v=dZEazHYW_-o&NR=1

            Comme le disait Henri Salvador « Le travail c’est la santé, rien faire c’est la conserver »

            http://www.dailymotion.com/video/x4d5dz_henri-salvador-le-travail-cest-la-s_music


            • Laratapinhata 30 avril 2011 17:26

              Le « 1er mai » = Fête de l’aliénation... des travailleurs...


              • Bodhi 30 avril 2011 18:51

                ...
                Le premier mai est à l’origine une fête CONTRE le travail et non la fête du travail.

                Wesh spécial dédicace aux anarcho-syndicalistes de Chicago et à tous les autres qui sont mort après eux en luttant contre l’autorité et l’exploitation. :p


                • Laratapinhata 30 avril 2011 19:39

                  Exactement.

                  Les autres= les manisfestants de Fumée ?


                • Claude Hubert rony 30 avril 2011 21:29

                  @ Laratapinhata

                  Quid ?

                  Fourmies (1891)...


                • Bodhi 30 avril 2011 21:30

                  Oui tu as raison ça ne se fait pas.

                  Big Up aussi pour tous les suicidés, les chômeurs, les pédés, les putes, les handis et toutes les personnes que j’ai pu oublier victimes de la normalisation et l’exploitation.

                  Si je cite les anarcho-syndicalistes de Chicago c’est pas pour faire de l’ombre aux autres c’est juste pour rappeler que elle est là l’origine du premier mai.


                • Laratapinhata 1er mai 2011 15:56

                  ui Fourmies et pas Fumée... bref quelque part dans Le Nord, toutes mes excuses de sudiste..


                • Greenapple Greenapple 30 avril 2011 19:44

                  Bon, ben y reste plus au gouvernement qu’à supprimer ce congé férié et à le remplacer par une journée travaillée.  :)


                  • Oliver HACHE Oliver HACHE 30 avril 2011 19:56

                    Un revenu universel.. ? Je n’ai sincèrement pas compris pour qui, pour quoi, pourquoi. L’égalité.. ? Mêmes questions.

                    Les inégalités se constatent dès la naissance. C’est une loi qui remonte à la nuit des temps et qui concerne toute forme de vie sur terre. Une des forces de notre société actuelle est de permettre aux plus faibles d’avoir une chance de sortir d’un contexte inconfortable. Encore faut-il en avoir envie et s’en donner les moyens.

                    Il est certainement beaucoup plus confortable d’attendre des subsides tombant du ciel au nom du partage de la richesse. Et le partage est d’autant plus intéressant pour celui ne participe en rien à la création de cette richesse.

                    Faites du travail.. ! Prenez de la peine.. !

                    Oliver HACHE

                     


                    • jpm jpm 1er mai 2011 18:10

                      Un revenu universel par definition est pour tout le monde. Il profitte donc a tous... en permettant a ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas travailler de vivre modestement mais dignement et a ceux qui veulent et peuvent travailler de vivre mieux.

                      Il profitera donc en priorite a tous les exclus du monde du travail (chomeurs, invalides et malades de longues duree, etudiants, retraites pauvres et tous ceux et celles qui s’arrete pour s’occuper d’un proche, sans compter les artistes ou les sportifs en devenir...). Mais le RU profitera surtout a ceux que l’on appelle pudiquement les travailleurs pauvres... ceux qui se levent tot pour faire souvent des taches ingrates... et qui echappent a toutes les aides. Ceux la ont merite de de se repose en ce premier mai... et meriteraient de toucher une allocation universelle en plus de leur salaire qui viennent recompenser leur participation a la vie de la societe.


                    • JL JL 1er mai 2011 19:00

                      « (le RU) profitera donc en priorite a tous les exclus du monde du travail : chomeurs, invalides et malades de longues duree, etudiants, retraites pauvres et tous ceux et celles qui s’arretent pour s’occuper d’un proche, sans compter les artistes ou les sportifs en devenir... » (jpm)

                      C’est assez écoeurant de voir assimiler ainsi les chômeurs et les malades de longue durée !

                      Question, jpm : êtes vous anglo-saxon ? Parce qu’apparemment vous ne disposez pas d’un clavier AZERTY (j’ai corrigé l’accord de la 3è personne du pluriel, mais pas les accents)


                    • jpm jpm 1er mai 2011 19:36

                      Bien vu cher JL, je travaille regulierement en Allemagne et j’ai donc perdu l’habitude des accents. Pour les autres fautes, nombreuses je sais, je vous prie de bien vouloir m’en excuser mais bien souvent, coince par mes autres activites, je n’ai pas le temps de me relire.


                    • JL JL 1er mai 2011 21:05

                      Bon, maintenant ça suffit avec les incivilités.

                      Je vois que orion n’a rien dans le crâne, puisque les insultes lui tiennent lieu d’arguments. Et je comprends qu’il veuille être payé à ne rien faire, vu qu’il ne saurait ni ne voudrait probablement rien faire.

                      A moins qu’il ne soit missionné par Villepin pour faire passer ce cheval de Troie que srait un RU entre les mains d’un pouvoir soumis aux marchés.

                      cf. mon post de 20:44 ci-dessus.


                    • JL JL 1er mai 2011 21:11

                      Ceci dit, je n’en ai pas chié pendant 40 années de travail rémunéré : au contraire je me suis régalé par des activités qui m’ont enrichi aussi bien financièrement qu’intellectuellement, et cela aussi surement qu’un déménageur qui se fait une carrure d’athlète à rendre jaloux tous les minets inactifs d’aujourd’hui.


                    • fred74 fred74 30 avril 2011 20:19

                      Bonjour,

                      A en lire certain, il est sur qu’ils préfèrent être payer à ne rien faire plutôt que de ce lever le matin.
                      La plupart des gens ont un boulot qui ne leur conviens pas !!! 80 % des citoyens ?
                      Alors qu’ils fassent autre chose ! Ifs n’ont pas le choix ? Bon, alors qu’ils ne viennent pas se plaindre. La vie ne fait pas de cadeau ou très peu.
                      Demander un Ru au nom de quoi ? Tout le monde n’a pas la capacité pour être médecin ou ingénieur, à partir de là, il faut ce contenter de ce que l’on a ! que ca plaise ou non !
                      C’est trop facile de dire je veux ceci ou cela et à coté de se croiser les bras....
                      Dans la vie une seule chose prime, se bouger les fesses car rien ne vous arrive tout cuit dans la bouche, même si la gauche vous là fait croire.....comme certain semble l’imaginer. Et si il se trouve que d’autre on cette chance, eh bien pour vous ce sera différent .


                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 30 avril 2011 20:25

                        On dirait que les tire au flanc sont tous sur Agoravox . 


                        Leur idéal de vie ? Envoyez l’ oseille pendant que je reste couché ....

                        • jpm jpm 1er mai 2011 11:33

                          Orion pour une fois nous devrions ecouter la remarque du capitaine. Personnellement je n’aime pas beaucoup la teneur de cette article qui oppose travail et revenu universel. Je ne trouve pas que cela soit une bonne chose.

                          Le revenu universel est une bonne chose c’est entendu... mais il n’est possible, c’est a dire financable que grace au travail des uns et a l’esprit d’entreprise des autres. Je trouve donc deplace et dangereux de dire qu’on ne fetera rien le 1er mai. Au contraire le premier mai devrait rester la fete de ceux qui ont contribue grace a leur savoir faire et leur travail a la richesse du pays, qui permette ensuite une juste redistribution.

                          Quoi qu’il en soit, ma vision du revenu universel ce n’est pas payer une bande de faineants... mais au contraire encourager le travail quand c’est possible... en sortant justement les travailleurs pauvres de leur misere... et de proteger ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas travailler. Par contre, je ne trouve pas une bonne idee d’avoir un plan de vie... sans jamais travailler... en comptant uniquement sur le Revenu Universel. Evidemment c’est possible, mais je trouve que ce serait quand meme une vie un peu gachee.

                          Alors oui, 100% daccord avec le revenu universel... mais gardons a l’esprit que c’est uniquement grace au travail de chacun qu’il sera possible. Alors oui fetons le premier mai pour recompenser ceux qui se sont leves tot les autres jours.


                        •  C BARRATIER C BARRATIER 1er mai 2011 17:24

                          Le 1er mai est une commémoration, un jour chômé payé (à ceux qui travaillent, pas à ceux qui ne font rien).
                          Des efforts conjugués du patronat et du Vatican ont essayé d’en faire la saint joseph. Même si FILLON est ce 1er mai au Vatican, ils n’ont pas réussi à dénaturer le sens de cette fête, la fête des travailleurs.
                          Tant pis si ceux qui sont contre le travail n’ont pas de fête.
                          Je note que le travail finance tout : protection sociale, assurance maladie, allocations familiales, routes, écoles, et que les plus malheureux de notre société sont ceux qui ne trouvent pas de travail alors qu’ils ne sont pas des profiteurs, des gens qui toucheraient des royalties du travail des autres.....(si, il y en a, et cette fête est pour eux un manque à gagner).
                          Le travail est une valeur universelle pour tous ceux qui ne sont pas de petits profiteurs.


                          • jpm jpm 1er mai 2011 18:39

                            C Barratier, Merci pour votre commentaire. En effet il est bon de rappeler parfois que toute la protection sociale est financee essentiellement par le travail. Il est donc parfaitement maladroit de rejetter la valeur travail, source de richesse pour un pays, surtout en cette journee de premier mai. Je rappelle que nous sommes heureux de trouver des services hospitaliers d’ urgence qui fonctionnent en ces jours ferries et il est donc tres important de respecter ceux qui travaillent... et qui contribue ainsi au bien etre des autres.

                            Ceci dit, il est malgre tout necessaire de penser a tous ceux qui sont exclus du travail et qui n’ont pas la possibilite ou l’ envie de participer a ce monde du travail. Eux aussi ont le droit de vivre decemment. C’est pour cela que je suis un fervent defenseur d’ un Revenu Universel ; distribue a chaque citoyen (ou resident fiscal) d’un pays... et cela sans conditions. Ainsi le travailleur pourra t il cumuler cette allocation universelle avec son salaire, eliminant toutes les actuelles trappes a inactivite.
                             

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