• jeudi 24 avril 2014
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
  Accueil du site > Actualités > Société > Pour la prise en compte des études dans le calcul des retraites
25%
D'accord avec l'article ?
 
75%
(20 votes) Votez cet article

Pour la prise en compte des études dans le calcul des retraites

La question des retraites nous concerne pleinement. Aussi, nous, les jeunes, ne devons pas en faire l’impasse. Le plan Fillon, adopté dans un contexte social difficile en 2003, proposait pour faire face au déficit des caisses de retraites, un allongement de la durée de cotisation. F. Fillon, devenu depuis Premier ministre, prévoit de nouvelles discussions dès le début de l’année 2008. C’est l’occasion pour nous, de porter de nouvelles propositions notamment sur la prise en compte des études dans le calcul des retraites. Nous ne pouvons pas nous affranchir de prendre position alors même que nous en serons les cotisants de demain et dans plusieurs générations, les bénéficiaires.

Les personnes de 60 ans et plus devraient passer de près de 12 millions en 2000 à près de 23 millions en 2050. Dans le même temps, le nombre d’actifs, après avoir culminé à près de 33 millions en 2005, devrait baisser très légèrement pour passer en dessous de la barre des 30 millions en 2050. Le rapport entre les actifs et les inactifs va donc modifier sérieusement la donne. A législation inchangée, le conseil d’orientation des retraites a prévu un besoin de financement de l’équivalent de 0,7 % du produit intérieur brut à l’horizon 2020 et de 2 à 5 % à l’horizon 2040 [1].

Pour le gouvernement, les solutions sont simples : allongement de la durée de cotisation, décote plus forte pour un départ avant 60 ans, incitation aux systèmes privés d’épargnes retraites. L’objectif  ? Augmenter les cotisations salariales et diminuer le coût des pensions de retraites.

L’instauration d’un système de décote plus important en cas de départ anticipé à la retraite va provoquer une baisse importante du niveau des pensions.

De même, l’allongement de la durée de cotisation des fonctionnaires parie en réalité sur des départs en préretraites source d’économie puisque aux décotes s’ajoute le fait que le montant de la pension ne sera plus calculé sur le salaire en fin de carrière, généralement meilleur.

Ce soupçon est d’autant plus fort que l’allongement de la durée des études et la multiplication des périodes d’inactivité, ou de temps partiel contraint, ont pour conséquence de repousser l’âge de départ en retraite. Et ça n’est pas la possibilité offerte de racheter les années d’étude qui va résoudre ce problème quand on connaît le montant du rachat. Seuls les salariés qui ont de hauts salaires peuvent se le permettre.

Dans le projet du gouvernement, l’objectif n’est donc pas seulement d’accroître les ressources en faisant cotiser plus longtemps, mais également de baisser le niveau des pensions. Ainsi, le gouvernement fait le choix de faire porter tous les efforts sur les salariés.

D’autres pistes doivent être, elles aussi, examinées : l’élargissement de l’assiette des cotisations à la taxation des stock-options. N’oublions pas non plus que la question de l’emploi est décisive. 700 000 emplois apportent 0,5 point de PIB de financement complémentaire et c’est loin d’être négligeable...


Parce que l’éducation est un investissement pour la société, parce que les étudiants, jeunes ou plus âgés, sont des « travailleurs en formation », nous devons revendiquer la prise en compte de nos années d’étude dans le calcul de la retraite.

Pourquoi le considérer comme une ressource nouvelle ? Parce que la meilleure réponse au chômage, c’est la formation. La prise en compte des années d’étude dans le calcul de la retraites incite les actifs salariés ou au chômage à reprendre leurs études et leur permet, entre autres, de financer les retraites une fois qu’ils ont retrouvé un travail ou qu’ils ont augmenté leur qualification et donc leur rémunération.

A cet égard, le dispositif actuel est injuste. La seule possibilité pour que les années d’études soient prises en compte dans le calcul des retraites est de procéder à leur rachat (de l’ordre de 5 000 € le trimestre). Cette mesure est directement réservée aux plus riches, qui sont aussi ceux qui toucheront la meilleure retraite.

Nous ne pouvons pas pour autant prétendre qu’une année d’étude équivaut à une annuité alors même qu’une année de travail ne correspond pas toujours à une annuité.

Proposons plutôt la reconnaissance de deux trimestres d’annuités par année d’étude réussie. Ainsi, pour un étudiant qui à fait quatre ans d’étude, cela revient à diminuer de deux le nombre d’annuités nécessaires pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein.

Le système aurait l’avantage d’être viable économiquement et d’inciter les jeunes comme les moins jeunes à poursuivre ou à reprendre leurs études.


[1] Source : conseil d’orientation des retraites




par Quentin GUILLEMAIN (son site) mercredi 17 octobre 2007 - 11 réactions
25%
D'accord avec l'article ?
 
75%
(20 votes) Votez cet article

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don

Les thématiques de l'article

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox

Mentions légales Charte de modération