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Accueil du site > Actualités > Société > Pour un droit égal entre victime et accusé

Pour un droit égal entre victime et accusé

Le système judiciaire français est poussiéreux, même s’il est, quoi qu’on en dise, l’un des meilleurs du monde. Encore faut-il qu’une certaine égalité subsiste dans le traitement des affaires jugées. Les victimes se sentent souvent flouées devant le luxe de précaution auquel a droit tout justiciable.

Pour une personne condamnée, il est de bon ton de se déclarer victime d’une erreur judiciaire et parfois même malgré des preuves irréfutables. L’erreur judiciaire existe certes. On connaît bien l’adage : “Il vaut mieux avoir un coupable en liberté qu’un innocent en prison”.

Mais que se passe-t-il dans la tête des familles de victimes lorsque justement un coupable est mis en liberté après une peine relativement courte ou alors est déclaré innocent faute de preuves suffisantes ou encore à cause d’éléments nouveaux changeant la physionomie d’un procès.

On sait également que les talents de l’avocat, le contexte politique ou même l’état d’esprit du président de la Cour d’assises influencent régulièrement sur le verdict.

Il est pourtant quelque chose qui est gênant dans notre démocratie, c’est que, si un condamné peut faire appel d’une décision de justice, les parties civiles ne peuvent pas bénéficier de cette même possibilité. Et, ça, c’est fondamentalement injuste.

Un condamné à une très longue peine a tout intérêt à faire appel puisqu’il ne risque en fait que de voir sa condamnation confirmée ou diminuée. Il peut être même tout simplement acquitté.

Seul le ministère public peut faire appel et se substituer ainsi aux proches des victimes. On l’a vu récemment comme dans l’affaire du berger de Castellar où Jérôme Verrando acquitté devra retourner devant les juges ou dans l’affaire Le Roux où Maurice Agnelet acquitté à Nice a écopé de vingt années de prison après un appel du parquet à Aix.

L’affaire Agnelet est un cas d’école, les acquittés d’un premier procès sont rarement condamnés en appel, mais ça arrive parfois bien sûr.
Par contre, sans l’aide du parquet, la partie civile est complètement démunie.

On a vu aussi tout récemment quelle bataille juridique a dû mener la famille d’Evelyne Boucher pour que son assassinat ne bénéficie pas d’une prescription dont aurait été bénéficiaire son assassin condamné plus de vingt années après son viol et son meurtre. Bien sûr, comme cela est son droit, le condamné fera appel.

Pour que les choses évoluent, il faut changer la loi. Cette possibilité existe. Les victimes ne sauraient être traitées différemment des coupables. Un acquitté ne peut être rejugé même si quelques mois ou quelques années après il est prouvé qu’il était bien coupable.

Rendre la justice est un art difficile et personne n’est satisfait à l’issue d’un procès. Mais quelle souffrance pour ceux qui doivent se reconstruire après la perte d’un enfant ou d’un parent en sachant que celui ou celle qui l’a tué, jouit d’une liberté accordée avec la bénédiction de la société.


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32 réactions à cet article    


  • 5A3N5D 17 avril 2008 13:29
    Code de Procédure Pénale, Article 497 :

    La faculté d’appeler appartient :

    1° Au prévenu ;

    2° A la personne civilement responsable quant aux intérêts civils seulement ;

    A la partie civile, quant à ses intérêts civils seulement ;

    4° Au procureur de la République ;

    5° Aux administrations publiques, dans les cas où celles-ci exercent l’action publique ;

    6° Au procureur général près la cour d’appel.

    "Un acquitté ne peut être rejugé même si quelques mois ou quelques années après il est prouvé qu’il était bien coupable." 

    Perdu ! Le parquet vient de faire appel dans l’affaire Lydie Debaine. Les membres du jury ont donc voté à au moins 8 voix sur 12 cet acquittement. Le parquet ne reconnaît donc plus le jugement "au nom du peuple français." Le jury populaire ne sert donc plus à rien.


    • Traroth Traroth 18 avril 2008 11:29

      Vous voyez ça par le petit bout de la lorgnette. Dans l’affaire Debaine, cet appel contribuera à mettre le législateur face à ses responsabilités, en montrant l’hypocrisie totale qui accompagne l’euthanasie en France, et ça, c’est une excellente chose. Même si on peut déplorer par ailleurs que la ou les personnes qui ont aidé Lydie Debaine à mourir (comme elle le demandait, rappelons-le) aient à en souffrir.


    • 5A3N5D 19 avril 2008 20:35

      Euh, je ne suis pas certain que nous parlions de la même affaire : Lydie Debaine est la mère qui a tué sa fille gravement handicapée ; elle n’a jamais demandé à être euthanasiée.

      Mais, effectivement : si le jury de la cour d’assise d’appel prononçait le même verdict qu’à l’issue du jugement de première instance, l’euthanasie entrerait dans le droit français sans qu’il soit besoin de légiférer : par la jurisprudence, ce qui mettrait le législateur en porte-à-faux ! Ce ne serait pas banal, mais c’est fort improbable.


    • Barone Michel 17 avril 2008 15:25

      Comme je l’ai écrit dans cet article, seul le parquet peut faire appel et non la partie civile (s’il y en a une) un acquitté ne peut être rejugé lorsqu le délais de 10 jours accordé au parquet est dépassé.

      En cas d’appel et acquittement de l’accusé la chose ne peut être rejugée

       

      Pour exemple dans le cas de Patrick Dills deux fois condamné puis acquitté en appel pour le meurtre de deux enfants de Montigny les Metz. il ne peut être une nouvelle fois jugé car son acquittement est définitif malgré que des éléments nouveaux comme par exemple le non-lieu de Francis Heaulme qui avait permis de douter de la culpabilité de Dills ait joué en sa faveur.

      Pour que Dills soit rejugé comme le demande les familles des victimes, il faut tout simplement changer la loi


      • sisyphe sisyphe 17 avril 2008 15:29

        Allez, vlan !

        Encore un apologiste de la justice victimaire !

        Une nouvelle loi pour chaque fait divers !

        Vivement le retour de la loi du talion : pour un doigt une main, pour un oeil, toute la gueule.

        Pas besoin de juges : c’est tous des vendus, honteusement laxatifs (on dit pas comme ça ??) ah non... pardon ...laxistes (pourtant, qu’est-ce qu’ils vous font ch....)

         


        • SANDRO FERRETTI SANDRO 17 avril 2008 15:42

          @ l’auteur :

          Petit rappel de bon sens toujours utile.

          Vous auriez pu aussi mentionner :

          =que la moyenne des peines effectivement pronnoncées est d’environ 40 % de la peine encourue

          =que la peine effectivement purgée ( sauf évasion, mutinerie, etc) est de la moitié de la peine pronnoncée

          =que 38 % des jugements/ condamnations (essentiellement pour des courtes peines) ne sont jamais exécutées

          =que la méme vol à main armée ou port d’arme prohibé, à profil et antécédents égaux de l’auteur, verront une peine moyenne pronnoncée allant du simple au double selon que les faits sont jugés au Sud (Marseille, Nice, Corse), dans les grandes banlieues (93, etc) ou contraire au Nord et dans les régions rurales ( Bretagne, Massif Central).

          Tous les voyous et les avocats savent cela.

          Il n’y a que la peine des victimes qui demeure incompressible.....


          • Gaolinn Gaolinn 17 avril 2008 15:55

            Il n’y à qu’une vrai justice, celle que chaque victime ou famille de victime devrait se rendre. De quel droit, un petit juge, devrait-il se prononcer sur la douleur des victimes. J’accepterais le jugement d’un de ces juges quand il acceptera de subir les sévices qu’ont subit les victimes. Là et seulement la il sera vraiment en mesure de jugé et de rendre justice.


            • 5A3N5D 17 avril 2008 16:30

              @ Gaolinn,

              Vous avez mille fois raison : que chacun se fasse justice et les tribunaux seront moins engorgés.

              Rappelez-vous cependant le meurtre de Bernard Laroche, en 1985, par Jean-Marie Villemin, le père du petit Grégory. Coupable, Bernard Laroche ?


            • Traroth Traroth 18 avril 2008 11:41

              C’est ce qu’on appelle le chaos. C’est exactement ce qu’on cherche à éviter.


            • Gaolinn Gaolinn 18 avril 2008 16:11

              Vous devriez expliquer cela aux parents des victimes de Pierro le fou (Baudin), pédophile multirécidiviste libéré grâce à vos juges humaniste qui ne se préoccupent que du bien être des délinquants comme on le en trouver la justification dans de nombreux post ici présents.

               

               


            • Traroth Traroth 18 avril 2008 17:02

              Personnellement, je n’ai rien à expliquer à quelqu’un d’autre que vous. Il n’y a que vous pour ne pas comprendre que si on laisse chacun se faire justice lui-même, ça va être le Far-West !


            • sisyphe sisyphe 17 avril 2008 15:57

              Une nouvelle loi pour chaque fait divers, on vous dit !

              Tendons vers la victimisation zéro !

              TOUS EN TAUUUUULE !!!


              • Le péripate Le péripate 17 avril 2008 15:58

                Un système poussiéreux le meilleur du monde : les autres en sont encore au code d’Hamourabi ?

                Egalité entre les victimes et les coupables. Ne serait-ce pas entre les plaignants et les prévenus ?

                Déclaré innocent faute de preuves . N’est-ce pas un non lieu plutôt ?

                Quelque chose de génant dans notre démocratie.... Qu’a à voir la démocratie avec la justice ? L’égalité de tous devant la loi s’appelle l’isonomie.

                Rendre la justice est un art difficile. Mais comment se reconstruire etc... Quel rapport ? Même la vengeance n’amène pas l’apaisement, tout le monde sait ça.

                Vous êtes chroniqueur judiciaire, sérieusement ? On peut faire ça sans même le niveau d’une licence de droit ?

                Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi seul le Ministère Public peut faire appel ? Vous croyez que c’est juste pour embêter les victimes ? Je ne vous donne pas la réponse. Elle est dans tous les bons livres de droit.


                • Forest Ent Forest Ent 17 avril 2008 16:55

                  Décidément, il ne manque pas de volontaires pour tenir la rubrique "faits divers" du figaro ou tf1. C’est lassant. Combien de fois faudra-t-il rappeler ici qu’un procès pénal n’oppose pas une victime à un prévenu et n’a pas pour but d’obtenir une réparation pour une victime ?

                  Ca fait longtemps que ce parti poujadiste extrémiste qu’est l’UMP matraque le même message : "l’insécurité est dûe au laxisme du PS, de la loi et des juges ; il faut voter UMP, changer les lois et prendre en main les juges". Et il y a encore des benêts pour écouter ça ?

                  La seule mesure prise par Sarko en tant que ministre de l’intérieur a été de supprimer la "police de proximité". Il vient de la rétablir. TF1 ne s’est pas trop étendue là-dessus. A part ça, il n’a fait que casser des thermomètres. Pendant ce temps, l’UMP a voté 12 lois pénales "d’aggravation" qui n’ont eu strictement aucun effet. Il en faut encore combien ?

                  Ce discours a permis de renforcer subrepticement le contrôle de l’exécutif sur le judiciaire. C’est pratique pour enterrer les "affaires". Quand la "victime" est l’intérêt collectif, ça ne concerne plus l’UMP. Vive la "dépénalisation des affaires".

                  Mais ce discours a aussi contribué au discrédit des institutions que l’UMP utilise à son profit (au sens propre) tout en cherchant à les détruire.

                  Redisons-le encore une fois : l’UMP avec son discours simpliste, haineux, poujadiste, et sa totale inefficacité en pratique, est la principale cause de l’augmentation de l’insécurité.

                  Quand à l’auteur, qu’il étudie un minimum le droit et les institutions...


                  • cathr 18 avril 2008 16:07

                    Merci pour ce commentaire.

                    Faut-il avoir un Doctorat Es Droit pour savoir que le droit pénal n’a pas pour objectif de "dédommager" (ou "venger" ?) les victimes, mais de protéger la société dans son ensemble, de la manière la plus "équitable" possible ?

                    Si le droit pénal était au service personnel des victimes, nous aurions encore non seulement la peine de mort, mais sûrement bien pire encore : bagne, tortures... Ne voyez pas là un mépris de la douleur des victimes : si mon enfant était assassiné, je rêverais comme tout le monde (ou comme la plupart), que le coupable périsse dans les souffrances les plus atroces possibles. Même si ça ne me rend pas l’être cher que j’ai perdu.

                    C’est bien pour cela qu’heureusement, le droit pénal a pour vocation de rendre une justice sereine, au nom de la Société et non de la victime.

                    C’est la théorie et elle me semble juste. Après, on peut discuter de la réalité et de ses évolutions...


                  • ZEN ZEN 17 avril 2008 17:49

                    Le discours provictimaire me gène beaucoup ....surtout depuis quelque temps. Il y a pas mal d’ambiguïté là-dedans . Sur ce point je suis assez en phase avec l’article ci-dessous :

                     

                    La victime, star du nouvel ordre moral
                    "...L’idée de donner une sorte de transcendance aux « grands hommes » m’est assez étrangère même si je comprends qu’une société ait besoin d’exemples. Mais je suis encore moins porté à magnifier les victimes. S’il n’est pas question de minimiser les souffrances subies, s’il est bon que soient enfin reconnus les droits des victimes, que prennent fin des réactions archaïques présentant celles-ci comme consentantes, par exemple dans les affaires de viol, il est, en revanche, nuisible de résumer une société aux seules souffrances qu’elle impose....La façon qu’a notre société de transformer en héros tout ce qui souffre et hurle révèle la maladie de l’époque, cette époque incapable de regarder une pathologie en face. Pourquoi cette habitude nouvelle de prendre le malade pour extraordinaire ? La victimisation est cette tendance à conférer aux victimes un statut social ou une attention souvent proche d’une sacralisation. La transformation des victimes en héros aboutit à les enfermer dans leur statut de victime. Rien de moins révolutionnaire qu’une victime décorée !
                    Si la pression des associations de victimes a permis de mieux traiter juridiquement les préjudices subis, elle a, dans le même temps, de plus en plus poussé à ériger ce « statut de victime », conservateur, voire, à la limite, attractif. Elle peut alors entraîner des dérapages malsains comme l’ont prouvé les mensonges de la principale accusée dans l’affaire d’Outreau. On ne juge alors plus des coupables en fonction de leurs personnalités et des actes commis, mais en fonction de la souffrance perçue par les victimes...La victimisation pousse ainsi des groupes à se solidifier autour d’un préjudice, réel ou supposé ; elle contribue donc au développement du communautarisme. Ainsi, les « Indigènes de la République » se constituent-ils, dans les banlieues, autour de leur solidarité supposée du fait des sévices subis par leurs ancêtres colonisés. Le statut de victime deviendrait ainsi héréditaire, presque génétique, au risque d’ailleurs de vampiriser l’identité des personnes et de transformer le citoyen en créancier des institutions...La victimisation, en enfermant l’individu dans son statut -et dans une catégorie- de victime, le conforte dans une situation de dépendance, l’éloigne de la lutte collective contre l’oppression. Elle met l’accent sur des crimes « notoires », de l’ordre du fait divers comme de l’ordre du phénomène historique. Mais elle ignore d’autres souffrances, d’autres « victimes », notamment celles de la violence économique et sociale..."


                    Arrière-pensées des discours sur la « victimisation »

                    À quoi sert la « victimisation » ?

                    Les effets pervers de la victimisation


                     

                     


                    • Caprifolia 19 avril 2008 00:24

                      Je trouve admirables tous ces discours théoriques ; on peut faire tous les amalgames que l’on souhaite. Le statut de victime peut devenir confortable pour certains, mais je doute que ce soit une généralité. La plupart se passerait certainement de ce genre de notoriété. Ils voudraient bien reprendre leur vie au jour où tout a basculé.

                      Derrière tout ça le plus souvent, il y a des gens qui ont souffert, et qui souffrent encore. Des gens qui n’ont rien cherché, rien demandé et qui eux, prennent perpétuité dans leur douleur. On devrait peut être leur conseiller de mettre leur mouchoir par dessus et de se faire oublier.

                       


                    • sisyphe sisyphe 17 avril 2008 18:13

                      Bientôt, sur M6 et TF1, la nouvelle émission-phare :

                      "A la recherche de la victime-star"

                       : l’élection, par un jury de professionnels des faits divers et les votes enthousiastes du public en larmes, de la meilleure victime de la saison ; avec, comme récompense, le droit pour l’élu(e) de rendre elle-même la sentence du coupable (peine de mort acceptée, filmé en direct)..


                      • sisyphe sisyphe 18 avril 2008 10:52

                        J’oubliais.... sous le haut patronage et avec la présence compassionnelle mais fermement résolue de la garde d’Esso, et de NS, Président des victimes...


                      • calach calach 17 avril 2008 18:27

                        L’auteur de cet article écrit en préambule "Les victimes se sentent souvent flouées devant le luxe de précaution auquel a droit tout justiciable." !!!

                        Bizarre, bizarre qu’on ait pu assister à un chaos judiciaire de l’ampleur de celui d’Outreau si la machine judiciaire prenait un tel "luxe de précaution..." !

                        A lire cet article, on constate que son auteur n’a certainement pas connu la garde à vue, zone de non droit au cours de laquelle toutes les tortures psychologiques et physiques sont autorisées sans que la défense puisse accéder au dossier !

                        Si la justice prenait un tel luxe de précaution, comment se fait-il que la France soit le champion européen de la détention provisoire injustifiée ! Rappelons qu’en 2007 comme en 2006 , 645 victimes de la détention injustifiée ont demandé réparation à l’etat français ! Le minimum de respect de la présomption d’innocence dans le cadre de la loi du 15 juin 2000 devrait permettre de minimiser ce nombre. Ce n’est pas le cas. Bien au contraire, il augmente chaque année !

                        Si nous pouvons comprendre l’amertume des familles de victimes, nous devons aussi être conscients qu’en France, il existe de nombreux innocents coupables, seulement, d’être victimes du non respect de la présomption d’innocence et pour lesquels, il y a eu un "luxe d’acharnement à les culpabiliser" avec détournement des éléments à décharge car il fallait un coupable à présenter à la société pour rassurer....

                        Et n’oublions pas le nombre d’innocents, victime de dénonciations mensongères en matière d’abus sexuels...

                        Lire le blog des innocents injustement accusés

                         


                        • sisyphe sisyphe 17 avril 2008 22:40

                          @bodidharma

                          Les pourfendeurs de la soi-disant victimologie ce sont souvent les mêmes que l’on retrouve en face de soi au tribunal.

                           

                          Ah bon ! Tu te retrouves souvent au tribunal ?

                          Escroc ou pédophile ?


                        • Traroth Traroth 18 avril 2008 11:54

                          "Les pourfendeurs de la soi-disant victimologie ce sont souvent les mêmes que l’on retrouve en face de soi au tribunal" : Jusqu’à cette phrase, votre opinion, même si on ne la partage pas, était respectable. Mais, ça, c’est indigne. C’est du même tonneau que la déclaration de Nadine Morano quand elle parle du PS qui serait "du côté des assassins", après que celui-ci se soit offusqué de la volonté de Sarkozy de "contourner" une décision du Conseil Constitutionnel. Il s’agissait tout simplement de rendre une loi rétroactive, une paille...


                        • sisyphe sisyphe 17 avril 2008 23:25

                          Je n’y manquerai pas, mais....... de loin, hein !


                        • Traroth Traroth 18 avril 2008 11:58

                          Si j’avais lu ça, j’aurais fait l’économie de mon commentaire précédent. Vous savez que si vous disiez ce genre de chose en face à face à quelqu’un, c’est vous qui risqueriez de vous retrouver devant un tribunal ? Accuser implicitement de complicité avec un tueur en série, ça s’appelle de la diffamation. Cela dit, Sisyphe a la sagesse de vous traiter par le mépris, et vous ne méritez effectivement pas mieux.


                        • Traroth Traroth 18 avril 2008 12:13

                          C’est avec des attitudes comme la votre qu’on finit avec des "tuez les tous, Dieu reconnaitra les siens"...

                          La justice, ce n’est pa la vengeance. Se retrouver accusé ne signifie pas forcément être coupable.

                          Le but du système judiciaire n’est pas de satisfaire les victimes, mais de protéger la société. Ce qui signifie aussi éviter de transformer un coupable en bête féroce incapable de revenir assumer une place dans ladite société, ce qui est malheureusement souvent le cas actuellement (et ça s’aggrave : nos prisons sont les pires des pays développés, et ça veut dire quelque chose quand on voit les pénitenciers américains !)

                          Quelques rappels : pendant que Sarkozy, ministre de l’Intérieur, faisait de grands mots sur la lutte contre la criminialité, la tolérance zéro, etc, le gouvernement auquel il appartenait (et sur lequel il avait une grande influence, on ne peut pas le nier, je pense, surtout en ce qui concerne les questions liées au maintien de l’ordre) diminuait de manière drastique le budget permettant aux détenus de reprendre leurs études, alors qu’on sait qu’un diplome est la meilleure garantie contre la récidive.

                          Et surtout, ce qu’il faut rappeller, c’est que les affirmations de Sarkozy, Diviseur de la République, sur un prétendu laxisme de la justice, ne sont qu’un tissu de mensonge.

                          A défaut de preuve, on prononce un non-lieu ? Rien de plus normal. Que devrait-on faire ? Condamner ?


                        • sisyphe sisyphe 18 avril 2008 12:43

                          réponse @ bodidharma

                          je ne sais quelle est l’ambiguité qui vous fait me prendre pour une femme, mais, désolé, je ne suis qu’un homme (enfin, jusqu’ici).

                          Il y a dans vos écrits une autre ambiguité qui confine à l’amalgame, mêlant victimes réelles de faits divers ; tragiques, certainement, et pseudo-victimes d’on ne comprend quel "racisme" (?) de "connerie" (laquelle ?), de "haine" (envers qui ?) ; bref, on a du mal à déméler votre propre confusion.

                          Par ailleurs, assimiler ceux qui défendent la JUSTICE, rendue dans les règles, contre ceux qui prônent, tel des primates, la loi du talion, à des "défenseurs de voyous, malfrats, violeurs, pédophiles", me semble aller, justement, vers un déni de justice, en faveur d’une apologie de la victimisation, qui participe d’un déni de la démocratie.

                          La justice se rend en fonction de délits par rapport à des LOIS existantes ; à aucun moment, elle ne peut être un instrument de "vengeance" des victimes par rapport à leurs agresseurs, et c’est heureux.

                          Alors, certes, il est plus facile d’en parler quand on n’a pas soi-même été victime, je vous le concède aisément ; mais l’histoire montre ques durcissements de la répression (tel, notamment, la peine de mort), n’ont jamais rempli le moindre rôle dissuasif vis-à-vis des délinquants, et n’ont jamais empêché les forfaits évoqués.

                          Par aileurs, je ne sache pas que les victimes soient particulièrement abandonnés ; il n’y a jamais eu autant de cellules de psychologie, de soutien, d’aide aux victimes qu’aujourd’hui, et les lois n’ont jamais été si répressives : pour preuve, la surpopulation extrème des prisons.

                          L’aide aux victimes est une chose : nécessaire ; la justice en est une autre, dont la charge est de faire appliquer la loi.

                          Vouloir tendre vers l’aspect "vengeur" de la justice, c’est ouvrir la porte à tous les abus de pouvoir, à toutes les forfaitures, à tous les ravages d’un pouvoir autocrate qui fixerait lui-même, arbitrairement, les sanctions, au dessus des lois ; c’est un déni de démocratie, c’est une formidable régression vers la loi du talion.

                          Alors, certes, la justice est celle des hommes : loin d’être parfaite, non exempte d’erreurs, et, surtout, de mon point de vue, défaillante, en ce qui concerne la nécessaire réeducation, prise en charge, réadaptation, réinsertion des condamnés, livrés à des conditions de rétention qui sont un véritable terreau de la délinquance.

                          Mais, à vouloir tirer de chaque fait divers une loi, et à vouloir, comme l’indique le titre de ce sujet, faire un "droit égal entre victime et accusé" (ce qui, d’ailleurs, juridiquement, ne veut strictement rien dire : le même droit s’applique à tous), prenez garde de ne pas ouvrir la boite de Pandore des régimes autocratiques, et de remplacer la justice par de la simple police.

                          Quand on souhaite réellement s’attaquer à la violence, ce n’est pas en l’instaurant en mode de justice (ce qui ne fait que la renforcer, dans un cercle vicieux), mais en s’attaquant à ses CAUSES (psycho-sociales), et en essayant, au maximum de les prévenir.

                          Et ce n’est surtout pas en instaurant, via les médias, une mode pseudo-compassionnelle, qui ne vise que de l’audimat, en faisant vibrer les cordes les moins rationnelles, les plus pulsionnelles, donc les plus objectivement "dangereuses" de l’être humain.

                           

                           


                        • sisyphe sisyphe 18 avril 2008 13:31

                          Mais, mon vieux, arrêtez de voir de la manipulation , des défenseurs de "bourreaux" partout.

                          Il semble, effectivement, que vous ayez à vous débarrasser d’une certaine haine (qui est peut-être compréhensible, je ne sais pas), pour voir les choses de façon plus lucide : ce n’est pas en l’entretenant que vous résoudrez quelque problème que ce soit.

                          Arrêtez de mélanger désir de revanche (ou de vengeance) et justice, je vous le répète : ça n’a rien à voir.


                        • ASINUS 18 avril 2008 14:47

                          reste que voir l assassin et bourreau d une jeune fille que vous n oublierez jamais ,

                          avoir

                          la quasi assurance d etre libre 19 ans apres son forfait ,

                          celui la finiras bien par rencontrer

                          La VRAI Justice .

                          puisque cette societé ne protege ni ne venge ses citoyens nos sociétés reviendrons

                          a plus de clairvoyance 

                          car il est écrit " tu paieras vie pour vie ....


                          • Gaolinn Gaolinn 18 avril 2008 16:15

                             Enfin quelqu’un d’humaniste au sens initial de ce mot. Défendre des criminels est tout sauf un acte humaniste. Bravo et merci.


                          • sisyphe sisyphe 19 avril 2008 13:40
                            • @ sisyphe,

                            Votre discours est à la hauteur de ce que vous êtes finalement un lâche ! qui se cache derrière les mots, je vous ai demandé pourquoi au lieu d’argumenter vous m’avez insulter suite à mon premier post sur cet article ! toujours pas de réponse mais toujours la même réthorique la soi disant haine que j’aurai, mais pour qui vous prenez vous pour juger les gens qui s’expriment sur un article ? Vous ne vous êtes certainement pas mis une seule seconde à la place d’une victime car si vous aviez un tant soit peu de respect vous n’auriez pas insulté ces dernières qui ne sont hélàs plus là pour vous répondre, vos leçons de morale vous pouvez vous les mettre ou je pense au plaisir de ne plus vous lire petit prétentieux.

                             

                            Eh ben, mon gars, pour un "bodidharma", tu perds ton calme !

                            Qu’est-ce que cette usurpation d’un titre et d’une fonction qui n’a strictement rien à voir avec tes paroles de violence, de haine, de vengeance ? Moi, un lâche ? Mes coordonnées sont disponibles sur ce site ; avec mon nom, mon adresse e-mail, etc... Il ne me semble pas qu’il en soit de même pour toi, le bodidharma de pacotille ! Je n’ai insulté personne, dans aucun de mes posts ! J’appelle simplement à se méfier de ceux qui, comme toi, prèchent la loi du talion, donc le retour à la barbarie. Ceux qui, sous prétexte de faire respecter le droit des victimes, ne font, en fait, qu’attiser la haine. J’ai developpé, largement, ici-même, les raisons de ma position : à aucun moment, tu n’y as répondu.

                            Je ne te juge pas : je réponds à tes écrits : c’est tout ce qui est disponible de toi ici, et c’est mon droit le plus légitime.

                            Pour le reste ; allez, un peu de méditation, quelques respirations, et essaie de retrouver une attitude zen : je te conseille de lire "Le livre de la vie et de la mort Tibétains" : ça devrait t’y aider....

                             


                          • sisyphe sisyphe 19 avril 2008 19:38

                            Voilà 3 posts successifs qui relèvent : - et de l’autisme

                            - et de la paranoïa

                            Je vous conseille sérieusement de vous faire soigner, mon vieux...


                          • Dolores 22 avril 2008 21:42

                            Ce qui me gêne souvent, c’est l’amalgame qui se fait entre victime et famille de victime. Trop souvent on confond les deux.

                            La vrai victime bien souvent n’est plus là pour demander des comptes à son bourreau. C’est la société à travers la Justice qui réclame le châtiment selon un code.

                            La famille, victime par contre coup et non directement, réclame vengeance. Aucun châtiment ne sera assez dur pour la peine qu’elle ressent. Humainement cela se comprend. Mais faut-il faire une loi de vengeance ?

                            Quand la véritable victime est vivante, j’ai remarqué qu’elle était bien moins vindicative que les familles de victimes défuntes.

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