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Accueil du site > Actualités > Société > Pour une féminité décomplexée

Pour une féminité décomplexée

Le combat féministe laisse perplexe ceux et surtout celles qui y voient peu d’éléments relatif à la féminité, concept lui, qui entendu de manière péjorative parce qu’il renverrait à une forme de sensibilité, de faiblesse ou plus communément, ferait référence à la sensualité instrumentalisée que le féminisme, avec sa prétention de masculinité tend à renier.

Bien évidemment, il ne s’agit pas de saboter le combat de la femme mais au contraire, d’en dénoncer les contradictions et la manière dont est instrumentalisée cette résistance qui trop souvent est ancrée mentalement dans les consciences par de nombreux complexes intérieures que la femme elle-même n’assume pas et son combat semble parfois encore une fois être celui que l’homme lui dicte. A de nombreuses occasions, elle ne fait pas preuve de solidarité avec ses pairs, qui sont avant tout les autres femmes contre lesquelles elles s’offusquent souvent au bonheur de ce que l’homme a voulu qu’on fasse d’elle : une femme objet de tous les désirs et toutes les convoitises.

La femme, un objet de consommation asservie, soumise, en lui faisant croire que son émancipation physique, son allure, les droits qu’on lui confère font d’elle une femme plus digne qu’une autre. En d’autre terme, une femme mature qui au fil des années s’est battue pour que ses droits soient reconnus : la femme occidentale, qui maintenant parvenue à l’émancipation décide de prendre en charge sa camarade non parvenue à ce niveau de conscience, de grandeur, parce que de la où elle vient, ce n’est que l’oppression : celle du père, du mari, du frère et du chef d’état, en gros, elle doit échapper au joug de l’homme avec l’aide d’une femme qui est entrain de réussir ce combat. Même si elle vient d’ici, si elle a grandi ici, vit ici et s’émancipe ici, elle vient quand même d’ailleurs ou est ancré par ces mœurs qui transgressent les frontières. Même si elle vient d’ici, on lui dira qu’elle vient d’ailleurs ou que son attitude n’est pas celle d’ici et qu’ici, toutes les femmes doivent véhiculer la même image : celle de l’émancipation physique plus que mentale. Image dit on, c’est-à-dire apparence, peu importe que n’augmentent les véritables inégalités physiques, mentales, économiques, morales, juridiques dans un pays où la violence faite aux femmes atteint un chiffre effroyable...

Un vrai combat commence par une honnêteté intellectuelle ainsi qu’une volonté commune d’égalité. C’est par la solidarité qu’on peut lutter, bien qu’on puisse diverger dans ses orientations de vie. Pour le dire concrètement, comment comprendre dans un cortège à l’occasion de la journée de la femme que certaines femmes se donnent le droit et la suprématie au nom de leur pseudo liberté de diffamer d’autres femmes ne correspondant pas à leur image, à savoir des femmes qui ont décidé de se couvrir les cheveux, et qui elles, ne semblent pas s’attaquer ni insulter celles qui ont décidé de découvrir leurs cuisses. Comment une si puérile opposition physique peut faire d’une femme qui se dit féministe, l’ennemie de sa camarade, avant tout présente pour le même combat. On peut bien citer d’autres exemples d’opposition, mais la ligne de séparation majeure se fonde entre la différence culturelle et religieuse qui régit tous les combats du monde à croire. On aurait d’un côté celui de la femme occidentale la femme suprême, fatale, indépendante et émancipée contre la femme indigène, arabe, africaine encore trop soumise à ses mœurs, son Dieu, ses hommes et qu’il faut libérer de sa pauvre condition de détresse. Ce soi disant choc des cultures et coutumes qui sert de prétexte à tous les combats malsains semble le même dans ce féminisme complexé et totalement orienté par ce que veut l’élite masculine, celle qui dans tous les domaines, tend à gouverner et tracer la manière dont la femme doit se comporter dans notre société pour répondre aux lois de la consommation avant tout ne l’oubliez pas.

L’exemple d’un certain Bernays, qualifié de père de la propagande politique et de la manipulation de l’opinion publique n’hésita pas à instrumentaliser la femme en lui faisant croire que fumer par exemple était pour elle une forme extrême d’émancipation. Elle pourrait ainsi imiter l’homme, l’égaler, voire le dominer. C’est à travers ce genre de symbole fictif et apparent que l’on fournit à la femme les armes de sa liberté alors que l’on sait bien que derrière cette stratégie, il s’agissait de cesser de se priver de la moitié de l’humanité dans le bénéfice et le profit qu’apportait un tel commerce à une firme comme Lucky Strike. C’est donc à l’avantage des firmes que ce combat est instrumentalisé, celles du parfum qui ne cesse de réduire la femme à son corps et au désir qu’elle peut susciter, celle de l’automobile, à laquelle elle est souvent comparée , celle de toutes les grandes firmes dans lesquelles on tire de sa féminité l’essentiel de ce qui anéantit sa dignité chaque jour un peu plus.

Aujourd’hui, on insiste et propose à la femme soumise de la libérer du symbole physique encore qu’est son voile, de manière à ressembler à la femme libre, et ensuite pouvoir égaler l’homme. A croire que la femme ne peut s’émanciper que par son physique, mais où sont ceux qui prônent son émancipation mentale, morale, psychologique et qui plus est, de son respect du physique, car certains voient une menace dans le voile et la mettent au cœur du débat mais les vrais atteintes comme le viol, l’agression, les coups eux, dépassent les symboles, ils sont une réalité, mais toute vérité n’est pas bonne à propagande à partir du moment où on ne peut en faire son fond de commerce, politique, électoral, médiatique. Et tout ça de manière très subtile pour calmer le jeu en donnant l’illusion à la femme de se sentir vraiment en démocratie, pire d’en définir le modèle absolu et universalisable à l’ensemble de la planète.
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D’autres exemples laissent perplexes lorsqu’on voit que certaines féministes ramènent ou plutôt ramassent toute bonne cause démocratique pour faire passer l’essence de chaque mouvement de libération pour un combat féministe, toujours opposé à cet homme charnu qui lui confère toute bonne occasion de se révolter, ou de jouir du droit de se faire exploiter avec subtilité, avec plus d’élégance et de politesse. Et comme l’esthétique gouverne nos schémas de pensée, on peut bien facilement croire être libre par le physique, ce qui se voit et laisse transparaitre une indépendance, peu importe l’éthique. L’esthétique a dépassé de loin toute éthique dans les luttes pour l’égalité. L’important, c’est l’image que l’on veut véhiculer et non la personne qu’on est. Encore une fois, un féminisme à géométrie variable pour installer et imposer la suprématie de ce combat que seule « l’élite féministe » est à même de représenter. Où est donc la liberté, le respect de la dignité de la femme et l’égalité ?

Pour expliquer et en finir en revenant sur le titre de l’article, penser une féminité, c’est proposer à la femme d’investir son propre combat car tous les termes en « isme » sont soumis à être instrumentalisés dans notre société. En tant que femme, je n’ai pas à être féministe mais féminine au sens le plus complet et non péjoratif qu’il soit. Cela ne se résume pas à se maquiller et chercher à s’embellir physiquement mais plutôt à accomplir cette spécificité de femme, qui oui en tant que femme, n’est ni une femme universalisable, comme celle véhiculée sur tous les panneaux publicitaires et qui n’est ni non plus un homme en voulant y être identifié.

Car, à y songer, le droit à revendiquer sa féminité pour une femme est il celui d’être distincte de l’homme, séparé par ses qualités propres afin qu’elle sache ce qui lui correspond vraiment, ou c’est d’être mélangé à l’homme, confondu dans les symboles de la masculinité au nom d’une certaine égalité, qui plus est, ne cesse de creuser le fossé entre les deux. Faut-il penser qu’être l’égal de l’homme, c’est faire semblant d’en être un en se reniant ? Être l’égal veut il dire être le même ?

À mon sens, c’est plutôt en répondant oui que l’on détruit l’autre. L’égalité, ce n’est pas devoir se renier, se frustrer pour ressembler, concurrencer, voire dépasser celui qui nous semble dominateur. C’est avant tout, vouloir assumer sa spécificité, la revendiquer et tenter de l’accomplir avec ses propres ressources, ses propres schémas de pensée.

Parce que réellement, ce qui dérange, c’est l’image d’une femme qui, refusant le symbole de consommation à laquelle on la soumet, veut vraiment réclamer sa liberté, sa dignité. Pourquoi lui refuse-t-on ? Certainement parce que ce combat est faussé. Battons nous non pour la femme mais auprès de toutes les femmes, celles qui aiment mettre des jupes, celles qui aiment les pantalons, celles qui sont voilées et celles non voilées, celles qui sont heureuses ou celles qui sont tristes, celles qui sont sensibles ou celles qui sont autoritaires etc.…

Chaque femme sait mieux l’origine de ce qu’elle porte, supporte et ce par quoi passe sa liberté. Se battre pour la femme, c’est croire que l’on a la suprématie de savoir ce qui est bon pour elle, c’est croire la sauver de sa condition indécente et sous ce prétexte, on ouvre le feu, faisons tomber les bombes, on tue sans remords des innocents dans plusieurs régions du monde. Personne n’a à prétendre libérer la femme si ce n’est elle-même de se libérer elle-même avant tout et reconnaître à chacune son droit d’exister, de vivre en dignité. Quel combat que celui qui élimine pour parvenir à dire que l’on réussit. Il s’agit surtout d’arrêter de se revendiquer appartenant par-dessus tout à telle ou telle cause parce que l’étiquette que l’on endosse finit par primer sur l’intention et la sincère volonté de s’affranchir de sa condition inégale.


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44 réactions à cet article    


  • jef88 jef88 29 septembre 2011 12:21

    « le maitre étalon » faut pas déconner (surtout quand on parle de féminisme) c’est  « le mètre étalon »


  • Lorelei Lorelei 29 septembre 2011 23:35

    c’est marrant bertrand, il suffit de remplacer le mot femme par arabe où noir pour comprendre vos propos...

    je sais que l’on disait au noirs qui voulaient des droits et tutti quanti qu’ils etaient dans une situation victimaire...


  • Hermes Hermes 29 septembre 2011 10:24

    Bonjour,

    votre aproche n’est pas appicable qu’au féminisme, c’est une question fondamentale : on s’accroche à des images de soi-même, une idée de soi-même, des opinions, etc. mais celà n’est qu’une compensation de la difficulté d’accéder à l’être et à la tranquillité interne. le combat (non-combat) est pour tout le monde à tout instant, mais peu s’y engagent encore.

    A bientôt peut-être.


    • Hermes Hermes 29 septembre 2011 13:14

      Pour être clair, et mieux illuster mon propos s’accrocher à une image de soi voilée, ou pas c’est la même chose.


    • Hermes Hermes 3 octobre 2011 14:15

      Enfin, bien que cela soit fort pertinent, cela ne doit pas justifier une quelconque oppression d’un sexe par l’autre, ni justifier aucun système imposé. Je n’ai pas perçu cette justification dans votre article, qui me semblait élever le débat au dessus de la confrontation des coutumes et des réactions épidermiques, mais d’autres ici l’ont perçue comme telle.

      J’aurais aimé un mot d’éclaircissement sur le sujet de la part de l’auteur. L’absence de réponse me fait de plus en plus penser que vous avez essayé de nous rouler ! Si c’est le cas c’est de la belle manipulation. Bravo !


    • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 29 septembre 2011 10:25

      Les porteuses de voile sont à l’avant-garde de l’émancipation de la femme ! Il fallait oser le dire !


      • Rounga Roungalashinga 29 septembre 2011 11:24

        Qui l’a dit ?


      • francesca2 francesca2 29 septembre 2011 13:36

        Monsieur Mourot vous avez complètement raison, ceci est un plaidoyer en faveur du voile.
        L’auteur avance masqué, mais pas tellement.
        L’instrumentalisation du combat féministe pour faire passer vos idées ? Pitoyable !


      • Lorelei Lorelei 29 septembre 2011 21:15

        ben oui c’est le discours islamiste classique qui veut que l’on s’approprie le corps de la femme et qu’il soit vu comme une chose infâme à marquer comme le furent les juifs vu comme le mal, c’est exactement le même bullshit.

        En plus il n’existe pas un seul verset dans le coran qui parle de voiler les femmes...pas un seul...

        Voile, une antique aliénation par Mohamed Kacimi

        Le Web arabe Vs la talibanisation sexuelle des esprits.
        extrait

        Le corps féminin est un enjeu de géopolitique et stratégique. Au niveau national et mondial, politique et religieux se sont appropriés le corps de cette dernière considérant le corps feminin comme des signes sur l’état d’une nation, ce qui n’est pas faux, la manière dont on traite les enfants et les femmes montrent le degré de civilisation atteint...

        Toutefois, ce qui est assez étrange on semble croire que les femmes sont des enveloppes charnelles et non des êtres à part entière, dans les discours hoministes on se rend compte aussi de cette vision de la femme, la femme est réduite à une idée, à ceux que pensent certains hommes du corps de cette dernière, d’où d’ailleurs différents marquages, le viol, la tonte, la burqua et une certaine apologie de la pornoisation de la femme en l’a mettant dans des positions toujours très dégradantes.


      • ecophonie ecophonie 29 septembre 2011 10:59

        Et bien moi je trouve votre texte brillant


        • Lorelei Lorelei 29 septembre 2011 21:18

          bah il y a des gens qui trouvent brillant d’etre considéré comme des sous êtres...au passage j’ai voté pour le texte tant il est edifiant d’une époque qui voit l’autre car femme, car pauvre, car jeune car x où y pour une chose à inférioriser


        • Robert GIL ROBERT GIL 29 septembre 2011 11:07

          pour que les feministes se decomplexent je les invitent a regarder ce PPS :
          http://2ccr.unblog.fr/2011/03/08/pps-lelement-115/

          “On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui !”


          • Rounga Roungalashinga 29 septembre 2011 11:27

            “On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui !”

            Cette phrase qui est devenue un lieu commun signifie dans la bouche de pas mal de gens : « on peut rire de tout, mais pas avec les gens qui peuvent vraiment rire de tout ».


          • tiloo87 tiloo87 29 septembre 2011 12:48

            “On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui !”

            Ouaip : c’est surtout que ce truc est pas drôle : un ramassis de clichés, et le doute à chaque diapo sur le but de cet « hommage ».
             Le reste du blog est beaucoup plus intéressant.


          • tikhomir 29 septembre 2011 11:59

            Encore cette histoire de femmes victimes et de combat.

            On va faire simple et didactique :
            1 - Se poser en victime, c’est se mettre en position d’agressé, c’est la peur qui domine : la peur d’être agressé (ou opprimé, etc.). C’est tout à fait différent d’être une vraie victime et de relever la tête pour avancer.
            2 - la peur n’est pas quelque chose qui doit dominer les rapports entre les personnes. Si vous vous enfermez dans ce comportement victimaire, vous vous mettez vous même en situation négative et vous aurez toujours peur d’être victime.
            3 - il est normal qu’une personne victime veuille s’en sortir et pour ça il y a deux façons, une bonne : la victime surmonte sa peur et avance sereinement et une mauvaise façon : la victime a peur et devient agressive à son tour, prête à combattre l’agresseur ou le supposé agresseur/oppresseur.
            4 - Les féministes de la plupart des courants ayant retenu simplement la mauvaise façon : elles sont agressives et bâtissent tous leurs raisonnement sur leur propre peur.
            5 - bâtir de cette façon un raisonnement, c’est idiot en ce sens que la conclusion est déjà prête et on va trouver tout pour arriver à cette conclusion sans jamais vouloir la remettre en question, quitte à s’arranger avec la réalité.
            6 - se complaire dans la position de victime, c’est se complaire dans la position de la personne dominée. Le féminisme victimaire est paradoxal en ce sens que les femmes de ces mouvements sont dominées et le cherchent d’elles-mêmes tout en disant qu’elles ne le sont pas ou ne veulent plus l’être (et en deviennent d’autant plus agressives).

            Conclusion 1 : la féministe victimaire standard est tout juste au niveau de la jeune fille immature, simplement dominée par ses émotions... C’est une petite fille, immature, blessée, ayant peur de ce qui l’entoure et qui est différent : l’homme.
            Conclusion 2 : la peur et la haine n’entraînent que la peur et la haine et vouloir combattre à ce point fait du féminisme victimaire un générateur de haine conséquent.
            Conclusion 3 : le féminisme victimaire ne pouvant produire en l’état que de la haine, c’est donc un mouvement nuisible à la paix sociale et donc à la société. Tout mouvement nuisible doit être réprimé, il en va de l’unité d’une société et de la paix sociale.


            • Akwa Akwa 29 septembre 2011 12:23

              Pas mal.

              J’ajouterai ceci : l’auteur ce plaint d’un manque de solidarité entre femme.

              Or les femmes se détestent entre elles : il n’y a pas l’once d’une véritable amitié sincère entre femmes (pas plus qu’entre une femme et un homme, pour d’autres raisons).
              Tout le comportement des femmes est entièrement guidé par l’appréciation qu’en auront les autres femmes : habillement, maquillage, coiffure, épilation, talons, parfum, etc. (autant de choses que les hommes en réalité ne remarquent même pas, ou à peine).

              Les femmes sont victimes avant tout d’elles même, et de leur comportement de mouton.


            • miha 29 septembre 2011 12:35

              Mais bien sûr, Aqwa... alors que tous les hommes sont solidaires entre eux... c’est bien connu... aucune compétition entre eux...pas un qui aurait l’idée de mettre une peau de banane sous les pieds de l’autre... tous solidaires qu’on vous dit.


            • tikhomir 29 septembre 2011 14:06

              @Akwa

              Effectivement et les féministes devraient au mieux s’en prendre aux magazines féminins qui entretiennent largement ces comportements, à la publicité, etc.

              @Miha

              La question ici, ce ne sont pas les hommes, mais les femmes, leurs rapports entre elles et avec les hommes. Si tous les hommes ne sont pas solidaires, j’en conviens, les comportements entre eux sont différents. Prenez un conflit entre hommes : souvent ça éclate une bonne, ça pète bien fort et après ils vont boire une bière ensemble et c’est oublié. Entre femmes, les tensions sont plus pernicieuses, elles gardent souvent des rancunes, se racontent les choses entre elles, prennent parti et finissent par se monter les unes contre les autres et ça peut durer des années sur un milieu professionnel par exemple. C’est ça de se laisser dominer par ses émotions...


            • miha 29 septembre 2011 19:09

              Bon sang ! C’est bien sur... jamais de rancune entre deux hommes... ils boivent un verre ensemble, puis ils se donnent des claques bien viriles dans le dos et tout est oublié...

              Mais... alors... De Villepin et Sarko qui se haïssent depuis des années... ah ! C’est seulement parce qu’ils n’ont jamais bu un verre ensemble que leur haine perdure.


            • foufouille foufouille 29 septembre 2011 19:20

              je suis tres rancunier
              certains sont faux cul
              certaines cancannent


            • Aldous Aldous 29 septembre 2011 13:26

              Le véritable féminisme serait d’arrêter de penser « nous les femmes » mais plutôt « nous les humains ».

              Mais bon, c’est pas demain la veille.

              Sinon, j’attends la réaction de Lorelei sur le sujet, j’adore ses commentaires où le mot « taliban » tien lieu d’analyse politique...


              • ninon 29 septembre 2011 20:13

                Ah merci je suis bien d’accord !! L’égalité c’est un combat pour les hommes et les femmes à la fois !!


              • Lorelei Lorelei 29 septembre 2011 21:07

                lorelei te dis juste que le jour où les hommes accepteront que nul n’a à dire à l’autre car il est noir jaune, femme où homme ce qu’il doit être l’humanité aura fait un grand pas...

                Quand on opprime des gens pour leurs physiques, leurs différences on peut pas avoir d’humanité, je sais que certains hommes aimeraient bien que les femmes se taisent, seulement le probleme c’est qu’il y a dans le monde une oppression terrible envers les femmes regardez bien ce qui se passe dans la majorité des pays les filles ne vont pas à l’ecole et certaines ont mises dans le lit d’hommes mariées alors qu’il s’agit de pédophilie institutionnalisée..

                Je me suis toujours posée la question de quel doit parle t on des corps des femmes ? C’est incroyable de parler du corps d’un autre être alors que ce n’est pas le vôtre, autrefois sur les marchés d’esclaves et dans les nations qui discriminent on s’approprient le corps de l’autre en lui disant ce qu’il doit être comment il doit s’habiller etc...

                Comment vous voulez qu’il existe une humanité si une partie d’elle est opprimée ?? Si ceux qui oppriment ne prennent pas conscience du crime, pendant longtemps, tres longtemps on opprima les juifs apres ce fût les noirs...etc...Et ce n’est pas en niant l’oppression que l’on avance au contraire...


              • Lorelei Lorelei 29 septembre 2011 22:35

                c’est bien dit mais je crois que la majorité ne va rien comprendre votre phrase...


              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 29 septembre 2011 13:31

                Chaque femme se fait son idée de sa féminité ; il n’ y a donc pas de féminité générale qu’il faudrait défendre. Ce qui est en cause c’est la question de l’égalité des droits entre les femmes et les hommes et le fait que certaines femmes pour des motifs religieux, sociologiques ou psychologiques, refusent cette égalité dans tous les domaines de la vie privée et sociale.


                Il est dans ce cas tout à fait normal que certaines femmes luttent idéologiquement (et non pas par la contrainte), contre cette discrimination dans les têtes de celles qui la subissent, plus ou moins consentantes. Sans le mouvement féministe il n’y aurait ni le droit à l’avortement (ce qui n’en fait pas une obligation, mais une liberté de décision), ni même le droit à la contraception dont toutes les femmes bénéficient.

                Quant à l’état démocratique il est tout à fait juste qu’il prenne des mesures contre des pratiques qui remettent ouvertement en cause son principe fondateur de l’égalité des femmes et des hommes : c’est son devoir de défendre les valeurs d’égalité et de liberté comme fondements de la démocratie. Les tunisiennes qui refusent que futur état tunisien remette en cause le principe de la laïcité et de l’égalité des droits des hommes et des femmes font leur devoir de femmes libres.

                Ceci n’a rien à voir avec de prétendues spécificités féminines, prétendument naturelles (ne pas confondre sexe, genre et sexualité !) 

                • tikhomir 29 septembre 2011 14:12

                  « Chaque femme se fait son idée de sa féminité ; il n’ y a donc pas de féminité générale qu’il faudrait défendre. »

                  Faux, si c’était le cas, on ne saurait pas ce qu’est la féminité et la féminité n’existerait tout simplement pas. Si on reconnaît une femme féminine d’une masculine, c’est bien que ce n’est pas « chacun s’en fait son idée »...


                • Lorelei Lorelei 29 septembre 2011 21:10

                  C’est quoi cette notion débile qu’il existe une féminité où une masculinité, il y a autant de féminité, que de masculinité il n’y a que dans les nations extremistes que l’on cherche à imposer des modeles de masculinité où de féminité..

                  Ces trucs totalitaires où on refuse la diversité et on cherche à imposer l’uniformisation est dégoutante.


                • Lorelei Lorelei 29 septembre 2011 22:37

                  c’est cela on devrait eduquer les gens selon un modele comme dans les jugend hitler et comme ça on aura des esclaves, vous savez ce que dit hitler de l’islam et ce qu’en dit churchill et quand vous lisez les deux opinons vous comprenez pas de choses, d’ailleurs, il y a un ecrivain français qui en parla dès les années 50 et c’’etait malraux et c’etait un visionnaire


                • Lorelei Lorelei 29 septembre 2011 22:38

                  pas mal manque le mot pas mal de choses...


                • Lorelei Lorelei 1er octobre 2011 22:21

                  Mais les hommes pour qui se prennent ils pour dire à une nana qu’elle est un pute, vous réalisez que vous imposer vos idées à un autre être, le corps d’une nana n’appartient pas aux hommes, vos appreciations vous les gardez pour vous....on n’est plus sur le marché des esclaves où les hommes se permettaient d’avoir des propos sur les corps des noirs, des femmes etc...

                  L’HIVER TALIBAN EN OCCIDENT Vs LA DEMOCRATIE

                  Et voilà qu’en Occident ses derniers années nous remarquons les mêmes phénomènes partout, nous avons des « zemmour » et autres personnages qui se posent en victimes, car selon eux c’est la faute des femmes si la société n’est plus assez violente et puis ses femmes qui veulent l’égalité en droit, c’est trop, « en réalité ses femmes ne savent pas ce qu’elles veulent, elles veulent des hommes des vrais et les vrais hommes selon ce credo est un type éructant, grossier, et qui croient qu’une femme aime se faire maltraiter….. »

                  Le Web arabe Vs la talibanisation sexuelle des esprits.
                  18 Septembre 2011 Par lorelei avalon
                  LE PRINTEMPS ARABE VS L’ENFER DU HARCELEMENT SEXUEL EN ORIENT 
                   

                • Lorelei Lorelei 1er octobre 2011 22:24

                  on nomme ça fascisme la stigmatisation d’un corps et des propos haineux à l’encontre de ses corps...avant on disait que les juifs etaient horrible monstrueux et on a dit ça des femmes depuis l’aube des temps et c’est pour ça que les extremistes aimeraient leurs faire porter l’etoile jaune qu’est le nikab pour qu’elles disparaissent de l’espace publique

                  D’où vient donc cette histoire du voile ?

                  D’une croyance sémitique très ancienne, qui considérait la chevelure comme le reflet de la toison pubienne ! Cette croyance était si répandue dans les pays d’Orient, notamment en Mésopotamie, qu’elle a fini par avoir force de loi. Aussi, le port du voile est-il rendu obligatoire dès le XIIe siècle avant J.-C. par le roi d’Assyrie, Teglat Phalazar 1er : « Les femmes mariées n’auront pas leur tête découverte. Les prostituées ne seront pas voilées. » C’était dix-sept siècles avant Mahomet et cela se passait en Assyrie, l’Irak d’aujourd’hui.

                  Dans la Bible hébraïque, on ne trouve aucune trace de cette coutume, cependant la tradition juive a longtemps considéré qu’une femme devait se couvrir les cheveux en signe de modestie devant les hommes. Il faudra attendre l’avènement du christianisme pour que le voile devienne une obligation théologique, un préalable à la relation entre la femme et Dieu.

                  http://www.e-torpedo.net/article.php3?id_article=3193


                • Lorelei Lorelei 29 septembre 2011 22:39

                  ah ooui vous trouvez saint d’esprit une personne qui demande à être violée, battu où soumise et vous pensez que vous pouvez avoir le droit d’en profiter...


                • galot00 29 septembre 2011 20:03

                  Absolument d’accord avec l’article. 21/20.
                  Regardez-les critiquer ces femmes voilées, ces supermans tellement sûr d’eux même...

                  Je me souviens de mon passé, champion du batifolage, soit-disant heureux mais toujours ce manque à la gorge. 

                  Nos femmes sont devenues des comètes qui rêvent d’aller aussi vite que nous autres, hommes (alors que beaucoup vont déjà bien plus vite), elles sont comme de l’eau que l’on cherche à retenir entre nos mains fébriles : « Chérie, pourquoi te sens-tu obligée de sortir la jupe ras la foufoune avec une tonne de maquillage ? Pourquoi ce décoleté tortueux quand on va chez les copains , y a une vente aux enchères quelque part ? »

                  Non mais regardez-les, jouer les fiers, vivent la liberté féminine à outrance qu’ils diront, mais chez eux, dans un coin de leur coeur, plus aucune sérénité si leur femme s’habille comme des putes, enfin si, parfois la sérénité de l’imbécile qui se rend compte que Marcel son meilleur pote s’était tapé notre chere Marcelline après le divorce.

                  Voilez-vous si vous voulez, tant que les lois ne sont pas encore affreuses (mais elles le deviendront), montrez le respect que vous devez au mari que vous aimerez ou au Dieu que vous aimez. L’occident c’est une vaste farce où l’on aime que parce que l’on a été formaté pour.

                  Bon, j’ai deux rendez-vous Facebook aujourd’hui. Bah j’espère qu’elles seront pas mariées comme les deux précédentes non mais.


                  • ninon 29 septembre 2011 20:15

                    Il y a du féminin et du masculin en chacun de nous !!! C’est en faisant une cause commune que l’égalité existera pas autrement !!! En arrêtant de creuser les différences et de combattre juste pour sa cause, je pense que ça ira déjà beaucoup mieux !!!


                    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 29 septembre 2011 20:57

                       @ l’auteur,

                      " Se battre pour la femme, c’est croire que l’on a la suprématie de savoir ce qui est bon pour elle, c’est croire la sauver de sa condition indécente et sous ce prétexte, on ouvre le feu, faisons tomber les bombes, on tue sans remords des innocents dans plusieurs régions du monde. " discours parfaitement inquiétant, qui me rappelle que l’on devient juif par la mère...


                      • Jean Eymard-Descons 29 septembre 2011 21:02

                        Encore une qui veut montrer qu’elle a aussi un cerveau...


                        • Lorelei Lorelei 29 septembre 2011 23:07

                          c’est marrant mais croyez vous qu’un cerveau puisse réflechir, j’en ai vu pas mal dans les bocaux mais aucun ne peut réflechir...ça semble anodin et même certain qui n’auront rien compris diront oh mais que dit elle encore et pourtant avez vous déjà vu un cerveau emettre une seule idée et on en a plein dans des bocaux..

                          le cerveau est une mecanique interessante, toutefois....


                        • amipb amipb 30 septembre 2011 06:36

                          @Lorelei : un estomac dans un bocal ne digère pas non plus. Un rogane mort n’a éviemment plus aucune fonction.


                        • Lorelei Lorelei 1er octobre 2011 22:25

                          je sais peu de gens ont compris...


                        • nemotyrannus nemotyrannus 29 septembre 2011 23:20
                          Je vais faire le naïf,encore.

                          Le côté féminin et le côté masculin,ça n’existe pas,.Une femme n’a pas de côté masculin et un homme n’a pas de côté féminin.C’est du blabla qui fait beau dans un texte pseudo-psychologique .
                          Comment peut-on dire qu’une valeur appartient à un sexe si elle peut se manifester aussi chez l’autre.. ?

                          Ca peut même paraître insultant pour certaines personnes...
                          Et quand on suggère que ces valeurs de l’autre sexe sont plus profitables,ce qui sous entend que’être de l’autre sexe c’est « mieux » je crie au sexisme.
                          -Par ex,en tant qu’homme, quand j’entends « sois plus calme,plus doux,plus serieux,plus gentil,plus humain,laisse donc s’exprimer ton côté féminin »,eh bien ça me rend malade. On pourrait tout aussi bien me dire « évolue,dépasse ton stade actuel et passe au niveau superieur,deviens une femme ».

                          Je sais pas si on dit des trucs comme ça aux femmes,mais j’imagine que ce doit être rageant aussi.


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karoll


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