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Accueil du site > Actualités > Société > Pourquoi nous parlons mal l’anglais !

Pourquoi nous parlons mal l’anglais !

Les Français ont la réputation de ne pas bien parler les langues et en particulier l’anglais, ce qui constitue un handicap sérieux dans notre monde mondialisé. Handicap tout aussi sérieux également à l’accueil des étrangers pour le premier pays touristique au monde.

A l’occasion du salon Expolangues 2008 est apparu un début d’explication à ce handicap congénital. Si on enregistre en effet les fréquences émises en parlant dans telle ou telle langue, on s’aperçoit qu’il existe une différence considérable entre le français et l’anglais. Le spectre sonore du français s’étale en effet de 125 à 2000 hertz, du grave au médium, alors que celui de l’anglais part au contraire d’une fréquence de 2000 Hertz jusqu’à 12 500, du médium à l’aigu.

Les experts phonologues attribuent à ces différences de fréquences entre les deux langues le fait que nous ayons des difficultés à apprendre et à prononcer l’anglais. Notre oreille ne serait pas accoutumée suffisamment à cette gamme de fréquence pour permettre un apprentissage facile et rapide de cette langue. Par contre, un enfant dont l’oreille est beaucoup plus souple serait à même de l’apprendre plus facilement que ses parents. C’est ce phénomène physique qui expliquerait la grande facilité constatée chez eux pour s’accoutumer à l’anglais

De ce fait les méthodes modernes d’apprentissage de l’anglais passent par une phase d’imprégnation de l’oreille par des sons aigus différents de ceux auxquels nous sommes accoutumés. C’est ce que les experts appellent l’amélioration des compétences phonologiques.

Transmis à l’’Education nationale et ses services pédagogiques qui ne semblent pas avoir découvert cette explication ni mis en place les modifications appropriées de leurs méthodes d’apprentissage à l’anglais.

NB : Vous noterez que les russes qui sont réputés être forts en langue sont ceux dont le spectre de fréquence de la langue natale est le plus étendu. Ceci explique peut être cela !

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213 réactions à cet article    


  • chria chria 30 juillet 2009 11:41

    deux autres points :
    - l’absence de programme télé en vo à la télé
    - la nullité des profs de langues en France et des cours, sans parents bilingues impossibles de bien apprendre.
    Un exemple : le nombre de trentenaire qui ne savent pas parler l’allemand (oui c’est pas l’anglais) alors qu’ils l’ont étudié pendant 7 ans du collège au lycée.
    Quant à l’anglais la prononciation c’est terriblement dure, thought !


    • french_car 30 juillet 2009 15:41

      @Chria
      Ou comment démontrer par l’Allemand pourquoi on ne parle pas Anglais ! N’importe-quoi.
      On ne parle pas Allemand parce-que ça ne sert à rien et que les profs d’Allemand sont dans leur immense majorité incapables d’intéresser leurs élèves.
      Tough ou thought ? En Français on dit « hard ».


    • chria chria 30 juillet 2009 18:29

      je n’ai jamais voulu démontrer quoi que ce soit, chère pensée


    • impertinent3 impertinent3 31 juillet 2009 07:46

      @Chria,
      Pour apprendre une langue étrangère, il faut peut-être commencer par connaitre sa langue maternelle. Sans vouloir relever toutes vos fautes (il y en a trop), je ne parlerai que de votre dernière phrase, vous auriez dû écrire  : « ... l’anglais la prononciation est terriblement difficile, thought ! ».

      Puis une remarque plus fondamentale sur l’article.
      À propos de fréquences auditives, comment font les francophones autres que français, ici, je pense spécialement aux québécois, aux suisses, aux belges, qui parlent, la plupart du temps, très bien l’anglais ?
      Cette histoire de fréquences me semble une baliverne, servant à masquer un problème plus général. Par exemple des lacunes graves de l’enseignement des langues en France, je n’y crois pas trop. Ou, une propension marquée des français à se croire le centre du monde, j’y crois un peu plus ; un peu comme les anglais qui refusent souvent de parler français en Angleterre, même s’ils maitrisent parfaitement cette langue.


    • chria chria 31 juillet 2009 10:16

      Eh, je pensais écrire une petit commentaire anodin en quatrième vitesse sur un article qui je croyais n’allait pas attirer les foules (pourquoi n’ai-je pas alors utilisé le correcteur ?), et donc je ne me suis pas relu, et maintenant voilà qu’un olibrius m’attaque sur ma méconnaissance de la langue française (que je maîtrise parfaitement) à cause de quelques petites fautes d’orthographe, méconnaissance qui serait la source de ma soi-disant ignorance de la langue anglaise, qui viendrait en fait de mon (notre) arrogance franco-française... Faut vraiment arrêter de se prendre au sérieux les donneurs de leçons... Surtout que les profs de langues que j’ai eu au collège m’ont traumatisé et ceux du lycée m’ont dégouté, j’ai quand même eu trois profs sur sept qui étaient en dépression, une qui a failli se jeter par la fenêtre une fois, un autre qui nous racontait ses escapades berlinoises chez les « hôtesses », des cours à mourir d’ennui pompés littéralement sur le bouquin, et plus de la moitié qui s’en foutaient royalement des élèves qui avaient du mal (dont les parents ne parlaient souvent que français). De plus, en série scientifique, on a avait vraiment pas le temps de bosser les langues, je passais en première et en terminale mes soirées et mes week-ends à faire des maths car notre prof nous filait 50 exercices par soir et parfois jusqu’à 300 pour une semaine de vacances, et pas question de se défiler.


    • french_car 31 juillet 2009 11:10

      @Impertinent3, en quoi votre « thought » serait plus approprié que celui de Chria ?

      Thought = pensée

      Though = cependant

      Tough=dur

      Quel est votre choix ?


    • french_car 31 juillet 2009 11:12

      @Chria, sur l’incapacité des profs on pourrait en écrire des tonnes - et s’il ne s’agissait que des profs de langues - mais on est un peu hors sujet ...


    • sceptique 30 juillet 2009 12:07

      Par Sceptique1
      Autre point à joindre à la liste de nos handicaps dans l’apprentissage de l’anglais, l’absence en français de l’accent tonique. Cette manière de parler qui fait prononcer avec force certaines syllabes d’un mot et atténuer les autres. Pour un locuteur anglo-saxon c’est un élément très important dans la stratégie de compréhension de la phrase.
      Alors de grâce, si vous voulez mieux apprendre, écoutez, écoutez, écoutez. Vous finirez par entendre ces fameux accents toniques et vous perdrez cette habitude détestable des Français d’ânonner toutes les syllabes du mot anglais sur le même ton et avec la même force.


      • Serviteur Serviteur 30 juillet 2009 13:22

        Petite précision sur l’accent tonique :
        un de mes profs de langue nous avait expliqué que les français accentuent les dernières syllabes et lorsque l’on écoute un étranger parler français on se rend compte que ce qui peu sonner faux à notre oreille c’est justement ce défaut d’accentuation sur les dernières syllabes.


      • french_car 30 juillet 2009 15:44

         Et donc les Corses parleraient mieux Anglais que la moyenne des métropolitains ?
         L’Américain parle d’une manière beaucoup plus monocorde, avec moins d’affectation que l’Anglais, serait-on plus américanophones qu’anglophones par conséquent ?


      • krolik krolik 30 juillet 2009 12:21

        Après treize années de scolarité, me retrouvant dans une école d’ingénieurs, pendant deux ans le prof d’Anglais nous a fait étudier un bouquin de Jérôme K Jérôme qui racontait les amours de deux huitres dans l’estuaire de la Tamise. Adrian et Sheldon...
        Niveau d’Anglais absolument nul pour se débrouiller dans la vie professionnelle.
        Il a fallu qu’ensuite je fasse un quasi tour du monde accompagnant professionnellement un vrai british à l’accent cockney qui en sus courait après son dentier à chaque fois qu’il ouvrait la bouche.. Et là ça m’a dépucelé sur les accents toniques , les syllabes avalées...
        Je lui en suis toujours très reconnaissant..
        Une seule solution l’immersion profonde localement.
        Je crois que l’Education Nationale est indécrottable sur le sujet de l’enseignement des langues.

        @+


        • krolik krolik 30 juillet 2009 17:20

          Mais l’Education Nationale avait tout de même eu le temps d’enseigner pendant 9 ans avant...
          Le problème doit en fait être la formation des Agrégés et des Capesiens qui ne sont jamais que des fonctionnaires de la littérature anglaise, et qui n’ont jamais mis les pieds dans les domaines économiques, industriels, de la recherche scientifique.

          Il n’y a pas très longtemps j’ai fait un long vol professionnel accompagné d’un Taïwanais, et ce Taïwainais essayait d’apprendre la France en potassant son bouquin de Français.
          Les textes français étaient d’un style très XVIIIème siècle, La dîner de Madame La Marquise est avancé... émaillé de quelque subjonctif passé deuxième forme...
          J’ai adressé au collègue taïwanais mes sincères condoléances..
          L’enseignement du Français à Taïwan n’est pas pas meilleur que celui de l’Anglais en France, ce doit être un coup des British cette fois..

          @+


        • skirlet 3 août 2009 21:44

          Curieux, à l’époque (déjà pas tellement récente) où j’étudiais le français, ce n’étaient pas les textes sur Madame la Marquise... Idéologie oblige, on nous faisait lire plutôt les textes de « L’Humanité »  :¤) Et le bouquin de Mauger (dont j’ai été très satisfaite) ne présentait pas non plus la France de façon aussi surannée.


        • Fergus fergus 30 juillet 2009 12:58

          Bonjour,

          Il existe en effet d’importantes différences dans la capacité à « entendre » un interlocuteur étranger, en l’occurrence anglais. Personnellement, je rencontre même plus de difficultés avec les hommes qu’avec les femmes, un phénomène bien connu des organismes de formation linguistique !

          Des organismes avec lesquels j’ai beaucoup travaillé durant les années où j’ai exercé les fonctions de responsable de formation. Une période de ma vie où j’ai pu, en effet, constater les carences du monde professionnel et procéder à des évaluations avant de mettre sur pied des plans de formation tantôt collectifs tantôt individuels, selon les cas et les besoins.

          Une chose est sûre : les cursus d’enseignement scolaire débouchent sur une connaissance insuffisante de l’anglais, et parfois d’étonnantes carences en regard du nombre d’années d’enseignement dans la langue, la palme revenant sur ce plan à l’expression orale.

          Fort heureusement, il suffit très souvent de quelques dizaines d’heures dans un organisme de formation professionnelle pour être remis à niveau.


          • ZEN ZEN 30 juillet 2009 13:00

            J’étais à Londres ce dernier samedi..
            Mais pourquoi les Anglais ne parlent pas français ?


            • Nycolas 30 juillet 2009 16:45

              Voilà la bonne question. On ne cesse de nous tanner avec ces français qui ne parlent pas ou mal l’anglais, mais combien de touristes venant en France parlent notre langue ? C’est tout de même censée être la langue olympique et la langue officielle d’autres institutions...

              Je crois que sur ce « problème », on fait comme avec beaucoup d’autres : on s’auto-flagelle pour rien. Le vrai problème des français est leur masochisme. Je ne crois pas que les anglais se torturent outre mesure de ne pas ou mal parler le français.


            • Panzerfaust 30 juillet 2009 19:52

              Parce-que le français est un borborygme marginal dont l’étude ne se justifie tout simplement pas.


            • sceptique 31 juillet 2009 08:30

              En vous corrigeant très amicalement, on peut se demander, en effet : Pourquoi les Anglais ne parlent-ils pas français. A vous lire, on peut étendre la question aux Français eux-mêmes ; ou tout au moins à certains d’entre eux.


            • Nycolas 1er août 2009 09:55

              Commentaire pédant et faux.

              La phrase de ZEN est pourtant grammaticalement correcte, d’autant plus si l’on considère qu’il s’agit, comme souvent sur internet, d’une transposition écrite de l’expression orale. En français, il existe au moins trois formulations possibles pour une question donnée. La vôtre et celle de ZEN en fournissent simplement deux différentes et aucune n’est plus ou moins correcte que l’autre. La vôtre est simplement, sans surprise, une formulation un peu plus soutenue telle que l’on peut en attendre de la part de quelqu’un qui se permet de fustiger les autres et de les prendre de haut.

              Critiquer l’orthographe et l’expression des autres sur internet est vraiment une des manières les plus basses et les plus communes d’essayer de se faire mousser... et pourtant il y a largement de quoi faire, au vu de ce qu’on croise comme abominations sur les « tchats ».


            • PhilVite PhilVite 30 juillet 2009 13:02

              Et si la bonne question, bien plus profonde qu’on croit, était : Pourquoi parler l’anglais ?


              • french_car 30 juillet 2009 15:46

                 Parce-qu’à notre époque si l’on veut se déplacer dans le Monde il faut utiliser une langue universelle et qu’on le veuille ou non c’est l’Anglais qui s’impose.


              • PhilVite PhilVite 30 juillet 2009 16:08

                @ french_car

                Mais l’anglais n’est pas une langue universelle, la preuve : je ne la parle pas !
                L’anglais est juste la langue de ceux qui dominent économiquement (et culturellement) le monde.


              • ouallonsnous 30 juillet 2009 16:17

                Tout à fait d’accord avec PhilVite, privilégions ce qui est légitime, parler avec la langue de nos locuteurs et en français !

                Halte à l’impérialisme de l’anglais qui malheureusement est l’accompagnement de l’impérialisme tout court des anglo-américains dans le monde.

                Réagissons à ces honteux abandons de souveraineté des langues prévues pour aborder les débats dans les organismes internationaux, ONU, JO, Conseils européens, et bien sûr échanges diplomatiques, au profit exclusif de l’anglais.


              • Panzerfaust 30 juillet 2009 20:00

                Pour avoir une chance d’être lu et compris ailleurs que sur AV ?


              • Jean-paul 31 juillet 2009 02:48

                Agoravox est aussi en anglais
                www.agoravox.com


              • Panzerfaust 31 juillet 2009 08:32

                Agoravox est aussi en anglais : les cachottiers ! Plus aucune raison de maintenir le site français alors.


              • PhilVite PhilVite 31 juillet 2009 11:31

                J’ai bien noté la provocation, mais cette remarque montre bien le danger de « l’universalisme » en matière de langue.


              • Panzerfaust 31 juillet 2009 12:03

                Que nenni, le danger n’est pas celui d’un universalisme épouvantail, qui laminerait toutes les particularismes régionaux, mais bien au contraire dans le rejet franco-français déguisé en ouverture sur le monde, d’une opportunité de s’ouvrir enfin sur d’autres cultures par l’adoption d’une langue de compromis.


              • PhilVite PhilVite 31 juillet 2009 12:34

                Parce qu’on s’ouvrirait plus à la culture Mongole en anglais qu’en français ?


              • plancherDesVaches 30 juillet 2009 13:04

                Cela expliquerait aussi la quantité infime d’anglo-saxons parlant le français.... là, on pourrait dire : peanuts.
                Il est en tout cas beaucoup plus facile d’apprendre l’anglais que le français. L’histoire des fréquences.... ça m’étonnerait  : déjà 12500 hertz me parait assez haut pour de la voix, puis, même si ça reste possible, ce n’est franchement pas une fréquence trés haute pour l’oreille.


                • plancherDesVaches 30 juillet 2009 18:10

                  J’ai oublié (comme trop de gens) un peu d’histoire.

                  40% des mots anglo-saxons sont issus du vieux François grace à la conquète de l’Angleterre par les Normands. Ces paysans l’ont juste simplifié.

                  Au niveau fréquence, il est vrai qu’une anglaise frigide peut avoir une voix haut perchée. (je n’aborderai les voies étroites que plus tard).
                  Mais l’oreille, même d’un vieux de 60 ans peut parfaitement percevoir 14 000 hertz s’il n’a pas encore fait d’allergie aux discours politiques.

                  D’où, vaste article d’enfumage qui commencent à devenir nombreux.

                  ET.................... : qu’est-ce qu’on attend pour apprendre l’allemand... ????
                  Je vous garantie que nous en sommes tous capables : le niveau de difficulté est identique au français, et, de plus, cela resserrerait nos liens déjà étroits.


                • Walden Walden 30 juillet 2009 13:05

                  « De ce fait les méthodes modernes d’apprentissage de l’anglais passent par une phase d’imprégnation de l’oreille par des sons aigus différents de ceux auxquels nous sommes accoutumés. C’est ce que les experts appellent l’amélioration des compétences phonologiques. »

                  Bon, mais la meilleure imprégnation pour l’apprentissage d’une langue, c’est encore celle de l’individu au sein d’un environnement de locuteurs... de préférence de très bonne heure dans la vie. Ainsi, les enfants de couples locuteurs mixtes deviennent aisément bilingues, et développent davantage leurs capacités de polyglotte.


                  • Deneb Deneb 30 juillet 2009 13:09

                    Trés interesant, l’article et surtout le tableau des champs fréquentiels.
                    Il y a un autre paramètre toutefois, qui rentre en compte dans une certaine mesure. Il s’agit d’une certaine forme d’un nationalisme bien particulier. J’ai en effet souvent remarqué qu’il était d’une certaine manière mal vu de parler les langues etrangères en France. Des phrases comme « On est en France ici, il faut parler français ! » je les entends assez souvent pour songer qu’il y ait un certain dénigrement des langues etrangères dans l’ambiance générale. Et combien de fois j’entends : « A quoi ça sert d’apprendre l’anglais, quand on ne connaït même pas bien le français ! » Parler des langues est un art mineur en France. Il n’y a pas plus louche qu’un polyglotte.


                    • Cascabel Cascabel 31 juillet 2009 00:34

                      J’ai remarqué le contraire. Parler bien les langues étrangères en France est au contraire apprécié.
                      Pour moi la raison principale au mauvais apprentissage des langues en France tient du fait du caractère réservé et timide des Français.

                      Sinon pour les phrases du type « On est en France ici, il faut parler français ! » s’inscrivent dans des contextes. Par exemple si un urluberlu vous sort un discours incompréhesible on lui sort ce genre de phrase. Ou si on nous vend des produits dont les notices sont anglais, etc.

                      Enfin il me semble normal de privilégier en France le français à l’ anglais ou à toute autre langue. Cela à l’air de vous surprendre, voir même vous contrarier.


                    • skirlet 31 juillet 2009 00:56

                      Je suis d’accord qu’il faut privilégier le français en France, l’allemand en Allemagne, le portugais au Portugal etc. Ceux qui viennent vivre dans un pays doivent parler la langue de ce pays, sinon ils restent chez eux ou ils vont dans un pays où la langue est identique à la leur.

                      Et ceux qui sont tentés de crier au racisme ou à l’arrogance française après avoir lu mes paroles, qu’ils ne soient pas trop pressés : je suis moi-même une immigrée  :¤)

                      (P.S. Au fait, Deneb, vous ne confondez rien ?.. Les polyglottes étaient louches en ex-URSS, ils ne le sont pas en France, ni en Russie actuelle :¤p )


                    • Deneb Deneb 31 juillet 2009 07:05

                      Voilà, quand on lit Cascabel et Stirlet, on comprend pourquoi les français parlent si mal les langues etrangères. L’anglais est d’ailleurs dans le même cas.

                      C’est une question de complexe de supériorité. Les allemands on été humiliés il y a 50 ans, ça les a rendu un peu plus modestes, et là bas tout le monde parle anglais, ce qui est extrèmement pratique pour y voyager (quand on connait l’anglais, comme tout le monde). Ca a aussi contribué à l’essor economique de l’Allemagne après guerre - l’economie C’EST la communication, pour ceux qui ne l’avaient pas encore compris.

                      Parler des langues, c’est ouvrir son esprit à une autre culture, c’est un enrichissement sans comparaison. Parler des langues étrangeres renforce aussi la connaissance de sa propre langue. Plus on en parle, plus facile est d’en apprendre une nouvelle.

                      Attention, parler des langues etrangères rend moins con !


                    • Emmanuel Aguéra LeManu 31 juillet 2009 10:58

                      Phrase de polyglotte...

                      A part ça, l’article (si on peut dire) :
                      Tu parles d’une découverte : la meilleure façon de parler l’étranger est d’y aller.
                      L’accoutumance (l’audio-cognitive comme les autres) commence dans le placenta et
                      couper le cordon n’est pas qu’une affaire de langue, de nationalité ou autre.

                      Seule la sensibilité (vous savez, cette intelligence non cognitive, justement) nous sauvera de l’isolement. Avoir quelque chose à dire est plus important que le système de communication. En d’autre termes apprenez donc le langage des signes, ça calmera les divagations hertziennes.

                      A propos, il y a autant de différence hertzienne entre un ch’ti et un nîmois qu’entre un cookney et un parisien.

                      Vous avez d’autres trouvailles ?


                    • skirlet 31 juillet 2009 11:57

                      Denub, notre frimeur attitré... Lisez-vous les contributions des autres, ou vous êtes comme un grand tétras pendant la période de rut ?.. Petit rappel : je suis d’origine russe, je parle bien 5 langues et mal 3 (j’aurais pu en ajouter quelques autres, où j’ai étudié vaguement les bases, mais ça ira comme ça). Je n’ai aucun complexe de supériorité, par contre vous n’en ratez pas une pour placer votre baratin sur l’utilité des langues.

                      Et votre exemple des Allemands est écoeurant. Selon vous, il faut humilier les peuples pour les obliger à se mettre tous à l’anglais ?.. Pour info, la France n’a pas tellement brillé pendant la 2e guerre mondiale (sans avoir commis des crimes aussi atroces que l’Allemagne nazie), elle en a déjà bouffé de l’humiliation, et il vous faut humilier les Français encore davantage ? Vivre dans un pays sans éprouver un brin de respect envers ses habitants, c’est une attitude de certains immigrés que je trouve minable. Et lier le développement économique avec la langue étrangère étudiée, c’est vraiment n’importe quoi. Quoique... en développant votre raisonnement - la crise financière a pour origine les États-Unis, et comme ils parlent anglais, c’est leur langue qui est en cause.

                      Encore une fois : si, selon vous, les langues sont si bénéfiques, alors parler la langue de son pays de résidence est indispensable.

                      Plus on en parle, plus facile est d’en apprendre une nouvelle.

                      Sûr. Et la 575e s’append en trois secondes.

                      Attention, parler des langues etrangères rend moins con !

                      Si c’est une règle, vous en êtes visiblement une exception. Quand on est con, on est con, et le nombre des langues parlées n’y change rien - on peut juste proférer des conneries dans plusieurs langues.


                    • Cascabel Cascabel 31 juillet 2009 12:09

                      Deneb

                      Vous jugez les gens un peu vite, vos préjugés et vos idées fixes vous induisent gravement en erreur.
                      Je suis bilingue de naissance et quand j’ai appris l’anglais je me suis fait un point d’honneur de parler cette langue avec le moins d’accent possible. Cela ne m’empêche pas de défendre le respect de la langue française en France. Ce « forcing » de l’anglais accompagné des leçons de morale déplacées devient pénible.


                    • Cascabel Cascabel 31 juillet 2009 12:23

                      Skirlet

                      La suffisance de Deneb m’a bien fait rire. Bravo pour votre commentaire qui remet les pendules à l’heure.

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