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Accueil du site > Actualités > Société > Pouvoir d’achat, entre fantasmes et réalités

Pouvoir d’achat, entre fantasmes et réalités

Toutes sortes d’idées reçues circulent sur le pouvoir d’achat. Officiellement, on dit qu’il monte. Mais les Français disent qu’il baisse. Alors, toujours officiellement, on leur rétorque qu’ils ont le « sentiment » qu’il baisse. Et si ce malentendu général venait de ce que tout le monde ne parle pas de la même chose ? Peut-être est-il utile ici de rappeler ce qu’est le pouvoir d’achat, puis d’en étudier les composantes et conséquences, y compris sur le « moral des ménages », autre notion qui n’est que purement économique et statistique.

1- Le pouvoir d’achat, qu’est-ce que c’est ?

En langage économique, on parle de pouvoir d’achat de la monnaie, du travail, du salaire : Le pouvoir d’achat de la monnaie est la quantité de biens et de services que l’on peut acquérir avec une unité monétaire. Le pouvoir d’achat du travail est le temps de travail nécessaire pour se procurer une unité d’un bien donné. Enfin, le pouvoir d’achat du salaire est la quantité de biens et de services que l’on peut acheter avec une unité de salaire.

En langage de statisticiens officiels (Insee), on parle « pouvoir d’achat du revenu disponible des ménages ».

Le langage courant reprend à peu près la définition de l’Insee. A peu près, car on verra que le sentiment de pouvoir d’achat donne un éclairage fluctuant de la notion aujourd’hui critiquée.

2- Définissons les autres termes : « revenu disponible » et « ménage » 

Un ménage, me direz-vous, on sait ce que c’est ! Pas si sûr. En effet, le ménage, au sens statistique, est défini comme « l’ensemble des occupants d’une résidence principale, qu’ils aient ou non des liens de parenté. Un ménage peut ne comprendre qu’une seule personne. »

Les choses se compliquent avec le revenu disponible brut (RDB) car ce revenu brut est en réalité... net ! Je m’explique : il s’agit de « la masse des revenus perçus par l’ensemble des ménages -qu’ils proviennent du travail, du patrimoine ou de la solidarité nationale- nets des impôts et des cotisations qu’ils paient. » Quatre impôts directs sont généralement pris en compte : l’impôt sur le revenu, la taxe d’habitation et les contributions sociales généralisées (CSG) et contribution à la réduction de la dette sociale (CRDS).

3 - Les trois composantes du revenu disponible 

- Les salaires : ils ne font plus à eux seuls le pouvoir d’achat : jusqu’en 1975, leur croissance annuelle, en termes réels, se situait autour de 3,5 % en moyenne. Depuis, le rythme est d’environ 0,5% par an et suit à peine celle de la croissance. (En revanche le Smic a bénéficié de coups de pouces particuliers).

- Les revenus du patrimoine : c’est ici que les inégalités deviennent le plus flagrantes. Ces revenus ont particulièrement augmenté : +4,9 % en 2004 et +5,1 % en 2005. Selon l’Insee, entre 1996 et 2004, c’est le pouvoir d’achat des 10% les plus pauvres et celui des 10% des plus aisés qui ont le plus nettement progressé. Remarque personnelle : avec la réforme des successions que Nicolas Sarkozy promet, les revenus très inégalitaires liés au patrimoine vont flamber encore davantage.

- Les prestations sociales : elles aussi ont été favorisées régulièrement, pour des raisons diverses. La dernière méthode en date, celle de Villepin, a consisté à augmenter la prime pour l’emploi, l’allocation de rentrée scolaire, etc.

4 - Les querelles autour du pouvoir d’achat

Selon l’Insee, le revenu disponible brut (RDB) des ménages a progressé de 1 % en 2003, de 2,2 % en 2004, de 1,1 % en 2005, et (en prévision) de 2,3 % cette année. Le gouvernement s’appuie évidemment sur l’indice Insee pour se flatter que tout va bien.

Mais des organismes officiels autres que l’Insee viennent nuancer cette vérité établie en mettant en avant l’importance croissante des frais contraints (logement, chauffage, téléphonie, assurances...) qui représentent un peu plus du quart de RDB. Ainsi parlent le Conseil national de l’information statistique et le BIPE, institut de prévisions. Ce dernier part d’une définition qui neutralise ces charges incompressibles et tient compte de l’évolution du nombre et de la structure des ménages Ainsi défini, le pouvoir d’achat « effectif » du consommateur n’augmenterait que de 0,5 % en 2006 après avoir baissé de 0,7 % en 2005. Selon encore l’Institut national de la consommation (INC) et la Dares (Direction de l’animation et de la recherche des études et des statistiques), l’augmentation n’est que de 0,9%.

Le pouvoir d’achat est lié à l’indice des prix à la consommation qui, calculé par l’Insee, est une moyenne : basée sur les revenus moyens des Français. Or, la hausse des prix n’est pas la même pour tous. Elle est plus forte par exemple pour les Parisiens (coût du logement) et les fumeurs. Elle recouvre des situations très diverses pour les cadres (se reporter sur ce point au panel Oscar 2005 -Oscar : Observatoire du salaire des cadres et de leurs revenus-). Et que dire des dividendes spectaculaires dans les entreprises du Cac 40 ?

5 - Passer du « pouvoir d’achat ressenti » au pouvoir d’acheter 

La baisse du pouvoir d’achat « ressentie » et réelle est liée à plusieurs causes.

Les dépenses contraintes augmentent, de nouveaux besoins s’imposent au consommateur (ordinateurs, téléphones portables, Internet, le bio, la diététique...), les hausses sont plus visibles que les baisses (contrairement aux calculs des experts de l’Insee, les ménages se focalisent sur l’inflation des produits qu’ils acquièrent plus régulièrement et sont insensibles à la baisse importante des produits de haute technologie), l’euro joue un rôle perturbateur (les consommateurs se mêlent les pinceaux en sous-estimant la différence entre dix centimes d’euros, par exemple, et dix centimes de francs). Entre 2000 et 2001, la grande distribution a profité du passage à l’euro pour augmenter ses prix et le gouvernement a dû intervenir pour calmer ce jeu malsain. Enfin, pour Thierry Breton, ministre de l’Economie, c’est la hausse du coût du travail due aux 35 heures qui a fait monter les prix. Cela touche les produits et services de proximité qui incorporent une part de main-d’oeuvre importante (exemples : le pain, les produits frais). Et la loi sur la RTT a provoqué une modération salariale pour les salaires supérieurs au Smic, modération d’ailleurs revendiquée par Jospin à l’époque.

Faire du "pouvoir d’achat" un véritable pouvoir

En somme, pour reprendre une expression connue, comment passer du pouvoir d’achat subi au pouvoir d’achat choisi ?

Tout le monde n’a pas la chance d’hériter de biens immobiliers ni d’être en situation de profiter des prochaines mesures fiscales généreuses que promet Sarkozy. Tout le monde n’est pas une vedette milliardaire, ami du même Sarkozy et pouvant emporter son magot en Suisse.

Alors, de quels moyens réels disposons-nous pour redevenir maîtres de notre pouvoir d’achat ?

- Fuir les prix chers : en se tournant vers « hard-discount » qui s’est développé dans l’alimentaire, la mode et le bricolage. Par ailleurs, en réponse au hard-discount, les enseignes de la grande distribution intensifient leurs politiques promotionnelles et la mise en avant des prix bas. Mais, dit le Crédoc, dans une étude publiée en novembre 2005, la sensibilité aux prix a baissé depuis dix ans. Elle ne demeure forte que chez les moins de trente ans et les 55-64 ans : l’explication de la plus forte sensibilité des jeunes aux prix réside en partie dans le chômage et la précarité de l’emploi.

- Revoir ses priorités : pour un fumeur ou un étudiant qui achète beaucoup de produits culturels surtaxés ou de luxe, la réponse semble évidente, mais pour un travailleur rural qui doit utiliser sa voiture chaque jour pour aller sur son lieu de travail éloigné, elle l’est bien moins ! En réalité, le pouvoir d’achat sera toujours insuffisant pour celui qui ne sait pas faire des choix et assumer des priorités : même pour un Johnny Hallyday ! Pour les libéraux, ce n’est pas du pouvoir d’achat qu’il faut redonner aux Français, mais du travail supplémentaire, afin qu’ils puissent augmenter leur niveau de vie. S’ils ne peuvent ou s’ils ne veulent travailler plus, ils devront réduire leur niveau de vie.

- Acheter « intelligent », ce serait renforcer son pouvoir de résistance au diktat consumériste, affirmer son pouvoir ne pas acheter. Mais les campagnes publicitaires ciblent « l’enfant-roi » et banalisent des formes d’abus désormais bien implantées. Elles jouent sur le sens critique immature de l’enfant face à la publicité et sur la pression qu’exercent les enfants sur leurs parents. Les adultes sont aussi les jouets de cette logique consumériste. Les gouvernements même, au nom du dogme de la « relance de la consommation » et de la « défense du pouvoir d’achat », en rajoutent dans l’infantilisation.

On veut bien aussi acheter intelligent pour sa santé en consommant « dix fruits et légumes par jour ». Seulement voilà : les produits frais sont les éléments qui pèsent le plus dans le prix du panier de la ménagère. On peut acheter des produits mondialisés pour se dégager une plus grande marge de pouvoir d’achat disponible pour d’autres biens mais, ce faisant, on met en péril des emplois en France. On peut acheter au rayon du commerce équitable, penser aux normes qui garantissent le respect de l’environnement, etc. Bref, c’est quoi, acheter intelligent ? Il faudrait se poser dix mille questions avant tout achat !

Place au débat...


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47 réactions à cet article    


  • Bill Bill 27 décembre 2006 11:37

    Voici le lien sur Maurice Allais que Zen nous a déposé, au sujet du libéralisme, très intéressant : http://allais.maurice.free.fr/monde13.htm et puis il y a parait il un sondage à paraitre demain dans le pélerin sur l’euro, assez révélateur de la pensée de l’opinion publique sur l’économie actuelle.

    Bill


    • bebox (---.---.240.172) 27 décembre 2006 11:39

      très bon article , mais j’avoue que j’ai du mal a le digérer (trop long) et du coup on lache l’affaire en cours de route. en bref j’ai pas tout pigé car laché en cours de lecture noyé par les termes etc ...

      Un français moyen.


      • La Taverne des Poètes 27 décembre 2006 12:35

        Cher bebox,

        petit conseil : si vous n’êtes pas initié au langage économique, lisez en plusieurs étapes. j’ai délibérément divisé mon article en courtes parties bien délimitées. Bonne lecture !


      • AVEVA 27 décembre 2006 19:16

        Ce n’est pas la peine de lire votre article jusqu’au bout pour savoir que vous êtes un gauchiste sans objectivité.

        Vous bondissez ?

        Alors dites nous quel est le taux moyen des dividendes versé (avant impôt) par les entreprises du CAC40 depuis l’an 2000.

        Comme la plus part des entreprises du CAC 40 ont leur siège en France, y paient des impôts alors que leur activité est en grande partie à l’étranger et leurs actionnaires aussi. Dites nous aussi SVP la même chose des autres entreprises françaises hors CAC 40 qui appartiennent davantage aux Français.

        Donc quel est le taux moyen des dividendes versé aux actionnaires des entreprises du SBF120 ?

        Et comme je subodore que c’est haro sur l’actionnaire !

        1) expliquez à vos lecteurs quel est le risque encouru par l’épargnant plaçant son épargne en actions.

        2) expliquez lui comment vous créez des emplois sans actionnaires pour créer les entreprises.

        Il reste encore quelques pays capables de vous satisfaire, la Corée du nord, le Vénézuéla... mais même la Chine communiste applique le libéralisme à outrance pour sortir le pays de la misère où l’ont conduit vos principes socialo-communistes.

        Vous écrivez bien, vous êtes intelligent n’entraînez pas vos concitoyens moins vaforisés dans l’erreur.


      • La Taverne des Poètes 27 décembre 2006 19:48

        Ce n’est pas la peine de lire votre commentaire jusqu’au bout non plus. Mais pourquoi me suis-je donné cette peine ?


      • AVEVA 27 décembre 2006 21:10

        Seriez-vous incapable de répondre aux questions posées ? Je suis sûr que non et c’est là que le bât blesse.

        Alors brièvement, le rendement moyen des actions est de 1,5% avant impôt, lequel est au minimum (prélèvement à la source) de 26%.

        Ce n’est pas tout à fait ce que vous faites croîre et c’est dommage...


      • Ronny Ronny 28 décembre 2006 09:32

        Pour répondre sur deux points :
        - le resultat net du placement en actions (dividende + hausse de cours) sur un ensemble d’actions francaises détenues par un parent proche, a ete de 25% en deux ans... Dans le même temps mon salaire a augmenté de 1%, le coût de la vie de 4% au bas mot...
        - le risque du placement est nul sur le long terme : depuis 30 ans, le resultat d’un investissement en actions à la bourse de Paris est supérieur aux resultats de l’investissement sur la même place en obligataire.

        Alors pourquoi n’ai-je pas d’actions personnellement ? Parce que j’ai été élevé comme un prolo, pour lequel seul son travail (et pas celui des autres) permet de gagner de l’argent. Ce n’est pas une position de gauche, c’est une postition d’honnête citoyen... Et puis on ne peut se plaindre du chomage et des licenciements - souvent fortement motivés par des raisons de retour sur investissement - et en même temps acheter des actions en bourse. Faut être logique quelque part...

        Je prépare d’ailleurs aussi un papier sur pouvoir d’achat, vu sous un autre angle...


      • (---.---.200.214) 28 décembre 2006 10:38

        Tout à fait exact, mais sur Agoravox on confond souvent dividendes et plus values. Sans oublier que l’on cite souvent les plus-values, mais jamais les moins-values qui ont précédées. On a jamais vu un salarié (il y en a aussi de gros) rendre l’argent qu’il a gagné l’année précédente, et ce, parfois plusieurs années de suite. Bien-sûr, je ne compare pas ici avec les petits salaires. L’éducation devrait se faire aussi sur l’économie, disons « actuelle » (la petite de tous les jours) cela éviterait les malentendus entretenus par ceux à qui cela profite (politiques et autres).


      • Dif (---.---.67.145) 13 janvier 2007 23:56

        Mesurer le rendement des actions en divisant le dividende par la valeur de l’action, comme vous semblez le faire, est stupide. Il est clair que l’on n’investit pas en actions pour un rendement aussi faible. En réalité, l’investisseur en actions anticipe une hausse de celles-ci, hausse qui résulte, en partie, des bénéfices non distribués. Le véritable rendement des actions se calcule donc en cumulant rendement des dividendes et hausse du cours des titres et il est normalement supérieur au rendement des obligations pour couvrir le surcroît de risque. C’est peut-être un peu compliqué, mais c’est ainsi. J’ajouterai, pour terminer, que, dans le monde cahotique où nous vivons, le risque est évidemment beaucoup plus grand que dans le monde régulé que nous avons connu autrefois. En conséquence, le rendement requis par les apporteurs de capitaux est légitiment plus élevé. Malheureusement, cette hausse du rendement, et du taux d’actualisation des projets d’investissement, rend irréalisables certains de ces projets. Il en résulte que le défaut de régulation dissuade d’entreprendre et est facteur de stagnation économique et de chômage. Sans verser dans les excès du dirigisme absolu, je suis convaincu qu’une planification souple, comme celle qui était en vigueur dans nos pays avant la mondialisation, aurait des effets très positifs. C’est quand même elle qui nous a valu les trentes glorieuses.


      • albert (---.---.102.40) 27 décembre 2006 11:45

        Bonjour, la lecture des statistiques ,génère qu’on le veuille ou non ,des étonnements souvent justifiés ! Y a-t-il une hausse ,une stagnation, voire une baisse du pouvoir d’achat ? Certains ont évoqué :le prix du panier de la ménagère il semblerait que ce soit un instrument de mesure fiable Et pourtant ! Que représente exactement le pouvoir d’achat ?Son évolution ? Sinon ce qu’il est possible de dépenser pour couvrir les besoins essentiels (se nourrir, se vêtir ,se déplacer ,se loger ),Pour ses loisirs ,ses déplacements(on chuchote que la MOYENNE des déplacements pour se rendre au travail qui était de 20 km / jour il y a peu était passés à 40 km/jour) Une fois réglée toutes les dépenses obligatoires, imposée par la vie en société ; Fiscales (impôts, taxes ,toutes indispensables)

        Il est donc possible de dire ,sans risque d’erreurs que :

        Suivant la région, le département, la commune ,où vous résidez, Votre condition de locataires ou de propriétaires ; Votre éloignement par rapport à vos centres d’intérêt (travail, loisirs) Cette perception du pouvoir d’achat sera modifié dans des proportions considérables

        Sans doute cette réflexion est elle nécessaire

        Personne ne va travailler ,si ce n’est pour assurer financièrement ses moyens d’existence

        Ce qui nécessite que le produit ,résultats de son labeur suscite l’intérêt légitime .....et solvable de ses semblables

        Donc qu’ils disposent d’un pouvoir d’achat suffisant

        Plus facile à dire qu’à faire ? Kenavo (c’est tout ce que je sais dire en breton) Cordialement


        • konébien (---.---.228.178) 27 décembre 2006 12:06

          ah ce libéralisme ,responsable de tout et de son contraire... l’auteur de l’article recommande entre autre de fréquenter le hard discount et de savoir se responsabiliser dans ses achats vous en concluez que le libéralisme disparaissant ;le pouvoir d’achat s’en trouverait mieux loti ??? A part cette affirmation gratuite,dites moi donc d’où vient la quasi totalité des produits pas chers trouvés dans la grande distribution ? ou faites vous partie des gens qui sont contre le libéralisme en général mais pour les petits prix sans se poser la question de leur provenance quand il s’agit de LEURS portes monnaies essayer d’imaginer ce que serait votre pouvoir d’achat en achetant que du Made in France ( pour autant que ce soit possible vu que des pans entiers de technologie nouvelles ne sont plus inventés et fabriqués qu’en, extrême orient) le malentendu persistera car le pouvoir d’achat qui ne représente que des moyennes ne pourra jamais être en adéquation avec chaque cas personnel cela renvoie à la liberté individuelle de chacun et donc à sa responsabilité maintenant vu la profusion des offres et des gens qui y succombent ;il est clair que le sentiment d’insatisfaction gagne ;et pourquoi ,MOI ,je ne partirai en vacances dans des pays lointains plutôt que dans le massif central et si je m’achète une TV HD ready ;comment vais je faire pour mes vacances ? il faut changer de bagnole ;tiens le nouveau modèle qui vient de sortir est un peu cher mais bon la clim c’est indispensable et puis je suis un malin je vais prendre une location avec option d’achat ,bon d’accord avec le loyer ça va devenir craignos mais pourquoi les loyers sont si chers ,que fait le gouvernement ??etc...etc...

          les Français nient avoir un pouvoir d’achat supérieur à celui de leurs parents ou grands parents et pourtant s’ils devaient vivre dans les mêmes conditions matériels qu’eux, lors de la fameuse période du paradis perdu des 30 glorieuses ;ils s’apercevraient de l’inanité de leur propos mais bon comme dirait ségolène la vie est chère et y a plus de sous


          • maxim maxim 27 décembre 2006 23:49

            @ konébien......

            un extrait de votre commentaire concernant les 30 glorieuses a retenu mon attention ,l’ayant vecu comme d’autres blogueurs de ma generation.....

            les depenses pour vivre n’etaient pas les memes,les besoins aussi, pour la bonne raison que ceux qui font partie de notre vie actuelle n’existaient pas.....

            le credit était exeptionnel,sauf pour les gros achats ,accession à la proprieté par exemple...

            pour acheter une télé qui devait durer longtemps, on attendait d’avoir la somme necessaire pour l’acquerir...

            comme beaucoup d’autres j’ai fait pareil pour m’acheter mes premieres voitures....

            idem pour l’electro ménager,on attendait pour pouvoir se l’offrir,pour s’en sortir on pouvait cumuler les emplois.

            personnellement,ma journée finie ,habitant à la campagne,je travaillais à la ferme située en façe de chez moi,payé non déclaré comme c’etait la coutume à l’époque...il y avait encore les travailleurs journaliers...

            actuellement ce qui nous a porté prejudice,c’est le passage à l’euro,les prix ont enflés de maniere inconsidérée..il n’y a qu’à faire la conversion en francs..

            prix du pain,pour les fumeurs les cigarettes,l’essence, etc..faisons la comparaison de ce que l’on avait avec 100 francs et 15 euros,c’est flagrant...

            pour pouvoir vivre et payer toutes les dépenses beaucoup s’endettent et se surendettent en finale,les revenus du travail actuels ne suffisant plus pour vivre ......

            n’etant pas economiste,je n’ai pas la solution,mais nos futurs gouvernants on intéret à en trouver une parce qu’un jour ça finira par péter....


          • Popov De Kerl popov de kerl 27 décembre 2006 12:46

            le problème, c’est que le libéralisme ne marche que si les produits sont vendu a leur valeur réelle et pas a leur valeur percu, en effet théoriquement le prix est fonction de la loi de l’offre et de la demande, le probleme c’est que cette loi n’est pas une réalité puisque la valeur percu d’un produit peut pousser (et pousse) les vendeurs a augmenter le prix des produit donc la systeme

            si demande < offre => prix en baisse (et vice versa) s’écrit aujourd’hui

            Soit

            Si demande < offre ET valeur percu < valeur réelle => prix en baisse

            Par contre le problème c’est que

            Si demande < offre ET valeur percu > valeur réelle => prix en hausse

            les budgets publicitaire multisuport dépensés par les sociétés pour vendre leurs produits n’ont plus pour objectif de vous faire connaitre le produit ou la marque que la plupart du temps vous conaissez déja

            Mais elle ont pour objectifs de changer dans votre esprit la valeur que vous accordez à leur produit et donc le prix que vous êtes pret a payer pour ce produit

            C’est une dérive tres connu de l’économie.

            Un secteur ou elle s’est fait le plus sentir c’est la musique, du fait des téléchargements illégaux, la valeur percu des produit a chuté, comme les sociétés qui vendent ce type de produits n’ont pas baisser leur prix en conséquence (en contradiction avec la loi de l’offre et de la demande) le phénomène s’est amplifier, et si maintenant elle réagissent en proposant des systemes d’achat (téléchargement) à bas prix c’est parcequ’elle ont pris en compte le fait que la valeur percu de leurs produits a diminuer et non pas du fait de l’offre en baisse

            Tous ca pour dire que le problème n’est en fais pas que dans la hausse ou la baisse du pouvoir d’achat mais aussi dans le fait que la plus part des produits sont tres cher car percu comme des produits chers.

            Petit exemple, a la sortie d’une usine en chine, une clef USB lecteur MP3 1GO vaut moin de 7€, prix de vente en france minimum 40€.


            • Le péripate Le péripate 27 décembre 2006 13:11

              @popov.

              Bravo pour vos notions d’économie... la valeur réelle !!! Je suis sûr qu’un prix Nobel vous attends. Les économistes qui s’étripent sur la notion de valeur sont suspendus à vos lèvres dans l’attente de cette « révélation ».

              Sans être exhaustif, trois définitions (au moins) de la valeur.

              (Ricardo, Smith, Marx) la valeur est le travail incorporé. C’est la notion la plus usitée.

              Les utilitaristes. Un moment à la mode chez lzs libéraux, plus personne de renom ne défends cette thèse.

              Le désir. A la suite des thèses de R. Girard sur le mimétisme. Une option à creuser.

              Le Peripate.


            • Popov De Kerl popov de kerl 27 décembre 2006 13:34

              désolé d’être imprécis, par valeur réelle j’entend cout de production + salaires et charges + x% de marge


            • Le péripate Le péripate 27 décembre 2006 12:56

              Conclusion attendue : le superflu baisse, l’indispensable augmente.

              Conséquence : les hauts salaires ayant une part plus importante de superflu dans leurs dépenses que les petits salaires et les erémistes, d’une part, et d’autre part les premiers bénéficiant de remises d’impôts pour l’emploi d’aides à domicile, la vie est encore plus facile pour la bourgeoisie et plus dure pour le prolétaire.

              Pas étonnant qu’il y ait une différence dans le ressenti.

              Dans d’autres articles, certains vous exhorteront à consommer écologiquement responsable, où à consommer français (européen). Comme de juste, seul le bourgeois pourra le faire. Ah, le peuple, c’est vraiment un problème !!!

              Le Peripate.


              • La Taverne des Poètes 27 décembre 2006 13:08

                Ce que je préconise c’est d’inculquer à tout citoyen la « capacité de disposer » des biens, notion qui, contrairement au « pouvoir d’achat » n’est pas strictement économique mais pédagogique et compatible avec l’idée de développemet durable. Ce qui inclut la capacité de bien disposer des biens collectifs et la capacité de disposer raisonnablement des biens naturels (mer, terre, air...)


                • Popov De Kerl popov de kerl 27 décembre 2006 13:40

                  un consomateur citoyen respectueux et responsable, une belle utopie a mon avis, trop de consomateurs et trop peu de ressources pour un systeme viable. En plus l’homme en veut toujours plus, c’est un peu notre point fort, je voit mal toute une population limiter volontairement sa consomation en fonction des constante de son territoire (ressources, ecologie...)


                • Régis (---.---.124.129) 27 décembre 2006 13:44

                  Je suis d’accord avec ce commentaire, mais en y ajoutant un bémol : où mettre la limite entre le raisonnable et le non-raisonnable, car tellement sujectif et variable d’une personne à l’autre (ce que je juge raisonnable ne l’est peut-être pas pour mon voisin, et pourtant qui a raison ?)

                  Regis.


                • La Taverne des Poètes 27 décembre 2006 14:11

                  L’art d’acquérir et l’art de disposer devraient s’enseigner dès l’école. Cela devrait favoriser notamment l’usage des transports en commun par les classes moyennes et un usage optimal (ainsi qu’une moindre déprédation) des équipements collectifs par les jeunes de banlieues. Par le simple jeu d’un cercle vertueux, les biens collectifs deviendraient de plus en plus rentables, entretenus, appréciés, et en un mot meilleurs.

                  Au delà du simple « pouvoir d’achat », favoriser la « capacité d’achat » qui repose sur le discernement.

                  Le « pouvoir d’achat » n’est qu’un indice à valeur conjoncturelle, la capacité d’achat va plus loin et serait une valeur de civilisation. En fait, libérer du pouvoir d’achat ou se libérer du pouvoir d’achat, il faut choisir. Et c’est le moment si l’on en croit Nicolas Hulot.


                • FYI (---.---.100.34) 27 décembre 2006 15:28

                  @ l’auteur :

                  « le gouvernement a dû intervenir pour calmer ce jeu malsain. » concernant l’augmentation des prix liés au passage de l’euro, dit |augmentation d’aubaine| selon les économistes smiley

                  Vous avez remarqué comme le discours change, avant c’était un « sentiment », désormais c’est une « augmentation d’aubaine » smiley, pourtant on râlait tous dès le début, que répondait l’INSEE donc l’Etat : 2% d’inflation smiley

                  En fait il y a eu un silence de connivence, résultat on subit. L’Euro n’a pas d’avenir, et ils le sentent maintenant, car son passage, c’est très mal déroulé, contrairement à ce que disent les médias, de connivence eux aussi smiley

                  Je peux dire que tout le monde a perdu du pouvoir d’achat depuis que le salaire n’est plus calqué automatiquement sur l’augmentation des prix ou l’indice des prix comme les loyers par ex...... Décisions prises par un gouvernement de gauche .... La gauche fait ce que la droite n’ose même pas rêver smiley

                  Concernant l’Euro et ces soit-disant bienfait, voici un blog bien documenté : http://sortirdeleuro.over-blog.com/

                  Merci de votre attention.


                  • Popov De Kerl popov de kerl 27 décembre 2006 18:06

                    je suis passer sur le blog, c’est un peu simpliste, et il manque toute la partie des interviews qui contredit les idée de l’auteur du blog


                  • SERGE (---.---.112.209) 27 décembre 2006 17:44

                    Vous écrivez :« Toutes sortes d’idées reçues circulent sur le pouvoir d’achat. Officiellement, on dit qu’il monte. Mais les Français disent qu’il baisse. Alors, toujours officiellement, on leur rétorque qu’ils ont le « sentiment » qu’il baisse »... et oui les organes officiels disent que le pouvoir d’achat augmente comme ils disent que le « sentiment d’insécurité des Français » est injustifié...


                    • Matthao (---.---.196.174) 27 décembre 2006 18:46

                      Je suis d’accord avec la Taverne, il faut faire des choix dans la consommation frénétique et compulsive contemporaine où les hypermarchés sont les nouveaux lieux de culte à ce dieu, qui est notre idolâtrie. On consomme comme des veaux : de l’automobile, de l’électronique, des fringues et même de la culture, des voyages sans rien apprendre ni comprendre, sans rien voir en photographiant, en numérique, tout ce qui bouge pour ne jamais rien regarder. Le must (que j’ai souvent constaté où j’habite) : les gens qui visitent le nez en l’air, une glace à sucer à la main, avec le clébard et en short une cathédrale. Ben oui quoi, vu à la télé, faut se cultiver quoi ! Autre remarque qui a à voir de près ou de loin, il n’y a rien de plus con et ridicule que les pubs qui envahissent maintenant tout l’espace et dans la bêtise et la connerie, les pubs de la radio. On dirait que le seul but et l’idéal d’une vie humaine, c’est de se précipiter chez Auchan.


                      • L'enfoiré L’enfoiré 27 décembre 2006 19:13

                        @L’auteur,

                        En fait, et tu as effleuré l’idée, le « pouvoir d’achat » est seulement un « pouvoir » tout court.

                        Tu dis : « on parle de pouvoir d’achat de la monnaie, du travail, du salaire ».

                        Pas seulement, tu oublies le « troc ». L’argent a été inventé par les gouvernements dans l’histoire qui n’avaient sans lui aucun moyen de « surveiller » les mouvements de la marchandise, et de un, d’avoir le moyen de percevoir une dîme au passage entre chaque transaction.

                        La TVA, tu connais, on en oublie jusqu’à la signification « Taxe sur la Valeur Ajoutée ». Même, elle, on a biaisé (pas « baisé ») en la recalculant à chaque propriétaire d’une voiture par exemple. Il y a vraiment des vérités qui s’ignorent. smiley


                        • La Taverne des Poètes 27 décembre 2006 19:42

                          Eléments complémentaires à mon article :

                          - Les biens qui ont le plus progressé en prix ces dernières années sont, grosso modo, ceux qui incorporent beaucoup de main-d’oeuvre (boulangerie, pâtisserie, cafés et restauration) ou d’utilisation d’énergie , et l’énegie elle-même bien sûr (utilisée comme chauffage ou carburant). Ont aussi beaucoup augmenté aussi les loyers et entretiens de logements, les réparations automobiles. Enfin le tabac pour des raisons volontaires de santé publique et les frais de santé (consultations médicales...) : notre « chère » Sécu !

                          - Les biens dont les prix ont baissé : ceux qui utilisent l’électronique (baisse des coûts de fabrication des éléments électroniques, pièces fabriquées dans des pays asiatiques à bas coûts de main-d’oeuvre), les communications téléphoniques, l’électro-ménager, les médicaments (cf : les génériques).


                          • konébien (---.---.2.37) 27 décembre 2006 19:50

                            l’art d’acquérir et l’art de disposer devraient s’enseigner dès l’école. Cela devrait favoriser notamment l’usage des transports en commun par les classes moyennes et un usage optimal (ainsi qu’une moindre déprédation) des équipements collectifs par les jeunes de banlieues. Par le simple jeu d’un cercle vertueux, les biens collectifs deviendraient de plus en plus rentables, entretenus, appréciés, et en un mot meilleurs. Au delà du simple « pouvoir d’achat », favoriser la « capacité d’achat » qui repose sur le discernement.

                            Le « pouvoir d’achat » n’est qu’un indice à valeur conjoncturelle, la capacité d’achat va plus loin et serait une valeur de civilisation. En fait, libérer du pouvoir d’achat ou se libérer du pouvoir d’achat, il faut choisir. Et c’est le moment si l’on en croit Nicolas H

                            je ne voudrai pas fâcher mais là on passe de la discussion sur le pouvoir d’achat à la croyanc en l’utopie les biens collectifs de +en + rentables ???? la notion même du SP à la Française est bâtie sur la notion de fonctionnement normale à perte. les usagers ne paient mêmepas le prix de revient ... comme il faut bien que quelqu’un paie...ce seront les contribuables qui paieront cette notion ne semble pas admise chez nous ;du gratuit ;du moins cher ;sauf que pour les équipements collectifs , il faut bien que quelqu’un paie autrement cela nous améne donc à un poids toujours + grand de la fiscalité ;ce qui est enlevé d’un côté est augmenté de l’autre :Hollande vient de le rappeler il faudra augmenter les impôts comme les Français ne sont pas dupes cette augmentation participe au sentiment que décidément la vie est trop chère et encore ils n’ont pas conscience que non seulement les impôts ne sont pas assez élevés pour pouvoir empêcher de continuer à charger les générations futures car nous vivons à crédit sur leurs dos quant à la ritournelle sur l"euro, ceci est du à ce que malgré l’opinion commune les prix ne sont pa slibres chez nous ;et que malgré la modification par sarkozy de la loi Galland ;la moitié du chemin a été fait ;et nous continuons sans le dire d’avoir des prix administrés qui ont permis 2 choses 1/ l’enrichissement considérable des propriétaires de grande surface avec les marges arrière sur le dos des clients 2/ impossibilté d’avoir pour les clients des grandes surfaces d’avoir une concurrence réelle , donc une baisse des prix Compte tenu du systéme les grandes surfaces ont le moyen de controler les prix de vente de leurs fournisseurs qui ne peuvent que fournir que les mêmes conditions à tout le monde. Bref nonobstant les jérémiades de patron de grande surfaces médiatisées ; l’entente s’est faite sur le dos des clients et ça continue avec la complicité del’Etat

                            en réalité la notion même de pouvoir d’achat est aléatoire ;dépendra des secteurs d’activité de la responsabilisation des citoyens qui bien souvent agissent en moutons qui veulent la liberté sans son corollaire la responsabilité enfin unpeu moins d’hypocrisie ferait du bien au débat ;il faudrait pour cela reintroduire toutes les aides qui ne sont fiscalisées et regarder ce qu’ont les gens aprés impots et aussi en intégrant les avantages des comites d’enteprise : c’ets fou ce que les classements objectifs pourraient changer la réalité de certains


                            • La Taverne des Poètes 27 décembre 2006 20:19

                              à Konébien : je ne nourris pas de douce tendance à « l’utopie des biens collectifs ». Par ailleurs, je suis opposé à la collectivisation des moyens de production. ces idées ne son tpas les miennes. (mais était-ce utile de le préciser, après 49 articles et centaines de commentaires sur Agoravox...)

                              En revanche, je pense que le respect des biens communs allégerait les frais d’entretien et de réparation (moins de saccages) et les rendrait plus rentables (déficit allégé pour les collectivités qui les financent). Par ailleurs, moins de voitures qui roulent et plus de bus roulant à l’énergie propre, ça c’est une raison supplémentaire.


                            • konébien (---.---.2.37) 28 décembre 2006 12:09

                              En revanche, je pense que le respect des biens communs allégerait les frais d’entretien et de réparation (moins de saccages) et les rendrait plus rentables (déficit allégé pour les collectivités qui les financent). Par ailleurs, moins de voitures qui roulent et plus de bus roulant à l’énergie propre, ça c’est une raison supplémentaire

                              le respect des biens communs est vraiment un aspect minuscule du probléme les utilisateurs n’ont absolument pas conscience de ne pas payer le vrai prix des transports la sncf ;la ratp si on devait les gérer comme le sont le sociétés privés seraient en faillite pure et simple d’ailleurs l’adoption de normes comptables européennes similaires l’a démontrée recemment la realité des prix démonterait aux usagers la necessité de revoir le mode de fonctionnement ,de gestion des ces entreprises ,le syndicats ont construit de véritables cavernes d’ali baba ,et pour pouvoir continuer sans rien modifier à leurs avantages ce sont les contribuables qui paient bien que toutes les enquêtes montrent la désinvolture et le peu de respect des usagers de ces entreprises publiques là se trouve des économies considérables mais...on ne se fâche pas avec des syndicats qui prendraient le pays en otage et on ne modifiera pas le systéme farfelu qui fait qu’une minorité peut faire n’importe quoi au détriment des français Le pire c’est qu’il y a encore des usagers qui ignorant la réalité des choses leur trouvent des excuses pour le reste je persiste à penser qu’il y a un décalage face à l’offre consumériste déclencheuse d’envies et de besoins créés qu’aucune augmentation n’arrivera à satisfaire Bécaud chantait il y a unequarantaine d’années /le dimanche je vais à Orly pour voir s’envoler des avions pour tous les pays...maintenant c’est je râle à orly car mon charter n’ a pas encore atterri...


                            • Dif (---.---.67.145) 14 janvier 2007 00:15

                              Prétendre que la dette d’aujourd’hui pèsera sur les générations futures est une illusion unanimement soutenue et que je répétais moi-même comme un perroquet avant que mon professeur d’économie, dans une université canadienne, m’ait démontré ma bêtise. En fait, il n’y a que des transferts à l’intérieur d’une même génération. Aujourd’hui des gens renoncent à consommer, prêtent une fraction de leurs revenus à d’autres qui consomment à leur place. Dans le futur, les titulaires de la créance recevrons le remboursement qui sera payé par les débiteurs. Les mouvements ont bien lieu à l’intérieur des générations et non pas d’une génération à l’autre. Bien sûr, le surendettement est à proscrire, mais pour d’autres raisons : il coûte cher en charge d’intérêt et, au-delà d’une certaine limite, il menace le crédit du débiteur. Mais un endettement raisonnable permet aussi de réaliser des investissements dont, pour le coup, profiterons les générations futures. Tout dépend de la façon dont on utilise le fonds empruntés.


                            • Bernard Dugué Bernard Dugué 27 décembre 2006 21:27

                              Bonsoir,

                              Article qui fleure bon le scoutisme consumériste tout en exprimant une bien pensance typique de notre époque, une méditation toute sarkolégienne

                              Ca rappelle le catalogue des ressources des 70’s, mais moins fun, trop sérieux pour être pris avec gravité, l’existence est légère, le développent durable est idiot, les transports en communs ne sont pas une obligation, je me vois pas avec mon sac de course de 40 kilo dont 20 de patates achetées 20 centimes le kilo en discount dans un bus.


                              • La Taverne des Poètes 27 décembre 2006 21:47

                                Bernard Dugué, j’ai dans l’idée que vous avez remplacé le café qui est sur de votre photo par un mauvais breuvage qui vous donne des aigreurs d’estomac. Comment expliquer sinon votre concentré de préjugés caricaturaux ?

                                Enfin, un peu de drôlerie ne nuit pas...


                              • La Taverne des Poètes 27 décembre 2006 22:05

                                Bernard Dugué, vous ne trouverez nulle part une synthèse comme celle-ci sur le pouvoir d’achat. Même les wikipédistes ont renoncé. La preuve : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pouvoir_d%27achat

                                Alors ! que la montée du prix de votre café vous indiffère, soit ! Mais ne gâchez pas le plaisir des autres.

                                La reproduction de cet article par Agoravox pour le wiki du media citoyen est bien entendu autorisée.


                              • Bernard Dugué Bernard Dugué 27 décembre 2006 22:23

                                mon café, je le paye tj le même prix en supermarché

                                Pour le reste, vous esquivez l’invective

                                Mais le jeu est amusant

                                Mon avis est que les chiffres des stats ne donnent pas la mesure de la réalité vécue, en conso comme en chômage. Vous l’avez sans doute évoqué, pour le reste, c’est une question d’astuces pour consommer intelligemment et vous l’avez effleuré. On ne va pas en faire tout un plat.


                              • La Taverne des Poètes 27 décembre 2006 22:29

                                Vous le dites vous-même : « invective » ! Alors soyez pas étonné que je vous réponde en surface.


                              • Bernard Dugué Bernard Dugué 27 décembre 2006 22:39

                                Je ne peux intervenir sur le fond, ces questions sont somme toute superficielle, chacun consomme intelligemment ou connement, l’idéal c’est la justice économique, que chacun ait des moyens, le reste, de la prophylaxie bien ordinaire, bien acheter, comme laver ses sous vêtement et se torcher le cul, c’est du prosaïque


                              • La Taverne des Poètes 27 décembre 2006 22:44

                                Oui ça ! vous êtes prosaïque ce soir.

                                Mais la conversation reste au milieu du gué si j’ose dire. smiley


                              • nietzsche (---.---.65.117) 27 décembre 2006 23:57

                                @Bernard Dugué

                                Tout comme vous, je pense aussi que l’idéal c’est la justice économique, que chacun ait des moyens et que le reste « C » du blablatage ronflant a la sègolland and co,

                                ceci etant dit ; cher mister « T », votre sujet soulève éfectivement des proposisions cocasse ma foi techniquement trés cascouillardesque du transport par exemple et qui serai dificilement suportable pour beau nombre d’entre les caviareux et autre scoutard a l’artrose bien instalé, et un telle sujet ne chuchote t’il pas la fin a grand pas de l’aphorisme du franchouillard moyen ??

                                NZ.


                              • mcm (---.---.121.18) 27 décembre 2006 22:44

                                Beaucoup de définitions et de chiffres complexes pour expliquer des faits très simple ! Voilà un calcul plus simple : si un frigo acheté en 1970 valait 20% de l’unité de salaire de l’époque, et qu’un frigo acheté en 2006 vaut 15% de l’unité de salaire, l’insee en déduira que le prix du frigo a baissé de 5%. Mais si on rajoute le critère de durée de vie du bien omise par l’insee on ajoute à l’équation que le frigo de 1970 avait une durée de vie 3 fois supérieure à celui de 2006, dés lors la baisse de 10% devient une augmentation de 25%, puisqu’il faudra racheter le bien 3 fois pour arriver à la même longévité.

                                En conclusion l’étude quantitative de l’insee omet volontairement le côté qualitatif pour produire des chiffres plus flatteurs. L’exemple du frigo vaut pour le reste des biens technologiques, mais même l’alimentaire est concerné, ou un aliment va baisser de 5% pour voir sa qualité divisée par 3. Continuons à développer cette piste intéressante pour nous intéresser au revers de la médaille technologique, supposons le frigo moins cher et moins fiable où sont entreposés des denrées OGM, ionisées, sulfatées, vache-follées, grippe-aviairisées, etc..., des denrées dont les traitements ont pollué gravement l’environnement du consommateur et dès lors les frais de santé du pauvre consommateur vont exploser. Qu’il est loin le tableau idyllique ! La baisse de quelque pour cents du prix des biens de consommation va se transformer en une augmentation vertigineuse !

                                En conclusion l’étude quantitative et qualitative du prix d’un bien ne peut être viable que si sont inclus dans ce prix les surcoûts de santé publique générés par la production et la consommation de ce bien. J’espère que ce discours simple et clair aura aidé à constater la différence vertgineuse entre les indices de l’insee et la réalité, et aura donc aidé à comprendre pourquoi les calculs de l’insee présentent une population de plus en plus riche, alors que le nombre de SDF et autres démunis explose de façon dramatique.


                                • Rage Rage 28 décembre 2006 00:45

                                  Bonsoir,

                                  J’ai trouvé votre article particulièrement intéressant et, même si tout n’est pas parfait, bien ficellé.

                                  Effectivement, je pense qu’on raconte - volontairement- des énormités aux français quant à leur pouvoir d’achat. La première étant liée au coût de l’immobilier/logement qui n’est pas pris en compte et ampute 30 à 80% des salaires. La seconde liée à des postes majeurs qui « cartonnent » ces derniers temps faisant le bonheur de certains : transports(Total, garagistes), assurances & banques (voir cac40), vêtements « sportswear » (nike and co) et le malheur d’autres (industrie auto, textile, emprunteurs et sinistrés).

                                  Il y a tant à dire sur ce pouvoir d’achat qui ne va pas (dont l’arrivée d’un euro déguisant une dévaluation du franc) qu’il est difficile de faire concis. De la « babiolerie » surrévaluée (un clou ou un bonbon à 0,50€ !) à la fameuse technologie que l’on achète finallement toujours dans la même gamme de prix (puisque personne n’achète un pentium II en 2006, même s’il a baissé de 99% !), l’INSEE et le gouvernement nous parlent de choses qu’ils ne connaissent pas.

                                  Cette situation profite à ceux qui ont des monopoles et autres pouvoir de situation, creusant le canyon social, faisant de voleurs des « personnes qui ont réussies » et de travailleurs des « rameurs profiteurs du SMIC à 1000€ net ! ».

                                  Alors oui, je condamne cet état bananier qui laisse la loi du plus fort et du plus vicelard s’ériger en repère. Oui, je dis clairement que T.Breton est un incompétent (il l’a toujours été) et que son comparse JF.Copé est un tocard sans nom incapable de faire quoi que ce soit de viable pour le pays.

                                  Quant à leur(s) gourou(s), qu’il s’agisse du défaillant Chirac et du sournois Sarkozy, qu’attendre de ce type d’individus n’ayant jamais connu la réalité en face, mais toujours au travers d’un spectre limité digne de leur étroitesse d’esprit. Et pour n’oublier personne, en face, que dire de la politique misérabiliste ayant pour sens de donner aveuglément pour s’arrimer encore un peu au pouvoir.

                                  Alors oui, le pouvoir d’achat cela se construit, mais cela se construit sur une république qui garantit les règles du jeu, limites les excès des revenu du patrimoine, agit sur le coeur de cible de la classe moyenne, construit des repères et des valeurs favorables au travail, au mérite et à la capacité de chacun à faire des choix en toute connaissance de cause (éducation/formation/compétence).

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