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Accueil du site > Actualités > Société > Procès Courjault : l’arbre qui cache la forêt

Procès Courjault : l’arbre qui cache la forêt

Coïncidant avec le procès qui s’ouvre aujourd’hui à Tours, un rapport de l’INSERM révèle que ne seraient comptabilisés en France qu’entre le tiers et le 1/15e des infanticides visant des nouveau-nés.

Le mystère, dans l’ affaire Courjault, ne s’arrête pas au déni de maternité. Prosaïquement, toute jeune mère attentive sait quelle constante vigilance exige la survie de son bébé. Qu’il y échappe un instant suffit à l’exposer au pire, constamment frôlé : par l’ingestion de n’importe quoi, par une fenêtre laissée ouverte, une prise de courant, un sac plastique, une voiture.... sans compter la menace de cette "mort subite" qui coûte aux parents leur sommeil et dont la fréquence - seul point positif du rapport - serait à revoir à la baisse.

Plus difficile étant de garder bébé en vie que de s’en débarrasser, se faire prendre est révélateur d’une fragilité, d’un besoin d’aide entendu trop tard, mais entendu, puisqu’il est rare qu’une mère infanticide écope d’une lourde peine.

Réticences

Guère plus compréhensibles, en un temps où l’on peut s’abstenir d’enfanter, celles qui échappent à la justice seraient donc chaque année, selon l’étude (concentrée sur les régions Ile-de-France, Bretagne et Nord), de 30 à 300 à déguiser leur geste. "Un quart des morts de cause inconnue sont suspectes d’origine intentionnelle" ; explique le Dr Briand-Huchet, de l’hôpital de Clamart. Mais, "face à des parents tellement bouleversés qu’ils ont du mal à imaginer qu’il ait pu y avoir maltraitance", même quand celle-ci sera avérée, "certains médecins ont des réticences à soupçonner et à déclarer des morts violentes".

S’ensuit une sous-estimation renforcée par l’absence de coordination entre les tribunaux et l’Inserm, et confortée par des juges qui ne voient pas d’intérêt à emprisonner ces désespérées, pour la plupart "victimes elles-mêmes de carences affectives".

Un "instinct" sélectif

Si la prison n’est certes pas une solution, occulter le phénomène non plus. L’"instinct maternel", donné depuis deux siècles comme unique et infaillible réponse aux appréhensions, peut manquer. Il serait temps de s’y résoudre, sinon pour aider la mère à surmonter sa "monstruosité", pour protéger l’enfant d’un traumatisant tête-à-tête. Qu’une tribu, des relais s’organisent autour de lui, comme en Afrique, le désarroi de sa mère, d’ailleurs allégé, ne l’affectera guère ; mais nos sociétés ne s’y prêtent pas. Trop isolée dans cette aventure (ici, flanquée d’un mari ignorant jusqu’à son état !), tout le monde n’a pas la force de surmonter le "blues" post-partem - autre invention d’un siècle entêté à faire l’autruche.

*Rapport de l’INSERM


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20 réactions à cet article    


  • cathy30 cathy30 10 juin 2009 12:26

    Ce n’est pas une affaire de blues post partem mais d’un déni de grossesse. Ces grossesses sont très souvent invisibles pour l’entourage, et je ne pense pas que cette femme soit flanqué d’un mari. J’espère que pour elle la justice ne règlement pas tout cela par de la prison mais par des soins adaptés. Depuis toujours la femme doit être mère dans toutes les civilisations donc obligatoirement avec un instinct maternel, ça élude les questions, cela a plus de 2 siècles.


    • Julie Dep Julie Dep 10 juin 2009 13:16

      @Cathy
      C’est bien mon propos. Mais je me permets de passer du cas de Véronique Courjault à celui d’ autres infanticides répertoriées par l’étude de l’INSERM. L’istinct maternel ne va pas de soi ; Elizabeth Badinter l’a très bien illustré (« L’Amour en plus ») ; l’enfant et la mère sont bien trop isolés à mon avis.

      Si, Véronique Courjault a un mari, qui d’ailleurs la défend au procès. Il n’a de son propre aveu rien soupçonné de ses grossesses.


      • sissy972 10 juin 2009 16:57

        M. Courjault devrait être quant à lui poursuivi pour déni d’épouse. Cette épouse qu’il aime au-delà de toutes considérations a dû elle, souffrir de son manque d’attention évidente.
         Apparemment toute sa vie est un déni d’attentions. J’ai l’impression que c’était encore un mari du 20ème siècle laissant la charge de la maison à l’épouse mère au foyer.
        Le mari s’est contenté de lui apporter son amour, sa tranquillité, une stabilité pécuniaire, c’était son rôle de mari et puis c’est tout
        N’est ce pas pour cela qu’il soutient aujourd’hui cette femme à qui, il a fait trois enfants dont il n’a jamais rien su. Les avocats ont beaucoup de mérite pour essayer de nous faire avaler je ne sais quelles couleuvres mais n’est ce pas le rôle d’un avocat de vouloir changer l’eau en vin ?
        Trois bébés sont morts, qui en sera le responsable à l’issu du procès ?


        • MVS67 10 juin 2009 18:19

          Article sobre et intéressant.
           Je ne suis pas le procès et me garderais bien de porter un jugement, d’ autant plus que nous avons connu dans notre entourage un « déni de grossesse » sans conséquences aussi horribles car les grands-parents se sont chargés de l`enfant.
           Le « blues » post-partem ne suit pas aussi immédiatement la naissance qu’il puisse expliquer ces trois infanticides.
           Je retiens cette remarque très juste :
          «  » Qu’une tribu, des relais s’organisent autour de lui, comme en Afrique, le désarroi de sa mère, d’ailleurs allégé, ne l’affectera guère ; mais nos sociétés ne s’y prêtent pas. Trop isolée dans cette aventure (ici, flanquée d’un mari ignorant jusqu’à son état !), tout le monde n’a pas la force de surmonter le « blues » post-partem -«  » ... et d’assumer une ou des grossesses inattendues.
           . Que dire de plus sinon que ces mères ont besoin d’être soignées avant qu’elles ne commettent l’irrémédiable et détruisent leur famille.


          • bob 10 juin 2009 19:32

            Hem,

            Quel est le point commun entre un deni de grossesse et le meurtre par etranglement de trois nouveaux-ne ainsi que l’incineration ou la congelation de leurs cadavres ?

            ok, ok je sors


            • Jacinto Lopera 10 juin 2009 22:28

              Mais c’est qui me choqua le plus dans cet affaire fut la reaction française. TOUS LES JOURNAUX FRANCAIS, de l’extreme gauche avec l’humanité jusqu’a l’extreme droite de le Figaro qualifièrent la police corèene, après que celle si avait conclu par l’ADN que les bebes etaient les enfants du couple Français, de FAUX et de CORROMPUS. Pour le français, pour les journalmistes français c’était impossible qu’un français fasse ça, donc que la Police coréenne était coupable de mentir et corrompue.
              Ah, les français ils croient toujours qu’ils represente la civilisation et les autres la barbarie, mais c’est tous le contraire.
              FRANcAIS RENDEZ LES LIVRES QUE VOUS AVEZ VOLEE AU PEUPLES COREEN EN 1866 et qui se trouve aujour’dhui à la bibliotheque nationale de France, donc le premièr libre imprimé au monde, un siècle avant gutemberg.


              • Christoff_M Christoff_M 10 juin 2009 23:42

                Visiblement encore une fois sujet tabou, encore une fois la justice arriérée qui confond cas pathologique (et la nous avons un cas sérieux qui sort de la norme) avec criminelle...

                La France était le pays des lumières, il est étonnant que l’obscurantisme gagne de plus en plus dans ce pays !! et la manière dont les médias traite un quidam par rapport à une pointure ou un people, laisse sérieusement à désirer...


                • maxim maxim 11 juin 2009 10:32

                  il y a quelque chose qui n’est pas clair ....

                  nous avons le cas d’une femme enceinte trois fois ,et qui reste plate ? c’est à dire que son mari ne se rend pas compte de la modification de son état ,qu’il n’a pas l’occasion de la voir nue et donc de constater l’évolution d’une grossesse ?

                  et ça trois fois de suite ? et les problèmes durant ces grossesses ,et les douleurs,et le travail ,et la perte des eaux ? alors tout ça ,ça passe à l’as ?

                  et le mari ne se rend compte de rien lui ?

                  donc la femme accouche en silence ,compte tenu que ça peut arriver à n’importe quelle heure ,et ensuite,elle met le nouveau né au congèlateur,et le mec ,bonne poire ,un jour tombe sur les cadavres « ha ben ça alors ?,,, »

                  qu’est ce que c’est que cette enfumade ? ......

                  donc le mec baise comme un lapin une seule fois et ne voit plus sa femme pendant 9 mois ? c’est ce qu’on suppose ,non ?


                  • Julie Dep Julie Dep 11 juin 2009 10:45

                    @maxim
                    Depuis que j’ai posté ça, j’ai lu des interventions troublantes de cliniciens selon lesquels le déni de grossesse peut transformer l’aspect de la gestation : le fœtus resterait en position longitudinale, de sorte que, le ventre restant plat et la « mère » gommant le fait, l’entourage est effectivement bluffé.

                    Par exemple : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/06/09/01016-20090609ARTFIG00455-veronique-courjault-n-est-pas-un-monstre-.php


                  • 5A3N5D 11 juin 2009 10:59

                    « tout le monde n’a pas la force de surmonter le »blues« post-partem - autre invention d’un siècle entêté à faire l’autruche. »

                    « Depuis que j’ai posté ça, j’ai lu des interventions troublantes de cliniciens selon lesquels le déni de grossesse peut transformer l’aspect de la gestation... »

                    Je pense que vous auriez beaucoup gagné à vous renseigner sur le déni de grossesse, le « baby blues », et la dépression du post-partum avant de rédiger cet article à vomir. Ainsi donc, une femme atteinte de cette pathologie serait, selon vous et quelques autres, une « simulatrice ». Si vous aviez lu quelque chose de sérieux avant de malmener votre clavier, peut-être auriez-vous écrit quelque chose d’intelligent. Mais j’arrive même à en douter.

                    http://www.afrdg.info/article.php3?id_article=1


                  • Julie Dep Julie Dep 11 juin 2009 12:13

                    @5A....
                    Je pense quant à moi que vous devriez apprendre à lire. Vos insultes sont sans fondement. Je n’ai pas traité Véronique Courjault de simulatrice, et la précision que je mets en lien n’est parue que ce matin. (Mon billet a d’ailleurs été pris hier automatiquement sur mon site par AV).

                     Ma seule tentative ici est de comprendre, et d’inviter les autres à échanger - poliment, si possible, mais ça ne le semble pas pour un certain nombre d’excités...

                    Si vous vomissez aussi facilement, 5A..., vous consulter. Ne serait-ce que par égard envers les autres.


                  • claude claude 11 juin 2009 15:39

                    bonjour,

                    il ne faut pas confondre le déni de grossesse  :

                    Santé : Enquête du 20h - Déni de grossesse, comment est-ce possible ?


                    le baby blues  :
                    • Attention baby blues

                      Bébé est là, vous êtes aux anges, et pourtant vous pleurez pour un rien. Tout vous paraît insurmontable, votre gorge est nouée… c’est le fameux baby blues. Ne soyez pas inquiète, ce syndrome qui touche la majorité des jeunes mamans ne dure généralement que quelques jours.

                      <script language="JavaScript">
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                      </script>

                      Le baby blues

                      La grossesse est un moment d’exception au cours duquel les futures mamans se sentent protégées. Mais dès que l’enfant paraît tout peut brutalement basculer. Un sentiment de dépression peut apparaître brusquement, d’autant plus bouleversant qu’il est inexplicable.



                    la dépréssion du post-partum :

                    • Dépression post-partum

                      Pour la majorité des femmes, mettre un enfant au monde est une expérience très intense, tant du point de vue physique qu’émotionnel. Il est donc naturel pour un bon nombre de nouvelles mamans d’éprouver des sautes d’humeur après l’accouchement, se sentant heureuses et tristes par moments. Ces sentiments sont parfois appelés « baby blues » ou « syndrome du troisième jour ». Dans la plupart des cas, ils disparaissent environ 10 jours après l’accouchement. Cependant, certaines femmes peuvent éprouver une dépression profonde et continue qui durera beaucoup plus longtemps. Il s’agit de la dépression post-partum.

                      Les premières mentions de la dépression post-partum remontent au 4e siècle av. J.-C. Malgré le fait que cet état soit connu depuis longtemps, il n’a pas toujours été reconnu comme une maladie. Par conséquent, la dépression post-partum est encore mal diagnostiquée. Il s’agit d’une maladie qui se traite avec succès. Plus elle est détectée tôt, plus le traitement est efficace.

                    • Dépression post-natale

                    et l’infanticide :
                    • Infanticide
                      Aller à : Navigation, rechercher

                      Le terme infanticide appartient au vocabulaire juridique et désigne à la fois le meurtre d’un enfant, particulièrement d’un nouveau-né, et l’auteur d’un tel acte.

                    • Différents types d’infanticides [modifier]
                    • Le filicide[1], qui vient du latin filius (fils), est le meurtre par un père ou une mère de son propre enfant. Il peut également désigner le meurtrier. Dans certaines cultures, il arrive souvent à un parent d’assassiner sa fille lorsque l’on considère qu’elle a déshonoré sa famille (voir crime d’honneur).
                    • Le néonaticide[2] désigne l’homicide d’un enfant né depuis moins de 24 heures. Ce crime est commis presque exclusivement par la mère de l’enfant.


                    en ce qui concerne mme courgeault, il s’agit de dénis de grossesse s’étant mal terminés.

                    dans une vidéo, sophie mariopoulos explique avec précision les mécanismes qui conduisent une jeune femme à faire un déni de grossesse et à tuer son bébé. les médecins commencent seulement à s’intéresser à cette pathologie. le précurseur en la matière, est le professeur nisand du chu de strasbourg.

                    il est évident que l’on a du mal à comprendre qu’une mère puisse donner la mort après avoir donné la vie, mais ces jeunes femmes sont dans un état de détresse qui les sidère et les empêche de raisonner.

                    la multiplication des découvertes, de ces dénis de grossesse fataux, va peut-être faire évoluer les mentalités, le corps médical en premier ; et des solutions tant thérapeutiques que juridiques seront à y apporter à la mesure de la reconnaissance de ce gravre trouble de la personnalité et du comportement.

                    Association Française pour la Reconnaissance du Déni de Grossesse




                    Ecouter l’émission play IMG/mp3letelephonesonne090610.mp3
                    « Le téléphone sonne » émission d’Alain Bedouet sur France Inter, mercredi 10 juin 2009 à partir de 19h20

                    Le « déni de grossesse » est un trouble psychique grave : on en compte un en moyenne pour 500 naissances. Il se définit comme le fait pour une femme enceinte de ne pas avoir conscience de l’être. On parle de déni partiel s’il prend fin avant le terme de la grossesse ou de déni total s’il se poursuit jusqu’à l’accouchement. Invités : - Sophie Marinopoulos, psychanalyste - Professeur Israël Nisand, Chef du service de gynécologie-obstétrique au CHU de Strasbourg - Docteur Félix Navarro, Médecin de Santé publique, Président et Fondateur de l’Association Française pour la reconnaissance du déni de grossesse - (et au téléphone le témoignage d’une femme ayant vécu un déni de grossesse) - Avec Danielle Messager de France Inter


                    •  Question Ecrite d’Odette Terrade, Sénatrice du Val-de-Marne :
                    • Question Ecrite Reconnaissance juridique du déni de grossesse

                      Mme Odette Terrade attire l’attention de Mme la ministre de la justice sur la nécessité de reconnaître juridiquement le déni de grossesse. En effet cette pathologie de la grossesse touche entre 1600 et 2000 femmes par an en France et 350 arrivent au terme de leur grossesse sans être consciente de ce qui leur arrive. Cette maladie touche tout type de femme, jeune ou moins jeune, déjà mère ou non et de n’importe quel milieu social. Aucune femme n’en est à l’abri. Cette affection psychiatrique est répartie au hasard dans la population. C’est donc un problème de santé publique. De plus, quand le déni est total, l’accouchement s’accompagne d’un état de sidération et quand il a lieu dans la solitude, il n’est pas rare que ces cas se soldent par la mort du nouveau né, soit accidentellement, soit par manque de soins. Cette situation est pour la femme un drame d’une gravité peu commune. Elle réalise brutalement qu’elle était enceinte sans le savoir mais de plus que son bébé est mort. Ces femmes qui n’ont pas conscience d’être enceinte méritent un soutien médical et psychologique alors qu’aujourd’hui elles sont placées en garde à vue et considérées comme des « meutrières ». C’est pourquoi elle lui demande qu’elles mesures elle compte prendre pour que cette maladie soit enfin reconnue juridiquement et que la réponse à ces femmes malades ne soit plus la prison.

                      Question n°08986 publiée le 04/06/2009


                  • Julie Dep Julie Dep 11 juin 2009 16:05

                    @Claude
                    Merci pour ces détails, quoique je n’aie pas confondu déni de grossesse et baby blues.
                    L’affaire Courjault et, surtout, le rapport de l’INSERM m’ont conduite à évoquer plusieurs facettes de l’absence, fugace ou prolongée, de cet instinct maternel qui ne connaîtrait que le ciel bleu et qu’on a longtemps cru consubstantiel à toutes les femmes. La solitude, le désarroi des futures ou récentes mères sont plus fréquents qu’on ne croit, et comme ils menacent l’enfant. mieux vaudrait en prendre conscience.


                  • Alexandre 11 juin 2009 16:52

                     @ Claude

                     En somme, cette sénatrice demande que l’infanticide à la naissance soit légalisé

                     Tous les cas ( quel que soit le milieu social de la mère) étant toujours présentés comme des « dénis de grossesse »


                  • claude claude 12 juin 2009 11:03

                    @ alexandre,

                    les infanticides conséquents au déni de grossesse sont commis immédiatement à la naissance du bébé. la mère est alors dans un état de sidération, un état d’aliénation mentale qui ne lui permet pas de raisonner. et comme elle est seule à cet instant, il n’est pas possible qu’elle revienne à la réalité.
                    elle ne considère pas le bébé qui vient de naître comme un être humain.

                    c’est une circonstance particulière, que de plus en plus de médecins reconnaissent comme étant une grave pathologie psychiatrique

                    dans les autres cas, les infanticides sont commis par des personnes qui savent que l’enfant est une personne. les raisons en sont diverses et variés, et ceux-ci sont commis par un plus grand nombre de personnes : parents, famille, amis, voisin...

                    je vous invite à visionner les vidéos dont j’ai donné les liens, car les spécialistes consultés mettent le doigt sur la véritable cause de ces néonaticides : un état de souffrance psychologique extrème de la jeune mère. et surtout, plus qu’une peine de prison, celles-ci ont besoin de recevoir des soins appropriés à leur état pour qu’elle ne puissent pas renouveller leur geste.

                    j’ajoute, que je suis une maman, et que ces actes me révulsent, car pour moi grossesse et naissance = bonheur. mais j’essaye de comprendre ce qui peut passer dans la tête d’une jeune mère pour qu’elle puisse tuer son enfant.


                  • Alexandre 11 juin 2009 10:33


                     Ce qui est étonnant dans cet article comme dans les réactions des médias en général, c’est l’extrême compréhension pour ces assassinats d’enfants.

                     Alors qu’il est de plus en plus fréquent que des malades psychiatriques soient déclarés responsables et jugés (selon les syndicats pénitentiaires, les prisons sont pleines de détenus qui devraient être en hôpital psychiatrique), et qu’il est question de leur faire un procès même s’ils sont déclarés irresponsables ( ce qui arrive de plus en plus rarement), que des enfants de 13 ans peuvent être condamnés à 10 ans de détention, les suppressions d’enfants à la naissance sont excusées par la psychologie et le terrible « déni de grossesse » qui s’abat sur ces femmes sans qu’elles n’y peuvent rien.

                     Même si ce n’est pas politiquement correct, peut-on se poser la question du lien avec la « libéralisation » de l’avortement et de la confusion entre une partie de son corps et un être humain  ?


                    • Julie Dep Julie Dep 11 juin 2009 10:38

                      @Furtif
                      Rapport de l’INSERM publié avant-hier, mis en lien, et brièvement expliqué dans les 3e et 4e §


                      • maxim maxim 11 juin 2009 12:35

                        si le congélateur avait existé aux temps Bibliques ,Joseph aurait foutu le petit Jésus au frigo !


                        • iris 11 juin 2009 14:33

                          je ne pense pas que les média auraient eu autant d’égard si l’accusée était issue d’un milieu moins favorisé-ils aurait dit que c’était pour s’en débarasser-
                          avant l’autorisation d’avorter, je pense qu’il yavait beaucoup d’enfants morts dans les canalisations des toilettes-des fois on en retrouvait lors de vidanges-les femmes faisaient de la prison-
                          ce qui est étrange c’est la façon de cacher les bébés-plutot les enfouir dans du ciment si l’on veut s’en débarasser-
                          que monsieur n’ai rein vu cela pariat aussi très étrange malgré tous les dires des médecins-qui peuvent mentir aussi-


                          • iris 11 juin 2009 15:09

                            et prendre la pilule ce n’est pas toujours marrant -perte de libido-et est que je l’ai bien prise ??Culpabilité-prise de poids-etc...
                            voir un arricle précédent de monoclete sur la prise dela pillule
                            ...

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