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Prochainement, le cauchemar de l’essence à 10 euros le litre

Nul besoin d’être visionnaire pour anticiper une augmentation du prix des énergies fossiles ces prochaines années et par voie de conséquence, la montée du prix des carburants. Cet événement économique devrait être étudié par tout conseiller politique qui se respecte et qui doit alerter les gouvernants sur les conséquences économiques et sociales de cette augmentation. D’ailleurs, imaginer ce que pourrait être une société à l’ère de l’essence chère, s’avère constituer un excellent modèle pour penser l’évolution du monde d’ici trente ou quarante ans. Et peut-être même avant. Les politiques n’ont plus la lointaine vision d’un De Gaulle et n’anticipent pas sur des décennies mais cela n’empêche pas d’imaginer que le carburant puisse atteindre 3 euros le litre, puis 5 et pourquoi pas 10. Que se passerait-il ? Tout d’abord, précisons que cette éventualité de 3 euros n’est pas si farfelue puisqu’elle correspond à un prix du baril situé autour des 300 dollars. Et qu’au vu des tendances haussières sur les matières premières et alimentaires, cette hypothèse se tient, d’autant plus qu’elle repose sur la conjonction de deux tendances opérant en concordance, la raréfaction des ressources et la demande sans cesse croissante due aux nouveaux pays industrialisés dont les populations pèsent trois fois celles de l’ancien monde industriel axé autour des States, de l’Europe et du Japon.

Un carburant situé autour de 3 à 4 euros le litre aura comme effet direct une augmentation sensible du coût des déplacements. Certes, l’essence n’est pas le poste budgétaire le plus important dans le coût réel du kilomètre mais l’augmentation du carburant risque de peser sensiblement sur un automobiliste faisant 12 000 à 25 000 kilomètres par an. Le surcoût serait situé entre 1200 et 2500 euros par an. Ce qui fait entre 100 et 200 euros par mois. Ce qui risque de peser lourd dans le budget des ménages modestes, surtout si le véhicule est indispensable pour aller travailler. Un carburant à ce niveau imposera à la plupart de réfléchir avant de sortir la voiture. Sans doute finis les escapades de 300 bornes pour se faire plaisir un dimanche. Mais le budget risque aussi d’être atteint par les effets indirects. Notamment le renchérissement du transport des biens de consommation et de l’alimentation si les biocarburants viennent concurrencer les cultures vivrières. A cela s’ajoutent les dépenses de chauffage et l’électricité dont le tarif risque d’augmenter, surtout si ce type d’énergie est utilisé pour le chauffage et les véhicules électriques. Nul ne peut exclure des coupures alternées de courant, comme dans les pays sous-développés actuellement. Au final, un pouvoir d’achat largement amputé. De quoi obliger à faire des choix sur des biens non indispensables, restos, ciné, spectacles, mode, vacances, culture, foie gras etc. Le spectre paraît effrayant mais l’individu étant résilient, il peut s’adapter. D’ailleurs des millions de gens ont déjà vécu une amputation de 20 à 30 point de pouvoir d’achat, lorsqu’ils se sont trouvés licenciés. Néanmoins, nul ne peut prévoir comment une telle éventualité puisse être vécue par une société dans son ensemble, excepté le quintile le plus aisé.

Sous réserve qu’une source inédite d’énergie soit découverte, on peut affirmer sans se tromper que la « civilisation » de l’automobile et des transports, émergée en 1960, est promise à s’éteindre avec l’épuisement des réserves et que cette éventualité aura de grandes conséquences sur le mode de vie et l’organisation des sociétés. Le mouvement sera opposé à celui des années 1970. On assistera à une sédentarisation des populations et à la fin du nomadisme. L’économie sera lourdement affectée, entamant largement les leviers dont peut disposer l’Etat. Pendant ce temps, la cupidité des plus riches sera sans limites et la société risque de se dessécher, minée par des dépenses de plus en plus incontrôlables liées à la santé, la vieillesse, la dépendance. Le sens du travail sera modifié. Les jeunes n’auront plus le sentiment de travailler pour se donner un avenir intéressant mais pour maintenir une société décomposée en l’état. Bref, un avenir basé sur les soins palliatifs apporté aux sociétés technologiquement dépendantes. Cette situation semble cauchemardesque, surtout si l’on imagine les concentrations de population dans les zones urbaines à cause des coûts grandissant du transport. Un mot pour décrire la situation, le rationnement généralisé, essence, chauffage, viande, loisirs, sans compter les soins médicaux risquant de ne plus être accessibles à tous. La médecine pour gens aisés est déjà en place et ne fera que s’accroître. Quant à l’Etat, il devra se priver d’une bonne partie de la TIPP pour éviter que le prix des carburants n’atteigne des sommets et l’on imagine aisément l’ampleur du problème car la dette publique sera encore gigantesque. La situation est donc claire. Il faudra apprendre l’art du délestage, de la décroissance consumériste, faire des choix alors qu’antan, on pouvait imaginer une élévation généralisée du niveau de vie, ce qui était le cas et correspondait à une conjoncture spéciale, celle d’un développement séparé de l’industrie occidentale. Et comme pour avertir d’un changement inéluctable promis aux générations futures, un premier « choc pétrolier » en 1974. Evénement sans grande incidence à cette époque d’hégémonie occidentale.

En 2011, quatre signaux constituent les prodromes de ce monde cauchemardesque à venir mais aussi illustrent les égarements politiques face à la situation. Premièrement, la TVA promise à une augmentation. Les médias préparent l’opinion publique à cette éventualité dont la traduction directe est : rationnement de la consommation. On mesure combien le rêve sarkozien du gagner plus, principal levier de son élection en 2007, s’est effondré et ne peut plus servir de slogan électoral dans une tendance à la baisse généralisée du pouvoir d’achat. Deuxièmement, le levier socialiste de la politique du soin ne peut plus être proposé dans le contexte de la dette colossale et du scénario à la japonaise dans un contexte de rationnement généralisé. Le renforcement de l’Etat providence est donc une autre fausse solution. Troisièmement, la mouvance nationale protectionniste affichée par la présidente du FN annonce un cortège de fausses solutions. Le protectionnisme économique ne peut qu’appauvrir les nations alors que l’exclusion sociale des immigrés ne mettra pas pour autant des sous dans le portefeuille des Français. Ces fausses solutions recouvrent une tendance plus générale orienté vers une lutte de tous contre tous pour assurer le maintien du pouvoir d’achat. D’où les tensions qu’on imagine, un fond de guerre civile et un régime policier auquel on nous prépare, avec quelques propos subtilement instillés, par Alain Minc par exemple. Parmi les dirigeants, nombre sont prêts à sacrifier un peu de démocratie pour sauver le système. 2011 devrait attirer l’attention sur ce qui se passe au Sud quand les populations jeunes sont opprimées en étant ignorées par l’accès à l’économie. Nul ne sait quel serait le seuil d’injustice capable de déclencher un soulèvement en France. On en est loin mais avec l’essence à 10 euros ?

Il n’y a au final qu’une seule solution, la révolution démocratique pour un partage équitable des richesses. Rendez-vous dans 20 ans. Cette révolution demande moins de courage que de générosité et d'intelligence, c'est dire si elle est hors de portée de l'humain


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61 réactions à cet article    


  • Marc P 8 mars 2011 09:31

    C’est bizzare, je ne vois rien sur les transports « collectifs »....
    bouger moins, bouger mieux...
    Sans doute produire local, soit,pourquoi pas, moins de chômage pour une rémunération moyenne en baisse...
    Bref bientôt finies les extravagances de la myopie des esprits... mais s il en résultait au demeurant un mieux être « global » ?


    • Kalki Kalki 8 mars 2011 12:03

      bla bla bla, et abla et bla

      et la révolution industrielle dans tout ca ?

      et la révolution « verte », qui a augmenté la production agricole dans tout ca ?

      Bla bla bla
      bla bla
      bla

      alors soit on fait ce qu’il faut pour produire des hydrocarbure avec des algues, de l’énergie avec du soleil

      soit on crève

      soit on se démerde les uns les autres, et beaucoup crevent

      et vive nos connard de dirigeant incompétant, au passé, au présent,

      et au futur

      SANTE

      et bonne mort a vous


    • le poulpe entartré 8 mars 2011 21:44

      @kalki

      Si vous preniez de l’avance sur les autres, là, maintenant, tout de suite ? Montrez l’exemple, faite le grand saut et après racontez nous. Nous sommes impatients.


    • JL JL 8 mars 2011 09:50

      Bah ! Les carburants sont au prix que sont près à les payer les consommateurs que nous sommes, juste ce qu’il faut pour que les pétroliers réussissent à écouler ce qu’ils sont capables de produire avec le maximum de profits.
       
      Le reste c’est du blabla.


      • Gabriel Gabriel 8 mars 2011 09:50

        L’augmentation des énergies tout comme des matières premières est savamment programmée et fait partie d’un plan permettant l’étranglement des populations pour les conduire à la servilité, voir l’esclavage en méthode douce. Pour cela l’outil spéculatif est libre de toutes contraintes afin d’enrichir la nomenklatura financière. Les pétroliers se frottent les mains, l’état via les taxes fait de même. Les énergies alternatives restent marginales, les découvertes intéressantes pour l’humanité (Energies solaire, à air ou eau ...) sont tués dans l’œuf, interdit ou très fortement taxées et les états ne feront rien pour les encourager (voir nouvelles directives concernant les panneaux à énergie solaire) ajoutez à cela des médias  inféodée aux puissances de l’argent qui distille de fausses informations sur les énergies propres afin de les décrédibiliser au yeux d’un public hypnotisé par son écran de télé et vous avez la situation actuelle. En France tout est mis sur le nucléaire manne abondante que l’état cède, moyennant petites commissions occultes, à des entreprises privées gérées par le fouquet’s club. Ne leur parlez pas des déchets radioactifs pendant des millénaires, ils s’en foutent, car ils seront stockés très loin de leurs résidences de pourris ! Et Il en est de même dans tous les pays. 


        • jymb 8 mars 2011 10:43

           - Un baril à 300 dollars serait parfaitement abordable au quotidien si l’essence était taxée de manière commune

          - plus grand monde ne travaille pour l’avenir (intéressant ou pas pour reprendre votre terme) , mais surtout pour compenser les dépenses du quotidien

          - Dés le moment ou un produit de nécessité se raréfie il engendre des violences pour se le procurer : siphonnage de réservoir combattu au fusil de chasse, vidage de cuve à fioul ( a quand la première prise d’otage à domicile pour ce motif ?) grivèlerie dans les stations services assorties de quelques coups de matraque au tenancier...

          Le péché originel est d’avoir fait du carburant une denrée taxée et recherchée, d’avoir laissé tomber les possibilités alternes même si elles paraissaient au début farfelues, d’avoir imposé un juteux monopole étatique ( cf le sort des malheureux qui espéraient fabriquer eux mêmes leur carburant )

          qui sème le vent récolte la tempête le jour venu.


          • jymb 8 mars 2011 21:15

            Désole, je ne comprend rien à votre commentaire plus que vindicatif ; pour ma part la voiture est un outil pour effectuer des déplacements dont je me passerait volontiers si je le pouvait ; je n’ai aucune attirance pour la bagnole, et ne souhaite pas plus la sacraliser que la désacraliser. Je n’ai pas de raison de souhaiter continuer à être étrillé, rançonné, pressuré, ou abominablement fliqué, pas plus sur la route qu’à la boulangerie en achetant une baguette ou lorsque je me promène au fond d’un bois, c’est tout.


          • pastori 8 mars 2011 10:51

            personne ne descend dans la rue alors que rien, aucun évènement récent ne justifie ces augmentations sinon la spéculation effrénée.


            seule la pression de la rue peut obliger les gouvernants des pays consommateurs à mettre en 
            prisons ces salauds de spéculateurs qui sont connus.

            mais le bon peuple a l’esprit ailleurs, la bonne, nouvelle, l’évangile vient d’être annoncéé ! alléluia !
            le bob peuple est mobilisé par la venue du nouveau messie lepen, capable comme chacun sait de faire des miracle.

            laissons donc ces détails, sainte marine va s’en occuper. comme de tout le reste d’ailleurs.

            • Ferdinand_Pecora 8 mars 2011 14:49

              Si le peuple ne sait comment s’attaquer à la spéculation, il ne descendra dans la rue que pour tout casser.

              Si le peuple apprend à connaître la seule arme qui permette de terrasser la spéculation, alors cela change la donne. Cette arme porte le nom de Glass-Steagall Global. Mais faut être sérieux pour s’en servir.


            • Hadj Ahmed 8 mars 2011 18:37

              Ave Pastori, Je vous propose un premier challenge pour votre Messie. Je paye mon litre de super 23 Dinars (19 Cts d’euros). Allez ne soyons pas cruels, qu’elle vous le vende à 38 et je promets de voter pour elle smiley


            • Mine16 8 mars 2011 12:48

              L’augmentation du prix des carburants est tout bon pour les caisses de l’état , via les taxes .Puis , après tout , les gens rouleront moins et ça fera moins de morts sur les routes ! De toutes façons , les populations des pays développés vivent depuis longtemps au dessus de leurs moyens ( caddies pleins à ras bord , jeux vidéo et toutes sortes de conneries pour leurs chères petites têtes ( blondes ? ) , alors que pendant ce temps là , des gosses meurent de faim un peu partout . Il est juste qu’un nouvel équilibre se crée . NOS NIVEAUX DE VIE DEVRONT BAISSER !


              • Ferdinand_Pecora 8 mars 2011 14:50

                Bravo : c’est exactement le discours que Wall Street veut que vous teniez.


              • ZOUZOU39 8 mars 2011 13:08

                Notre grand président, vu son intelligence supérieure ( dixit Denisot ) va probablement baisser ses taxes, afin de lutter contre l’insécurité matérielle qui nous guette... Comment s’attendre à moins de ce pseudo génie ?
                 Je crois qu’il va tout de même falloir réfléchir aux raisons qui nous poussent à aller travailler, quand il semble plus malin de cumuler RSA, APL, économies d’essence... et prendre le temps de jardiner bio au lieu de nous laisser empoisonner ! 


                • LE CHAT LE CHAT 8 mars 2011 13:11

                  1,19€ le litre de SP95 à Andorre aujourd’hui , m’a dit mon épouse tout à l’heure , faut en profiter ! comme des cartouches de clopes à 24€ et du whisky 3 fois moins cher !
                  il y a moyen de booster votre pouvoir d’achat ! smiley


                  • Hadj Ahmed 8 mars 2011 18:45

                    0.19 euros en Algérie le Chat (1 euro de moins qu’Andorre) qui dit mieux ?

                    Mais attendez-voir il y aurait peut être un business intéressant là-dedans.

                    C’est décidé j’affrète un super-méthanier que je remplis avec et que je vous envoie et si les douanes des deux pays ne sont pas joyce on dira que c’est du petit lait.

                    Je disais donc 0.19 plus les frais, le transport, les taxes sur le petit lait... Je vous le fais à 10 euros deal ?

                    11 pour les pro-narine nationale smiley


                  • QuelaVéritésoit 8 mars 2011 13:52
                    Le transport individuel automobile n’est indispensable que tant que l’on est persuadé de son absolue nécessité. Dès le moment ou l’on est persuadé du contraire, il devient inutile. 
                    Tout le reste n’est qu’adaptation.

                    • Kalki Kalki 8 mars 2011 14:48

                      oui , mais encore faut il s’avoir partager,

                      ou avoir s’organiser d’autre réseau pour les agriculteur

                      et ou les collectivités

                      mais apparemment il faut tout leur expliquer

                      la baisse de l’utilisation du moyen de locomotion individuelle n’induirait qu’une baisse de l’économie irréelle, mais une baisse tout de meme, et ca embete ceux qui ont de l’économie irréelle ( comme des billet de monopolie )


                    • Ferdinand_Pecora 8 mars 2011 14:51

                      Installez moi un réseau de Maglev dans toute l’Europe, et je mène sur le champ ma voiture à la casse :)


                    • perlseb 8 mars 2011 20:55

                      Entièrement d’accord avec QuelaVéritésoit.

                      Le transport individuel est parfaitement inutile et il faut se réjouir de l’augmentation du pétrole. On favorisera le télé-travail (merci pour le gain énorme en qualité de vie : bruit, pollution, temps gagné) et on se fera livrer à domicile par des camions électriques ou, mieux, par des chevaux.

                      Le capitalisme a tout fait pour favoriser l’achat de véhicules individuels car ils sont particulièrement inefficaces :
                      très mauvais taux d’utilisation des véhicules, aussi bien en terme de remplissage qu’en temps d’utilisation
                      très consommateurs de ressources (matières premières pour la construction et pour l’énergie)
                      très exigeants au niveau des infrastructures (sur-dimensionnement des routes obligatoire)
                      durée de vie très faible nécessitant un remplacement coûteux régulier (vive l’obsolescence programmée !)

                      L’inefficacité est une assurance formidable de consommation forcée et de travail pour rien. Combien de jeunes, à qui on offre leur premier véhicule et qui, s’ils savaient compter, verraient qu’ils travaillent pour rien (dévaluation de leur véhicule supérieure à leur gains effectifs). La voiture individuelle aura été un formidable moteur d’asservissement humain. Le problème, c’est qu’il y a beaucoup d’humains qui adorent leurs chaines et le matraquage publicitaire n’y est pas étranger. Si on faisait un tout petit peu d’écologie, toutes les publicités pour les voitures devraient être interdites (même pour celles qui se disent écolo : la contruction est toujours très polluante).

                      Que le monde serait paisible et moins défiguré sans voitures individuelles : j’envie mes arrière-grands-parents qui pouvaient faire du vélo sur les routes de l’époque (chemins) sans croiser de voitures. Les premières vacances de 1936 en tandem, ça avait une autre gueule que les bouchons sur les autoroutes d’aujourd’hui. Où quand le soit-disant progrès est un bon en arrière en terme de qualité de vie...Aujourd’hui, faire du vélo pour rejoindre la Côte d’Azur en partant de Paris, c’est du suicide et tout sauf agréable.


                    • Ferdinand_Pecora 8 mars 2011 22:31

                      Vous confondez spéculation grâce à l’austérité (au moins il y a au plus c’est cher) et développement économique véritable type Nawapa.


                    • aberlainnard 8 mars 2011 13:52

                      à l’auteur.

                      Eh oui ! je vous rejoins totalement.

                      Il est important que cette prise de conscience se généralise vite, et même très vite.

                      Ce genre de prospective est pratiquement absent des informations diffusées par la TV et la presse. C’est pour cela que le rôle des sites comme AGORAVOX est important pour l’information du citoyen.

                      Il faudra bien un jour se rendre collectivement à l’évidence. L’énergie est assurément une des questions majeures qui se posent aujourd’hui à nos sociétés. Lorsque la majorité des citoyens aura assimilé et compris les données du problème, elle sera mieux en mesure de proposer, par elle-même, des réponses acceptables qui tiennent compte de l’intérêt général.

                      Le tout est d’atteindre le seuil où le nombre de personnes correctement informées créera une dynamique de cette prise de conscience. Le pire serait de maintenir la population dans l’ignorance tout en lui imposant des solutions, non choisies par elle, qui ne seraient profitables qu’aux plus puissants. C’est malheureusement ce qui est en train de se produire.

                      C’est cette bataille de l’information qu’il faut engager et gagner.

                      Concernant la mobilité des personnes, j’adhère à votre vision :

                      "Sous réserve qu’une source inédite d’énergie soit découverte, on peut affirmer sans se tromper que la « civilisation » de l’automobile et des transports, émergée en 1960, est promise à s’éteindre avec l’épuisement des réserves et que cette éventualité aura de grandes conséquences sur le mode de vie et l’organisation des sociétés. Le mouvement sera opposé à celui des années 1970. On assistera à une sédentarisation des populations et à la fin du nomadisme."

                      Il me semble aussi que les villes du type mégapoles, seront beaucoup moins viables que les villes de taille modeste ou les bourgs répartis sur le territoire, plus proches des ressources alimentaires de base fournies par une activité agricole locale.

                      La voiture de demain, pour les déplacements de proximité, ressemblera probablement davantage à un véhicule inspiré des triporteurs qu’on voyait encore couramment en Italie des années 60 ou des rickshaws indiens, motorisés ou non. Dans ce dernier cas, il pourrait faire appel à l’assistance électrique, ce qui en ferait un véhicule hybride d’un nouveau type : « énergie musculaire – énergie électrique » . Pourquoi pas ! ! !



                      • Ferdinand_Pecora 8 mars 2011 14:53

                        Depuis sa tombe, Malthus vous salue bien bas :)


                      • Kalki Kalki 8 mars 2011 14:54

                        https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Trans-Mediterranean_Renewable_Energy_Cooperation

                        il a démontré qu’en occupant moins de 0,3 % de la surface entière désertique de la région MENA, des centrales thermiques solaires pourront produire assez d’électricité et d’eau douce pour satisfaire aux demandes actuelles de l’EU-MENA, et aux augmentations des demandes que l’on attend dans le futur.

                        quelque kilomètre carré

                        on va programmer une usine robotique pour produire de l’énergie solaire thermique

                        qui va reprendre du sable du désert pour s’étendenre

                        pour produire encore plus d’énergie

                        et puis pour pourquoi nettoyer l’eau de mér pour avoir de l’eau douce

                        ou avoir des hydrocarbure par des algue ?

                        Ca prendrai 2 ans, en tout

                        encore là il faudrait apprendre a partager , mais il y en aurait plus que ce q’uon consome actuellement

                        ah le probeleme reste que l’on veut pas qu’il y ai plus de population

                        au contraire on voudrai qu’il y en ai moins


                      • Ferdinand_Pecora 8 mars 2011 15:10

                        Vladimir Vernadsky a démontré au début du XX° siècle que Malthus s’était planté.

                        Aujourd’hui, en Afrique, sur cette base, les pays du Sahel prébliscitent le projet Transaqua, contre la politique malthusienne de Nicolas Sarkozy.


                      • Abou Antoun Abou Antoun 8 mars 2011 13:59

                        ll n’y a au final qu’une seule solution, la révolution démocratique pour un partage équitable des richesses. Rendez-vous dans 20 ans. Cette révolution demande moins de courage que de générosité et d’intelligence, c’est dire si elle est hors de portée de l’humain
                        Ah oui ? et militer pour réduire (pacifiquement ) la (sur)population humaine, ça ne vous est pas venu à l’idée ?
                        Aujourd’hui partage équitable à 7 milliards d’individus, demain à 9 milliards après demain à 12, équité ou pas équité il n’y en aura pas pour tout le monde. Le gâteau n’est pas extensible, alors pour que tout le monde ait une part décente il faut réduire le nombre des convives, c’est tout !


                        • Ferdinand_Pecora 8 mars 2011 14:57

                          Sans maîtrise de la science, nous ne serions que 2 milliards sur Terre.

                          Dire que nous sommes trop nombreux sur Terre implique le confort de penser qu’on ne peut faire mieux, car l’homme-est-bête-et-méchant.

                          Dire que nous ne sommes pas assez nombreux sur Terre implique une responsabilité : celle de faire en sorte que, grâce à l’apport westphalien des technologies les plus avancées aux pays les plus pauvres, nous puissions élever le niveau de vie des populations : boire, manger, soins, écoles pour tous.

                          Pour ça, il ne faut pas tant répartir, que créer les richesses... chose que l’humanité a toujours fait.


                        • Kalki Kalki 8 mars 2011 14:58

                          on en mélange pas les choses

                          la démographie est controllable

                          ca n’a rien avoir avec la répartition des richesses

                          La démographie sera controllé
                          et la répartition des richesses sera faite

                          a moin que’on se tue tous

                          ca reste envisageable, ou une voie prise par des inconscient


                        • Ferdinand_Pecora 8 mars 2011 15:03

                          Pourquoi diable voulez-vous contrôler la démographie ?


                        • Airbus Airbus 8 mars 2011 14:46

                          bonjour à tous,

                          je reste quand même sidéré, aucun mouvement social, aucune manif générale, rien....ou alors les gens sont au stade d’une peur avancée donc plus aucune action.

                          Malheureusement j’entends beaucoup la réponse au vue de cette dégradation :’c’est comme ça’. Moi cela ne me ressure pas....


                          • Ferdinand_Pecora 8 mars 2011 15:01

                            Ce mouvement social doit être éduqué du point de vue historique pour ne pas qu’il détruise tout.


                          • Ferdinand_Pecora 8 mars 2011 16:11

                            En êtes-vous si sûr :) ?


                          • Abou Antoun Abou Antoun 8 mars 2011 20:08

                            En somme, votre credo c’est « Au début était le pétrole » .
                            Mais vous oubliez une chose, le pétrole est le produit de la décomposition d’êtres vivants préexistant. Quid de votre théorie ?


                          • Ferdinand_Pecora 8 mars 2011 22:42

                            Faudrait peut-être prendre le problème dans le bon sens chronologique : avant que le pétrole soit utile, c’était un truc visqeux et dégueulasse...

                            Pareil pour la fission nucléaire : l’uranium se trouve dans un bête morceau de caillou...


                          • Ferdinand_Pecora 9 mars 2011 17:28

                            Vous ne connaissez pas Vladimir Vernadsky ?


                          • ELCHETORIX 8 mars 2011 17:05

                            bonjour l’auteur , excellent article , !

                            j’apprécie votre conclusion du partage des richesses produites , oui , mais mondialement et surtout une diminution du train de vie de l’état et ses serviteurs ( les politiques ) ,sans oublier la décroissance ou le non gaspillage plus un contrôle de la démographie donc des naissances , puis le respect de l’environnement que ce soit de la part des entreprises comme des particuliers , enfin annuler ou réduire à néant l’économie de guerre des pays occidentaux, enfin privilégier la recherche pour de nouvelles énergies propres !
                            RA .


                            • Ferdinand_Pecora 8 mars 2011 17:27

                              Pourquoi donc souhaitez-vous qu’une autorité « contrôle » les naissances ??? Ca sent mauvais, ça !


                            • ELCHETORIX 8 mars 2011 18:23

                              NON camarade , je n’ai pas écris une autorité , mais un contrôle oui , je persiste pour éviter la surpopulation qui est criante dans toutes les mégapoles de cette terre et pour éviter le problème de la faim dans le monde et aussi le saccage de l’environnement car qui dit plus de population dit plus de croissance ors dans un monde où les ressources ne sont pas inépuisables , une augmentation de la population incontrôlée signifie un épuisement plus rapide des ressources , bien sûr chacun sur cette terre pourrait engendré de 1 à 2 enfants pour continuer sa lignée et assurer leur confort ou bien-être personnel , et de plus ce contrôle raisonné serait dû à tous , càd du haut jusqu’au bas de la pyramide sociale .
                              Donc pas de dépopulation pour que l’oligarchie continue son hold-up des richesses de ce monde !
                              RA .


                            • Abou Antoun Abou Antoun 8 mars 2011 20:18

                              et surtout une diminution du train de vie de l’état et ses serviteurs ( les politiques )
                              C’est sûr, en réduisant le personnel politique de 90% on reste dans les normes américaines en élus par habitant (j’ai fait la démo dans une autre discussion). Il y a un sérieux ménage à faire (communes, communauté de communes, départements, régions, parlement, sénat, Europe, etc...), Je ne parle pas du personnel diplomatique, pléthorique, inefficace, la plupart du temps inutile.
                              sans oublier la décroissance ou le non gaspillage plus un contrôle de la démographie donc des naissances
                              Là, on est tout à fait d’accord.
                              enfin privilégier la recherche pour de nouvelles énergies propres
                              Ça, je crois que c’est un mythe (l’énergie propre). Mais je suis sûr qu’une énergie abondante et bon marché générerait immédiatement encore plus de problèmes environnementaux.


                            • Ferdinand_Pecora 8 mars 2011 21:53

                              @ ELCHETORIX

                              "je persiste pour éviter la surpopulation qui est criante dans toutes les mégapoles de cette terre« 

                              OK pour les mégalopoles surpeuplées. Mais à l’intérieur des terres en Chine, en Russie, aux Etats-Unis, en Afrique... en France aussi, ben on peut pas franchement parler de surpopulation, au contraire !

                               » et pour éviter le problème de la faim dans le monde« 

                              Pour ça, il suffit d’arrêter la spéculation (Glass-Steagall Global) et de doubler la production mondiale de nourriture.

                               »et aussi le saccage de l’environnement« 

                              Ce ne sont pas les hommes qui détruisent l’environnement, mais des entreprises planétaires dont les décisions dépendent de leurs services financiers que le cordon ombilical relie à La City via Wall Street ou les îles Caïman. On revient à la spéculation.

                               » car qui dit plus de population dit plus de croissance« 

                              Moi je suis pas contre la croissance si cette dernière implique la croissance à la fois de la biosphère (plus d’arbres, plus de cours d’eau, plus d’animaux) et d’hommes pour rendre cela possible dans ce qui est actuellement des déserts sans vie. C’est le cas des projets type Nawapa ou Transaqua, que les pays du Sahel plébiscitent contre la politique néo-colonialiste d’un Nicolas Sarkozy.

                               » ors dans un monde où les ressources ne sont pas inépuisables« 

                              Les ressources sont épuisables dans le seul cas où on ne sait en créer d’autres plus dense (pour gaspiller moins), chose que l’être humain sait faire : les seules ressources limitées sont celles de la biosphère, pas les ressources de la pensée humaine... sinon on ne serait pas là pour en parler :).

                               »une augmentation de la population incontrôlée signifie un épuisement plus rapide des ressources« 

                              Pensé à l’aune de ce que je viens de proposer, cette affirmation ne tient pas.

                               », bien sûr chacun sur cette terre pourrait engendré de 1 à 2 enfants pour continuer sa lignée et assurer leur confort ou bien-être personnel , et de plus ce contrôle raisonné serait dû à tous , càd du haut jusqu’au bas de la pyramide sociale .« 

                              Et que se passe-t-il dans votre société positiviste si quelqu’un vous dit : »Je souhaite avoir 4 enfants" ?


                            • Abou Antoun Abou Antoun 8 mars 2011 21:55

                              NON camarade , je n’ai pas écris une autorité , mais un contrôle oui , je persiste pour éviter la surpopulation qui est criante dans toutes les mégapoles de cette terre et pour éviter le problème de la faim dans le monde et aussi le saccage de l’environnement car qui dit plus de population dit plus de croissance ors dans un monde où les ressources ne sont pas inépuisables , une augmentation de la population incontrôlée signifie un épuisement plus rapide des ressources
                              Bien sûr, vous avez complètement raison. C’est l’évidence même

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