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Accueil du site > Actualités > Société > Prolétarisation des Français, fausses classes moyennes et mirage (...)

Prolétarisation des Français, fausses classes moyennes et mirage d’intégration à l’ordre économique

A l’approche des présidentielles de 2007, les futurs candidats promettent aux Français l’écoute et la proximité pour, semble-t-il, affronter les défis de notre époque, les changements qui seraient devenus nécessaires. A quelques formes près, le discours est partout le même : monde en pleine mutation, nécessité de s’y adapter... En clair, on nous offre de l’accompagnement pour les coups durs qui s’annoncent dans le cadre d’un système économique mondialisé auquel « nos élites » n’ont aucunement l’intention de s’opposer. Au même moment, on voit apparaître des analyses qualifiant de "classe moyenne supérieure" les Français qui gagnent plus de deux fois un plafond équivalent à 1,16 fois le Smic. Et ceux dont les revenus dépassent 1143 euros nets mensuels seraient des "classes moyennes" à qui il appartiendrait de "se montrer indispensables dans l’ordre économique". Mais que signifie un tel discours, à l’époque du dumping social et du marché mondial de la main-d’oeuvre ? Ce dont les statistiques font vraiment état, c’est d’une prolétarisation et d’une précarisation générales de la population française.

Il y a trente ou quarante ans, on entendait déjà parler de prolétarisation des couches moyennes. Ceux qui évoquaient le phénomène étaient souvent traités de "totalitaires marxistes". On les accusait même de vouloir amener le Goulag en France. Mais avaient-ils tort dans leur analyse ?

Et les médias bien pensants qui promettaient aux Français un bonheur croissant, au développement incessant et perpétuel grâce au "progrès économique et technique", avaient-ils raison ? Les faits confirment-ils cette annonce ? Ne s’agissait-il pas, en réalité, d’une propagande politique destinée à faire croire que les problèmes de la société allaient se résoudre tout seuls, sans un changement politique radical ? Où en est-on, après trois décennies de politique unique, et toujours les mêmes discours et promesses ?

Les Editions du Seuil et La République des idées ont récemment publié un ouvrage intitulé Les classes moyennes à la dérive, du professeur à Sciences po Louis Chauvel. Il fallait s’y attendre. Il semblerait qu’en France, pour être jugé crédible sur des questions de société, il faille être énarque, ou professeur à Sciences po, ou quelque chose d’équivalent. Et peu importe que des dirigeants issus de ces écoles de la pensée unique aient déjà été à l’origine d’un certain nombre d’échecs graves dans la gestion de grandes entreprises ou d’établissements publics. Pour ne pas parler de leur rôle dans la direction politique du pays depuis une bonne trentaine d’années. Car, "brillantes analyses" à part, ce que l’on retire des chiffres, c’est que la situation sociale de la France est devenue catastrophique.

Les médias ont relayé avec une grande diligence la publicité du livre de Louis Chauvel : Le Figaro, dès le 12 octobre ; l’Humanité, le 18 octobre ; le Nouvel Observateur lui consacre cette semaine une rubrique très conséquente ; Le Monde avait même anticipé l’événement depuis le 2 mai, etc. Mais quelle est la spécificité de cet ouvrage ? Quelles idées de base cherche-t-il à faire passer ?

Bien sûr, à l’Ena et à Sciences po, on a affaire à des gens "modernes". Pas question d’’analyser la société en termes de bourgeois et de prolétaires, avec des couches moyennes entre ces deux classes. Pour Louis Chauvel, il y aurait dans la France actuelle au moins cinq "groupes", ou classes, formés mécaniquement d’après les revenus nets. Marx s’était cassé la tête pour rien, en cherchant à comprendre des questions telles que les rapports de production, le capital et son évolution... L’auteur définit d’emblée un plafond de 1143 euros nets par mois, égal aux trois quarts d’un salaire "médian" de 1524 euros. La suite n’est pas compliquée. On fait partie du "groupe populaire" (sic !) si on gagne moins que ce plafond. Avec plus que 1,16 fois le Smic, on ne fait pas partie des classes populaires. C’est un prof de Sciences po qui vous le dit. Parle-t-il d’un pays dit « en voie de développement » ? Aucunement. Il s’agit bien de cette France qui, d’après la propagande officielle, aurait connu, au cours des trois dernières décennies, un développement incessant du bonheur de ses habitants grâce à ces partis politiques qui lui demandent à nouveau de voter pour eux en 2007.

Le professeur Chauvel vous explique qu’avec un revenu mensuel net entre 1143 euros (1,16 fois le Smic) et le revenu « médian » de 1524 euros (1,56 fois le Smic), vous faites partie de la « classe moyenne inférieure ». Entre 1524 euros et 2286 euros (2,32 fois le Smic), on est dans la « classe moyenne intermédiaire ». Si on gagne entre ce dernier salaire net et trois fois le plafond de 1143 euros (soit 3429 euros), on fait partie de la « classe moyenne supérieure », et les fortunés qui dépassent ce montant sont inclus dans le « groupe élitaire » (sans rire...). Mais les statistiques brutes sont bien plus intéressantes. 37,1% de la population en état de travailler fait partie du prétendu « groupe populaire » avec moins de 1143 euros nets mensuels. 65,1% gagne moins de 1524 euros, 88,5% a un revenu inférieur à 2286 euros et 96,9% gagne moins de 3429 euros. Le groupe dit "populaire" est pour plus d’un tiers formé d’ « exclus » avec moins de 666 euros mensuels nets. Des chiffres accablants, si on pense, par exemple, au prix d’un appartement de deux pièces dans la proche banlieue parisienne. Qui peut vivre dignement dans la « démocratie française » de ce début de siècle ? Le pays a bien dégringolé depuis les années 1970, au point qu’on évite les comparaisons directes avec cette période.

On cherche à comparer cet ouvrage avec Harcèlement moral de Marie-France Hirigoyen, mais on passe sous silence le véritable trait commun. Dans les deux cas, le discours des « experts » écrase la parole des victimes du système, que l’on invite à « témoigner » mais dont l’opinion ne compte guère. La « bonne vérité » sort de la bouche des « spécialistes » agréés par le système. Et qui peut s’offrir les services d’un avocat spécialisé pour un litige un peu « dur » portant sur une affaire de harcèlement au travail ? S’il faut saisir rien que les Prud’hommes et le tribunal des Affaires de Sécurité sociale, le tarif d’un cabinet « costaud » peut, à la fin des courses, dépasser les dix mille euros, soit trois fois le salaire mensuel de beaucoup de membres du « groupe élitaire » fabriqué par le professeur Chauvel. Quant à ceux qui gagnent le Smic... Et, si l’affaire nécessite l’intervention des juridictions civile et pénale, la somme peut facilement doubler. En matière de litiges au travail, certains cabinets font directement des offres aux employeurs leur proposant des « forfaits licenciement » qui comprennent une visite du lieu de travail, la préparation de l’entretien de licenciement, la lettre de licenciement, les Prud’hommes et la Cour d’appel. Pour les salariés, ce n’est guère la peine de lancer des offres de ce genre : la plupart ne peuvent pas suivre. Et que peut-on lire d’autre dans le livre de Louis Chauvel ?

Le Figaro écrit : "Le salaire annuel d’un trentenaire lui permettait en 1984 de s’offrir neuf mètres carrés à Paris contre quatre seulement aujourd’hui." C’est occulter sciemment l’essentiel : en mars 1977, Jacques Chirac est devenu maire de Paris et, dès sa prise de fonctions, il s’est employé à attirer vers l’immobilier parisien les capitaux issus de la spéculation, notamment pétrolière. Une telle politique revenait à chasser de l’enceinte de Paris les citoyens aux revenus modestes. Il y a eu également la montée des taux d’intérêt et, depuis 1982, la politique dite d’abord "de rigueur" et ensuite "d’austérité". La véritable question n’est donc pas celle du pouvoir d’achat immobilier dans la ville de Paris en 1984, mais dans les années 1970 avant l’arrivée de Jacques Chirac à la Mairie. Le Nouvel observateur évoque le cas d’un couple formé d’un cadre et d’une infirmière qui n’est plus en mesure de s’offrir de véritables soins dentaires. Mais il ne soulève pas la véritable question : combien de Français reçoivent, aujourd’hui, des soins médicaux suffisamment conséquents ? Combien, confrontés à une maladie tenace ou difficile à caractériser, peuvent accéder à suffisamment d’analyses et de traitements pour aboutir à une complète solution du problème ? Les résultats d’une enquête indépendante pourraient s’avérer très différents de ce qu’affirment haut et fort les "experts" institutionnels.

Curieusement, presque personne n’a rappelé à cette occasion les revenus des principaux PDG, de l’ordre que quelques millions d’euros par an. Plus de cent fois les salaires de la plupart des membres du "groupe élitaire" . Ou les fortunes des super-riches français, de l’ordre de milliards d’euros et pouvant même dépasser les dix milliards, soit un million de fois le Smic annuel. C’est comme si les oligarchies ne faisaient pas partie de la société. Un « oubli » qui n’empêche pas Le Nouvel observateur de citer, à propos de la prétendue « classe moyenne supérieure », ces incroyables propos d’un membre de l’Observatoire des inégalités : « En France, on n’aime pas se dire riche. Alors, on se dit « classe moyenne »... Pourtant, le fait de pouvoir se payer une nounou ou une femme de ménage, c’est justement le signal qu’on est en train de sortir de la classe moyenne. » A nouveau, on ne parle pas d’un pays dit « pauvre » mais bien de la France théoriquement « riche ». Belle mentalité. Mais de tels propos cherchent, en somme, à cacher ou à dénaturer la réalité qui dérange, à savoir la dégringolade économique et sociale du pays au cours des trois dernières décennies, en dehors des grandes fortunes, d’une nomenklatura gestionnaire et de quelques affairistes.

Les dictionnaires qui assimilent prolétariat et travail manuel ont tort. Un prolétaire vend sa force de travail, manuelle ou intellectuelle, et ne participe pas aux profits découlant de l’exploitation de ce travail. C’est aujourd’hui le cas de la très grande majorité de ceux que le professeur Chauvel appelle les « couches moyennes », voire d’une partie de ceux qu’il voudrait ériger en « groupe élitaire » mais dont les revenus sont inférieurs de deux ordres de grandeur à ceux d’un PDG. Le prolétariat comprend aujourd’hui, en tout état de cause, plus de 95% de la population française. C’est la deuxième réalité qui dérange, par les implications politiques que pourrait avoir une prise de conscience collective de ce phénomène social nouveau. Mais les faits sont là : comment valablement assimiler aux « classes moyennes » un revenu mensuel de quarante mille euros nets, alors qu’il faut plus de six fois cette somme pour s’acheter un petit logement ? On a affaire à du prolétariat « aisé », par rapport à la situation de misère et de précarité scandaleuses de ceux qui gagnent moins que le Smic, mais pas plus. La « prospérité de la France » a cessé d’exister. Quant aux différents métiers et professions, ils ont été progressivement privés de leur autonomie et de la reconnaissance de leur qualification, la mondialisation et le dumping social aidant. Et, comme le reconnaissent tous les experts du système, la délocalisation de capitaux et entreprises se poursuivra à la recherche de salaires encore plus bas, sans qu’aucun des grands partis politiques qui sollicitent le vote des Français n’ait la moindre intention de l’empêcher.

Contrairement aux thèses de Louis Chauvel, il n’y a pas dans la France actuelle une multiplicité de "classes", mais une grande classe de prolétaires tendant de plus en plus à englober la quasi-totalité de la population, en face d’une "élite" très restreinte qui cumule des masses croissantes d’argent et des avantages de plus en plus scandaleux. Analyse marxiste ? Certains le diront, mais je pense qu’ils auront tort. Aujourd’hui, une telle constatation ne relève pas de la doctrine mais du simple bon sens. La notion de "nation", de la Révolution française, et celle de "prolétariat", du mouvement ouvrier du XIXe siècle ont fini par fusionner sociologiquement à peu de chose près. Telle me semble être la donnée nouvelle, et la réalité gênante que les "élites" politiques s’emploient à étouffer, mais qui explique leur coupure avec la population du pays.

C’est un incroyable paradoxe. On reprochait jadis au marxisme de chercher à diviser la société en classes sociales. Mais, maintenant que la nation tout entière devient de plus en plus du prolétariat, à quelques super-riches près, et laissant de côté une petite nomenklatura industrielle, financière, politique et étatique qui travaille pour ces super-riches, avec quelques patrons influents, propriétaires immobiliers, spéculateurs, rentiers... ce sont les "élites" de la pensée unique qui s’emploient à diviser la population en nombre de prétendus groupes et classes artificiels qui auraient, nous dit-on, des intérêts différents, chacun devant rechercher sa place au sein d’un "ordre économique" qu’il n’est pas question de transformer en profondeur. Un discours qui semble bien refléter la crainte, de la part des milieux dominants, d’un mouvement social où une majorité écrasante de la population comprendrait qu’elle a des intérêts communs essentiels à défendre... et agirait en conséquence.


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100 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 13 décembre 2006 11:44

    Finalement , on va finir par prendre l’Inde comme modèle avec quelques milliardaires parmi une foule d’indigents . C’est ce que veut le medef et les pantins qu’il installe aux postes clefs du pouvoir .une élite et un peuple d’esclaves soumis , décidemment 1984 d’Orwell est un ouvrage de référence !


    • (---.---.229.236) 13 décembre 2006 16:17

      Il n’y a pas de probléme de classe moyenne, il y a juste que la classe inférieur (les immigrés, ne gros) veut une place au soleil, et donc, va virer certains des fils de la classe moyenne dans les profondeurs de la société. C’est trés sain, c’est l’ascenseur social qui se remet en marche.


    • (---.---.229.236) 13 décembre 2006 16:25

      Bof, les classes moyennes n’avaient qu’a défendre les riches : ce qu’il leur arrive est un juste retour de baton, car ca commence toujours par « les riches »...

      Comme disait Pareto, le meilleur moyen de défendre ses interets de classe, c’est de défendre ceux des autres classes.


    • Marie Pierre (---.---.167.182) 13 décembre 2006 16:29

      @ Actias,

      Je vois qu’on se rejoint, voir mon post plus bas.


    • LE CHAT LE CHAT 13 décembre 2006 17:17

      pour ça , je te confirme Actias , dans les entreprises, il y a aussi une élite conplétement deconnectée de la réalité de la vie en entreprise et qui croit que tout se déroule sur le terrain comme dans leurs belles procédures iso9002 et cie


    • LE CHAT LE CHAT 13 décembre 2006 17:58

      cher actias , j’avais reconnu le magnifique lépidoptère nocturne et fait le rapprochement

      Tom tom était ta chrysalide ?


    • jg17 (---.---.22.23) 13 décembre 2006 21:32

      et retablissons l’ ésclavage pour étre plus compétitif allons jusqu’au bout de la novlangue !!!


    • (---.---.49.164) 13 décembre 2006 21:52

      « Qu’est ce qu’un conducteur de TGV qui bosse trois jours par semaine avec un salaire de cadre a à voir avec un travailleur opprimé ? ? »

      Les deux vendent leur force de travail. Les deux sont donc des prolétaires. Si les conducteurs de TGV ont des meilleurs revenus, c’est parce que la responsabilité est lourde mais aussi parce qu’ils sont bien organisés syndicalement. Il ne faut pas dire, non plus, qu’ils ne travaillent que trois jours par semaine. Quand on n’a pas droit à l’erreur, on ne peut avoir que cela en tête. C’est comme certains métiers dans l’aviation.


    • (---.---.49.164) 13 décembre 2006 22:03

      « Ah, et j’oubliais, comme l’etat massacre allegremment sa classe moyenne il fait de meme au niveaux des entreprises... »

      Les petits patrons qui déclarent autour 40.000 ou 50.000 euros de revenu net annuel, il faudrait les regarder de plus près.

      - Soit, ils gagnent en réalité plus que cela mais ça reste dans l’entreprise, et utilisent des moyens de l’entreprise pour leur vie quotidienne, etc...

      - Soit, il se pourrait très bien qu’ils ne s’agisse pas de véritables capitalistes.

      Un patron qui travaille en sous-traitance d’une multinationale, et qui se fait 50.000 euros par an et vraiment pas plus en travaillant 50 heures par semaine, N’EST PAS UN PATRON MAIS UN PROLETAIRE qui, malheureusement pour lui, a l’idéologie d’un patron.


    • (---.---.199.35) 14 décembre 2006 09:38

      « ...la classe inférieur (les immigrés, ne gros) veut une place au soleil, et donc, va virer certains des fils de la classe moyenne dans les profondeurs de la société. C’est trés sain, c’est l’ascenseur social qui se remet en marche. »

      Plus de 37% de la population gagne moins de 1.16 fois le SMIC. Presque 90% gagne moins de 2.32 fois le SMIC. Et les super-fortunes de l’oligarchie, les énormes revenus des PDGs des grandes entreprises... vous en faites quoi ?

      Il est joli, votre « ascenseur social » ! Poussont des couches de la population les unes contre les autres, pendant que les exploiteurs s’enrichissent...


    • (---.---.199.35) 14 décembre 2006 09:48

      « Les classes moyennes n’avaient qu’a défendre les riches... »

      Mais où sont ces « classes moyennes » ? Appeler « classe moyenne » quelqu’un qui travaille dans un bureau comme secrétaire ou dans un hôpital comme infirmière n’a aucun sens. C’est du prolétariat plus ou moins qualifié selon les diplômes, et c’est tout.

      Justement, l’article a bien mis l’accent sur ce point essentiel : est prolétaire celui qui vend sa force du travail. Y compris, derrière un ordinateur.

      A noter également que la jurisprudence prud’homale classe parmi les salariés un travailleur qui se dit indépendant mais qui en réalité se trouve, de fait, sous la dépendance et les ordres de quelqu’un d’autre.


    • Bill Bill 13 décembre 2006 11:56

      Tout à fait d’accord avec l’article et avec le Chat aussi. Ce qui est fou, c’est que malgré tout une bonne partie de nos concitoyen continue à croire qu’ils vivent dans un pays riche !

      Je suis toujours étonné en parlant avec la génération du baby boom, de constater à quel point ils n’arrivent pas à appréhender nos situations de trentenaires ! Ils ne peuvent tout simplement pas comprendre tant l’écart est grand entre leur époque et la nôtre... !

      Bill


      • bulu (---.---.1.42) 13 décembre 2006 12:19

        bill, ne vous en deplaise, on vit dans un pays riche, tres riche. L’esperence de vie reste tres elevee dans ce pays, nous ne connaissons pas la malnutrition, la medecine est encore abordable. Les enfants vont a l’ecole. Voyagez un peu en Asie, Afrique ou Amerique Latine, vous comprendrez.


      • Bill Bill 13 décembre 2006 12:34

        @ Bulu

        Je peux d’autant voir ce qui se passe dans les pays du tiers monde, que je m’y suis rendu...

        Il faudrait être aveugle pour ne pas voir la paupérisation de notre pays, comparez s’ilvousplait ce qui est comparable...

        Bill


      • (---.---.229.236) 13 décembre 2006 13:10

        C’est une Loi universel que le socialisme paupérise le pays sur lequel il s’applique. On le savait, les français se sont cru plus malin que tous le monde, les hommes politique de gauche ont bien sur menti (un homme de gauche est d’abord un démagogue, et ils savaient tous que Marx et Keynes était dans la poubelle de l’histoire), mais c’est ca la politique : exploiter les haine social, inciter au Djihad contre les riches, magnifier la jalousie et le vol sous le non de Justice Social et de Solidarité.

        Bon, les riches se sont barrés, leurs entreprises du CAC vont bientôt suivre, mais nous avons les 35 heures et beaucoups de fonctionnaire. Les choses ne vont pas bien, mais ce n’est qu’un début.


      • Jacques (---.---.194.62) 13 décembre 2006 13:26

        Quel « socialisme » ? Y a-t-il jamais eu du « socialisme » en France ?


      • Hélène (---.---.199.35) 14 décembre 2006 09:55

        Les médias ont toujours fabriqué une illusion de richesse devenue de plus en plus trompeuse. Comme on a fabriqué également une illusion d’égalitarisme, alors que la France a toujours été un pays très inégalitaire.

        Quant au parti dit « socialiste », il suffit de voir le passé d’un Mitterrand pour comprendre l’enorme arnaque de ce parti qui a très largement recyclé des anciens vichystes, des représentants du système colonial...


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 décembre 2006 11:59

        Bonjour,

        Je ne partage pas les conclusions excessives de l’auteur. Parler d’une France avec 95 % de prolétaires est pour le moins abusif, pour ne pas dire grotesque. Il y a en France une bonne moitié de gens qui s’en sortent convenablement et une part non négligeable qui peinent à exister. L’article ne vise à faire réfléchir mais à susciter une protestation avec un discours falsifiant la réalité. La France que vous décrivez est pire que l’Inde. En plus, dire que les Français se sont appauvris depuis 30 ans est erroné. Dans les années 1980, les classes moyennes s’en sont bien sorti. Il se trouve que peu à peu, des gens ont décroché, et ces dernières années, le phénomène s’est accéléré, avec plus de gens qui peinent ou sont écartés alors que le levier économique et politique pour les remettre dans la course est bien impuissant pour le premier et inefficace pour le second.

        Vous défendez une cause juste mais le propos que vous tenez dessert cette cause.

        cordialement

        B Dugué

        à lire ici ma propre analyse

        http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16660


        • Marie (---.---.194.214) 13 décembre 2006 12:59

          « Je ne partage pas les conclusions excessives de l’auteur. Parler d’une France avec 95 % de prolétaires est pour le moins abusif, pour ne pas dire grotesque. Il y a en France une bonne moitié de gens qui s’en sortent convenablement et une part non négligeable qui peinent à exister... »

          Une bonne moitié de gens qui s’en sortent convenablement ???? Le Nouvel Obs rappelle même qu’un couple d’un cadre et d’une infirmière ne peut plus se refaire les dents. C’est exact. J’ai même entendu des dentistes et des toubibs dire ouvertement que les gens ne vont plus les voir parce qui’ils n’ont pas l’argent pour se faire soigner (tel quel).

          Il me semble que 95% de prolétaires n’est pas un mauvais chiffre, si on prend en considération deux facteurs essentiels :

          - le lien de subordination avec un employeur ;

          - l’absence de participation à un réel partage des bénéfices.

          En tout cas, on comprend pourquoi l’article de De ço qui calt ? avait été bloqué : c’est bien ce constat qui gêne, car il est accablant pour TOUS les partis politiques qui ont participé au gouvernement de la France.


        • Marie Pierre (---.---.148.211) 13 décembre 2006 14:43

          @ Marie

          Je suis d’accord avec Bernard Dugué. En ce mois de décembre, allez donc faire un tour dans les magasins Fnac et autres. Renseignez-vous sur le chiffre d’affaires et vous verrez bien que 95 % de la population n’est pas prolétaire.

          Lorsque je lis qu’un jeune couple de cadres ne peut convenablement se faire soigner, je demanderai d’abord dans quelle entreprise il travaille. Car, à l’heure actuelle, il y a un fossé qui se creuse entre les employés des grandes entreprises et les autres. Les uns ont des avantages sociaux que les autres n’ont pas, selon la présence ou non d’un Comité d’Entreprise. Pour l’employé d’une petite entreprise, il n’est pas question de tomber malade : vous aurez juste le remboursement sécu des indemnités journalières. Pas de 1 % logement qui peut parfois aider. La différence est également vraie pour le dirigeant d’une petite entreprise, qui n’a pas de stock options ni de salaire mirobolant ; ce n’est même pas souvent le mieux payé.

          Enfin, il semble de bon ton en ce moment de taper sur les plus de cinquante ans qui s’enrichissent honteusement. Là encore, un bémol... tous ne sont pas propriétaires, beaucoup sont en travail précaire (c’est mon cas : 54 ans, CDD de 9 mois renouvelable au SMIC..... et lors des joyeuses séances ANPE, nous sommes nombreux dans ce cas).


        • Bill Bill 13 décembre 2006 14:51

          Chère Marie-Pierre

          Pardon mais il me semble que votre réponse à un lien avec mon message, plus haut.

          Les plus de cinquante ans ne se rendent en effet pas toujours compte de la situation de leurs enfants, parce qu’elle n’a rien à voir avec leur époque... Ce n’est pas forcément de votre faute : les cinquantenaires sont souvent propriétaires (tant mieux pour eux) et n’ont pas les difficultés que nous avons.

          Je vous assure que je connais des gens qui travaillent et ne se soignent pas toujours bien par manque d’argent !

          Voila, cela n’est en rien contre votre génération, que j’aime personnellement, mais qui n’est pas toujours en mesure de comprendre les soucis de la mienne.

          Bien à vous chère Marie-Pierre

          Bill


        • (---.---.229.236) 13 décembre 2006 14:56

          En même temps, les types qu’on voté à gauche toute leur vie, il ne faut pas qu’ils viennent se plaindre aprés d’en ressentir les conséquences.. Rien n’est jamais gratuit.


        • Marie Pierre (---.---.167.182) 13 décembre 2006 15:21

          Bill,

          Relisez mon post s’il vous plaît, vous connaîtrez mon salaire et celui de nombreux quinquas. Quand je dois changer mes lunettes, je regarde ce que me rembourse la mutuelle (que je prends à mon compte puisque je ne suis pas dans une grande entreprise et de plus en CDD..) idem pour le dentiste.

          Cessons de prendre les plus âgés pour taper sur les jeunes et vice et versa.


        • Bill Bill 13 décembre 2006 16:17

          Chère Marie-Pierre

          Je n’avais pas vu ce qui concerne votre salaire, pardon ! Mais je vois que nous nous comprenons aussi. J’ai été chomeur longtemps avant de trouver un poste qui ne convient pas entièrement à mes souhaits, et pourtant je m’estime heureux ! Mais notre société semble tellement « bloquée » ! Une partie d’entre nous est tout à fait tranquille pendant que les autres se démènent pour travailler, se nourrir, se soigner. il ne s’agit pas de leur en vouloir, c’est un simple constat ! La particularité des cinquantenaire, c’est qu’ils vont avoir une retraite que nous n’aurons peut-être pas. J’exclus les cas particuliers.

          Bien à vous.

          Bill


        • armand (---.---.152.25) 13 décembre 2006 23:45

          Bill (dont j’apprécie souvent les posts), Les trntenaires ne se rendent pas compte, en se braquant sur les quinquas fortunés, qu’ils sont infiniment moins à plaindre que les quadras et quinquas qui n’ont que leur salaire, des boulots précaires, et un logement à louer. Et il y en a plein. Le paradoxe c’est qu’on vit de plus en plus longtemps, et que la France se distingue par une mise à la retraite sournoise, une mentalité qui veut qu’à partir de quarante ans on se déprécie, et qu’à partir de cinquante on n’a plus rien à faire sur le marché du travail à moins d’être au sommet...


        • oncle archibald (---.---.150.113) 14 décembre 2006 09:18

          entièrement d’accord avec Marie. Les bouchons sur la route des vacances de neige ne résultent ni des smicards ni des supers riches. Les premiers ne vont pas à la neige, les seconds y vont en hélicoptère.


        • Hélène (---.---.199.35) 14 décembre 2006 10:29

          « En ce mois de décembre, allez donc faire un tour dans les magasins Fnac et autres. Renseignez-vous sur le chiffre d’affaires et vous verrez bien que 95 % de la population n’est pas prolétaire... »

          Quel rapport ? Prolétaire, c’est une place dans l’appareil de production. On vend sa force de travail sans participer de manière significative aux bénéfices, qui vont dans la poche du capitaliste.

          Quant à faire des courses à la FNAC... manquerait plus, les travailleurs n’y aient pas droit ! C’est dingue, comme argument.


        • Hélène (---.---.199.35) 14 décembre 2006 10:36

          « Lorsque je lis qu’un jeune couple de cadres ne peut convenablement se faire soigner, je demanderai d’abord dans quelle entreprise il travaille.... »

          N’importe quoi. Regardez, tous simplement, les honoraires de médecins et dentistes et les revenus de la population par strates de métiers. C’est évident que les gens ne peuvent plus se faire soigner convenablement, les préstations de la Sécu devenant de plus en plus limitées.

          Une situation qui risque d’aller, de nos jours, jusqu’à mettre des vies en danger car c’est souvent très difficile de pouvoir accéder à des analyses complètes à cause des pressions croissantes de la Sécu sur les médecins.

          On entend de plus en plus parler de « maladies fonctionnelles », des maladies qu’on ne sait pas identifier. Mais pourquoi ne parvient-on pas à les identifier ? N’y a-t-il pas là une question de pognon sur laquelle on évite de faire la transparence ?


        • Bill Bill 14 décembre 2006 10:41

          Armand, je suis tout à fait d’accord avec vous ! Je connais des cinquantenaires qu’on a traité comme des chiens pour qu’ils partent en pré-retraite, alors qu’ils sont plein d’énergie et tout à fait compétents ! Et en plus on leur dit qu’ils sont trop agés... Scandaleux ! Vraiment scandaleux !!!

          Je suis de tout coeur avec eux d’ailleurs, qu’on me pardonne si j’ai été excessif ! En effet, je crois que je tape au mauvais endroit. Mais notre société semble être dans les mains d’une sorte de caste qui profite de tous les avantages et laisse une partie sur la route.

          Merci Armand de m’avoir repris, Marie-Pierre ne m’en veuillez pas si je n’est pas été bien au fait d’une situation que vivent surement bien des cinquantenaires.

          Bien à vous.

          Bill


        • (---.---.229.236) 14 décembre 2006 10:43

          Et, par hasard, il n’y aurait pas un impot suplémentaire lorsqu’on licencie un plus de 55 ans ?

          C’est donc un choix de l’Etat que ces gens soit licencier avant, et il ne faut pas venir chialer.


        • Hélène (---.---.199.35) 14 décembre 2006 10:47

          « Les bouchons sur la route des vacances de neige ne résultent ni des smicards ni des supers riches... »

          Il y a surtout des bouchons sur les routes POUR ALLER AU TRAVAIL, comme beaucoup de travailleurs passent deux heures de leur journée dans les transports en commun. C’est du féodalisme.

          Pourquoi cette situation ? A cause de la PROPRIETE PRIVEE DES LOGEMENTS ET DES ENTREPRISES, qui fait qu’un prend qui on veut pour un appart qu’on loue et qu’on embauche qui on veut. Dès lors, l’anarchie de la distribution d’emplois et de logements est inévitable. Et plus la famille compte de membres, plus c’est invivable.

          Ce qui signifie également que les « pactes écologiques » qu’on veut nous vendre, c’est du pipeau. Les problèmes de l’écologie viennent du système social. Le reste, c’est du baratin. Mme. Voynet était ministre lors du scandale de l’Erika. Et Corinne Lepage l’était pendant que Chirac procédait à des essais nucléaires. Quant à Ségolène Royal, elle était chargée de mission de Mitterrand au moment de l’attentat contre le Rainbow Warrior.


        • Marie Pierre (---.---.167.182) 14 décembre 2006 10:47

          @ Hélène

          Déjà, l’article mélange prolétaires et paupérisation. Il aurait mieux valu parler de la paupérisation des prolétaires. Et encore, en s’en tenant à la définition du prolétaire, ils ne représentent pas 95 % de la population. Ce serait oublier tous les artisans, les travailleurs indépendants et autres professions libérales qui sont propriétaires de leur outil de travail. Mais qui sont aussi, pour nombre d’entre eux, en voie de paupérisation.

          Si j’ai fait allusion au chiffre d’affaires des grands magasins, c’était pour démontrer qu’un certain nombre non négligeable de foyers continuait de bien gagner sa vie et qu’à l’intérieur d’une même classe sociale, en fonction du lieu de travail, il y avait de très grandes disparités.


        • (---.---.229.236) 14 décembre 2006 10:52

          « A cause de la PROPRIETE PRIVEE DES LOGEMENTS ET DES ENTREPRISES, qui fait qu’un prend qui on veut pour un appart qu’on loue et qu’on embauche qui on veut. »

          Chiche !

          Et donc, il faut obliger les clients à acheter ce que veulent les vendeurs ? Toi y compris ?


        • Marie Pierre (---.---.167.182) 14 décembre 2006 11:00

          @ Hélène

          « Qu’on embauche qui on veut » ? Cela voudrait-il dire qu’un employeur devrait embaucher les membres d’ume même famille pour éviter des déplacements dans tous les sens ?


        • Hélène (---.---.199.35) 14 décembre 2006 11:14

          « ... il semble de bon ton en ce moment de taper sur les plus de cinquante ans qui s’enrichissent honteusement. Là encore, un bémol... tous ne sont pas propriétaires, beaucoup sont en travail précaire (c’est mon cas : 54 ans, CDD de 9 mois renouvelable au SMIC..... et lors des joyeuses séances ANPE, nous sommes nombreux dans ce cas)... »

          Certains cinquantenaries se sont effectivement enrichis sur le dos des autres et des plus jeunes. Ils réprésentent une petite minorité. Mais c’est surtout le mouvement syndical de la génération précédente (ceux qui avaient cinquante ans en 1980-95) qui a signé de nombreux accords abandonnant à leur sort les générations suivantes pour préserver des avantages sur le court terme. Voire même, dans le cas des dirigeants, pour accéder à des postes importants sous Mitterrand. On a vu plus d’un « grand syndicaliste » devenir un haut fonctionnaire de la casse sociale (exemple : le papa de M. Chérèque, qui fut même ministre sous Rocard). D’où une désyndicalisation croissante des nouvelles générations.

          Mais vous avez tort de percevoir comme des nantis ceux qui gagnent plus que vous. Le problème, c’est l’anéantissement de la conscience de classe collective. il ne faut pas tomber dans ce piège. De ce point de vue, l’article de De ço qui calt est excellent et Dugué n’est pas net.


        • Marie Pierre (---.---.167.182) 14 décembre 2006 11:25

          Relisez bien, je n’ai jamais écrit que ceux qui gagnaient correctement leur vie étaient des nantis. Vous faites des raccourcis extraordinaires !!!! (idem pour la FNAC et les prolétaires).

          Je refuse tout simplement la généralisation (ce que semble faire l’auteur de l’article) ou le fait de prendre une partie de la population pour taper sur l’autre.


        • Hélène (---.---.199.35) 14 décembre 2006 11:28

          « Déjà, l’article mélange prolétaires et paupérisation. Il aurait mieux valu parler de la paupérisation des prolétaires. Et encore, en s’en tenant à la définition du prolétaire, ils ne représentent pas 95 % de la population. »

          Je ne pense pas que l’article les mélange. La prolétarisation a toujours été liée à une forme de paupérisation. Les paysans du XIX siècle sont devenus des prolétaires parce qu’ils crevaient de faim dans les campagnes. Le petit commerçant ou artisan qui met la clé sous la paillasson et va faire prolo, c’est parce qu’il ne peut plus vivre de son affaire. L’ingénieur qui ne peut pas se créer un cabinet de consultant, l’avocat qui ne peut pas vivre d’un clientèle de son cru, etc... La paupérisation est, entre autres, un instrument de coercition pour fabriquer des prolétaires.

          Ensuite, il y a la véritable question de fond : LA CONDITION DE PROLETAIRE SE JUGE AUX FAITS. C’est, à mon sens, le principal apport de l’article, qui s’accorde très bien avec ce qu’ont toujours dit les prud’hommes sur la question de l’existence d’un contrat de travail. Ce n’est pas parce qu’on se dit travailleur indépendant, voir même « petit patron », qu’on l’est pour autant s’il existe en réalité un LIEN DE SUBORDINATION avec quelqu’un qui fournit les commandes, l’outil de travail, les instructions...

          Aujourd’hui, ce dont souffre ce 95% de la population du pays, voir un 99%, véritables couches moyennes comprises, c’est de la perte de conscience de sa situation réelle. Ils se disent patrons, mais ils ne peuvent ni délocaliser ni empêcher les délocalisations qui vont les tuer ; ils se disent cadres, mais ils ne décident de rien ni n’ont aucune emprise sur l’évolution de leur entreprise. Qui peut vraiment, de par sa place dans le système économique et politique, s’opposer à une délocalisation ? Ceux-là, seuls, sont les patrons.


        • Hélène (---.---.199.35) 14 décembre 2006 11:35

          « Je refuse tout simplement la généralisation (ce que semble faire l’auteur de l’article) ou le fait de prendre une partie de la population pour taper sur l’autre. »

          La « généralisation » fait partie de la méthode scientifique, sur la base de définitions claires et d’une analyse des faits. L’article explique très bien d’où vient le 95%.

          Quant à « prendre une partie de la population pour taper sur l’autre », c’est plutôt vous qui le faites quand vous vous en prenez à ceux qui achètent à la FNAC ou qui ont une voiture. A propos, de nos jours les prêts pour acheter une voiture deviennent comparables aux prêts immobiliers de jadis !

          C’est logique de chercher à ressembler une grande majorité de la population, dès lors qu’un petite minorité accapare le pouvoir et la richesse.


        • (---.---.99.219) 14 décembre 2006 21:30

          « Cela voudrait-il dire qu’un employeur devrait embaucher les membres d’ume même famille pour éviter des déplacements dans tous les sens ? »

          Cela veut dire que la propriété privée des moyens de production et des logements de location n’a pas raison d’être.


        • Claude (---.---.199.114) 16 décembre 2006 13:58

          « ... la propriété privée des moyens de production et des logements de location n’a pas raison d’être... »

          Exact. C’est une source de gaspillage, d’énergies perdues, de bagarres... et, tout compte fait, une entrave au développement de la société.

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