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Accueil du site > Actualités > Société > Propos iconoclastes sur la démographie

Propos iconoclastes sur la démographie

On a pu lire, dernièrement, la "bonne nouvelle" saluée par tous les commentateurs unanimes : la France est en tête des grandes nations européennes pour la fécondité ! Réjouissez-vous, bonnes gens, on fait des bébés plus qu’ailleurs, signe de vitalité de la nation, signe de confiance dans l’avenir, enfin nos retraites seront assurées, notre pays sera "plus fort", sous entendu il comptera plus dans le concert des nations, et bla bla bla...

Or, excusez-moi, mais cette nouvelle m’attriste et surtout m’inquiète énormément.
Ces poncifs, que l’on traîne depuis des siècles, sont devenus obsolètes et même trés dangereux pour la survie de la planète. Des idées qui ont pu être "vraies" dans le passé (mais pour de mauvaises raisons), sont devenues fausses aujourd’hui car le monde a changé. Explications.

Sur le plan civilisationnel :
Jusqu’au XXème siècle inclus, les nations se sont construites sur l’idéologie de la force et de la peur, en concurrence avec les voisins dont il fallait se défendre et, au besoin, les annexer pour avoir, comme disait Hitler, "de l’espace vital".
Pour cela, il fallait du monde, beaucoup de monde, d’où les politiques natalistes encouragées par les Etats et... les Eglises. Du monde pour se battre et se sacrifier, du monde pour occuper les contrées conquises.

Or, diable merci, sur ce plan désastreux de la formation des nations, il est permis de croire et d’espérer que les frontières se sont stabilisées, même s’il existe encore quelques foyers de tension. La tendance va vers la fédération d’ensembles de plus en plus grands et envisager une guerre entre ces ensembles serait suicidaire (chacun sait qu’il n’y aurait pas de vainqueur dans cette hypothèse).
D’ailleurs, un petit pays possédant l’arme nucléaire ferait plus de mal à un grand pays que s’il avait une armée de millions d’hommes... Autrement dit, la guerre d’aujourd’hui n’est plus une question de nombre, c’est une question de technique.
Malheureusement, dans l’inconscient de nos dirigeants et dans toutes les classes sociales, ce fantasme du "nombre salvateur" est toujours présent comme l’héritage d’un lourd passé qu’on a bien du mal à évacuer.

Sur le plan économique :
Envisager la croissance démographique comme une solution à nos problèmes économiques est également une idée fausse et dangereuse.
Notre société post-industrielle est schizophrène : elle fait tout ce qu’il faut pour éliminer des emplois, grâce (?) au machinisme, à la robotique, à la cybernétique, à l’informatique. Toutes ces belles inventions avaient pour but l’intention louable de libérer l’homme des tâches pénibles. Ce qui a été fait en partie. Puis les notions de concurrence, de rentabilité, de compétitivité, sont venues s’imposer au détriment des emplois. Cerise sur le gâteau, l’économie parallèle financière et virtuelle, faite de spéculations, est venue plomber un peu plus le système.

Libérer l’homme des tâches difficiles au point qu’il y ait de moins en moins de tâches et sans avoir imaginé une nouvelle société basée sur une autre répartition des richesses, voilà le drame que nous subissons et qui attend les générations futures.
L’économie actuelle n’est pas viable, la preuve, on est obligé de la soutenir et de l’aider par toutes sortes de moyens. C’est une malade en soins intensifs.
Ce n’est pas être pessimiste de prévoir qu’il y aura de plus en plus de chômage, donc de pauvreté dans nos pays "riches", c’est du réalisme.
Alors, faut-il se réjouir de la démographie dans ce contexte ? C’est irresponsable.

La démographie mondiale : sujet tabou
C’est surtout au plan mondial, donc écologique ( au sens large du terme ) qu’il faut s’inquiéter de la démographie, et non regarder le problème par le petit bout de la lorgnette nationale. La population globale ne cesse d’augmenter de manière exponentielle et c’est là le principal danger qui menace notre survie, bien avant les armes nucléaires. 
Apparemment, personne ou presque ne s’en inquiète, notamment parmi les décideurs qui ne sont pas capables de penser à long terme. A croire qu’ils suivent toujours l’injonction de la Bible "croissez et multipliez", sans en voir les limites et les conséquences...

Dans la nature, on le constate facilement, il s’établit une sorte d’équilibre entre les espèces aussi bien animales que végétales. Quand une espèce croît démesurément, le résultat est souvent catastrophique.
Imaginons qu’une espèce, disons les criquets, se multiplie indéfiniment et échappe à tout prédateur... Il n’y aurait bientôt plus aucune nourriture sur terre et, pour finir, la race elle-même des criquets disparaîtrait, sauf à se manger les unes les autres.

L’espèce humaine court le même danger, d’autant plus que l’homme n’a d’autre prédateur que lui-même... Il use bien de cette terrible facilité, mais ça ne suffit pas, globalement, pour inverser la courbe démographique.
Ce faisant, nous allons à grands pas vers notre fin inéluctable, en dépit des optimistes invétérés qui clament haut et fort "oui, la terre peut supporter 12 MDS d’habitants"... Oui ? alors supposons, mais dans quelles conditions épouvantables ? Et aprés, qui sera capable d’arrêter l’expansion si nous n’en sommes pas capables aujourd’hui ?
Déjà, avec 6 MDS, prés d’un milliard crève la faim, et deux autres milliards en sont au seuil de pauvreté extrème. Compter sur la sagesse des hommes pour partager les richesses ? Non merci, là est la vraie utopie.
Une chose est sûre : si la population mondiale pouvait décroître drastiquement et se stabiliser autour de 3 MDS, il y aurait, certes, une période difficile à passer, surtout dans les pays développés comme le nôtre, mais il existe des solutions économiques pour passer ce cap.
Ensuite, l’homme aurait une chance de trouver ce qu’il cherche depuis des siècles : l’harmonie et la paix dans un monde enfin vivable.
Enfin... à condition qu’il devienne aussi un peu plus intelligent !


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35 réactions à cet article    


  • Internaute Internaute 27 janvier 2009 19:01

    Le lien est mal passé. Sur la page qui s’affiche cliquez sur la case verte "Particuliers".


  • Elson Elson 28 janvier 2009 14:06

    @ internaute

    La photo de la CAF à laquelle vous nous renvoyez présente des enfants de couleur : le sujet de votre indignation est donc lié à la couleur de ces enfants, ce qui fait de vous un raciste. Je vous informe qu’en conséquence, je vais vous signaler en tant que tel auprès d’Agoravox.


  • LaMoukat 27 janvier 2009 19:24

    Même si elles sont liée, il me semble que vous mélangez deux notions : l’accroissement de la population et le taux de fecondité.
    Vous avez tout a fait raison de signaler que l’accroissement de la population pose de grave problème.
    Dans le cas de la France (et de nombreux pays occidentaux), la fécondité n’est pas suffisante pour assurer le renouvellement des générations (elle participe donc à la "croissance négative" de la population française) et l’accroissement de la population est du au solde migratoire.
    Cependant, le taux de fécondité va influencer directement sur la vitalité d’un pays (% de population jeune) et, en ce sens, dans un pays veillissant comme le notre, avoir un taux éléve est plutôt une bonne nouvelle.


    • antireac 27 janvier 2009 21:48

      @l’auteur

      Vous précaunisez un décroissement (mot à la mode que je n’aime pas ) de la population mondiale.

      Indiquez-nous comment faut-il s’y prendre concretement ?


      • Croa Croa 27 janvier 2009 23:03

        Facile : La TV pour tous !

        (En France nous avons TF1, laquelle nous laisse encore faire deux gosses à chaque femme et qui en plus rend sarkoziste ! Mais dans le Nord de l’Europe, il y en a de bonnes qui pourraient servir d’exemple !)

        Il y a aussi la méthode chinoise... TV + persuasion ! smiley


      • Lucie Vivien 28 janvier 2009 11:48

        La politique de l’enfant unique est, éducativement parlant, ce qu’il y a de pire. Ce qu’il faudrait, pour rester dans l’équilibre démographique, c’est que les couples qui ne se sentent pas la fibre parentale -et il y en a- ne se sentent pas obligés par la pression sociale ou la simple curiosité d’avoir au moins un enfant, ce qui permettrait à d’autres couples d’en avoir plus de 2. Parce qu’il n’y a rien de pire que l’uniformité, le modèle unique. On doit pouvoir cotoyer dans notre monde des familles nombreuses et des couples heureux sans enfants sinon, c’est qu’on est dans une dictature, morale ou autre.


      • PtitLudo PtitLudo 28 janvier 2009 14:51

        C’est en effet une des clef de l’avenir, seulement comme pour l’environnement on préfère mettre des oeillères et advienne que pourra. Gageons que nos dirigeants sauront trouver une solution extrème le jour où ils seront au pied du mur.
        Tiens au fait quelle aurai été la population actuelle de l’afrique sans le SIDA ?


      • eugène wermelinger eugène wermelinger 30 janvier 2009 11:54

        @ antiréac :
        voilà comment certains comptent s’y prendre :

        Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi notre santé est si fragilisée et que ça va de pire en pire ?
        Vous trouverez dans cette vidéo absolument TOUTES les réponses, les VRAIES réponses.
        Jamais une femme n’aura eu autant le courage de tout nous dévoiler. 
        http://www.dailymotion.com:80/video/x66qcw_le-codex-alimentarius_news

        Merci aussi à l’auteur pour ce billet auquel je souscris.

      • Lucie Vivien 28 janvier 2009 11:05

        L’auteur délire !! La France atteint pour la première fois depuis 30 ans le seuil de 2 enfants par femme ! Rien que de plus normal et de plus anodin ! Il y a vraiment des auteurs qui ne savent plus quoi écrire ou qui ne vont pas très bien dans leur tête !


        • Kalki Kalki 28 janvier 2009 13:07

          2 enfants par femme, c’est le taux de natalité, le vecteur de la courbe démographique.

          Ce n’est pas la démographie, que pensez vous de la démographie et des probleme et risque démographique, ce qui est le sujet de l’article.


        • Lapa Lapa 28 janvier 2009 12:22

          l’auteur est inquiet car les françaises vont peut être passer le seuil de renouvellement de génération de 2,1 enfants/femme. le drame ! ça y est, on étouffe !
          C’est évidemment du n’importe quoi. Si l’auteur a peur de la surpopulation, il n’a qu’à se dévouer et se supprimer de lui même. De quel droit moral veut il imposer une des dernière liberté humaine qui est de faire des enfants ? faut-il que l’état intervienne dans tout ?
          croit-il seulement qu’un pays peuplé de vieux cliquetants sera en mesure d’avoir un avenir ? Egoïstement évidemment, il veut bien rester, mais pour son petit confort, faudrait pas trop que "les autres" se multiplient...

          Toute la population mondiale tiendrait facilement dans un département français, les lubbies de surpopulation ne sont que des idées idiotes répandues pour ne pas voir qu’effectivement la manière dont nous gérons (mal) la planète n’est pas propice à l’accroissement de la population. Plutôt que de revoir ses ambitions à la baisse et son impact environnemental, ses modèles économiques et ses priorités, il est facile de fustiger au hasard "la bite des noirs responsable de leur misère". Car évidemment, si la dénatalisation du monde pouvait en plus avoir lieu chez les pouilleux, ça serait tout bénef. donc pour en revenir au sujet : le taux actuel de fécondité dans notre pays ne permet aucun accroissement de la population à long terme, le juste renouvellement de la population est limite assuré ce qui est le minimum vital et n’a aucun impact sur l’éventuelle surpopulation mondiale.


          • Kalki Kalki 28 janvier 2009 13:13

            toute la population mondial tiendrait dans un département francais debout sur 2 couches, oui peut etre.

            Cela ne change en rien les problemes énoncés.

            Nier vous qu’il y eu une FORTE CROISSANCE DEMOGRAPHIQUE DANS LE PASSEE ?

            Nier vous qu’il puisse il y a avoir une limite (et selon la region démographique avec le petit facteur de devellopement induisant d’autre pollution et d’autre risque pour la terre) de ce qu’on peut voler a la terre pour se nourrir , et vivre ou survivre ?

            Je ne comprend pas ce qui vous permet de ne pas reconnaitre au moin la réalité.


          • Lapa Lapa 28 janvier 2009 15:14

            chère tête de mort, un petit peu de calcul vous fera du bien : à raison de 1m² par personne (largement plus que dans le métro) 6 milliards d’être humains tiennent dans un département moyen français. Pas de double couche. Evidemment, c’est pas tenable mais c’est pour bien imager que c’est la répartition humaine et la répartition des richesses sur cette planète qui posent problème et non le nombre total.

            le fort accroissement de la population ?
            si vous parlez de la France (sujet du début de l’article je rapelle) : vaste rigolade en effet vous semblez confondre taux de fécondité et solde migratoire... Encore une fois un taux de 2.0 nous permet juste de ne pas passer en voie de disparition sans influer nullement sur la "surpopulation mondiale". La pseudo iconoclastie de l’auteur (qui n’est en fait qu’une idéologie assez répandue, rien de nouveau) ; se trompe donc sur toute la ligne.

            Enfin si vous trouvez la planète trop peuplée, je vous en prie, commencez par vous.


          • Kalki Kalki 28 janvier 2009 15:53

            Non il est question de démographie, qu’avez vous tous a prendre des valeur non significative pour prouver quelque chose.

            Le taux de fécondité (comparé a la démographie oui je sais il n’y a pas que ca qui rentre dans le calcul) est a placer a la meme enseigne que la croissance (du pib) comparé au PIB.

            POur la superficie
            http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9partements_fran%C3%A7ais_class%C3%A9s_par_superficie

            Ce qui fait que :
            6 millard d’habitant pour une superferice de 6000 km carré (vivable) par exemple
            nous donne une densite de population de 1 000 000 d’habitants par km carré. 
            Soit 1 habitant par metre carré.
            IL faudra retenir sa respiration.


          • Kalki Kalki 28 janvier 2009 16:07

            QU’est ce que passer en dessous d’un taux de 2 enfant par femme ?

            Sans reconnaitre l’histoire démographique, l’humanité a dépassé ce taux pendant trop longtemp, et c’est encore le cas dans beaucoup de pays en voi de devellopement.

            Notre nature nous joue des tours, elle n’a pas évolué aussi rapidement que notre "intelligence".

            Avec l’intelligence nous vivons plus longtemps, nos parents ont eu beaucoup d’enfant, beaucoup trop , et peut etre pour de mauvaise raison. Mais il n’avait pas encore le choix , et ce choix en lui meme est un risque sanitaire également sans précédent pour l’humanité.

            http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=48082

            http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=21406


            Avec la culture (faconné en partie par des religions) nous croyons que pulluler sur terre , est bien et nécessaire.

            Ce qui était nécessaire ne l’est plus, c’est devenue un danger pour la survie de l’humanité.

            La décroissance vous fait peur, alors regardez également dans le sens de la croissance et tout ce que ca implique.


          • marcel 28 janvier 2009 13:28

            "Toute la population mondiale tiendrait facilement dans un département français, "

            Riche idée et je suppose qu’on les caserait dans des tours de 1000 étages de type nomades urbaines (cfr
            Robert Silverberg) composées de millions de cages à lapins où s’épanouiraient dans une merveilleuse et onctueuse
            promiscuité des habitants heureux d’entendre leurs voisins se chamailler ou se livrer à l’activité copulatoire 
            sur matelas Epeda multisoupirs.
            Quelle perspective riante !

            Que vous les casiez dans ces tours ne changera rien à l’affaire car il faut nourrir cette masse trop considérable
            et donc mettre une pression par trop démesurée sur le milieu ou biosphère.


            • hunter hunter 28 janvier 2009 14:58

              En fait c’est "Monades Urbaines" le bouquin de Silverberg ; A relire, très intéressant !

               smiley

              H /


            • Musardin Musardin 28 janvier 2009 15:50

              Monades urbaines


            • Kalki Kalki 28 janvier 2009 13:31

              Voici quelque courbe pour les sceptiques qui ne prette pas attention au problemen pourtant bien réél.


              L’évolution de la population dans le monde
              http://manifdemog.wifeo.com/images/popumonde—50000.jpg

              La consomation d’Energie
              http://manifdemog.wifeo.com/images/pop-et-energie.jpg

              Le CO2
              http://manifdemog.wifeo.com/images/CO2.jpg

              Le méthane
              http://manifdemog.wifeo.com/images/CH4.jpg

              La population du monde pour les trois siècles à venir : explosion, implosion ou équilibre ?

              "Si stimulants qu’ils soient, ces exercices de démographie-fiction traduisent davantage les hantises ou les espoirs du moment qu’une réelle emprise sur l’avenir. Il est sans doute plus rationnel de troquer la fiction pour l’action. Au lieu de confier les clefs de l’avenir à quelque innovation techno-scientifique plus ou moins désirable, ne pourrait-on imaginer que l’évolution des comportements de fécondité et de santé dépende d’abord de nos propres actions ? Cela suppose des sociétés mieux informées sur la situation démographique du monde, plus organisées et plus réactives, soucieuses d’améliorer le sort des femmes et des enfants, travaillant à assurer des relations équitables entre les générations et entre les nations - avec une unité d’action toujours plus affirmée à l’échelle mondiale. C’est en fin de compte cette capacité à corriger à long terme les écarts à l’équilibre que l’ONU nous invite à développer à travers son jeu de scénarios."

              • marcel 28 janvier 2009 13:31

                damned "monades urbaines ",


                • KM 28 janvier 2009 13:39

                  Ce article est un tissu de conneries malthusien. Cette idéologie moyennageuse revient en force en ce moment.

                  Plutôt faire creuver les gens que de changer son mode de vie !

                  Lamentablement arriéré !


                  • srobyl srobyl 28 janvier 2009 14:34

                    J’ai bien aimé votre article et je partage la même inquiétude que la vôtre, même si les différents pays de la planète ne sont pas tous enclins à se réjouir et encore moins à encourager une croissance de la natalité. il me vient les propos d’A. Jacquard "croissez et multipliez, peuplez la terre. Soit, mais maintenant, c’est fait !"En effet, comment ne pas voir, en devenir, de la misère future sous une forme ou sous une autre, dans l’accroissement des naissances ici ou là. Qu’il s’agisse de viande à canon en uniforme comme par le passé, ou en civil comme on le voit de nos jours, les craintes sont les mêmes, dans un contexte économique plus qu’inquiétant. Alors... foi malgré tout en l’avenir ou inconscience et vue à court terme sur quelques avantages sociaux ? Ce qui est curieux, c’est la position de plusieurs églises vis à vis de ce problème...les mêmes qui prônent "laissez-les vivre" souhaitent qu’il en naisse en grand nombre quitte à les voir crever prématurément ; mais il est vrai que la misère est un bon fonds de commerce ! 


                    • Warhouha Warhouha 28 janvier 2009 14:39

                      Iconoclaste, disais le titre !
                      Mouais....

                      Pas facile, de lire à l’écran tout en baillant. Heureusement, les souris disposent désormais d’une molette.


                      • Eloi Eloi 28 janvier 2009 17:41

                        Bonjour à l’auteur

                        Oui, si on continue "business as asual" la réduction de la population sera une nécessité. De toute façon elle se fera de manière naturelle :
                        *guerres
                        *famines
                        *maladies

                        Autant le faire de manière douce...

                        Cependant, il reste d’autres choix :
                        * réduire le gaspillage, recycler
                        * et un autre, dont on n’entend plus parler du tout : la dilatation de la population dans l’espace, sur d’autres planètes ou des stations spatiales

                        On en a de l’"espace", des ressources, de l’énergie, dans l’infini de l’univers, ou même, plus simplement du système solaire. Le pire étant qu’on en a largement les moyens si l’on y consacre certains budgets stupides :
                        * luxe
                        * armement
                        * publicité

                        Quelques milliers de milliards de dollars par an. Un budget "ridicule"...

                        Construisons pour une fraction de ce budget :
                        * Ascenseur spatial (technologies actuelles proches de celles nécessaire)
                        * centrales solaires autour du soleil
                        * stations rotatives d’habitation ou de production de nourriture en orbite géostationnaire
                        * terraformation de Mars

                        Qu’est-ce qu’on attend pour fabriquer notre nouvelle Amérique ? Qu’est-ce qu’on attend pour élargir le champ des possibles, pour relancer l’Aventure ?


                        • Kalki Kalki 28 janvier 2009 17:54

                          ENvoyer les gens kamikaze dans d’autre monde ?

                          Nous l’avons déja fait avec l’amérique et l’australie , ce fut la solution ?

                          On a repoussé et étendue les maux.

                          Franchement l’humanité ne mérite pas de quitter son caillou tant qu’elle n’arrive meme pas a y vivre convenablement, avec la nature , les écosyste qui y sont. Et avec elle meme sans s’infliger des vies de souffrance.

                          C’est surement beaucoup demander.


                        • Eloi Eloi 29 janvier 2009 08:31

                          Je suis d’accord avec vous : à quoi ca sert de s’étendre si on n’est pas capable de gérer un caillou fixe.

                          CEPENDANT, la vie a toujours fonctionné ainsi, et d’autant plus les civilisations humaines

                          Si nous ne le faisons pas, la guerre des ressources en eau, nourriture, énergie, matières premières pourrait être la dernière, et il y a de vagues chances qu’une nouvelle civilisation ne pourra pas faire mieux avant que les ressources en pétrole se reconstituent (des millions d’années). Il y a aussi des chances que les efforts déployés dans la guerre dilapident notre capacité de travail et d’investissement (aujourd’hui gaspillée dans des futilités) et que nous ne soyons pas capables de travailler à des solutions

                          Voulez-vous prendre le risque ?

                          La meilleure option restant, bien sûr : dilater la population ET travailler à des économies durables

                          Je suis persuadé que donnant de l’élan, un esprit pionner POURRA permettre de résoudre ce problème car, de facto, il sortira l’homme de son canapé. L’aventure spatiale est un moyen de lancer cet élan.


                        • Romain Desbois 28 janvier 2009 20:47

                          mince mince mince !

                          J’ai trop tardé à lire votre excellent article !

                          Je pense que vous avez raison (la preuve , je pense comme vous smiley )

                          sujet passionnant et fondamental pour comprendre les impasses et les loupés de nos sociétés.


                          • yvesduc 28 janvier 2009 20:58

                            D’accord avec l’auteur ! La maîtrise de la démographie est un sujet tabou, au point de ne même pas être discutée par les écologistes et les décroissants... Elle offrirait pourtant un avantage pratique : alors que la décroissance économique nous oblige à revoir chaque aspect de notre vie quotidienne (comment nous nous déplaçons, où nous habitons, comment nous nous chauffons, ce que nous mangeons, où nous allons en voyage, etc.), la décroissance démographique ne nécessite d’intervenir que sur un seul paramètre.


                            • Markoff 28 janvier 2009 23:24

                              Je remercie tous les contributeurs à cette réflexion, même ceux qui sont - ou se mettent - à côté de la plaque.
                              Pour certains, donc, qui se reconnaîtront, je me dois de préciser :
                              1 / mon propos ne concerne pas la France en particulier mais, la suite le démontre amplement, la situation globale mondiale, incluant tous les pays dont le nôtre bien entendu.
                              2 / encore moins je ne m’intéresse à la couleur de peau des géniteurs, polémique bien franco-française qui revient régulièrement avec des relents xénophobes qui n’entrent pas dans mes préoccupations.

                              Malthus est parfois évoqué, ce qui me donne l’occasion d’en dire deux mots : à la fin du 18ème Siècle, ce pasteur anglais, férû d’économie politique, eut le premier le mérite de réfléchir au rapport existant entre les richesses disponibles et le nombre d’humains pouvant y prétendre. Il comprenait que les richesses de la Terre sont limitées alors que l’accroîssement de la population est sans limites si l’on n’y met un frein.
                              Mais il se trompait sur son époque car il ignorait les progrès énormes de la production qui allaient suivre.
                              Hélas, pour diminuer cette population, il préconisait des mesures qui seraient aujourd’hui qualifiées de "fascistes"... Outre l’abstinence sexuelle, il déniait même le droit d’exister aux pauvres ! Pour lui, les indigents n’avaient pas leur place au banquet de la vie et il ne fallait plus leur venir en aide... Dur dur !

                              Mais, s’il avait tort à son époque, son analyse de base et ses craintes sont devenues actuelles de nos jours et sont reprises dans le néo-mathusianisme.

                              Je dois aussi répondre à la question, légitime, qui m’a été posée : comment faire pour diminuer drastiquement la population mondiale, sans en passer par des méthodes inacceptables ?
                              Je n’ai pas la prétention de donner des réponses définitives mais seulement d’indiquer quelques pistes.

                              Le problème serait déjà grandement facilité par trois conditions sur le terrain politique :
                              1 / prise de conscience du danger de la "bombe démographique" ( dont parle Cursoux dans son article voisin du 12/01 ) par les peuples et les principaux dirigeants.
                              2 / passage à la démocratie des régimes totalitaires ou théocratiques.
                              3 / établissement d’une démocratie mondiale, c’est à dire d’une autorité supra-nationale reconnue et démocratique, qui ne serait pas un "super gouvernement" ( comme certains le craignent - je les entends déjà crier au loup ! ), mais disposanr de réels pouvoirs pour résoudre les problèmes qui se posent à ce niveau et qu’aucun gouvernement ne peut résoudre isolément. ( c’est le but du Mondialisme, dont je parlerai plus tard, et qu’il ne faut pas confondre avec la mondialisation économique sauvage que nous connaissons ).

                              Je ne me fais pas d’illusions, la diminution de la population mondiale durera sur plusieurs générations, mais ce qui est important, c’est d’amorcer la décroissance le plus tôt possible.
                              Les solutions sont différentes selon le niveau économique dans lequel on veut agir, et certaines ont déjà été évoquées par de valeureux contributeurs ici même.

                              dans les pays développés, il faut faire l’inverse d’une politique nataliste, c’est à dire réserver les aides sociales aux familles les plus pauvres et jusqu’à 2 enfants seulement ( la norme à obtenir étant de 2 enfants par couples, la moyenne baisserait fatalement ). Supprimer les allocations dans tous les autres cas et appliquer des pénalités financières dissuasives pour les naissances surnuméraires.

                              dans les pays pauvres  : éducation, élévation du niveau de vie, contraception gratuite, primes à la stérilisation ( hommes : vasectomie, femmes : ligatures ). Toute ces actions initiées et payées par le Fonds Mondial ( merci DSK ), L’ONU, l’UNESCO, les milliardaires...etc.

                              L’enjeu, pour ceux qui ne le comprennent pas, c’est notre survie collective.
                              Sinon, "l’une des dernière libertés humaines" ( celle de lapiner, dixit Lapa ), pourrait bien être, en effet, la dernière et nous priver de l’ultime : celle de vivre, tout simplement.


                              • boris boris 29 janvier 2009 18:17

                                Une bonne guerre, une WW3 qui ne devrait pas trop tarder à arriver, la grippe aviaire qui mute plus rapidemment que prévu, c’est pas mal aussi, ça ne devrait pas trop tarder non plus.

                                Des catastrophes naturelles violentes à répétition, elles sont déjà là , ça le fait aussi.

                                La disparition de milliards d’abeilles, qui continue encore et encore.

                                J’arrête là où je poursuit ?

                                Je remercie l’auteur de ce trés bon article, mais à mon avis c’est trop tard, où plutôt la chute brutale de la natalité conjointe à une trés grande mortalité va arriver beaucoup plus vite qu’il ne le pense.




                                • Iren-Nao 30 janvier 2009 10:25

                                  @ l’auteur

                                  Je n’arrive pas vraiment a vous considerer iconoclaste, le sujet est tout de meme pas trop nouveau.
                                  Vous avez raison de parler de Malthus il avait parfaitement saisi le probleme, mais etait lui vraiment iconoclaste.
                                  Le probleme de la surpopulation ne peut pas se traiter au niveau mondial parce que les situations sont differentes partout d’une part, et que les organismes supra nationaux sont fondamentalement inefficaces d’autre part.
                                  La France renouvelle a peine sa population.
                                  Pour une decroissance saine je suggere la suppression des vieux qui sont tres coupables de la situation actuelle et reviennent tres cher. smiley
                                  Je crois qu’il n’y a pas de gros soucis a se faire, la crise systemique qui commence avec ses multiples facettes (climat, bouffe, pollution, famine, guerres qui vont avec...epidemies) vont tres bien faire le boulot, ce ne sera pas la premiere fois du tout.
                                  Ca sera juste assez laid.

                                  Bon courage
                                  Iren-Nao


                                  • Markoff 30 janvier 2009 23:15

                                    @ Iren Nao

                                    bonsoir, 
                                     Etre iconoclaste, ce n’est pas trouver un sujet nouveau, c’est avoir sur un sujet des idées
                                    plutôt contraires à celles générallement admises et répandues. Je pense être iconoclaste sur ce
                                    sujet particulier, comme je pense l’être sur beaucoup d’autres.

                                    "Le probleme de la surpopulation ne peut pas se traiter au niveau mondial parce que les situations sont differentes"  C’est justement ce que j’explique en distinguant 2 niveaux, pays riches et pays pauvres.

                                    "les organismes supra nationaux sont fondamentalement inefficaces" C’est bien pourquoi je souhaite
                                    l’avènement de nouvelles structures avec de réels pouvoirs. ( relisez...).

                                    Enfin, toutes les "recettes" catastrophiques sur lesquelles vous comptez, d’une part ne seront quand même pas suffisantes, et surtout pas souhaitables. ( merci pour les vieux ! j’ai peur d’en faire partie.. smiley ).

                                    cordialement.  smiley


                                    • Iren-Nao 1er février 2009 04:54

                                      @ Boris Markoff

                                      Votre article reste le bienvenu cher Boris, mais vos propositions on ne peut plus bien pensantes.

                                      Mais je vais vous donner cependant un bon point d’iconoclastie pour avoir cite ce bon vieux Malthus dont il est d’usage de dire le plus grand mal.

                                      Deuxieme bon point Boris, vous citez Desproges et sa grande sagesse.

                                      Mais d’ici qq centaines d’annees et une forte decrue de l’espece humaine la morue reviendra a terre Neuve, la terre se nettoiera doucement il y aura des tas de cites fantomes habitees de rats que mangeront des chiees de serpent, les loups et les bandits seront revenus dans les forets qui auront repoussees...

                                      Tout va bien !!!!!!!!!!!!!!

                                      Iren-Nao


                                    • boris boris 31 janvier 2009 16:23

                                      Ce n’est pas parce qu’elles ne sont pas souhaitables pour vous qu’elles n’arriveront pas !

                                      Il faut cesser de faire l’autruche, nous allons droit dans le mur et ce à trés court terme, personellement je m’y suis préparé mais malgré tout je reste trés pessimiste quand à mon devenir et a ceux qui me sont chers.

                                      Disserté c’est trés bien sauf que là la maison brûle et le toit est entrain de s’effondrer, les pompiers ont du retard, être spectateur c’est tout ce qui nous reste.

                                      Alors dans un dernier réflexe de survie tentons de sauver ce qui reste (pas grand choses) et fuyons !


                                      • Markoff 31 janvier 2009 18:02

                                        salut boris ( c’est aussi mon prénom, mon père était russe... )

                                        Vous avez raison d’être pessimiste, je le suis aussi, mais sans baisser les bras.
                                        Je me méfie beaucoup des optimistes parce que ils incitent à ne rien faire, à ne pas réagir
                                        et, finalement, ils se mettent des oeillères qui les arrangent bien.

                                        Desproges disait : un pessimiste, c’est un optimiste qui a de l’expérience. CQFD

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