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Accueil du site > Actualités > Société > Prostitution : lettre ouverte à Mme Maud Olivier

Prostitution : lettre ouverte à Mme Maud Olivier

Mai 1968, la révolution est en marche. A Paris, la gauche libertaire lance des pavés sur les CRS et des slogans subversifs à la bourgeoisie : interdit d'interdire, jouissez sans entrave. Novembre 2013, la gauche a vieilli, s'est embougeoisée, est devenue moralisatrice et liberticide. Elle cherche à sauver les prostituées, enfin pourrait-on dire ! Mais en agissant sans discernement ni mesure, elle s'immisce dans les libertés individuelles de chacun. Constat d'une perversion démocratique.

Madame la Députée,
 
Vous vous apprêtez à défendre devant l'assemblée nationale le projet de loi relatif à la prostitution. On ne peut que se réjouir d'une telle initiative, tant les chiffres rapportés à ce sujet paraissent effarants : il y aurait 20000 à 40000 prostituées en France, la plupart sous la coupe de réseaux mafieux. Pire : ce phénomène n'est pas nouveau, et on ne s'en étonne guère lorsqu'on apprend que seules 600 à 800 affaires de proxénétisme sont traitées chaque année en France. Au vu de ces chiffres, on peut légitiment s'interroger sur l'(in)action passée des gouvernements et politiques.
 
L'ampleur du phénomène, ainsi que la complexité du sujet méritent un débat de qualité. Malheureusement, les informations glanées dans les quotidiens et hebdomadaires dits "de référence" ne laissent pas d'inquiéter. Il est à craindre que l'on s'achemine vers un pseudo débat partisan, porteur d'idéologies et dogmes, au service du but poursuivi.
 
L'incroyable passion déchaînée autour du mariage gay en est sans doute le meilleur exemple. A part les franges les plus radicales de la population, une écrasante majorité des français se souciait de l'union des homosexuels comme de la dernière déclaration de la première dame. Si le gouvernement avait proposé une union offrant les mêmes droits que le mariage, nul doute que la France aurait pu s'honorer d'un consensus général sur ce sujet. En choisissant délibérément la voie du "mariage pour tous", ses partisans eurent beau jeu de stigmatiser leurs opposants. Ils étaient forcément "contre l'égalité" et pire que tout, "homophobes".
 
Mais les français ne sont pas dupes : le mariage n'est qu'un cheval de Troie dans la perspective future de la PMA et la GPA. La question n'est en effet pas de savoir quand elles seront autorisées, mais quand. Les associations les plus actives dans la défense du mariage gay ne s'en cachent pas. Et certains militants, faiseurs d'opinion, n'ont pas hésité pas à user de leur puissance médiatique en ce sens (si vous avez pensé à Pierre Bergé, vous pensez bien). Quant à leur message : "louer son ventre ou ses bras à l'usine, quelle différence ?" Chosification et marchandisation de la femme, mais peu d'indignation. Relativisme subjectif ?
 
En ce qui concerne la prostitution, la démarche est similaire quoiqu'un peu plus subtile. Cela commence par la convocation d’associations féministes, peu portées sur les discours équilibrés, mais plutôt vindicatifs sur fond de misandrie mal assumée. Haro sur le mâle nécessairement persécuteur et violent ! Ces féministes aimeraient tant que le client de la prostituée puisse être incriminé pour viol, jugé devant les assises. Je frémis à l'idée que certain(e)s juges puissent aussi militer dans ces associations très (trop) virulentes.
 
Faut-il donc ne rien faire ? Bien sûr que non, et tel n'est pas mon propos. Simplement, cette vision est tellement caricaturale vis à vis d'un problème qui l'est moins, que l'on ne peut qu'espérer un minimum de discernement de la part des députés.
 
Viennent ensuite les associations de terrain. Il convient de rendre hommage à leur travail quasi humanitaire, et de s'incliner devant les témoignages poignants qu'elles donnent à connaitre. Pour autant, ces associations sont avant tout les témoins des formes de prostitution les plus répandues. La prostitution de rue bien sûr, mais aussi les bars à hôtesse, une nouveauté ? Cela n'existe que depuis quelques dizaines d'année. Rien n'a donc été fait contre ces établissements depuis tout ce temps ?
Il y a cependant d'autres formes de prostitution. On ne voit que ce que l'on regarde. Ainsi, si vous vous rendez dans un hôpital, vous n'y trouverez que des malades et des médecins. Faut-il en conclure que l'ensemble des français doivent être soignés et qu'il convient de transformer la France en hôpital géant ? La réponse est évidente.
 
Enfin, incontournable, la figure de l'expert, psychanalyste de surcroît. Souvent engagé. Capable, à partir de réalités constatées et incontestables, d'extrapoler une théorie globalisante : les hommes qui ont recours à la prostitution ne peuvent vivre leur sexualité que dans la domination, l'asservissement et la violence. Pourquoi pas, mais un contre-exemple suffit pour invalider une théorie. Monsieur le psychanalyste sera alors surpris d'apprendre que certains clients sont de vrais gentlemen. Certes, ils sont sans doute minoritaires.
 
Ce cadre posé avec une pointe d’ironie, n'enlève rien à la nécessité de venir en aide aux prostituées victimes des réseaux mafieux. Il vise simplement à aborder les réalités du monde réel avec discernement. Car "la" prostitution n'est pas "une" : elle est multiforme.
 
Savez-vous par exemple que des hommes rémunèrent des prostituées pour se faire insulter, humilier, voire violenter ? Dans ces milieux (SM), bien que consentants, il n'est pas illégitime de s'interroger sur la notion de victime. Le client ou la prostituée ? L'expert psychanalyste ne pourrait-il s'en inquiéter ? Pire encore, certaines femmes sans scrupules usent de la faiblesse/détresse/perversité d'hommes plus à plaindre qu'à blâmer : vous pourrez utilement vous renseigner sur les "money slave". Qu'en pensent les féministes les plus extrémistes ?
 
Vient enfin le cœur du débat, finalement la seule vraie question sur le sujet : la prostitution choisie. Fantasme ou réalité ? Vision machiste ou choix assumé de femmes responsables ?
 
La question est simple, la réponse l'est assurément beaucoup moins.
 
Certains psys défendent l'idée qu'une femme qui revendique ce type de choix subit malgré elle des contraintes dont elle n'a pas conscience. Théorie rassurante (davantage pour le psy que la "patiente"), qui devrait cependant être étayée. La convocation de l'inconscient peut être utilisée pour défendre une théorie et son contraire. Autre contrainte souvent évoquée : la contrainte économique. Évidente dans certains cas (les annonces "logement contre services" (sic) réservées bien sûr aux étudiantes). Plus difficile à cerner dans d'autres : une étudiante un peu libérée, talentueuse et pas idiote peut vite comprendre que ses charmes lui permettraient de gagner en une soirée autant qu'au MacDo en un mois. Mais une étudiante a-t-elle la maturité nécessaire pour vraiment assumer ce "choix" ?
 
Une digression s'impose à propos de la contrainte économique : le projet de loi se base sur une approche systémique de la prostitution ("le système prostitutionnel"). C'est original, mais à double tranchant : si des femmes sont amenées à se prostituer pour des raisons économiques, en déroulant le fil de l'approche systémique, on aboutit bien vite à la situation économique. En France, actuellement, ce n'est pas vraiment rose, bien que les socialistes soient au pouvoir. Au-delà des considérations d'appareil politique, les gouvernements, et plus généralement les politiques, n'auraient-ils pas une responsabilité dans la situation économique ? Oui ? Mais alors, ils feraient indirectement partie du "système prostitutionnel". Vont-ils être sanctionnés ? Non ? A quoi servent-ils alors ?
 
Continuons à dérouler la pelote "systémique". Nous voilà arrivés au volet répression. Quels moyens les gouvernements, et plus généralement les politiques, ont donné aux forces de l'ordre et à la justice pour traquer les proxénètes ? Fin 2013, le grand patron de la gendarmerie, auditionné en commission, explique qu'il ne pourra bientôt plus payer les loyers des casernes. Ni faire le plein des véhicules. Pas facile de pourchasser les réseaux mafieux dans ces conditions, ne croyez-vous pas ?
Les mauvais esprits en seraient presque amenés à se demander si cette approche par le "système prostitutionnel" ne serait qu'une manœuvre visant à faire rentrer coute que coute la clientèle dans le "système" pour mieux la pénaliser. Ou pire, que la France soit en état de roumanification avancée, et que les clients sont tout de même bien plus faciles à attraper que les proxénètes.
 
Fin de la digression, dernier élément sur la possibilité que la prostitution puisse être choisie. Que penser de femmes adultes, responsables et éduquées qui font effectivement ce choix ? Et qui l'assument ? Car ne vous en déplaise, elles existent. Elles sont bien sûr minoritaires. Et talentueuses. Et sélectives. Et gagnent très correctement leur vie. Et leurs clients, parties d'un éco-système équilibré dans un intérêt mutuel bien compris, ne se permettraient pas de comportements inadéquats (exception faite, peut-être, de certains traders sous cocaïne, footballeurs intellectuellement limités, ou directeur d'institution financière internationale).
 
Revenons dans la rue, avec un dernier élément troublant : le STRASS a manifesté pour défendre le droit des travailleurs et travailleuses du sexe. C'est une réalité visible et bruyante. Ce syndicat se rappellera peut-être à votre bon souvenir mercredi. Est-il instrumentalisé ? Ou l'idiot utile des proxénètes ? En tout état de cause, cela ne peut manquer d'interpeller. Au point que le débat sur cette loi devrait dépasser les clivages politiques habituels, preuve de la complexité et de la gravité du sujet.
En 1968, la jeunesse de gauche manifestait dans les rues de Paris pour une société nouvelle, hurlant "il est interdit d'interdire", et jetant des pavés sur les CRS. Par une ironie dont seule l'histoire a le secret, près de 50 ans plus tard, vous allez, Madame la Députée, défendre au nom d'une gauche devenue moraliste un projet de loi nécessaire, mais mal ficelé, manichéen, liberticide et hypocrite.
 
Mal ficelé, car il porte en lui ses propres contradictions et limites : ce projet devrait aussi supprimer le délit de racolage passif. Les prostituées auront donc la possibilité d'exercer leur activité devant les églises, les écoles, les hôpitaux, etc. sans être inquiétées ? Ce projet est aussi limité, car il ne renforce ni les peines envers les réseaux mafieux, ni les moyens dédiés à leur éradication. Le client, par contre, va bénéficier de toutes les attentions du législateur.
Manichéen, car l'expression des problématiques qu'il soulève a été pollué par du militantisme péremptoire, issu de politiques ou du milieu associatif, qui au lieu d'éclairer le débat, a polarisé les opinions. Il reste à espérer que les députés s'honoreront à prendre un peu de hauteur. Manichéen également, car vous, Madame la Députée, êtes capable d’affirmer une chose dans une phrase, et son contraire dans la suivante (le projet ne vise selon vous pas du tout à stigmatiser le client, mais une belle contravention, ou une séance de rééducation, lui sera tout de même infligé).
 
Liberticide, car il va conduire à interdire et pénaliser les relations intimes entre deux personnes adultes, responsables et consentantes, sans qu'aucun tiers ne soit concerné. Les politiques, particulièrement depuis l'élection de M. Hollande, aiment à se draper dans les oripeaux des valeurs républicaines. Fort bien. Ils se rappelleront, ainsi que vos collègues députés, la devise inscrite au fronton des bâtiments publics. Son premier mot en particulier : LI-BER-TE. Gageons qu'ils sauront être cohérents avec eux-mêmes. Si nécessaire, ils pourront utilement se référer à l'article IV de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
 
Hypocrite au regard du point précédent : le projet ne va pas interdire la prostitution. La vente de services intimes sera donc légale, mais leur achat sera illégal ! Certainement une première en France, et un bel imbroglio juridique en perspective. Vous pourriez appliquer ce principe à bien d’autres sujets tout en préservant l’apparence de la liberté (l’alcool par exemple, 45000 morts par an, ah mais vous comprenez Mme Michu, vous ne pouvez pas dire que c’est la prohibition, la preuve, les supermarchés vendent de l’alcool légalement, mais gare à vous si vous en achetez !). D'autre part, un cadre subsistera pour la monétisation de services sexuels : la production pornographique, qui n'est pas concernée par ce projet de loi. Son contenu est très varié et certaines actrices font commerce de prouesses qui défient la physiologie humaine. C'est l'exposition mondiale d'une sexualité dévoyée, produite notamment sur le territoire national, bien pire qu'une relation banale entre deux adultes consentants.
 
Le temps est venu pour un peu de prospective. Que risque-t-il de se passer une fois que ce projet sera mis en application ? Voici un scénario possible :
  • Les contraintes pesant sur les prostituées embrigadées dans un réseau se feront plus fortes, les criminels capitalistes n’appréciant pas vraiment la baisse de leur bénéfice. Ces prostituées seront soumises à plus de clandestinité, plus de précarité, plus de violence (dixit Médecins du Monde, excusez du peu).
  • Eventuellement, elles seront déplacées dans d’autres pays, comme une vulgaire marchandise, pour des conditions encore plus dures.
  • Les clients habitant les départements frontaliers iront dépenser leur argent dans les pays limitrophes, contribuant à l’aggravation du déficit commercial (la Belgique et l’Allemagne s’en réjouissent déjà). Trop éloignés des frontières terrestres, la colère des bretons se renforcera, victimes de discrimination territoriale intolérable.
  • Les indépendantes iront aussi trouver des conditions de travail et fiscales plus accueillantes. Encore un savoir-faire qui se délocalisera, au grand dam d’Arnaud Montebourg.
  • Mme Valaud Belkacem se réjouira de laisser son nom dans l’histoire comme une actrice majeure de l’abolition de la prostitution, et tant pis pour les dégâts collatéraux.
  • Les clients qui ne peuvent se payer un weekend à Londres ou Bruxelles (à 1500 €, ça fait déjà un beau weekend, et le TGV, quelle belle invention) se débrouilleront avec leurs hormones (ou pas). La gauche aura une nouvelle fois fait preuve de son extraordinaire capacité à désespérer les français, les uns après les autres.
Si vous êtes arrivée jusqu’ici, Madame la Députée, je vous en sais gré. Sincèrement.
 
Je me permets aussi de vous donner quelques éléments autobiographiques : je vais bientôt avoir 40 ans (je pourrais presque être votre fils). Et je suis client régulier d’une prostituée (tous les deux mois en moyenne) depuis bientôt deux ans. Elle a à peu près mon âge, est française, indépendante, éduquée, responsable, et très douée dans les relations humaines. Je dois lui rendre grâce pour ce qu’elle m’a apporté : souffrant d’un handicap psychique important, par certains aspects proche du spectre autistique, elle m’a redonné l’humanité que je n’ai jamais pu trouver dans la vie courante. Il faut vous imaginer vivre dans une sorte de prison mentale, rendant toute relation sociale impossible, alors que la pensée rationnelle et structurée fonctionne plutôt bien. 10 ans de psychiatrie et 3 psychiatres différents n’ont rien pu y changer, malgré les différentes thérapies et médicaments testés (monsieur l’expert psychanalyste évoqué au début, je me comporte en gentleman, théorie invalidée…). Le bon côté des choses est qu’au lieu de m’amuser pendant mes études, j’ai étudié plus que les autres et suis tant bien que mal arrivé à une bonne situation professionnelle. Je suis toutefois obligé de changer d’entreprise tous les deux ou trois ans, en raison de mon handicap mal compris. Dans la vie courante, le handicap psychique fait peur et ne bénéficie pas de la même empathie que le handicap physique. C’est ainsi.
 
Vous comprendrez aisément, vu la teneur de cette lettre, mon souhait de rester anonyme. Un suicide social ne résoudra rien.
 
Sincèrement votre.

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37 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 27 novembre 2013 09:30

    la prostitution est un débat où les positions sont souvent très tranchées. Alors, plutôt que de vouloir interdire la prostitution (d’ailleurs le voudrait-on que nous n’y pourrions rien), il faut lutter pour que ces femmes et parfois ces hommes ne tombent pas entre les mains des prédateurs sans pitié, souvent organisés en réseau mafieux, qui les contraignent à vendre leurs corps.....

    voir : PROSTITUTION, ON LEGALISE OU ON PENALISE ?


    • rocla+ rocla+ 27 novembre 2013 09:47

      en effet la prostitution existait aussi dans les tranchées , de là l’ expression 

       « les poilues  » 

    • oncle archibald 27 novembre 2013 10:41

      Mon pauvre Rocla, vous retardez de deux guerres .... Les poilues ça n’existe quasiment plus !


    • oncle archibald 27 novembre 2013 10:46

      « il faut lutter pour que ces femmes et parfois ces hommes ne tombent pas entre les mains des prédateurs sans pitié »

      Oui cela s’appelle luter contre le proxénétisme, les lois sont suffisantes pour cela, mais .. mais cela n’est pas fait ! Volontairement ? Par manque de moyens ? Peu importe. 

      Une fois de plus je constate que les lois existantes sont souvent très suffisantes mais qu’elles ne sont pas appliquées ! Coincez les proxénètes, foutez la paix aux filles qui ont choisi librement de se prostituer et bien entendu à leurs clients.

    • spartacus spartacus 27 novembre 2013 09:37

      Quid de la misère sexuelle ?

      Pénaliser le client ne va t-il pas mécaniquement faire augmenter le nombre de viols et de donc de victimes inocentes ??? Cette conséquence déjà prévisible étant bien plus grave que toutes les autres.

      • chapoutier 27 novembre 2013 09:43

        une turlute à 1500 euros va permettre de résorber la dette , de quoi se plaint-on ?

        il parait même que les proxénètes seront décorés pour services rendus !


        • nemotyrannus nemotyrannus 27 novembre 2013 10:18

          Tant qu’il y aura des gens pour faire croire que les gens ne sont pas responsables ça ira mal sr ce point.


          Le dernier argument , celui qui vient en désespoir de cause après que l’on ait démonté ceux sur la morale anti-sexe et la domination masculine et après avoir démontré la véracité de la prostitution volontaire , eh bien c’est :

          « Ils sont pauvres donc il faut pas y aller car se faire du fric sur la pauvreté des gens c’est mal et c’est de l’exploitation ».
          « ils sont pauvres et craignent la misère et , donc , sont réduits à faire ce qu’ils font ».

          C’est le plus minable de tous car non seulement c’est le cas de tout le monde cherchant un peu d’argent , ça s’appelle la survie , mais cette tentative désespérée , et désespérement stupide , ne fait encore une foi que cacher leur deux premiers arguments invalides.

          -Sexe et moralité
          -Domination masculine.

          Tout le reste n’est que des mots , le fond de pensée des abolitionnistes reposent sur ces deux seuls points si on les pousse un peu à bout.
          Sinon ils feraient la part des choses , mais ce n’est pas le cas. 




          • non667 27 novembre 2013 10:50

            hollande en prison
             t’as une p... a la maison ! smiley smiley


            • claude-michel claude-michel 27 novembre 2013 11:20

              Ne dit on pas que la prostitution est le plus vieux métier du monde.. ?


              • Jelena XCII 27 novembre 2013 12:02

                >> que la France soit en état de roumanification avancée (...)

                Révolte de petits bourgeois grassouillets, quand les français connaitront la « roumanification avancée », plutôt que d’aller aux putes, ils garderont leurs précieux euros pour se nourrir, se chauffer et payer leurs factures.


                • oncle archibald 27 novembre 2013 12:21

                  Youpie Jelena 92 ! Vision très réaliste de la société Française ! Hollande, ce génie, a trouvé la solution pour venir à bout de la prostitution en France. Il suffisait d’y penser ! Bon sang, mais c’est bien sûr !

                  Dès lors que les Français ont tout juste et parfois même pas de quoi boucler leur budget en recomptant sou par sou ce qui reste dans leur porte monnaie pour savoir s’ils peuvent encore s’offrir un paquet de nouilles le 20 du mois, c’en est fini de la prostitution faute de moyens pour pouvoir s’offrir les services de ces dames. 

                  Il fait donc d’une pierre deux coups : en nous assommant d’impôts et taxes de toutes sortes il arrive à payer les dettes qu’il continue à créer, imitant en cela les danaïdes, et il maitrise enfin le problème de la prostitution que personne d’autre dans le monde entier n’est arrivé à régler. C’est qu’il est malin le bougre ! Quel homme !

                • spartacus spartacus 27 novembre 2013 12:29

                  Entre la « Roumanification » d’un passé communiste, et actuellement l’élévation douce mais certaine du niveau de vie sur la base préhistorique de départ de l’après communisme...... 



                • Jelena XCII 27 novembre 2013 13:59

                  Vos enfants et encore plus vos petits enfants connaitront la misère sociale, vous, vous faites partie d’une génération qui a connu « les trentes glorieuses ».

                  Un pauvre pour vous c’est quelqu’un qui ne va pas aux putes, ni aux sports d’hiver, vous êtes totalement déconnecté du monde qui vous entoure.

                  Je vous laisse à vos pleurnichements >> Bouuuhh, on ne peut plus aller aux putes afin de faire valoir notre pouvoir d’achat, la vie est vraiment trop injuste.


                • Bruce Baron Bruce Baron 27 novembre 2013 21:30

                  @Jelena : Je ne comprend pas votre hargne contre la prostitution.
                  D’ailleurs, où est la limite de la prostitution ? Une femme qui fait l’amour à son mari simplement parce qu’elle veut qu’il lui achète un superbe manteau à la dernière mode, après tout, c’est une forme de prostitution.


                • Bruce Baron Bruce Baron 27 novembre 2013 21:32

                  @Jelena : Je ne comprend pas votre hargne contre la prostitution.
                  D’ailleurs, où est la limite de la prostitution ? Une femme qui fait l’amour à son mari simplement parce qu’elle veut qu’il lui achète un superbe manteau à la dernière mode, après tout, c’est une forme de prostitution.


                • Constant danslayreur 27 novembre 2013 21:55

                  "D’ailleurs, où est la limite de la prostitution ? Une femme qui fait l’amour à son mari simplement parce qu’elle veut qu’il lui achète un superbe manteau à la dernière mode, après tout, c’est une forme de prostitution.« 

                  Non et d’un, s’il n’a pas sorti son carnet de chèques avant, c’est foutu, parce que par définition et après l’acte, il n’y a plus rien à tirer...

                  Ensuite, personne ne semble oser vous le dire, mais les vertus aphrodisiaques de »le vison je l’aurai dit mon poussin, je l’aurai s’te’plait ?", sont plus que discutables. Vous achèteriez vous un manteau dispendieux à une personne qui vous donnerait soudaincoup une envie irrépressible d’être ailleurs ?

                  De surcroit le manteau se porte à l’extérieur, faire gazou gazou à son mari je veux bien mais lui dire de se ruiner pour une tenue qu’il ne verra même pas sur sa femme sauf à aller l’attendre dans la rue, pas pousser mémé non plus hein...

                  Enfin, je n’ai rien contre vous et vous semblez être quelqu’un de très bien, mais votre parallèle est très con smiley


                • Jelena XCII 28 novembre 2013 11:00

                  @Bruce Vous avez une vision assez effrayante de « l’amour » et du couple.... Guère étonnant que la prostitution ne vous choque pas.


                • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 27 novembre 2013 13:23

                  Tout ceci étant dit, pourquoi devoir recourir à des femmes qui font l’amour contre de l’argent alors qu’il y en a tant qui le font contre de l’amour et qu’on peut balancer sans vergogne quand elles ne conviennent plus ?

                  Zetes pas bombardé de sites de rencontres dans vos mailboxes ?


                  • rocla+ rocla+ 27 novembre 2013 14:09

                    Vos enfants et encore plus vos petits enfants connaitront la misère sociale,


                    Oui , qui plus est  ce sera peut-être un mardi .

                    • imprécateur 27 novembre 2013 14:10

                      Vous remarquerez que celles et ceux qui voudraient pénaliser le fait de louer les services d’un vagin , sont souvent les mêmes qui voudraient à travers la GPA, autoriser la location des utérus...
                      Ce n’est pas un cap qui va être franchi, mais un Col !!!


                      • Hermes Lejuste 28 novembre 2013 01:41

                        Excellent smiley !!


                      • Gnaffron 27 novembre 2013 14:18

                        J’aurais pu lire votre « lettre », d’autant qu’il me semble après un parcours fort diagonal y voir développer quelques arguments intéressants. Mais franchement...


                        D’abord, j’ai failli me décourager totalement des les premiers paragraphes où vous vous ingéniez à tirer un parallèle entre les débats du mariage pour tous et ceux concernant cette loi. Vous qui prétendez plaider pour un débat de qualité, permettez que je vous dise que vous vous y prenez bien mal.

                        Ensuite, vous vous targuer d’écrire une lettre ouverte. Pas un rapport de thèse ! Votre laïus fait la bagatelle de 15’000 caractères ! Près de 3’000 mots ! Aussi pertinents que puissent être vos arguments, ils se noient dans cette interminable logorrhée. Croyez-vous vraiment qu’un député s’amusera à lire un texte aussi long ? C’est dommage, car votre engagement aurait bénéficié de plus de concision.

                        • Hermes Lejuste 28 novembre 2013 01:11

                          Je débute en matière de communication et journalisme citoyen smiley. Par ailleurs, mon isolement social me laisse du temps pour développer mes idées !


                          Ne prêtez pas non plus trop de pouvoir à une telle lettre. Bien qu’adressée par mail à Mme Olivier, je doute qu’elle relève elle-même sa boite. Cette lettre a au pire survécue quelques secondes avant la mise en corbeille. Au mieux, elle aura été parcourue en diagonale par un assistant. Espérer que Mme Olivier débarque à l’assemblée en annonçant qu’un certain M. Lejuste lui a ouvert les yeux me semble donc bien présomptueux.

                          Critique acceptée cependant.

                        • Gnaffron 28 novembre 2013 11:20

                          je vous accorde que la probabilité qu’un parlementaire « s’abaisse » à lire le courrier d’un simple citoyen est faible. J’ai la naïveté de croire cependant qu’elle n’est pas nulle.


                          Cela suppose cependant que cette lettre soit rédigée dans les formes et développe une argumentation aussi claire et concise que possible. Je proscrirais également le mail et ferai le (modique) effort d’adresser une vraie lettre, signée bien évidement de son nom.

                          Ce n’est évidement pas une garantie que le message arrive à bon port, à mon grand regret d’ailleurs. En revanche le manquement aux règles sus-citée est une garantie du contraire.

                        • Gnaffron 27 novembre 2013 14:57

                          Êtes-vous donc si peu sûr de vous pour voir dans le mariage pour tous une atteinte dans votre « masculinité » ? Ce genre de parallèles à l’emporte-pièce sape plus surement que toute argumentation la crédibilité de votre opposition à cette loi. J’espère qu’elle trouvera des détracteurs plus convaincants que vous, sinon on peut considérer cette loi comme votée. Misère...


                          Après la cuisante défaite idéologique des glapisseurs de « théorie du genre », j’avais espéré ne plus devoir m’affliger devant la vacuité sidérale de ce pseudo anathème. Le combat contre cette loi ne manque pourtant pas d’arguments rationnels pour ne pas avoir à s’en remettre aux attaques ad hominem envers les méchantes féministes. A part faire passer les opposants pour des guignols, vous n’obtenez pas d’autres résultats.

                        • Hermes Lejuste 28 novembre 2013 01:38

                          @ Gnaffron


                          Sur la méthode employée, je vois au moins trois similitudes avec le mariage gay :
                          • la première est la construction d’un projet qui permet facilement de disqualifier ses détracteurs (homophobes dans le cas du mariage gay, salauds, beaufs ou pire encore dans le cas de la prostitution)
                          • la deuxième est l’instrumentalisation des arguments : la méthode est de définir le but puis de trouver les arguments pour l’étayer. Une démarche objective consiste à examiner les faits puis en tirer une conclusion, si cela est possible, non l’inverse, en préservant les libertés individuelles.
                          • la troisième est la vision : ce projet de loi, comme le mariage gay, ne sont qu’une étape. Le prochain objectif est ensuite la PMA/GPA pour l’un. Dans le cas de la prostitution, le principe est d’acter la pénalisation du client, de faire sauter ce verrou. Peu importe la sanction initiale, il sera bien temps de l’aggraver après. Souvenez vous du FNAEG, initialement réservé aux criminels sexuels...

                          Dernier point : en permettant le mariage des homosexuels (le mot est important) les marié(e)s, quels qu’ils soient, bénéficieront de toutes les dispositions futures qui finiront bien par y être rattachées (PMA/GPA). Ce qui me gène personnellement, c’est le droit de vie que s’offre le couple sur l’enfant, qui n’aura pas demander à naître, et les conséquences qui pourraient en découler. Cet enfant sera forcément issu d’une femme et d’un homme. C’est ainsi depuis la nuit des temps. Mais il sera élevé par un couple homosexuel. Question : qui peut aujourd’hui garantir que la sexualité de cet enfant (ou son genre, soyons modernes !) sera la même dans ce contexte que ce qu’elle aurait été dans un contexte normal ? Personne. Dans la prostitution consentie, les deux acteurs choisissent de façon responsable. C’est leur liberté individuelle, que l’on veut restreindre. Dans le cas du mariage gay, si la GPA/PMA est autorisée, on crée un droit exorbitant pour un couple de disposer d’autrui (l’enfant), qui n’a rien demandé et n’est même pas issu d’une procréation normale.

                          Ce deux poids, deux mesures est simplement inadmissible.

                        • Hermes Lejuste 28 novembre 2013 01:47

                          @ Gnaffron (suite)


                          Un dernier point : je tâche d’être cohérent avec moi-même. En l’occurrence, la relation entre deux adultes, qu’elle soit homosexuelle ou non, relève des deux personnes et d’elles seules. Je peux avoir un avis et l’exprimer mais pas m’immiscer dans l’intimité des personnes (au contraire du projet de loi). Je ne revendique pas non plus un droit sur qui que ce soit qui ne serait pas consentant.


                        • Gnaffron 28 novembre 2013 10:47

                          @rodier_a


                          Merci de bien vouloir condescendre jusque à me répondre. Comme vous le dites si bien, c’est gentil.

                          Maintenant rassurez-moi, votre verbeux laïus en gras ne contient que vos remarques liminaires sur votre vision du féminisme ? Parce que si c’est sensé démontrer la relation supposée entre mariage pour tous et pénalisation des clients, je m’afflige. Quant à la « théorie du genre », si vous pouviez cesser d’agiter ce ridicule épouvantail rhétorique, il y aurait une chance qu’un vrai débat d’argument prenne place. Chance infime je l’admet, puisque vous faites l’effort « d’ étudier le sujet sérieusement » alors que je me « réveille l’air hébété ». Passons...

                          Vous vous émouvez donc, il me semble, qu’une partie des « féministes » plaide pour une vision de la société qui ne vous plait pas. Vous rangez ensuite ces opinions sous la bannière « théorie du genre » puis vous amusez à l’agiter en tout sens, croyant ainsi susciter un rejet favorable à votre cause. Vous avez raison, cet « argument » a tellement bien marché dans le débat au sujet du mariage pour tous qu’il serait dommage de ne pas le resservir. Souffrez donc que je me consterne que l’opposition à la loi de pénalisation des clients s’encombre d’aussi piètres avocats.

                          Je vous ferais remarquer que le début de vos « remarques » souffre d’une évidente contradiction. Vous vous désolez que seul le féminisme « radical » subsiste dans les médias, alors qu’à la ligne suivante vous mentionnez Mme Badinter qui, je crois, à toujours droit de citer et dont les prises de positions sont bel et bien relayées. Peut-être les « radicaux » ont-ils une place par trop prépondérante dans certains média, je suis parfaitement prêt à l’admettre pour peut que l’on avance quelques arguments à cet effet, mais en aucun cas au point de provoquer cette espèce d’omérta que vous vous ingéniez à décrier.

                          Vous continuez ensuite par un redondant réquisitoire contre les promoteurs d’une idéologie ayant conduit à l’acceptation du mariage pour tous au détriment du patriarcat. Malgré mon désaccord sur bien des points soulevés ici, je ne rentrerai pas dans le débat tant celui-ci est hors sujet par rapport au problème qui nous intéresse. Au cas où vous l’auriez oublié, nous parlons ici de la loi pénalisant les clients des prostitué(e)s. Navré de ne pas vouloir vous laisser en faire une tribune pour votre combat désuet contre le mariage pour tous. Allez jouer ailleurs.

                          Je ne m’étalerai pas outre mesure sur votre tentative de disqualification par laquelle vous concluez votre commentaire. Je n’ai nul besoin d’adhérer à vos théories délirantes pour présenter mon opposition à cette loi de façon rationnelle. Permettez que je ne partage pas votre croyance en cette chape de plomb idéologique qui étoufferait le débat démocratique, ce n’est là que fumisterie de complotiste à la petite semaine et paresse intellectuelle de celui qui ne veut pas chercher d’argument en dehors de son champ idéologique. Si cette loi passe, ce sera parce que face au glapissement des excité(e)s (qui existent bel et bien, je vous l’accorde sans réserve) d’une morale bien pensante, les arguments de la raison auront été noyés sous des plaidoiries imbéciles telle que la votre ou celle des 343 Abrutis.

                        • Gnaffron 28 novembre 2013 11:12

                          @Hermes Lejuste


                          je veux bien reconnaitre un parallèle de forme entre certains arguments, mais admettez que les stratégies de disqualification n’ont pas vu jour ni ne sont restées l’apanage du débat sur le mariage pour tous. Ne commettez donc pas l’erreur de rentrer dans ce piège, mais restez sur le terrain de la raison. Ce sera le meilleur pied de nez que vous puissiez faire aux tenants d’une telle rhétorique.

                          Enfin, ne ressassez pas les sempiternels arguments des opposants aux mariages pour tous ! Non seulement vous avez tort, mais surtout CE N’EST PAS LE DÉBAT ! Ce n’est pas parce que quelques défenseurs du MpT défendent cette loi que vous devez croire que c’est l’occasion de refaire le match. Non seulement cela ne changera rien pour le mariage (mangez votre chapeau, il est temps) mais avant tout cela pollue tragiquement le débat en cours et discrédite toute l’opposition à la position abolitionniste. Apprenez à répondre à la question posée, bon sang !

                        • Werner Laferier Werner Laferier 27 novembre 2013 19:33

                          Les partisans du régime gaullien doivent être combattue, mai 68 fut une bonne chose pour la France, les démocrates peuvent juste regretter que De Gaulle n’est pas été jugé pour crimes contre l’humanité et de guerre en Algérie, en France (citoyens d’origine algérienne jeté à la Seine par la police gaulienne, le SAC), mais aussi pour répression (Mai 68).

                          La véritable révolution démocratique s’est faite en 1968 et non en 1789 qui a vu plusieurs régimes instable et aucun droit de l’homme.

                          De Gaulle représente le fascisme, l’obscurantisme et les vieilles traditions d’un autre temps, un dictateur clanique mort dans son lit.


                          • Bruce Baron Bruce Baron 27 novembre 2013 21:36

                            Très bon article, et je suis également d’accord avec le commentateur du nom de Rodier_a.


                            • COVADONGA722 COVADONGA722 27 novembre 2013 22:06

                              « Le Viril n’était pas encore mort. La cheftaine des chasseresses appuya son trident sur la poitrine de l’homme et l’enfonça d’un coup sec. Les filles de Misandra se réjouirent de la mort d’un ennemi de la cité. La chasse n’était cependant pas finie et le commando allait devoir s’engager à travers les Terres Désertes à la recherche d’autres Virils à débusquer. On racontait même que certains de ces animaux formaient des tribus et possédaient des femelles, physiquement semblables eux chasseresses, mais qui s’accouplaient comme des bêtes sauvages »

                               Misandra de CVeillot


                              • Antoine 27 novembre 2013 23:50

                                Quand on pense que ces socialos à la gomme ne représentent réellement qu’un français sur cinq et qu’ils se permettent d’emmerder jusqu’au slip les quatre autres cinquièmes...


                                • Gnagnagna 28 novembre 2013 00:17

                                  Merci à l’auteur ainsi qu’à rodier_a (---.---.222.27) 27 novembre 14:31)
                                  Ils ont, à mon avis, tout compris.

                                  Quant à Werner Laferier (---.---.4.166) 27 novembre 19:33)...
                                  Comment peut-on être aussi sot ? Qu’il retourne (ou aille) vivre dans le pays où les policiers ont la détente facile et les biceps plus gros que le cerveau ce qui les rend bien plus dangereux que les terroristes islamistes et où le rêve (dit américain) n’est plus rêve que pour les simples d’esprit ou ceux qui se croient encore dans les années cinquante.


                                  • trobador 28 novembre 2013 11:03

                                    @ l’auteur

                                    A propos de la PMA et de la GPA vous écrivez :

                                    « La question n’est en effet pas de savoir quand elles seront autorisées, mais quand. »
                                    Certes...

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