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Accueil du site > Actualités > Société > Qu’est-ce qu’un esprit dit « religieux » ?

Qu’est-ce qu’un esprit dit « religieux » ?

Lors de son voyage en Jordanie, le leader de l’Eglise Catholique Romaine prônait à Amman le dialogue chrétiens-musulmans. Le lendemain, dans une messe en plein air, il « encourageait la petite communauté chrétienne de Jordanie à préserver sa foi dans le contexte troublé du Proche-Orient ». Comment un véritable dialogue peut-il exister si chacun ne fait que conforter ses propres opinions, ses propres croyances, ses propres illusions ? Un dialogue ne doit-il pas commencer en mettant de côté toutes ses croyances, tous ses présupposés, tous ses préjugés, afin de permettre une réelle rencontre des esprits ? Comment peut-il y avoir un dialogue entre A et B, si A se proclame chrétien, et si B se proclame musulman ? Un tel dialogue n’est vraisemblablement pas possible, si les croyances personnelles et collectives ne sont pas mises de côté, ce qui revient à en voir leur complète inutilité, mais également leur dangerosité dans les relations humaines.

 
Les religions organisées sont responsables de nombreux massacres dans l’histoire de l’humanité, la plus criminelle étant historiquement le Catholicisme, suivie de l’Islam, puis de l’Hindouisme.

Récemment, une politicienne conservatrice comme Sarah Palin appellait à la guerre au nom de "Dieu", tandis que l’ancien président des Etats-Unis George W. Bush croyait incarner un axe du bien, au nom de sa religion et de ses croyances particulières.
 
Depuis des décennies, le conflit israélo-palestinien se nourrit des divisions nationales, raciales et religieuses que les êtres humains ont culturellement maintenu et renforcé par un système éducatif basé sur l’adhésion et l’identification à des images. Ici, l’on naît juif ou israélien et là l’on naît arabe ou musulman, tandis qu’ailleurs l’on naît hindou, catholique, français, belge, russe, chinois, américain, afghan ou italien.
 
Les conflits naissent de ce que les êtres humains ne regardent leurs semblables qu’au travers de ces images sociétalement instituées, et génératrices des divisions politiques, territoriales et religieuses.

Ainsi, la religion est aujourd’hui devenue une affaire politicienne de propagande médiatisée et peoplisante, mélangeant la politique et l’Eglise autour de dogmes, doctrines, et concepts creux et vides de sens justifiant l’idée d’une appartenance communautaire. Le concept de Dieu a été inventé en Occident et n’appartient pas par exemple à l’ancienne tradition asiatique, qui dispose de ses propres schèmes de pensée particulier en matière de religion. Mais la religion qui est l’institutionalisation de croyances et de dogmes a-t-elle un quelconque rapport avec le fait d’un esprit dit "religieux" ? Car là où il y a autorité psychologique, il y a peur et conformisme, et donc il ne peut y avoir liberté de l’esprit et donc, d’esprit religieux.

Aussi, le pape, ou les divers leaders spirituels de la planète quels qu’ils soient, et encourageant la tradition, aux rituels, croyances, à l’obéissance, n’ont rien à voir avec un esprit religieux. Un esprit religieux n’a aucun rapport avec quelque forme de pouvoir quel qu’il soit. L’esprit religieux ne recherche pas le pouvoir, il le comprend et en voit la nature destructrice tant dans les relations individuelles que collectives, à l’échelle de la planète. La hiérarchisation des connaissances, l’autorité du chef, la parole imposée et les dogmes, toutes ces choses et patterns de pensée que l’homme a créés sont notamment responsables de l’énorme chaos et des divisions qui existent entre les gens sur la planète. Car à l’évidence, chaque culture a ses propres dieux, ses propres religions, et ses propres autorités spirituelles.

Aussi toutes ces divisions n’ont absolument rien à voir avec un esprit religieux, mais seulement avec un conditionnement culturel et sociétal, perpétué notamment par l’éducation. Le Pape et ses suiveurs, l’institution religieuse, l’Eglise ou la Mosquée, maintiennent et perpétuent ces conditionnements particuliers, autour de la déformation de la vie de prophètes, dont l’existence et l’objectivité historique est impossible à établir.

Les populations conditionnées aiment vivre dans l’illusion, et sont à la recherche de sécurité psychologique. La vie après la mort, la résurrection, toutes ces croyances que l’on fait rentrer dans le cerveau des enfants sont hautement destructrices. Elles ne reposent sur rien de factuel, car c’est la pensée qui est intrinsèquement limitée qui a inventé tout cela. Aussi, la foi et la raison sont deux choses inconciliables, car avoir la foi c’est être aveugle, c’est ne plus douter, c’est accepter et abandonner tout scepticisme, c’est entrer dans le rang, dans le conformisme, et contribuer au non-sens généralisé de la société humaine planétaire toujours en conflit.

C’est le lot de beaucoup d’entre nous. Nous avons été conditionnés à croire, à obéir, dans le domaine psychologique. Il n’y a rien de plus creux qu’un esprit qui obéit, qui ne questionne pas, qui aquiesce à l’autorité, au dogme, etc. Lorsque vous prenez conscience de l’"absolu" mensonge des religions organisées, vous vous en détournez, mais pour cela il faut avoir l’acuité et l’énergie d’investiguer et de réfléchir par soi-même, et de se débarasser par la compréhension de toutes ces propagandes millénaires des livres sacrés, des leaders religieux, des méthodes dites "spirituelles" et autres absurdités de notre monde.

Il y a ceux qui croient en Dieu et ceux qui n’y croient pas, ceux qui croient aux livres sacrés et ceux qui n’y croient pas, et toutes ces positions résultent de notre propre éducation, de notre propre parcours personnel et de nos expériences. Il n’y a aucune liberté dans ces convictions ou points de vue créés par la pensée. Les sociétés religieuses secrètes ou non, les sectes, fonctionnent également dans les illusions créées par la pensée.

De même, les religions organisées sont des cages collectives dorées nourrissant des illusions psychologiques et spirituelles chez les gens, elles sont affaires de pouvoir, de main-mise sur les esprits, de conditionnement autoritaire, etc. Quoi de moins étonnant que de voir politique et religion se mêler au niveau des instances dirigeantes. Le mensonge politique et le mensonge du religieux vont de pair, et offrent un triste spectacle de la société d’aujourd’hui.

Mais la plupart d’entre nous cherchons la sécurité dans les illusions, et aimons vivre dans les illusions, nous préférons nous distraire et que l’on nous dise quoi penser, que ce soit par les experts ou les autorités psychologiques, aussi, nous ne questionnons-pas les modèles établis, les dogmes et les organisations mensongères présentes au coeur de la société.
 

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65 réactions à cet article    


  • Gollum Gollum 19 mai 2009 12:01

    Texte sans intérêt présentant une vision très personnelle et rétrograde du phénomène religieux.

    Mais sur Av on a l’habitude. A fuir.

    • paul muadhib 19 mai 2009 18:31

      @ gollum , si vous disiez : « je trouve ce texte sans interet... » pas de probleme, c est une opinion, donc relatif, or vous faites dans l absolu avec :« texte sans interet.... »
      ne serait il pas souhaitable d affirmer le « je » lorsqu il s agit d opinion ? ce propos s adressant a vous , a moi , a tout le monde...
      merci a abolab, dieu n est pas un sujet pour moi, donc je n aborderais pas, d ailleurs je vous rejoins , je ne trouve pas possible de dialoguer sur la religion, dieu etc..chacun venant avec sa vision definitive, le dialogue m apparait comme impossible.
      Mais le but n est sans doute pas le dialogue mais plutot le fait de vouloir convertir a une facon de voir particuliere, ce que nous faisons sans doute tout le temps en combattant pour nos opinions.. ?? finalement la guerre ne serait elle pas a propos d opinions differentes ?


    • Abolab 19 mai 2009 19:04

      La capacité à voir un fait délimite la possibilité d’un réel dialogue. Si je viens et vous dis que « Dieu » est un concept, ce qu’il est, car tout mot est psychologiquement transformé en concept, et qu’au contraire, vous êtes persuadés que « Dieu est une réalité », « Je l’ai vu », ou « X ou Y ou Z l’a vu », et êtes donc attaché à une expérience, la vôtre ou celle d’un autre, alors inévitablement, il ne peut y avoir de dialogue.

      Ou alors vous avez eu une expérience religieuse intense, et pensez « avoir été en contact avec Dieu », ce qui n’est pas mon cas (car je n’ai aucune idée de ce que veut dire ce terme), alors vous avez créé votre expérience à partir de votre propre conditionnement religieux et culturel, que celui-ci soit catholique, bouddhique, hindou, musulman, etc...

      Cette expérience appartient au passé, ce qui est intrinsèquement le cas pour toute expérience, et est donc par définition impartageable. Comme toute expérience appartient au passé, vous ne pouvez en faire qu’une description, et cette communication d’une expérience est donc limitée et ne présente aucune actualité, donc aucun intérêt, pour une personne qui souhaiterait découvrir par elle-même ce qu’il en est de cette question.

      La seule chose véritablement importante est la capacité à percevoir un fait instantanément, c’est-à-dire poser les bases permettant de penser de manière commune. Mais si l’on part avec ses opinions, ses croyances et ses préjugés, une telle pensée commune, qui doit être à la base d’un réel dialogue, me semble véritablement impossible, et ce ne sont pas les faits historiques passés ou actuels qui pourront venir contredire cette perception de la chose.


    • plancherDesVaches 19 mai 2009 21:34

      N’empêche... quelle merde, cette religion.

      Quoique : des centaines de milliards de morts depuis le début de l’humanité grâce à leurs guerres....Le pouvoir financier qui nous fait tuer des milliards de gens dans les pays sous-développé fait aussi bien, vous me direz.

      N’empêche que sans tous ces morts, on devrait sacrément se pousser, tous.
      Rappelez-moi de promouvoir la religion et l’argent : ça tue bien.


    • Abolab 19 mai 2009 21:49

      Quelle est votre question Madame, Monsieur ?


    • John Lloyds John Lloyds 19 mai 2009 12:06

      Article trop caricatural, qui ne fait aucune distinction entre la religion dogmatisée, asservissante, aux fins politiques, la religion native dénuée de toute manipulation ecclésiastique, le mysticisme, en marge du religieux, mais qui s’y rattache en tant que système pragmatique, et l’ésotérisme qui, tout en se distinguant de la religion, peut s’y référer par des emprunts théoriques.

      De cette approche grossière de l’auteur ne sort évidemment qu’un fromage lourd et dénaturé, les choses étant beaucoup plus complexes que la simplification hâtive qu’il veut nous imposer. Si la religion peut effectivement être « manipulation », « cage » et « illusion » pour certains (mais est-ce un mal, ne vaut-il pas mieux un bon placébo qu’un disjonctage suicidaire ?), elle est pour d’autres une voie parfaitement pragmatique, voire une philosophie de vie très efficace, je pense par exemple aux chartreux ou à Krishnamurti.

      L’auteur devrait également penser que certaines personnes suivent des voies qui, loin d’être des illusions, touchent ce que l’anthropologie appelle la surnature, et entretiennent avec elle des relations parfaitement pragmatiques (sortiesdu corps, visions à distance, rêves prémonitoires, lecture intuitive des caractères des gens, acquisition d’une exceptionnelle santé et longévité grâce à des rituels précis etc ...).

      Bref, un article grossier qui ne met en avant qu’un cas particulier au détriment de tous les autres passés sous silence.

      _________________________________

      ALERTE INFO


      • Abolab 19 mai 2009 12:31

        Un esprit pris dans les constructions intellectuelles, dans les systèmes quels qu’ils soient, dans les concepts, dans les descriptions apportées par d’autres, est-il un esprit libre ?


      • Gollum Gollum 19 mai 2009 12:42

        Mais c’est vous-même qui êtes vraiment sans nuance aucune, vous n’êtes pas un esprit libre.. Vous avez l’esprit formaté que précisément vous dénoncez, amusant non ?


      • Olga Olga 19 mai 2009 12:43

        « Si la religion peut effectivement être « manipulation », « cage » et « illusion » pour certains (mais est-ce un mal, ne vaut-il pas mieux un bon placébo qu’un disjonctage suicidaire ?), elle est pour d’autres une voie parfaitement pragmatique, voire une philosophie de vie très efficace, je pense par exemple aux chartreux ou à Krishnamurti. » 


        Krishnamurti dit au contraire que la religion est une échappatoire à la réalité, une illusion qui masque tant bien que mal le vide et la peur de celui qui se rattache à une religion. 
        Pour lui un esprit doit se détacher de toute croyance pour atteindre la Liberté, la Vérité (qu’on peut aussi appeler Dieu ou l’Amour)... Ne faire qu’un avec le réel, la vérité, sans être trompé(e) par le filtre d’une pensée conditionnée par la mémoire et notre environnement culturel. 



      • Gollum Gollum 19 mai 2009 12:43

        C’était destiné à Abolab évidemment..


      • John Lloyds John Lloyds 19 mai 2009 12:59

        @Olga
        « la Vérité (qu’on peut aussi appeler Dieu ou l’Amour)... »

        N’est-ce pas là déjà une croyance ? Pourquoi la vérité ne serait pas nihilisme et destruction ? Après tout, la nature nous montre bien qu’elle est destructrice, non ?

        @Abolab

        Ceux qui sont en relation avec la surnature, au sens où l’entend l’anthropologie, qui ont les « pouvoirs » que j’ai cité plus haut (par exemple la capacité de faire des rêves prémonitoires), ne sont pas dans la construction, mais dans un pragmatisme autrement plus vaste que notre petite réalité.


      • Abolab 19 mai 2009 13:12

        Quelqu’un qui recherche du pouvoir, quel qu’il soit, matériel, social, psychologique ou ce qui est appelé « spirituel », est pris dans les rouages de l’ambition, du devenir, du temps psychologique. Comment un tel esprit peut-il être libre ?


      • John Lloyds John Lloyds 19 mai 2009 13:32

        Mais justement, les religions (non dogmatiques) proscrivent la recherche du pouvoir comme objectif premier. Dans le brahmanisme, par exemple, l’acquisition de pouvoirs personnels n’est qu’un effet secondaire, une sorte de bonus acquise après des pratiques ascétiques très précises, et dont le but est la libération.


      • Olga Olga 19 mai 2009 13:33

        « Pourquoi la vérité ne serait pas nihilisme et destruction ? »


        Pour Krishnamurti c’est justement le fait d’avoir un esprit suffisamment libre qui permet de toucher au plus près cette réalité (avec tous ses défauts : nihilisme, violence, destruction...) et finalement d’annihiler la peur et les problèmes qui vont avec. 
        Au lieu de s’échapper de la réalité par des artifices de la pensée, il pense que c’est « en faisant taire » cette pensée, que l’on peut approcher au plus près des problèmes qui nous touchent et les ingérer puis les digérer en quelque sorte. 
        Mais on ne peut arriver à ce stade en s’appuyant sur notre pensée (conditionnée et « polluée » par le passé), sur nos croyances. Là est le défi : être capable de ne faire qu’un avec le réel sans intervention de la pensée. En me disant je ne dois pas avoir peur de ça, je dois avoir tel jugement sur ceci, je suis toujours sous l’emprise de pensées, de croyances... 
        Maintenant, qui est capable de faire taire sa pensée et de voir (d’être) la réalité sans porter de jugement ? Bonne question... smiley 


      • John Lloyds John Lloyds 19 mai 2009 14:03

        L’arrêt du dialogue intérieur fait également partie de la conception de base du chamanisme de Castaneda. Le problème, c’est que pour entrer dans ce niveau d’intemporalité, qu’il nomme « stopper-le-monde », ça demande un tel niveau de déconstruction personnelle que celui qui le tente risque la démence. Ce pourquoi les premiers pas necessitent un support, généralement une religion, et même si son enseignement reste bidon, elle atteint toutefois son objectif, qui est d’éviter à l’adepte de perdre pied, comme on met une cuillère dans la main à un môme qui apprend à marcher. Ce n’est que bien plus tard qu’il pourra lâcher la religion, quand celle-ci ne lui servira plus.


      • Abolab 19 mai 2009 14:04

        Il n’y a pas de religion « non dogmatique », toute organisation d’une croyance, d’un système, de concepts est par essence dogmatique. On ne peut organiser que des croyances, des idéologies, des symboles, des mots, des images...etc

         Il n’y a rien de « sacré » dans tout cela. Pourquoi donc une grande majorité de l’humanité suit aveuglément des gurus, des leaders, des chefs spirituels...etc Tout cela est du vent.


      • Shaytan666 Shaytan666 19 mai 2009 14:43

        « Nous ne considérions pas les grandes plaines ouvertes, les superbes collines ondulées, et les méandres des fleuves... comme »sauvages« . C’est pour l’homme blanc seulement que la nature était une »jungle« ... et la Terre »infestée« de »sauvages", hommes et animaux. Pour nous la Terre était généreuse, et nous étions entourés par les bienfaits du Grand Mystère.

        (Chef Luther Standing Bear, Sioux Oglala)



        Bien sûr qu’il y a des religions non dogmatique, un bête petit exemple, les Amérindiens.


      • Abolab 19 mai 2009 14:43

        Est-ce parce que les religions promettent toujours quelque chose dans le futur ? Parce qu’elles utilisent justement le temps psychologique (passé ou futur) pour asseoir leur pouvoir sur les esprits ? Et les esprits fonctionnant dans le temps, par peur et par conformisme, acquiescent et acceptent la tradition, mais également parce que la plupart d’entre nous avons été conditionnés par l’éducation et par l’environnement ?

        A bien écouter les politiques ou les religions, la paix n’est jamais dans le présent, elle est toujours dans le futur. Or une paix projetée dans le futur n’est et ne sera jamais une actualité. Et c’est peut-être pourquoi les êtres humains vivent depuis leurs origines dans le conflit permanent, des nations, ou des cultures.


      • Olga Olga 19 mai 2009 15:59

        @John
        « celui qui le tente risque la démence »

        C’est bien pour ça que je termine en disant : Mais qui est capable de le faire ?


      • John Lloyds John Lloyds 19 mai 2009 16:02

        @Abolab

        bien sûr qu’il y a de la religion non dogmatique, c’est bien le gouffre de votre « article » qui ne décrit que les dogmatiques, étant donné que vous êtes incapable de voir tout ce qui ne saute pas au yeux. La religion dogmatique, c’est celle qui cherche à rallier l’individu à sa chapelle pour l’asservir, la non dogmatique est celle qui dispensera un enseignement désinteressé qui ne vise que la libération d’un individu en particulier. Vous pouvez tout aussi bien avoir le christianisme dogmatique qui a plongé l’humanité dans l’obscurantisme pendant 2000 ans, celui que vous décrivez, comme un christianisme initiatique que ne représente aucune institution théologique, mais je crois que vous êtes beaucoup trop immergé par la « culture contemporaine », cad que vous souffrez de ce que vous reprochez aux religions, pour comprendre ça.


      • Abolab 19 mai 2009 16:15

        Cf mon précédent article « qu’est-ce que la psychologie ? », pour comprendre la vie, c’est-à-dire qu’est-ce qu’il s’agit que ce « truc » qu’est la vie, sa vie quotidienne, ses routines, ses plaisirs, ses désespoirs, son anxiété..., et la vie collective avec toutes ses guerres, ses propagandes en tout genre, cette imbécilité et superficialité grandissante, il est sain et raisonnable de commencer par soi-même, et ainsi de voir que l’on n’est pas différent ou séparé de la société que les êtres humains ont créé et dont nous continuons à perpétuer les cadres rigides et les patterns de pensée, très étroits et limités.

        Pour cela, chacun d’entre nous est le mieux placé pour se connaître, et ainsi cela est à la portée de tout le monde. Mais maintenant, si vous attendez que quelqu’un vous aide, que ce soit un expert du cerveau, un psychologue ou un leader religieux, vous avez dès lors cessé l’investigation. Vous souhaitez que l’on vous donne des formules toutes faites, des solutions toutes préparées, des promesses qui vous sécurisent, parce qu’ultimement il y a la peur, qui pousse au conformisme et à l’obéissance.

        Est-il possible maintenant et non pas en abstraction de mettre de côté toutes les théories, conceptions, traditions, systèmes de pensée, philosophies, et tout ce qu’ont dit les autorités religieuses ou autres au niveau psychologique sur ce qu’est la vie et ce qu’est de vivre ? Et ainsi, cesser instantanément ce mouvement de recherche vers ces choses abstraites et intellectuelles promises par ces mêmes autorités ?


      • John Lloyds John Lloyds 19 mai 2009 16:59

        Abolab, je crois que je vais arrêter cette conversation qui ne rime à rien, vous êtes figé comme un pou sur la vérole dans la vision dogmatique de la religion, je vous engage à sortir de votre vision stéréotypée, psychologique et sociétale pour aborder le côté anthropologique, lisez les études d’Eliade et vous verrez que des pratiques religieuses particulières, du yoga au chamanisme en passant par l’animisme, participent à la libération de l’individu, qui se prend en charge lui-même sans attendre que les choses lui tombent du ciel.

        Je me permets de résumer votre position, pour vous montrer que vous n’êtes pas sorti de votre petit cm3 conceptuel, à l’instar de ce que vous reprochez aux institutions religieuses (qui, je vous l’accorde, sont d’un niveau comparable au vôtre) :


        « Mais maintenant, si vous attendez que quelqu’un vous aide, que ce soit un expert du cerveau, un psychologue ou un leader religieux, vous avez dès lors cessé l’investigation. Vous souhaitez que l’on vous donne des formules toutes faites, des solutions toutes préparées, des promesses qui vous sécurisent, parce qu’ultimement il y a la peur, qui pousse au conformisme et à l’obéissance. »

        DOGME RELIGIEUX

        « De même, les religions organisées sont des cages collectives dorées nourrissant des illusions psychologiques et spirituelles chez les gens, elles sont affaires de pouvoir, de main-mise sur les esprits, de conditionnement autoritaire »

        DOGME RELIGIEUX


        « Est-ce parce que les religions promettent toujours quelque chose dans le futur ? Parce qu’elles utilisent justement le temps psychologique (passé ou futur) pour asseoir leur pouvoir sur les esprits ? »

        DOGME RELIGIEUX

        « A bien écouter les politiques ou les religions, la paix n’est jamais dans le présent, elle est toujours dans le futur »

        DOGME RELIGIEUX

        « Quelqu’un qui recherche du pouvoir, quel qu’il soit, matériel, social, psychologique ou ce qui est appelé « spirituel », est pris dans les rouages de l’ambition, du devenir, du temps psychologique. »
         
        DOGME RELIGIEUX

        [...]

        Vous ne faîtes que vous attaquer aux curaillons et consorts, et ne mentionnez jamais l’essence qu’ils ont pervertis, si après ça, vous ne comprenez pas, je ne peux rien pour vous smiley


      • Abolab 19 mai 2009 17:02

        Lorsque l’on a fait cela, réellement, sainement, rationnellement et pas en abstraction, l’on s’aperçoit si l’on est un tant soit peu lucide et « humble » d’esprit, qui n’est pas non plus une qualité qui se cultive, qu’il n’y a absolument rien d’original en soi, rien qui n’ait pas été apporté de l’extérieur, rien qui est une qualité nouvelle et fraîche, non « contaminée » ou touchée par le passé, la tradition, l’éducation et toutes ses limitations personnelles, sociétales ou culturelles.

        L’on est foncièrement vide, dans le sens qu’il n’y a rien d’original en soi. C’est un fait, qui peut sembler un peu cruel, mais qui existe par soi-même. En tant que fait, l’on ne peut agir sur cette condition, ou cet état : c’est ce qui est.

        Maintenant est-il possible de regarder ce fait, sans jugement, sans a priori, sans division, parce que l’on n’est pas séparé de ce fait, et sans vouloir le changer, qui est encore un mouvement de fuite par rapport à ce fait ? Autrement dit, est-il possible d’observer ce fait sans en faire une conclusion, ou le transformer en un principe, une idée arrêtée et construire une nouvelle autorité cette fois-ci personnelle, à partir de cette conclusion ?


      • Abolab 19 mai 2009 17:40

        La plupart d’entre nous ne veulent pas considérer ce simple fait : il y a trop d’orgueil, trop de suffisance, trop de savoirs accumulés, trop de conclusions déjà tirées qui lorsqu’elles sont mises en suspens ou écartées entraînent une peur et un sentiment de vide trop intense ou trop fort. Ainsi, l’on préfère s’aveugler et fermer son esprit.

        Mais pour qui a eu l’intensité et la passion lucide de voir les choses telles qu’elles sont , dans son esprit, c’est-à-dire qu’il n’y a absolument rien d’original, rien de frais, rien de neuf, intérieurement dans sa pensée, dans son esprit, ou dans sa conscience, fondamentalement, alors, l’esprit, la pensée et son mouvement se pacifient, deviennent plus calmes, plus attentifs. Et si l’on ne fuit pas cet état et si l’on ne tire aucune conclusion sur cet état ou cette observation, alors et seulement alors, peut commencer l’investigation.


      • appoline appoline 21 mai 2009 16:36

        @ John,

        Sans commentaire où je risquerais de finir sur le bûcher mais nous sommes sensiblement sur la même voie.


      • Abolab 21 mai 2009 17:57

        « Nous sommes sur la même voie »

        C’est bien là le problème des êtres humains quels que soient le système philosophique, politique, religieux, ou même personnel auxquels ils adhèrent. Cette idée de « voie », d’être sur un chemin, et donc de progression graduelle pour accéder à ce à quoi ils aspirent. Au niveau matériel, cela est tout à fait compréhensible, l’on a besoin de temps pour construire une maison, ou au niveau de la mémoire, le temps est nécessaire pour acquérir des capacités, des connaissances, que ce soit en sciences, ou dans l’apprentissage d’une langue.

        Mais en-dehors de ces considérations pragmatiques, les hommes ont inventé des idées abstraites, des concepts, érigés en système, comme but ultime de ce processus temporel de recherche : « Dieu », l’« éveil », la « libération », la « liberté », l’« amour », la « paix », la « démocratie »...etc, etc. Ces abstractions sont soit des idéaux, soit des croyances auxquelles l’on adhère traditionnellement par l’acceptation, l’obéissance et le conformisme tant intellectuel que psychologique, par un long et intergénérationnel conditionnement culturel.

        Aucun de ces idéaux ou de ces concepts ne sont des actualités, c’est-à-dire des vérités factuelles partagées par tous les êtres humains. Au coeur même des « démocraties », le conflit est omniprésent et participe de la nature même du fonctionnement démocratique. Comment donc la démocratie pourrait-elle faire advenir la paix ? De la même manière, aucun système politique ou religieux inventé par la pensée, quel qu’il soit ne peut faire advenir la paix, qui demeurera toujours, tant que l’on accepte le temps psychologique comme moyen d’y parvenir, un non-fait, un idéal, une abstraction.


      • Abolab 21 mai 2009 18:08

        A moins de vivre évidemment reclus et coupé du monde dans une quelconque communauté comme le font bon nombre de gens, et là encore cet isolement n’apporte qu’une paix fragmentée et illusoire qui finit toujours par se heurter à la réalité du chaos extérieur créé par l’ensemble des activités humaines fragmentées sur la planète. De telles utopies ont été expérimentées un peu partout sur le globe, mais elles fonctionnent en circuit fermé, et n’ont que très peu d’influence sur l’environnement général. Cela est parce que la plupart des personnes engagées dans de tels modes de vie ont encore la croyance qu’un changement dans la nature des relations humaines doit être organisé et engagé par des biais externes. Or, ces communautés quelles soient citoyennes ou religieuses sont créées elles aussi par la pensée qui par nature est limitée et divise les êtres humains : ce sont de nouveaux systèmes, qui quels qu’en soit la complexité ou la subtilité, demeurent limités. Cela satisfait à bon nombre de personnes, mais ne diffère pas fondamentalement de l’isolation générée par les modes de vie plus conventionnels ou normaux et à plus grande échelle, comme les nations ou autres groupes fabriquant les guerres dans le monde.


      • Olga Olga 19 mai 2009 12:11

        @Abolab

        Jiddu Krishnamurti revisité ? smiley 
        Il est vraiment taquin ce Jiddu en nous parlant de l’Esprit religieux comme étant celui qui s’est affranchi de toute autorité, qui n’a pas de croyances, pas de dogmes... 


        • TALL 19 mai 2009 12:22

          Bien décrit.

          Précisons aussi que même sans les religions, l’homme est capable de ce genre d’errements. MAIS avec les religions, l’intensité et la durabilité en sont sévèrement aggravées de par les enjeux censés être exitentiels qui y sont attachés ( quelque chose après la mort ). Sans oublier le dogme de la vérité divine indiscutable qui complique à outrance les dialogues inter-communautés. En pratique d’ailleurs, le dialogue de fond est quasi inexistant.
          Normal, puisqu’aucun repère rationnel ne permet d’arbitrage comme l’expérience peut le faire en sciences dans la plupart des cas.

          Un exemple frappant à ce titre, c’est le communisme. L’URSS s’est effondrée en 3/4 siècle, ce qui est très court à l’échelle de l’histoire, surtout par rapport aux grandes religions, et ce, parce que le communisme a économiquement échoué sur le terrain. Fait dont la plupart de ses adeptes ont pris acte et donc abandonné le concept. Mais la chose aurait été bien + compliquée si le communisme avait été « d’origine divine ».
          Et dans le même ordre d’idée, je dirais même que si les bolcheviques avaient pris les poppes dans leur camp au lieu de se venger sur eux car ils avaient mangé dans l’assiette des tsars, l’histoire du 20e siècle aurait pu être fort différente.
          Car l’anti-christiannisme bolchevique a été l’élément le + fort de la propagande capitaliste contre l’URSS. Beaucoup de chrétiens non allemands se sont engagés sur le front russe dans la wehrmacht sur base de ce principe en 40-45.

          • Abolab 19 mai 2009 13:10

            Bien sûr Monsieur, le concept de Dieu n’est pas universel. Et tout concept est très très limité.


          • Shaytan666 Shaytan666 19 mai 2009 14:36

            Je n’en veux pas à « dieu », j’en veux à ceux qui m’en ont parlé.
            Je sais plus qui a dit cela  smiley


          • Senatus populusque (Courouve) Courouve 19 mai 2009 14:54

            Définitions de « Dieu » :

            « Celui qui est » (Exode, III, 14) ; « l’Intellect qui façonne toutes choses à partir de l’eau » (Thalès) ; « éternel et un, semblable et sphérique, ni illimité ni limité, ni au repos ni en mouvement » (Xénophane) ; « le moteur immobile » (Aristote) ; « un esprit libre, immatériel, connaissant tout et source de tout mouvement, doué lui-même d’un mouvement éternel » (Cicéron, Tusculanes, I, xxvii, 66) ; l’être tel qu’on ne peut rien penser qui le surpasse (Anselme) ; « une substance infinie, éternelle, immuable, indépendante, toute connaissante, toute puissante et par laquelle moi-même et toutes les choses qui sont ont été créées et produites » (Descartes) ; « l’être absolument infini » (Spinoza) ; « une substance nécessaire » (Leibniz) ; « être nécessaire, unique, simple, immuable et éternel » (Kant) ; l’Absolu, l’Idée éternelle (Hegel).

            Les éléments récurrents, et « extrêmes » de ces tentatives de définitions sont :
            L’être
            Le créateur
            L’éternité
            L’infinité
            L’unicité
            L’immuabilité
            La toute-puissance

            Qualifications et métaphorisations de « Dieu » :

            L’être le plus excellent (Aristote) ; son centre est partout, sa circonférence nulle part (Livre des XXIV philosophes) ; asile de l’ignorance (Spinoza) ; tout ensemble Père, Fils, et Saint-Esprit (Bossuet) ; une grosse ou petite araignée dont les fils s’étendent à tout (Diderot) ; un père qui fait grand cas de ses pommes, et fort peu de ses enfants (Diderot) ; un fantôme inventé par la méchanceté des hommes (Sade) ; une idée sans objet, une idée sans prototype, une chimère (Sade) ; un mot rêvé pour expliquer le monde (Lamartine) ; « Le seul être qui, pour régner, n’ait même pas besoin d’exister. » (Baudelaire) : la raison de ceux qui n’en ont pas (Renan) ; notre mensonge de plus grande durée (Nietzsche) ; un élément organisateur de l’univers discursif de la philosophie (G. Almeras et S. Auroux).


            • boris boris 19 mai 2009 15:28

              Pour l’homme actuellement son Dieu c’est l’argent, sauf bien sur pour les Sioux Oglalas et d’autres.


              • Abolab 19 mai 2009 16:17

                Si l’on a besoin d’argent pour vivre, il est moins sûr que l’on est besoin du concept de Dieu. Maintenant, l’accumulation ou la poursuite matérielle perpétuelle, tout comme l’accumulation ou la poursuite d’expériences au niveau dit « spirituel » ne reflètent-elles pas le même type de processus, qui est tout sauf révélateur d’un équilibre ?

                Car une société qui est basée uniquement sur l’accumulation matérielle ne peut pas être une société équilibrée.


              • Shaytan666 Shaytan666 19 mai 2009 17:54

                Comme le dit très bien Julien, vous vous cantonez uniquement aux religions « du livre » et à « dieu », alors qu’il y a des centaines de courants de pensées différentes.
                Encore un petit exemple, les rédacteurs de la Déclaration des droits de l’Homme en 1789 ne parlaient-ils pas d’un Etre Suprême (avec majuscules svp)

                Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789

                Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

                En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être Suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen.

                 




              • Abolab 19 mai 2009 18:02

                Quel est donc cet « Être suprême » sinon une invention de la pensée, une personnification équivalente au concept de « Dieu » ? Quel que soit le nom donné à cette chose personnifiée ou non, cela reste une intellection, un concept, ou un symbole : c’est-à-dire une abstraction.

                Prenez la simple devise de la République Française : Liberté-Egalité-Fraternité : ce sont des concepts et en tant que concepts, ils sont limités et opèrent dans le symbolique. Vous voyez bien tout comme moi que notre société ne repose pas dans les faits sur leurs contenus de sens. Aussi, le mot, le concept, l’idée exprimée n’est pas la chose, qui si elle est, est toujours « réelle » et actuelle.

                Les personnes politiques ou religieuse qui prêchent la « paix » ou l’« amour », ou la « liberté », prêchent des abstractions, et usent de ces abstractions à des fins ou des intérêts limités, que ce soient celles d’un parti, d’une nation, d’un groupe, d’une religion, toutes ces organisations étant limitées et génératrices de division et donc de conflit dans le monde.

                Pour ne prendre qu’un exemple actuel : prépare-t-on la paix en soutenant une industrie de défense ou d’armement ? Bien évidemment que non, et pourtant il s’agit là d’une grande part du business des nations, et y compris les plus « développées ».


              • Shaytan666 Shaytan666 19 mai 2009 18:37

                Les Romains ne disaient-ils pas déjà « Si vis pacem para bellum » ?


              • jullien 19 mai 2009 17:46

                A l’auteur :
                Revenez écrire votre article quand vous aurez plus de connaissances en matière de religion. Il me paraît évident que vous ne connaissez que le monothéisme et encore plus ou mal. Vous semblez ignorer les religions extrêmes-orientales, le polythéisme gréco-romain de l’antiquité (la culture classique se perd...), les religions dites animistes, etc... Je ne vous demande pas de devenir un expert, seulement d’avoir un peu plus de curiosité intellectuelle et de connaissance au lieu de nous sortir des lieux communs. 


                • Forest Ent Forest Ent 19 mai 2009 18:02

                  Comment peut-il y avoir un dialogue entre A et B, si A se proclame libéral, et si B se proclame socialiste ? Un tel dialogue n’est vraisemblablement pas possible, si les croyances personnelles et collectives ne sont pas mises de côté, ce qui revient à en voir leur complète inutilité, mais également leur dangerosité dans les relations humaines.

                  C’est clair. Pour discuter, il vaut mieux ne rien penser du tout. Il fait beau, aujourd’hui, pas vrai ?

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