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Accueil du site > Actualités > Société > Qu’est-ce qui se cache derrière Note2be ?

Qu’est-ce qui se cache derrière Note2be ?

C’est le phénomène qui occupe toutes les conversations des cours d’école et des salles de profs. Car, désormais, le professeur ne sera plus seul à noter et l’élève pourra faire part de son jugement sur les qualités ou non de la personne qui lui donne la leçon. Le site internet Note2be offre en effet la possibilité aux anciens élèves et aux élèves encore présents dans l’établissement de régler leur compte avec les professeurs ou bien de saluer leur travail.

L’un des deux fondateurs, Stéphane Cola joint au téléphone, se défend de vouloir attaquer la profession d’enseignant tout en dénonçant qu’il ne s’agit pas « d’une profession sacrée et que les enseignants ne doivent pas être dispensés d’une évaluation, car tout le monde sait que la visite de l’inspecteur n’a aucune légitimité  ». D’après le directeur de l’entreprise « un élève de 6e est tout à fait habilité à juger des qualités pédagogiques et du travail fourni par l’enseignant ».

A la question de la démagogie que ce type de site internet pourrait enclencher chez les professeurs qui voudraient se voir gratifier d’une bonne appréciation, Stéphane Cola affirme « qu’un élève n’est jamais dupe ». On peut douter de cette assertion, mais à en croire son fondateur, Note2be serait une entreprise d’utilité publique. Car elle est censée faire pression sur les enseignants pour les amener à mieux instruire les jeunes générations. « Il est urgent d’agir et de sortir ces élèves du chômage qui les attend », déclare-t-il.

Dans les propos du chef d’entreprise, se distinguent plusieurs amalgames qui consistent à prendre pour responsables du chômage les services publics et leurs représentants. Le discours de Stéphane Cola est évidemment empreint de ce libéralisme qui ambitionne de se départir définitivement des mécanismes de l’Etat. L’évaluation des professeurs s’inscrit dans cette logique de remise en question du statut de fonctionnaire qui, d’après la doctrine libérale, serait nuisible à l’économie de la France.

Mais les syndicats d’enseignants, les principales fédérations des parents d’élèves et l’union des lycéens voient d’un très mauvais œil que le nom des professeurs et leur établissement soient cités et offerts à un « lynchage public ». Le SNES-FSU, syndicat majoritaire dans l’enseignement, assigne en référé les responsables de cette entreprise qui emploie deux salariés. Mais Stéphane Cola prétend qu’il ne craint pas, avec l’aide de ses avocats, de se retrouver au tribunal, car le site allemand « spickmich », dont il s’inspire « a déjà résisté à trois procès ».

Xavier Darcos, qui a tardé à s’exprimer sur Note2be, a finalement condamné le procédé d’évaluation sur internet. Mais curieusement, Stéphane Cola se réjouit de la polémique qui entoure son site qui aurait désormais atteint « les 120 000 visiteurs par jour ». Se refusant à chiffrer les bénéfices de l’entreprise, le directeur s’amuse de voir Valérie Pécresse feindre l’embarras, alors que la ministre de l’Enseignement supérieur s’était prononcée en faveur de l’évaluation des enseignants.

Mais doit-on vraiment s’étonner du manque de réaction du gouvernement en faveur des fonctionnaires, quand on sait que des liens politiques et idéologiques existent entre Note2be et l’UMP ? La présence de Stéphane Cola sur la liste de Pierre Lellouche aux municipales, avant qu’il ne décide le 14 février de consacrer son temps à son entreprise, mais aussi son compagnonnage professionnel auprès de Philippe Séguin ne font pas de ce chef d’entreprise, adhérant à l’UMP, un homme dénué de vision et d’attachement politique.

Même si l’intéressé refuse de reconnaître l’existence de liens entre Note2be et les projets du gouvernement, on ne peut s’empêcher de voir quelques similitudes avec cette volonté de changer ce grand corps de l’Etat que représente l’Education nationale, en supprimant les concours et la stabilité professionnelle et en octroyant au directeur de l’établissement le pouvoir d’un chef d’entreprise habilité au recrutement et à l’évaluation des membres de son équipe.

Stéphane Cola concède que « Note2be s’inscrit dans un mouvement lourd », mais il refuse de voir son entreprise réduite à un moyen de déstabilisation et de destruction de l’Education nationale. Pourtant, dans son discours, le chef d’entreprise se réfère sans cesse au « changement », un mot si cher à Nicolas Sarkozy.

Doit-on pour autant en conclure que Note2be ne serait qu’une filiale idéologique du gouvernement visant à modifier la perception des enseignants dans l’inconscient collectif ? Une filiale ? Non ! Mais, dans la mesure où Note2be s’inscrit dans la droite ligne des rapports Attali et Pochard fondés sur la déconstruction de l’enseignant en tant que fonctionnaire, un prolongement idéologique ? Certainement !


  • Communiqué du SNES : “Devant la provocation insupportable que constitue le site note2be, et compte tenu de l’inertie des pouvoirs publics que le SNES a pourtant publiquement interpellés, ce dernier a décidé d’assigner en référé les responsables du site devant la justice, afin qu’il soit mis un terme à ce qui apparaît comme un trouble manifestement illicite à l’ordre public.

    Ainsi le SNES a-t-il demandé à ses avocats de prendre en charge des demandes de collègues dont le nom figure sur le site en cause, et sera, ainsi que la FSU, aux côtés des enseignants plaignants, dans le but de défendre les intérêts généraux de la profession.

    Le SNES demande solennellement au ministre de l’Education nationale de se porter aux côtés du SNES et de la FSU, mais surtout de l’ensemble de la profession dans cette action contentieuse.

    http://www.snes.edu/snesactu/IMG/pdf/note_2_be.pdf

  • Communiqué de la CNIL : saisie de 17 plaintes et de plus de 160 signalements relatifs au site internet « note2be.com », qui propose aux élèves de noter leurs enseignants, la CNIL a utilisé les pouvoirs que lui confèrent la loi « informatique et libertés » du 6 août 2004. Elle a ainsi effectué en urgence, en vertu de l’article 44 de la loi « informatique et libertés », un contrôle sur place le mercredi 13 février.

    Trois collaborateurs de la CNIL se sont donc déplacés dans les locaux des responsables du site.

    L’instruction de ce contrôle est actuellement en cours et permettra d’apprécier la conformité de ce site au regard de la loi « informatique et libertés ».

    La CNIL rendra publiques les suites données à cette affaire le 6 mars prochain. Ce délai est rendu nécessaire par le respect du principe du contradictoire.
    http://www.cnil.fr/index.php?id=2394


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70 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 22 février 2008 10:32

    Un mauvais article de publi reportage

    J’ai 4 articles en attente de diffusions !

     


    • roOl roOl 22 février 2008 10:57

      Tu imagine comment les tiens sont minables pour que ceux que tu trouve "mauvais" soit diffusé et pas tes élucubrations...

      Tu as essayé sur un site argentin ?


    • roOl roOl 22 février 2008 11:10

      Sur le net, on trouve de quoi tout comparé, donné son avis sur tout les services proposés...

      Il me parait normal que l’education subissent aussi ce regard...

      Cela donnera un son de cloche de plus pour les parents pour choisir les établissement de leur chiards... en fonction des tarifs et de leur attente smiley

       

      Bien sur, ce systeme a ses limites, et il ne faudra pas attendre longtemps pour que debordement d’eleves rageux se produisent...

      Mais encore une fois, c’est une information supplementaire pour les parents, a eu de faire la part des choses.


    • Jeanjean 22 février 2008 11:11

      Merci à vous pour votre autopromotion, on voit que vos intérêts personnels passent avant tout.


    • Jeanjean 22 février 2008 11:12

      Très bon sujet sur cette entreprise qui est le reflet de l’horreur de la politique de droite.


    • roOl roOl 22 février 2008 11:23

      « on ne donne pas de conseil à son garagiste »

      D’accord...

      Mais on peut tres bien demandé conseil autour de soit et se renseigner pour savoir si le garagiste en question est competant et si ses tarifs sont honnete. Ca me parait legitime.


    • Philou017 Philou017 22 février 2008 15:44

      Voilà. Comme on achete une savonnette au supermarché. Donc les friqués iront dans les établissements bien notés, les autres ce contenteront des cancres. Je vois que le libéralisme convivial n’a plus rien à vous apprendre.


    • Black Ader 22 février 2008 16:00

      "Voilà. Comme on achete une savonnette au supermarché. Donc les friqués iront dans les établissements bien notés, les autres ce contenteront des cancres. Je vois que le libéralisme convivial n’a plus rien à vous apprendre."

       

      Les friqués sont plus intelligent que les autres, et n’envoyent évidement pas leur enfants dans des écoles pourris. Tu vois que défendre le systéme actuel pour éviter le "libéralisme" est une grosse connerie.

      De toute façon, ce ne sont pas les écoles qui sont mauvaises, ce sont les éléves, et ca, c’est en parti génétique, on n’y peut rien -d’ou l’echec actuellement constaté d ela "démocratisation" de l’enseignement.

      Et si on met un bon éléves dans une classe de nul, il sera inévitablement retardé dans sa progression, ce qui est dommage pour ses futurs concours, pas vrai ?


    • roOl roOl 22 février 2008 16:13

      T’es pas obligé de balancer ton gosse dans le premier lycée publique que tu croise non plus...


    • tvargentine.com lerma 23 février 2008 00:38

      Et oui,avec la censure,il n’en reste plus que 2 ,mais soyons certains,qu’il n’en existera plus lundi

      Bravo Mr DUGUE,Mr MORICE et Mr La TARVERNE DE LA CENSURE

       


    • anomail 25 février 2008 13:40

      Démontrons la sottise d’un tel site par l’absurde.

      Je propose de monter un site équivalement permettant aux profs d’évaluer anonymement les parents d’élèves, et pourquoi pas, un autre permettant aux élèves d’évaluer leurs parentsn ou les parents des autres élèves.

      Trois formulaires HTML et un petite base MySQL devraient suffire.

      Y’a t’il un développeur PHP dans la salle ?


    • ZEN ZEN 22 février 2008 10:50

      Il se cache des intérêts bien identifiables :

      Education nationale : les ennemis de la réforme > "SOS Education "montre le bout de son nez..>>A qui profite le démantèlement ?...>SOS Éducation >>

      Créer son école > Le intérêts privés et/ou confessionnels veillent !


      • eric 22 février 2008 11:03

         

        Pourquoi voir de l’idéologie là ou il n’y a que de la sociologie ?

        Depuis 94 plus de 60% d’une génération a le bac. Donc les jeunes parents d’élève sont majoritairement bacheliers.

        Ils veulent des résultats pour leurs enfants, ils ont les moyens intellectuels d’avoir leurs propres idées sur le système et ses composantes et ils auraient facilement tendance à avoir une approche consumériste de l’école et de l’instruction dont ils savent qu’ils sont des droits.

        L’institution scolaire exclue tout intervenant extérieur au nom du principe, « on ne donne pas de conseil à son garagiste » et toute réelle évaluation intérieure au nom de la liberté pédagogique de l’enseignant.

        Le succès de ce site reflète la passion des français pour leur école et leur frustration de ne pas être associés à son fonctionnement ni comme utilisateurs ni comme financeurs.

        Ces deux aspirations sont vraisemblablement bien partagées à gauche comme a droite.

        La sur réaction syndicale montre bien que les intéressés ne craignent pas tant les réactions immatures de potaches se défoulant de leurs mauvaise notes que le risque plus général que la société leur demande de rendre des comptes.


        • 5A3N5D 22 février 2008 11:48

          "Le succès de ce site reflète la passion des français pour leur école et leur frustration de ne pas être associés à son fonctionnement ni comme utilisateurs ni comme financeurs."

          Etant, par simple curiosité, allé sur le site maudit, j’ai pu constater que tous les profs étaient notés "20".

          Qui peut me délivrer de mes angoisses métaphysiques ? C’est "20/20" ou "20/40" ?

          Enfin, pour répondre à votre question, je pense que rien ne vaut la méthode expérimentale : on devrait, pendant une année (ou davantage), laisser les parents décider pour leurs enfants des programmes et des méthodes pédagogiques.

          Ce sera un beau foutoire, mais il aura le mérite d’être très pédagogique. Pour les parents, surtout.


        • Ronny Ronny 22 février 2008 12:42

          "Le succès de ce site reflète la passion des français pour leur école et leur frustration de ne pas être associés à son fonctionnement ni comme utilisateurs ni comme financeurs."

          Vous voulez rire, je pense... Essayer de trouver des délégués de parents d’"éleves, regardez combien sont venus aux réunions sur les états généraux de l’éducation, et combien même répondent aux convocations des profs....

          Le terme "utilisateur" est mal choisi : l’école ne produit pas un bien marchand ni même un service. Je sais bien que le rêve humide des ultra libéraux canal Bolkestein est justement de considérer l’école comme un service au ême titre que le coiffeur ou l’electricien, permettant ainsi l’application de directives AGCS... Ce la reste au mieux une erreur conceptuelle.

          Quand au non financement, c’est mal connaitre la répartition du budget de l’état... L’education nationale est un poste lourd de dépenses (et tant mieux). Nous y sommes tous directement associés !

           


        • jzk 22 février 2008 12:46

          Eric>

          La sur réaction syndicale montre bien que les intéressés ne craignent pas tant les réactions immatures de potaches se défoulant de leurs mauvaise notes que le risque plus général que la société leur demande de rendre des comptes.

          Oui, cent fois oui ! Je ne saurais dire mieux.

          Pour moi cette polémique n’a pas lieu d’exister, ce site note2be est sans prétention, juste un truc fun, un site avec un concept frais et facilement monétisable en cas de fort trafic... A mon avis ils ne se prennent pas au sérieux, et même si c’était le cas, qu’est-ce que ça peut leur fiche aux profs ?

          Faudrait qu’ils arrêtent de se sentir tout puissants, intouchables, et garants du savoir de la Nation, c’est fatigant à la longue. Nous, dans le privé, c’est tous les jours que nous sommes évalués. Et sur beaucoup de critères. Et on en fait pas tout un plat...

          C’est une polémique à 2 francs, dire que les syndicats s’engouffrent dans la brêche jusqu’à faire réagir les instances... complètement ridicule. Mais de quoi ont-ils si peur ? Que l’on découvre la vérité sur le travail d’une bonne partie des enseignants planqués là pour se laisser porter par le doux berceau intangible de l’éducation nationale et du service public (retraite dorée, sur-protection de l’emploi, 4X plus de vacances que la moyenne de la population, accès aux emprunts facilités...)


        • eric 22 février 2008 16:58

          A Ronny ???? Alors qu’est ce c’est ? C’est évidemment un service, c’est même un service public !

          Que les francais soient soit usagers de ce service, soit financeur soit les deux à la fois, mais dans les trois cas, on ne leur demande pas leur avis et c’est pour cela qu’il ne viennent pas ou peu.

          Pour avoir été parent d’élève dans une école russe, je peus vous dire que l’on voir la différence et que les parents sont présents. On discute de tout y compris de la pédagogie, de l’intensité du travail, etc.. Les parentsparticipent à tout, et quand c’était la crise jusqu’à repeindre eux même les salles de classe ’ qui sont d’ailleurs néttoyées par les élèves et les profs°


        • gnarf 22 février 2008 19:17

          Ca n’est pas coherent comme raisonnement. Beaucoup trop facile de mettre sur le dos de la societe de consommation et du spectacle le manque de regles.

          Avec les profs coulants, on rendait les devoirs en retard, on se moquait des horaires. Et un jour nous les enfants de la societe de consommation, les clients rois de l’ecole-cafeteria, on s’est trouves face a une prof qui avait decide de faire son devoir. Une sorte de retour dans le temps en quelque sorte. Un Objet Enseignant Non Identifie...qui ne votait certainement pas PS ou PC comme quasiment tous les autres.

          Apres une semaine, on n’osait meme plus ramasser un crayon tombe a terre de peur d’etre pris pour cible d’une interrogation avec zero et problemes a la clef.

          C’est bien de laisser tomber Bourdieu, mais si c’est pour passer a une autre fadaise deresponsabilisante...

           


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 février 2008 11:58

          Excellent billet qui traduit quelques dérives tout en illustrant l’idée que l’évaluation pratiquée de manière intempestive participe d’une certaine tyrannie

          Et bravo, bien vu, l’évaluation s’inscrit dans une idéologie, que j’ai moi-même appelée évalutionnisme


          • Black Ader 22 février 2008 12:32

            "Dans les propos du chef d’entreprise, se distinguent plusieurs amalgames qui consistent à prendre pour responsables du chômage les services publics et leurs représentants. Le discours de Stéphane Cola est évidemment empreint de ce libéralisme qui ambitionne de se départir définitivement des mécanismes de l’Etat. L’évaluation des professeurs s’inscrit dans cette logique de remise en question du statut de fonctionnaire qui, d’après la doctrine libérale, serait nuisible à l’économie de la France."

             

            Effectivement, les jeunes ne sont pas du tout préparés au monde du travail, et donc les foncitonnaires sont responsable de leur futur chomage. Ce n’est pas pour rien si l’évaluation du niveau scolaire de la France est catastophique !

            Par ailleur, on ne voit pas du tout pouruqoi il faudrait être fonctionnaire pour pouvoir enseigner. Un simple DEUG devrait suffir, au choix du directeur, pour un CDD ou un CDI.

             

             

            On remarque aussi que porter plainte contre ce site, parce que les gens note des fonctionnaire, c’est avouer qu’on est contre les principes de la démoratie lorsqu’ils ne vous arrange pas..


            • 5A3N5D 22 février 2008 12:56

              @ Black Ader,

              Je prends la peine de vous répondre, bien que craignant de vous voir "replié" d’ici quelques heures.

              Effectivement, les jeunes ne sont pas du tout préparés au monde du travail, et donc les foncitonnaires sont responsable de leur futur chomage. Ce n’est pas pour rien si l’évaluation du niveau scolaire de la France est catastophique !

              Bien vu ! Ce sont les enseignants qui sont responsables du chômage des jeunes. Ce n’est en aucun cas le manque de travail. Mais les enseignants ne sont pas responsables des décisions politiques en matière d’éducation et d’emploi. Ceci incombe au politique. Qu’avons-nous besoin de 80% d’une tranche d’âge au niveau du bac, si, pour obtenir ce résultat, on va jusqu’à ramener le niveau des études à celui des pâquerettes ?

              Par ailleur, on ne voit pas du tout pouruqoi il faudrait être fonctionnaire pour pouvoir enseigner. Un simple DEUG devrait suffir, au choix du directeur, pour un CDD ou un CDI.

              J’ai connu cette glorieuse époque où un simple BEPC suffisait effectivement pour être instituteur. Mais on ne demandait jamais à ces enseignants de conduire 80% de leur classe au Certificat d’Etudes Primaires !

              Pour le DEUG, vous repasserez, celui-ci n’existant plus. Et vous avez raison : être fonctionnaire n’est pas un impératif pour enseigner. Même pour être receveur des impôts, un silmple BEPC suffit. Et, en lui supprimant sa qualité de fonctionnaire, on pourrait rétablir la vénalité des charges et la Ferme Générale. Génial !

              Profitez de vos derniers fonctionnaires. Ceux qui vous plumeront plus tard vous coûteront encore plus cher !


            • Black Ader 22 février 2008 17:01

              "Mais les enseignants ne sont pas responsables des décisions politiques en matière d’éducation et d’emploi. Ceci incombe au politique. Qu’avons-nous besoin de 80% d’une tranche d’âge au niveau du bac, si, pour obtenir ce résultat, on va jusqu’à ramener le niveau des études à celui des pâquerettes ?"

               

              Oui, mais qui y trouve son petit avantage ? Les Fonctionnaires bien sur !

               

              "J’ai connu cette glorieuse époque où un simple BEPC suffisait effectivement pour être instituteur. Mais on ne demandait jamais à ces enseignants de conduire 80% de leur classe au Certificat d’Etudes Primaires !"

              Oui, mais le niveau à beaucup baisser vous savez..

               

              "Pour le DEUG, vous repasserez, celui-ci n’existant plus."

              Ce n’est pas si sur. Je crois qu’il existe, mais qu’il faut le demander expressement.

               

              "Et vous avez raison : être fonctionnaire n’est pas un impératif pour enseigner. Même pour être receveur des impôts, un silmple BEPC suffit. Et, en lui supprimant sa qualité de fonctionnaire, on pourrait rétablir la vénalité des charges et la Ferme Générale. Génial !"

              Pour cette catégorie, il faut voir. De toute façon, fonctionnaire ne veut pas dire honnete.

               

              "Profitez de vos derniers fonctionnaires. Ceux qui vous plumeront plus tard vous coûteront encore plus cher !"

               

              On n’a pas besoin de tout ces gens là, et en plus, on ne peut pas les payer.

               


            • 5A3N5D 22 février 2008 17:25

              @ Black Ader,

              "On n’a pas besoin de tout ces gens là, et en plus, on ne peut pas les payer."

              J’avoue que je ne vous comprends plus : vous ne voulez plus de fonctionnaires, mais vous ne voulez pas davantage de "tout ces gens-là" . Vous n’avez donc besoin ni des fonctionnaires ni des "prestataires de services" ? Je voudrais bien que vous m’expliquiez ! Car confier l’administration d’un pays à des "fermiers généraux", nous savons déjà ce que ça nous coûte : les privatisations de services publics ne sont pas avantageuses pour les usagers, il s’en faut de beaucoup (voyez ce qui s’est passé en Angleterre pour les British Railways ou la CEGB !)


            • ninou ninou 22 février 2008 19:20

              @B Ader

              "Oui, mais le niveau à beaucup baisser vous savez.."

              En effet !!!!!

               


            • Ronny Ronny 22 février 2008 12:34

              Bon papier, qui reflète deux tendances très dans "l’air du temps", celle du consummérisme évaluateur à tout va que l’on peut résumer par  : "je paie des impots et j’ai droit à ce qu’il y a de mieux" (version française du moto "get the best for your buck" américain), sans analyser plus loin les implications de cette demande.

              Il ne s’agit pas de remettre en cause l’évaluation en général, bien au contraire, mais de faire de celle-ci un processus raisonné, dépassionné et constructif. En conséquence, comment demander à ceux qui sont les plus "passionnellement" impliqués vis à vis des profs, je veux parler des élèves, d’évaluer ces-dits professeurs. Et où trouver quelque chose de constructif dans la façon dont "l’évaluation" est menée par Note 2 be ? Au delà, une autre question est à mon avis celle de la <b>méthode d’évaluation</B> : pour être pertinente celle-ci doit être menée de façon globale, en prenant en compte l’ensemble des paramètres du système. Peut-on evaluer un prof de collège à Grigny comme un prof agrégé en math sup à Janson de Sailly ? Peut on évaluer un instit en secteur rural avec des classes sur 2 niveaux officiellement (mais parfois 4 en réalité) avec un instit d’une école privée du XVIeme parisien ? La logique et le bon sens semble dire "non", tout simplement parce que "toutes choses ne sont pas égales par ailleurs". Note 2 be rame donc à l’encontre d’une évaluation pertinente et de qualité, puisqu’elle ne pratique l’évaluation que par le petit bout de la lorgnette.

              Deuxième tendance dans l’air du temps, plus vicieuse parce que cachée, la recherche de boucs-émissaires, tous trouvés dans l’education nationale (EN) : les profs bien sur ! On peut ainsi facilement identifier dans une vision dichotomique de la société, elle aussi très dans l’air du temps, les bons d’un coté les mauvais de l’autre... Cela me rapelle fortement le discours "tout ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous" ou, plus récémment, des pans entiers de la campagne de Mr. Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa, au cours de laquelle l’actuel président n’a eu de cesse d’opposer les courageux chefs d’entreprises aux branleurs du secteur public, les merveilleux artisans aux profiteurs de chomeurs, etc. A partir d’une vision simplificatrice comme celle-ci, plus question de réfléchir aux responabilités, aux droits et devoirs de chacun. Je me demande ainsi combien de parents qui visitent et soutiennent cette initiative "peu glorieuse" se sont impliqués dans la vie de l’école de leurs enfants : ont ils participé à des ateliers le samedi matin, ont il contributé à animer des fetes des écoles, sont ils délégués de parents d’élèves, etc. AU delà ont-ils éduqué leur enfants ? Ne seraient ils les premiers à porter plainte si leur mome recevait une baffe de son prof pour l’avoir traité de connard, au hasard ? Bref, le site vogue autour de l’attitude qui consite à ne pas se demander ce que l’on peut faire pour l’education de nos enfants et pour l’EN au sens large, mais à toujours demander ce qu’elle peut faire pour nous. C’est en bref j’ai des droits et j’oublie mes devoirs. Il est vrai q’une ce moment, le mauvais exemple vient d’en haut ...


              • gnarf 22 février 2008 19:20

                >>Bon papier, qui reflète deux tendances très dans "l’air du temps", celle du consummérisme évaluateur à tout va que l’on peut résumer par : "je paie des impots et j’ai droit à ce qu’il y a de mieux" (version française du moto "get the best for your buck" américain), sans analyser plus loin les implications de cette demande.

                 

                En France on a depuis 60 ans "tu paies des impots et si tu veux mieux, tu vas voir ailleurs ou tu la fermes". Vous trouvez ca mieux ?


              • nephilim 22 février 2008 13:28

                Apprenons a nos enfants des maintenant à dennoncer il n’en sera que plus efficace pour l’avenir !!!

                voila donc une brillante idée favorisant la naissance de petits facho^^

                l’enfant roi est une connerie.


                • roOl roOl 22 février 2008 13:58

                  Enfant roi est une connerie.

                  Cela dis, si plusieurs année de suite, les commentaires d’un prof ou d’un etablissement sont mauvais, ont pourrai surement en deduire quelque chose.

                  Le probleme de l’enfant roi ne s’applique qu’a la maison, ce n’est pas a l’education nationale de le resoudre, mais bien au parents.

                  Le site quand a lui, dispose toujours d’une certaine legitilité, un peu comme vous compareriez des offres de vacances ou de telephonie.


                • Black Ader 22 février 2008 16:56

                  "Cela dis, si plusieurs année de suite, les commentaires d’un prof ou d’un etablissement sont mauvais, ont pourrai surement en deduire quelque chose."

                   

                  En GB, tous le monde est licencier, et l’école vendu à une boite privé. C’est radicale et les enseignants trouvent le systéme français ultra archaique et n’en voudraient pour rien au monde.


                • 5A3N5D 22 février 2008 17:36

                  @ Black Ader,

                  En GB, tous le monde est licencier, et l’école vendu à une boite privé. C’est radicale et les enseignants trouvent le systéme français ultra archaique et n’en voudraient pour rien au monde.

                  Vous tombez vraiment très mal, car je connais très bien le système. Et là, je vous prends en flagrant délit de mensonge : les profs anglais cherchent de plus en plus à foutre le camp d’eux-mêmes, car ils passent leur temps en réunions, évaluations, observation des élèves, soutien personnel etc...

                  De plus, le niveau des enfants en Angleterre dépend directement des écoles dans lesquelles les parents ont les moyens de payer l’enseignement. Dans l’enseignement "public", je peux vous assurer que ce n’est pas triste !

                  Vous voulez une école de classes sociales, eh bien, dites-le franchement !


                • houchmandzadeh 22 février 2008 13:39

                  On ne peut pas critiquer une information d’exister ; on ne peut critiquer que ce qu’on fait de cette information. Attendons voir ce qu’on fait avec ces notations avant de tirer à boulets rouges dessus. Très probablement, elles seront noyées dans le bruit ambient généré par le net.


                  • roOl roOl 22 février 2008 14:00

                    Bof, pour ceux qui savent chercher une information plutot que surfer au hazard, le bruit n’est pas si grand.


                  • roOl roOl 22 février 2008 16:48

                    ... Il n’y a pas que des cancres dans les ecoles...

                    Entre répondre cela a un interviewer sympa, et se connecter a un site pour donné un commentaire...

                    Ensuite, au dela des notes, on peut laisser des commentaires.

                    A ne garder que les commentaires argumentés, et redondants.

                    Voila comment faire la part des choses.

                    Mais je defend par principe, je ne suis pas specialement pour ce site, mais je ne vois pas en vertu de quoi les profs devraient etre intouchables... et les etablissements incomparables...

                     


                  • 5A3N5D 22 février 2008 17:41

                    @ Alchimie,

                    "Et en même temps je suppose que tous les parents d’élèves sont d’accord pour que les bulletins de leurs enfants soient diffusés sur le net, avec le nom bien sûr."

                    Je suis tombé par hasard il y a quelques jours sur un forum où on "débatait" de la question. Un des intervenants a estimé que la notation des profs était justifiée parce que lui, on l’avait fait figurer sur la liste des admis/recalés au BEPC, avec sa moyenne ...

                    Il a été traumatisé !

                     


                  • Marc Bruxman 22 février 2008 19:17

                    Prendre en compte les objectifs des élèves fait partie du boulot de prof ! On enseigne en fonction de son public et le but est avant tout de susciter l’intérêt pour la matiére. Si l’intérêt est la, l’élève apprendra naturellement et surtout retiendra une fois le controle passé. Si l’intérêt n’est pas la, l’élève aura peut être une note au controle mais rien n’en restera. Combien de fois avez vous appris un cours la veille d’un controle pour l’avoir oublié le lendemain ? A l’inverse dans d’autres matières

                    Et même sur des matières a priori barbantes comme les Maths il est possible de faire des cours passionnants ou des cours chiants avec le même programme de base. Bien par exemple au cours de mon premier cycle (< Bac + 2) en école d’ingé j’ai eu des cours de Maths chiants à mourir. Et à partir de Bac + 3 un autre prof m’a fait réelement aimer les Maths. Il n’a pas eu besoin de me foutre des heures de colles pour cela.

                    Certains enseignants arrivent sans problèmes à intéresser les élèves en leur montrant à quoi peut servir la matière enseignée ou en faisant de leur cours un certain spectacle somme toute distrayant. Une fois que l’intérêt a été suscité il est possible d’aller très loin. Le plus dur c’est justement de susciter l’intérêt.


                  • Marc Bruxman 22 février 2008 19:26

                    Je disais dans un de mes articles qu’internet allait créer une révolution sociale qui allait nécéssairement suivre la révolution technologique. Voila des faits pour le confirmer.

                    Faire noter les profs par les élèves qui sont après tout les clients voila une idée somme toute sympathique. Mais ne nous leurons pas on ne l’aurais jamais mis en place dans le cadre de l’EN car les corporatisme auraient eu raison de l’idée. Tout au mieux on aurait fait ca en mode hypochrite sans rendre les notes publiques et sans les utiliser pour l’avancement de carrière.

                    Maintenant qu’Internet existe, ce genre de barrières sautent de fait. Car finalement :

                    • Non seulement ce site a été crée en un temps record.
                    • Mais ses détracteurs ont eux-mêmes assurés sa promotion rapide. (Merci à eux).
                    • En cas d’interdiction par le gouvernement Français il pourra tout simplement ouvrir dans un autre pays.

                    La seule "solution" reste le blocage du site par les ISP ce dont personne ne veut. Nos pays ont donc le choix entre la dictature ou l’évolution vers un modéle plus libre qu’actuellement. Le maintient d’une dictature coutant de l’argent, les théories économiques veulent que les pays les plus riches seront ceux qui augmenteront le niveau de liberté et s’adapteront.

                    Vive la révolution !

                     


                  • Marc Bruxman 22 février 2008 21:13

                    "Faire noter les profs par les élèves qui sont après tout les clients voila une idée somme toute sympathique."

                    Tout est dit...

                    C’est bien l’absurdité libérale que d’imaginer tous les rapports sociaux en termes de clients / fournisseurs !

                    Je ne sais pas pourquoi je savais que j’allais faire mouche avec le terme "clients". Et bien je suis désolé mais dans ce cadre la je ne vois pas le problème.

                    L’éducation est un service comme les autres d’ailleurs à l’age adulte on appelle cela de la formation. Ce n’est pas parce que vous ne payez pas directement votre formation que vous n’avez pas certaines choses à en attendre. Le simple fait de vouloir investir du temps dans un cours quel qu’il soit (ca marche y compris pour les cours de sport par exemple) montre que vous attendez en retour de maitriser et de mieux comprendre le sujet dans lequel vous vous investissez.

                    Vous allez me dire : "oui mais dans le cas de l’éducation cela nécéssite un investissement de l’élève ce n’est pas purement et simplement de la consommation". Et bien ce n’est pas le seul bien ou service qui fonctionne comme cela. Si vous achetez des outils, il faudra que vous vouliez travailler avec après pour obtenir le résultat escompté. De même votre Médecin ne vous guérira pas si vous ne suivez pas votre traitement.

                    La seule argument que vous pouvez m’opposer est que l’élève ne choisit pas (du moins dans les petites classes) de lui même d’aller à l’école et donc qu’il ne peut en être considéré comme client. Vrai mais par exemple si je suis malade j’ai un accident et que je suis envoyé à l’hopital je ne l’ai pas choisi non plus. Et j’attends pourtant d’être soigné correctement.

                    Et puis pour tout vous dire j’ai fait une partie de ma scola dans le privé quand j’étais dans le supérieur (et une partie dans le public avant et après). Et bien je suis désolé de vous dire que j’ai suivi ces formations en ayant des attentes précises et que j’ai globalement été un client satisfait. Je ne vois pas ce qu’il y a de mal à cela. D’ailleurs si je n’avais pas suivi des études avec l’envie d’apprendre des choses, j’aurais globalement échoué.

                    Vous êtes "client" aussi de votre femme ? A chaque fois qu’elle remplit son devoir conjugal, vous la payez ? Ou justement vous vous êtes marié pour "économiser" ? Peut-être pourriez-vous également "investir" en la mettant sur le trottoir ?

                    Ne mélangez pas tout ! L’amour et l’amitié ne sont pas des services. (A moins que vous ne parliez de prostitution mais ce n’est ni de l’amour ni de l’amitié). Vous connaissez d’ailleurs parfaitement la différence puisque vous utilisez cet exemple provocateur pour tenter de me mettre en défaut. Mais en réalité cela vous evite de répondre sur le fond en utilisant la fuite en avant. C’est une technique de débat connue et (parfois) efficace ;) Quoi que cela marche mieux à l’oral qu’à l’écrit ;)

                    Mais si vous voulez réelement me mettre en défaut, expliquez moi plutot en quoi l’éducation n’est pas un service.

                     


                  • Marc Bruxman 24 février 2008 16:10

                    "Et, au fait, je ne vois pas pourquoi l’enseignement et l’éducation seraient un service et pas l’amour et l’amitié. Un peu de logique svp. Quel est le critère qui permet de faire la distinction, selon vous ?"

                    Il y en a au moins deux :

                    • Le premier c’est que l’amour est une relation réciproque. A moins d’adopter un point de vue très machiste ce n’est pas uniquement la femme qui satisfait l’homme mais les deux qui se satisfont mutuellement. De même pour l’amitié. Dès que la réciprocité n’est plus la, ca casse.
                    • Il n’y a aucun échange financiers d’aucune sorte dans le cas de l’amour ou de l’amitié. Dans le cas de l’enseignement le prof est payé (par vous ou vos impots). Vos amis ou vos relations sentimentales ne sont payées ni par vous ni par l’état. (Et cela ne serait plus une relation sentimentale si il y avait paiement).

                    Et surement des tas d’autres raisons mais ces deux la sont suffisantes.

                     


                  • Marc Bruxman 24 février 2008 16:34

                    Tout simplement parce que l’attitude consumériste vis à vis de l’enseignement (en encore plus vis à vis de l’éducation ! )suppose un relation individuelle et égalitaire entre l’enseignant et l’enseigné ce qui compromet toutes ses chances de réussite : depuis quand un élève ou même un étudiant est-il capable de juger du travail d’un enseignant, autrement que sur des critères totalement consuméristes : le prof est intéressant, cool, sérieux etc

                    Le premier critére que vous citez n’est pas consumériste. Qu’un prof soit intéréssant c’est la moindre des choses ! Si vous n’arrivez pas à susciter l’intérêt pour votre matiére il faut changer de métier. Tout simplement parce que si l’élève ne trouve pas une matiére intéressante, il y a peu de chance qu’il ait envie de l’apprendre. Or si l’envie n’est pas la, votre cours est déja mal parti. A l’inverse si l’intérêt est la, les exercices et les sacrifices nécéssaires à l’apprentissage passeront beaucoup mieux.

                    Cool, ok vous pouvez considérer ca comme consumériste mais le mot suivant est sérieux. Donc vous êtes en train d’écrire que le simple fait de vouloir qu’un enseignant soit sérieux est une demande déraisonnable. Heureusement qu’il n’y a pas beaucoup de profs qui raisonnent comme cela...

                    Et puis je vous arréte tout de suite, autant pour un élève du collége le fait de pouvoir juger efficacement est débatable mais les étudiants en sont tout à fait capables. (Je parles bien sur d’étudiants qui ont choisi de faire des études et ont choisis leurs études, pas des mecs qui se sont dit qu’il fallait faire quelque chose après le bac et se sont inscrit sans trop savoir pourquoi). L’étudiant sent en général très bien quand il progresse dans une matière, quand les cours l’aident à maitriser le sujet, etc, etc...

                    Mais de même au collège, je pense que si l’on fesait des stats entre l’avie des élèves et leur progression à des examuns, on ne serait pas si loin que cela du résultat final.

                    L’enseignement n’est pas la télévision dont on pourrait zapper les chaînes, il suppose des apprentissages parfois difficiles, des exercices répétitifs et souvent ennuyeux, une progression dans les connaissances, des entraînements souvent pénibles, toutes choses que l’attitude "client d’un service " refuse au nom de son plaisir ou de son déplaisir consumériste.

                    Non si l’on admet que l’homme agit en fonction d’un coût (les exercices) et d’un bénéfice attendu (le plaisir et/ou l’utilité de maitriser la matière enseignée). Donc non le client du service ne refusera pas les apprentissages si le prof réussit justement à :

                    • Convaincre le client de sa méthode d’apprentissage. Quel est le but recherché par tel ou tel exercice.
                    • Convaincre le client que la matière est digne d’intérêt et réussir à lui faire entrevoir certaines spécificités qui font sa beauté.

                    L’enseignement en France a perdu énormément de son efficacité depuis qu’on a mis "l’élève au centre de la relation pédagogique".

                    C’est surtout que dans le même temps on a renoncé à évaluer il ne faut pas tout mélanger. On peut tout à fait mettre l’élève au centre mais lui faire comprendre que les examens ne seront pas de vastes blagues.

                    La nation, la collectivité est aussi intéressée à ce qui se passe au niveau de l’enseignement et de l’éducation, ce n’est pas juste un "service" dont l’élève ou l’étudiant serait un consommateur.

                    La nation et la collectivité s’intéresse aussi à des services cela ne prouve rien. Regardez la nation s’intéresse à la SNCF. Vous n’allez quand même pas me dire que le train n’est pas un service ?

                    Quand à la nation, elle s’intéresse à l’éducation car c’est un élèment de cohésion sociale ou l’on vous apprend ce qu’est un "bon francais". C’est d’ailleurs de son point de vue purement un service. Payer une structure de façon à ce qu’elle enseigne une certaine vision de l’histoire et de la politique. Si il n’y avait que les cours de Maths et de Lecture à l’école votre chère Nation les aurait privatisés depuis longtems.

                    D’ailleurs l’utilisation qu’en fait Sarkozy est un très bon exemple que je ne soutient pas.

                    Et si vous ne le comprenez pas , c’est qu’effectivement votre prof de philo a été nul, et s’il a été nul c’est qu’il a probablement voulu se plier à la logique du divertissement et de la relation fournisseur / client que vous revendiquez.

                    Vous me paraissez bien sur de vous. Je ne crois pas que l’un d’entre nous peut revendiquer la Vérité sur ce sujet. Je me contente d’en débattre avec un point de vue différent du vote. Et je m’abstiendrai bien de considérer que vous êtes forcément un nul parce que vous n’êtes pas d’accord et pire que les profs qui vous ont enseignés étaient forcément nuls ! L’invese serait une forme de totalitarisme.

                    Quand à la logique du divertissement, c’est un outil pour maintenir l’attention des élèves et cela marche très bien. Entre un prof bon acteur et un prof mauvais acteur, il y a une énorme différence. Mais cela ne dispense pas de mettre du contenu dans le cours !

                     

                     

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