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Accueil du site > Actualités > Société > Quand j’entends parler de « liberté » et/ou de « démocratie », je (...)

Quand j’entends parler de « liberté » et/ou de « démocratie », je sors mon rouleau à patisserie

 
À Versailles ! Paris, 5 octobre 1789
À Versailles ! Paris, 5 octobre 1789

Selon le Petit Larousse illustré :

Démocratie : Régime politique dans lequel le peuple exerce sa souveraineté lui-même, sans l’intermédiaire d’un organe représentatif (démocratie directe) ou par représentants interposés (démocratie représentative.)

Le « Tiers État » qui, avec l’aide de quelques nobles et curés divers, a introduit dans mon pays la « démocratie » (représentative car déjà alors il paraissait bien difficile aux millions de Français de délibérer et de trouver un consensus) l’a dotée de la fière devise qui orne le front de nos édifices publics : « Liberté, égalité, fraternité. »

Ce Tiers État qui était en fait la bourgeoisie montante- et d’aucuns en son sein souhaitaient sincèrement améliorer le sort d’un « peuple » quelque peu pressuré par une monarchie agonisante - n’avait pas été élu au suffrage universel. Il a fallu attendre 1848 pour que l’idée se fasse jour. Encore devait-on montrer patte blanche ou plutôt membre viril pour être électeur. Et cela devait durer, dans le pays qui avait inventé le concept, jusqu’en 1944, où nous autres femmes dotées d’une intelligence inférieure et d’une affectivité surdéveloppée avons enfin eu le droit de mettre un bulletin dans les urnes de la République, ce qui à dire le vrai n’a pas été un facteur décisif de l’abolition du Code Napoléon.

Le Tiers État de 1789 avait été élu par des citoyens payant l’impôt. Imagine-t-on que des pauvres absolus puissent avoir une pensée saine ? Cela explique sans doute que la propriété fut déclarée « droit inaliénable et sacré » par les Constituants alors que le droit à la nourriture n’existe encore de nos jours que dans la jurisprudence (cas de « l’état de nécessité » qui vous autorise, si vous n’avez pas un sou en poche et rien mangé depuis trois jours, à piquer un cassoulet avec ou sans porc dans un supermarché sans encourir les foudres de la Justice.) Notre cher Secrétaire d’État au logement l’a bien rappelé l’autre jour lorsqu’on lui a demandé (sur la Cinq) s’il était vraiment acceptable d’empêcher les gens de squatter un appartement vide depuis dix ans quand le moindre loyer à Paris excède la moitié du SMIC et qu’il fait moins dix degrés : la propriété, même laissée à l’abandon, c’est sacré, plus que le confort et même la vie d’un pauvre qui crève de froid, non mais !

La « démocratie » donc, c’est la démocratie « représentative », soit le pouvoir législatif délégué à des gens élus. Élus par qui ? Nous l’avons vu : par ceux que le système déjà en place juge bons. (Je précise que les États généraux étaient convoqués par le roi et que la noblesse et le clergé y disposaient de places réservées, la moitié environ du total. En 1789, Louis XVI convoqua les États généraux en raison de la désastreuse situation financière du royaume). Il arrive que cela tourne au désavantage de ce système. C’est rare. Cela faillit être le cas en 1793. Mais l’on se reprit.

Alors : Qui représentent ces délégués ?

Inutile de rechercher, de nos jours, quelle est la proportion respective des professions libérales et des salariés du haut de l’échelle, bref du gratin, d’une part et des employés, ouvriers, petits paysans, bref de la piétaille, de l’autre dans l’Assemblée du peuple, et de la comparer à cette même proportion dans l’ensemble de la population. Je suis résolument contre la parité homme-femme car le système implique que de toute façon la plupart des petits, lorsqu’ils accèdent à des postes de pouvoir, ont trahi ou vont le faire. Voyez Fadela Amara. Comme dans un système patriarcal les femmes ne sauraient être que des femmes-alibis, dans un système où les riches sont maîtres les pauvres ne sauraient être que des pauvres-alibis. Pour Fadela Amara, les deux à la fois. Ça vaut une décoration !Femme du peuple

Comment voulez-vous dans de pareilles conditions que cette Assemblée prenne le parti de gens dont au mieux elle ignore tout, qu’au pire elle redoute, que presque toujours elle méprise ? La prétendue « démocratie athénienne » était moins faux-cul : elle n’était le fait que d’hommes (mâles) riches et ne prétendait pas agir dans l’intérêt des pauvres, des femmes, encore moins des esclaves. Car c’était une démocratie esclavagiste, comme plus tard la République romaine. Et bien plus tard encore les Etats-Unis d’Amérique. Du reste la France révolutionnaire n’a été qu’à peine troublée par l’esclavage dans ses colonies, et les diverses Républiques qui se sont ensuite succédées, avec quelques intermèdes, ont exalté le fait colonial ; comme chacun sait, quoi de plus démocratique que la colonisation ? Les colorés ont comme les femmes une intelligence inférieure et une affectivité surdéveloppée, c’est bien connu. Il leur faut des maîtres !

Venons-en au fait : dans ce prétendu « gouvernement du peuple », les conquêtes sociales ont été ... des conquêtes ; acquises de haute lutte par le mouvement ouvrier en général, la paysannerie n’étant devenue contestataire que très récemment dans les pays dits « démocratiques ». Je citerai en France les deux grands mouvements du Front populaire et de mai 1968. Les lois votées en faveur du peuple n’ont pas été décidées magnanimement par ses « représentants  », mais leur ont été arrachées. Les femmes, elles, ont livré au quotidien des combats longs et opiniâtres.

Mais ce cache-misère de l’absence de souci pour le peuple a volé en lambeaux depuis - je prie les anticommunistes de m’en excuser- la chute de l’Union soviétique. Car depuis longtemps cette invention antique, puis française, servait les intérêts des maîtres du monde, en particulier du monstre états-unien (et de son séide britannique), qui n’hésitait pas à qualifier de « démocratiquement élus » ou de « démocrates » les dictateurs sanglants qu’elle soutenait un peu partout après les avoir le plus souvent mis en place elle-même. De Suharto à Videla en passant par Trujillo, Marcos et le Chah d’Iran...le choix est vaste. Soyons juste, la France n’a pas été en reste, essentiellement en Afrique, encore que je ne puisse faire autrement, aujourd’hui précisément, que de mentionner la famille Duvalier, haïtienne comme chacun sait. C’était bien simple : quiconque était anticommuniste était démocrate, quiconque n’était pas anticommuniste était totalitaire, ou en grand danger de le devenir. (On ne savait pas au juste ce qu’était le communisme, mais c’était le Mal absolu puisqu’il était l’Ennemi de la Liberté et il était tapi dans son antre moscovite d’où il tentait d’étendre sur le monde ses malsains tentacules). Avec la disparition de la menace soviétique, le monstre a perdu toute vergogne et a invoqué la démocratie pour renverser tous les régimes qui n’étaient pas à sa botte, surtout s’ils avaient le mauvais goût de détenir trop de ressources énergétiques ou minières.

J’avais proposé il y a quelques années les définitions suivantes :

 -Est démocratique tout régime en accord avec les Etats-Unis, y compris ceux qui se sont imposés par coup d’État militaire, pratiquent la détention et l’assassinat arbitraires, torturent , bâillonnent toute opposition et pressurent les pauvres.

 -Est totalitaire tout régime qui ne se plie pas aux diktats des USA, même s’il respecte tous les critères de la « démocratie » : liberté de conscience, d’expression, de circulation, etc., et même liberté des médias et élections « libres ».

Et voilà : nous en arrivons au pire : la liberté, cette raison d’être de la « démocratie », est aussi la condition sine qua non de son établissement.

Sémantiquement c’est gênant. Et pas seulement sémantiquement : si la démocratie ne peut s’établir sans liberté, c’est que la liberté lui a préexisté ? Et si elle lui a préexisté, elle peut exister sans elle ?


Les tricoteuses jacobines, an II, gouache, Pierre-Etienne Lesueur, 1793-1794, Paris, musée Carnavalet © RMN / Agence Bulloz 

Revenons au Petit Larousse  :

Liberté : État d’un être qui n’est pas soumis à la servitude (merci ! Comment définissez-vous la servitude ? Comme un « état où l’on est privé... d’indépendance. » Autrement dit : de liberté !) plus une petite dizaine de définitions, toutes relatives à un cas précis (liberté de conscience, de culte, d’expression, de circulation...). Bref, la liberté, dans l’absolu , c’est assez merdique à cerner.

Les Constituants mentionnés plus haut, et qui avaient promu la propriété au rang de « droit inaliénable et sacré », sans lui assigner aucune limite, avaient bien senti le problème : la propriété, on sait bien ce que c’est. Essayez de vous installer dans le lit de votre voisin, ou seulement de payer avec le porte-monnaie de la dame qui est devant vous, voire modestement de jouer avec le dernier Nintendo de votre petit frère, vous verrez que vous êtes à peu près seul contre tous. Mais la liberté ? La liberté, elle, c’est vous qui la définissez, alors elle est limitée ... par celle d’autrui. Dirent les Constituants.

Car le problème est que dans le concret il y a, tout au plus, la liberté de faire telle ou telle chose (Voir plus haut, le Petit Larousse). Et ça peut conduire à de sévères bagarres, quand deux libertés empiètent l’une sur l’autre, ce qui est à peu près toujours le cas. On l’a en partie résolu, ce problème, en admettant que tous les « autrui » ne se valent pas. Il y en a qui sont plus égaux que d’autres... Une autre de mes constatations c’est : notre système est parfaitement juste si on admet qu’un homme vaut deux femmes, un Blanc dix colorés (ces deux lois souffrent quelques exceptions) et un riche autant de pauvres que son compte en banque vaut celui du pauvre (Cette fois, aucune exception).

C’est ainsi que, dans notre système qui n’a que ce mot à la bouche, des actionnaires inutiles ont la liberté de mettre à la rue, pour empocher un peu plus d’argent dont déjà ils regorgent, des milliers d’êtres humains qui aimeraient avoir la liberté de conserver leur emploi. Un propriétaire de dix immeubles a la liberté  de refuser d’en louer un, à un prix raisonnable, à dix familles en possession d’enfants qui aimeraient avoir la liberté de se loger correctement. Un milliardaire a la liberté de priver d’eau et de nourriture cent mille êtres humains, en détournant à son profit, pour ses menus plaisirs, le cours d’eau qui les fait vivre et au bord duquel ils aimeraient avoir la liberté de continuer à vivre. Ce que nous appelons « liberté », dans un monde marchandisé, c’est la loi de la jungle, dans une jungle où la force se nomme « l’argent ».

Alors, qu’on remplace notre devise par ces trois mots : esprit critique, égalité en droits (en droits ; j’y tiens ! l’égalité tout court est un leurre) et solidarité. Au moins, ça voudra dire quelque chose.

Appendice :

Dans notre système français « démocratique » :

Un texte (le TCE) rejeté par 55% des votants, avec une forte participation électorale, a été imposé par le Parlement, y compris les « représentants » de deux Partis (P.S et Verts) dont les électeurs avaient voté contre à plus de 60%.

Une loi contestée par une Chambre où l’exécutif dispose d’une très forte majorité va passer en force, si ce n’est déjà fait (Taxe professionnelle)

Une loi rejetée par le Conseil Constitutionnel, gardien d’une Constitution -adoptée (très largement) au suffrage universel - sera imposée sous peu par l’exécutif (Taxe carbone).

Un débat qui n’intéresse absolument pas plus de la moitié des Français, et fort modérément la majorité des autres (l’identité nationale) est lancé à grands frais, alors que le projet de statut de la Poste ne fait l’objet d’aucun référendum (il est déjà adopté) , bien qu’une consultation organisée de bric et de broc au coin des rues ait mobilisé deux millions de votants (et nombreux sont ceux qui comme moi y auraient participé s’ils en avaient eu la possibilité) qui le rejettent à 90%.

Vous me fournirez bien d’autres exemples ?

 Michèle Mialane

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31 réactions à cet article    


  • PhilVite PhilVite 21 janvier 2010 12:16

    « Bref, la liberté, dans l’absolu , c’est assez merdique à cerner. »

    Il me semble que notre joli monde est, dans le relatif, assez merdique à cerner. Lui aussi.  smiley


    • Reinette Reinette 21 janvier 2010 14:15



      LIBERTE : combien de pseudos sur AV ?

       smiley


    • Groé Groé 21 janvier 2010 14:09

      Rome ne c’est pas faite en un jour.

      Vous jugez d’actes vieux de 200 avec votre sensibilité actuelle il est est normal qu’il y ait un décalage avec vos idéaux. Autrement dit vous vous basez sur les critères de la démocratie actuelle (que vous critiquez en même temps) pour juger des décisions de ceux qui tentèrent de la mettre en place. Il faut bien comprendre qu’à leur époque, seule une minorité des gens était éduquée, et encore moins savait ce que signifiait démocratie. C’est une idée qui a mis du temps à se construire et qui nécessite encore du travail. Il faut du temps pour les mentalités évoluent. « Les Hommes ont la mémoire courte, les peuples ont la mémoire longue. »


      • L. D. T. L. D. T. 21 janvier 2010 14:37

        Intéressant, même si je n’ai pas lu la totalité. Pour l’instant.

        Le détail c’est que vous abordez liberté, égalité, fraternité et démocratie selon ce que la politique en a fait, alors que la réalité sociale et idéologique de ces trois-là sont un peu différentes.

        La liberté ne s’est définie politiquement effectivement que comme "état d’un être qui n’est pas soumis à la servitude, plus une petite dizaine de définitions, toutes relatives à un cas précis (liberté de conscience, de culte, d’expression, de circulation...)" depuis quelques décennies, pour être exact depuis les débuts du libertarisme soixante-huitard environ.
        La vraie liberté telle qu’elle a été depuis toujours est constituée depuis la société dans laquelle elle est née, et elle est la volonté de destruction d’une part de cette société, soit d’une part de sa hiérarchie-la Révolution Française détruisant l’interdiction de critique du roi et augmentant les droits des sans-titres - soit d’une part de sa culture-la société française actuelle qui veut détruire la supériorité des hétérosexuels sur les homosexuels pour que ces seconds puissent jouir des mêmes droits que les hétéros. La liberté se définit comme le dépassement des limites imposées par la société et la destruction partielle de celle-ci. Une société ayant toujours besoin de limites, la liberté qui détruit ses limites implique d’en placer d’autres derrière, et ce que les libertaires voulaient faire étaient précisément détruire toute limite quitte à détruire la société elle-même.

        Leur Liberté libertarienne n’existe que pour continuer perpétuellement de détruire la société jusqu’à ce qu’il n’existe plus rien dedans. Si ce n’est bien sûr le droit de produire le plus possible et de vendre le plus possible tout en engageant le plus de gens possible.

        L’égalité, elle, a commencé comme égalité des droits de parole, a continué comme égalité des salaires pour une même charge de travail(Socialistes et Marx), a continué comme égalité des salaires tout court(Marx appliqué par Lénine), a continué comme égalité de considération devant tous(les soixante-huitards) et a fini par Jack Lang qui venait nous expliquer que les tags en banlieue étaient de l’art à l’égal de tous les autres artistes. La Joconde et NTM, même combat !

        La Fraternité n’avait un sens que du temps ou nous étions fraternels, quand les frères et soeurs français pouvaient se retrouver dans une cause commune pour la Nation. Le nationalisme a toujours été l’application de la fraternité, et meurt avec elle aujourd’hui. Désolé mais la solidarité d’un français ne peut pas se faire avec un étranger comme si c’était un ami ou quelqu’un de la même culture. Si vous voulez une preuve de l’incompatibilité des cultures différentes, regardez que la société qu’on nous propose aujourd’hui est d’origine anglaise ! Voyez combien on ne peut s’entendre qu’avec ceux qui pensent à peu près comme vous ! Je ne me sens pas fraternel avec un voisin complètement arabisé ou américanisé, pour citer les deux plus envahissantes des cultures que l’on trouve.

        Et la démocratie, elle n’a jamais existé, n’existe pas et n’existera jamais, vu qu’il est impossible de faire comprendre les réalités politiques à l’ensemble de la population. Les gens, à part une petite minorité d’élites, restent intéressés à moitié par la politique et se contentent d’écouter les politiciens sans trop se poser de questions. Il préfèrent croire que douter et réfléchir, ce qui fait que la politique, même avec le droit de vote, même s’il n’y avait que des référendums, reste leur jeu et leur domaine, dans lequel les gens sont simplement guidés. Si le ou même les guides décident de ne pas vous faire visiter un recoin, vous ne saurez pas ce qui s’y cache. La politique ne peut appartenir non pas qu’au fric, mais à ceux qui savent comprendre comment elle marche.

        Voilà pour ce que j’ai lu, mais si vous voulez en avoir plus, n’hésitez pas à me poser des questions.


        • Pascain Pascain 21 janvier 2010 16:25

          Je crois que l’auteur est très proche de la réalité :
          Prenez une personne d’il y a 200 ans et une autre d’il y a 2000 ans, elles ne seront pas moins intelligente qu’une troisième¨me de notre époque. Et l’on peut comparer ces trois époques, elles sont toutes les trois aussi compliquées.
          Alors je pense que le contexte n’a rien àvoir avec ces valeurs que sont la liberté, l’égalité et la fraternité, Je crois que l’homme aura toujours àaffronter ses problèmes, tant qu’il laissera ses défauts écraser ses qualités « humaines ».


        • Groé Groé 21 janvier 2010 20:56

          Si ça a tout à voir, les notions de liberté, d’égalité... dépendent de l’époque et de l’endroit. Elle proviennent plus souvent d’un héritage culturel que d’une soudaine prise de conscience.


        • Pascain Pascain 22 janvier 2010 08:52

          Je ne pense toujours pas, car qu’importe l’époque, l’homme a toujours fait passer son envie de pouvoir et de domination (défaut) avant l’empathie (qualité « humaine »).
          Voir l’article, qui montre qu’une « impression » de liberté et de démocratie,ne veut pas dire liberté et de démocratie.
          C’est pourquoi, seul une poignée d’hommes, au final, se retrouvent avec une concentration de tout les pouvoirs... :-> :-> :->


        • gimo 22 janvier 2010 12:11

          parler pour rien ditre bravo :: !!


        • gimo 22 janvier 2010 12:29

          pour L D T  parler pour ne rien dire sophiste !!


        • Groé Groé 21 janvier 2010 20:53

          Pour certains sujet ça parait possible, mais pour tous ceux appartenant à un domaine spécifique et technique comme le droit, la sécurité industrielle, la pollution spécifique, le milieux médical... je sait pas si tout le monde est apte à débattre.
          d’ailleurs je ne pense pas que tout le monde ait le temps de débattre non plus.


        • Big Mac 21 janvier 2010 16:05

          Un drapeau palestinien en guise de picto et contre la liberté et la démocratie, rien à ajouter, tout est dit.


          • TSS 21 janvier 2010 16:50

            le big mac une tranche de Palestine entre 2 tranches d’israël... !!


          • non667 21 janvier 2010 16:23

            à liberté
            pierre Dac 1960 : «  liberté = tout les espoirs vous sont permis  »
            je l’avais compris dans le sens de « t’as qu’a y croire t’as juste le droit d’espérer !!! » L.O.L. M.D.R.
            Pour mai 1968 que j’ai vécu ,il m’a fallu attendre 2008 pour comprendre !
            -d’abord toutes les augmentations accordées à l’époque ont été payées en monnaie de singe, un dessinateur l’a caricaturé de cette façon :on voyait un épicier tenant une ardoise de prix d’une main ,de l’autre la craie, demandant à sa femme qui avait le transistor sur l’oreille : "ils ont eu combien d’augmentation ? M.D.R.
            -ensuite ,plus sérieux
            MAI 68 n’a pas été à l’initiative des syndicats ouvriers ,je ne crois pas que les défilés du 1°mai aient été unitaires ?
            J’ai appris en 2008 qu’une partie des renseignements généraux savait en décembre 1967 qu’il allait se passer des évènements importants au printemps 68 pour renverser De Gaulle !! manifestement cela ne venait pas des syndicats , ni des partis politiques .qui lorsque la mayonnaise à pris se sont contenté d’embrayer dessus !
            Je vous laisse le soin de trouver les coupables et les mobiles !!
             


            • TSS 21 janvier 2010 17:00


              vous avez attendu 2008 pour vus apercevoir qu’en 68 le le mvt ouvrier n’avait rien à y voir !!c’est les

               bourgeois par l’intermédiaire de leurs enfants en « fac »qui en sont les fomenteurs !!

              en 1789 c’etait exactement la même chose ;les bourgeois se sont servis du peuple pour faire

              aboutir leurs desseins !

              et si ça doit peter dans un futur proche ,cela partira encore des classes moyennes et

              moyennes superieures pas d’en bas(ils se contenteront d’aller au charbon)... !!

              quand j’entends les mots Liberté et democratie je coupe mon sonotone... !!


              • non667 21 janvier 2010 20:33

                à tss
                je sais depuis 68 que le mvt ouvrier n’avait rien à y voir .Qui avait -il derriere cohn bendit pour renverser de gaulle ?
                pas des bourgeois ,ça n’a pas de sens !
                un petit indice !
                pas des communistes non plus ! de gaulle avait viré l’otan de france ! moscou était content .
                cherchez encore .....


                • sleeping-zombie 21 janvier 2010 23:13

                  Merci pour cet article.

                  d’autres exemples ? bah, un taux d’astention qui ne fait qu’augmenter années après années, alors que dans une « démocratie représentative » (vous prendrez bien une paire de guillemets de plus ?) en bonne santé, il est censé ne pas exister (ou être marginal).


                  • Dominique TONIN dume 22 janvier 2010 08:33

                    A force de vouloir s’identifier à de GAULLE, c’est la mode, celui ci subira également un mai 68, c’est logique ! Et ça rime !
                    Une autre : La réforme sur les retraites.
                    Que le gouvernement essaye de nous expliquer pourquoi un sénateur, par exemple, peut garder son poste, sans y être présent jusqu’à 80 ans ? Ce n’est pas parce qu’il aurait l’amour de sa fonction (l’absentéisme y est très fréquent), mais ce serait plutôt parce que cette fonction rapporterait beaucoup de pognon !
                    Donc, que l’on inclus dans les réformes des retraites un âge de départ égal à celui qui sera retenu pour le kidam.
                    Voir également d’autres propositions drastiques et pragmatiques sur : www.peuplefrancais.fr


                    • Katia Kovasky 22 janvier 2010 09:07

                      shawford

                      vous savez comment ça marche ici.


                    • Katia Kovasky 22 janvier 2010 09:10

                      Shawford

                      vous répondez jamais ?


                    • Katia Kovasky 22 janvier 2010 09:13

                      Shawford
                      on m’a dit de vous adresser à vous. Vous êtes le grand chef ici.

                      vous êtes anglais ?


                    • Katia Kovasky 22 janvier 2010 09:16

                      shawford

                      Vous répondez jamais , il dort peut être ?


                    • Katia Kovasky 22 janvier 2010 09:19

                      Shawford

                      C’est vous le petit copain de ma cousine. Si c’est vous, je vous plains


                    • Katia Kovasky 22 janvier 2010 09:23

                      Shawford

                      Bon courage, vous m’expliquerez comment cela fonctionne ici. Elle m’a dit que vous saviez tout.


                    • citoyen 22 janvier 2010 09:09

                      sarko , c’est l’antithése presque point par point de deGaulle ; a voir ce qui se passe actuellement , celui ci doit se retrourner dans sa tombe


                      • non667 22 janvier 2010 11:40

                        à citoyen
                        tout a fait d’accord .
                        on vit à ce sujet une immense escroquerie basée sur le renouvellement des générations.il reste peu de gens à l’avoir connu et sa doctrine ,le « gaullisme » (indépendance de toutes les nations vis à vis des 2 blocs ,coopérations pacifiques, antimondialisme) a été cachée aux générations suivantes.
                        pour l’europe il était partisant d’une europe des nations qu’il opposait a une« europe suppra nationale » celle qui se fini actuellement. C’est cette derniere qui est proposé au réferendum en escamotant purement et simplement la première . Le vote non a la derniere était un oui à la première .


                      • clostra 22 janvier 2010 10:42

                        quelques remarques éparses tant le sujet est vaste et fait débat :
                        - les classes moyennes ont beaucoup augmenté en nombre ces dernières années (un espoir pour la liberté ou pour la démocratie ?)
                        - la « politique » - ou la démocratie (?) - n’intéresse que peu de personnes : alors pour des moutons (animaux doux et paisibles) faut-il un dictateur ou un berger ?
                        - la (seule) liberté serait celle de penser (pas forcément celle de convaincre...donc de s’exprimer...le silence est d’or)
                        - pouvons-nous imaginer (re)venir, nombreux (augmentation des classes moyennes ?), à une possible démocratie directe ?
                        - nos élus ont-ils tous en tête qu’ils sont des serviteurs du peuple qui les a élu (des bergers ?)

                        Si la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie » Jacques Prévert

                         

                        « 

                        Et par le pouvoir d’un mot
                        Je recommence ma vie
                        Je suis né pour te connaître
                        Pour te nommer

                        Liberté »

                        Paul Eluard


                        • COLONEL KURTZ 22 janvier 2010 11:32

                          Quand j’entends parler de « liberté » et/ou de « démocratie », je sors mon rouleau à patisserie

                          Logique...un peu comme les mollahs, qui soutiennent le hamas et le hezbollah...tout en propageant le terrorisme au yémen, en somalie...
                          Et c’est ce slogan que l’auteur prévoit pour la palestine...tout un programme. !
                          Décidément...c’est culturel...trés islamique !


                          • gimo 22 janvier 2010 11:58

                            La France est gangrenée. Par le système actuel politique c’est à dire ,, élu = magouille et profit de tout genre c’est ancré dans les mentalité de 80% DES PERSONNES sans honneur si civisme

                            fanfaronnades et pression pour tirer avantage personnel à 2000%

                            LES PARTIS( par essence est déjà en soi un parti pris donc c’est foutu )le cancer vous dis je !!pauvre France !!!


                            les mauvaises habitudes serons durs a faire disparaître ( la est la difficulté)

                            Pourtant il est aisé de faire une vraie démocratie avec un bon fonctionnement


                            le premier travail consiste a changer ’’les mentalité de magouilleur » »

                            que génère la moindre petite parcelle de pouvoir ,,, cher les imbéciles sans respect et

                            cupides sans honneur

                            Le seul travail sérieux c’est de refaire les bases ,,c’est de constituer une /ou des nouvelles

                            règles de fonctionnements bien étudier pour prévoir et anticiper touts possibilités de

                            détournements et verrouiller le tout

                            arrêtez de parler de connaissance de dossier un nouveau élu doit toujours étudier

                            ce qui est la moindre chose


                            parce que le fonctionnement actuel est pourri

                            après tout est une question de rodage

                            http://www.agoravox.fr/spip.php?page=forum&id_article=68348&id_forum=2399280


                            • Pascain Pascain 22 janvier 2010 14:46

                              Ouais... et le rodage consistera comme toujours a contourner, changer les regles pour mieux conserver le pouvoir. Ca toujours fonctionne comme cela, alors il faudrait bien plus que « changer les mentalites ».
                              Les "mentallites, quelque soit l’epoque, la region, ont toujours ete la prise du pouvoir et par tout les moyens disponibles...


                            • gimo 23 janvier 2010 08:43

                               non si c’est verouiller ’( les règles bien sur)


                              • Jean GABARD Jean GABARD 23 janvier 2010 20:29

                                Tout à fait d’accord avec l’article
                                et même d’accord quand l’auteur dit que les « dominés » qui arrivent au pouvoir ont tendance à dominer à leur tour.
                                Je regrette que ce soit aussi vrai avec des personnes qui se disent féministes et qui sont censés défendre des dominées. Ainsi 

                                de même que les communistes faisaient taire les critiques de la dictature en les traitant d’impérialistes, que les dictatures faisaient taire les critiques du capitalisme en les traitant de communistes, certains « démocrates » ne seraient-ils pas tentés aujourd’hui de faire taire les critiques du féminisme en les traitant de réactionnaires ?

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