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Accueil du site > Actualités > Société > Quand Jean-Pierre veut s’appeler Mohamed : l’échec de (...)

Quand Jean-Pierre veut s’appeler Mohamed : l’échec de l’intégration à la française

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."
Fable "les animaux malades de la peste" de Pilpay repris par La Fontaine

A l’occasion de l’élection de Barack Obama, en France le débat sur la discrimination positive est de retour. Elle a débuté dans les années ’60 aux Etats Unis. Quarante ans après le discours mémorable de Martin Luther King « I have a dream », les premiers effets sont visibles d’abord avec l’élection du chef d’Etat major Colin Powell d’origine jamaïcaine devenu par la suite secrétaire d’Etat et remplacé à ce poste par Condoleeza Rice qui affirme qu’elle doit son poste à Rosa Park la première dame noire qui a refusé de se lever dans un bus de blancs. La nomination de Barack Obama, noir, est le point d’orgue d’un « americain way of life » qui tourne le dos définitivement au Ku Klux Kan. Qu’en est-il justement en France des chances de réussite sociale des « minorités », des blacks, des beurs, des habitants des zones sensibles , des banlieues, de la couronne ? Autant de vocables pour désigner ces Français entièrement à part et qui rêvent d’être des Français à part entière.

Quelques faits parmi tant d’autres nous permettent de mesurer l’étendue du fossé qui sépare ces nouveaux Français qui ont largué les amarres originelles pensant, naïvement, s’intégrer harmonieusement à l’ombre des lois de la République sans perdre leur identité voire leur âme. Comme exemple d’une chronique d’un racisme ordinaire, on apprend par dépêche de l’AP que plusieurs centaines de tombes du carré musulman du cimetière Notre-Dame-de-Lorette d’Arras ont été profanées dans la nuit de dimanche à lundi 8 décembre, a confirmé la préfecture du Pas-de-Calais Ces profanations interviennent alors que les musulmans célèbrent la fête de l’Aïd. Dans un communiqué, le président Nicolas Sarkozy a fait part de "sa profonde indignation" et de "sa vive émotion" après cette "nouvelle profanation du carré musulman de la nécropole nationale de Notre-Dame de Lorette". "Au-delà de l’appartenance religieuse, c’est aussi la mémoire de l’ensemble des combattants de la Première Guerre mondiale qui se trouve ainsi insultée", souligne-t-il.

Quelle réaction aussi en face de deux Françaises qui, lasses des refus de justice, pensaient que la Cour Européenne allait les rétablir dans leur droit. Elles dénonçaient leur exclusion définitive d’un collège parce qu’elles avaient refusé de retirer leur foulard pendant des cours de sport,. Elles ont été déboutées le jeudi 4 décembre à Strasbourg par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). (…) Aujourd’hui âgées de 21 et 22 ans, les jeunes filles avaient été exclues début 1999 du collège de Flers, après avoir refusé d’enlever leur foulard islamique en cours d’éducation physique. Les adolescentes avaient proposé de remplacer le foulard par un bonnet mais en février, constatant leur absence de participation active aux séances, le conseil de discipline du collège prononça leur exclusion définitive pour non-respect de l’obligation d’assiduité. Un ultime recours devant le Conseil d’Etat avait également été rejeté.(1)

Dans le même ordre d’idée on apprend que la discrimination touche aussi les corps de police. Ainsi de nombreux policiers des Renseignements Généraux de la Préfecture de Police de Paris, français d’origine maghrébine, ont perdu leur habilitation "Secret Défense" sans explication officielle. Selon plusieurs sources, les policiers de la 8ème section des RG, "Enquêtes et habilitations", située rue aux Ours, Paris 3ème, leur posent des questions sur leurs orientations religieuses, la régularité de leurs séjours dans les pays de leur famille d’origine. Selon leurs examinateurs, ils auraient perdu leur habilitation parce qu’ils visitaient trop souvent leurs parents "restés au bled". De nombreux enquêteurs chevronnés des RGPP s’insurgent contre ces pratiques d’un autre temps et qui les "marquent au fer rouge de la suspicion". L’affaire paraît d’autant plus grave que la plupart de ces agents français "basanés" ont été recrutés, ces dernières années, pour que la police française soit adaptée" aux couleurs de la France".(2)

Enfin le feuilleton du fichier Edvige a donné un nouvel épisode : On apprend que tout est fait pour imaginer comment débusquer le basané potentiellement dangereux. Dans un projet de rapport au ministère de l’Intérieur, le groupe de contrôle des fichiers propose, dans un projet de rapport au ministère de l’Intérieur dont l’AFP a eu une copie jeudi 4 décembre, d’expérimenter un fichage des suspects d’infraction combinant la couleur de peau et l’origine ethnique. Le groupe a débattu notamment "sur les éléments les plus pertinents devant faciliter l’identification d’un individu suspecté d’avoir perpétré une infraction", peut-on lire dans son projet de rapport . "Gamme chromatique". (3) Cet euphémisme qui classifie les races ressemble étrangement à une manipulation, expérimentale où on utilise les couleurs en spectrométrie UV visible ou infra rouge. Après l’ADN du colonisé voilà le basané passer sous l’oeil d’une caméra qi donnera son spectre polychromatique.

Juste retour des choses le désenchantement a atteint en profondeur les beurs qui las de revendiquer des droits après avoir abdiqué leur identité originelle pour une hypothétique identité gauloise qu’on leur refuse dans les faits, ces mêmes beurs par un véritable introspection franchissent le pas d’un retour aux sources.. Pourtant comme l’écrivent Charles Bremmer et Marie Tourres : « Voulant épargner à leurs enfants la discrimination, beaucoup de parents immigrés ont donné à leurs enfants des prénoms très français. Difficile ensuite de revenir en arrière ». Ils sont nés en France et s’appellent Louis, Laurent ou Marie, mais ils veulent changer de prénom pour devenir Abdel, Saïd ou Rachida. Les demandes de changement de prénom de la part d’enfants d’immigrés se multiplient devant les tribunaux français. (…) Forts d’une nouvelle assurance, les enfants de familles venues d’Algérie, de Tunisie et du Maroc remettent en cause une vieille tradition qui voulait que les immigrés des anciennes colonies donnent à leur progéniture des noms français. Incités dans cette démarche par un sentiment personnel de déphasage avec leurs noms chrétiens, ces demandeurs se heurtent à la réticence des juges, qui n’ont guère envie d’appuyer ce que beaucoup d’entre eux considèrent comme un rejet de la France . "Mon apparence est en contradiction avec mon prénom", explique Jacques, 25 ans, qui souhaite adopter un nom originaire du pays de ses parents, l’Algérie. Il rejette l’idée communément répandue selon laquelle un prénom français pourrait vaincre les réticences persistantes des employeurs à recruter des minorités non blanches. "Il y a juste un effet retard entre l’envoi de ma candidature et ma présentation à l’entretien. Ils hésitent, comme si la personne qu’ils avaient convoquée ne pouvait pas être moi", raconte le jeune homme ». (4)

« Il est irréfutable que, malgré la loi, les employeurs continuent de discriminer les chercheurs d’emploi portant des noms étrangers. Nadine, la quarantaine, n’est pas parvenue à convaincre un tribunal parisien de l’autoriser à reprendre le prénom qu’elle portait avant sa naturalisation, Zoubida. "Je ressens le besoin de retrouver mes racines", a-t-elle pourtant expliqué à la juge Anne-Marie Lemarinier, citée par Le Monde dans un article d’avril 2007. "Je vis ce changement de prénom comme une culpabilité par rapport à ma famille." Mais la juge a rétorqué : "Madame, je peux concevoir votre démarche identitaire, mais le droit ne peut pas s’adapter en permanence à des états d’âme." C’est la politique d’intégration française qui est en cause, estime Dominique Sopo, le président de SOS Racisme : "Elle rejette, stigmatise et enferme dans un ghetto. Et ça encourage le retranchement dans une identité communautaire, déplore-t-il. Il y a un fossé gigantesque entre la réalité et les discours politiques sur l’intégration. C’est triste d’en arriver là." » (4) Conséquence de « l’effet Obama », le président Nicolas Sarkozy a réaffirmé récemment ses positions sur le sujet. "Je prendrai dans les semaines qui viennent des initiatives pour que cette diversité, cette France riche de cette diversité, ça se traduise également dans nos élites, dans les préfets, dans les magistrats, dans les professeurs d’université, dans les médecins", a déclaré la chef de l’Etat ."(5)

« Même si le président français se défend de vouloir recourir aux quotas, il s’appuiera certainement sur des dispositifs très proches, des quotas sans le nom, pour parvenir à ses fins. Deux thèses s’affrontent . Celle pour qui la discrimination positive ne sert à rien et laisse les clivages en l’état , celle pour qui au contraire il faut persévérer La discrimination positive est dépassée, inefficace et dangereuse pour plusieurs raisons. Elle est contradictoire avec le principe d’égalité des citoyens. Elle signe en quelques sortes le retour aux sociétés tribales où l’individu est d’abord caractérisé par son appartenance communautaire, son apparence, plus que par son statut de citoyen. Il y a là une régression forte sur le plan des idées et de la Civilisation ; Autre problème, le choix d’un unique facteur de discrimination : la couleur de la peau. ..Bref, comme la mauvaise monnaie chasse la bonne, la discrimination positive chasse la reconnaissance du mérite, de façon souvent très injuste. Là où la discrimination positive est la plus perverse, c’est qu’elle nous éloigne des vrais problèmes, en se focalisant sur la diversité ethnique, au détriment de la diversité sociale Parler de la diversité raciale sans s’attaquer auparavant au coeur du sujet, à la diversité sociale, ne peut être qu’un leurre, un triste gadget destiné à tromper les foules et amuser les médias »(6)

« Faut-il indéfiniment écrit Sylvie Kauffmann accepter qu’au nom de l’égalité se perpétuent les inégalités ? (..) Et puis la traduction "discrimination positive" est apparue. Est-ce un hasard si, finalement, et sans doute inconsciemment, les Français ont adopté l’expression "discrimination positive" plutôt qu’"action affirmative" ? Non. Parce que "discrimination positive" a une connotation négative. Dans "discrimination positive", il y a "positive", mais il y a d’abord "discrimination". Il y a vingt ans, la marche des beurs avait réveillé les Français, soudain conscients de la présence en leur sein d’une communauté qu’outre-Atlantique on aurait appelée "minorité ethnique", et qui ne demandait qu’à s’intégrer, celle des jeunes issus de l’immigration. Vingt ans plus tard, le rêve a, à certains égards, tourné au cauchemar. L’intégration ne s’est pas réalisée. Les inégalités se sont creusées. En France, les enfants d’Algériens sont quatre fois plus au chômage que les enfants de Français. Cette discrimination-là est très, très négative. Les frustrations qu’elle engendre dans les "quartiers" aggravent la "fracture sociale" et nourrissent les extrémismes. En pleine tempête sur le foulard, le ministre de l’intérieur lance un pavé dans la mare. "Reconnaissons les échecs de l’intégration à la française, déclare Nicolas Sarkozy sur France 2. Je crois en la discrimination positive Mais, M. Chirac en convient, cette égalité de principe ne s’est pas traduite dans les faits. Il y a même eu, a-t-il dit à Tunis en décembre, "un recul", y compris dans les échelons élevés de la société. "Faut-il parler de discrimination ? Oui, mais elle est négative et elle n’a pas été volontaire, note le président. Il y a une espèce de système qui, tout naturellement, s’auto-protège, s’auto-alimente, s’auto-nomme. Et donc, il y a là quelque chose contre quoi il faut réagir." (7)

Il est avéré que l’Hexagone brandit haut et fort l’égalité et la fraternité, mais tout indique qu’un Français “de couleur” pense Max Colchester, n’a aucune chance d’accéder aux plus hautes fonctions avant longtemps. L’élection de Barack Obama invite la France à un examen de conscience : dans ce pays pourtant fier de sa tradition égalitariste, les minorités ethniques peinent encore à se hisser aux sommets de la politique et des affaires. La France a d’elle-même l’image d’un foyer d’égalité ethnique, mais cette image a été mise à mal fin 2005 lorsque des émeutes ont secoué les banlieues de Paris à forte population immigrée qui protestaient contre les disparités économiques et l’absence de perspectives. “La France doit tirer les enseignements de ce qui se passe avec Obama”, insiste Christiane Taubira, une femme politique noire originaire de Guyane.(8)

"La France de 1998 a cru que son équipe multiraciale allait dissoudre le racisme et faciliter l’intégration. Dix ans plus tard, l’échec à l’Euro 2008 est aussi celui d’un rêve collectif. Depuis dix ans, beaucoup espéraient une évolution positive. Quand le visage de Zinedine Zidane, fils d’immigrés ¬algériens, a été projeté sur l’Arc de triomphe et que les foules ont scandé “Zizou président !”, la démographe Michèle Tribalat, spécialiste de l’immigration, a expliqué que l’équipe “avait fait plus pour l’intégration que des années de politique de la ville”. Au début, tout semblait aller pour le mieux. En 1999 et en 2000, les Français sont devenus, malgré leur équipe de football, plus racistes. … Face à Nicolas Sarkozy, qui à l’époque n’avait pas hésité à traiter certains jeunes de “racaille”, le défenseur français Lilian Thuram, l’intello de l’équipe, répliquait : “Moi aussi j’ai grandi en banlieue. Moi aussi il m’a traité de ‘racaille’. Mais je ne suis pas une racaille. Ce que je voulais, c’était travailler. Il [Sarkozy] n’a peut-être pas compris cette subtilité.”(9)

Les "beurs" ont une façon à eux de résumer leur situation en trois phrases : « Tu peux gagner des médailles d’or pour la France, pour les flics tu resteras toujours un macaque. Tu peux gagner la coupe du monde pour la France, pour les flics tu resteras toujours un raton. Tu peux vivre depuis 200 ans en France, pour les videurs des boites de nuit, si tu peau est basanée, ce sera toujours “ca ne vas pas être possible” ».

En définitive de Gaulle avait bien raison d’affirmer que « le corps social » n’est pas prêt à absorber en grande quantité des éléments allogènes à son identité. « (..) C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns.(…) Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » « Si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-deux-Eglises, mais Colombey-les-deux-Mosquées ! » (10) 
 
Les basanés ont du souci à se faire, leur intégration apaisée dans le contexte actuel, est une vue de l’esprit du fait d’une connotation coloniale sous-jacente et du fait aussi qu’on le veuille ou non la religion chrétienne berce d’une façon invisible l’imaginaire des Français(e) de souche combien, ils se proclameraient athées laïcs... Pourtant ces Français veulent être des Français à part entière se voyant chaque fois interpellés comme étant des émigrés de la nième génération combien même ils seraient là depuis plus d’un siècle avec à chaque fois le devoir d’affirmer en vain leurs attachements à la République à la "France des Arts des Armes et des Lois" comme le disait si bien Johachim du Bellay 

1.Elles refusaient d’ôter leur foulard à l’école : déboutées. Libération 4 décembre 2008

2.Des fonctionnaires des RG sanctionnés pour appartenance religieuse ? Nouvel obs. 05.12.2008

3.Un fichage par couleur de peau à titre expérimental ? Nouvelobs.com 05.12.2008

4.C Bremmer , M ? Tourres : Quand Jean-Pierre veut s’appeler Mohamed.The Times 28 11 2008

5..http://fr.news.yahoo.com/3/20081127/opl-diversite-sarkoz-cfb2994.html

6. Discrimination positive : gare au leurre ! http://www.levraidebat.com

7.Sylvie Kauffmann : Les avantages de la "discrimination positive". Le Monde du 5 11 2004

8.Max Colchester A quand un Obama français ? The Wall Street Journal 13 nov. 2008

9.Simon Kuper . Les illusions perdues des “Black-Blanc-Beur” Vrij Nederland . 3 juillet 2008

10. de Gaulle : Elysée, le jeudi 5 mars 1959

Prof Chems Eddine Chitour

Ecole Poltechnique Alger


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71 réactions à cet article    


  • maxim maxim 11 décembre 2008 11:43

    1)votre article perd tout son crédit à partir du moment ou vous nous resservez encore le couplet de la connotation coloniale sous jacente ,et c’est justement ce sentiment que vous nourrisez ,vous ,à l’égard des Français qui fera que le bloquage continuera ...

    .2)..ce n’est pas parce qu’un bande de petits cons s’amusent à détruire des tombes musulmanes qu’il faut mettre tous les Français dans le même sac ...

    .3)..Lilian Thuram ,il habite à 100 mètres de chez moi ,loge dans une baraque somptueuse acquise grâce à ses gains ,a passé sa jeunesse au Fougères ,cité en co propriété ou en location ,située à Avon ,communauté de commune de Fontainebleau ...copain d’enfance d’un de mes fils avec qui il jouait au foot ,je connais sa mère également ,et je ne pense pas qu’ils aient eu un seul moment le sentiment d’être rejetés ,originaire des Antilles ,comme une communauté de notre ville ,qui travaille surtout dans le secteur Santé publique ,

    4)j’ajouterai que lorsque Thuram a qualifié la France en 98 pour la finale ,dés l’annonce de cette victoire ,toute la ville était en liesse ,un enfant du pays avait qualifié la France ...

    5)alors s’il vous plait cessez ces amalgames douteux !


    • miwari miwari 11 décembre 2008 12:34

      L’exemple de thuram que vous prenez c’est du n’importe quoi, allez demander aux Mohamed ou Mamadou du coin ce qu’il en est.

      Il n’y a pas de fumée sans feu, si tant de jeunes et moins jeunes non français de souche mettent sur la place publique les problèmes qu’ils rencontrent ce n’est pas pour être "victimisés" et faire pleurer dans les chaumières, mais pour nous jeter a la face nos contradictions, d’un côté on leurs demandes de s’insérer et l’autre on leurs refuses les moyens pour le faire.


    • maxim maxim 11 décembre 2008 13:29

      c’est trop facile cet argument ....

      que l’on soit Ali ,Mamadou ou Chang ,quand on veut vraiment ,on peut !

      et ne pas toujours invoquer l’argument de racisme ,c’est trop commode !

      tenez ,David Astorga ,copain de Thuram ,lui aussi Antillais de Fontainebleau ,et journaliste sportif sur Tf 1 ,je l’ai connu tout gamin ,comme tous les copains d’école de mes enfants ,je connais également sa mère ,veuve assez tôt ,qui a élévé ses enfants dignement !

      et bien David n’a jamais eu à se plaindre de remarques sur la couleur de sa peau ( il y aura toujours quelques connards bien sûr ) a suivi une scolarité normale et a fait une école de journalisme ,et trouvé du boulot !

      c’est trop facile de dire ,c’est la faute des Français ! je vais dire quelque chose qui va faire bondir ....

      mais ,on ne vous retiens pas prisonniers ! si les Français sont aussi cons que vous le prétendez ,il y a votre pays ,vous êtes indépendants ,les Français sont partis depuis 1962 ,vous avez un pays riche en ressources ,qu’est ce que vous attendez pour en profiter ?

      pourquoi venir souffrir chez nous ,alors que l’Algérie fait 5 fois la France en superficie ,qu’il y a plein de choses à faire !et puis là bas il n’y aura pas les "salauds de colonialistes" dont vous vous plaignez !

      qu’est ce que vous croyez ,moi aussi je devrais pleurnicher ,pendant la guerre de 39 -45 ,et quand j’ai été scolarisé en 1947 ,je portais un nom Allemand ,et blond aux yeux bleus en plus ,né de parents inconnus de surcroit ,ça éveillait bien des soupçons ! j’en ai entendu du sale Boche pendant toute ma jeunesse !

      et alors ,ça m’a pas fait un deuxieme trou de balle pour autant !


    • Zalka Zalka 11 décembre 2008 14:02

      ".2)..ce n’est pas parce qu’un bande de petits cons s’amusent à détruire des tombes musulmanes qu’il faut mettre tous les Français dans le même sac ... "

      Complètement d’accord avec ce propos. Mettre tous les français dans le même sac revient à adopter le même raisonnement que les racailles qui ont profané le cimetière musulman.


    • claireopale claireopale 11 décembre 2008 17:41

      Le problème de l’intégration est le chat qui se mord la queue
      L’immigration des ayants droits vous oubliez que vous vous etes imposés aux Français
      certains politiques vous ont utilisés à des fins électorales
      ou tout simplement pour se faire valoir d’une certaine societé, vous voyez des hommes
      politiques vivrent dans les quartiers d’immigrés ????? du délire
      Ce n’est pas eux qui vivent la galère !
      personnellement j’en ai marre de payer pour des personnes qui ne recherchent que
      l’assistanat ! alors oui je dis que ceux qui en ont marre de vivre en france et de
      supporter les Français et bien qui retournent chez eux...mais la j’en doute !!
      alors arretez de vous plaindre !!!!! y’en a vraiment marre !!!!!


    • appoline appoline 15 décembre 2008 17:10

      @ Claireopale,
      D’accord avec votre commentaire ; il y en a assez des quidams qui crachent sur le système tout en en soutirant tous les avantages. Qu’ils retournent chez eux pour y construire un monde meilleur puisque nous ne sommes pas à la hauteur. Il est toujours facile de critiquer mais se cracher dans les mains pour se mettre à la tâche, là c’est une autre histoire.


    • fouadraiden fouadraiden 11 décembre 2008 11:53


       vous mélangez tout sans jamais cerner le "vrai" problème . je pense que le choix du prénom en matière d’intégration des population arabes est une condition nécessaire, et je dirais même suiffisante.mesure qui ne peut fonctionner que si elle était adoptée progressivment par tt le groupe sinon ça ne marche pas : voir le cas des harkis , qui hors contexte de guerre coloniale demeure un révélateur tres éclairant.


       je ne dis que c’est ce que je souhaite , je dis pourquoi les arabes sont incohérents en persistant à choisir des prénoms arabes pour leurs enfants et comment résoudre cette contradiction, en supposant qu’ils le souhaitent , ce qui est loin d’être démontré dans leur cas.

      .

       le problème du faciès n’est pas n’ont plus le bon angle dans le cas arabe, du moins n’explique pas à lui seul l’exclusion des arabes des sociétés européennes . les pieds noirs, les juifs maghrébin et quelques autres orientaux en ttes sortes passent comme une lettre à la poste. c’est donc la combinaison de facteurs spécifiques qui doivent expliquer la condition de ces populations et la raison de leur éviction du corps social. quels sont ces critères qui expliqent le statut des Mohammed et Rachida en régime tricolore ?

      et où avez vu que des maghrébins donner à leurs enfants des prénoms français ?


       l’appartenance au christianisme n’explique pas elle aussi les critères d’intégration et d’exclusion . les Noirs , assimilés et souvent christianisés partagent avec les arabes le même sort (il suffit de voir les ministres arabes et noirs symboliques parait-il) et pourtant ils ont des prénoms bien français et pratiquent la religion de la société majoritaire sans être pour autant considérés par les Français comme des français.



       


      • Yohan Yohan 11 décembre 2008 12:09

        Les maghrébins font ce qu’ils veulent, ils peuvent choisir Louis ou Mohamed, peu importe. 
        L’important est qu’ils choisissent le prénom de leurs enfants comme tout le monde devrait le faire : sans arrière pensée et uniquement parce qu’il vous plait et parce qu’il plaira plus tard à l’enfant.


        • fouadraiden fouadraiden 11 décembre 2008 16:25


          cher compatriote


           c’est pour ça que les Chinois donnent des prénoms africians à leurs enfants smiley


           



           


        • Jojo 11 décembre 2008 12:27

          Excellent papier merci. Et les témoignages que vous rapportez sont poignants.  

          Dommage que vous ayez cru bon de citer De Gaulle vers la fin. Cette citation a tellement été serinée par les … vaillants résistants à l’invasion de la France, (souvent les mêmes qui brûleraient la dépouille du Général dans sa tombe s’ils le pouvaient),  qu’elle en perd tout sens. Mais surtout, parce que j’estime que votre article méritait une bien meilleure conclusion.

           

          Sinon j’ai particulièrement apprécié le projet de fichage par couleur de peau rapporté par le nouvel Obs. Même si j’imagine que la base de données risque d’être assez complexe à concevoir et à maintenir avec plusieurs millions de couleurs et deux cent cinquante six niveaux de gris, … Gamme Chromatique c’est ça ? Je parie qu’un tri ascendant me placerait assez haut dans les tables, la gloire ! … Pauvre humanité !


          • LE CHAT LE CHAT 11 décembre 2008 13:31

            plusieurs centaines de tombes du carré musulman du cimetière Notre-Dame-de-Lorette d’Arras ont été profanées dans la nuit de dimanche à lundi 8 décembre

            les tombes des français sont aussi ravagées en Algérie ! des cons il y en a chez vous aussi !

            Pourtant ces Français veulent être des Français à part entière

            qu’ils commencent à respecter la Marseillaise !


            • Jojo 12 décembre 2008 14:27

              Le chat,

              Je confirme que le jour où la connerie a été distribuée, il n’y a pas eu de jaloux. Chaque pays a eu son lot, mais la comparaison s’arrête là.

              Les tombes musulmanes profanées en France sont celles de français aussi bien de naissance (dois-je vous rappeler que c’était avant les indépendances et qu’ils n’ont le peu d’années qu’ils ont vécu, rien connu d’autre que la France), que par le sang versé.

              En clair, ces français musulmans sont tombés dans les tranchées en 14-18 pour que 80 ans plus tard, Seb, Mike et Cie puissent cracher sur leurs coreligionnaires et sur leurs descendants, le fondement bien vissé dans une chaise et une bibine a portée de main.

              Le bon sens voudrait que ce soit au français que vous êtes (l’Elysée l’a bien compris) et non pas à l’auteur algérien, que devrait revenir le devoir de défendre leur mémoire, comme vous l’avez à juste titre fait pour les pieds-noirs.

               

              Pour en revenir à la profanation de tombes et pas seulement chrétiennes en Algérie (eh oui figurez-vous que des tombes musulmanes plus aisément accessibles, sont profanées à des fins de sorcellerie (nous avons aussi notre lot de Satanistes oui, pas de jaloux là non plus ! )).

              Sous la pression des familles, français et algériens collaborent pour une fois et des efforts sont faits notamment pour effectuer des regroupements dans les grandes villes, mais la pierre d’achoppement reste toujours le financement.

               

              Je ne relève pas votre dernière phrase, l’élan patriotique sans doute, sinon comment expliquer que vous fassiez porter le chapeau de ce qui s’est passé dans un stade à toute la population concernée (et encore j’exclue l’hypothèse de la manipulation…).

               


            • docdory docdory 11 décembre 2008 13:49

               @ Chems Eddine Chitour

               

              Votre article mélange plusieurs problèmes ( voile à l’école , inadmissibles profanations de cimetières et enfin prénoms ) . Je vous répondrais sur la question des prénoms .

               Pour changer de prénom , c’est assez difficile . Il faut prouver l’existence d’un " intérêt légitime " qui , en pratique , permet de changer en cas de prénom ridicule ou extravagant ( ex : Scolastique , Hildephonse , Frédégonde ) , en cas d’association prénom nom ridicule ( exemple classique : Jean Bonnot ) , ou bien lorsque , porteur d’un prénom étranger , on veut choisir un prénom français pour favoriser son assimilation à la société française .

              http://www.affection.org/prenoms/loi.html

               Par conséquent , il sera très facile à Mohamed d’obtenir comme nouveau prénom Jean Pierre , ou à Sue Ellen de devenir Hélène, mais le contraire restera impossible, car il n’y a pas " d’intérêt légitime " au changement de prénom .

               Il faut savoir que , depuis l’Ordonnance de Villers Cotterêts , le français est la langue officielle de la France . Il est donc logique de donner des prénoms français à ses enfants si l’on décide de s’installer pour toujours en France !

              Toutes les vagues d’immigration précédentes ( italiens , portugais , espagnols , polonais , ) ont attribué, en toute logique, des prénoms français à leurs enfants dès la première génération . On ne voit aucun polonais de troisième génération appeler ses enfants Bromislaw ou Zbigniew ! Les chinois font la même chose , leurs enfants ont presque toujours un prénom français . C’est ce qu’on appelle le principe de réalité : pour que les enfants se sentent bien dans le pays qui sera le leur , donnons leur un prénom de ce pays !

               Les parents d’origine arabo-maghrébine qui ont donné des prénoms français à leurs enfants ont choisi pour eux la voie de l’assimilation , et c’est un bon choix . ( Je connais même quelqu’un qui a un nom tout à fait arabe et qui se prénomme David ! ) 

               Par ailleurs , il y a bien plus de demandes de changement de prénom dans le sens prénom arabe => prénom français que de demandes dans l’autre sens , qui sont archi-minoritaires . Vous dites , à juste titre , que les enfants d’algériens au chômage sont plus nombreux que les enfants de français . Cela est vrai , mais par contre , lorsqu’ils ont un prénom français , cela n’est pas vrai ( tous les gens que je connais qui ont un prénom français accolé à un nom de famille arabe ont tous , sans exceptions , de très bonnes situations professionnelles .)

               Il serait donc temps, pour les français d’origine arabo-maghrébine, d’adopter le principe de réalité et de donner des prénoms français à leurs enfants , comme tous les autres immigrés avant et après eux !

               Un petit mot pour conclure : votre prénom Chems Eddine , qui , en Arabe, si je ne m’abuse, veut dire quelque chose comme " soleil de la religion " , est peut-être un beau prénom dans une société confessionnelle, mais, en 2008 ,ce prénom donné à un enfant né en France est un peu difficile à porter . Dans une société dans laquelle la religion n’a plus grande importance , ce prénom ressemble un peu trop à une profession de foi ( comme beaucoup d’autres prénoms arabes ) : si cet enfant devient plus tard athée ou indifférent religieux comme la moitié des français , il trouvera peut-être lourd à supporter un prénom aussi marqué religieusement !

               

               

               

               

               

               

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordonnance_de_Villers-Cotter&ecirc ;ts


              • fouadraiden fouadraiden 11 décembre 2008 17:10


                Doc, vous allez un peu vite...



                -  il ne suffit pas "doter" ses enfants de prénoms ambiants pour passer anonyme. ni asiatiques ni les noirs passent pour des français comme vous malgré des prénoms français.l’assimilation n’est qu’une condition nécessaire....


                -  les arabo-maghrébins ne sont si des polonais ni des portugais ni des espagnols , les renvoyer à leurs prédécesseurs immigrés c’est faire bien peu de cas de la liberté qui anime les peuples.

                 


              • fouadraiden fouadraiden 11 décembre 2008 17:12

                 

                " de "doter...........".les" asiatiques


              • Neris 11 décembre 2008 20:36

                @Docdory

                Prénoms français, vous me faites rire !

                Quand les Français affublent leurs rejetons de prénoms anglo-saxons, et pas les meilleurs, issus des séries télés (et pas des meilleures), ou de diminutifs ridicules, toujours de prénoms anglo-saxons...

                ils essaient d’assimiler leurs rejetons à quoi ?

                Y’en a, on se demande même s’ils existent ou s’ils ont été inventés.

                Je ne suis pas sûre que le petit Français se sente bien dans son pays en portant le prénom du héros de maman des Feux de l’Amour !!


              • docdory docdory 11 décembre 2008 22:29

                 @ Neris 

                Tout à fait d’accord avec votre commentaire , c’est une très mauvaise idée de donner un prénom anglais à ses enfants quand on est français !


              • docdory docdory 11 décembre 2008 23:54

                @ Fouadraidden

                 

                " la liberté qui anime les peuples " dites vous ? C’est bien le problème : on ne peut pas avoir le cul entre deux chaises . Aucun descendant de polonais , d’espagnol , ou d’italien présent en France depuis trois générations ne se sent appartenir à une autre nation que la nation française .

                 

                Donc , ce n’est pas au français de choisir pour les descendants d’immigrants arabo-maghrébins depuis trois génération : ou ceux-ci se considèrent comme faisant partie du peuple français , et donc donnent des prénoms français à leurs enfants , ou ils se considèrent comme faisant partie d’une hypothétique " nation arabe " , ou bien de la nation algérienne, marocaine , tunisienne ou turque , dans cette hypothèse , ils donnent des prénoms étrangers à leurs enfants , mais ne doivent ensuite nullement s’étonner qu’ils ne soient pas considérés comme totalement français !

                 

                On ne peut pas " vouloir faire bande à part " et se plaindre ensuite de ne pas être admis dans la bande !


              • Cangivas 11 décembre 2008 14:14

                @Agoravox,

                Mon message vient de sauter et ne se trouve plus dans le fil de discussion.

                S’il ne s’agit pas d’un problème technique, merci de m’indiquer quelles(s) partie(s) de mon message relèvent d’un abus méritant sa suppression.

                Merci d’avance.

                Le message était :

                @l’auteur,

                Citez-moi un (ou des) pays de l’Union Européenne où l’intégration des Maghrébins est une réussite et se fait de façon idyllique sans créer de heurts particuliers ?
                Pays que la France pourrait prendre en exemple...

                En limitant vos propos à la France, vous concluez que le problème vient de la France, de son modèle d’intégration, des Français, etc.

                Mais si on prend la peine d’observer ce qui se passe dans les autres pays européens (pays comparables à la France, politiquement, économiquement, socialement, ...), on peut conclure que le problème n’est pas spécifique à la France mais qu’il vient des Maghrébins.

                Par exemple, lors des problèmes du dernier match France-Tunisie, les commentateurs et journalistes ont oublié de dire que d’autres pays européens comme la Belgique ou la Hollande rencontraient les mêmes problèmes à l’occasion de matchs opposant leur équipe nationale à des équipes du Maghreb... au point que la fédération néerlandaise a menacé de mettre un terme aux rencontres Pays-Bas/Maroc.
                Si s’agissant de la France, on peut mettre en avant le colonialisme comme cause fondamentale aux problèmes, s’agissant des Pays-Bas vis-à-vis du Maroc ça semble difficile.


                • Thierry JACOB 11 décembre 2008 14:56

                  L’intégration c’est, un peu, comme le mariage...faut savoir faire des concessions...la FRANCE accueille...que font les postulants ???
                  Certaines conceptions du mariage posent questions...la FRANCE n’a pas à se soumettre !


                  • licorne 11 décembre 2008 17:24

                    que je suis d’accord avec vous, ceci dit je pense que l’on pourrai envoyer cela a l’etat d’israel pour qu’il medite sur la question palestinienne.... 


                  • foufouille foufouille 11 décembre 2008 14:57

                    prendre un prenom etranger est idiot
                    un prenom "francais" permet pourtant de montrer du doigt le gros raciste
                    un noir a meme reussi a gagner un proces contre une banque
                    on lui avait refuse un poste au guichet sous pretexte que ferait pas bien pour les clients


                    • Canine Canine 11 décembre 2008 15:26

                      La solution est dans le titre. Il faut des nouveaux prénom composés, comme Jean-Mohamed.


                      • erdar 11 décembre 2008 16:14

                        Intérressant le petit billet

                        Et une petite réctification : pour les videurs des boites de nuit, si ta peau est basanée, ce sera toujours “désolé que les habitués” ». C’est du vécu...une fois j’ai demandé au videur, mais comment veux tu que je m’habitue, si je ne peux pas rentrer une seule fois...mort de rire...

                        Sinon, toujours cette rengaine de discrimination positive -> le racisme positif (le racisme c’est positif)
                        C’est un terme exclusivement utilisé pour les ignorants de la langue française -> pour ma part, rien que dans cette citation, il dit tout sarovski

                        A propos, je suis d’origine turc et bien tête de turc dans le pays de Diderot dont un écrit bien parlant sur les turcs :

                        "N’allons pas vivre là, mon ami ! Ô le vilain pays ! Il y a une grande bête féroce qui dévore toutes les autres bêtes féroces qui sont autour d’elle ; et celles-ci, à l’exemple de la première, dévorent toutes celles qui les approchent, et ainsi de proche en proche ; c’est un pays où tout est dévorant et dévoré."

                        ou bien pour une approche plus exhaustive :

                        http://www.tetedeturc.com/home/spip.php?rubrique1



                        Sinon, il faut comprendre la sociologie des peuples dit : "avancé" pour avoir un jugement honnête.

                        Tout d’abord, le modèle repose sur un élitisme et donc une discrimination sous-jascente et qui est intinsèque au système capitaliste (offre et demande).

                        Les bien pensants ont opté depuis pas mal de temps pour un chômage de masse (effet escompté stabilisé le salarié dans le poste et maintenir le salaire). Le problème, c’est qu’il y a un équilibre à respecter sans cela le système bascule d’où l’égalitarisme, les droits de l’homme, etc...et les grosses conneries qui sont dans le package dit sociale. Stalline ou lénine parlait des imbéciles heureux, ce n’est pas mon cas.

                        Pour en revenir au sujet, les magrébhins sont inéluctablement grillé sur place. Le pauvre mohamed qui naît en france, son avenir est à 95 % scellé et je sais ce que je dis.

                        La raison est simple, le fait d’être issu d’une couche sociale pauvre et visible, vous condamne aux yeux du recruteur. Sans même le demander, le recruteur sait que vous ête pollué par votre environnement "misère culturelle, frère en prison, consommation de drogue, coutume religieuse archaïque, problème familliaux, etc...) bref des clichés persistant qui pour un recruteur représente une personne dans la merde et qui risque de tâcher l’entreprise par sa présence.

                        Je crois que le tord de nos parents est d’avoir cru en la france, et cette hypocrisie se retourne contre elle.

                        Bien fait pour nous...En ce qui me concerne, je regrette de ne pas être pendant la période nazi...au moins eux, ils auraient été plus franc, entre un génocide passif et actif, je préfèrerai le génocide actif. C’est peut être pour ça que j’apprécie les allemands....un peu d’action, c’est mon côté turc.

                        C’est vraiment regrettable d’être née dans un magnifique pays et de subir autant de frustration.

                        Je dis toujours que la france est l’un des plus beau pays mais dommage qu’il y ai des franco-français qui obscurcit son rayonnement. Elle est pas gâté en ce moment....

                        Selam/salam

                        Erdal










                        • licorne 11 décembre 2008 17:27

                          si les franco- francais te derange je vais te rpondre genyilliment que les plus gené s’en vont...

                           smiley


                        • erdar 11 décembre 2008 17:55

                          							Tiens rien que ce commentaire en dit long sur perception des choses. Désolé pas de temps à perdre.

                          Même pas capable de se rendre compte de la politique de giscard d’estaing suite à sa politique du regroupement familiale. vraiment ignare à ce point...ça se passe de commentaire.



                          par licorne 							 														 (IP:xxx.x9.253.224) le 1er décembre 2008 à 16H30 							 							
                          							

                          															
                          							
                          								les ghetto francais... qu’entender vous par la ?

                          Il faut rappeler que la constitution d’un ghetto suppose quatre conditions : un espace imposé par le pouvoir à une catégorie de population, un lieu ethniquement homogène, la constitution d’une micro-société interne, une stigmatisation venant de l’extérieur. Or, en France, la première condition au moins n’est pas remplie et les trois autres de façon très inégale et toujours partielle. Si la proportion d’étrangers, et surtout de personnes d’origine non-métropolitaines (ce qui inclut les naturalisés, les Français d’origine étrangère et les français originaires d’outre-mer), est souvent élevée, elle ne l’est pas toujours davantage que dans certains quartiers anciens et dégradés des centre-villes (la Goutte d’Or à Paris, le Panier à Marseille), des anciennes banlieues ouvrières (les Macreux à Aubervilliers), voire des copropriétés appropriées par un groupe (le « triangle asiatique » de Choisy à Paris) ou en déshérence (les Bosquets à Montfermeil) ou des lotissements pavillonnaires médiocres (les Portugais de Champigny-sur-Marne, les Maghrébins des quartiers pavillonnaires de Vénissieux).

                          Bref ne stigmatison pas pour le plaisir....


                          quand a la discrimination je me demande qui discrimine qui ? car franchement aujourd’hui on constate un communautarisme influant qui peut imposer que certaine piscine soit interdie au homme... (il est ou le principe de laïcité, de parité, d’egalité ?).
                          							


                        • docdory docdory 11 décembre 2008 22:37

                           @ Erdar . 

                          Le coup du " ça sera pas possible ce soir " dans les boites de nuit , c’est pour tout le monde et pas seulement pour les immigrés . Quand j’avais 20 ans , les 3/4 des boites refusaient la tenue " jean t.shirt baskets " . Je me suis fais interdire je ne sais combien de fois l’entrée en boite parce que je refusais de m’habiller autrement pour sortir , ça n’avait rien à voir avec le fait d’être français " de souche ". Il y avait une ou deux boites de nuit qui s’en fichaient , j’allais dans celles-là .
                          Je pense que les boites actuelles refusent la tenue " jogging avec sweat shirt à capuche mise sur la tête baskets " que que soit celui qui la porte , qu’il soit français " de souche " ou " pas de souche " !


                        • erdar 11 décembre 2008 23:17

                          @Docdory

                          Vous en faites pas la frustration adolescente est passée et je m’occupe différemment maintenant.

                          Pour info : la dernière fois que je suis allé en boite, c’était tong bermuda , j’avoue c’était en vacance.

                          Pour ce qui est de la discrimination, j’ai bien compris que cela est aussi en vigueur entre français de souche. Le système pousse de toute manière à la discrimination car il n’y a qu’un poste.

                          Le constat est amer pour un candide mais pour quelqu’un de pragmatique cela est dans la nature de l’homme et c’est ainsi. D’ailleurs, je pense que tous les pays vont passer par là et il n’y a pas que la France.

                          Pour faire court, il faudrait quand même un peu d’équilibre dans le système pour éviter l’embrasement des banlieues.


                          A+

                          Erdal


                        • JONAS Virgule 11 décembre 2008 16:29

                          @ L’Auteur :

                          Vous en avez vu beaucoup de Français ou de blancs, intégrés dans les pays Musulmans ? Même convertis et prénommé Mohamed, ils sont discriminés et seulement épargnés selon les préceptes du Coran.

                          En Afrique, c’est pareil, certains rituels sont interdits aux blancs, cérémonie Vaudou et bien d’autres.

                          Le jour ou je verrais une Cathédrale à côté de La Mecque, comme on n’en voit une aujourd’hui depuis le Vatican, tous les espoirs seront permis.

                          La réciprocité vous connaissez ?

                          Tant que certains de vos condisciples, diront comme un Premier Ministre Turc :

                          " Nos mosquées sont des casernes, leurs coupoles nos boucliers, leurs minarets nos épées ".

                          C’est mon pied là où le dos perd son nom, que j’ai envie de vous coller.  smiley

                          @ ---


                          • hurlevent 11 décembre 2008 22:36

                             Il est vrai que les pires travers de l’humanité (ségrégation à la Mecque, esclavage au Mali, Mauritanie) se trouvent dans les pays musulmans.

                            La France est un des pays les plus ouverts aux étrangers du monde. Les pays arabes musulmans sont les pires du monde. La critique de la France en matière d’intégration me parait déplacée.


                          • fouadraiden fouadraiden 11 décembre 2008 16:31

                            attention earder


                             comprenons les choses. si tu n’entres pas en boite ce n’est ni à cause des videurs ni même à cause des tenanciers , qui eux ne regardent que leurs gains mais à cause de la société majoritaire qui ne souhaitent voir ni trop d’arabes ni trop de noirs.sinon ils s’en iraient fissa voir ailleurs si l’air n’est plus française.ce quils font en matière de logements, d’emplois ,décoles n’est que plus visible le week-end.


                            • erdar 11 décembre 2008 17:23

                              @fouedraiden

                              En faites, j’ai compris qu’un fils d’ouvrier immigré ne consomme pas beaucoup et souvent pose problème au videur. J’aurais eu la taille d’un nain et un budget conséquent pour des bouteilles de champagne, je crois que j’aurais eu mes chances.

                              D’un autre côté, j’ai réalisé des économies de ce côté là...et j’en réalise toujours....

                              Erdal


                            • fouadraiden fouadraiden 11 décembre 2008 17:35


                               l’argument économique est faux et je comprends que l’on ait intérêt en France à présenter les choses sous cet angle.

                               

                               j’aurais un mal fou à sceller dans une foule un ouvrier français....

                              @Voltaire


                               Vous auriez pu au moins donner votre avis sur une thématique que vous jugiez pertinente plutôt que de disqualifier l’article dans son ensemble. Que pensez-vous de la "problématique" des prénoms , à supposer qu’il y ait une difficulté de ce genre évidemment ?


                            • hurlevent 11 décembre 2008 22:33

                               "l’argument économique est faux et je comprends que l’on ait intérêt en France à présenter les choses sous cet angle. "

                              L’argument ethnique est faux et je comprends que l’on ait intérêt au Maroc à présenter les choses sous cet angle. 


                            • Voltaire Voltaire 11 décembre 2008 16:34

                              Sur la forme, l’article est un peu long pour le format Agoravox.

                              Sur le fond, il souffre du même problème : il amalgame des problèmes très différents et sans relations les uns les autres, ce qui le rend confus et son argumentaire erroné. Ainsi, mélanger la discrimination que peuvent subit sans raison des fonctionnaires avec le non respect de la loi par des élèves et la problématique des prénoms nuit à l’argumention.

                              Je vous suggère de reprendre la totalité de votre article et de le fractionner par thématique : un certain nombre de vos exemples et arguments illustrent des éléments d’intégration très différents, trop difficiles à rassembler de façon synthétique. 


                              • erdar 11 décembre 2008 17:01

                                @voltaire

                                Difficile de faire court et la critique est plutôt facile.

                                Que dire du racisme, c’est qu’il faudrait une thèse pour essayer d’en approcher la surface.
                                Alors ce qu’il y a de confus c’est bien et bien le sujet de l’article.

                                Tiens des sujets de thèse qu’l serait judicieux de voir un jour et au pays des droits de l’homme :

                                Racisme vu sous l’angle de l’identité, de la religion, de l’histoire, économique, niveau développement, géographique, sociale, etc...

                                Cordialement

                                Erdal



                                • Véronique Anger-de Friberg Véronique Anger-de Friberg 11 décembre 2008 17:44

                                  J’ai trouvé votre article très intéressant. Personnellement, je n’aime pas bcp cette association antinomique des mots « discrimination » et « positive ». Comment le fait de « discriminer » peut-il être un acte positif ? On démarre sur de mauvaises bases en insinuant qu’à compétence égale, on s’engage à favoriser certains citoyens au détriment d’autres. Le fait d’être « favorisé » peut-être reçu comme une humiliation de plus pour les minorités, et je le comprends. Toutefois, ainsi que vous le soulignez dans votre texte, une personne appartenant à une minorité a 4 fois plus de risques d’être au chômage qu’un Français dit « de souche » (au passage, j’avoue que cette expression « de souche » me fait doucement rigoler car si les Français « de souche » avaient la curiosité de rechercher leurs origines ethniques dans un test ADN, ils seraient nombreux à tomber des nues en découvrant qu’ils ont du sang coloré dans leurs veines... Ce serait peut-être un début de solution pour éradiquer le racisme si personne ne pouvait prétendre être « de souche » sur plus de quelques générations ? Bien sûr, certains pourront toujours prétendre qu’ils sont « un peu plus Français » que d’autres…). Compte tenu des statistiques, la discrimination positive serait donc un mal nécessaire. Aux Etats-Unis, grâce à ces « quotas », de plus en plus de personnes de couleur ont accès à des postes jusque-là réservés aux WHASP. Un candidat métis aurait-il pu être élu si les Etats-Unis n’avaient pas fait le choix de la discrimination positive ?
                                  En discutant avec des amis nés en France de parents d’origine maghrébine notamment, j’ai été étonnée de découvrir à quel point le racisme était encore présent en France (comme dans d’autres pays cela va sans dire...). Dans mon esprit, il me semblait que ce problème était en passe d’être réglé. A 30 ans, on prête moins attention aux différences de peau ou d’origine religieuse, me disais-je. Nous sommes entrés dans le III° millénaire, alors on a dépassé ce stade non ? Il me semblait, naïvement, que les générations les plus jeunes étaient les plus familiarisées avec la "différence", que les Français d’origine étrangère étaient mieux intégrés chez les 20 à 40 ans pour une raison logique : la France est un pays de plus en plus métissé et l’intégration se fait dès le berceau, dans les crèches et les écoles. Donc, les personnes appartenant à une minorité visible ou portant un nom un peu exotique font « partie du décor » dans nos écoles républicaines. Erreur…
                                  Il semblerait en effet, dans les faits, que les choses soient totalement différentes et que les esprits n’aient pas tant évolué que cela. La question est : pourquoi ? Qu’est-ce qui « bloque » ? Au risque de faire de la psychanalyse sauvage, j’ai le sentiment que la réponse est liée à nos comportements « de meute ». L’humain est un animal social et il a besoin de se situer dans la meute que représente son petit (ou vaste) monde à lui. Nous acceptons plus facilement d’intégrer de nouveaux venus à notre meute si nous ne nous sentons pas menacés. Or, nous vivons dans des mondes perpétuellement en crise… Même en temps de paix, les peurs sont légions (peur de la maladie, peur de l’avenir, peur de manquer : menace de perte d’emploi chez les seniors, difficultés à trouver un emploi chez les jeunes, compétition exacerbée pour tout le monde, insécurité (économique, physique). Nous vivons dans la peur de tout (je ne dis pas que certaines peurs ne sont pas fondées, mais je crois qu’elles sont souvent exagérées, notamment l’insécurité physique, qui est surtout concentrée dans les quartiers et les zones défavorisées) et la peur conduit immanquablement au repli sur soi et à l’agressivité. Quand on a peur de manquer, on est moins disposé au partage, et on favorise donc sa « meute » (ses enfants, le cercle familial et amical puis le groupe (social, ethnique, religieux etc) d’appartenance, ceux qui partagent nos valeurs, notre culture, vivent ou pensent comme nous…). Les gens croient se protéger en pratiquant une politique de l’exclusion.
                                  Les comportements de meute sont prévisibles et c’est pour cela qu’on devrait réussir à les modifier. Mais encore faut-il une volonté politique forte, une volonté citoyenne, un désir réel d’améliorer notre rapport à l’autre (en particulier à celui qui ne nous ressemble pas a priori). Comment aider ceux qui ont peur (notamment de la différence) à porter un regard nouveau sur une société de plus en plus métissée ? Si, comme le prétendait Mitterrand, jusqu’à ce que nous devenions adultes, « nous sommes le produit de notre éducation », il est grand temps d’intégrer des principes de tolérance, et d’ouverture aux autres dans notre système éducatif. Les Français, qu’ils soient nés en France d’origine étrangère, de première ou seconde génération, naturalisés Français,… ont soit fait le choix d’appartenir à la « nation française », soit sont « nés Français ». La volonté de « faire France », pour reprendre une expression trop souvent galvaudée, a un sens pour toutes ces personnes forcées de fuir leur pays en guerre et dont on n’imagine pas la détresse que représente l’abandon de sa patrie d’origine. Elles croient trouver protection et compassion auprès de nous, Français de souche ou d’adoption. Faire France a un sens aussi pour tous ces enfants issus de l’immigration qui en ont assez qu’on leur demande, sous prétexte de la couleur de leur peau ou de leur nom étranger : « De quelle origine es-tu ? » quand ils sont nés à Lyon ou à Marseille, parfois ne parlent même pas la langue de leurs parents, et se sentent Français à part entière.
                                  Notre conception « ethnique » de la nation, reposant sur l’idée que les Français « de souche » partagent des racines communes est non seulement une illusion, mais un concept d’un autre âge. Il serait temps d’en prendre conscience et de transmettre l’idée qu’une nation se forge aussi de manière « élective ». Rappelons-nous que tous les citoyens français sont libres et égaux devant la Loi (mêmes droits, mêmes devoirs) et qu’on peut être Français sans avoir à rougir de ses origines, ni à nier les différences liées à sa culture ou à sa religion.


                                  • fouadraiden fouadraiden 11 décembre 2008 18:02

                                     

                                    entièrement d’accord si ce n’est que personne oblige la discrimination positive à être une disposition éternelle.

                                     pour ma part je pense que la solution, qu’on juge bonne ou mauvaise , existe .c’est le ghetto , qu’on trouve partout dans les sociétés occidentales .


                                  • Bois-Guisbert 11 décembre 2008 18:20

                                    La nomination de Barack Obama, noir, est le point d’orgue d’un « americain way of life » qui tourne le dos définitivement au Ku Klux Kan.

                                    Mais non smiley

                                    Obama a été élu par moins de 40 % des inscrits, peut-être par 30 % seulement des ayant-droit. Son élection ne relève pas d’un quart de micron le niveau moyen de la population afroricaine, et elle ne modifie pas d’une fraction de pour mille, la composîtion de la population carcérale

                                    Obama est juste une immense star de couleur comme l’ont été Joe Louis, Ray Sugar Robinson, Louis Armstrong, Sammy Davis Junior , Denzel Washington ou Michael Jackson. La seule différence, c’est que son créneau est la politique.

                                    Tout ça, ce ne sont donc que des Amérique-âneries, qui ne sont plaisantes que parce que la Guerre Froide est terminée...


                                    • Pie 3,14 11 décembre 2008 19:07

                                      Regardez l’excellente série policière "the Wire" (hbo) disponible en streeming sur le net et vous comprendrez ce qu’est une société post-raciale ainsi que le pourquoi de l’élection d’Obama.

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