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Accueil du site > Actualités > Société > Quand l’argentcratie efface la démocratie

Quand l’argentcratie efface la démocratie

Ce n’est pas l’Humanité qui nous alerte, mais The Economist, dans un papier intitulé « un dollar, un vote  » basé sur le travail de deux économistes, Martin Gilens de Princeton et Benjamin Page, de Northwestern, qui ont étudié les décisions politiques prises aux Etats-Unis de 1981 à 2002.

L’argent, plus fort que le vote ?
 
Le résumé de The Economist, aussi choquant soit-il, est fort : « quand il s’agit de mettre en place une politique, les opinions des entreprises et des riches semblent davantage compter  ». Et cette affirmation n’est pas gratuite puisqu’elle repose sur une étude statistique qui repose sur 1779 enquêtes de l’opinion des citoyens étasuniens sur des questions politiques, qui comprenaient le niveau de revenus des personnes interrogés ainsi que sur les prises de position des 25 lobbys les plus influents, recensés par le magazine Fortune. Pour les auteurs, ceux qui ont l’influence la plus importante sont l’élite économique (les 10% les plus riches) et les lobbys qui représentent les entreprises.
 
Les résultats sont assez stupéfiants  : quand une décision politique n’est soutenue que par 20% des plus riches, elle n’a que 18% de chances d’être adoptée. En revanche, quand 80% des plus riches la soutiennent, elle est adoptée dans 45% des cas ! A contrario, il n’y a strictement aucun lien entre l’opinion de la majorité et la chance d’une mesure d’être adoptée. Et les lobbys des entreprises affichent des scores similaires à ceux des plus riches. Les économistes soulignent néanmoins qu’il y a une corrélation entre l’opinion des plus riches et celle de la moyenne. Mais The Economist rappelle que ce n’est pas le cas pour l’opinion des lobbys et que cela rejoint les débats sur l’inégalité.
 
L’aristocratie de l’argent

Ce faisant, il fait le lien, sans le citer néanmoins, avec l’analyse de Joseph Stiglitz dans son dernier livre, qui attribuait aux pouvoirs des lobbys une part de la responsabilité dans l’augmentation des inégalités. En effet, The Economist en profite pour souligner que le gouvernement peut finir par servir les intérêts de ceux qui le financent, en rappelant que pas moins de 6 milliards de dollars ont été dépensés dans les campagnes électorales de 2012. En 2010, Meg Whitman avait dépensé pas moins de 150 millions de dollars pour la campagne de gouverneur de Californie, le budget média de L’Oreal en France. Pour le journal, «  le danger, c’est un cercle vicieux où les hommes politiques adoptent des politiques qui favorisent les plus riches ; ce qui donne à ses derniers plus d’argent avec lequel ils peuvent faire du lobbying auprès des politiques, ce qui aboutit à des lois qui leur sont plus favorables, et ainsi de suite ».

The Economist ne se préoccupe de cela que parce que « le risque à long terme, c’est que l’influence excessive des plus riches provoque une suréaction. Si le ressentiment devient assez fort pour envoyer les populistes au pouvoir, ils pourraient mener des politiques qui ne seraient pas seulement mauvaises pour le secteur financier, mais aussi pour l’économie dans son ensemble  ». En clair, le journal des élites globalisées appelle à la modération pour éviter que les électeurs ne finissent par vouloir élire des répliques d’Hugo Chavez, une intuition que je partage depuis quelques années déjà. Mais il est dommage qu’il fasse en partie l’impasse sur la question de la démocratie, minée par les inégalités et l’argent et ne propose pas la moindre solution concrète, se contentant d’un appel timoré à la retenue.
 
Merci malgré tout à The Economist d’apporter de l’eau au moulin de ceux qui dénoncent la montée des inégalités, en montrant le lien qu’il y a avec l’affaiblissement de la démocratie. Cela montre aussi le besoin de réguler le financement des campagnes électorales et l’influence des lobbys.
 
Sur ce sujet, lire :
 
Jacques Sapir : « Comment sommes-nous dépossédés de la démocratie ? » : partie 1, partie 2 et partie 3
Jacques Généreux : « La dissociété » : partie 1, partie 2 et partie 3
Emmanuel Todd : « Après la démocratie » : partie 1 et partie 2
Christophe Deloire et Christophe Dubois, « Circus Politicus », partie 1 et partie 2

François Ruffin « Faut-il faire sauter Bruxelles ? », ici


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39 réactions à cet article    


  • soi même 2 juin 2014 13:48

    Ce n’est pas un scoop, déjà avant 14 c’était le cas !
    Sauf à l’époque, la finance était derrière un épais rideau de théâtre, et la politique jouait aux cartes !

     


    • zygzornifle zygzornifle 2 juin 2014 15:16

      Mais non regardez l’exemple de l’UMP......


      • claude-michel claude-michel 2 juin 2014 15:41

        Méfiance avec l’avis des experts américains en économie...Ils se plante régulièrement et son incapable de voir une crise financière arriver...Par contre après la crise ils s’en donnent a cœur joie..expliquant le pourquoi du comment...Des bouffon.. !


        • Aleth Aleth 2 juin 2014 16:48

          En illustration deux extraits du film Le Président avec Jean Gabin et Bernard Blier (Henri Verneuil, 1961) :



          Certaines scènes de Mille Milliards de Dollars avec Patrick Dewaere (H. Verneuil,1981) entre autres valent aussi le coup d’œil.

          Ça fait belle lurette que la haute finance a pris le contrôle (une affaire de patience et de réseaux) de bon nombre de nations, avec leurs pions, leurs poulains, sur le devant de la scène politico-merdiatique qui nous promettent des meilleurs lendemains. L’illusion démocratique. La haute trahison oui ! J’t’enverrais tout ça à casser des cailloux à Cayenne sous le Soleil brûlant !

          « Mon ennemi c’est le monde de la Finance » qu’il disait l’autre. Bah tiens en v´là un scoop ! La bonne blague. La vaseline est en option ?

          • Aleth Aleth 2 juin 2014 16:55


            « Certains croient que nous faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des Etats-Unis, me caractérisant moi et ma famille comme des ’internationalistes’ conspirant avec d’autres, partout dans le Monde, pour construire une structure unique mondiale, politique et économique, si vous voulez. Si c’est l’accusation, je suis coupable et fier de l’être. »

            David Rockefeller - Mémoires



            “Le but des Rockefeller et de leurs alliés est de créer un gouvernement mondial unique combinant le Supercapitalisme et le Communisme sous la même bannière, et sous leur contrôle. […] Est-ce que j’entends par là une conspiration ? Oui, en effet. Je suis convaincu qu’il y a un tel complot, d’envergure internationale, en planification depuis plusieurs générations, et de nature incroyablement maléfique.”

            Lawrence Patton McDonald (1935-1983), congressiste américain tué dans l’attaque d’un vol de la Korean Airlines, dans un message public diffusé en 1976



            “En politique, rien n’arrive par accident. Si quelque chose se produit, vous pouvez parier que cela a été planifié de cette façon.”

            Franklin Delano Roosevelt (1882-1945), 32e Président US

             


            “Nous sommes à la veille d’une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations accepteront le Nouvel Ordre Mondial.”

            David Rockefeller

             

            “L’individu est handicapé en se retrouvant face à face avec une conspiration si monstrueuse, qu’il ne peut croire qu’elle existe.”


            J. Edgar Hoover (1895-1972), Directeur du FBI de 1924 jusqu’à sa mort



            “Nous aurons un gouvernement mondial, que nous le voulions ou non. La seule question est de savoir si le Gouvernement Mondial sera instauré par l’adhésion, ou par la conquête.”

            James Paul Warburg (1896-1969), officier de l’OSS et membre du CFR, le 7 février 1950, devant le Sénat des États-Unis

            “Le Monde est gouverné par des personnages très différents de ce qui est imaginé par ceux qui ne sont pas derrière le rideau.”

            Benjamin Disraeli (1804-1881), Premier Ministre Britannique de 1874 à 1880

             


            « Deux cents familles sont maîtresses de l’économie française et, en fait, de la politique française (...). Elles placent au pouvoir leurs délégués. Elles interviennent sur l’opinion publique, car elles contrôlent la presse. »

            Edouard Daladier, lors du Congrès radical de Nantes en 1934


            « Une grande nation industrielle se trouve dominée par son système de crédit. (...) La richesse de la nation et toutes nos activités sont entre les mains de quelques hommes. (...) Nous en sommes venus à être une des nations les plus mal dirigées, un des gouvernements les plus totalement contrôlés et dominés du monde civilisé ; non plus un gouvernement régi par des opinions librement exprimées, un gouvernement de la loi et du vote à la majorité, mais un gouvernement placé sous la contrainte et la férule d’un petit groupe d’hommes. »

            Woodrow Wilson, 28e Président des Etats-Unis, The New Freedom : A Call for the Emancipation of the Generous Energies of a People

             

            “Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d’autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le Monde si nous avions été assujettis à l’exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés.”

            David Rockefeller, Commission Trilatérale, 1991


             A propos d’une citation de John Swinton (et non Swayton) ancien rédacteur en chef du New York Times, lors d’un banquet, le 25 septembre 1880. Le célèbre journaliste John Swinton se fâche quand on propose de boire un toast à la liberté de la presse :

            « Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi ! »

            Cité dans : Labor’s Untold Story, de Richard O. Boyer and Herbert M. Morais, NY, 1955/1979.


          • Aleth Aleth 2 juin 2014 16:56

            « Le monde peut par conséquent saisir cette opportunité, pour remplir la promesse de longue date d’un Nouvel Ordre Mondial, où des nations diverses sont rassemblées dans une cause commune pour accomplir les aspirations universelles de l’Humanité.”

            George Herbert Walker Bush, 41e président des Etats-Unis, en référence à la crise du Golfe Persique


            “Aujourd’hui, l’Amérique serait outrée si les troupes des Nations Unies entraient dans Los Angeles pour restaurer l’ordre. Demain elle en sera reconnaissante. Ceci est particulièrement vrai s’il leur était dit qu’un danger extérieur, qu’il soit réel ou promulgué, menace leur existence. C’est alors que les peuples du monde demanderont à être délivrés de ce mal. L’unique chose que tous les hommes craignent est l’inconnu. Confrontés à ce scénario, les droits individuels seront volontairement abandonnés au profit de la garantie de leur bien-être assuré par le gouvernement mondial.”

            Henry Kissinger, Conférence Bilderberg, Evian, France, 1992


             »Dans les assemblées du Gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques.« 

            Extrait du discours d’adieu prononcé par le Président Dwight David Eisenhower, le 17 janvier 1961

             

            “Nous vivons dans un monde sale et dangereux. Il y a des choses que le grand public n’a pas besoin de connaître, et ne devrait pas connaître. Je crois que la démocratie prospère quand le gouvernement peut prendre des actions légitimes pour garder ses secrets, et quand la presse peut décider de publier ce qu’elle sait ou non.”


            Katherine Graham, Washington Post et Bilderberg



            “Nous avons devant nous l’opportunité de forger pour nous-mêmes et pour les générations futures un Nouvel Ordre Mondial, un monde où les règles de la loi, non les règles de la jungle, gouverneront la conduite des nations. Quand nous serons victorieux, et nous le serons, nous aurons une vraie chance pour ce Nouvel Ordre Mondial, un ordre dans lequel des Nations Unies crédibles pourraient utiliser leur rôle de maintien de la paix pour réaliser la promesse et la vision des fondateurs des Nations Unies.”

            Président George Herbert Walker Bush, 1991


            “L’avancement du progrès global est maintenant possible seulement à travers une quête pour un consensus universel dans le mouvement vers le Nouvel Ordre Mondial.”

            Mikhail Gorbatchev, Président de l’Union Soviétique de 1990 à son démantellement, dans un discours aux Nations-Unies en 1988


            “Pour obtenir le contrôle total, deux ingrédients sont essentiels : une banque centrale, et un impôt progressif, pour que les gens ne s’en rendent pas compte.”

            Karl Marx (1818-1883)



            “Le monde se divise en trois catégories de personnes : un très petit nombre qui fait se produire les évènements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s’accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s’est produit en réalité.”

            Nicholas Murray Butler (1862-1947), Président de la Pilgrim Society, membre de la Carnegie et du Council on Foreign Relations



             »La direction du Bureau du Président a été utilisée pour fomenter un complot afin d’anéantir la liberté des Américains, et avant que je ne quitte le Bureau, je dois informer les citoyens de ces conditions.”

            Président John Fitzgerald Kennedy (1917-1963), lors d’un discours à l’Université Columbia le 12 novembre 1963, dix jours avant son assassinat



            “La véritable menace pour notre pays est le gouvernement invisible, qui comme une pieuvre géante, étend ses tentacules gluantes autour de nos villes, états et nations.”

            John F. Hylan (1868-1936), maire de New York de 1918 à 1925


            “Je suis inquiet pour la sécurité de notre belle nation ; pas tant à cause d’une quelconque menace de l’extérieur, mais davantage à cause des forces insidieuses qui y opèrent de l’intérieur.”

            General Douglas MacArthur (1880-1964)


            “Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. […] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence. Leur unique objectif est le gain.”

            Napoléon Bonaparte (1769-1821)


            “Si vous désirez être les esclaves des banques, et payer pour financer votre propre esclavage, alors laissez les banques créer l’argent.”

            Josiah Stamp (1880-1941), Gouverneur de la Banque d’Angleterre, 1920


            “Le Council on Foreigns Relations est la branche américaine d’une société qui origine d’Angleterre et qui croit que les limites nationales devraient être abolies, et un règne mondial unique établi.”

            Barry Goldwater (1909-1998), élu 5 fois Sénateur de l’Arizona


            “Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin.”

            Henry Ford (1863-1947)



            “Il est aussi dans l’intérêt d’un tyran de garder son peuple pauvre, pour qu’il ne puisse pas se protéger par les armes, et qu’il soit si occupé à ses tâches quotidiennes qu’il n’ait pas le temps pour la rébellion.”

            Aristote (384-322 A. J.-C.) , extrait de Aristote sur la Politique - traduction de J. Sinclair, publié en 1962



            « Le Monde est dangereux non pas tant à cause de ceux qui engendrent le Mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. »

            Albert Einstein

          • KARMANIOL 2 juin 2014 17:12

            @ Aleth

            Beaucoup de citations, mais la meilleure ce sont les 10 mn de Gabin, là tout est dit et ça n’a pas pris une ride, mais faut dire qu’on a reculé de 50 ans depuis peu... Ceci explique cela. L’euro-thatcherisme = la machine à remonter le temps.


          • Aleth Aleth 2 juin 2014 17:32

            « L’euro-thatcherisme »


            Plutôt le Kremlin sous Brejnev façon ultra-libérale... ^^

          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 juin 2014 17:15

             @Aleth


            5/5 bien sûr. Mais la deuxieme partie de la demonstration n’est jamais abordée. Quidam Lambda serait-il plus heureux si cette gouvernance occulte était remplacée par une autre, transparente ou non ? Et si oui, laquelle ?


            PJCA

          • izarn 3 juin 2014 19:45

            Hahhahahha ! Il est toujours rigolo de rire des absurdités de fin de race du capitalisme !
            Poutine, mort de rire !
            Il se pourrait que leur plan merdoye de manière systématique ces derniers temps !
            Ces croteux, il suffit de les faire gicler dans leur fumier originel.
            Non, c’est pas du Lénine, c’est perso...Cette merde de Rockefeler va finir par crever et finir d’empuantir le Monde...Bon, les fils on les finira à la kalachnikov...Cette race c’est de la merde...


          • Gandalf Claude Simon 4 juin 2014 00:05

            C’est dingue le nombre de mecs qui ont le melon. Le pire, c’est de les croire.


          • Doume65 2 juin 2014 17:01

            « Quand l’argentcratie efface la démocratie »

            Il y a bien longtemps que la ploutocratie a effacé la démocratie.


            • izarn 3 juin 2014 19:52

              Ouais le mec, il aime pas le mot ploutocratie, ça fait fachiste français des années 1930...
              Pourtant, c’est de la ploutocratie pur beurre....Distillée 100%...De la bonne came !
              Du dollar tout neuf de la Fed...Miam miam Hollande et Merkel...Ca snife un max chez les camés européistes et otaniens ! Les camés à l’opium en Indochine, c’était de la plaisanterie à coté !


            • Croa Croa 4 juin 2014 12:06

              Dans le titre c’était une bonne idée que cette invention d’un mot plus percutant.

              Toutefois l’auteur ne corrige pas ensuite et là ça fait très con en effet smiley


            • Scual 2 juin 2014 17:32

              L’argentcratie ça n’existe pas, le mot est ploutocratie et il s’agit de notre système politique.


              • izarn 3 juin 2014 23:08

                Voui ! Exact !


              • Pyrathome Pyrathome 2 juin 2014 17:53

                Qui sont les maîtres du monde ?

                Les vautours se terrent ici :

                http://www.wikiberal.org/wiki/Federal_Reserve_System

                • Goldman Sachs Group Inc (NYSE : GS),
                • Morgan Stanley (NYSE : MS),
                • JP Morgan Chase & Co. (NYSE : JPM),
                • Citigroup Inc (NYSE : C),
                • Bank of America Corp (NYSE : BAC)
                • Wells Fargo Co. (NYSE : WFC).

                Je ne vous donne pas leurs bras armés ni leurs tentacules, vous les connaissez déjà....


                • marc 3 juin 2014 10:00

                  Pyrahome


                  Derrière ces vautouts, il y a une poignée DE PERSONNES ( surtout des hommes) qui sont, eux dans l’ombre et qui nous dévorent à belles dents. Des cannibales modernes.

                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 juin 2014 17:24

                  @ pyrathome


                  Ici la demontration irréfutable et incontestée. Mais la question demeure. Si ce n’etait pas eux qui controlaient le monde, ce serait qui ou quoi ? 


                  PJCA

                • colere48 colere48 2 juin 2014 17:53

                  La démocratie n’est plus une réalité en Europe smiley

                  La ploutocratie est un régime politique où les plus riches sont au pouvoir. C’est un régime proche de l’oligarchie mais qui a pour particularité de sélectionner les rares décideurs sur le seul critère de leur richesse.

                  Aujourd’hui on utilise ce terme pour dénoncer les dérives des démocraties où les lobbies (souvent des multinationales) influent fortement sur le texte des lois.

                  Voilà pas grand chose à rajouter, tout est dit !


                  • Scual 3 juin 2014 09:26

                    Oui les lobbies... mais il y a quelque chose de plus central.

                    LE pouvoir de la ploutocratie, celui duquel découle tout les autres, celui qui les fait contrôler au moins législatif et exécutif en contrôlant les élection et de manière indirecte le judiciaire, c’est les médias.

                    Il n’y a pas de démocratie possible avec une information sous contrôle ploutocratique.


                  • Jeff84 2 juin 2014 18:15

                    Ce qui me tue, c’est que vous blamez ceux qui subissent, et pas ceux qui ont le pouvoir de changer ce système. Il suffirait que les politiques interdisent toute subvention, tout traitement de faveur pour toutes les entreprises, et le problème est réglé. Une petite loi, et le lobbying est mort. Mais non, ils préfèrent largement palper de la galette...


                    • coinfinger 2 juin 2014 20:34

                      Félicitations pour aborder le sujet . J’aime bien les euphémismes de the economist , j’en apprécie l’humour . Aux Etats Unis pour que le portrait soit complet il faudrait aussi parler des juges , des shérifs , etc ....
                      Ce que j’adore aussi ce sont les bavards comme David Rockfeller , heureusement sa mére ne lui a pas appris à se taire et à partager sa passion pour l’écologie .


                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 juin 2014 06:59

                        Quelles sont exactement les relations entre l’ UMP, Bygmalion, France télévision et le FN ?
                        Bygmalion apparaît comme le lien financier, au frais du contribuable entre toutes ces composantes de la Droite française, l’UPR demande à ce que ces relations soient clarifiées.


                        • berry 3 juin 2014 08:27

                          Qu’est-ce qu’il faut pas faire pour piquer quelques voix au FN...


                        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 juin 2014 18:54

                          berry,
                          Combien de fois n’avez -vous pas dit que l’UPR roulait pour l’ UMP, sans aucune preuve ? Cette fois, le candidat FN est pris les doigts dans le pot de confiture Bygmalion, on ne va pas se gêner pour le faire remarquer !


                        • Denzo75018 3 juin 2014 09:26

                          Quel est le rapport entre l’abstentionnisme en particulier aux élections européennes 60% et l’argent !? Et qu’on ne vienne pas objecter le manque de choix ou toujours les mêmes : 192 listes pour la France seule ...Nos électeurs sont des citoyens trop gâtés, pourris et ont oublié ce que c’est que de ne plus pouvoir voter ! VOTER est un DEVOIR et devrait être obligatoire sous peine d’amende comme dans certains pays de l’UE !!!


                          • Baarek Baarek 3 juin 2014 10:21

                            Rien de nouveau sous le soleil, aidez les autres moutons, en diffusant ce genre d’articles, qu’ils broutent une herbe saine un jour...


                            • L'enfoiré L’enfoiré 3 juin 2014 18:16

                              « Merci malgré tout à The Economist d’apporter de l’eau au moulin de ceux qui dénoncent la montée des inégalités, en montrant le lien qu’il y a avec l’affaiblissement de la démocratie. Cela montre aussi le besoin de réguler le financement des campagnes électorales et l’influence des lobbys. »


                              C’est pour cette raison que le vote obligatoire (ou la présence dans le bureau de vote) a été créé et est resté en Belgique, au GD de Luxembourg et peut-être aussi en Grèce.

                              • Croa Croa 4 juin 2014 12:12

                                C’est normal puisque les médias appartiennent aux riches !  C’est là le secret des systèmes ploutocratiques : la manipulation inconsciente des sujets.


                                • Hervé Hum Hervé Hum 4 juin 2014 13:34

                                  Le capitalisme impersonnel ne peut résister à la mondialisation, parce que celle ci a une inertie propre, et cette inertie est incompatible avec le système pseudo néo libéral actuel.

                                  Tout ce qui peut être fait par la ploutocratie pour l’en empêcher est vain. Seule la destruction de la mondialisation peut l’arrêter. Là est le vrai danger, non la mondialisation.

                                  Alors, je goutte la mise en place de la mondialisation où tous croient qu’elle est contrôlé par ces ploutocrates, alors qu’ils ne font que scier la branche sur laquelle ils sont assis.

                                  Autrement dit, la fin du nationalisme signe la fin du capitalisme impersonnel.

                                  Et cela tient du principe malicieusement évoqué dans un autre article.... L’inclusion !

                                  Alors, ils en appellent au capitalisme inclusif !!! Mais qu’ils sont drôles et si prévisibles smiley


                                  • zygzornifle zygzornifle 5 juin 2014 10:54

                                    Cette année, 340 fonctionnaires partent à la retraite anticipée à 50 ans avec une pension de 9.000 Euros par mois.
                                    > > > > 
                                    Afin d’aider l’intégration de nouveaux fonctionnaires des nouveaux états membres de l’UE (Pologne, Malte, Pays de l’Est...), les fonctionnaires des anciens pays membres (Belgique, France, Allemagne..) recevront de l’Europe un pont d’or pour partir à la retraite.
                                    > > > > 
                                    POURQUOI ET QUI PAIE CELA ?




                                    • coinfinger 8 juin 2014 15:28

                                      A mon avis tout est question de dosage . La concentration des richesses ( Rockfeller et autres ) atteint un tel point que le capitalisme à l’Anglaise du 19e siécle étant déjà limite , le niveau atteint aux USA , Allemagne , Japon grace à l’aide directe et indirecte de l’Etat au 20 e dépasse la mesure . A tel point qu’avec des choses comme la fondation Rockfeller on aboutit carrément à un socialisme internationaliste . Où non seulement l’Etat est au service mais aussi l’opinion publique . On assiste à un terrorisme mental , il faut étre homophile , vouloir sauver la planéte , adhérer au droits-de-l’hommisme et au libéroisme mondial .
                                      La réflexion est limitée à la récitation des Mantras , avec conviction , mais surtout se dévouer gratuitement ( sauf pour les gentils organisateurs ) .
                                      La perspective est ce Disneyworld merveilleux où tous les sens sont satisfaits sauf le principal : le toucher . De l’illusion tant qu’on en veut , du tangible ? Verboten !
                                      Comme méme la monnaie est une illusion ( on a passé le cap du fiduciaire , car çà continue à fonctionner bien que personne n’y croit plus ) , les politiques ne valent pas cher . Hollande par exemple beaucoup moins que la seule amende de la BNP , en plus sa cote baisse . Alors pourquoi se priver d’un président , d’une Assemblée , etc ...
                                      Déjà au 17 e siécle un premier ministre Anglais de l’époque fort corrompue de la fin des Stuarts , lorsqu’on l’interrogea sur sa longévité politique , répondit ( au sujet des parlementaires ) : je connais le prix de chacun d’eux .
                                      Il devrait étre impératif d’avoir pour priorités politiques la réduction de ces concentrations de richesses , qui n’ont aucunement de raisons techniques , et de réduire les fortunes acquises accumulées .
                                       


                                      • lsga lsga 8 juin 2014 15:46

                                        oui, ou alors, d’abolir la propriété privée des moyens de production, c’est plus efficace, et absolument pas synonyme d’étatisation. 


                                      • Croa Croa 9 juin 2014 07:26

                                        Oui, d’autant que le capital ne se contente plus des moyens de production, la propriété s’étendant à la nature (les semences par exemple) et même aux connaissances (droits divers purement virtuels avec défense de savoir sans payer et encore seulement lorsqu’ils le veulent bien, la connaissance pouvant être jugée stratégique par l’entreprise qui s’en attribue la propriété !) 


                                      • coinfinger 8 juin 2014 17:23

                                        @Isga
                                        N’insistez pas , je suis libéral , au sens vrai du terme . Je souhaite au contraire généraliser la possession des moyens de productions . Et si çà passe par étatiser certains , pas de pb pourvu que cela ne permette pas à l’état de dominer .
                                        Si je fais ici et là référence à Marx , c’est qu’il est encore le meilleur moyen de secouer la quiétude du bourgeois qui ne voit pas dans la concentration un danger pour lui méme .Et qu’il a poussé le plus loin l’analyse sur ce point . Néamoins pour des raisons tactiques obsolétes , sa croyance dans le prolétariat comme messie est dépassée , le camp des concentrateurs à trouver la parade en récupérant Marx avec le marxisme et le prolétariat .
                                        Ce qui l’inquiéte encore le bougeois c’est dictature du prolétariat et socialisme , sans voir qu’ il y baigne déjà avec les soi-disants libéraux .
                                        Quand à socialisation je le comprends au sens où la société doit étre un moyen et non une fin au service des libertés personnelles .
                                        Autrement dit les contraires sont identiques si vous voulez , ce qui améne une autre différentiation .


                                        • lsga lsga 8 juin 2014 17:25

                                          et encore un Keynésien qui se prend pour un libéral !

                                           
                                          Vous êtes légion ici ! 
                                           
                                          La concentration du Capital n’est pas un danger ni un risque, c’est une loi, une loi qui aboutit au communisme :
                                           
                                           
                                           
                                          vivement. 


                                        • coinfinger 9 juin 2014 01:05

                                          Je ne vois pas ce que Keynes vient faire là dedans , ensuite c’est justement parce que çà méne au ’communisme’ que je n’en veux pas de la concentration .( sans jeu de mots ) .


                                        • coinfinger 9 juin 2014 01:28

                                          à Isga :
                                           La concentration n’est pas formulée comme une loi par le grand Karl , mais l’élévation (et encore tendancielle ) de la composition organique du capital . Ce qui est tout à fait différent .
                                          Ensuite la notion de loi chez , le grand Karl n’a rien à voir avec le sens qu’on lui donne en physique , ( qui elle aussi pose question d’ailleurs mais je prends là le sens commun admis faussement comme matérialiste ) , elle signifie devoir-étre .
                                          prenons la loi de la valeur , par exemple , dans les échanges , il est clair que non seulement personne ne sait avec exactitude la valeur d’une marchandise quelconque , mais personne ne veut le savoir et chacun fait tout son possible pour que les échanges ne se fassent pas selon la valeur mais selon son intéret , et y arrive . C’est pourquoi le cours du monde ne peut étre que mauvais . C’est une loi grace à tout les déboires ( qui contrebalancent les succés dans la malfaisance des uns et des autres ) dus au fait que cette loi n’est pas appliquée .
                                          Pour ce qui est de la concentration il n’y a pas de lois , au contraire il y a à partir d’un certain seuil ’déséconomies d’échelles’ . Le systéme met en place alors divers procédés de complexifications dont le principe est de faire payer à la société les externalités négatives .

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