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Accueil du site > Actualités > Société > Quand l’habit peut faire le moine !

Quand l’habit peut faire le moine !

Ou l'on revient sur la première prestation télévisuelle des différents protagonistes de la primaire "citoyenne" du côté vestiaire ...

Un « autre regard » sur la question. Parce que l’habit fait le moine et que le plumage est aussi important que le ramage pour les « zélecteurs » ( j’emprunte le Z à Makhno que je salue), posons un œil critique sur le « look » de nos compétiteurs. Exercice de détails, car la photo de famille à presque l’air d’être prise au daguerréotype, toutes en nuances de gris, de blanc et de noir.

François Hollande : Costume élégant bleu/noir et col italien ( trop écarté hélas), cravate bleu sombre et chemise bleue très pâle pour flatter le teint. Lisse, rien ne bouge. Sacrément étudié. La perte de poids est subtilement soulignée par un costume qui -sans être cintré- est tout de même ajusté « sur mesure ». François serait-il coquet ? oui. Les lunettes trahissent une aspiration moderne, une pointe d’envie, hélas d’un goût peu sûr.
Jean-Michel Baylet : Costume et cravate gris, chemise col italien blanc trop écarté sur plastron de larges rayures grises. L’audace de la chemise ( un brin d’élégance cosa nostra) rattrape la mornitude du costume dont le pantalon trop long et trop cassé cache des chaussures trop neuves au cirage miroir. Monsieur Baylet a l’air d’un homme qui a fait un effort vestimentaire. Sous cette élégance désuète et toulousaine, rien ne montre le poing.
Martine Aubry : en pantalon. Un vrai manifeste : « je ne suis pas une femme, je suis un président ». De cette féminité repoussée et encombrante de l’après-ménopause (on sent que la lutte continue sur ce terrain, courage Martine !), Martine ne garde qu’une ombre irisée sur les paupières -qui, du coup, semblent de plus en plus lourdes- et la coupe légèrement cintrée d’une veste à col chemise… T.Shirt satiné aux reflets perlés pour tenter d’adoucir le caractère. L’éternel même bijou gris gris au cou, comme pour dire la constance et la fermeté de ses choix. Têtu mais efficace.
Manuel Valls : c’est le seul à avoir cédé à la « mode ». Un choix dicté par son « jeune » âge et l’envie de le faire savoir. Costume affûté, épaulé, tenu, pantalon étroit, chemise blanche à demi col italien ou col Français, c’est à dire plus chic et tombant mieux sur une cravate à noeud simple qui flatte un cou encore ferme. La cravate justement prenant l’option assez maligne de la non couleur : argent. Un p’tit côté métallique et contemporain, presque « arty ». Hélas, le costume brille. Tout ceci martèle un air urbain, très parisien.
Ségolène Royal : En pantalon. L’air de dire « j’ai changé ». De la féminité d’antan (courage Ségo pour ta méno) reste un collier de grosses ( un peu trop non ?) perles qui rappellent gracieusement la ganse brodée du col, des poches de la veste, et du sourire tranchant. Sous le brushing l’éclat rapide et froid de boucles d’oreilles or blanc et jaune trahissent une envie de toujours mieux capter la lumière. Les sourcils très épilés sont hélas trop ouverts, donnant à la dame le regard éternellement surpris de « l’indignée » ou de la colombine. Lunaire.

Arnaud Montebourg : Disons le tout de suite, aucune erreur. Bon… aucune prise de risque non plus… Le col semi italien et le noeud de cravate sont parfaits. Le costume ni d’hier, ni d’aujourd’hui est un point équilibre. La coiffure est enfin bien réglée : un court étudié, des crans domptés, une chevelure toujours abondante. La taille d’Arnaud y est pour beaucoup. Tout de suite ça marche. Il peut tout porter s’il contrôle son poids… attention à la campagne sur les marchés…

Conclusion : On n’est pas là pour rigoler.

L'Anachroniqueuse


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1 réactions à cet article    


  • JL JL 19 septembre 2011 11:03

     Bien vu.

    vous écrivez : « le plumage est aussi important que le ramage pour les « zélecteurs »

    Ils ont en effet déterminé leur stratégie sur cette alternative : vaut-il mieux avoir un seul programme et se différencier sur la personne ? Ou bien au contraire présenter chacun son programme ? Ils sont naturellement piégé par ce dilemme, et c’est ça le vice congénital des primaires.

    Ils ont naturellement choisi la première solution puisque, comme le dit Mélenchon, dans les médias qui font l’opinion, »Tout est une histoire de perception, la forme a pris le pas sur le fond, détruire ou encenser«  Jean Luc Mélenchon nous livre sa version intime dans sa relation avec les médias. » (vidéo 40 mn)

    C’est pour la raison pour laquelle j’ai comparé ces primaires à de la télé-réalité : un spectacle dont le but du jeu est éliminer les loosers.

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