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Accueil du site > Actualités > Société > Quand le féminisme vire mal...

Quand le féminisme vire mal...

... et devient un nouvel outil politique de contrôle social.

Critiquer le féminisme n'est pas chose aisée. Car quand on pense "féminisme" viennent immédiatement à l'esprit des combats nobles dont ont découlé des avancées majeures pour la condition des femmes : le droit de vote, la contraception, l'avortement, la libération sexuelle, le droit au travail sans autorisation maritale, le droit à l'autonomie financière... On est donc suspecté de se faire l'allié d'un machisme répugnant, même si on est soi-même une femme. Car une femme en désaccord avec le féminisme ne peut être - pour ses représentantes et sympathisants - qu'aliénée, victime de la domination masculine, voire même être taxée de nuire à ses semblables.

Eh bien, on a tort. D'abord, parce qu'il n'existe pas qu'un seul féminisme, mais plusieurs courants de pensée dont les positionnements sur des thématiques comme, par exemple, le port du voile, le travail du sexe ou la maternité sont très variables. Ensuite, parce qu'une pensée unique est toujours nocive, le signe de consciences anesthésiées, empêtrées dans une doctrine quasi religieuse qui ne supporte pas les contradictions, qui voudrait museler celles et ceux qui ont un avis divergent et qui, au final, empêche de penser autrement que rond.

On s'est récemment félicité - dans les milieux féministes traditionnels - de ce que notre gouvernement ait recréé le ministère des Droits des femmes, initialement instauré par Valéry Giscard d'Estaing en 1974. Je le déplore quant à moi. Cela ne peut signifier que deux choses : soit nous sommes des sous-citoyennes pour lesquelles les droits de l'Homme ne s'appliquent pas, soit nous valons mieux que la gent masculine et devons bénéficier de droits supérieurs aux leurs au seul prétexte que nous soyons de sexe féminin. Dans les deux cas, le féminisme trahit l'engagement de ses pionnières qui refusaient qu'une place leur soit assignée en fonction de leur sexe...

Et ce n'est malheureusement qu'une des manifestations multiples de sa dérive. Ainsi, les violences conjugales sont déclarées "violences faites aux femmes", comme si les hommes en étaient systématiquement les instigateurs et jamais les victimes. Aucun des spots passés à la télévision ou à la radio, aucune des affiches publicitaires n'a mis en scène un homme victime de violences psychologiques ou physiques de la part de sa compagne... S'insinue ainsi dans la pensée collective l'image toute-puissante de la femme victime par essence et celle du mâle prédateur et effrayant.

La réalité qu'on tait volontairement, c'est que les violences conjugales sont un problème de couple avant d'être un problème de genre. Je vous encourage à lire (pour anglophones) cette étude sur les violences domestiques effectuée par des universitaires de Colombie britannique en 2004. Il est surprenant de constater à quel point il nous est difficile d'accepter que des femmes soient tortionnaires et pire, que leur nombre ne soit pas si inférieur que ça à celui des hommes... Preuve que le discours victimaire de certaines féministes, abondamment relayé par les médias, fonctionne très bien...

Pour le harcèlement sexuel, même topo. Nous sommes dépeintes tels des êtres faibles, des mineures dont le seul salut reposerait sur un recours en justice, un peu comme un enfant irait appeler un parent à l'aide dès qu'on le chahute dans la cours de récréation... L'existence d'un délit de harcèlement sur le lieu de travail n'est pas suffisant aux yeux des féministes, non. Il faut qu'il y ait une qualification d'ordre "sexuel" parce qu'on soutient que la domination des femmes s'exerce à travers leur sexualité et qu'il est bien pire de se voir proposer un rencard avec insistance que de subir toute autre forme de pression psychologique.

Ce qu'on parvient très bien à inscrire dans la psyché des femmes en tenant ces propos, c'est que leur sexualité est une sphère qui les rendrait particulièrement vulnérables. Et hop, un bon coup de balai sur la libération sexuelle ! Eh oui. Elle se meurt de cette contradiction notoire : prétendre d'un côté que la sexualité des femmes doit pouvoir s'exprimer comme celles des hommes et ensuite soutenir que les avances et les sous-entendus grivois les atteignent spécifiquement parce qu'elles sont femmes, qu'ils peuvent les détruire sur le plan psychique, qu'ils sont plus dangereux à ce titre qu'un "simple" harcèlement moral. Dès lors qu'elles adhèrent à cette vision, les femmes se perçoivent comme des êtres émotionnellement fragiles, des proies sexuelles évoluant dans un environnement hostile.

Et effectivement, telles les prédictions de l'astrologue pour ceux qui les consultent, celles des féministes se réaliseront très souvent : elles seront anéanties par cette forme - qu'on a voulue spécifique - de harcèlement. Exit la légèreté, exit le répondant cinglant, ne restent que la peur et la plainte aux autorités... Au passage, on ne relève pas l'existence de femmes qui usent et abusent de leurs atours et atouts sexuels pour obtenir de l'avancement (des victimes, elles aussi, de la fameuse domination masculine qui les oblige à troquer du sexe contre de l'argent, les pauvres...).

On retrouve d'ailleurs exactement le même cheminement de pensée pour ce qui est de la prostitution, c'est à dire de l'usage que nous faisons de notre sexe dans le cadre de relations sexuelles consenties et tarifées. Au prétexte que l'exploitation existe dans ce domaine comme dans d'autres (exemple : ateliers de travail clandestin), au prétexte que les femmes sont plus nombreuses à exercer ce métier, on qualifie la prostitution d'esclavagisme et de violence faite aux femmes (encore...).

Une tribune récente du Nouvel Observateur, intitulée "L'abolition de la prostitution est une chimère", a été généreusement fustigée par de nombreuses féministes. Il n'y a qu'à en taper le titre sur un moteur de recherche pour trouver leurs réactions outrées et méprisantes. Les hommes qui se prostituent ? Sans intérêt. Les femmes qui exercent de leur plein gré et revendiquent leur choix ? Elles sont dans le déni, subissent la dictature patriarcale, sont de pauvres créatures à sauver malgré elles. Les intellectuels et les bourgeois n'auraient pas leur mot à dire, les prostituées volontaires non plus. La thématique est confisquée par celles et ceux qui s'octroient le droit d'en débattre, au nom des femmes (!) qui n'ont d'intérêt et de légitimité que lorsqu'elles sont du même avis. Les autres, il convient de les remettre sur le droit chemin ou de les ostraciser...

La prostitution, c'est le seul métier qu'on trouve condamnable et indigne s'il n'est pas éxécuté par plaisir et par vocation. Selon cette logique, une femme faisant payer ses prestations sexuelles juste pour subvenir à ses besoins et qui ne se serait jamais imaginée faire ça quand elle était petite trouverait assurément son salut dans un poste d'équarisseuse de poulets. J'en connais, des prostituées, qui ne seraient pas d'accord...

Je ne m'appesantirai pas sur la question de l'inégalité des salaires et du fameux plafond de verre (cela fera certainement l'objet d'un prochain article), qui serait - à en croire la majorité bruyante des féministes - le seul fruit de la domination masculine et n'aurait surtout rien à voir avec la maternité (c'est mieux de soutenir la thèse du complot machiste que de risquer de faire baisser la natalité en nous disant la vérité. Avec ses 800 000 naissances annuelles, la France est championne d'Europe de la fertilité et elle s'est donné les moyens financiers de l'être...).

Il est temps que s'opère une prise de conscience citoyenne. Nous sommes tous concernés. Une certaine propagande féministe s'évertue jour après jour, avec de plus en plus de force et d'insistance et grâce au soutien des autorités politiques, à nous inscrire dans des rôles sexués (à son discours défendant puisqu'il se targue du contraire, ce qui est très habile...).

J'accuse ce féminisme-là d'être devenu un nouvel outil stratégique de contrôle social, je l'accuse de faire régresser la condition féminine, je l'accuse de renforcer le stigmate de la putain, je l'accuse de constituer une entrave à la libération sexuelle des femmes, je l'accuse d'être misandre, de favoriser un regain du machisme et de nuire à l'instauration d'une société au sein de laquelle les rapports de genre seraient paisbles. Je l'accuse de mettre en place les jalons d'une dictature féministe qui pourrait avoir des effets désastreux sur le plan social. C'est ce que j'ai voulu illustrer dans Moralopolis, roman d'anticipation paru aux éditions Tabou, dont l'action se déroule dans la France des années 2050...


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103 réactions à cet article    


  • COLRE COLRE 5 septembre 2012 10:15

    « Critiquer le féminisme n’est pas chose aisée »…

    En Belgique peut-être, mais en France c’est un must, et sur AV, cela fait même partie de la charte… 
    Vous verrez, on va adorer votre article ici… Taper sur les féministes, et en plus quand on est une femme, c’est presque aussi génial que lorsque les antisémites donnent la parole à un Juif pour taper sur les Juifs.

    Louer la prostitution quand on est une femme, on va vous tresser des couronnes. Pas d’inquiétude, les 95 % d’esclaves sexuelles exploitées dans d’indignes conditions et contre leur gré ne lisent pas AV, vous ne risquez pas d’être contredite.

    Salut.


    • La mouche du coche La mouche du coche 5 septembre 2012 12:52

      Tant que les femmes n’auront pas compris que l’ultra-fémisnisme est un projet lesbien contre les hommes et les femmes qui aiment les hommes, elles n’auront pas compris où est la vraie cause de leur souffrance. smiley


    • Thierry_Play 5 septembre 2012 14:10

      Dans votre réflexion, il y a un exemple de ce que Catherine Marx dénonce plus haut : une manipulation des masses par des discours erronés : chez les prostitués (personne ayant des relations sexuelles tarifées), il n’y a pas 95% d’esclaves sexuels (personnes contraintes). Les personnes contraintes représentent quelques pour cent car dans les personnes se prostituant (relations contre finances) il faut inclure les professionnels (consentant), les étudiants (arrondissant les fins de mois), les conjoints (baisant sans désirs mais pour conserver des acquis)…
      Devrions nous interdire la confection parce qu’il existe des ateliers clandestins qui exploitent la misère de personnes dans le besoin ? D’aucuns diraient « non, il faut combattre les ateliers clandestins ». Alors pourquoi vouloir abolir la prostitution au lieu de combattre le proxénétisme (dans le sens de l’exploitation par contrainte) directement.


    • voxagora voxagora 5 septembre 2012 14:59

      COLRE,

      tu as mon soutien. Mais entre les provocateurs de l’extrême pour relancer la pompe à cliquer,
      les androcentrés aveugles, les sourds qui croient que l’ââââme slave ne s’appuie sur aucun corps,
      les hallucinés qui pensent qu’un (?) conjoint qui baise sans désir se prostitue, et qu’en conséquence il (?) devrait laver les chaussettes, les slips, le parterre, les chiottes, le cul des casseroles .. et j’en passe et j’en passe et j’en passe et j’en passe et j’en passe,
      je passe aussi mon chemin, il y a trop de boulot.
       


    • voxagora voxagora 5 septembre 2012 15:01

      j’ai oublié « gratuitement » après « casseroles » ..


    • momo momo 5 septembre 2012 15:30

      Le féminisme en question n’a jamais que la libération de la femme fut le fait de la libération sexuelle. Ce sont des communistes lesbiennes, rien de plus !

      Et comme les communistes n’ont pu blairer la révolution hippie....

      Enfin comme nous sommes à nouveau en pleine période sexuelle répressive du fait des intégrismes religieux, on les voit réapparaître... mais sous la forme des Ni Putes Ni Soumises ; à 100.000 lieues de 1968. D’ailleurs, ni les filles des citées soumises, ni les filles libérées issues de mai 68 ne se reconnaissent en elles.

      Par contre, elles perçoivent parfaitement, et tentent de le récupérer, le combat de vraies féministes comme les Pussy Riot russes. 


    • pigripi pigripi 5 septembre 2012 17:04

      Bien dit, Colre !


      Si on comptait tous les articles de KKvox écrits pour dénoncer le féminisme, les féministes, la parité, l’égalité, l’avortement, on aurait un bouquin épais comme dix bottins...

      Alors que le mouvement féministe est on ne peut plus discret, la seule idée de son existence irrite et déchaîne les passions.
      Actuellement, c’est d’autant plus étrange qu’il y a des préoccupations sociales bien plus importantes que la défense de la prostitution.

      M’est avis que, comme dans toutes les périodes de crise sociale, beaucoup voudraient renvoyer les femmes à la maison pour libérer des emplois, faire des bébés, libérer l’homme de toutes les tâches domestiques et éducatives afin qu’il puisse se consacrer sereinement à la reconstruction du pays que ses pères ont mis en péril et, cerise sur le gâteau, assurer le repos du guerrier en se défoulant dans le corps des femmes qui n’attendraient que ça, sans contrainte (cela va de soi, toutes les prostituées font ça par choix pour le plaisir)...

    • Orélien Péréol Aurélien Péréol 5 septembre 2012 18:53

      Argumentez COLRE au lieu de continuer à faire la victime et de donner ainsi raison à celles et ceux dont vous ne partagez pas l’avis.



    • COLRE COLRE 5 septembre 2012 23:01

      VOXAGORA, tu as raison, « y a trop de boulot »… smiley mais ce qui est sympa, c’est que dans « la vraie vie », les gens sont quand même moins bornés. Ici, tu tends le micro et c’est un véritable appeau pour tout le troupeau que tu dépeints si bien.


      Salut Pigriipi, tu ne sais que trop qu’ AV est un nid de misogynes archaïques bas du front. L’auteure est bien naïve de croire que son article ne ferait pas un tabac ! 80% de votes favorables ! un score poutinien parfaitement prévu… smiley



    • Lapa Lapa 7 septembre 2012 17:08

      Salut Colre : quand je suis passé sur le site pour un truc, j’ai jeté un œil à l’impressionnante liste des 10 articles les plus lus. Il y avait celui-là et le titre m’a fait penser « oh mais c’est typiquement une illustration des propos de Colre » gagné, je t’y retrouve...

      hésite pas à passer !


    • COLRE COLRE 8 septembre 2012 15:12

      Salut Lapa,
      Oui, j’ai régulièrement des poussées de boutons devant l’anti-féminisme primaire, secondaire, tertiaire… c’est cyclique ! Quand on retrouve la petite bande habituelle de « masculinistes » (une poignée de pseudos) ou d’intégristes, il n’y a rien à discuter, d’ailleurs j’ai déjà donné. C’est comme les complotistes ou les négationnistes, tu discutes un peu au début, avant de découvrir effarée l’insondable mauvaise foi ou l’irrationalité, et de laisser tomber !

      Mais, là, quand c’est une femme qui véhicule les discours de domination machiste, cela m’exaspère davantage. Mais bon… rien de plus, ce n’est pas nouveau…
      Au plaisir de te recroiser smiley


    • tikhomir 5 septembre 2012 10:26

      Moi j’accuse tout féminisme quel qu’il soit d’être une ignominie. Si effectivement le code Napoléon a débuté de très nombreuses régressions pour les femmes (notamment au sujet de leur indépendance) et ce, en rupture totale avec la tradition française, le grand tort des féministes, dès le départ a été, non pas de discuter avec les hommes pour revenir à la normale mais de les accuser de tous les maux.

      A partir de là, cela ne pouvait engendrer que les très graves dérives que l’on sait et que vous dénoncez ici, mais j’irai plus loin. Pour vous citer :

      « Car quand on pense »féminisme" viennent immédiatement à l’esprit des combats nobles dont ont découlé des avancées majeures pour la condition des femmes : le droit de vote, la contraception, l’avortement, la libération sexuelle, le droit au travail sans autorisation maritale, le droit à l’autonomie financière...« 

      - Contraception : désordre moral, fermeture à la vie, déresponsabilisation de la sexualité, soumission des femmes à l’industrie pharmaceutique. Sans compter les tests de pilules sur les femmes pauvres haïtiennes (entre autres) qui ont contracté de nombreux cancers (surdosage des pilules durant les périodes de test). Pour que les riches féministes lèvent la patte, on a tué des femmes pauvres. Pollution dramatique des eaux et perturbation de l’environnement.
      - Avortement : légalisation du meurtre, légalisation de l’eugénisme négatif et on le constate aujourd’hui : éradication des handicapés, notamment des trisomiques (96%), donc véritablement raciste prônant la race pure (pure de tout handicap) et dévalorisation de la vie humaine et atteinte à sa dignité.
      - Libération sexuelle : Quelle libération sexuelle ? Les anciens étaient bien moins coincés que les gens maintenant, c’en est risible. En fait, ça a juste banalisé la pornographie et aujourd’hui on ne peut pas vendre un produit, une montre, une voiture, de la vinaigrette, etc. sans mettre une femme sur la publicité du produit.

      Le féminisme est un fléau à éradiquer.

       »Critiquer le féminisme n’est pas chose aisée.« 

      La preuve que si smiley. Là où c’est drôle c’est quand on viendra faire pour mon commentaire ce que vous dénoncez car ce que je dénonce ci-dessus est devenu comme vous dites  »une doctrine quasi religieuse qui ne supporte pas les contradictions"


      • Gabriel Gabriel 5 septembre 2012 11:09

        Tikhomir vous êtes un grand moralisateur mais, à quelle morale vous référez vous ? Vous critiquez la contraception, l’avortement, la libération sexuelle, toutes ces évolutions qui ont permis aux femmes d’acquérir certaines libertés et protections que l’homme considère comme naturel en ce qui le concerne (Même si, et je vous le concède, il y a certain abus) mais qui vous autorise à choisir pour les femmes, vous en êtes une ? Que penseriez vous si les femmes décidaient de votre liberté, de celle des hommes ? 


      • tikhomir 5 septembre 2012 11:25

        Où avez-vous vu que je choisissais pour quelqu’un ?

        L’évolution, c’est pour un mieux, ce dont nous parlons sont de graves régressions qui manifestent la dégradation de notre civilisation et le retour à la barbarie. Exemple : tuer (et d’autant plus par centaines de milliers) ne sera jamais une évolution et encore moins une protection (la protection des enfants à naître, on en fait quoi ? Les tuer à l’endroit même où ils devraient être le plus en sécurité). Le crime n’est pas une évolution.

        Vous minimisez largement lorsque vous parlez de certains abus à mon avis.


      • Gabriel Gabriel 5 septembre 2012 11:40

        Voyez, contrairement à vous et malgré certains abus, je ne crois pas que l’avortement soit une régression. Je le considère comme une évolution dans le choix de l’individu (ici la femme). Je pense que chacun est libre des orientations concernant son propre corps hors des concepts du genre : « c’est bien, c’est mal » Le libre arbitre, c’est ainsi que chacun façonne son humanité, sa personnalité. Evidement, comme vous, l’avortement de confort me trouble mais, quand il s’agit de survie, de problèmes médicaux ou « d’incident de parcours » (Car chacun à droit à l’erreur) je suis moins formaliste que vous.


      • tikhomir 5 septembre 2012 11:52

        Oh je me doute bien qu’il y aura toujours des barbares pour penser que tuer c’est bien...

        « Evidement, comme vous, l’avortement de confort me trouble »

        Pourquoi cela vous trouble-il puisque c’est — selon vous — une évolution ?


      • tikhomir 5 septembre 2012 12:32

        On se connaît ? Pourquoi me tutoyer ?


      • Thierry_Play 5 septembre 2012 13:36

        J’entends parler de « tuer » en parlant d’avortement. Une question me vient spontanément à l’esprit : Vivre, pour le fruit d’une relation sexuelle, c’est à partir de quand ?
        - à partir de l’acte reproductif ?
        - à partir de la fusion des gamètes ?
        - à partir du moment où l’embryon est « humanisé » (ressemble à un humain)
        - à partir du moment ou le foetus sort du ventre ?
        - à partir du moment où il respire ?

        Je crois qu’il faut être capable de répondre avec certitude à cette question avant de juger l’acte d’avortement.


      • tikhomir 5 septembre 2012 13:47

        A partir du moment où il y a fécondation. Pilules du lendemain, stérilets qui empêchent la nidation, etc. sont des abortifs.


      • Traroth Traroth 5 septembre 2012 13:51

        @tikhomir : et pourquoi votre opinion devrait-elle servir de référence, au juste ?


      • tikhomir 5 septembre 2012 14:01

        Et pourquoi celle des autres devrait-elle faire référence ? Vous en avez de bonnes de questions vous smiley. Je donne mon avis et cet avis est exposé ci-dessus, voilà.


      • Catherine Marx Catherine Marx 5 septembre 2012 14:01

        Ça c’est votre avis, il n’est étayé d’aucune « preuve ». Vous avez bien entendu le droit de penser ainsi. Mais ce sentiment concerne que vous et les gens qui le partagent. D’autres ont aussi le droit de penser différemment.

        Et que pensez-vous de cette vilaine mère nature qui chaque mois « tue » des quantités énormes de foetus en 1) ne permettant pas leur implantation dans l’utérus 2) générant des fausses couches (aussi appelés avortements... spontanés). En quoi l’acte volontaire d’une femme est-il différent  ?

        Plus encore : doit-on envisager la grossesse comme une conséquence logique de l’acte sexuel (ce qui ne concerne que les femmes) ? Faire reposer la responsabilité de la venue au monde d’un être vivant sur une femme du seul fait d’un oubli (ou défaut) de contraception ? Est-il plus responsable d’empêcher un être de devenir ou de lui donner la vie (tiens, tiens, l’expression sous-entendrait que ça se passe à la naissance) pour l’abandonner, ne pas s’en occuper, lui reprocher d’exister...

        La question de l’avortement suscite beaucoup de questions. Je considère que c’est une avancée notoire (notamment pour les décès - réels quant à eux - des femmes qui refusent la gestation - qu’aucun homme ne connaît - et qui se font avorter à l’aiguille à tricoter ou autre traitement barbare...). Et parce qu’elle libère la sexualité des femmes en leur retirant du ventre la crainte d’une grossesse non désirée. Après, personne n’est obligé d’y avoir recours. Toutes les opinions sont respectables.


      • Thierry_Play 5 septembre 2012 14:19

        Sans compter que l’Humanité est bien assez nombreuse sur Terre pour ne pas chercher à promouvoir son développement : le taux de reproduction de l’humain a été décidé par Mère-nature en fonction de son taux de mortalité. Comme l’Humanité a fait baisser son taux de mortalité bien plus vite que Mère-nature ne peut réagir, il est un « devoir civil » de l’aider en réduisant volontairement notre taux de fécondité.


      • tikhomir 5 septembre 2012 14:31

        « Ça c’est votre avis, il n’est étayé d’aucune »preuve« . »

        Comment ? Vous voulez dire qu’on ne tue pas 96% des trisomiques parce qu’ils sont trisomiques en France et que les chiffres sont faux ? Vous voulez dire que la pollution, c’est une pollution spontanée et qui n’a rien à voir et que les études à ce sujet racontent n’importe quoi ? Etc.

        Vous faites bien de mettre « preuve » entre guillemets, ça relativise le sens du mot « preuve » et vous permet de dire qu’il n’y en a pas ^^

        « Vous avez bien entendu le droit de penser ainsi. » : Encore heureux et merci de m’accorder votre aimable autorisation smiley.

        « Mais ce sentiment concerne que vous et les gens qui le partagent. »  : A partir du moment où ça se fonde sur des faits, ce n’est pas un sentiment.

        « D’autres ont aussi le droit de penser différemment. »  : effectivement, d’autres ont le droit de nier les faits mais cela ne s’appuie aucunement sur quelque chose de raisonnable.

        « cette vilaine mère nature qui chaque mois »tue« (...) En quoi l’acte volontaire d’une femme est-il différent  ? »

         « mère nature » ? C’est votre divinité ? Quelle est votre religion ? « mère nature » comme vous dites n’est pas une personne et n’a pas de comportement moral et ne commet donc pas d’acte volontaire, contrairement à la femme en question.

        « doit-on envisager la grossesse comme une conséquence logique de l’acte sexuel (ce qui ne concerne que les femmes) ? »

        Non mais comme une possibilité. Par contre première nouvelle, cela ne concernerait que les femmes ? Et les enfants, ça ne se fait pas à deux ? Pourquoi confisquer la paternité aux hommes ? Quel est ce raisonnement tout à fait misandre ?

        « Faire reposer la responsabilité de la venue au monde d’un être vivant sur une femme »

        Non, c’est vous qui le faites en confisquant la paternité. cf. ci-dessus.

        « du seul fait d’un oubli (ou défaut) de contraception ? »

        Ah mince, j’ai pas fait exprès de faire un enfant... ! C’est une erreur ! C’est ce que vous dites ? Quand je parlais de déresponsabilisation ci-dessus...

        Un enfant est un enfant, qu’il y ait un projet parental ou non.

        « Est-il plus responsable d’empêcher un être de devenir ou de lui donner la vie (tiens, tiens, l’expression sous-entendrait que ça se passe à la naissance) pour l’abandonner, ne pas s’en occuper, lui reprocher d’exister... »

        Est-il responsable de tuer un enfant à naître pour une partie de jambes en l’air et un problème de contraception ? Sachant que si vous lisez la notice : aucun contraceptif n’est fiable à 100%.

        « Et parce qu’elle libère la sexualité des femmes en leur retirant du ventre la crainte d’une grossesse non désirée. »

        Pourquoi parler de responsabilité lorsque pour tirer un coup il est possible de tuer ?

        « Toutes les opinions sont respectables. »

        Oh oui, surtout n’ayons pas d’avis personnel, tout se vaut. Tuer serait une opinion respectable ? Depuis quand ?


      • tikhomir 5 septembre 2012 14:35

        "Sans compter que l’Humanité est bien assez nombreuse sur Terre pour ne pas chercher à promouvoir son développement« 

        Oh bien sûr, et c’est vous qui décidez quand on est trop nombreux et qui doit être supprimé ou non ?

         »le taux de reproduction de l’humain a été décidé par Mère-nature en fonction de son taux de mortalité.« 

        Elle a bon dos »Mère-nature« (tiens, un autre adepte de cette religion qui divinise la nature ? Combien êtes-vous dans cette secte ?) pour simplement dire que vous trouvez qu’il y a »trop de monde"...


      • Catherine Marx Catherine Marx 5 septembre 2012 17:14

        Quand j’évoquais une absence de « preuves », je faisais référence à votre conception du début de la vie...

        Lorsque vous disiez que la pilule du lendemain et le stérilet étaient abortifs, vous commettiez une grossière erreur : un avortement est l’interruption d’une grossesse. Ni le stérilet ni la pilule du lendemain n’interrompent une grossesse implantée (et un oeuf non implanté ne se développe pas) .

        Vous ne devriez pas vous emballer, mais mieux me lire. Ce n’est pas être misandre que de relever qu’aucun homme ne peut être enceinte. Il n’aura donc jamais à se demander s’il va oui ou non porter un enfant pendant neuf mois et accoucher.

        La parentalité, c’est une conséquence possible d’un rapport sexuel pour les hommes et les femmes. Mais la gestation, ça se passe dans les utérus des femmes. Ce qui explique que ce soit elles qui avortent...

        Vous parlez de « meurtre » : ce terme a une définition juridique. Il renvoit à l’action de supprimer la vie d’une personne. Or, on est une personne sur le plan juridique dès lors qu’on est « né » (c’est à dire qu’on est sorti du ventre d’une femme - vivant ou mort ).

        Mère nature, ce n’est pas une divinité (votre hyper réactivité au religieux même quand il n’existe pas est interpellante). C’est une représentation anthropomorphisée de la nature...

        Je ne saisis pas votre argumentation : le seul fait d’agir volontairement serait péché ? (pardon, pas pu m’en empêcher). Selon cette logique, toute forme de contraception est à bannir, puisqu’elle est une action humaine volontaire visant à empêcher la reproduction. Vous prônez la reproduction à la mode des lapins ? 

        Pour les trisomiques vous commettez encore une erreur. 96% des trisomies décelées lors de l’amniocentèse donnent lieu à une interruption médicale de grossesse. Il y a toutes celles qui ne sont pas diagnostiquées. Environ 500 enfants trisomiques naissent chaque année en France. Pour environ 2000 foetus trisomiques avortés.

        Ce que vous ignorez peut-être, c’est que les cas d’abandon d’enfants trisomiques à la naissance sont très importants quand les parents sont face à la « surprise ». J’ai une préférence (mais c’est très personnel) pour les trisomiques pas nés que pour les trisomiques abandonnés ou maltraités... Les seconds souffrent, eux. Et longtemps.

        Évidemment, la question de l’eugénisme se pose. Évidemment, ça soulève plein de questions... Mais n’allez pas mettre ça sur le dos des femmes et de l’accès à l’IVG. Le dépistage de la T21, c’est une affaire politique. On n’est plus dans le cadre de l’IVG mais de l’IMG (interruption médicale de grossesse, effectuée jusqu’au terme. La volonté de la femme ne suffit pas. Il faut l’aval de la communauté médicale).

        La question n’est pas tant d’être pour ou contre l’avortement. Le problème, c’est d’être contre son accès aux autres, à celles qui ne pensent pas comme vous. Qu’est-ce que ça peut donc bien vous faire qu’une femme refuse de mener une grossesse à terme ?


      • tikhomir 5 septembre 2012 17:44

        Ah, finalement les propos criminels reviennent.

        « un avortement est l’interruption d’une grossesse. Ni le stérilet ni la pilule du lendemain n’interrompent une grossesse implantée (et un oeuf non implanté ne se développe pas) . »

        La grossesse commence dès la fécondation, à partir du moment où il y a vie humaine. Si vous n’avortez pas, il y a nidation et ainsi de suite jusqu’à la naissance.

        « Mais la gestation, ça se passe dans les utérus des femmes. Ce qui explique que ce soit elles qui avortent... »

        Vous voyez que vous confisquez la paternité et ceci est tout à fait misandre.

        « Vous parlez de »meurtre«  : ce terme a une définition juridique. Il renvoit à l’action de supprimer la vie d’une personne. Or, on est une personne sur le plan juridique dès lors qu’on est »né« (c’est à dire qu’on est sorti du ventre d’une femme - vivant ou mort ). »

        Ah si la loi le dit et décide de qui est une personne ou non ou pas... Ca me fait penser au temps où certains fous disaient que les noirs n’étaient pas des humains et donc que ce n’était pas mal de faire ce qui leur a été fait.

        « Mère nature, ce n’est pas une divinité (...). C’est une représentation anthropomorphisée de la nature... »

        Alors pourquoi lui attribuez-vous des actes et une responsabilité morale ?

        « Je ne saisis pas votre argumentation : le seul fait d’agir volontairement serait péché ? (pardon, pas pu m’en empêcher). Selon cette logique, toute forme de contraception est à bannir, puisqu’elle est une action humaine volontaire visant à empêcher la reproduction. Vous prônez la reproduction à la mode des lapins ? »

        Tuer c’est pécher ( smiley ) mais je comprends que vous ayez du mal à saisir puisque vous trouvez toutes les excuses pour justifier le meurtre (définition juridique, pas vraiment une grossesse, etc..). Bien évidemment que la contraception est à bannir mais non pour un mode lapin mais pour une sexualité responsable.

        « 96% des trisomies décelées lors de l’amniocentèse donnent lieu à une interruption médicale de grossesse. »

        En fait pour être plus précis : on tue dès qu’il y a risque et donc il y a meurtre de non trisomiques aussi.

        « interruption médicale de grossesse » ? Un avortement vous voulez dire... Depuis quand l’avortement est-il une médication ?

        « Ce que vous ignorez peut-être, c’est que les cas d’abandon d’enfants trisomiques à la naissance sont très importants quand les parents sont face à la »surprise« . »

        Ben oui, au lieu de punir ceux qui abandonnent lâchement leurs enfants, tuons les enfants... Logique et très responsable...

        « J’ai une préférence (mais c’est très personnel) pour les trisomiques pas nés que pour les trisomiques abandonnés ou maltraités... Les seconds souffrent, eux. Et longtemps. »

        « Pas nés » ? Vous voulez dire morts ? Appelez un chat un chat.

        « Évidemment, la question de l’eugénisme se pose. Évidemment, ça soulève plein de questions... »

        Ah tiens... Pourquoi ça se pose puisque — selon vous — c’est un progrès ? Si c’est un progrès, cela ne devrait pas se poser...

        « Mais n’allez pas mettre ça sur le dos des femmes et de l’accès à l’IVG. »

        Pourquoi ? Ce ne sont pas les femmes qui avortent ? Ce n’est pas ce que vous disiez plus haut comme quoi « c’est leur utérus » et autres ?

        « On n’est plus dans le cadre de l’IVG mais de l’IMG (interruption médicale de grossesse, effectuée jusqu’au terme. La volonté de la femme ne suffit pas. Il faut l’aval de la communauté médicale). »

        IVG, IMG : avortement et donc meurtre. Tuer n’est pas un soin et ne le sera jamais. Être enceinte n’est pas une maladie, ni une tare.

        « La question n’est pas tant d’être pour ou contre l’avortement. »

        Ah si !

        « Le problème, c’est d’être contre son accès aux autres, à celles qui ne pensent pas comme vous. Qu’est-ce que ça peut donc bien vous faire qu’une femme refuse de mener une grossesse à terme ? »

        Je comprends bien que vous prônez le libre arbitre, le confondant avec la liberté (à tort) mais au delà de ceux qui pensent comme moi ou non, il y a des enfants qu’on tue. Ma pensée, c’est subjectif c’est vrai mais tous les morts suite aux avortements, ça c’est objectif et ils sont bien là.

        Le premier de TOUS les droits c’est le droit à la vie.


      • Catherine Marx Catherine Marx 5 septembre 2012 18:41

        Non, Thikhomir, on ne pratique pas d’IMG en cas de risque mais en cas de confirmation par amniocentèse (qui permet d’avoir le caryotype du foetus).

        Par contre, le dépistage actuel est effectivement basé en premier lieu sur une évaluation du risque (prise de sang et échographie). Parmi les femmes qui sont dans la catégorie dite « à faible risque » (et à qui on ne propose pas d’amniocentèse) figurent des porteuses de foetus atteints de T21 auxquels elles vont donner naissance.

        Dans la catégorie « à risque » figurent des femmes dont le foetus n’est pas atteint. C’est à ces femmes que l’amniocentèse est proposée. Sachant que l’amniocentèse comporte un risque de fausse couche d’environ 1%, on perd donc aussi des foetus sains.

        Il ne faut pas confondre l’IVG avec l’IMG. La première est une liberté concédée aux femmes (choisir d’interrompre une grossesse jusqu’à 12 semaines). La seconde est strictement encadrée par le corps médical (dont l’avis prévaut sur celui de la femme), avec des critères édictés par la loi.


      • njama njama 5 septembre 2012 21:38

        @ tickomir

        La grossesse commence dès la fécondation, à partir du moment où il y a vie humaine.

        Je conçois par extrapolation (ou anticipation) votre point de vue, mais du mien, « la vie » ne commence qu’avec le « souffle » ...
        Difficile d’octroyer une « individualité » (personnalité) à un individu qui ne l’est pas encore ...

        Ce qui rejoint l’aspect « juridique » de la personne. Pourriez-vous prétendre qu’une personne « est » avant qu’elle ait été ?
        Votre intervention repose les questions (très difficiles) du statut juridique des enfants morts-nés, du statut juridique de l’embryon ... mais s’égare (à mon avis) complétement du sujet :

        Quand le féminisme vire mal... ... et devient un nouvel outil politique de contrôle social.


      • pigripi pigripi 5 septembre 2012 23:55

        Catherine Marx,


        Faudrait vous tenir au courant
        Dans certains pays, une seule prise de sang permet de savoir, sans risques pour le foetus, s’il est sain. Adieu l’amniocentèse et ses risqueshttp://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/trisomie-21-vers-la-fin-de-l-amniocentese_1156069.html
        cf l’express du 3 sept 2012


      • Catherine Marx Catherine Marx 6 septembre 2012 00:07

        Je suis au courant. La méthode n’est pas fiable à 100%. Un autre laboratoire français travaille sur une méthode plus aboutie (ISET).

        http://www.youtube.com/watch?v=jAiILbh2XeI

        Elle présente des avantages (précocitédu diagnostic, on évite l’examen invasif de l’amniocentèse et les fausse couches liées). Ensuite se pose la question de l’eugénisme (déjà en route, faut pas se voiler la face) et de la manière dont on pourrait influencer les femmes (ou les couples) pour 1) faire le test 2) décider de l’interruption de la grossesse.

        Vous allez encore me reprocher de faire ma promo, mais je traite de cette question dans Moralopolis (et j’ai une fille trisomique que j’aime beaucoup, en passant...).


      • tikhomir 6 septembre 2012 08:59

        « Il ne faut pas confondre IMG et IVG »

        C’est vrai quoi, entre un avortement et un avortement, il y a juste une lettre de différence. Gardez vos termes pour vous, je les connais, ils n’existent que pour justifier les meurtres et atténuer le sens de l’acte (ça déculpabilise et pire encore : fait croire que c’est bon, voire nécessaire).

        Tuer n ’est pas une liberté ni un droit.


      • Mycroft 6 septembre 2012 12:35

        Etre enceinte n’est ni une maladie ni une tare, pourtant, des femmes en meurent, les femmes en souffrent. C’est bien gentil de rappeler que faire un enfant ça se fait à deux. Mais les seules à déguster grave, c’est les femmes. Facile, pour un homme, qui ne souffrira pas lourdement, physiquement, qui ne subira pas les douleurs liées à l’accouchement, de dire qu’il faut assumer l’enfant. Lui s’il veut, il peut facilement se barrer.

        Le sexe est récréatif. C’est même un besoin secondaire (non nécessaire pour survivre, mais nécessaire pour vivre). Aucune contraception n’est fiable à 100%. Donc l’avortement est là pour ça. La vie n’est pas sacré, c’est la vie d’un citoyen qui l’est.

        Vous décidez arbitrairement de quand la vie commence. Et pourquoi ne pas aller plus loin que vous ? Des spermatozoïdes sont de potentiels être vivants en devenir, la masturbation devrait être un génocide. Avec la technologie actuelle, toute cellule peut permettre de donner la vie, se gratter devrait être interdit car source de très nombreux « morts ».

        L’eugénisme dont vous parlez est contrôlé. Il permet non pas de chercher une « pureté de la race » basé sur des critères politiques (ce qui est le vrai danger de l’eugénisme, donner aux gènes plus d’importance qu’ils n’en ont vraiment), mais d’éviter à des gens de naitre avec une maladie incurable, d’avoir une vie misérable. Mourir ou ne pas naitre, ce n’est pas une abomination. L’abomination, c’est la souffrance. L’avortement permet d’éviter la souffrance.


      • tikhomir 5 septembre 2012 12:36

        ouh ouh religion, religion, aaaaaah !

        C’est un peu ringard comme chiffon à agiter pour tenter de jeter le discrédit et ça vous évite bien toute argumentation et toute discussion.

        C’est donc ce que je disais : je blasphème en faisant de la critique et le plus religieux de nous deux, dogmatique, c’est bien vous smiley.


      • LE CHAT LE CHAT 5 septembre 2012 13:18

        @cogno3

        pour une foi , je suis d’accord avec toi , les religions sont les pires ennemis des femmes.
        Elles placent toujours la femme en état d’inférioté


      • tikhomir 5 septembre 2012 13:21

        Sauf qu’ici, il n’y a que vous deux qui parlez de religion, moi, je n’en ai pas dit un mot smiley.


      • Traroth Traroth 5 septembre 2012 13:52

        @tikhomir : vous affirmez donc que ce n’est pas la bible qui vous dicte votre opinion sur ces sujets ?


      • tikhomir 5 septembre 2012 13:59

        Où ai-je utilisé la Bible ici pour commenter et appuyer mon argumentation ? Nulle part. Pourquoi parlez-vous de Bible d’ailleurs ?


      • johnford johnford 5 septembre 2012 21:49

        à 2 mois de grossesse l’enfant a un cœur qui bats et il comprend ce qu’il se passe pendant l’avortement, l’absence de corde vocales fait qu’on ne l’entend pas hurler. Qu’on puisse appeler cela un meurtre à ce stade, oui (l’avortement doit rester un acte désespéré).

        L’eugénisme et la volonté des élites sont à pendre en compte avant tou puisqu’ils ont diffusé les idées féministes (qui leur convenaient) avec leurs médias. Quant aux écolos « mère nature » babar et compagnie, qu’ils regardent qui fut le 2eme président de la WWF de 62 à 76 pour mieux comprendre pourquoi on leur dit de penser eugénisme.

        Tant de gens formatés qui ont l’impression de penser par eux même..


      • johnford johnford 5 septembre 2012 21:50

        (1er président )

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