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Accueil du site > Actualités > Société > Quand le travail donne les bleus au cœur !

Quand le travail donne les bleus au cœur !

Dans votre vie personnelle, vous considérez, comme un querelleur, un cas limite sur la tolérance et un indécrottable opiniâtre, que vos idées sont les meilleures, ou vous êtes un pacificateur ? Êtes-vous soumis à la maison et violent au bureau ou en entreprise ?

Pourriez-vous répondre - intérieurement - à ces questions :

au bureau ou en entreprise, vous considérez-vous :

- épargné par la violence au bureau ? témoin indifférent à une certaine violence à l’égard de personnes ciblées ?
- victime vous-même de la violence d’un supérieur, d’un collègue ou d’un groupe ?
- auteur vous-même d’une certaine violence en vertu de votre autorité, en participant à des séances de harcèlement ou de brimades à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes ?
- totalement étranger à toute manifestation de violence ?

Introduction

Je n’ai pu m’empêcher d’emprunter ce titre à une québécoise, Jacinthe Legros, qui présentait un mémoire à la Faculté des études supérieures de l’Université Laval dans le cadre du programme de maîtrise en Sciences de l’orientation pour l’obtention du grade de maître ès arts. Madame Legros avait centré son mémoire sur la résilience et le pouvoir d’agir des personnes qui vivent de la violence psychologique au travail (ce que la France nomme le harcèlement moral). Karl Marx n’avait-il pas prédit que l’homme vivrait des jours meilleurs puisque le travail devait le libérer ? En effet, la machine allait être l’outil de l’émancipation de l’humanité. Où en sommes-nous en 2007  ?

La violence en milieu de travail et d’entreprise

Au Canada, une étude du Metropolitan Action Committee on Violence Against Women and Children (METRAC) révèle que 28 % des harceleurs sont des amis ou des collègues. Plus de 26 % des victimes de harcèlement criminel affirment avoir perdu du temps de travail.

Au Québec, Courcy (2002) prétend que cinq ou six travailleurs se suicident hebdomadairement pour une raison liée à leur travail. Cinq ou six travailleurs par semaine, cela signifie une moyenne de 286 suicides par année. Selon l’Institut de la statistique du Québec, en 1999, il y a eu un total de 1610 suicides au Québec dont 1373 chez la population âgée entre 20 et 64 ans. On peut supposer qu’au Québec, près de 21 % des suicides seraient en lien avec le monde du travail.

Selon l’Organisation internationale du travail (OIT) (1998), la violence au travail est répandue partout dans le monde et elle est « en train de devenir sur toute la planète un grave sujet de préoccupation » En Suède, Leymann (1996) estime que le harcèlement psychologique est à l’origine de 10 à 15 % des suicides.

Une enquête européenne conduite auprès des travailleurs sur la perception qu’ils ont de leurs conditions de travail, réalisée au printemps 2000 par la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail dans l’ensemble des 15 États membres de l’Union européenne, a révélé que :

  • 3 millions (2%) de travailleurs ont été l’objet de violence physique de la part de personnes également occupées sur le lieu de travail au cours des 12 derniers mois qui ont précédé l’enquête.
  • 6 millions (4%) de travailleurs ont été l’objet de violence physique de la part de personnes extérieures au lieu de travail.
  • 3 millions (2%) de travailleurs ont fait l’objet de harcèlement sexuel.
  • 13 millions (9%) de travailleurs ont fait l’objet d’intimidation ou de harcèlement moral.

De même en Belgique, une recherche (*) a été entreprise en 2001 afin, notamment, d’étudier les comportements de harcèlement moral et sexuel dans les lieux de travail et de déterminer l’ampleur de ce phénomène. Les résultats montrent que :

  • 11,5% des personnes interrogées déclarent s’être senties victimes d’au moins un comportement de harcèlement moral
  • 8% déclarent avoir été victimes de harcèlement sexuel
  • 3,5% déclarent avoir été victimes de violence physique.

Aux États Unis, chaque année plus de

  • 16 millions de personnes subiraient du harcèlement
  • 6 millions recevraient des menaces
  • 2 millions seraient victimes d’assaut

Dans le cadre de l’Union européenne, une enquête réalisée au printemps 2000 par la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail dans l’ensemble des 15 États membres a révélé que trois (3) millions (2%) de travailleurs ont été l’objet de violence physique de la part d’autres employés au cours des 12 derniers mois qui ont précédé l’enquête.

Les résultats d’une enquête européenne, rendus publics en 2002, par Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, révèlent que 4% de la population active déclarent avoir été victimes de réelle violence physique de la part de personnes extérieures au lieu de travail. Un nombre plus important de travailleurs auraient souffert de menaces, insultes ou autres formes d’agression psychologique émanant de personnes extérieures au lieu de travail. Les environnements à risque sont en majeure partie concentrés dans le secteur des services et, notamment, dans les entreprises des secteurs de la santé, du transport, de la vente au détail, de la restauration, de la finance, et de l’éducation.

Le contact direct avec les clients augmente le risque d’être confronté à la violence. Le secteur de la santé est souvent mentionné dans les pays de l’UE comme le plus affecté par ce phénomène. Le secteur de la vente au détail représente aussi un secteur à haut risque. Les professions suivantes constituent des exemples de travailleurs particulièrement exposés à la violence : infirmiers et autres travailleurs du secteur de la santé, chauffeurs de taxi, conducteurs de bus, employés effectuant des travaux au domicile des clients, personnel des stations stations-service, caissiers, agents de sécurité, coursiers, officiers de police, gardiens de parking, travailleurs sociaux et responsables de logements sociaux.

Voici quelques estimations des coûts spécifiques du harcèlement moral :

Au Royaume-Uni, on a estimé que 40 millions de journées de travail sont perdues chaque année à cause de maladies liées au stress et qu’entre un tiers et une moitié de ces cas peuvent avoir le harcèlement moral au travail pour origine ;

  • L’absence d’un travailleur coûte à un employeur entre 100 et 400 euros par jour
  • En un an, un travailleur harcelé peut coûter à son employeur entre 17 500 et 50 000 euros
  • Pour un seul poste, les coûts des flux de personnel atteignent selon les estimations entre 7 500 et 400 000 euros, en fonction des qualifications requises

L’OIT estime à 150 000 euros par an le coût total de la "violence psychologique" dans une entreprise de 1 000 travailleurs en Allemagne.

Pour l’économie allemande dans son ensemble, le harcèlement moral au travail équivaudrait à une perte annuelle de 15 à 50 milliards d’euros.

Définitions

Aux États-Unis, on parle souvent d’employee abuse (abus commis sur des travailleurs) ou de workplace terrorism (terrorisme sur le lieu de travail) pour désigner le harcèlement moral au travail. Les experts américains sont également coutumiers de l’expression mobbing (persécution), qui est notamment aussi employée en Allemagne, Italie et Suède. Le verbe allemand mobben est défini comme le "harcèlement incessant à l’encontre de collègues mené dans l’intention de les chasser de leur poste". Ce verbe a pour origine le verbe anglais to mob, qui renvoie au fait d’agresser une personne. Au Royaume-Uni, on désigne ce phénomène par workplace bullying (harcèlement moral sur le lieu de travail) ou simplement bullying (harcèlement). Les chercheurs anglais Hoel, Rayner et Cooper (2003) ont utilisé l’expression bullying pour caractériser le phénomène. Il s’agit d’une situation où un ou plusieurs individus, sur une période de temps, font continuellement les frais d’actions négatives d’une ou de plusieurs personnes. Dans cette situation, la cible du bullying éprouve de la difficulté à se défendre elle-même contre ces conduites agressives, puisque les actes reprochés prennent surtout la forme d’un abus hiérarchique vertical, donc d’un supérieur à l’égard d’un subordonné (par exemple : circulation de rumeurs, exclusion, discrimination, etc.). Le bullying s’emploie également dans le contexte du harcèlement à l’école, qui implique davantage d’agression et de menace physiques que le harcèlement moral sur le lieu de travail. La nature plus psychologique du harcèlement sur le lieu de travail est indiquée par l’expression française "harcèlement moral".

En résumé

  • Les brimades représentent une façon d’humilier, de saper le moral d’individus ou de groupes d’employés.
  • Le mobbing (psychoterreur) est une forme collective de violence « faire constamment des remarques négatives sur une personne ou la critiquer sans arrêt, l’isoler en la laissant sans contact social et médire ou diffuser de fausses informations sur elle.
  • Le bullying (fausses accusations) consiste en des tentatives conduites par des collègues de travail et des supérieurs hiérarchiques pour jeter le discrédit sur une personne par de fausses allégations d’incompétence, fausses allégations d’actes criminels, dénonciations, etc.

Drida (1999), cité par Jacinthe Legros, identifie deux pratiques de harcèlement : le harcèlement actif et le harcèlement réactionnel. Le harcèlement est dit actif lorsqu’il y a une intention volontaire de faire souffrir l’autre par malveillance. [...] Le harcèlement réactionnel résulte d’une situation devenue intolérable et qui génère un stress que la personne ne parvient plus à gérer. Les agressions visent à obtenir, maintenir ou récupérer un pouvoir sur l’autre. Dans ce contexte, la constante du harcèlement réactionnel est que ce « n’est plus une technique visant la déstructuration de l’autre, mais une réaction visant à se préserver ou se protéger de quelqu’un de précis représentant un danger pour soi-même ou pour le groupe ».

Marie-France Hirogoyen, auteure d’un livre sur le harcèlement moral et la violence perverse au quotidien, regroupe en quatre grandes catégories le harcèlement moral au bureau ou en entreprise :

  • Atteintes aux conditions de travail
  • Isolement et refus de communication
  • Atteinte à la dignité
  • Violence verbale, physique ou sexuelle

Heinz Leymann, auteur d’un livre sur La persécution au travail classe en cinq catégories les agissements constitutifs du mobbing

  • Empêcher la victime de s’exprimer
  • Isoler la victime
  • Déconsidérer la victime auprès de ses collègues
  • Discréditer la victime dans son travail
  • Compromettre la santé de la victime

Analyse de cas

« Mon boss me pourrit la vie ! » Karim, vingt-trois ans, technicien en maintenance, va au travail à reculons. Il reconnaît être « à bout » et « en pleine dépression ». Son supérieur (cadre intermédiaire) le harcèle, du matin au soir. « Il me sait nerveusement fragile et fait tout pour me rendre fou et me tuer au travail. Il m’interdit de prendre du répit, exerce sur moi un chantage continuel, dépense toute son énergie à m’induire en erreur et à saboter ma confiance en moi. Il use de non-dits pour créer des malentendus qui se transforment en fautes professionnelles. Il me pollue la vie même le week-end, me laissant entendre par exemple qu’il m’aurait balancé à la direction pour me faire virer. »

Derrière le visage du harceleur se cache un être avide de reconnaissance et de pouvoir. Pour les conserver ou masquer son incompétence, il est prêt à éliminer tout ce qui pourrait y faire obstacle. Il va alors choisir une victime, un bouc émissaire, pas comme on le croit souvent, quelqu’un de plus faible que les autres mais plutôt quelqu’un de consciencieux, de lucide et donc inquiétant pour lui.

Le harceleur excelle dans l’art de détecter le point faible, la faille qu’il va pouvoir exploiter pour anéantir les défenses de sa victime ; c’est là qu’il va l’attaquer s’appliquant à insinuer le doute (en elle et chez les autres) sur ses compétences, sa valeur personnelle. Ceci jusqu’à ce qu’elle perde tous ses moyens. Empêché de penser, de comprendre, de réagir, l’agressé est poussé à la faute, ce qui justifie à la fois l’attitude de l’agresseur et le silence de l’entourage.

Si rien ne vient lui faire obstacle, les choses ne cesseront qu’avec la capitulation de la victime (départ, longue maladie pour dépression, troubles psychosomatiques graves...).

Pour se sentir le plus fort, le harceleur a besoin d’un autre à tenir en son pouvoir. S’il ne peut le corrompre, il lui faut le réduire à néant. C’est difficile à concevoir, mais c’est à transformer sa victime en marionnettes, à la dévitaliser, à l’anéantir, qu’il trouve sa plus grande jouissance.

Questions

  1. Que peut faire Karim pour remédier à la situation ?
  2. Que conseilleriez-vous à Karim si vous étiez son confident ?
  3. Karim peut-il et devrait-il tenter de protéger son emploi ?
  4. Karim devrait-il porter plainte ?
  5. Agiriez-vous, vous-même, pour défendre Karim ou considéreriez-vous que cela ne vous concerne pas ?

Documents joints à cet article

Quand le travail donne les bleus au cœur !

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26 réactions à cet article    


  • antoine (---.---.237.22) 22 février 2007 13:54

    Salut karim,

    je connais un Dédé la chignole, spécialiste du démontage de genoux...

    sérieusement, change de job, parle en au supérieur de ton tortionnaire ???


    • La mouche du coche La mouche du coche 22 février 2007 13:55

      @ l’auteur,

      votre article m’a passionné parce que j’ai mis 20 ans à me sortir de la pensée qui est la vôtre à cet instant. smiley

      Alors voilà :

      Votre pensée est profondément MARXISTE. Vous imaginez comme lui que le monde est divisé en méchants et en gentils (avec vous du coté des gentils, comme c’est curieux) smiley

      Lui pensait que les méchants étaient ceux qui avaient de l’argent. Il les appelaient capitalistes, vous leur avez donné un nouveau nom mais nous l’avons reconnus. smiley

      D’où votre idée aussi triste que fausse que le travail est une invention de personnes circulant dans un dirigeable en pensant du mal et qu’il suffirait de se mettre à plusieurs pour les stopper. smiley

      Je n’ai pas pu me sortir seul de ce système de pansée (pardon « pensée ») qui nous pourri en France le moindre média, le moindre de nos raisonnements. smiley

      Heureux suis-je car cette ère nouvelle d’une pensée neuve a pris pour moi la forme d’UNE FEMME smiley et BELLE de plus. smiley

      C’est ce que je vous souhaite le plus sincèrement du monde, car derrière vos raisonnements je sens chez vous une belle âme. smiley

      cordialement


      • La mouche du coche La mouche du coche 22 février 2007 13:56

        Pardon pour les fautes de grammaire et d’orthographe. smiley


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 22 février 2007 14:16

        Sans être marxiste, mon cher ami, j’ai occupé pendant longtemps des fonctions syndicales. Je peux vous assurer avoir été témoin privilégié de petites et grandes misères en milieu de travail. J’ai également occupé des fonctions d’encadrement (en 30 ans, on occupe beaucoup de fonctions). Je sais ce que signifie l’autorité et les manières d’en abuser.

        Ma seule consolation est de constater qu’il y a maintenant des législations qui s’imposent de plus en plus entre abuseurs et abusés (abusées). Pardonnez ces néologismes.

        Pour ce qui concerne une vision manichéenne du monde, j’essaie (comme j’ai toujours tenté de le faire) de m’en détacher. Mais voilà. L’humanité me rappelle à tous les jours qu’il y a des bons et il y a des méchants sur la planète. Je n’ai qu’à lire les débats sur AgoraVox pour m’en convaincre.

        Voir le monde avec des lunettes roses n’est plus ma tasse de thé. Je me crée mon nirvana et je n’attends de personne qu’il vienne me douilletter à cet égard.

        Réalisme ? Désillusions ?

        Dans mes loisirs (le peu qu’il me reste) je me suis réconcilié avec la lecture. Je replonge dans Maupassant. Permettez-moi de vous citer une partie que j’ai soulignée tant j’ai été fasciné par le propos :

        Quelle que soit la chose qu’on veut dire, il n’y a qu’un mot pour l’exprimer, qu’un verbe pour l’animer et qu’un adjectif pour la qualifier. Il faut donc chercher, jusqu’à ce qu’on les ait découverts, ce mot, ce verbe et cet adjectif, et ne jamais se contenter de l’à-peu-près, ne jamais avoir recours à des supercheries, même heureuses à des clowneries de langage pour éviter la difficulté.

        J’ai appliqué cette leçon aux mots abus, harcèlement et violence.

        Pierre R.


      • Marsupilami Marsupilami 22 février 2007 14:27

        @ Pierre

        Deux excellents articles dans la même journée, quelle productivité ! Tu t’auto-harcèles ?

        Plus sérieusement je suis bien content d’être travailleur indépendant quand je constate la montée vertigineuse de la violence au travail (et pas besoin d’être marxiste pour la dénoncer).

        Encore un des effets dégueulasses de l’hypercapitalisme actionnarial mondialisé couplé avec l’hyperindividualisme moutonnier et l’idolâtrie de la compétition pour la compétition.

        Jusqu’où cela ira-t-il avant que ça pète ? Nos sociétés deviennent de plus en plus invivables sur le plan des relations humaines comme sur bien d’autres...


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 22 février 2007 14:30

        @ Marsu

        Pire, Marsu. Il y en a trois. Je suis surpris de la chose mais je ne contrôle pas le comité de rédaction. Je lui fais confiance.

        Votre statut d’entrepreneur indépendant vous permet le télétravail ? Un rêve que je n’ai pu réaliser avant ma retraite.

        Pierre R.


      • Marie Pierre 22 février 2007 15:03

        @ Pierre,

        Pierre, votre article sur le religieux aux Etats Unis a disparu !


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 22 février 2007 15:05

        Marie Pierre

        Je sais. Je ne comprends pas. Que faut-il faire ? J’ai tenté de laisser un message à la rédaction. Aucune réponse jusqu’à maintenant.

        Je suis perplexe. Très perplexe.

        Pierre R.


      • Bill Bill 22 février 2007 15:12

        Mais.. ; que s’est il passé ? C’est dommage, je n’avais eu que le temps de le survoler, comment avait évolué les commentaires ?

        Bill


      • Marie Pierre 22 février 2007 15:13

        @ Pierre,

        Encore un très bon article, qui vient en écho aux 3 de suicides d’employés au technocentre de Renault.


      • mcm (---.---.121.69) 22 février 2007 15:58

        Ne vous inquiétez pas Pierre, ce n’est pas la première fois que des articles disparaissent « mystérieusement ».

        J’ai vu aussi beaucoup de posts argumentés mais censurés, alors que les posts de « Aicha Qandicha » et de « briseur d’idoles » vomissent impunément leur racisme ordinaire !

        Si ces censures continuent AgoraVox va devoir changer de patronyme et s’appeler plus réalistement AgroIntox.


      • La mouche du coche La mouche du coche 22 février 2007 16:12

        L’auteur « Voir le monde avec des lunettes roses n’est plus ma tasse de thé. »

        Ce n’est pas ce que je veux dire : Je ne pense pas que tout soit rose, bien sûr. Notre actualité nous le montre tous les jours ! smiley

        Simplement les autres ne nous souhaitent pas du mal, ou sont manipulateurs, ou harceleurs, etc. Ils sont avant tout INDIFFERENTS et cherchent, comme vous, leur chat. smiley

        Nous employons des mots, mais comment se transmettre entre nous des PENSEES ? des EXPERIENCES ? Nous sommes seuls. smiley


      • Kicéça (---.---.2.20) 22 février 2007 21:29

        Un commentaire amusant malgré son caractère hors sujet, par ce qu’il révèle le commentateur. Le harcèlement sexuel, moral et racial est depuis des années au centre des préoccupations des législateurs d’un pays aussi marxiste que les Etats-Unis. Curieusement, la Chine et l’ex-UrSS ont toujours ignoré et nié le problème. Apparemment, les marxistes repentis conservent un besoin de tout faire rentrer dans des shémas faussement manichéens, avec une tendance à diaboliser ce qu’ils ont adorés. 20 ans pour guérir du marxisme, combien d’années encore pour recouvrer vos facultés d’analyse ?


      • pace (---.---.252.247) 23 février 2007 12:18

        @ l’auteur,

        l’adresse de votre site pour vous lire sans censure, svp.


      • aquad69 (---.---.33.228) 27 février 2007 14:40

        Bonjour Pierre,

        merci de votre très bon article, et de tous vos articles d’ailleurs ; j’ai toujours plaisir à vous lire.

        Vous aimez Maupassant ? Vous avez lu « Boule de suif », et « ce cochon de Maurin »(entre autres), alors ?

        J’admire la lucidité de son regard sur la nature humaine.

        Cordialement Thierry


      • miteny (---.---.130.65) 22 février 2007 14:25

        Tout à fait d’accord. Et en plus, on ne peut rien contre un abruti de chef : il fait ce qu’il veut. Tout ça pour faire fonctionner ’’la belle machine à saccager la planète’’ !!


        • Charley (---.---.242.46) 22 février 2007 14:40

          Il faut regarder l’excellent film/reportage « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article1184.html


          • Cosmic Dancer (---.---.31.236) 22 février 2007 14:44

            @ L’auteur :

            Merci pour cet article et vos liens. Un film à voir sur le sujet : « Sauf le respect que je vous dois », polar social de Fabienne Godet. Il y a une interview de la réalisatrice sur ce lien : http://www.cinemovies.fr/fiche_interviews.php?IDfilm=9745&IDinterviewT=78


            • mcm (---.---.121.69) 22 février 2007 15:48

              Votre histoire me rapelle une histoire que j’ai vécu moi-même avec xxx un supérieur hierarchique raciste au dernier degré.

              xxx a écoeuré toute l’équipe par ses vexations sur les « basanés », provoquant leur départ et celui de ceux écoeuré par une injustice si flagrante.

              La boite yyy ne s’est bien entendu pas relevée du départ de ses meilleurs éléments, et a fini en dépot de bilan après avoir couté 28 millions d’Euros aux actionnaires et au collectivité.

              Après le redressement on s’est aperçu qu’une clique d’employés avait vampirisé la boite en s’attribuant des salaires de plusieurs dizaines de milliers d’Euros mensuels, alors que des ingénieurs plus diplomés qu’eux (dont moi), ne touchait pas le quart d’un tel salaire .

              Bien sur aucun élément de cette clique n’a été inquiété, tout était très légal, certains mêmes se sont alliés pour fonder une nouvelle société zzz où ils pourraient réitérer leurs magouilles !

              Alors quand monsieur Sarkozy me parle de « travailler plus pour gagner plus », alors que j’ai empilé des 12 heures par jours, pour gagner moins que des sbires qui arrivaient à 11 heures au travail et en repartait à 16 heures, je n’ai qu’un cri :

              Vas te faire enc.... sale kleptocrate !


              • Bill Bill 22 février 2007 15:54

                Ce qui est terrible, et particulièrement violent aussi, c’est le manque de poste. C’est ce qui permets aux patrons de se comporter comme des tortionnaire, le salarié accepte car il a sa famille à nourrir, sa voiture à finir de payer et sa maison, parfois, il a besoin de payer son loyer, sans quoi il est expulsé. Et nous savons tous que la descente est rapide, jusqu’à la rue ! Il suffit de quelques mois, et quand on sait la difficulté qu’il y a à trouver un poste digne de ce nom, on comprend aussi que certains se taisent.

                J’ai grand hâte qu’enfin il y ait enfin du travail à tous les coins de rue, de façon à ce que tout un chacun puisse enfin dire « merde » !

                Bill


                • Cosmic Dancer (---.---.31.236) 22 février 2007 15:59

                  @ Bill :

                  Ce paramètre que tu évoques concerne aussi tous les précaires, dont je plus-que-suis : ou tu acceptes des conditions de travail à minima sans parachute, ou tu meurs de faim et tu te retrouvees dehors.

                  La France compte sept millions de pauvres et vingt millions de précaires. Je sais, c’est un peu hors sujet...


                • Bill Bill 22 février 2007 16:21

                  Non Cosmic Dancer

                  Tu n’es pas hors-sujet ! J’ai bien connu ça, les petits boulots qu’on accepte parce qu’on a pas trop le choix, et payés au lance-pierre ! C’est une horreur, et si tu passes par une agence d’interim, il faut savoir se taire car sinon, elle ne vous propose plus rien, le patron chez lequel on est passé qui dit du mal de vous au suivant, parce que vous n’avez pas voulu dire amen à tout !

                  Flute, personnellement j’ai horreur de ça, et je n’ai jamais vraiment su me retenir de dire « merde » quand cela se justifiait, j’espère bien pouvoir continuer !

                  Je te souhaite de trouver un bon poste Cosmic Dancer !

                  Bill


                • Cosmic Dancer (---.---.31.236) 22 février 2007 15:57

                  @ Marie-Pierre :

                  Le film de Fabienne Godet, qui a elle-même été victime de harcèlement au travail, raconte à la fois comment un homme peut finir par se suicider et comment une journaliste aide les autres employés à résister au rouleau compresseur.

                  @ mcm :

                  C’est épouvantable. Sur le sujet du harcèlement au travail, vous pouvez également lire Marie-France Irigoyen. Un autre exemple : une amie infirmière a eu le malheur de dénoncer, au sein de la clinique privée où elle officiait, de graves manquements à la sécurité des patients. Cette femme handicapée (maladie osseuse orpheline qui se manifeste par des phases aiguës de paralysie partielle) a été tellement harcelée par la direction qu’elle a finalement démissionné.


                  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 22 février 2007 16:00

                    Marie-France Irigoyen est une sommité. Elle a beaucoup fait pour juguler la violence et le harcèlement en milieu de travail.

                    Pierre R.


                  • ZEN zen 22 février 2007 16:12

                    @Pierre

                    Excellent article.

                    Si le stress était coté en bourse, les taux exploseraient...

                    Le psycho-sociologue français Dejours a fait un travail remarquable là-dessus :

                    http://1libertaire.free.fr/Dejours01.html

                    Il faut réécrire à Carlo pour remettre à flot ton excellente étude sur le religieux aux USA

                    Amicalement


                    • Tonvoisin Debureau (---.---.122.109) 22 février 2007 20:06

                      Harcelement moral le retour... et un livre pour dire les choses....

                      tonvoisin debureau http://travailler-avec-des-cons.hautetfort.com/

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