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Accueil du site > Actualités > Société > Quand les petits font comme les grands

Quand les petits font comme les grands

Des abus sexuels sont commis par des enfants de plus en plus jeunes, aujourd’hui, ils sont âgés de dix ans à peine. Malaise d’une société dans laquelle l’éducation est à la dérive, conséquence d’un monde adulte trop permissif et explicite. La solution passe par une prise de conscience de chacun : parents, enseignants et citoyens.

Le quotidien romand 24 Heures l’annonce dans son édition du 1er avril 2006 : des enfants âgés de neuf à dix ans partageaient des pratiques sexuelles d’adultes dans les vestiaires des douches. Ailleurs, une fillette de treize ans a été violée par un garçon de quatorze ; ses amis attendaient tranquillement dans la pièce voisine. Il a fallu tout le tact et la perspicacité des directeurs, enseignants et parents, pour qu’enfin le secret soit levé.

Il y a peu de temps, les cas de pédophilie faisaient encore la une des journaux. Les enfants étaient alors les victimes ; aujourd’hui, ils deviennent les auteurs. Une des causes soulevées est l’accès facilité aux images pornographiques par la télévision, les cassettes et Internet. Un contrôle parental est donc indispensable, mais devant les « petits génies » de l’informatique qui sont nés avec une souris dans la main gauche et un portable dans la main droite, les parents sont vite désemparés. Les jeux vidéo font croire aux jeunes utilisateurs qu’« on ne meurt pas pour de vrai ». Les enfants s’échangent des insultes par blogs interposés ou téléphones portables. Les écrans nous abreuvent d’images et il est bien difficile pour nos chères têtes blondes de faire la différence entre ce qui est bien et ce qui est mal. L’apparition de logos ou d’avertissement n’ont qu’un effet tout relatif, le goût de l’interdit faisant le reste ! Le style vestimentaire et le maquillage à la « Britney Spears » transforment les fillettes en lolitas : le monde adulte a une telle influence qu’il est bien tentant de vouloir l’imiter. Evidemment, tout doit se passer dans le plus grand secret, et les menaces de représailles font taire les plus téméraires, mais des témoignages confirment ce qu’on redoutait.

La prévention doit passer par trois étapes : premièrement, le milieu familial. L’éducation doit poser, dès les premières années, les fondements du respect d’autrui ; les parents doivent s’intéresser à ce que voient et lisent leurs enfants. La navigation sur Internet ne peut se faire que sous l’œil attentif d’un adulte. Il est nécessaire d’éveiller l’esprit critique, d’entamer la discussion, de laisser l’enfant parler de ce qui le choque (ou non), de montrer en quoi c’est mal. Interdire sans expliquer ne sert à rien !

Deuxièmement, l’école et la vie en communauté doivent appliquer le respect des droits de chacun, quels que soient sa couleur de peau, sa langue, sa religion, son sexe. Les enseignants ont un rôle déterminant : construire le jugement individuel. Les classes sont de plus en plus équipées d’ordinateurs connectés à la Toile : c’est un média comme un autre, plus dangereux parce que la censure n’y est qu’apparente. Apprenons à déchiffrer les images et les textes, à éviter les pièges, à se protéger et à être critiques.

Troisièmement, des juges, des policiers et des psychologues devraient montrer les implications juridiques, sociales et personnelles d’abus sexuels. Un peu comme on le fait déjà pour les conducteurs qui ont roulé en état d’ébriété. Il est nécessaire de confronter les jeunes aux réalités et aux conséquences de leurs actes. Un autre aspect, découlant du précédent est d’inciter les victimes à témoigner (comme c’est le cas pour les viols adultes). Le poids du secret brisera à coup sûr une vie entière ; la prévention est donc incontournable. Il est de plus indispensable que les commerçants protègent leurs jeunes clients d’images choquantes : est-il normal qu’une revue pour adultes se trouve juste à côté d’un distributeur de sucreries ?

Les agressions sexuelles sont le prolongement de la violence entre jeunes, du racket et de l’incivilité : triste miroir de notre société et conséquences d’une éducation démissionnaire. L’ère de « l’enfant-roi » a fait sauter les repères moraux. Des parents obligés tous deux de travailler pour assumer les charges familiales ont fait de la télévision la première baby-sitter, toujours disponible. L’enfant est comme une éponge : il s’imprègne ou se contamine des adultes qui l’entourent, de ce qu’il voit. Il répète ce qu’il entend sans vraiment comprendre ; il se croit « grand » parce qu’il parle comme un grand. Va-t-on accepter encore longtemps qu’un petit d’homme nous agresse d’injures alors que ses parents sourient bêtement ? « Il faut l’excuser, il est encore petit ! » C’est cela, oui ...

Les mouvements migratoires ont pour effet que plusieurs ethnies cohabitent non seulement dans les villes mais aussi dans les classes. Le racisme exprimé verbalement par les parents se traduit trop souvent par des coups dans les cours de récréation. On réprimande les enfants ; ils promettent de ne plus recommencer, mais qui se soucie d’éduquer d’abord les parents ? Le mélange des cultures est une chance, une occasion de s’ouvrir aux autres qui ne sont pas si différents.

Eduquons les enfants d’aujourd’hui pour qu’ils construisent demain un monde meilleur.

Site de prévention : Stop à la pornographie enfantine (Suisse)


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17 réactions à cet article    


  • Scipion (---.---.37.146) 3 avril 2006 12:42

    « La solution passe par une prise de conscience de chacun : parents, enseignants et citoyens. »

    On ne saurait mieux dire qu’il n’y a donc pas de solution !!!

    Fermez le ban !!!


    • reitnalp (---.---.157.9) 3 avril 2006 17:54

      « Eduquons les enfants d’aujourd’hui pour qu’ils construisent demain un monde meilleur »

      Sur quelles bases éthiques, morales, sociales ?

      Celle de la télévision, de la religion ?

      Pour éduquer il faut avoir la connaissance parfaite de ce que l’on veut enseigner, qui l’a ?

      Dis c’est quoi un monde meilleur ? plus de télé ou plus de religion ? quelle télé ? quelle religion ?

      Trop de questions, arrêtons de nous reproduire !


      • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 3 avril 2006 21:22

        Ni dieux, ni télé, la société a néanmoins besoin de règles, tout simplement pour canaliser la violence, l’agressivité naturelle que chaque individu porte en lui ; pour que les êtres humains puissent vivre en société sans que règne perpétuellement la peur d’être volé, violé, agressé, tué...

        Le code de la route en est un exemple : rouler à droite, s’arrêter au feu rouge, ne pas rouler en sens interdit...

        Ces règles ne sont ni celles de la télé, ni celle des religions. Ce sont des règles naturelles que l’on peut dire citoyennes ou laïques : ne pas faire aux autres ce que l’on ne voudrait pas subir soi-même. Ce sens du respect de l’autre, il faut l’enseigner, certes, mais il faut aussi l’imposer quand c’est nécessaire, pour le bien de tous. C’est cela et pas autre chose que la CIVILISATION.

        Et quand le processus civilisateur de l’éducation (scolaire, parental, etc.) est en panne, alors on a les instincts primitifs de nos origines cro-magnoïdes qui refont surface : la loi du plus fort, la domination, le clanisme, etc.

        Arrêter un gamin de 14 ans qui a violé une fillette de 13 ans, le mettre en prison ? Bien sûr ! Mais montrer son procès à la télévision, montrer que ce qu’il a fait, c’est mal, nuisible à la fillette, nuisible à la société, cela aussi serait peut-être d’une grande portée éducative.

        Ça fait malheureusement un peu trop longtemps que le système éducatif est parti en sucette et il serait pourtant salutaire, quitte à en choquer certains, de réahibiliter la bonne vieille paire de claques et l’autorité parentale. Aujourd’hui ce sont les gosses qui font la loi, le système économique comptant trop sur eux pour faire dépenser un surcroît d’argent à leurs parents pour acheter des gadgets inutiles. Tout ce qui se passe est on ne plus normal ! C’est ce que l’on obtient avec des enfants trop gâtés, élevés au rang de « rois » et pour qui les parents sont prêts à réaliser tous les caprices.

        Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire, et pourtant...


        • Steph (---.---.104.54) 3 avril 2006 22:29

          Un article très intéressant. En tant qu’enseignante, je constate régulièrement cette intrusion d’une violence sexuelle parmi les jeunes, face à laquelle ces derniers sont en effet totalement démunis. Dernièrement, en partant d’un texte de Kant, j’ai essayé de sensibiliser une classe au fait que la relation sexuelle n’avait pas que des implications physiques, mais également morales et psychiques. Une discussion très intéressante s’en est suivi, qui m’a montré à quel point les jeunes étaient livrés à eux-mêmes en ce qui concerne la sexualité et avaient besoin que là aussi, des limites leur soit désignées.


          • Freak0 (---.---.57.252) 4 avril 2006 00:33

            Trop peu de parents sont inquiété lors des errements de leur progéniture. Une voiture brulée ?

            Une voiture payée. Trop de parents délaisse leurs enfants laissant la TV et la rue les éduquer.

            Ce qui interresse les médias c’est avant tout de pouvoir diffuser les campagne de com des annonceurs. Le résultat ? Des lolitas révant de Star-Ac, des petits Zizous en Nike et Adidas.

            Les problèmes actuels de la jeunesse ne sont que ceux de nôtre propre société. Depuis quand les parents n’ont ils plus le temps de s’occuper de leurs enfants. Depuis quand les professeur laisse sortir de primaire un élève qui ne sait pas lire, qui ne sait pas respecter ses camarades ? Parent, profs, et (la) société se tournent le dos laissant le soin aux autres d’éduquer.

            Et au milieu de tous ça des gamins à l’abandon ...


            • reitnalp (---.---.157.9) 4 avril 2006 08:19

              C’est nous, adultes, qui avons crèé cette société. Ce sont nos enfants qui feront la prochaine, mais sur la base de ce qui leur sera transmis.

              En quelques générations nous avons abandonné les valeurs « travail, famille, patrie » (sous-jacent : église), et il y avait des raisons pour le faire. Le passéisme n’est jamais une voie d’avenir, il ne faut donc pas avoir de regret.

              Mais nous n’avons rien mis en place pour remplacer ce système de valeurs, alors l’économie et ses dérives se sont vite installées dans ce creux vacant. Il en résulte des comportements de quasi-dévots vers le foot, le star-système, les marques, l’argent facile, les échappatoires chimiques, etc . ..

              Je n’ai pas la solution, mais j’ai la question : comment (re)mettre en place un système de valeurs éthiques : ne pas faire aux autres ce que l’on ne voudrait pas subir soi-même (commentaire de Méric de St Cyr) ?

              On pourrait commencer à réfléchir au lieu de se laisser imposer les schémas mentaux politiques, médiatiques et économiques. Cela revient à développer notre esprit critique.

              Les enfants ? faisons-les participer au lieu de les faire baby-sitter par TF1 et M6 !


              • Hakim I. (---.---.29.67) 4 avril 2006 12:09

                Tiens c’est marrant que cet article arrive aujourd’hui. Hier je suis allé m’acheter un T-shirt ... j’arrive a la caisse. Devant moi, une maman accompagnant sa fille qui avait l’air d’être aux anges. Curieux je jette un petit coup d’oeil à l’article acheté (que celui qui n’est pas aussi curieux me jette la pierre :) ). La petite avait a peine 13 ans, une fois cet article payé elle pris sa maman dans ses bras pour la remercier. Son cadeau d’anniversaire n’était rien d’autre qu’un string. No comment ...

                Ah oui autre chose ... les gamins habillés de la tete aux pieds pour une somme dépassant les 200 euros en marques... je ne parle pas des gadgets technologiques inutiles à leur age comme le téléphone portable ... bref

                Je vous laisse le soin de commenter, parce-que j’ai vraiment du mal a trouver les mots. Bonne journée a tous.


                • Scipion (---.---.123.159) 4 avril 2006 12:30

                  En Suisse, des expériences de réintroduction de l’uniforme sont en cours. Les antifascistes hurlent comme des cochons qu’on égorge. Comme de bien entendu !

                  On attend maintenant le nihil obstat d’Amnesty... smiley)


                • (---.---.123.159) 4 avril 2006 12:14

                  Méric de Saint-Cyr est amusant. Pour punir les violeurs, il préconise d’en faire des vedettes de la télévision, tenant les rôles principaux dans des procès retransmis en direct. Croyez-moi, Méric, tout le monde sait que violer « c’est mal, nuisible à la fillette, nuisible à la société », le problème, c’est que ceux qui passent à l’acte s’en foutent du mal, de la fillette et de la société.

                  Il nous propose aussi, Méric, une règle de vie « citoyenne » et « laïque » - « ne pas faire aux autres ce que l’on ne voudrait pas subir soi-même » -, qui a été promulguée par toutes les religions, il y a de plusieurs centaines à quelques milliers d’années.

                  Et il nous cite le Code la route comme exemplaire des règles auxquelles chacun se soumet. Alors qu’en France, on estime à deux millions le nombre d’automobilistes qui ont envie de conduire et qui estiment avoir le droit de le faire sans posséder de permis.

                  Enfin, il en appelle à l’autorité parentale. Sans se demander à quel titre un père pourrait enseigner le respect des fillettes à son fils, alors que lui-même ne respecte rien ni personne, passant son temps à insulter le pape, le président de la république, les ministres, les députés, les curés, le voisin de palier, le flic du quartier, le percepteur, ses ennemis automobilistes, sa belle-famille, ainsi que l’arbitre du match et les joueurs de l’équipe adverse !

                  Le respect, ou il sera rétabli à tous les niveaux, et à coups de trique autant qu’il sera nécessaire, ou il ne sera plus !

                  Oh, je me rends bien compte que c’est le fascisme qui est en embuscade, mais gardons-nous d’oublier que ce sont ceux qui le dénoncent avec le plus de virulence - les « interdit d’interdire », les laxistes, les permissifs, les ennemis de l’ordre moral façon Libé - qui ont mis, et qui mettent encore, en place les conditions de son retour.


                  • RAMSAY (---.---.249.176) 7 avril 2006 12:43

                    A l’ANONYME aux COUPS de TRIQUES..

                    Le fascisme comme garant d’une morale sexuelle me semble un protecteur plutôt douteux.

                    2 éléments de réflexion :

                    - L’éditeur de cassettes video pédophiles « Toro Bravo » qui finançait le PNFE, groupuscule néo-nazi d’il y a une vingtaine d’années.

                    - Une enquète sociologique sur les gérants de clubs échangistes en France où les 2/3 d’entre eux se disaient plutôt proches des idées de Jean-Marie Le Pen.

                    Je vous épargnerai cependant la lecture de « Psychologie des masses du fascisme » (Wilhelm Reich) en raison des risques de choc anaphylactique pour des lecteurs sensibles.

                    RAMSAY


                  • Scipion (---.---.83.38) 8 avril 2006 06:14

                    Je ne vous parle pas, Ramsay, de morale sexuelle, je vous parle de réintroduction du respect à tous les échelons de la société.

                    Quant au Wilhelm Reich que vous nous causez, c’est celui de l’énergie orgonale ? Parce que si c’est le même, je connais au moins trois de ses lecteurs assidus, à qui il a poussé un entonnoir sur la tête...


                  • Scipion (---.---.123.159) 4 avril 2006 12:24

                    Stephenseignante écrit : « Une discussion très intéressante s’en est suivi, qui m’a montré à quel point les jeunes étaient livrés à eux-mêmes en ce qui concerne la sexualité et avaient besoin que là aussi, des limites leur soit désignées. »

                    Ce n’est évidemment pas faux, mais il faudrait savoir ce qui pourrait bien les légitimer, ces limites... Des considérations morales ? Rien que le terme « morale » fait déjà marrer tout le monde !


                    • reitnalp (---.---.157.9) 5 avril 2006 11:11

                      A l’anonyme aux coups de trique.

                      Pour résumer, les solutions qui se présentent sont :

                      - une dérive droitière (c’est déjà fait, le FN a battu le PS aux dernières présidentielles, merci de ne pas oublier)

                      - une dérive gauchère (lente décadence, abandon progressif des valeurs, posture de l’autruche devant les débordements du libéralisme)

                      Donc deux cul de sac !

                      A nouveau deux choix :

                      - baisser les bras = suicide moral (ou physique ?)

                      - inventer la troisième voie = l’histoire ne se reproduit pas.

                      Des idées ?


                      • Scipion (à la trique) (---.---.55.231) 5 avril 2006 12:31

                        Vous ne l’avez sans doute pas remarqué, mais les hommes politiques, quand ils ne savent pas quoi faire, ou pas comment faire, ou encore qu’ils ne peuvent rien faire, utilisent le verbe falloir au présent de l’indicatif - il faut. Ensuite de quoi, ils ne se passent très logiquement rien du tout et on n’y pense plus jusqu’à la prochaine fois.

                        Je ne sais évidemment pas si vous êtes l’un d’eux, mais vous le mériteriez, puisque vous maîtrisez admirablement la trechnique : - Il faut inventer la troisième voie !

                        C’est pas génial, mais c’est une idée comme une autre. Et du moment qu’« il faut », tout est dit. Il ne reste plus aux fossoyeurs qu’à enterrer le problème et la suggestion par-dessus...

                        Si les médiateux traitaient la politique avec tout le mépris qu’elle mérite, ils publieraient le décompte détaillé des « il faut », au lendemain de chaque débat politique ou d’actualité.

                        Ce ne serait peut-être drôle qu’un moment, mais on pourrait éventuellement animer la rubrique avec un palmarès ajourné en permanence, des classements généraux, des notes de style, des Top 5, 10, 20, 50... Que sais-je ? Chacun son métier...


                        • reitnalp (à Scipion) (---.---.157.9) 5 avril 2006 17:03

                          J’ai lu et relu mon texte mais n’ai trouvé aucune trace de « il faut » (? !)


                          • Scipion (---.---.55.231) 5 avril 2006 18:58

                            Maintenant que vous maîtrisez la lecture, je vous invite à travailler la compréhension...

                            Quand vous écrivez : "A nouveau deux choix :

                            - baisser les bras = suicide moral (ou physique ?)

                            - inventer la troisième voie = l’histoire ne se reproduit pas."

                            le « il faut inventer la troisième voie », est implicite. A moins que vous ne soyez de ceux qui professent qu’il faut baisser les bras...


                          • Jean-Marc Leresche (---.---.147.232) 24 avril 2006 19:15

                            Voici l’adresse du site de la Télévision suisse romande qui diffusera un débat à ce sujet :

                            http://infrarouge.tsr.ch/

                            JML

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