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Accueil du site > Actualités > Société > Quand lutte contre le terrorisme signifie violations des libertés (...)

Quand lutte contre le terrorisme signifie violations des libertés fondamentales

Le 9 juillet 2014, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a présenté au Conseil des Ministres un projet de loi « renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme ». Ce projet de loi doit être examiné avant la fin du mois par la Commission des lois (commission de l’Assemblée Nationale). Encore une fois, la menace, réelle ou supposée, du terrorisme est brandie par notre gouvernement pour limiter fortement nos libertés individuelles, pente glissante vers l’arbitraire idéologique, politique et gouvernemental des régimes autoritaires. 

Attardons nous sur les prévisions les plus alarmantes…. 

1/ Création d’une interdiction administrative de sortie du territoire

Commençons par la mesure la plus aberrante qui soit dans un Etat de droit, et la plus ridicule (ce dont la France est championne).

Si le Ministère de l’Intérieur a « des raisons de croire qu’il projette des déplacements à l’étranger (…) dans des conditions de le conduire à porter atteinte à la sécurité publique lors de son retour sur le territoire français », ce ministère peut interdire à toute personne une sortie du territoire français.

Sans vouloir me moquer du gouvernement français et au risque d’être taxée ainsi de « terroriste », il serait bon que nos ministres revoient un peu la technique législative en matière de limites aux libertés individuelles en cas de risques pour la sécurité des biens, des personnes ou de l’Etat.

Avant même d’aller sur le terrain des infractions les plus graves (terrorisme et grand banditisme) qui permettent des mesures spéciales de contrainte contre la personne (ce qui, sur le principe, est compréhensible), les infractions les plus graves exigent, pour les empêcher, les constater, en rechercher les auteurs et les preuves, qu’il existe des raisons « plausibles », « fortes », « évidentes » de penser que telle personne est sur le point de commettre une infraction ou vient d’en commettre une. (ex : art 55-1 du Code de procédure pénale, pour l’enquête de flagrance). Les simples soupçons ou raisons de croire ne suffisent pas, à moins de revenir à l’arbitraire de l’ancien régime contre lequel notre droit se bat depuis si longtemps. Il faut un minimum de vraisemblance tout de même contre quelqu’un pour lui limiter ses droits fondamentaux, surtout si l’on avance sur le terrain des procédures exceptionnelles en cas de terrorisme, les exigences légales encadrant et prévoyant ces contraintes doivent être encore plus fortes pour garantir contre les abus et l’arbitraire et éviter les erreurs, beaucoup plus gaves dans ce cas.

Est ici en cause la liberté d’aller et venir, liberté découlant de la liberté en général des articles 2 et 4 DDHC, et qui fait partie des principes fondamentaux de l’Union européenne : la liberté de circulation des personnes et des biens dans tout l’espace communautaire, que les Accords de Schengen sont venus délimiter.

Que le gouvernement français veuille limiter cette liberté, soit. Mais il doit alors respecter plusieurs principes : une loi en bonne et due forme (art 4 DDHC), une loi et des sanctions nécessaires et proportionnées à ce qui est nuisible à la société (art 5 et 8 DDHC) et le respect de la présomption d’innocence (art 9 DDHC).

Sur les deux derniers points, on espère bien que le Conseil constitutionnel va censurer une telle loi :

- Comme le précise Le Monde, comment, en effet, prouver que la personne qui veut quitter le territoire, et à qui on veut l’interdire, a l’intention de devenir un terroriste à son retour en France ?

- Avant même cela, quelles sont les raisons plausibles, raisonnables et évidentes permettant de penser que cette personne a cette intention terroriste ?

- Enfin, un peu de bon sens : qui peut prévoir avec certitude que cette personne va un jour revenir en France ? Qui peut prévoir que cette personne, à la présumer extrémiste, ne va pas changer d’avis ?

- Mais surtout, ce que ces questions révèlent, c’est que la loi vient interdire un déplacement, supprimer une liberté individuelle fondamentale au nom de ce que pense cette personne. Au nom de ses idées. Ne me méprenez pas, je ne défends absolument pas les extrémismes religieux et terroristes, mais il me semblait qu’en France, personne ne pouvait être poursuivi, inquiété et condamné pour ses idées, aussi ignobles soient-elles (art 10 et 11 DDHC) : ce ne sont que des idées qui, en elles-mêmes, ne nuisent à personne, aussi connes soient-elles. Comme le précise l’article 10 DDHC, nul ne peut être inquiété pour ses idées, sauf si leur manifestation trouble l’ordre public. Autrement dit, les gens peuvent penser ce qu’ils veulent, la loi les y autorise, du moment qu’ils ne passent pas à l’acte en posant des bombes par exemple. C’est un principe fondamental dans un Etat de droit : on ne condamne quelqu’un, on ne le sanctionne que s’il a commis une infraction, pas avant qu’il la condamne. C’est con, me direz-vous, on pourrait éviter des attentats. Mais ici, 2 points. Le premier est que nous avons de très bons services du renseignement qui parviennent très bien à éviter les attentats terroristes, sans cette loi. Le deuxième point est que tant qu’il ne l’a pas commis, il n’est pas coupable (et c’est un peu une tautologie de la présomption d’innocence qu’il faudrait marteler) : il peut toujours changer d’avis, aller voir ailleurs, ne pas agir. Bref, sinon, on se retrouve comme dans Minority Report, tout le monde est susceptible un jour de perdre la boule et de tuer son voisin, ce n’est pas une raison pour nous condamner avant et nous interdire de sortir de chez nous.

- Le fait est que la loi ne peut pas, ne doit pas intervenir au stade de l’intention. L’Etat de droit n’est pas là pour intervenir sur le cerveau des gens, mais sur leurs actes, palpables, réels, évidents, que l’on peut prouver (contrairement aux pensées et aux intentions) pour ne pas devenir une police de la pensée et des intentions. Cette mesure est donc incroyablement stupide et dangereuse. Les médias auront beau nous faire peur avec le drapeau terroriste, la loi qui s’immisce dans notre subconscient et prévoit avant nous-mêmes ce que nous allons faire ou pas est encore plus effrayante, c’est mettre en place tout un système anti-libéral qui choisit à notre place notre futur, nous ôtant notre libre arbitre.

- On a tous en tête ces enfants partis en Syrie, en effet. Sauf que là, pourquoi, excusez-moi l’expression, se faire chier à aller pondre une loi compliquée, inutile et liberticide pour empêcher quelqu’un de sortir du territoire français alors que dans ces affaires, la plus grande question était : et que fouttaient les parents pour que leurs mômes puissent se rendre tranquilles à l’aéroport ? La vraie solution est alors tout simplement d’empêcher un mineur de sortir du territoire français sans une autorisation originale et authentique des parents, si ceux-ci ne peuvent être là physiquement au départ. Quitte à les appeler en cas de soupçons et à prévoir une procédure de rétention contre ces mineurs jusqu’à ce que les parents aient pu être joints par les autorités. 

 

2/ Le blocage administratif des sites faisant l’apologie du terrorisme

L’apologie du terrorisme est déjà une infraction existante en droit français (art. 24 de la loi du 29 juillet 1881). C’est un délit, donc une infraction pénale, on ne comprend donc pas très bien ce que Le Monde veut dire en expliquant que l’apologie du terrorisme sera pénalisée (ce qui est déjà le cas…), et qu’elle sortira de son cadre pour aller dans le Code Pénal.

Un petit détail juridique : que l’interdiction soit contenue dans la loi de 1881 ou dans le Code Pénal ne change strictement rien à ce délit. L’infraction est la même, définie par son contenu et les peines encourues. La seule chose que ça change, c’est une facilité de lecture des infractions, qui existent un peu partout en dehors du Code Pénal. Mais bon, si le législateur veut faire un peu de ménage, grand bien lui fasse….

Là où on aimerait plus d’explications, c’est sur le fait que cela donnerait d’avantage de pouvoirs aux enquêteurs, et que les sanctions seraient renforcées. Un peu de rigueur journalistique ou juridique ne nous ferait pas de mal.

Ce qui poserait ainsi problème, selon Reporters Sans Frontières, c’est que le droit à l’information et le secret des sources journalistiques seraient en danger : « Des journalistes ou net-citoyens pourraient-ils être poursuivis, sur le fondement du code pénal, pour avoir, par exemple, partagé une vidéo mise en ligne par une organisation terroriste, ou donné la parole à des membres de réseaux terroristes ? ».

Si les peines sont renforcées, on pourrait passer de délit à crime, ce qui serait illogique si l’apologie des crimes contre l’humanité (crimes bien plus graves encore dans notre droit que le terrorisme et seule infraction à être imprescriptible) restaient au stade de délit. Ce qui serait aussi illogique en matière de liberté d’expression où les infractions sont et doivent rester des délits et non des crimes.

Il est prévu un blocage des sites faisant l’apologie du terrorisme. Ici encore, dans le principe, rien d’anormal. Là où cela devient totalement scandaleux, c’est ce que ce blocage serait prévu par l’administration, le pouvoir exécutif, et non un juge. Il convient de s’attarder sur ce grave problème.

- Le blocage est considéré en soi comme la sanction d’un abus de la liberté d’expression. Quel que soit cet abus, il doit, comme toute infraction, être constaté par un juge et sanctionné par lui. C’est une règle toute bête dans un Etat de droit, seul le juge peut, après un débat contradictoire et un procès équitable respectant les droits de la défense (et oui, même pour les ordures, l’Etat se doit d’être exemplaire, lui… sinon c’est l’anarchie et l’arbitraire assuré pour les innocents), constater la constitution d’une infraction et la sanctionner.

- Cela découle du principe de séparation des pouvoirs (art 16 DDHC) : l’exécutif ne doit pas s’immiscer dans le travail du juge car il n’est là que pour appliquer la loi, pas pour décider si elle est applicable ou pas (prévention contre l’arbitraire et les dictatures). Cela découle aussi de l’article 66 de la Constitution de 1958 qui énonce que les juges sont les garants des libertés individuelles. Cela signifie qu’en matière de liberté, chaque fois que l’une de nos libertés fondamentales est en jeu, le juge doit intervenir. Il est surprenant que notre gouvernement n’ait pas retenu une leçon aussi bête après la censure par le conseil constitutionnel en 2009 de la première loi HADOPI qui énonçait pareille mesure administrative sans contrôle du juge (décision du conseil du 10 juin 2009).

 

Cette loi est donc très dangereuse pour notre démocratie, qui se targue de respecter les libertés individuelles contre l’arbitraire, et de protéger les droits de la défense avec une justice exemplaire. 

Il ne s’agit pas de défendre le terrorisme, comme il ne s’agissait pas de défendre le piratage en 2009 contre HADOPI. Il s’agit de défendre nos valeurs, celle d’un Etat de droit qui édicte des lois nécessaires et proportionnées au but poursuivi, sans vouloir frapper plus loin ou complètement à côté de la plaque. Ces mesures d’esbroufe, réagissant à l’actualité comme toujours, ne doivent leurrer personne : il ne s’agit pas tant de réprimer plus efficacement le terrorisme que de donner plus de pouvoirs à l’exécutif contre le judiciaire, il s’agit de faire une brèche dans nos droits fondamentaux pour laisser plus de places à l’action du gouvernement sur nos libertés, sur Internet….

Le projet doit être discuté au Parlement le 22 juillet, mardi.

Vous pouvez agir, vous pouvez lutter pour vos droits, en toute légalité et dans le plus pur procédé démocratique : comme le propose La Quadrature du Net contactez la Commission des lois

En 2009, le parti socialiste s’opposait à Nicolas Sarkozy avec les mêmes arguments contenus dans cet article : le respect de la séparation des pouvoirs, le contrôle du juge, la logique de la répression, le respect des libertés fondamentales dans les procédures pénales pour infractions les plus graves, procédure normale d’examen des lois par le Parlement. Aujourd’hui, le parti socialiste revient sur ses paroles.

 

Pourquoi agir ?

Ne serait-ce que pour exiger une procédure normale d’examen de la loi par le Parlement et l’abandon d’une procédure accélérée voulant faire passer en force et pendant l’été, quand les gens ne s’occupent que de leurs vacances et non de leurs droits fondamentaux, une loi liberticide.

Parce que cette loi entend installer un régime de surveillance générale des citoyens : qu’est ce qui, selon vous, permettrait à une autorité administrative d’interdire quelqu’un de sortir du territoire ? Sur quoi se baserait-elle pour dire qu’il est dangereux ?

Principalement sur son activité en ligne.

Pour repérer les éventuels futurs terroristes, l’Etat s’autoriserait à surveiller l’activité en ligne de chacun. « C’est déjà le cas », me direz-vous. « Et pourquoi pas ? si ça empêche un attentat ? », rajouterez-vous.

- Ce n’est pas parce que « c’est déjà le cas », de manière illicite, que la loi doit le rendre licite. La loi doit nous protéger, pas permettre à l’Etat d’agir contre nous, sinon à quoi bon notre DDHC, à quoi bon la convention européenne des droits de l’homme, à quoi bon l’Etat de droit, nos procédures, nos juges, nos valeurs ? Si la loi permet tout cela, quelle différence avec une dictature ? C’est nos lois qui forgent les démocraties et les y oblige.

- Non, ça n’empêchera pas un attentat. Ces mesures tant de surveillance que de blocage administratif sont de plus en plus inefficaces, comme le rappelle RSF  : « Les moyens de contournement de blocage étant de plus en plus faciles à utiliser et de plus en plus répandus (VPN, Tor, Proxies), ces mesures sont de moins en moins efficaces. Le blocage de contenu porte en lui des effets pervers puisqu’il risque de pousser les réseaux terroristes à utiliser des techniques de chiffrement plus élaborées ce qui complexifiera le travail des enquêteurs. Il s’agit donc d’un dispositif fondamentalement inefficace, comme l’a également souligné le Conseil national numérique. ». Sans oublier que nombres de terroristes en puissance sont en réalité « formés, créés, recrutés » en prison, vivier le plus hétéroclite d’extrémistes à leur sortie de peine, là où Internet n’existait pas pour eux. La Fondation Quilliam, Think Tank anglais qui lutte contre l’extrémisme, rappelle ainsi : « la plupart des individus radicalisés sont entrés en contact avec une idéologie extrémiste par des rapports sociaux hors de la sphère numérique. Internet n'est pas le seul lieu qui participe à la radicalisation et ne devrait pas être désigné comme la seule cause de radicalisation. Internet agit plutôt comme facilitateur et catalyseur pour éduquer et socialiser les individus. »

- Si la vraie menace terroriste est ailleurs que sur le net, c’est qu’Internet est visé pour autre chose par cette nouvelle loi.

- Cela fait maintenant des années que chaque gouvernement essaie de contrôler un peu plus Internet, en usant d’excuses à chaque fois plus effrayantes et lucratives : les droits d’auteur, la pédopornographie, le terrorisme.

- Pour info, en 2007, la cour de cassation avait rejeté une preuve comme déloyale contre une personne au motif que la simple consultation d’un site pédopornographique, même après une recherche active de sa part, ne présumait pas de son activité illicite (ccass crim 7 février 2007) s'il n'y a pas eu la preuve préalable de son activité illicite de pédopornographie. le Raisonnement peut être le même en l'espèce : avant que quelqu'un ne commette un attentat, le surveiller pour vérifier si sa dangerosité est telle qu'il faille l'empêcher de quitter le territoire est déloyal. La Cour de cassation rappelait alors que le juge est là pour protéger nos libertés en ligne, contre la cyber-surveillance, même pour dénicher les infractions les plus graves. Parce que dans le filet, il y a tous ces innocents, et c’est là le problème : surveiller son peuple avant qu’il ne commette (et seulement peut-être) une infraction n’est pas une prérogative de l’Etat de droit. C’est l’apanage des Etats totalitaires qui ont peur des dissidences.

Si le vrai problème était le terrorisme et les extrémismes montants, on prendrait le problème à sa source : dans les prisons, dans les écoles, les collèges, en ayant un discours adaptés sur les extrémismes en tout genre, sur les religions, sur les guerres, en empêchant l’isolement des plus défavorisés, en permettant la réinsertion des anciens détenus…

Thomas Jefferson disait « Those who surrender freedom for security will not have nor do they deserve, either one » (Ceux qui troquent leur liberté pour la sécurité ne méritent ni l’une ni l’autre). Aujourd’hui, c’est le terrorisme, mais demain ? N’ouvrons pas cette porte. 


Moyenne des avis sur cet article :  4.33/5   (36 votes)




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22 réactions à cet article    


  • Gabriel Gabriel 21 juillet 2014 10:20

    Depuis le 11 septembre, sous le fallacieux prétexte de sécurité, des lois liberticides sont misent en place afin de contrôler les populations récalcitrantes à la politique capitaliste et mondialiste qu’ils veulent imposer. Ils ont déjà le contrôle des médias traditionnels car ils en sont les dirigeants. Le cailloux dans leurs chaussure, c’est le net. Comment insuffler la pensée unique dans des réseaux libre ? Une fois cela réalisé, la dictature mondialiste sera à son apogée. Le commerce sauvage, l’esclavage des travailleurs, la zombéïfication de l’apprentissage scolaire, l’abrutissement de la culture, la surproduction et la destruction de l’environnement ne rencontreront plus aucune opposition.


    • soi même 21 juillet 2014 13:17

      @ Gabriel, il y aura toujours une opposition, elle sera juste invisible, Regardez comment le Christianisme est née dans les catacombes, il va se produire le même phénomène. Même si l’aspect extérieur vous donnes raison, ce qui ce passe aujourd’hui est à partie à un temps donné, au delà de ce temps ;
      il aura un changement radical des tendances actuels !


    • Hermes Hermes 21 juillet 2014 14:03

      Et curieusement, aucun parti ne propose de les détricoter ces lois... surprenant, non ?


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 juillet 2014 19:15

      Hermès,
      Si, l’ UPR ne cesse ne dénoncer la marche à la dictature des Institutions européennes, et propose de se rassembler provisoirement pour en sortir.

      L’UPR dénonce les dérives sécuritaires de l’ UE, sur le modèle du Patriot Act américain.

      ** « L’Europe sécuritaire »
      ** Le mandat d’ arrêt européen , ou la répression généralisée.
      ** L’Europe, la mise en place d’une dictature
      ** Contre le projet Indect...


    • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 23 juillet 2014 01:55

      on vous parle civilisation et vous répondez société Fifi... Diable... reculez un peu !


      • soi même 21 juillet 2014 14:12

        En réalité c’est le bût même du livre, habituer les gens à vivre dans une société inique !


      • soi même 22 juillet 2014 13:25

        C’est tu n’as rien comprit à la manœuvre, pauvre bougre, une fois que ta lues le livre en es tu plus armé ? , et non et pourquoi, c’est qu’il doit avoir une un autre réponse que simplement être informer des délires de certains.
         Lui au font, il a gagné beaucoup d’argent et toi où es ta véritable réponse ?
        A part jouée Emmanuel Goldstein ?

        ’ 1984 s’inspire d’un ouvrage de l’écrivain russe Ievgueni Zamiatine intitulé Nous autres et paru en 1920. Lui aussi donne la description d’une dystopie totalitaire. Il emprunte aussi énormément à La Kallocaïne, dystopie de la Suédoise Karin Boye, publié en 1940, qui pose le problème de la confiance, de la délation et de la trahison des proches dans un régime totalitaire ).

        Ne savez vous pas que les idée qui sont imposer, passe d’abord par la fiston avent de se réalisé, un autre exemple l’Île du Docteur Moreau , c’est un livre qui nous alertes où c’est un manuel qui est en train de ce réaliser ?


      • soi même 21 juillet 2014 12:22

        Une vilaine manière de blanchir l’action de nos différents Gouvernement qui ont contribuer par leurs actions à créer ce terrorisme des réprouver et des humiliés !
        En même temps, ils font coups doubles, ils pourront comptés sûr un ordre factice et d’assister tranquillement à la faillite de tout le système bancaire qui s’amorce actuellement !
        Que de drame en perceptive !

         

         


        • ibrahimovic_1 21 juillet 2014 12:27

          Juste faire une remarque et avoir une réponse si possible.

          L’article repose sur un seul mot : Terrorisme.
          Si quelqu’un peut m’en donner la définition et son origine, peut-être verrais-je un peu plus clair, et pas moi seulement, je pense.

          • Fergus Fergus 21 juillet 2014 12:31

            Bonjour, Ibrahimovic.

            Il existe deux sortes de terroristes : ceux qui prétendent imposer une idéologie extrémiste, et ceux qui défendent leur territoire agressé. Ces derniers sont aussi connus, dans leur camp, sous le nom de « résistants » !


          • soi même 21 juillet 2014 12:34

            C’est pourtant simple cela vient du mot Terreur .

            Le mot « terreur », dans le sens de « peur collective qu’on fait régner dans une population pour briser sa résistance ; régime politique fondé sur cette peur, sur l’emploi des mesures d’exception1 » apparaît en 1789. Le mot « terrorisme » (apparu en 1794) est fixé pour la première fois dans le supplément de 1798 au Dictionnaire de l’Académie française pour désigner une réalité nouvelle créée par la Révolution, de même que ses dérivés « terroriser » (apparu en 1796 dans le sens premier de « frapper de mesures d’exception ») ; « terroristes » (apparu en 1794). La terreur peut être utilisée comme mode de gouvernement, « permettant au pouvoir en place de briser, à force de mesures extrêmes et d’effroi collectif, ceux qui lui résistent2. » Le sens du mot « terrorisme » évolue ensuite, dès le début du XIXe siècle, pour désigner désormais une stratégie de contestation violente de l’État (par exemple, l’attentat de la rue Saint-Nicaise). De méthode de conservation et de protection de l’État, il devient alors l’outil de sa remise en cause.

            http://fr.wikipedia.org/wiki/Terreur


          • ibrahimovic_1 21 juillet 2014 13:16

            Bonjour et merci pour cette réponse précise et rapide. Et cela m’a poussé à chercher quelque peu.

            Me fiant donc à cela (cette définition) partant du mot « terreur » et son évolution, qui est le terroriste aujourd’hui ? Celui qui résiste à la terreur ou l’instigateur de cette dernière ?
            Pour aller plus loin, selon wikipedia, le terrorisme serait je cite :« l’emploi de la terreur à des fins politiques ». J’ai pris la version courte. Selon Larousse « Ensemble d’actes de violence (attentats, prises d’otages, etc.) commis par une organisation pour créer un climat d’insécurité, pour exercer un chantage sur un gouvernement, pour satisfaire une haine à l’égard d’une communauté, d’un pays, d’un système ». Très cocasse comme définition et une déclinaison que l’on entend jamais : Terrorisme d’Etat dont je sais que nombreux parmi vous ici connaissent la définition (Je n’ai pas trouvé d’infos « officielles »).
            Alors une autre question me vient à l’esprit, ne se trompe-t-on pas de cible ?

          • soi même 21 juillet 2014 13:22

            Les deux sont concomitant, en réalité avec des racines différentes, ils œuvres pour le même bût.

            Il faut prendre cette remarque au sérieux ;
            La Haine appel à la Haine
            .
            C’est en réalité a cela que l’on est confronté aujourd’hui !


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 juillet 2014 19:52

            ibramovic,
            Ne vous fatiguez pas à chercher des définitions...
            Ceux qui décident de vous arrêter décident si vous êtes un terroriste.... 
            Comme du temps de l’ URSS, on décidait que vous étiez « un espion de l’ étranger ».


            Les mesures qui sont en train d’être prises contre TOUS les citoyens, sont la copie du « National Defense Authorization » signé par Obama, le soir du réveillon en décembre 2011.

            Les dindes, ce sont les citoyens.


            « La loi NDAA 2012, article 1031 permet au Président des USA d’ordonner, sans aucun contrôle judiciaire, l’arrestation, l’interrogatoire, et le maintien en détention de n’importe qui, sous l’accusation de »TERRORISME« , de soutien ou de sympathie. »

            « Ainsi que la déportation ou la livraison vers un pays étranger sans bénéfice d’aucune protection juridique et sans aucun procès. »


            « Voilà, dit Jean Philippe Immarigeon, des dispositions à côté desquelles les lettres de cachet qui envoyèrent mon lointain parent, l’abbé Duvernet, à la Bastille, font figure de modèle d’impartialité et de tempérance. »

            « Rien de tout cela ne serait possible, sans la »Suspension Clause« , par ailleurs invoquée dans la plupart des décisions de justice concernant Guantánamo ».


            Extraits du livre de JP Immarigeon « En finir avec la Françamérique »

          • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 23 juillet 2014 02:05

            Le terroriste, c’est le moins fort des deux, c’est celui celui qui perd. L’autre c’est le résistant. En fait, avant et pendant la guerre c’est les 2 mêmes. Mais comme à la fin, c’est le gagnant qui raconte l’histoire, le résistant c’est lui et le terroriste c’est l’autre.
            On appelle ça la loi du plus fort (voir Gaza), et y’a même un proverbe censé nous rappeler que sa loi est la meilleure.


          • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 23 juillet 2014 02:09

            Le terroriste, c’est le moins fort des deux, c’est celui celui qui perd. L’autre c’est le résistant. En fait, avant et pendant la guerre c’est les 2 mêmes. Mais comme à la fin, c’est le gagnant qui raconte l’histoire, le résistant c’est lui et le terroriste c’est l’autre.
            On appelle ça la loi du plus fort (voir Gaza), et y’a même un proverbe censé nous rappeler que sa loi est la meilleure.
            Et j’ajoute, à l’attention de l’auteur, qui n’en aura certainement rien à cirer, que ce n’est pas la peine de citer une belle phrase de Jefferson pour en écorcher la traduction.


          • eau-du-robinet eau-du-robinet 21 juillet 2014 13:50

            Bonjour Isabelle,

            Ils nous ont imposé une Europe qui garantit la libre circulation de l’argent et des marchandises par contre les libertés des citoyens sont de plus en plus rétréci. Déja la libre circulation de certains personnes en Europe (personnes démunis) est mise en question par plusieurs états européens ... enfin les riches pourront toujours circuler librement ainsi leur capitaux.

            Cet article aborde le sujet de la Création d’une interdiction administrative de sortie du territoire ...

            Ce projet est une violation contre la libre circulation des personnes, citoyens français ...

            Comment peut-on envisager une seule seconde restreindre la liberté de circulation d’un individu en se basant sur des soupçons ? C’est constitutionnellement impossible.

            Selon le président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), l’interdiction administrative de sortie du territoire que le gouvernement entend créer pour dissuader les candidats au jihad, notamment vers la Syrie, est "une entorse même au principe de justice« , à moins d’avoir des »documents incontestables" pour prouver la dangerosité des individus concernés.

            Mr. Alain Jakubowicz (Avocat) estime en revanche qu’il "faudrait songer à des mesures leur (les prétendants au jihad, NDLR) interdisant de revenir", un dispositif « plus facile à motiver, mais très compliqué à mettre en œuvre ».

            Et encore, c’est la question que je me pose, vont t-ils (l’administration française) s’appuyer sur des preuves ou sur des soupçons ?

            S’ajoute l’interdiction ressente, par le gouvernement français (un gouvernement pro-neo-sioniste), de manifester contre les crimes de guerres commise par Israël ce jours ci - voire depuis 40 ans...  

            Mais ou s’arrête t-il se délire de se gouvernement complice de crimes contre l’humanité ?

            Et quand le gouvernement Sarkozy « été partie en guerre en Libye », une guerre ou l’intervention de la France été totalement illégitime ... ils (les homes politiques français) n’ont pas créée des lois pour une interdiction administrative de sortie du territoire des militaires français ayant eux également commettre des crimes de guerres ...


            • alinea alinea 21 juillet 2014 16:10

              Le terrorisme a été quasiment initié, puis encouragé par l’Occident ; maintenant pour lutter contre, tout le monde aura droit à ces lois liberticides ; les prisons américaines sont déjà pleines de prétendus futurs suspects de terrorisme !
              Il ne faut pas sortir de l’ENA pour voir où la dictature nous conduit !
              faisons un monde en paix autant que possible, et le terrorisme tombera de lui-même ; or, c’est évidemment tout le contraire que font nos politiques !


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 juillet 2014 20:07

                Les mesures liberticides, soit disant contre le terrorisme, s’expliquent par le mécontentement croissant des populations contre les dégâts sociaux de l’ultralibéralisme et de la mondialisation.
                Ils anticipent.


                C’est Bzrezinski qui s’inquiète de l ’éveil politique des masses partout dans le monde.

                Le Pentagone finance par millions de dollars des sociologues pour analyser comment s’organisent les révoltes.

                Les USA ont déjà préparé 600 camps d’internement tous opérationnels,dans le cas d’une possible loi martiale...

                En Europe aussi, on se prépare.
                En Grèce, c’est Blackwater qui protège le Gouvernement .
                Sans parler des autres forces « de maintien de l’ordre » dans l’ UE.
                A par ça, tout va bien...

                • 1984 22 juillet 2014 10:08

                  Et je vous invite au passage à vous renseigner sur PALANTIR, INDECT et TRAPWIRE !

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Isabelle F.


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