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Accueil du site > Actualités > Société > Quand Psychanalyse et Management font bon ménage : Gare au burnout (...)

Quand Psychanalyse et Management font bon ménage : Gare au burnout !!!

 Récemment une société savante psychanalytique, a donné un avertissement à un de ses membres, suite à une plainte, consécutive à un licenciement motivé par la prestation du dit "psychothérapeute".

 

Le motif, de cet avertissement fait état du manque de clarté de ce psychothérapeute lors de sa présentation.

Il est intervenu auprès d’une très grande entreprise, car il possède aussi une société de consultant en management.

Son intervention consistait à réaliser un audit, dans un laboratoire d’analyses médicales en proie de graves dysfonctionnements managériaux, qui ont abouti à un burnout d'un membre de l'équipe.

Cette intervention a été initiée à la demande du personnel auprès de la nouvelle Direction, pour permettre de clarifier une situation, résultant d’un management historique « peu commun », qui a laissé de profonds traumatismes sur les membres du personnel.

La nouvelle Direction, a donc recruté ce consultant externe à l’entreprise pour auditer toutes les personnes de l’équipe.


 

Il s’est présenté avec une double casquette : Consultant en organisation et psychanalyste.

Dès lors que celui-ci, se présente sous le titre de psychanalyste, il va de soi, pour tout le personnel du laboratoire d’analyses médicales, que ces entretiens seront couverts par la confidentialité médicale.

A partir du moment où les témoignages deviennent nominatifs, cette confidentialité s’impose.

Close que toutes personnes, exerçant dans un domaine relevant du champ d’application du code de la santé publique, se doit de connaître et de respecter.

D’ailleurs, avant de commencer les entretiens, ce consultant a tenu ces propos lorsqu’il s’est présenté : « En cas de présomption d’utilisation détournée de mon travail, j’arrêterai ma mission ».

Cela apportait un gage de confiance pour une libre expression du vécu de chacun durant les interviews.

La communication des copies des interviews à chaque membre de l’équipe avait un objectif : Valider la fidélité de la prise de note, par une relecture.

Les prises de notes étant nominatives, celles-ci, de fait, ne devaient en aucun cas, être transmises à la Direction.

Par la tenue de ses propos, de son statut, et suite à son engagement, il apparaissait que son travail ne pouvait alors se borner à réaliser des auditions, sans qu’une synthèse de restitution soit réalisée, respectant ainsi l’aspect confidentiel des témoignages afin de protéger les personnes, et garantir l’indépendance de sa prestation auprès de son commanditaire.

Il s’était d’ailleurs engagé à en faire une restitution devant toute l’équipe du laboratoire.

Le positionnement de ce consultant lors de la conduite des auditions à l’encontre de certain membre de l’équipe, n'a pas témoigné pas de son impartialité.

Certaines personnes sont sorties en pleurs ou très en colère lors ces interviews, qui ont pris une tournure d’audition à charge.

Au terme de ces interviews ce consultant a disparu, sans réaliser aucune restitution contrairement à son engagement de départ.

Lors d’une réunion, le personnel du laboratoire demande la synthèse du travail de ce consultant.

Il apprend de la bouche de la Direction, que ce consultant n’a communiqué aucun document de synthèse des auditions, les seuls documents qui ont été transmis sont les témoignages nominatifs.

A la suite de cette prestation, la direction entreprend, armée des témoignages de chacun, et d’après ces termes « La reconquête du laboratoire » en prenant des mesures managériales pour le moins surprenantes.

Les conséquences vont être terribles pour le personnel, en l'espace de deux ans,sur un effectif moyen de 13 personnes, 3 nouveaux burnout, deux mutations, un licenciement, deux démissions, quatre référents de poste partis, une équipe complètement désorientée et une perte de compétences considérables.

La vue du bilan laisse facilement imaginer les méthodes utilisées, et l’état dans lequel se retrouvent ceux qui y sont encore.

 

Fait tout à fait étonnant, bien qu'informées de la situation, il n'y aura eu après deux années, aucune réactivité concrète des Institutions Représentatives du Personnel, ni de l'Inspection du Travail, pourtant sollicitées.

Pour un laboratoire accrédité COFRAC qui travaille sur un sujet hautement sensible et dont la spécialisation est longue à acquérir du fait de sa spécificité, c’est une purge qui met directement en danger sa pérennité. Quand une Direction en arrive à prendre de telles dispositions c'est que ...............................................

Mais ce n'est pas l'objet de cet article.

 

Ces faits traduisent bien, le climat d'aléa moralité régnant sur certains secteurs économiques et industriels, qui peuvent tout se permettre, et encore plus lorsque l'état est actionnaire majoritaire.

 

Ce qui interpelle dans ces faits, est la position prise par cette société savante psychanalytique et qui soulève quelques questions d'éthiques. (Un petit avertissement devant la gravité des conséquences, oups !!!)

 

Est-il acceptable pour une société savante, de se cantonner à une position aussi légère, vis-à-vis d’un de ses membres, qui permet à une Direction de s’octroyer tous les droits pour collecter des données, grâce à son intervention où, il abuse de son positionnement et de sa double casquette, de psychanalyste pour extirper des informations sous couvert de confidentialité médicale, et de consultant en organisation pour justifier le fait qu'il a retransmis ces informations à son commanditaire.

Est-il acceptable, pour une société savante de fermer les yeux sur l’impact de telles pratiques, qui ont mis directement des personnes en danger tant sur le plan professionnel que sur le plan santé ?

Est-il acceptable pour une société savante, de laisser faire ce redoutable mélange des genres, où l’intérêt économique conditionne une pratique subversive de sa profession ?

Est-on dans un esprit de psychothérapeute tout le temps où juste aux heures de consultation ?

La confusion des genres est-elle une pratique courante au sein des sociétés savantes psychanalytiques ?

L’histoire de l’avènement de la psychologie et de la psychanalyse dans notre société contemporaine, manifeste de contributions peu avouables et très largement passées sous silence, et ignorées du grand public.

Certain noms de ces scientifiques (psychothérapeutes) résonnent comme le glas, et entache cette profession. Leurs contributions à l’élaboration d’un document comme le KUBARK par exemple, en dit long sur l’intégrité des contributeurs et, l’ambiguïté d’application d’une forme de déontologie, qui n’existe que par des justifications légales, faites sur mesure, pour dédouaner les contributeurs d’une faute morale.

Comme d’habitude la rédaction du code de déontologie ne se fait que lorsque le pire est arrivé.

Il est tout de même dommageable que les garants de ce code, ne soient pas en mesure de prévenir, et d’identifier la dangerosité de telles dérives, en sanctionnant en conséquences. 

Cette cécité conciliante a pour effet de cautionner de telles dérives.

Dérives qui contribuent à leurs tours, à ce climat d’aléa moralité, source de directives permettant aux entreprises de pouvoir évoluer en toute impunité.

Elles peuvent ainsi imposer leurs impératifs économiques au travers du management d'entreprise, dont l'unique logique est bien connue.

Question : Faut il considéré au même titre que le chômage, le burnout, comme étant partie intégrante dans la longue liste des dommages collatéraux des politiques d'entreprises ?

Si oui, pourquoi cette maladie n'est elle pas reconnue comme maladie professionnelle.

(Suis je bète, si c'était le cas, les entreprises devraient payer à la place de la caisse d'assurance maladie, ce qui les obligeraient à mettre en oeuvre des politiques d'entreprises plus humaines, actuellement, économiquement ça ne serait pas acceptable.

(Quoique, rentable, est une autre question. Question qui électorallement parlant, n'est sociallement pas envisagée pour être inscrite à l'ordre du jour).

Comme vous l'aurez peut être compris, je travaille dans ce laboratoire, enfin devrais je dire, je travaillais jusqu'à ce jour, où à mon tour, le burnout est venu frapper à ma porte.

Enfin devrais je plutôt dire qu'il est entré sans y être invité, et ça fait beaucoup de dégâts, à tous les niveaux, c'est un viol de personnalité.

Alors le petit coup de règle sur les doigts, par ce "jugement" est tout simplement injurieux pour les victimes de telles pratiques.

 

Ces sociétés savantes, exonérant ces "pseudo-psychothérapeutes" de toutes responsabilités, ne seraient- elles pas juste, l'expression "d'institutions scientifiques" jouant de la déférence qu'elles imposent, pour ne pas décliner leurs responsabilités dans notre vie quotidienne.

 

Quels rôles, leurs contributions actives, au développement de "l'ingénierie sociale", ont elles réellement si ce n'est d'être dédiées au maintient et à l'avènement d'un pouvoir par un conditionnement maîtrisé.

 

Le terme "Ingénierie sociale", est une formulation distinguée pour nommer, "l'introduction de la psychologie et son impact aux travers des outils de pouvoir" dont les utilisations subversives, se résument très simplement.

Induire volontairement des "maladies", pour pouvoir par la suite "les soigner", avec le bon médicament (bien sur, celui du pouvoir en place). Le but étant non pas de guérir mais de soigner, en rendant dépendant au médicament.

(Les psychologues du monde du travail, ne dépendent du ministère de la santé mais de la recherche : C'est pratique, ce ne sont pas des professionnels de santé, mais des acteurs de santé. Appréciez la nuance, et imaginez la projection de la liberté d'action que peut leur laisser le champ d'application de la vie d'entreprise sans garde-fou déontologique et sous pression économique)

 

Nous vivons dans ce monde merveilleux de la psychologie à tous les étages, où les psychologues du travail oeuvrent pour destabiliser les personnels d'entreprises au travers du management, et où les psychothérapeutes, récupèrent les "burnoutés", pour leur faire croire que la maladie, vient uniquement d'eux. (Vous savez le monde change, il faut savoir s'adapter : Ben voyons)

 

Tous les psychothérapeutes ne font pas une utilisation subversive de leurs techniques, mais lorsque je vois la position d'une société savante devant de tels faits, je me dis qu'il y a quand même matière à se poser des questions, non ?

 

Exosphene


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11 réactions à cet article    


  • gaijin gaijin 9 mai 2015 19:17

    c’est un classique du management que ce soit fait par un psy ou pas et les gens non prévenus se font avoir ....
    le monde a change et il n’ y a pas de place pour les naifs , ni pour les jeunes et encore moins pour les vieux pas de place pour ceux qui veulent bien faire leur boulot ni pour ceux qui veulent juste faire leur boulot ....
    il n’ y a pas de place pour les gens tout court
    s’il y avait un job a faire pour des psy ce serait de qualifier correctement les choses : un système pervers dominé par des sociopathes
    pour en savoir plus voir le monde de dilbert :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Dilbert

    http://www.penombre.org/D-enfer

    faites un test : lisez le monde de dilbert si vous trouvez ça drôle et irréaliste tout va bien pour vous si vous avez la nausée changez de boulot ....


    • soi même 9 mai 2015 20:25

      Vous allez voir dans un avenir très proche ce qui ferra force de loi cela va être la Psychanalyse et la Psychiatrie, pourquoi et regardé ce que l’on appelait force morale est tous simplement en train de s’effondre !


      • klendatu2 10 mai 2015 09:20

        Et oui.. ce n’est pas rien de réaliser combien ces sciences molles que l’on dit humaines sont devenues dures, sans mauvais jeu de mots.
        Les naïfs qui s’imaginent que les psys sont tous de gentils humanistes forts de leur neutralité bienveillante sont partis pour morfler, quelque chose de sérieux.


        • exosphene exosphene 10 mai 2015 09:30

          @klendatu2
          Comme tu dis, les naïf morflent, mais ce n’est rien à coté de ceux qui sont lucides de la situation qu’on leur impose et qui ont le malheur de s’y opposer.
          Pour eux c’est encore pire, et tout le système se met en branle contre eux.


        • klendatu2 10 mai 2015 09:38

          @exosphene

          Pour ces derniers, en effet, c’est un peu comme si les Einsatzgruppen revenaient de l’enfer pour s’occuper de leur cas


        • exosphene exosphene 10 mai 2015 10:08

          La comparaison est peut être excessive, néanmoins pas totalement fausse.
          L’absence de garde fous dans le statuts des psy entraine un flou qui leur assure une impunité totale, favorisant des dérives en tous genres.
          Ce n’est pas un hasard.
          Effectivement, ça leurs confèrent la possibilité de devenir le bras armé d’institutions ou d’entreprises qui usent et abusent de leurs techniques, pour faire taire une réalité.
          Leurs mission : Faire adhérer les récalcitrants dans l’esprit d’une réalité ou Il est beaucoup plus facile d’avoir tords à plusieurs que raison tout seul.
          Si tu n’adhères pas à ce formalisme, tu es malade.
          La rémission ne peut que passer par cette acception du statut que t’impose ta hiérarchie.
          C’est du « marche ou crève » avec la bénédiction des autorités.


          • klendatu2 10 mai 2015 14:22

            @exosphene

            « C’est du « marche ou crève » avec la bénédiction des autorités »

            Qu’il s’agisse d’un hier ou d’aujourd’hui, il n’y a pas de raison de douter qu’il en soit autrement.

            Commémorons d’ores et déjà le présent.


          • exosphene exosphene 11 mai 2015 09:00

            @klendatu2
            Ce qui s’est passé hier, n’est pas beau à regarder.
            Ce qui se passe aujourd’hui est très dur à vivre.
            Ce qu’adviendra demain est en train de prendre des proportions qui font peur, car rien n’est fait pour que ce genre de pratiques cessent.
            La reconnaissance des burnouts en maladie professionnelles, pourraient provoquer une sérieuse restriction à ces dérives en plaçant les entreprises devant leurs responsabilités.
            Seulement, ça n’en prend pas le chemin avec un certain projet de loi dans les tuyaux, qui va au contraire laisser le champs libre aux employeurs sous prétexte de productivité.
            Tout ceci va nous diriger vers des formes de management de plus en plus agressif, totalitaire, c’est déjà ce que l’on peut déjà observer dans notre société de manière beaucoup plus large.
            Nous sommes dans un schéma inversé ou nos dirigeants ont déclarés la guerre aux petites gens.
            Machiavel disait en son temps " On ne doit jamais laisser se produire un désordre pour éviter une guerre ; car on ne l’évite jamais, on la retarde à son désavantage."
            Certain feraient bien de s’en inspirer.


          • Kevin Queral Kevin Queral 20 mai 2015 22:57

            Merci pour cet article très instructif !


            • exosphene exosphene 21 mai 2015 00:12

              @Kevin Queral

              Malheureusement, ces pratiques sont beaucoup plus répandue qu’il n’y parait.
              Certes de manières plus discrètes, mais tout aussi perverses.


            • Alain Astouric Alain Astouric 13 juin 2015 18:12

              Pendant des siècles, ce fut, Malheur à celui qui s’occupe, si son travail n’est pas la source de ses instant les plus doux (Diderot), Le travail est un trésor(La Fontaine)  ; Le travail est souvent le père du plaisir(Voltaire)  ; etc. Maintenant c’est, le harcèlement au travail … la souffrance au travail… le stress professionnel. Alors avant d’être tous malades on pourrait lire Encadrer une équipe et Le management durable (A. Astouric, Chronique Sociale).

              http://astouric.icioula.org/

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