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Accueil du site > Actualités > Société > Que faire face à la crise ?

Que faire face à la crise ?

La crise est là, désormais ancrée dans notre quotidien. Elle est comme une sorte de phénomène naturel auquel on ne peut pas échapper.

Tant que les solutions consiteront à saigner le patient, nous n'y échapperons vraiment pas. Mais n'y a-t-il pas d'autre médecine ?

 
La crise est là, désormais ancrée dans notre quotidien. Elle est comme une sorte de phénomène naturel auquel on ne peut pas échapper.
 
Et chaque jour de mauvaises nouvelles.
 
La Grèce, l’Espagne, l’Italie, l’Irlande, le Portugal. On ne nous parle pas de la Pologne, de la Roumanie, etc.
 
On nous parle beaucoup de Merkel et ses non-solutions.
 
L’Italie décide de licencier ses fonctionnaires, de privatiser, en avance de phase.
 
En Espagne, tout va mal, malgré un prêt miracle qui a fait illusion deux jours.
 
La Grèce est sur le fil du rasoir.
 
La commission prône des plans de récession pour toute l’Europe. « Tuez le modèle social, cela seul peut nous sauver !  » Et à chaque coup de couteau dans ce fameux modèle, nous nous enfonçons.
 
Ils conseilleront bientôt aux peuples de se suicider. Un discours du genre :
 
« Nous avons tout essayé, mais vraiment, il n’y a pas d’alternative. Après avoir tout privatisé, après avoir supprimé toute aide sociale, toute aide sanitaire, après avoir fermé les écoles, les hôpitaux, renvoyé tous les fonctionnaires, privatisé y compris la police et la justice, et même jusqu’aux cimetières, nous ne pouvons toujours pas payer la dette. Il ne reste donc aux citoyens des pays endettés que la solution ultime, mais nécessaire, c’est-à-dire le départ volontaire. Comme dans une entreprise en difficulté, nous comptons sur le civisme des citoyens pour que ceux qui ne comptent pas dans le redressement de la dette quittent volontairement notre monde. Plus que l’émigration vers des terres d’espoir qui n’existent pas, l’autolyse citoyenne sera considérée par nos gouvernements comme un acte courageux qui mérite le respect de tous. Puisque vous ne pouvez pas payer nos dettes, suicidez-vous ! »
 
Vivre sera alors un acte de résistance. Vivre est un acte de résistance.
 
Mais avant d’en arriver là, avant que le fascisme rampant arrive à ses fins, il faut essayer de trouver des portes de sortie, portes qui pour la plupart condamnent les politiques, et les politiciens actuels, les faisant apparaître pour ce qu’ils sont, des criminels.
 
Causes de la crise
 
Le problème d'origine vient des années quatre-vingt, lorsque Bill Gates a vendu ses logiciels très chers en nombre sur des supports au coût très bas.
 
Était née la plus-value immatérielle, qui permettait de réaliser des profits énormes à partir d'une équipe relativement restreinte, donc des coûts faibles, répartis sur une masse de produits considérable.
 
Créer du profit sans salariés, le rêve de tout capitaliste se réalisait enfin ! Bill Gates s'enrichissait à la vitesse de la lumière, devenant la plus grande fortune mondiale. Génial !
 
Face à la plus-value matérielle, le gouffre était énorme. Mais les mécanismes boursiers, la concurrence capitaliste financière, ont eu pour effet d'étendre cette manne à d'autres domaines. L'ingénierie était au cœur de la création de plus-value. La part du produit réel s'amenuisait.
 
Et Nike faisait des chaussures bon marché dont la valeur tenait de sa simple signature. La plus-value immatérielle s'étendait à l'ensemble de la production. Y compris l'agriculture avec les semences Monsanto dont la valeur tenait des "exploits" génétiques du groupe.
 
Par contrepoint, tout ce qui était purement matériel devant s'aligner, la seule solution était alors la délocalisation rapide et massive vers les pays à bas coût.
 
Un déséquilibre était né, une fuite vers l'immatériel et/ou le travail gratuit, qui assèche les revenus du salariat et emplit les caisses des structures financiaro-capitalistes.
 
Et ce déséquilibre empêche à terme l'économie matérielle de subsister, crée un désordre financier considérable, rend inutile une masse énorme de la population, crée une masse de capitaux surplombant le mode énorme, dont les retombées peuvent être désastreuses.
 
La fuite financière n'est pas celle des riches vers les paradis fiscaux, mais du salariat vers le capital.
 
C'est cette fuite qu'il faut corriger, redresser, colmater. Urgemment.
 
Erreur des mesures actuelles
 
Les mesures préconisées par l’Europe, notamment Barroso, Merkel, Draghi, Van Rumpuy, est de diminuer massivement toute aide publique, de privatiser, et de diminuer les salaires.
 
Le modèle social qu’ils ont en tête est celui de la Chine, ou de l’Inde. Appauvrir suffisamment la population pour qu’elle accepte des travaux mal payés, à la limite de la survie, et faire remonter ainsi les taux de profit des entreprises. Par ailleurs, mal éduqués, les sous-citoyens ne se rebelleront pas, pensent-ils, mal soignés, ils mourront plus jeunes et les caisses de retraite redeviendront profitables, avec peu de temps hors travail, ils n’auront plus le temps de réfléchir de façon citoyenne sur leur avenir. En complément viennent les programmes d’abrutissement, via la télé, la pub, le foot, ou le tennis.
 
Sauf que ces mesures ne font qu’accroître le problème et le remboursement de la dette s’éloigne à mesure que leurs actes et leurs idées s’inscrivent dans le réel.
 
Mais la dette n’est probablement qu’un levier pour mettre en œuvre leur programme anti-social de destruction massive.
 
Mesures possibles à l’échelle européenne
 
À l’échelle de l’Europe, des mesures sont possibles, à condition de remettre en cause le dogme criminel, celui du libéralisme sans frein.
 
- Inscrire dans le traité que les droits de l’être humain, notamment celui de vivre décemment, sont au-dessus du droit de la circulation des biens. Renoncer à prôner la concurrence « libre et non faussée », qui est une autre expression du droit du plus fort sur le plus faible, contraire à toute civilisation Prôner par contre la coopération choisie, équitable et durable.
- Tout d’abord donner un rôle sociétal à la BCE, lui permettre de faire des prêts directement aux états sans privatiser l’aide via les banques qui se sucrent sur le dos des citoyens.
- Cesser d’imposer la mise en concurrence et la privatisation du secteur public
- Créer vis-à-vis de l’extérieur des conditions de réciprocité.
* D’une part interdire l’invasion des capitaux dans les secteurs important (comme lorsque Mittal a acheté la sidérurgie européenne pour la démanteler)
* D’autre part créer une « taxe d’équité sociale », qui s’ajoute au prix du produit importé et est reversé au pays d’origine afin qu’il aide sa population. financier 
* Dénoncer les accords de l’OMC qui mettent la marchandise au dessus de l’être humain.
 
Mesures possibles au niveau français
 
Il faut rétablir l’équilibre au niveau de la profitabilité des entreprises. Favoriser les plus faibles et limiter les plus fortes.
 
Pour prendre un exemple concret, il faut faire exactement l'inverse de ce qui a été décidé pour les semences, la loi imposant une "contribution volontaire obligatoire" pour les agriculteurs vers les semenciers, leur offrant une sorte de plus-value immatérielle gratuite ; pour créer une taxe, ou un mécanisme redistribuant les profits des semenciers vers les agriculteurs qui n'arrivent plus à survivre.
 
C'est cette redistribution financière qui peut apporter des éléments de stabilité dans un monde au bord du chaos.
 
Au niveau de la forme concrète, celle-ci peut revêtir des aspects très divers.
· Taxes sur les profits au-delà d'un certain seuil
· Impôts sur les fortunes amassées
· Socialisation des entreprises (régionales, nationales ou internationales)
· Gratuité de la copie et rémunération des créateurs* vis-à-vis de leur temps de travail (comme peut le faire une entreprise qui sous-traite un logiciel à une autre : elle la paie pour le temps passé à la réalisation, par contre aujourd'hui elle empoche la plus-value sans limites via les ventes.)
· Etc.
Mesures possibles au niveau local
 
Au niveau local, le même principe peut être suivi.
 
Pour les transports, favoriser les zones les plus démunies pour qu’elles participent du développement global.
 
Par ailleurs, aider, via des banques sociétales, tout ce qui permet d’employer des gens en limitant à la fois l’emprunte écologique et des taux de profits modérés, voire négatifs ou nuls.
 
Bien entendu, pour le citoyen, favoriser si possible le niveau local, au niveau global, notamment lors de ces achats :
 
- Choisir des artisans plutôt que des multinationales
- Choisir des produits locaux plutôt qu’importés
- Choisir des déplacements collectifs plutôt qu’individuels
- Communiquer directement sans passer par un intermédiaire qui augmente son taux de profit
- Échanger plutôt que pratiquer l’acheter-jeter
- Partager plutôt qu’accumuler.
 
 
Au-delà du possible, un autre monde, une autre façon de penser, est souhaitable. C’est même la seule qui pourra nous épargner du chaos en cous.

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Réagissez à l'article

19 réactions à cet article    


  • _Ulysse_ _Ulysse_ 18 juin 2012 10:14

    @Auteur

    D’accord avec l’article sur le volet économique.

    Pour les solutions, il y a un problème : vous voulez changer les traités européens pour cela.

    Le souci, c’est qu’il faudra convaincre les 26 autres partenaires de le faire or cela est juste impossible. Et sans changer les articles qu’il faut, vos solutions sont juste infaisables.
    La seul conséquence qu’il faut tirer de cela est que pour appliquer vos solutions, il faut quitter l’UE tout simplement. Sinon, tout ceci n’est que paroles en l’air.


    • Alpo47 Alpo47 18 juin 2012 10:23

      Beaucoup de bonnes idées, reste à les mettre en pratique. Nous avons mis en place la « gauche bobo » et ce n’est pas elle qui fera cela...
      Sinon, à mon avis,la crise n’est pas encore complètement là. Ce sera le cas lorsque les supermarchés seront vides, les banques fermées et des queues de démunis se formeront pour avoir à manger. Là, ce sera vraiment la crise.
      Et c’est devant nous.


      • plancherDesVaches 18 juin 2012 15:36

        En effet, Alpo.
        Par contre, la gauche bobo, c’est déjà un premier pas dans le rejet de l’individualisme.
        Attendons la suite.

        Les peuples commencent à comprendre. Et là, il y a des raisons d’être optimiste.


      • kriké 18 juin 2012 10:34

        l’auteur se met en position de consommateurs en fait, il aurait pu ouvrir la porte de la créativité
        et de la production individuelle, plutôt que de choisir entre diverses propositions
        d’autres solutions à envisager (seul ou en réseau)
        exemple :
        Devenir soi-même artisan
        Créer des produits (alimentaires ou autres meubles, construction de maisons etc)
        donner plutôt que d’échanger, partager
        Se déplacer intelligemment, et non pas névrotiquement (les jambes, le vélo sont aussi des moyens le déplacement individuel ainsi que l’âne et le cheval)


        • thierry3468 18 juin 2012 10:39

          Phénomène naturel !!!!!Cette crise n’a rien de spontané,elle est planifiée et organisée .Elle vise à terroriser les populations pour qu’elles acceptent davantage de sacrifices et de misère.Les peuples sont asservis et ne pourront se libérer qu’en se soulevant contre ce nouvel ordre mondial .Il est étonnant de voir tous ces pays endettés au même moment ,à qui on propose les mêmes recettes .Il est encore plus amusant de constater que ce sont les responsables de cette crise ,qui imposent leurs solutions très « désintéressées » .N’ayez pas peur car le chaos et la panique sont des objectifs majeurs pour instaurer encore plus d’austérité et d’autorité .Relisons La Fontaine et adoptons l’attitude du roseau face à la tempête qui se leve .


          • Le Yeti Le Yeti 18 juin 2012 11:31

            « Les peuples sont asservis et ne pourront se libérer qu’en se soulevant contre ce nouvel ordre mondial. »

            Oui Thierry mais à voir l’intense flicage (physique, surveillance, numérique ..) et militarisation déjà mis en place, cela va être techniquement extrêmement difficile. Notre seul espoir de ce côté là est un éclair de lucidité de la part de toutes ces forces « de l’ordre ».


          • Robert GIL ROBERT GIL 18 juin 2012 11:03

            comme dirait l’autre, si la crise ne profitait à personne, il n’y aurait pas de crise !
            Voir :
            http://2ccr.unblog.fr/2010/11/07/sus-a-la-crise/


            • UNE SEULE CHOSE A FAIRE PRENDRE UN PETIT PEU D ARGENT OU IL Y EN A

               APPLIQUER UNE TAXE TOBIN de 1% SUR LES REVENUS FINANCIERS ET REVENUS DE L IMMOBILIER LOCATIF.......
              elle rapporterait 570 milliards an en france ...multiplier par 100 et vous aurez le flux financier et le total des loyers payés idem a londres...berlin...et rome.quel pactole pour la MUTUALISATION DE LA CEE


            • Le Yeti Le Yeti 18 juin 2012 11:05

              Que faire face à la crise ? ...

              Dans la vie, il n’y a que deux politiques : celles de l’autruche et celle du toréador (prendre le taureau par les cornes ; à commencer par celui de Wall Street.)

              Aussi, la toute première chose à faire - et ce en toutes circonstances- est d’appeler un chat un chat.
              Pour ce qui est de la crise, cela nous donne :
              - Crise => effondrement.
              - Finance => escroquerie.
              - Politique => mascarade.
              - Diriger => frauder.

              Partant de là ; la toute première chose à faire face à cet effondrement est de ne pas se voiler la face, ne plus jouer ce jeu de dupes et donc ne plus voir les choses ni penser comme dans l’ancien monde (avant 2008).

              Oui, si les choses étaient peu ou prou telles qu’on nous les présente, cet article serait pertinent, malheureusement il est aujourd’hui devenu naïf et à côté de la plaque ; mené par le bout du nez. Regardez donc la RÉALITÉ des choses ! (Qui est qui, qui fait quoi, comment fonctionne le système et surtout quels sont les réelles motivations ou intentions qu’il y a derrière tout cela.)

              La question n’est pas de savoir qui à tort ou raison mais qu’elle est réellement la situation et où cela nous mène-t-il concrètement. Si chacun voit midi à sa porte, cela ne change en rien l’heure qu’il est. Il est plus que temps de relire La Fontaine ...

              « Les rêves ne forment un cocon confortable que lorsqu’ils ne sont pas confrontés à la réalité. » (P.P.)
              « C’est avant d’agir qu’il faut douter et non après » (Le Yeti)


              • luluberlu luluberlu 18 juin 2012 11:14

                Enfin, jeunes gens, ceci n’est pas une crise. Allez vous enfin actualiser cette réalité, le monde dans lequel nous vivons est celui là et n’est pas prêt de changer. Il fut un temps ou la croassance pouvait s’envisager naïvement par des esprits crétinisés par une gave-rie d’artefacts facilement accéssibles au plus grand nombre. Si on ne change pas notre mode de « subsistance » au sens profond du terme, alors faut pas attendre des autres qu’ils en changent.
                Voili voila ainsi se passennt des vies à rêver un avenir meilleur sans saisir le présent par les chboubes.......


                • Le Yeti Le Yeti 18 juin 2012 12:24

                  «  Voili voila ainsi se passent des vies à rêver un avenir meilleur sans saisir le présent par les chboubes....... »

                  Et oui ; prendre le taureau par les cornes avant que ce soit le taureau qui nous prenne par les corones ...
                   smiley


                • ffi ffi 18 juin 2012 11:40

                  Nul ne peut ignorer, sauf incompétence, dans les instances politiques, que le système monétaire international est basé sur la compensation de banque nationale à banque nationale pour permettre l’échange commercial international :

                  Si j’achète en Chine, je paye en Euro à la Banque de France, qui convertit alors le paiement en dollars, puis le transmet alors à la Banque de Chine, laquelle converti alors la somme en yuan, somme qu’elle transmet enfin au fournisseur.

                  Chaque Banque nationale inscrit toute opération de commerce international à son bilan.
                  Or, le bilan de chaque banque nationale doit être équilibré.
                  Par conséquent, l’échange ne peut être libre, il doit être équilibré.

                  Le libre-échange a donc eu pour effet de faire exploser le système monétaire.
                  On ne peut compenser par des rééquilibrage virtuels des déséquilibres réels.
                   
                  La résolution de la crise passe par un rééquilibrage des échanges, c’est-à-dire la fin du libre-échange, et donc le protectionnisme.


                  • CHIMERE 18 juin 2012 16:39

                    C’est vrai.

                    Mais ce n’est pas tout.

                    Cette « crise » n’est pas une crise,c’est le déroulement d’un projet qui consiste à « pomper » la production de richesse des travailleurs,des entreprises,par le biais du système banquaire et de l’« argent dette ».

                    Voie ce lien sur « l’île des naufragés » :http://revolution-lente.coerrance.org/la-face-cachee-de-la-monnaie.php#8

                    Le problème,c’est que depuis 1973,l’Etat Français,ne dispose plus du levier principal politique et économique,qui est la maîtrise de la masse monétaire et l’émission de monnaie.

                    Le pilote de l’avion France s’est donc fait éjecter du cockpit,et il fait le guignol,il essaye de faire croire aux Français qu’il est toujours aux commandes,on va voir ce qu’on va voir,« travailler plus pour gagner plus » ou bien,« le changement,c’est maintenant »...

                    Nous devons cette HAUTE-TRAHISON à,entre autres,Mr GISCARD D’ESTAING,Mr POMPIDOU (ce dernier ayant été PDG de la banque Rotschild,cela ne s’invente pas...)

                    Elle a été renouvelée deux fois,la première fois dans le traité de Maastricht,et bien sûr,la deuxième fois en 2007,avec l’adoption du « traité simplifié »,après,pourtant le rejet de ce texte par une très nette majorité de Français en 2005 (54%).

                    Prétendre,devant les Français,gouverner le pays,est un énorme mensonge,une escroquerie phénoménale,puisque le pouvoir réel n’est plus dans les mains du gouvernement,quel qu’il soit,mais dans les mains des banques.

                    Celles-ci dirigent l’économie réelle,la saignent,créent la monnaie à leur guise, CRÉENT LES CRISES DE LIQUIDITÉS à leur guise,avec la complicité active de TOUS LES DÉCIDEURS POLITIQUES.

                    Il reste aux citoyens,les débats sur le « voile musulman »,la légalisation du « cannabis »,les twitts de la première Conne (Un « C » majuscule pour le respect que je lui dois...),Mohamed Merah l’horrible tueur d’enfants habilement fabriqué de toutes pièces,l’Euro de football,très prochainement les jeux olympiques,etc...j’allais oublier les diverses star académies,miss France,le mariage Homosexuel, bla-bla-bla,etc...

                    Bref,le « sociétal »...le « changement » se résumera d’ailleurs à ce secteur,ne nous faisons aucunes illusions.

                    Ça occupe les masses télévisuelles abruties,pendant ce temps là, Goldman Sachs prospère,dans un cadre politique Européen oligarchique au point que les systèmes politiques Iraniens ou Chinois,en les étudiant avec objectivité,apparaissent mille fois plus démocratiques,dans la mesure ou leur dirigeants SONT EUX, RÉELLEMENT ELUS PAR LEURS PEUPLES,Y COMPRIS MR AHMADINEJAD,n’en déplaisent à nos chiens de garde merdiatiques...(verifiez,vous verrez.. !!)

                    C’est pourquoi il faut briser les chaines de cette Union Européenne,et retrouver un périmètre,celui de notre pays,pour y rétablir la Démocratie.

                    L’Union Européenne ne nous apporte pas la paix,mais une guerre,et les« panzerdivisionnen » s’appellent aujourd’hui « les marchés »,la « blitzkrieg » est largement dépassée par la spéculation à la milliseconde...

                    Bienvenue en QUATRIÈME REICH !!

                    Là ou nos courageux ancêtres,ont résisté contre l’envahisseur nazi,nous devons nous organiser,et passer à l’action .

                    Il y a des moments ou il faut savoir se faire violence et mettre entre parenthèses,notre éducation,voire notre non violence..

                     Il va falloir TERRORISER LES TERRORISTES,les BANKSTERS.

                    Car enfin,ces« marchés »,les véritables NAZIS actuels (je reste convaincu que le FN n’est qu’un « chiffon rouge » agité pour éloigner l’attention du Peuple,et ça marche...),sont des humains en chair et en os,il faut renvoyer la peur dans leur camp avec la plus grande énergie.

                    Et le courage n’est pas une qualité que cultivent ces escrocs....

                    Rappelons nous ce que disait Rosa LUXEMBOURG :

                    « il n’est rien de plus invraisemblable,de plus impossible,de plus fantaisiste qu’une révolution une heure avant qu’elle n’éclate ;
                    il n’est rien de plus simple,de plus naturel et de plus évident qu’une révolution lorsqu’elle a livré sa première bataille et remporté sa première victoire »

                    La roue tourne... 



                  • ffi ffi 18 juin 2012 17:19

                    Il est tout-à-fait évident que l’instauration du libre-échange mondial, conjugué à la nécessité des banques nationales d’équilibrer leur bilan, aura pour effet de mettre sous tutelle un grand nombre d’économie dans le monde à la seule banque qui jouit du pouvoir de ne pas avoir à équilibrer le sien, à savoir la Fed, banque qui contrôle le dollars, la monnaie de réserve internationale.
                     
                    Mais que peut-on faire ? Tout ceci s’est fait dans une parfaite légalité. Les élites circulent généralement en avion par-dessus nos têtes, et si jamais elles posent le pied à terre, elles sont protégées par des armées suréquipées... Pire, avec l’opacité organisée, celle des sociétés anonymes ou autres paradis fiscaux, il est quasi-impossible de savoir qui sont ces élites...

                    A priori, elles ne se trouvent pas en France.


                  • CHIMERE 18 juin 2012 21:10

                    Que peut on faire ?


                    Le verbe précède l’action.

                    Ces « gens »,êtres humains,mangeant,aimant (peut être.. !!) et déféquant quotidiennement,et prétendant constituer ce qu’il est convenu d’appeler une « élite » mais pour qui le terme d’oligarchie endogamique décadente est plus pertinent, rappelons le,sont des homo-sapiens,ordinaires.

                    Seuls eux mêmes peuvent encore se croire en dehors des contingences ordinaires.

                    Habitant L’Île de La Réunion, je suis assez au fait de l’existence,dans les territoires de notre République,des TAAF.

                    Que sont les TAAF et à quoi servent elles ?

                    Les TAAF sont les Terres Australes et Antarctiques Françaises.

                    Tres difficiles d’accès par voie de mer,et aucun accès par voie aérienne du fait de l’absence d’aéroport.

                    Un climat frais,tempéré,et très humide, m’apparaît comme un lieu idéal pour « concentrer » nos délinquants financiers,il y a en effet de nombreux cailloux à y casser,et un raid usa/mossad y serait particulièrement difficile à organiser....

                    Gageons que nous pourrions,avec la même « pédagogie » que ces « gens »,qui prétendent influer sur les résultats des élections en France et à l’Etranger (cf. les différents « conseils » donnés par F.Hollande et A. Merkel aux Peuples Grec,ou Irlandais, juste avant les élections législatives,ou avant leurs réferendums....),cette « pédagogie » dont ils se targuent à longueur de « débats » télévisés (cf.« c’est dans l’air » et autres fadaises...)
                    ramener ces oligarques à une raison plus Humaine,en leur imposant,contre leur volonté du moment,mais pour le bien de l’Humanité,un séjour prolongé dans ces archipels....
                    La compagnie des Pingouins ne saurait leur faire aucun mal..

                    Mais ça n’est qu’une suggestion... 



                    • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 18 juin 2012 21:40

                      Aux contributeurs :

                      Vos remarques sont pertinentes, acérées, vives, acerbes... utiles.

                      Je crois qu l’intelligence collective peut être plus forte par l’échange.

                      Nous sommes vraiment à un tournant. L’Europe est en train de basculer.

                      Où, on ne sait pas vraiment, mais il y clairement deux camps.

                      • Ceux qui font encore confiance aux élites, au système, qui pensent par procuration et se rassurent en se voilant la face sur un avenir qui devient très proche.
                      • Ceux qui doutent, c’est le moins que l’on puisse dire, vraiment du système et cherchent une porte de sortie nouvelle, en se dégageant de l’avenir sombre que les zélites nous promettent.

                      Au fond, le premier camp est assez homogène, pense libéral, que la compétitivité va finir pas tout sauver. Les uns cherchent à sauver directement leur peau, et à tout bouffer (Macbett d’Ionesco), les autres suivent par suivisme du suiveur qui suit.

                      Le second camp est disparate, cherche, erre, essaie des chemins de traverse, est constitué de personnes en désaccord sur tout, sauf sur le fait qu’il faut s’en sortir.

                      On le voit en Grèce, le second camp monte, monte, mais reste dispersé, en interrogation, en colère, mais aussi en suspens.

                      On l’a vu en France avec Mélanchon, qui s’est peut-être trompé de stratégie, a créé des divisions, etc.

                      C’est une faiblesse au premier abord, mais je crois qu’à long terme c’est une force, qui finira par trouver sa voix, sa voie.

                      J’essaie d’y contribuer, car je pense qu’il est vital pour nous de résister, et de trouver cette voie sans laquelle je crois vraiment que nous sommes foutus.

                      PS : l’Espagne va très mal !


                      • BA 18 juin 2012 22:11

                        Lundi 18 juin 2012 :

                        Espagne : taux des obligations à

                        10 ans : 7,158 %. Record historique battu.

                        http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

                         

                        L’Espagne emprunte désormais à plus de 7 %, le seuil de déclenchement des plans de sauvetage en Grèce, en Irlande et au Portugal.

                         

                        Ni

                        les 100 milliards d’euros promis aux banques, ni la victoire électorale de la droite en Grèce censée éviter une contagion… Rien ne semble rendre aux marchés la confiance qu’ils refusent à l’Espagne. Ce lundi, le taux d’intérêt des obligations espagnoles à 10 ans a pour la première fois franchi le chiffre de 7 %, le seuil de déclenchement des plans de sauvetage en Grèce, en Irlande et au Portugal.

                         

                        Dix jours après l’annonce de l’intervention bancaire, les investisseurs associent le sort incertain des établissements de crédit à celui de l’État espagnol. Les deux acteurs, en effet, se tiennent mutuellement par les dettes. L’État sera le garant du remboursement des 100 milliards d’euros débloqués par l’Eurogroupe pour recapitaliser les banques. Et les banques espagnoles, à leur tour, sont l’acheteur principal des obligations d’État.

                         

                        Cette liaison périlleuse explique la réaction des marchés. Lorsque les banques donnent des signes de faiblesse, la dette souveraine paie les pots cassés. Ce jeudi, la Banque d’Espagne a dévoilé l’évolution des créances douteuses, qui atteignaient, en avril 2012, 152 milliards d’euros, soit 32 % de plus qu’en avril 2011. Elles représentaient 8,72 % du total des crédits, un record depuis 1994.

                         

                        L’Espagne souffre également d’un effet collatéral plus inattendu : la victoire des conservateurs en Grèce pourrait placer l’Europe dans de meilleures conditions pour négocier les conditions de l’aide accordée à Athènes… Mais ce qui est pris dans le pot commun pour sauver la Grèce est autant de manque pour aider l’Espagne.

                         

                        Les élections grecques, du coup, sont une douche froide pour Madrid. Jusque-là, l’exécutif se réfugiait derrière ce scrutin pour expliquer la nervosité des marchés. Jeudi dernier, le ministre de l’Économie, Luis de Guindos, appelait encore à la « tranquillité » : la volatilité financière, disait-il, était liée à l’incertitude grecque.

                         

                        Le gouvernement espagnol en revient désormais à ses fondamentaux : défendre les réformes entreprises et assurer que Mariano Rajoy tiendra le cap. En félicitant par écrit François Hollande après le succès des socialistes aux législatives, le chef de l’exécutif a rappelé qu’il s’appuyait sur une majorité absolue : « Le gouvernement de la France bénéficie comme celui de l’Espagne d’une garantie de stabilité politique pour les prochaines années », écrit Rajoy.

                         

                        La détermination du gouvernement est la base que Madrid utilise pour réclamer une fois encore une intervention de la Banque centrale européenne. « La

                        BCE doit répondre avec la plus grande fermeté à ces marchés qui essaient encore de bloquer le développement du projet commun de l’euro », a lancé ce lundi le ministre des Finances, Cristobal Montoro.

                        http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/06/18/20002-20120618ARTFIG00845-l-espagne-appelle-la-bce-a-agir-pour-calmer-les-marches.php


                        • Fred59 19 juin 2012 09:55

                          Votre article met en lumière une série d’orientations souhaitables, non croissanssistes mais porteuses d’équilibre. En revanche, sur la faisabilité avec nos institutions, vous vous leurrez :

                          * Dénoncer les accords de l’OMC qui mettent la marchandise au dessus de l’être humain« 
                          => Art. 49 et 63 du TFUE, qui posent la liberté complète de circulation des capitaux en objectif ultra-prioritaire de l’Union et organisent les délocalisations. » Ceci veut dire qu’un préalable à toute action est l’abrogation du TFUE.

                          En revanche, une piste a été négligée jusqu’ici. Chaque fois que les autorités d’un pays ou d’une zone ont voulu rassurer les marchés, cela a eu un effet contraire immédiat. La moindre baisse de droits sociaux (à la Merkel), de hausse de taxes (à la Sarkozy), d’emprunt nouveau (à la Hollande) etc... et c’est tout de suite la curée. Les « observateurs » prétendent qu’on ne rassure pas assez les marchés, mais le métier des opérateurs est-il d’avoir peur ou de flairer des opportunités ? Rassure-t’on un prédateur en lui montrant qu’on a le dessous ? C’est seulement lorsque les spéculateurs ont dû encaisser des pertes qu’on a eu quelques semaines de paix (il y a eu aussi le LTRO, qui n’a fait qu’augmenter la bulle de dettes en circulation en échange d’un bol d’air)

                          Puisque les remèdes sont pires que le mal, essayons de ne rien faire. Strictement rien. Il existe des méthodes éprouvées pour gérer les faillites de banque ; on tait ces méthodes habituellement parce que si les gens savaient que c’est possible, ils refuseraient d’en prendre pour 20 ans de misère.


                          • xmen-classe4 xmen-classe4 21 juin 2012 14:27

                            pour remédier à la crise, il ne faut marcher qu’a reculons en tirant la langue, manger des fleurs de bouton d’or la bouche fermé et regarder toute les information en fermant les yeux et etudié tout le savoir sans chercher à le comprendre.

                            voila le secret de la crise !

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