Ce n’est pas d’un regard extérieur que j’observe la dégradation du système éducatif français mais directement de l’intérieur puisque je suis actuellement en classe de Terminale.
Je ne viens pas rajouter un commentaire de plus aux derniers évènements de Vitry-sur-seine, ni balancer une critique sur les différents ministres de l’éducation ayant tenté d’apporté changements et améliorations à ce système. Seulement, en vue de l’inefficacité croissante des enseignants à fournir un travail de qualité et du nombres d’élèves « mis de côté » par ce système, nous sommes en droit d’imaginer les nouvelles bases qui pourrait servir d’appuis si il venait un jours à l’idée de nos chers politiciens de tout démolir, pour mieux reconstruire. Aussi, diverses questions nous viennent tous de suite à l’esprit, qu’est-ce que l’éducation ? Quel est son but ? Comment doit-on considérer le rapport entre l’éducateur et l’élève ?
Il serait bon de cesser de croire que la concurrence est le seul moyen de stimuler un être pour qu’il accomplisse quelque chose et le pousser à apprendre, car c’est faux. La concurrence détruit, fait naître des sentiments de jalousie, et ne fait qu’augmenter notre égo déjà grandissant. Donc, si nous mettions en place un système éducatif qui pousse concrètement l’élève à s’épanouir, à être lui même et ainsi à se comprendre, je pense que l’état pourra revoir à la baisse ses dépenses budgétaires lié à la délinquance. ( Quand un jeune ne trouve pas les réponses qu’il attend à l’école, il va les chercher ailleurs, tout n’est qu’histoire de cause à effets ) . Aussi, il semble important de cesser de privilégier constamment la performance intellectuelle et de rendre accessible aux élèves des cours où chacun serait amener à s’exprimer, je parle ici de cours d’art, de théâtre, d’écritures, de danse, de yoga... Il me semble important pour apprendre à se connaître, et communiquer ce que nous sommes, que ces cours soient enseignés. Aussi, la culture ne s’arrête pas au fait d’ingurgiter des livres...des matières comme la couture, la mécanique, la cuisine, la menuiserie paraissent essentiels, et doivent nous apporter un savoir-faire qui se révèle à la fois culturel et pratique. Ce n’est pas juste avec des spots de pub que l’on réduira l’obésité -tout cela passe par l’éducation- au même titre que l’on ne réduira pas la violence en plaçant une caméra derrière chaque individu, il faut inviter chaque personne dès son plus jeune âge à acquérir des outils pour exprimer et comprendre la violence ou la haine qu’il peut avoir en lui d’une manière différente.
E pour cela, il est impératif que chaque élève soit reconnu et pris en compte comme un être humain à part entière, et que le rapport avec l’éducateur ne soit pas un rapport d’autorité, mais un rapport de partage, d’échange. Il faut cesser de mettre des barrière entre l’éducateur et l’élève, si chacun des deux comprend pleinement les derniers principes énoncés, le respect s’installe de lui-même. Cependant il est évident, que chaque élève évolue à son rythme et possède sa propre personnalité et ne développe donc pas un intérêt égal pour chaque matière. Pour que l’enseignant puisse travailler avec une efficacité optimale avec chaque élève, il est donc nécessaire d’avoir du temps, ce qui signifie un nombre d’élève minimum. L’idéal en effet serait une classe de 5 à 10 élèves mais concrètement, une classe contenant entre 15 et 20 élèves serait déjà une bonne chose à l’heure où les classes se comptent plutôt par groupe de 40... J’insiste sur ce point, car aujourd’hui, de la primaire au lycée, trop d’élèves sont laissés dé côté, par manque de temps, parce qu’il faut finir le programme etc...
Pour finir, je tiens à préciser qu’il ne s’agit là que de bases me paraissant essentielles, mais si je voulais vraiment approfondir, je parlerais de l’utilité de l’examen, du système des notes et autres.. Mais il s’agit d’un article sur l’éducation et non d’un roman... Si l’on observe le monde, on peut vite s’apercevoir, que la confusion qui l’anime n’est que le reflet de notre propre désordre intérieur. Aussi, si l’on pousse les enfants à se questionner, à s’observer eux-même et se qui les entoure dans un climat qui soit harmonieux et non oppressif, alors je crois que l’on pourra réellement parler de paix, d’espoir, et de changements.


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Ca n’est pas en terminale mais en classe de CM1 que vous devriez être, pour y apprendre l’orthographe, la grammaire, et à exprimer clairement ses idées par écrit ..
Bien Archibald, constructive la remarque ! Vous avez perdu 2 mn de votre vie en la postant.
Cet article-témoignage sans prétention m’a plu, car il pointe bien les deux aspects non dissociables qui minent tant l’école que la société d’aujourd’hui : la peur et la concurrence, qui retentissent sur l’élève parce que installées aussi au coeur des familles
Où est , dans ces conditions, la joie d’apprendre, qui devrait être valorisée ? L’éveil à la dimension esthétique a été sacrifié, sauf exceptions
Ce n’était pas le cas à ce point il y a une trentaine d’année,où le parcours scolaire était plus apaisé, parce que les problèmes d’emploi ne se posaient pas avec la même acuïté
Les effectifs pléthoriques et la politique de réduction drastique des effectifs (surveillants entre autres) ne vont rien arranger
Oui Zen , très pertinent !
J’ai envie d’ajouter que dans notre société d’addiction, c’est de plus en plus dur de découvrir le plaisir qui peut découler après un apprentissage très long ...
De même la lecture au long court devient difficile pour les adeptes des messages courts.
Je continue d’essayer de faire passer le message aux enfants comme aux adultes de mon entourage : non dans la vie tout ne vient pas d’un claquement de doigt... des fois ça prend 10 ans comme le piano ou le tennis ou etc mais quel plaisir à l’arrivée, c’est souvent gratifiant, fortifiant, viviviant ...
J’ai une proposition qui devrait séduire l’auteur, on attribue d’office à tous les enfants le bac dès la naissance et un doctorat au choix dès l’adolescence.
Ainsi sera supprimée toute compétition et tous les enfants pourront s’épanouir dans des activités ludiques au lieu de fournir l’horrible effort de s’instruire.
@ MCM,
Appoline comparons ce qui est comparable : le niveau des BAC généraux. Il n’a pas baissé.
pour mémoire si le bac est réussi à un peu plus de 80% ...mais tous bacs confondus, il ne concerne qu’un peu plus de 63% d’une classe d’âge... et cela ne progresse plus depuis 1995... ce qui veut dire que près de 40% des jeunes d’aujourd’hui ne disposent pas de ce diplôme et pire encore plus de 120 000 jeunes ont quitté le système sans diplôme...
40% d’une classe d’age n’a pas le Bac ?
Batailler sur les pourcentage, ne fait que nous faire perde du temps sur la résolution du problème.
Pourquoi ne revalorise t on pas vraiment la diversité des diplômes, et pas uniquement du bac érigé en roi.
Je parle de la vrai diversité, pas envoyer un gamin en formation professionnelle (où toute autre formation ou diplôme autre que le bac), par défaut, mais bien parce que cela à une cohérence. Malheureusement cela demanderait de virer tout ces conseiller d’orientations inutiles (même quand parfois ils ont de bonnes intuitions), de revaloriser TOUTES les filières, diplomes et formation, et de gérer ces filières en cohérence avec les débouchés...
Que de travail...
@ French,
Appoline
Parce que vous pensez que l’orthographe est la matière la plus essentielle ? N’avez-vous pas lu ou écouté de Closets ? Nombre de savants ne savent pas trop s’il y a un h, pas de h, un t ou 2t, la langue française étant particulièrement absurde de ce point de vue !
Niquer sur l’orthographe - comme vous dites, c’est trop con ...
@ French,
Oups autant pour moi, parfait parfait parfait, vous m’écrirez 100 lignes.
MCM-Adama a bien mal compris le jeune auteur, qui, avec une maladresse bien compréhensible, aspire , il me semble,à une système scolaire rénové , qui ne soit pas sans émulation, mais plus ouvert.
Il ne s’agit pas de faire un remake de Libres enfants de Summerhill, mais de repenser la culture scolaire aujourd’hui, de revenir à certains fondamentaux, et de créer des conditions destressantes dans les établissements, qui subisent aussi les effets de la violence sociale
Mais laissons-lui la parole...
c’est bien tout le contraire, il s’agit de pousser les élèves à s’instruire, mais d’une manière tout autre que celle proposer actuellement par notre système éducatif. Il faut que l’envie d’apprendre et la curiosité soit mises en valeur et non l’envie de dépasser l’autre, d’être le premier, de donner une bonne image... Pour cela il est nécessaire que l’on est une école qui puisse répondre aux maximum aux envies réelles de chacun.
Je ne vois pas en quoi ceux qui ont envie du rôle de premier de la classe vont gênent, à moins que vous ne briguiez aussi ce rôle.
Quant à l’envie d’apprendre, si le fait de vous fournir une école et des professeurs ne vous suffit pas, je ne vois rien qui puisse vous y aider.
Si vos revendications ne sont pas pour vous mais pour ceux que vous appelez les laissés pour compte, rien ne vous empêche d’exercer vous même l’altruisme que vous préférez déléguer à la société.
Enfin les "envies réelles de chacun" sont déjà fournies par les nombreuses filières proposées à moins que vous ne parliez d’envie de Yoga ou fadaises qui n’ont strictement rien à voir avec l’enseignement.
Lorientin
La notion d’"envie" est on ne peut plus équivoque
On ne peut enseigner à partir des envies, multiples et contradictoires des élèves
J’ai envie de consulter mes sms pendant le cours de français, dira l’un..
J’ai envie d’écouter du rap plutôt que des maths, dira l’autre..., etc...
je suis d’accord Zen, mais quand je parle d’envie, je l’entend d’une certaine manière, bien sûr si on devait sans cesse écouter les envies soudaines de chacun, il n’y aurait plus d’école mais un bordel monumental. Non je parlai vraiment d’envie dans le sens d’expérimenter divers domaines. Et je pense que pour aller à l’école, il faut que l’élève adhère à un certain nombre de règles et surtout les comprennent, il serait même intéressant qu’elles soient discutés au début de l’année. Des choses évidentes comme ne pas téléphoner en cours, ne pas boire d’alcool dans l’enceinte du lycée, ne pas insulter, dégrader etc, doivent être clairement présentées.
Cependant j’ai la ferme conviction que l’on peut construire, avec ces même règles, une école avec d’autres bases que l’autorité, la peur etc... comme je l’ai déjà dit. J’ai eu l’occasion d’en discuter avec plusieurs professeurs ainsi que mon CPE . Ce n’est pas avec un esprit react que j’ai écrit cet article mais avec l’envie d’exposer un point de vue et de questionner sur ce que pourrait être l’école si l’on voulait la faire autrement. Je tiens à préciser, car certains on vraiment l’air de croire que je considère mes profs comme des moins-que-rien que ça n’est pas du tout le cas, et que j’ai plutôt un grand respect pour ceux qui font ce métier. Je crois aussi que le fait de critiquer, de se poser des questions, d’échanger est essentiel pour évoluer et construire, donc voilà c’est ce que j’essaie de faire, humblement.
Bon c’était une réponse global et la dernière que je ferai , je ne suis là pour convaincre personne, et sûrement pas pour jouer au jeu de celui qui aura la meilleure répartie car ça ne m’intéresse pas.
"je pense que pour aller à l’école, il faut que l’élève adhère à un certain nombre de règles et surtout les comprennent, il serait même intéressant qu’elles soient discutés au début de l’année. Des choses évidentes comme ne pas téléphoner en cours, ne pas boire d’alcool dans l’enceinte du lycée, ne pas insulter, dégrader etc, doivent être clairement présentées. "
"Et je pense que pour aller à l’école, il faut que l’élève adhère à un certain nombre de règles et surtout les comprennent, il serait même intéressant qu’elles soient discutés au début de l’année. Des choses évidentes comme ne pas téléphoner en cours, ne pas boire d’alcool dans l’enceinte du lycée, ne pas insulter, dégrader etc, doivent être clairement présentées. "
Discuter du fait de savoir si il faut interdire les insultes ou les dégradations ?
Quelle optimisme par rapport à l’être humain...
Il y aura toujours des personnes qui refuseront ces interdictions... Voir une majorité.
Cette démarche en fera qu’afficher une faiblesse...
Si les élèves sont majoritaires à refuser ces interdictions, que ferez-vous ? Vous plierez-vous ?
Et même si ils sont minoritaires, exclurez-vous ceux-ci ? Car ouvrir une discussion c’est conforter ces individus qui résonneront après en disant : "Je m’y suis toujours opposé, cette discussion ne me regarde pas"
Je vous assure, à l’heure ou l’on est éternellement materné et ou l’on n’incite jamais l’enfant, puis l’adolescent à devenir un adulte responsable, où l’on est des éternels adolescents victimes de la société, cela ne manquera pas d’arriver.
D’ailleurs votre idée de répondre aux envies des élèves est dans cette même logique, jamais adulte, toujours chouchouté, materné...
Chantecler je suis assez d’accord avec ce que vous dites mais pourquoi vouloir imposer une matière qui rebute ?
Pourquoi pas un peu plus d’options ?
Pourquoi faire souffrir les littéraires avec de la physique jusqu’à la 1ere ?
Et sans revenir sur la Princesse de Clèves est-on obligé de gaver les scientifiques d’une littérature soporiphique au prétexte qu’il faut avoir un fond culturel pour ne pas ensuite passer sa vie devant les naiseries de TF1 et avaler le programme de l’UMP sans la moindre capacité de jugement ?
Le terme "envie" ne doit pas être pris au premier degré mais il y a des matières qui ne font pas envie du tout et dont au fond on peu sans-doute se passer.
Je ne connais pas grand-chose au monde éducatif, mais lançons-nous pour une fois :
L’autorité primitive est basé sur la peur et effectivement, l’exacerbation de la concurrence sous enfumage libéral retombe bel et bien sur le système éducatif.
La peur :
C’est effectivement la façon la plus facile d’asseoir son autorité. Non seulement dans la relation prof-élève, chacune des parties n’étant pas uniquement victime, mais employant ceci afin de tenter de mener la classe comme il l’entend.
La valorisation des capacités de l’élève, l’analyse des ses forces et faiblesses est sans doute la première étape afin d’éviter de presser l’élève de discours alarmistes, qui peuvent fonctionner un moment, mais qui peuvent aussi dégouter, décourager, voire sembler une ficelle trop usitée pour être crédible ou qui lasse comme l’a relevée l’auteur.
La concurrence :
Je pense qu’il s’agit de compétition entre élèves. On n’en fera pas l’impasse.
Mais des notes collégiales de classes pour certaines activités pourraient permettre de faire prendre conscience aux élèves l’intérêt de ne pas uniquement se la jouer individualiste, mais également de lui ouvrir les yeux sur l’intérêt du travail d’équipe, collectif.
Sinon, l’article est sympa, il aurait mérité d’être un peu plus structuré 
Très juste mais il n’y a pas que la maitrise du sujet, il y a la pédagogie et une certaine prestance, un charisme pourrait-on dire, que beaucoup n’ont pas.
Philippe Renève une fois n’est pas coutume je ne vais pas être d’accord avec vous, en tant qu’ancien lycéen et père de 4 enfants.
Actuellement la fin justifie les moyens. Tout étant basé sur les notes et le classement - notamment pour les dossier post-bac on est en plein dedans, au fond peu importe le savoir engrangé pourvu qu’on ait la note et le classement. C’est tout ce qui pervertit le système.
Le système actuel est malade de l’élitisme qui fait que dans les TLE S au bas mot 50 % des élèves sont largués même si 90 % auront de toute façon le bac. Le prof travaille pour les 6 meilleurs de la classe qui de toute façon y seraient arrivés au même niveau avec un âne à la place, et laisse tomber les 25 ou 30 autres.
Le pire c’est que l’heure n’est plus à la mode des études scientifiques et les 5 ou 6 premiers en math-physique iront faire hypokhagne BL, Science-Po, prépa HEC ou médecine et les profs auront vraiment travaillé dans le vide.
Oui tout est basé sur des notes qui ne veulent en effet plus rien dire, mais pas pour la raison que vous donnez.
Elles ne veulent rien dire car on a décidé de massifier le bac et ses filières générale.
De massifier mais aussi de niveler par le milieu (ce qui en fait à amené à un nouvellement par le bas).
Aujourd’hui les académies demandent aux différents groupes de correcteurs de sur-évaluer ou sous-évaluer les notes au bac pour que les secteurs sensibles et les secteurs favorisés ne reflètent pas la réalité : L’abysse grandissant en terme de maitrise des programmes.
On ne lutte pas à la racine mais on supprime l’entonnoir au niveau du système d’instruction et de formation, au moment ou normalement on devrait sélectionner, et inévitablement la modification de la réalité brouille toutes les cartes pour après.
Mais, sélection ne veut pas dire mettre sur le ban.
Il vaut mieux être négativement sélectionné au niveau du bac qu’une fois arrivé sur le marché du travail (là où du coup l’entonnoir continue cruellement à marcher).
Car, perdre une année à se réorienter vers une autre filière sélective au niveau du bac est bien mieux que de devoir le faire une foi lâché sur le marché du travail.
La sélection devrait d’ailleurs s’effectuer avant le bac, mais cela reste tabou...
Ce qui n’emperche d’ailleurs pas que des passerelle existent à tout les niveaux, mais encore une fois, il vaut mieux qu’elles soient franchises en amont (système d’instruction et de formation) qu’en aval (marché du travail, où le pragmatisme de la demande économique prévaut).
Plutôt on accorde les filières en adéquation des débouchés, plus on évite de lâcher des étudiants en masse dans des filières où les débouchés ne correspondent pas.
Vox Populi je ne parle pas du bac, je parle des NOTES. Celles accumulées au long des 1ere et TLE qui constituent le dossier apres bac ! Pour les filières sélectives justement. Si au moins elles étaient établies par rapport à un référentiel national et non par rapport au pifomètre du prof ou au niveau général de la classe ou de l’établissement ?
Je ne comprend pas bien ce que signifie " la formation citoyenne et professionnelle dans le cadre de l’économie générale "
Mais en ce qui concerne tout simplement la formation citoyenne à l’école, je crois que là aussi elle est mauvaise. Personnellement, des matières comme l’ECJS me paraissent essentielles, mais encore trop peu importantes dans l’emploi du temps. je pense et ça n’est que mon point de vue qu’une sorte de débats sur l’actualité quotidienne ne serait pas de trop, enfin je crois vraiment que l’on pourrait éveiller de manière plus forte l’esprit critique et l’intérêt au monde qui l’entoure chez l’élève. Pour cela je trouve vraiment, que le débat et l’échange avec par exemple des écrivains, des journalistes, des acteurs de la vie locale, peut être intéressant. ( ce genre de chose est parfois organisé par certains prof mais reste trop rare à mon goûts)
Bien sûr que non ça n’est pas ce que j’ai voulu dire, je voulais simplement exprimer le fait qu’il serait intéressant de provoquer plus de rencontres amenant au débat que ce soit avec des écrivains ou autres. Je ne remets pas la lecture en cause.
Chantecler
Tu rêves !
Voltaire en terminale
!
A mon époque (préhistorique !), on le pratiquait en première...
Malheureusement on ne peut pas vraiment débattre avec un livre...
L’étude des auteurs est sensée être faite en français, il serait en effet intéressant d’utiliser des cours comme l’ECJS pour rencontrer des gens extérieurs justement à ce que l’on voit classiquement en cours.
Mes souvenirs de l’ECJS qui ne sont pas si lointains, c’est un cours fait généralement par le prof d’histoire, qui ne sait lui même pas bien souvent quoi faire de cette heure. au final une heure pas trés utile.
De mon point de vue, il est vraiment dommage de penser que l’élève ne peut rien apporter au professeur, car en mon sens chaque relation doit être l’occasion d’une ouverture et d’un apprentissage, qu’il soit éducatif, ou même plus "spirituel". La concurrence est présente à l’école, et le nier serait un non-sens, n’est-ce pas ? Donc, pour vous répondre, je ne pense pas que l’absence de concurrence laisserait place à des élèves possédant les plein-pouvoirs. Et je tiens à préciser que le but de tels changements ne viseraient pas à aller uniquement dans le sens de l’élève ou du professeur mais plutôt à renforcer le lien entre les deux et ainsi à créer une relation basée sur une compréhension mutuelle. En fait je crois vraiment qu’une telle ouverture est nécessaire pour que le partage d’un savoir est réellement lieu, car comme on l’observe aujourd’hui, l’apprentissage ne se fait plus vraiment pour les bonnes raisons. Aussi, si chaque élève pouvaient accéder à une éducation qui lui offre une possibilité plus large de trouver se qui l’anime vraiment pour en faire son métier, ce serait un bien énorme pour le monde.
Aujourd’hui, ce rapport n’existe pas car les enseignants ont un programme à finir, les classes sont surchargées, les cours sont trop longs et mal répartis, et l’orientation des élèves et cela dès la 4ème, me semble trop souvent choisie par défaut. Aussi, il y a encore beaucoup d’élèves qui redoublent ; le redoublement à depuis longtemps montré son inefficacité, et si aujourd’hui on veut l’éviter et privilégier les réorientations, c’est seulement par un intérêt économique. Enfin, les élèves aujourd’hui n’ont pour beaucoup pas vraiment conscience de la chance qu’ils ont d’étudier, et veulent juste passer leur bac, histoire d’avoir un truc en poche. Aujourd’hui le manque de motivation se fait cruellement sentir, et moi-même personnellement l’école parfois me gave, car si elle offre d’excellentes choses, elle présente aussi d’énormes défauts. Il est impératif de changer des choses, ne serait-ce que pour que l’école puisse apporter à chaque élève, la curiosité d’apprendre.
Nous pouvons puiser notre inspiration dans différents systèmes scolaires étrangers comme par exemple le modèle finlandais, ou même celui de Brockwood Park School, une des écoles crée par Krishnamurti en Angleterre.
Oui et de plus les revendications d’ordre philosophiques de l’auteur, rien ne l’empêche de les appliquer sur lui-même au lieu de souhaiter la généralisation de son point de vue qu’il considère bien évidemment comme le seul valable et dont les immenses bienfaits se doivent de submerger l’humanité et pourquoi pas l’univers.
Et je devine de mieux en mieux pourquoi l’auteur prétend parler d’égal à égal avec ses professeurs, tout simplement parce qu’un ersatz de modestie l’empêche de dévoiler pleinement la supériorité de sa pensée sur celle de ses vieux profs réacs.
je crois sérieusement que vous m’avez mal comprise, car je ne prétend être supérieure à personne, et reste ouverte aux commentaires. A travers cet article, je n’ai fait qu’exposer mon point de vue, et ne souhaite en aucun cas l’imposer ni même persuader quelqu’un qu’il est le meilleur. Je crois que l’agressivité que je ressens dans vos remarques ne sont pas nécessaires et surtout sont contre-productives au débat.
Bien nous avons tout simplement des avis divergents.
La réussite passe par l’effort, ça n’est pas bien difficile à comprendre et ça n’est jamais démenti .. L’élève qui est seulement "doué" et qui ne bosse pas atteint très vite ses limites, s’il bosse il les dépasse .. Est ce si compliqué à comprendre ??
Reporter sans cesse la responsabilité sur "les autres", le prof ,la société, les parents, les trop forts, les trop nuls, etc .. ne mène à rien. Il faut faire face à ses responsabilités, et plus on en retarde le moment, plus cela devient difficile à faire ..
Un prof de math en terminale notait etllement "sec" que rares etaient ceux qui avaient la moyenne .. deux trois quatre notes par compo sur des classes de 35 en 1962 à pierre de Fermat à Toulouse .. Lorsqu’on lui reprochait sa sévérité il répondant qu’il était la pour nous pousser à faire mieux pas pour nous flatter et que lorsque nous serions en prépa on commencerait à comprendre ce qu’est vraiment travailler ..Personne n’a eu à s’en plaindre, même ceux qui sont allés en fac ..
MCM : L’auteur veut débattre, c’est d’ailleurs le but de ce site alors ne lui dites pas de retourner changer le monde dans son coin, ou sinon donnez lui l’exemple.
Philippe : vous êtes choqué de voir les mangas au même niveau que Hugo, ou le rap au niveau de Bach. Mais vous hiérarchisez vous même ces œuvres culturelle, quels critères objectif pouvez vous donc apporter à cette "échelle de valeurs".
Oncle : L’Homme est une machine ?
D’accord avec vous Groé.
MCM et Philippe Renève vous êtes en train de jouer dans le registre de sa Discourtoise Suffisance - qui par ailleurs, on le constate encore ici, ne saurait jamais descendre de son Aventin et venir commenter le fil d’un autre auteur
vous êtes choqué de voir les mangas au même niveau que Hugo, ou le rap au niveau de Bach. Mais vous hiérarchisez vous même ces œuvres culturelle, quels critères objectif pouvez vous donc apporter à cette "échelle de valeurs".
Un critère objectif assez simple : Pour faire du Bach moi-même musicien depuis des années je n’ai jamais atteint le niveau d’excellence suffisant, mais pour faire du rap n’importe quel imbécile avec une boite à rythme et des vociférations revendicatives fera l’affaire.
Toujours les mêmes âneries de ce relativisme culturel pour lequel l’art d’un parfumeur serait égal à celui d’un quidam qui pète dans un flacon !
"Oncle : L’Homme est une machine ?"
Je veut juste dire que votre échelle de valeur n’est bonne que pour vous. Si je vous ais demandé quel critères objectif vous permettait de différencier ces objets culturels, c’est justement parce que selon moi il n’y en a pas. En visitant des musées je me suis mis à plus apprécier la sculpture par rapport à la peinture, ce qui est abstrait par rapport au concret. Grâce au sacrosaint MP3 j’ai pu découvrir et apprécier aussi bien Bach que Björk, Ray Charles, Métallica, Brassens, Prodigy, ou IAM. En lisant je suis tombé amoureux de Beckett, Beaumarchais, Sartre, Diderot, Tolkien, Primo Levi, de mangas comme One Piece, ou Berserk, alors que je suis resté froid devant Kafka, Zola, Giono ou Stendhal...
L’art c’est le plaisir, de toucher, de voir, de gouter... Bien sur que je classe selon mes goûts mais je ne dirait jamais qu’un "genre" est inférieur, comme vous le faites avec le rap et les manga. Je suis ouvert a tout et j’espère toujours l’être. Il n’y pas de mauvais genre, ni de mauvaise œuvre, seulement des choses qui ne correspondent pas à nos sens et nos sentiments.
bonne soirée
"il est vraiment dommage de penser que l’élève ne peut rien apporter au professeur, car en mon sens chaque relation doit être l’occasion d’une ouverture et d’un apprentissage, qu’il soit éducatif, ou même plus "spirituel"."
C’est magnifiquement utopiste cela.
Car, enfin je ne comprends pas, on essaye de mélanger deux logiques incompatibles.
L’instruction publique est basée sur une relation Professeur-Élève asymétrique et inéquitable, sur une transmission des connaissance et non sur un échange.
Je veux bien comprendre la logique d’une instruction bien plus personnalisé, bien plus à la carte, avec une relation Professeur-Élevé bidirectionnelle et enrichissante des deux côtés, mais il ne faut pas rêver cette logique relève d’une vision de l’instruction bien plus libérale d’une part et ne peut pas être compatible avec l’instruction de masse.
Cette logique ne marche que parce qu’il y a des démarches individuelles de l’élève et du professeur, d’où l’adjectif libéral.
Deuxièmement il faut arrêter de se faire des illusions, des jeunes qui n’ont aucune motivation, même si on leur propose de s’exprimer par eux-même il y en aura toujours ! Des blasés et démotivés il y en aura toujours, d’où le fait que cette vision de l’instruction ne puisse être de masse.
En cela vouloir mélanger la chèvre et le choux, une vision libérale et élitiste par essence à une vision de l’instruction de masse et descendante me parait ne pouvoir aboutir à rien... Sauf à se faire encore des illusions et retarder le jour du réveil : Celui ou l’on constate que la situation est irreversible
Krishnamurti, Yoga, je commence à mieux comprendre les motivations et l’état d’esprit du jeune auteur, dont le moins qu’en puisse en dire confinent plus au pataphysique qu’à l’enseignement.
Je n’ai pas écrit un article portant sur le yoga, ni sur les enseignements de Krishnamurti, je forge mon regard par diverses sources, et je n’ai fait que partager ma connaissance de modèles éducatifs alternatifs qu’il me semblaient intéressants d’évoquer pour illustrer mon propos.
Bon, Ok, vous êtes en terminale.
On en reparle dans vingt ans quand vous aurez des gosses et/ou si vous êtes devenu prof ou instit.
Bonnes résolutions d’équations. (les plus tordues sont celles que je préfère)
J’oubliai :
Aux US, ils vont résoudre le problème d’une meilleure éducation :
http://contreinfo.info/breve.php3?i...
"Faillite de l’esprit : un sénateur de l’Utah a proposé de supprimer la
classe de terminale pour équilibrer le budget - la ville de Jordan
supprime 800 emplois dont 250 postes d’enseignants (LA Times/KSI)"
Pragmatiques, ces ricains. Pragmatiques.
@ Plancher
En France, on brade.. ;
Le 15 février 2010, un professeur du collège Jean Vigo d’Epinay-sur-Seine s’est mis en vente sur eBay. Lui et certains de ses collègues contestent la suppression de postes d’enseignants prévue à la rentrée 2010.
Lundi, un professeur « qui risque de devoir quitter (ce) collège » de Seine-Saint-Denis s’est mis aux enchères sur Internet dans l’après-midi. Quelques un des 85% des professeurs en grève préparaient leurs tentes pour une nuit de campement en face de ce collège, tandis que lui, postait sur le site :
Description de l’objet : « À vendre, cause restrictions budgétaires : Professeur formé et compétent ayant très peu servi dans un collège ZEP du 93. Pièce exceptionnelle. Occasion à saisir pour la rentrée 2010 ! ! »
Prix de départ : 10 euros.
Catégorie de mise en vente : antiquités. (Rue 89)
Bonjour Zen.
La catégorie de mise en vente prête à rire, mais quand tu regardes bien, quelle tristesse.
La crise (passée pour l’hagarde) va se charger de remettre tout ça dans le bon sens.
Bravo à l’auteur pour avoir presque tout compris à son jeune äge.
A la vue de certaines réactions, je mesure comme il est difficile de changer de paradigme. J’inciterais ces personnes à aller voir du côté de la Finlande qui pratique une éducation non concurrentielle, et qui obtient des résultats au moins aussi bon que la France.
@Par degun
Je suis d’accord à vous, l’ensemble des commentaires possède une agressivité certaine.
@auteur
Si je vous comprend bien, vous souhaiteriez plus d’interactivité avec l’enseignant et/ou des intervenants extérieurs. D’après ma faible expérience, plus on avance dans les études, plus le rapport de force s’estompe entre l’élève et le prof.
Courage pour la suite de tes études.
Chantecler, ok disons que la FInlande est une région et régionnalisons l’EN, on comparera ce qui est comparable.
Quoique j’aie lu "homogénéité" et j’ai bien peur de comprendre ce que ça recouvre et prfère que ça reste couvert avant que ça sente mauvais ...
Effectivement l’Angleterre est un anti-modèle mais qui a dit le contraire ici ?
Il faut rétablir de toute urgence les chatiments corporels pour les merdeux .
Je ne vois pas où se trouve la terrible concurrence alors que depuis 1968 l’Etat a décrété que 80% des élèves reçoivent leur bac quelque soit leur niveau. D’ailleurs, pour arriver en terminale sans savoir écrire le français, cela prouve que vous avez passé sans difficulté les filtres de la sélection, ou plus vraisemblablement qu’il n’y en a plus aucun. Quand j’étais en Terminale C, une devoir de math rempli de fautes d’orhtographe perdait 5 points d’office.
Quand à la surchage des classes, j’évite de vous indiquer une solution pour ne pas me prendre une remarque de Chantecler
.
L’école n’est pas là pour éduquer mais pour instruire, pour préparer les jeunes à survivre dans notre univers de plus en plus hostile. Peut-être que les meilleures écoles apprendront demain à se servir d’une Kalachnikoff et à construire un lance-flamme avec une boîte de sardine et un Victorinox mais avant d’en arriver là profitez des quelques profs qui veulent encore transmettre leur savoir en sciences, en lettres et en arts. Vous êtes là pour apprendre, pas pour donner des leçons.
"L’école n’est pas là pour éduquer mais pour instruire, pour préparer
les jeunes à survivre dans notre univers de plus en plus hostile."
Vous voulez dire qu’il est plus utile de s’y connaitre en math et en français pour résister au monde hostile que de savoir respecter les autres et les comprendre ?
ou peut être que nous ne donnons pas le même sens à cette phrase.
concernant le BAC, l’ayant passé il n’y a pas si longtemps, c’est en effet une formalité...
Mais de toute façon au niveau bac les gens sont généralement assez mûrs (ou s’en foutent) pour ne pas rentrer dans une concurrence sans intérêt. C’est en primaire et au collège que les enfants sont plus sensibles à cette "pression".
Internaute vous savez bien que la question ce n’est pas le bac mais le dossier postbac préparé en 1ere et Terminale. Et donc les notes et le classement, surtout le classement puisque les notes sont relative. Votre construction ne tient pas.
@French_car,
Pour avoir eu trois enfants qui suivent des parcours universitaires dans 3 branches différentes je peux vous assurer que jusqu’à la fin il n’y a quasiment pas de sélection. C’est à tel point qu’en deuxième année de fac d’éco-gestion le prof a refait un cours entier sur l’équation des droites y=ax+b et le calcul de leurs intersection, ceci faisant de mon temps partie du programme de la classe de troisième.
Il ne reste plus que les classes préparatoires qui sélectionnent les élèves au mérite et là encore, Sarko est entrain de les attaquer. La sélection va se faire à la couleur de la peau, les marrons passant obligatoirement devant les rosés jusqu’à ce que le quota soit atteint. Quelle avancée !
Internaute,
Pour avoir 4 enfants je puis vous affirmer qu’il n’y a pas que les prépas - je connais aussi - il y a également les écoles en 5 ans - d’ingénieur ou de gestion, il y a les IUT et quelques filières universitaires où les places sont comptées comme les doubles licences et sans-doute d’autres que je ne connais pas.
Et votre sortie sur la discrimination positive n’est pas très élégante.
@Chanteclerc,
« Je peux te dire, ce n’est pas un scoop , que les gamines d’origine maghrébine étaient bosseuses ,performantes et s’accrochaient »
Je n’en doute pas un seul instant. Aux critères quantitatifs que j’avance vous opposez des critères qualitatifs car, comme tous les mondialistes, vous pensez que les nationalistes sont racistes et à priori méprisants.
Sans aller aux extrêmes que vous proposez on pourrait déjà donner une prime de retour de 10.000 euros par adultes plus 5.000 par enfant. Cela ouvrirait des horizons à beaucoup de personnes, donnerait un coup de fouet à l’économie du Magreb et nous coûterait moins cher que ce que l’on paye actuellement pour l’immigration. Bien entendu, pour en discuter il faut commencer par en admettre la possibilité (ce qui ne signifie pas l’accepter). Ceux qui sont à priori réfactaires au retour avanceront toujours Auchwitz comme unique argument.
Internaute vos propos sur une "aide au retour" sont hors sujet mais valent le coup d’être relevés car vous parlez d’aide au retour pour des enfants nés en France et dont la seule patrie est la France.
Certains vont en vacances dans le pays d’origine de leurs parents, croyez-vous que ce soit un gage d’intégration dans celui-ci ? Leur culture est française, leur langue est le Français.
Maintenant on peut dire qu’il aurait mieux valu que leurs parents trouvent du boulôt dans leur pays d’origine et qu’ils ne soient pas nés en France mais c’est une autre histoire que le sous-développement du continent africain.
La mâle assurance de Boris.. Et "de toute urgence", s’il vous plaît !
Les châtiments corporels, rien de moins - la gifle, la trique, la latte, la chicotte, la ceinture, etc. - pour les "merdeux" ! La voilà, la bonne pédagogie !!
Tiens, mais qui sont au juste, ces "merdeux" ? Dans l’école de la réussite, de l’"excellence", dans l’école des "meilleurs", ce sont les autres : les gosses d’abord en décrochage, laissés à eux-mêmes dans le fond de la classe, les déviants, les inattentifs, les contestataires ?
Peut-être, sévère Boris, pourriez-vous préciser, un tant soit peu ? Puisque tout ce qui est excessif est insignifiant, n’est-ce pas.
Mes vifs encouragements au jeune auteur (ou à l’auteure, semble-t-il), que j’encourage à poursuivre sur AgoraVox. Une veine pour vous : "Libres enfants de Summerhill" , de A.S. Neill, bien sûr (déjà évoqué ci-haut) ; mais aussi "Pour une société sans école" , de Ivan Illich. Bonne continuation !!
Et les chatiments corporels executés par des élèves sur d’autres élèves vous en faites quoi ? L’auteur est certainement au courant, il pourrait en parler.
Parce que entre enfants, ça dépasse largement la gifle ou la claque. Tout ça au su des adultes qui laissent faire, ces adultes gavés de beaux idéaux qui sous prétexte de ne pas punir laissent les enfants se "punir" entre eux.
Elle où la pédagogie ??
Pas vraiment d’accord avec vous Chantecler : on ne va pas mettre un surveillant derrière chaque élève.
Par contre, si l’on parle argent, il serait bien que les "contribuables" soient conscients du coût, énorme, de l’irrespect des élèves envers l’école, les enseignants et les autres élèves.
Selon les établissements un heure de cours représente entre 10 et 30 minutes de temps perdu pour raisons d’indiscipline diverses (dans certains établissement "extrêmes" ça peut-être la quasi-totalité de l’heure).
" ... l’inefficacité croissante des enseignants à fournir un travail de qualité ".
Et pourquoi ne parlez-vous pas de l’ inefficacité croissante des élèves à fournir un travail de qualité ??
" Notre système scolaire actuel fonctionne à partir d’un élément très significatif de notre société qui est la peur. "
Comment peut-on dire de telles aneries à part pour faire du score sur Agoravox.
Donc j’ai arrêté là, et je pense que vous devriez vraiment vous remettre sérieusement à vos études pour améliorer vos capacités d’analyse et faire le tri dans les clichés qui vous défilent sous le nez.
"Et pourquoi ne parlez-vous pas de l’ inefficacité croissante des élèves à fournir un travail de qualité ??"
et qui enseigne aux élèves ? serait ils génétiquement de moins en moins doués ?
Alchimie de 2 choses l’une :
- soit il existe une sorte de mutation colelctive qui fait régresser le QI de la population
- soit le système éducatif perd de son efficacité
L’auteur a choisi la réponse 2. C’est votre dernier mot ?
Quant à la peur ... je ne sais pas quel est votre age mais si vous aviez des enfants ados vous ne parleriez pas comme cela !
J’aime bien votre article. Il y a beaucoup de naïveté dans ce que vous écrivez mais aussi une critique implicite du formalisme scolaire qui me semble pertinente.
Un élève français qui suit un cursus classique ne fait presque rien de pratique de la sixième à la terminale en dehors du sport (3h au collège , 2h au lycée). Pas de cuisine, pas de bricolage, peu de musique et d’arts plastiques ( 1h en collège dont désormais la moitié consacrée à l’histoire de l’art depuis Sarkozy, rien au lycée).
L’école française privilégie systématiquement l’approche abstraite et intellectuelle. On demande par exemple aux élèves de terminale d’écrire de petites compositions en anglais, le plus souvent à partir de textes très littéraires et l’on fabrique des adultes incapables de demander leur chemin en anglais ou de se débrouiller dans un aéroport étranger.
Il est vain d’espérer le moindre changement car l’heure est aux économies, les classes du public grossissent au fur et à mesure que le nombre de profs diminue.
L’école est un reflet de la société, on y trouve la même insécurité sociale qu’ailleurs, c’est la source de cette peur que vous décrivez.
Un problème selon moi est aussi qu’on reconnais la valeur d’un élève sur un plan général pendant la majeure partie de sa scolarité. Au final on les amène plus souvent à combler leurs défauts qu’à comprendre leurs forces. Il y a en effet un base générale que tout le monde dois posséder, mais demander plus tôt aux élève de reconnaitre et de travailler sur leurs points forts, les aiderait à avancer et a ne pas se dénigrer. Et c’est aussi se qui leur permettra de se différencier dans l’avenir.
Il faudrait plus prendre en compte le "profil" des élèves. Il aurait sans doute était plus utile pour ma vie actuelle, que je puisse avancer plus vite en math, physique, chimie (que je maitrise bien), mais aussi combler mon retard en anglais, français, orthographe (vous aurez remarqués) avec des gens partageant mes difficultés. Au lieux de cela j’étais à la traine en français... et je m’ennuyais en math...
Concernant le profs plutôt autoritaire, ou plutôt copain... Je ne sait pas dans les deux cas certains m’ont énormément appris et d’autres pas ! Indifféremment de leur attitude vis a vis de la classe. Il y a des autorité entrainantes, ou parfois rebutantes idem pour les profs plus "copain". ce qui fait une réelle différence de qualité d’enseignement c’est la capacité, à comprendre pourquoi ça coince ou pas dans la tète des élèves, et à savoir leur expliquer.
Demander plus de travail en groupe serait aussi intéressant. c’est plus motivant, on peut demander des choses plus élaborées que le simple exercice, monter des projets, des exposés, confronter les élèves entre eux pour qu’ils apprennent aussi de l’autre.
Enfin il faut absolument améliorer les informations sur l’orientation après le collège et le bac. En lisant les documentations sur les études, l’explication des contenus est souvent trop faible, pas claire. Il ne s’agit pas de choisir un restaurant... mais une structure dans laquelle on va passer au minimum un an de notre vie.
je ne suis pas d’accord vous souhaitez que le professeur devienne un bon ami de l’élève et oublie l’autorité ; vos avez par contre raison quant à l’augmentation du nombre de professeurs pour qu’ils puissent s’occuper de classes de 20 élèves maximum et qu’aucun élève en difficulté ne soit délaissé ; c’est sans compter sur sarkozy et ses amis banquiers qui souhaitent détruire l’école publique afin de créer des écoles privées (et peut être aussi de former des élèves inaptes à comprendre la politique ).
Ensuite l’autorité du professeur doit se renforcer, contrairement à ce que vous dites, pour la simple et bonne raison qu’il y a une véritable démission de la part des parents qui laissent l’éducation de leur enfants aux professeurs.
Posez cette bouteille immédiatement . Une fois revenu de la cellule de dégrisement enlevez ce couvrechef ridicule et changez de lunettes ( on est au XXI ème siècle Nom d’un Chien !!).
Johnford l’école n’est pas devenue une pétaudière depuis l’avènement de sarkozy, elle a glissé lentement mais surement vers la débandade depuis 1968 ..
et au 21e siècle c’est un progrès de voir des parents se courber devant leur enfant-roi ? ou alors vous avez fait de l’humour mais je n’ai pas saisi ; quoi qu’il en soit je garde ma bouteille, c’est mon seul véritable ami ! santé !
Enfin un jeune qui s’exprime et qui pose des questions honnêtes, de son vécu...
Puis quel spectacle ces réactions haineux et hors contexte !
Et ensuite probablement se plaindre que "les jeunes" ne s’expriment pas !
Je ne suis pas né en France donc je m’exprime pas dans ma langue maternelle, mais j’ai pu passer le Bac en France il y a très longtemps, j’ai trois fils dont deux ont eu le Bac S (maintenant étudiants : médecine puis prépa Ingénieur), le troisième souffre des maux décrits par l’auteur (se trouve en première).
Je constate quand même que le système éducatif en France connaît vraiment trôp de déboires, trôp d’échecs scolaires, il serait bon de comparer un peu avec ce qui se passe dans d’autres pays...
J’espère au moins que vous êtes au courant que le discours que vous tenez est exactement celui qui est tenu par toute une partie de la gauche depuis déjà au moins 20 ans si ce n’est plus...
Ce qu’il serait vraiment pertinent d’étudier c’est soit :
- Savoir si cette logique n’est pas une utopie faisant qu’on ne s’intéresse pas aux vraie racines du problème (ce que je pense)
- Ou si l’on pense sincèrement que ce que vous énoncez est une piste, se demander alors pourquoi cette logique n’a pas été mise en place
Mais recaser des discours déjà maintes fois matraqués ne fera rien avancer...
la compétition me semble difficile à exclure car elle est un élément de comparaison, de mesure et de sélection. la manière dont on l’aborde ou la présente ou l’utilisons et un autre sujet, quand quel que dit je me suis fait seul il ignore a quel point c’est un âne. cela ne lui enlève en rien les capacités. dont il a fait état mais assurément il méprisera ceux qu’il a vaincu ignorant que par leur faiblesse il leur doit son succès, et trouvera toujours qu’il sont une charge un boulet à trainer.
heureusement qu’il n’est pas le maitre car il en arriverait à sa propre destruction.
ceci dit l’école devient une usine de formation de clé a molette pour le marché pour la plupart.
il y a une dissociation a faire, d’une part l’éducation générale, puis celle qui correspond aux besoins de la société dont la sélection ne sera jamais satisfaisante, et puis celle qui permet de comprendre le monde et de s’ouvrir à tous ce que la nécessité ne nous a pas permi d’apprendre et qui fait de nous des serviles.
il y a donc deux type d’enseignement à créer, celui qui existe et donne accès a un minimum de culture et a une autonomie économique pour prendre sa place dans la société et une autre quand nous sommes adulte et qui doit se poursuivre tout au long de l’existence pour accéder a tout ce que l’on a du écarté à un âge où il est difficile de comprendre toujours l’utilité de ce que l’on apprend.
tout ce qu’il est nécessaire d’apprendre ne peut contenir dans la durée de l’enseignement actuel, nous avons un certain nombre de seuil qui ne sont que formel, un jeune peu parfaitement se débloquer avant ou après, mais pour cela il faut autre chose que des usines à sélection par la peur comme tu le dis, mais c’est devenu le mode de commencement de notre société.
cordialement.
Un étalonnage par rapport à un référentiel national serait bien plus sain que la compétition, à tous points de vue.
Je vais vous parler d’un temps que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître.....sauf peut-être "oncle archibal" ! (J’étais au lycée Raymond Naves à l’époque où vous étiez à Pierre de Fermat !).
Cette histoire d’élitisme et de pression contre tous ces bambins me fait sourire.
Savez -vous que dans les années 50, pour entrer en 6°, il fallait passer et réussir un examen ?
Dans ma classe de CM2, nous avons été 6 a être choisies sur 36. Moins de 20%.
L’élimination se faisait ensuite par l’argent : 5 avaient des parents nantis, donc pas de problèmes.
Pour moi ,il n’en allait pas de même : fille d’ouvrier, mon père n’avait pas les moyens de me payer le lycée. J’ai donc été dirigée vers l’enseignement court (jusqu’à la 3°), mes performances n’entrant même pas en ligne de compte.
Quant aux 30 autres, elles restaient dans le primaire pour passer le Certificat d’études.
Nous n’étions certes pas des anges, mais pendant toute ma scolarité, du CP en terminale, je n’ai jamais entendu quelqu’un répondre à un prof ou l’insulter quoi que nous puissions penser de lui par ailleurs.
Je me souviens 45 ans après d’un prof d’anglais en particulier, dont nous disions entre nous qu’elle parlait l’anglais comme une vache espagnole. Aujourd’hui elle ne tiendrait pas devant une classe plus de 5mn sans se faire chahuter ou insulter.
Plus subtils ou plus intelligents, pour ne pas subir son cours, nous la faisions nous raconter sa vie car elle avait beaucoup voyagé !
Maintenant on fait de cette époque où les enfants étaient bien éduqués un repoussoir en prétextant que les profs étaient des brutes ou des tyrans, ce qui est parfaitement faux.
Je peux même dire que nous nous amusions bien.
Le choix, en Terminale se résumait à 3 voies : Maths élémentaires, Sciences expérimentales et Philosophie.
L’erreur des enfants d’aujourd’hui est de vouloir être heureux partout et tout le temps et de ne pas comprendre que rien ne s’obtient sans efforts, que la vie de tous les jours ne permet pas de faire tout ce que l’on veut quand on veut, que le travail d’un prof n’est pas le copinage avec ses élèves mais de leur transmettre le savoir qu’il a pris la peine d’amasser, car il a été élève avant d’être prof.
En fait une bande de jeunes idiots méprise le savoir, persuadés qu’ils sont d’en connaître autant que celui qui a fait de longues études pour tenter de leur apprendre le b.a ba d’une matière.
Pour eux l’idéal est de ne faire que ce qui leur plait sans avoir jamais de compte à rendre.
Pensez, bonnes gens, combien est horrible l’idée être évalué et noté et de se rendre compte qu’on est pas vraiment à la hauteur de ses prétentions !
Obligatoirement un employeur laissera faire ce qu’il veut , quand il veut et sans porter de jugement sur son travail à notre futur employé qui ne sera en aucun cas tenu d’obéir à un ordre qui lui déplait.
Dolores, vous êtes de la génération de mon père - 79 ans - et vous avez été orientée vers une filère courte, au boulôt à 16 ans.
Et vous trouvez ça bien ?
Les études que vous n’avez pas faites, et le job que vous n’avez pas eu parce-que vous n’aviez pas le niveau de diplôme auquel vos capacités vous auraient autorisée, vous ne les regrettez pas ?
Et encore, vous, et même moi pouvions à l’époque entrer sur le marché du travail à 16 ou 18 ans mais maintenant ? Ramer de petit boulôt en ANPE et de formation continue en ASSEDIC ça vous aurait plu ?
Et en Terminale effectivement on choisissait entre S et L comme maintenant, on y a ajouté ES intégrant économie et droit - dont l’enseignement étaient peu développé à l’époque.
Quant aux Brevets Professionnels ils ont été prolongés vers des Bac Techno ou Pro.
Et pour le reste "les jeunes n’ont plus le gout de l’effort, veulent tout tout de suite etc ...". Je vous ai déjà entendu raconter ces balivernes, il y a 42 ans, en 1968 !
Et vous avez connu la guerre oui ...
Mais vous faites aussi partie de cette génération insouciante, à l’abri du chômage qui a mangé les réserves, qui a dépensé sans compter et grace à qui notre jeunesse est endettée et paie vote retraite.
French car, ce qui a manqué à Dolores pour poursuivre des études c’est peut etre tout simplement le financement... Davantage de bourses aux enfants méritants aurait été très bienvenu à l’époque ou Dolores et moi étions potaches .. Et puis pour certains parents c’était déjà super que son fils ou sa fille ait acquis une bonne culture générale qu’ils n’avaient pas pu avoir. Mais ca n’est pas en instaurant une espece de loi du laxisme triomphant que les enfants arriveront à acquerir les armes indispensables pour entrer dans une société qui est ce qu’elle est. Adultes ils pourront essayer de la faire évoluer avec leurs bulletins de vote si nous vivons encore en démocratie ...
Oncle Archibald je ne suis pas sûr que ce soit uniquement une question de financement mais sans-doute - au moins à l’époque - une forme d’autocensure, un couple d’ouvriers ne pouvait pas penser qu’un de ses enfants puisse faire des études supérieures. Même pour ma génération - celle d’après c’était encore le cas, on cherchait "la bonne place" pour ses enfants à La Poste ou dans la grosse boite où le père avait toujours travaillé - à l’époque on ne concevait pas de changer d’emploi et surtout pas d’y être contraint via la case chômage.
Maintenant vous citez le cas d’un type qui faisait partie de l’élite, bah oui il y en a toujours eu il yen aura toujours, la question est justement de savoir ce que l’on fait des autres, les 98% qui n’en font pas partie.
Ca c’est bien vrai comme disait la mère Denis !
Quand y avait pas de chômage et de la promotion interne c’était mieux que maintenant qu’y a du chômage et peu d’espoir d’ascension sociale.
Quelles solutions SVP ?
Les délocalisations, les gains de productivité absorbés par le capital et non par la diminution du temps de travail ... Le protectionnisme ne marche pas, il y a obligatoirement barrière réciproque de l’autre côté vous n’exportez plus.
Par contre si l’on observe le Japon, les gains de productivité ne se sont jamais fait au détriment de l’emploi et la population achète "local" parce-qu’elle n’aime ni les Chinois ni les Coréens ses seuls voisins. En Europe nous avons fait des cercles concentriques, en Allemagne, Italie, Espagne, puis Japon, Amérique du Sud, Turquie, Chine ...
Le Français comme le Japonais essaie de décourager les importations chinoises : ça donne des boutons, il y a des aiguilles dans les ours en peluche, les guirlandes lumineuses sont dangereuses etc ...
A TOUS
On arête de rêver et on redescend sur terre
l’éducation nationale telle qu ’elle est n’est pas due au hazard mais est bien le résultat de multiples réformes pensées muries et menées par la droite et par la gauche
la gauche : j’ai entendu pour le 40 ° anniversaire de mai 68 qui a tant marqué l’E.N. des paroles de cohn bendit que je n’avais pas remarquées à l’époque
en substance :" il ne sert a rien de démocratiser les universités, ils (les gens du peu ple)deviendront les plus fidèles serviteurs du capitalisme "
pour faire échouer les états capitalistes la gauche s’est appliqué à saboter l’ E N (90 % du personnel à gauche y fait la loi) à sapper l’autorité (il est interdit d’interdire ,élève = prof , école = lieu de vie ,sans murs, ouvertes a tous ,multiactivité ! ....) , entrée des délégués élèves et parents dans la gestion pour former des revendiquateurs , à sapper les méthodes (math modernes ,méthode globale de lecture, notation par lettre , suppression du classement ....) ces nouveautés désarçonnaient seulement les parent peu instruits .
la droite qui voulait conserver le savoir pour son élite l’a fait puisque la gauche l’a laissé faire
on est loin des commentaires ci dessus, cessons de vouloir donner des idées aux politiques comme un enfant de 7 ans qui vient d’apprendre comment on fait les gosses et qui veut l’apprendre à sa grand mère !!!et comme le fait notre jeune auteur .
la politique n’est faite que de complots ,cessons l’angelisme , réveillons nous les anciens , démontons ces complots et surtout ne comptons pas sur les politiques pour le faire .Ils nous (le peuple ) mènent en bateau depuis toujours
"Quand j’étais jeune, je pensais qu’il convenait d’exterminer l’ensemble des vieux.. Depuis, j’ai mûri, il convient d’étendre l’aspiration aux perdreaux de l’année aussi. Avec l’âge, on voit mieux les choses."
"E pour cela, il est impératif que chaque élève soit reconnu et pris en compte comme un être humain à part entière, et que le rapport avec l’éducateur ne soit pas un rapport d’autorité, mais un rapport de partage, d’échange."
Et dire que ni Socrate ni Platon, ni Plume ni Goudron n’étaient avertis..
Totalement d’accord avec Non 666. L’école publique s’est sabordée elle même quand elle n’a plus cru qu’elle avait pour mission de permettre à ceux qui étaient issus des classes défavorisées d’acceder par l’éducation et le travail aux mêmes postes que ceux qui étaient nés dans des familles riches. Ce qui était son honneur, ce qui était "politique" au sens le plus noble, a été abandonné au profit de considérations à la petite semaine, dans le sens le plus exécrable du mot politique. Ceux qui se sont engagés dans cette voie ont voulu construire un contre pouvoir, un état dans l’état, et ils en ont oublié leur mission. Pire ils ont utilisé et instrumentalisé les élèves et les parents d’élèves pour arriver à leurs fins... et ils ont ainsi donné un fameux coup de pouce aux écoles privées ou les parents les plus aisés pouvaient envoyer leurs enfants pour leur éviter le désatre d’être pris en otages.
NON667 vous me faites trop rire !
A gauche les profs ?
Bien réacs, bien pétris de leur autoritarisme oui. Ils n’ont que le portefeuille à gauche parce-que de ce côté là la Droite ne leur fait pas de cadeaux.
Quant à accepter la moindre proposition de la part des élèves ou des conseils de parents ne rêvez pas !
J’ai 4 enfants je sais de quoi je parle.
Dans ma fédération (de parents) certains parents délégués ne veulent plus participer aux conseils de classe tellement on les traite bas.
Moi-même ai été estomaqué de la manière dont on n’est même pas accueilli ni salué, ces messieurs-dames sont entre eux, entretiennent une causerie de salon avec petits rires de gorge. La moindre remarque ou question vous est "renvoyée".
L’EN est un système féodal, impénétrable, gouverné par l’omerta - pas de bruits, pas de vagues.
à french
les prof de gauche ça vous fait rire vous les traitez de réac
je vous rappelle quelques faitsque peu être votre age ne vousa pas permis de connaitre :
en 1981 après l’élection de mitterrand le secrétaire général de la F E N ( fédération de l’éducation nationale ,regroupant de nombreux syndicats de gauche ) André Henry fort du soutient qu’il lui avait apporté a exigé un poste de ministre (de l’éducation voulait -il ) .tonton sur ce plan la ne l’a pas satisfait et lui a crée un ministère pour le ridiculiser "le ministère du temps libre ".
en 2002 ce sont les profs qui ont fait défiler les gamins de la maternelle au lycée contre lepen
en guise de réac on doit trouver mieux !
votre expérience de parent d’élève n’est peut être qu’une exception ou peu être une réaction a un parent qui prétend leur apprendre leur métier alors que ce parent n’est pas capable d’éduquer son enfant qu’ils ont sous leurs yeux !!!!!
Non666 je vous rassure à plus de 5 0 ans j’ai connu 1981, Mitterrand a fait du clientélisme. Les enseignants ont fait battre Jospin en 2002 en portant lers votes sur l’extrême gauche, avec Allègre il n’avait pas fait de clientélisme, la vie politique veut cela.
Mes enfants n’avaient pas besoin de leurs profs pour manifester en 2002, du moins ceux qui étaient en age. Il est normal que les enseignants défendent la démocratie malgré tout, il ne faut pas confondre réac et carrément antidémocrate, antiparlementaire.
Quant aux parents d’élèves, j’habite une banlieue cossue et paisible dont le maire est depuis de nombreuses années le papa d’une ministre, le Lycée est verrouillé par une proviseure à ruban rouge qui se tient bras-dessus-bras-dessous avec les profs et les flics. Il n’y a rien à en attendre, toutes les instances ouvertes aux parents sont négligées, toute mesure qui ne satisfait pas leur corporatisme est vertement rejetée.
J’ajoute que pendant l’année scolaire qui vient de s’écouler, Darcos est venu faire le beau au Lycée par deux fois !! Et il n’a pas été sifflé par les profs loin de là.
Je suis enseignant et j’ai trouvé cet article très intéressant.
J’ai travaillé dans des quartiers peu favorisés et la plus grande difficulté dans mon rôle d’enseignant était de faire correspondre le monde de l’école et celui de l’extérieur. Les enfants sont très réceptifs à l’éducation à la citoyenneté, à l’écologie, au respect des autres , à la solidarité, la paix... mais ils ne sont pas bêtes : ils voient bien que ces valeurs ne se retrouvent pas dans le monde dans lequel nous vivons. Quand un savoir, une technique, une compétence devient caduque, à quoi sert de la retenir ? Mieux vaut savoir se défendre.
Alors comment motivé les troupes ? La peur de la punition n’est pas un moteur d’apprentissage. Même les “bons” élèves, ceux qui apprennent et recrache sagement leurs leçons, n’en retiennent pas la moitié et peine à réinvestir un savoir dans une situation non scolaire. Les plus malins élaborent tout un tas de stratégies pour faire croire qu’ils savent, pour faire plaisir à l’enseignant et leurs parents. Ils apprennent ainsi à se donner l’apparence de quelqu’un de bien dans notre société. L’épanouissement est une autre paire de manche.
Dans l’établissement dans lequel je travaille en ce moment, un Lycée Français aux États Unis, la donne est complètement différente : les élèves sont encouragés voir survalorisés. Les parents payent cher le prestige de l’établissement, qui n’est qu’une façade : les élèves ne sont pas beaucoup plus doués là qu’ailleurs. Mais l’argent permet de rêver aux grandes universités et ils y arriveront. Ils y arriveront car l’établissement à les moyens de ne pas surcharger les classes, d’organiser des entretiens élèves/profs régulier, d’avoir une équipe de soutient des élèves en difficultés conséquente, d’avoir des profs d’art, de musique, de sport et de langue en primaire , de faire des sorties, des camps...bref, des moyens. Et si ça ne suffit pas, il est toujours possible de faire un gros chèque lors du Gala de l’Université convoitée, mais c’est une autre histoire ;)
En citant les activités manuelles, notre auteur tape dans le mille. Pour qu’un enfant apprenne, il faut qu’il tripote quelque chose. Il y a toutes les chances qu’un enfant retienne ce qu’est une mesure en faisant un gâteau, un objet en bois, alors qu’une leçon et des exercices ne laissent que rarement des traces.
Le problème c’est que la mise en place de ces activités est souvent un cauchemar pour l’enseignant : problème de budget, d’administration, de temps. Il faut vraiment être motivé pour enseigner aujourd’hui, mais quand les moyens humains et financier ne suivent pas, c’est dur de ne pas devenir un fonctionnaire de la pédagogie. Se réduire à son rôle, ne pas en faire trop. Ce n’est pas si simple de fournir un travail de qualité.
Et puis les profs ont quand même une sale image, l’opinion publique et les médias leur tirent facilement dessus quand ils sont en grève alors que la plupart du temps, ils protestent pour la survie d’un système éducatif viable et démocratique.
Merci donc pour cet article,
Et bravo pour les fautes, j’en fait tout autant :)
Bonjour IXIPE,
Votre sens des réalités et la justesse de vos observations méritent d’être soulignés et encouragés (vous n’êtes pas le prisonnier d’une doctrine, fasciste, catho ou autre).
En effet, l’école handicape les enfants, assis sur une chaise et enfermés entre quatre murs avec un chef dont ils dépendent à 100%. Dans ce milieu inadéquat les enfants ne peuvent pas vivre selon leur nature et se développer harmonieusement.
La ségrégation par âges, la promiscuité, la privation de liberté exacerbent la révolte ou l’apathie.C’est un milieu pathogène qui tue l’envie d’apprendre. C’est dans la vraie vie que les enfants apprennent la vie. Ils naissent formidablement motivés, vous ne pouvez pas dire le contraire.
Je pose cette question :
Comment les adultes parviennent-ils à les démotiver ?
Ixipe, revendique d’apprendre quelque chose à nos enfants et écrit : "Alors comment motivé les troupes ?".. Je ne supporte pas cette faute majeure, indigne de quiconque a suivi normalement un enseignement primaire de qualité.
Merci pour cet éclairage Ixipe.
Effectivement travailler pour les notes c’est donner l’apparence d’apprendre, faire semblant, peu importe le moyen pourvu qu’on ait la fin.
Cet apprentissage par l’expérimentation, Allègre et Charpak ont voulu le mettre en place via les fameux TPE que l’on prépare pour le Bac en 1ere. Les profs ont oublié que le "E" voulait dire encadré et laissant les élèves patauger et agissent en censeurs plus qu’en soutien.
Effectivement aux USA la sélection se fait par l’argent, en France pas vraiment encore mais disons par le milieu, par l’aide individuelle que chacun peut apporter à ses enfants, par la capacité à orienter et à conseiller, à rassurer aussi.
Bonjour paconform
Merci d’appuyer mon propos. L’enfermement est effectivement une des caractéristique de notre système scolaire. Encore une fois les savoirs sont validés par le monde dans lequel les enfants vivent. A quoi sert une règle de grammaire ? Bien parler ? Mais pour quoi faire ?
Zidane, Joeystar n’ont pas eu besoin de cela pour réussir !
Dans ma classe à Marseille, les gamins voulaient presque tous devenir des stars, rien glandé et avoir plein de fric. C’est clair qu’entre ça et travailler dur pour avoir un boulot mal payé je les comprends.
Quand à ce qui les démotive, je pense
que c’est plus le monde des adultes que les adultes eux- même.
Quelle sont nos valeurs ? Sommes nous des exemples à suivre dans nos
relations avec les autres, nos envies, nos préoccupations
?
Heureusement, et comme le souligne french_car, la différence
chez nous se fait encore dans l’humain, dans ce que l’entourage peut
nous apporter, et c’est un bien précieux. C’est cela que nous
risquons de perde.
Quand à vous, oncle archibald, si je ne comprends pas le sens de votre première remarque, je tiens à réagir à la seconde ; en tant qu’enseignant je préfère valider une compétence de mesure en leur demandant de suivre un recette, plutôt que de me répondre à une question toute faites du style « combien de grammes font la moitié d’un kilo » parce que si effectivement plus de la moitié sauront répondre à la question, combien sauront la mettre en application dans une situation réelle ?
Je pourrai effectivement me contenter de la question mais je deviendrait un fonctionnaire. Or mon rôle est de donner des outils, pas des bonnes notes.
Quand à la dernière remarque elle me semble complètement déplacée, ne connaissant ni ma vie ni les raisons qui m’ont amenés à ce choix.
Je suis fils de prolétaire, j’ai été à l’école publique et au final, je ne suis pas mécontent de ce que je suis ;)
Merci
Ixepe : pour comprendre le sens de ma première remarque il suffit de savoir différencier un infinitif et un participe passé, ce que nos instituteurs d’il y a 50 ans savaient parfaitement nous apprendre.
On peut réconcilier les vieux schnocks et les jeunes schnocks...
au moins au niveau de l’analyse :
Lire Bernard Stiegler.
Nous somme le seul animal à pleurer au cours de son éducation.
Nous sommes tissés de "protentions" ("envie" ) et de rétentions .
Nous avons une vie "humaine" grâce aux supports de mémoire (langue pour tous, lecture pour beaucoup, et maintenant internet pour pas mal).
Dès leur entrée en civilisation, ces supports de mémoire ont joué des tours pendables. L’esclavage pour dettes il y a 3200 ans. Eh oui, on te voit arrivé avec ta dette, tu restes esclaves ou tu fuis aux marches de l’Empire (peut être que les proto-Hébreux furent des réfugiés de ce style, tracer "abiru", lire Liverani).
Socrate a eu "peur" de l’écriture, les encyclopédistes n’ont fait bon usage de l’imprimerie qu’après une marée de choses niveau "poubelle du web" mutatis mutandis (Libelles, pamphlets, faut bien vivre quand on est éditeur). La technique (en sa dimension mémoire plus qu’en sa dimension prométhéenne, ida est bombinette ou fusil) est un ouragan en soi. La Nintendo est une déesse (DS =DoubleScreen pour les vieux schnocks) plus forte que bien des Dieux.
Stiegler analyse la "liaison" ou la "déliaison" des pulsions. Les pulsions liées sont "infinitisées" sublimées, et on accepte alors de développer le soin, "l’otium", le loisir que vous souhaitez voir venir Lorientien.
La force de l’humanité est dans la fractalité du monde (même Dugué existe sur AV, rendez vous compte), dans les recoins, tout ce qui n’est pas abject n’est pas sublime, mais peut être soigné. Vous êtes touché par la grâce peu divine (non inhumaine dit l’autre jargonneur) du "soin" lorsque vous aurez croisé suffisamment "aidos" la honte, la seule qui inspire si fort la justice "dike" (syndicat, syn-dike, vu ? ). Et vous en avez eu récemment l’expérience : prince Jean et l’EPAD. Eh bien la honte en a submergé plus d’un dans ce pays et hop, ça ne s’est pas fait, pour une fois. La preuve que dans les recoins subsiste la capacité d’infini (l’existence au lieu de la subsistence, être exo dehors/ peut être au dessus, et pas sub/ Sûrement dessous). Mais c’est vrai qu’en cours, au collège au lycée, elle disparait presqu’entièrement, cette belle capacité. Une seconde de la sonnerie d’un portable vous en enlève 5 mn fastoche. eh oui.
En effet tout ceci apporte peu de solutions (Ars industrialis pour Stiegler, le CRREA de JFK pour Marianne, pas rien, pas tout). Et attendre d’être vieux schnock n’est que la solution par défaut. Qu’est-ce qu’il manque à tout cela ? sans doute un peu de "holisme", que tous vos nerfs soient en état d’apprentissage pas juste le neurone des maths ou de l’angliche.
De ce point de vue, je doit lire le livre sur La Main du sociologue Sennet, un de ces quatre. Oui, avec une main atrophiée par "l’outil" clavier-souris pour trois décennies, l’humanité passe sur un pont étroit.
Qu’elle retrouve une main créatrice, capable de former de l’information (eh oui, in-forme, je te forme), des pieds et des mains, du bec et des ongles, et la pensée sera moins tourniquette. Rêvons même que BHL n’aura plus besoin que de tailler ses chemises, fini le besoin compulsif de pholisopher (je me sic, comment dire ce qu’il fait sinon) avec la chemise en question.
Bon, allez,mise en oeuvre, musique quoi . (Django Reinhardt ne devint "bon" en musique qu’après un accident à son bras ai-je appris récemment) .
bonne élévation, élève levant de levain demain.
Rafraichissant cet article. J’ai 78 ans et je me retrouve dans ces aspirations, cette utopie. Evidemment quand on a vécu avec ces valeurs de peur, de compétition, renforcées par la religion qui joue sur la peur du châtiment éternel et l’affirmation d’une vérité absolue qui rejette les "mécréants", c’est difficile d’imaginer un autre mode de fonctionnement.
Bien sûr, l’auteur, vous n’avez pas la proposition "clé en main" de mettre çà en place, mais vous faites votre boulot : vous semez.
Forcément vous dérangez. Et puis on n’a pas été formé non plus pour échanger des points de vue pour avancer ensemble. Mais on est d’accord avec toi et t’es un bon, ou on n’est pas d’accord et t’es un mauvais.
Bien sûr on peut discuter sur la notion d’envie et y voir soit le désir de mettre ses forces, son enthousiasme au service d’un projet, soit le refus de sortir de son état végétatif.
Bien sûr on peut discuter sur la notion de compétition qui peut être l’aspiration de se dépasser soi-même, de faire encore mieux en se respectant, ou d’écraser l’autre quels qu’en soient les moyens.
Je suis tombé sur des commentaires sportifs à la télé ces jours-ci, partculièrement sur les jeux olympiques ; la seule chose qui compte c’est le score final. Peu importe le reste. Tu es troisième tu es un héros glorifié pour la planète. Tu es quatrième à un poil près, tu n’existes pas. L’épreuve sportive elle même, les athlètes eux-mêmes n’intéressent pas, ce qui compte c’est le podium. A condition que tu soit de la même natonalité que moi, bien sûr.
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