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Accueil du site > Actualités > Société > Quelle éducation pour vos enfants ?

Quelle éducation pour vos enfants ?

 Ce n’est pas d’un regard extérieur que j’observe la dégradation du système éducatif français mais directement de l’intérieur puisque je suis actuellement en classe de Terminale.

Je ne viens pas rajouter un commentaire de plus aux derniers évènements de Vitry-sur-seine, ni balancer une critique sur les différents ministres de l’éducation ayant tenté d’apporté changements et améliorations à ce système. Seulement, en vue de l’inefficacité croissante des enseignants à fournir un travail de qualité et du nombres d’élèves « mis de côté » par ce système, nous sommes en droit d’imaginer les nouvelles bases qui pourrait servir d’appuis si il venait un jours à l’idée de nos chers politiciens de tout démolir, pour mieux reconstruire. Aussi, diverses questions nous viennent tous de suite à l’esprit, qu’est-ce que l’éducation ? Quel est son but ? Comment doit-on considérer le rapport entre l’éducateur et l’élève ?

Notre système scolaire actuel fonctionne à partir d’un élément très significatif de notre société qui est la peur. En effet, il est intéressant d’observer qu’au cours de sa scolarité, l’élève est sans cesse assujetti à ce sentiment. La peur d’avoir une mauvaise note, de ne pas passer la classe suivante, de ne pas être à la hauteur, de se faire gronder, et finalement de rater sa vie. La peur à elle-seule amène un tas d’autres sentiments tel que l’orgueil, le manque de confiance en soi, la colère, l’indifférence. Tout ceci ne sont que des facteurs qui poussent les élèves à se comparer les uns aux autres, à se sentir délaissés et finalement à quelques fois abandonner la scolarité, ou à suivre une branche par pur « ambition » et non parce que c’est une vocation véritable. A échelle plus large, je dirai que l’école est une reproduction de notre société, et que cela pourrait expliquer le cynisme de certaines personnes qui ne sont pas heureuses dans leurs métiers et qui pourtant s’y accroche fermement.  

Il serait bon de cesser de croire que la concurrence est le seul moyen de stimuler un être pour qu’il accomplisse quelque chose et le pousser à apprendre, car c’est faux. La concurrence détruit, fait naître des sentiments de jalousie, et ne fait qu’augmenter notre égo déjà grandissant. Donc, si nous mettions en place un système éducatif qui pousse concrètement l’élève à s’épanouir, à être lui même et ainsi à se comprendre, je pense que l’état pourra revoir à la baisse ses dépenses budgétaires lié à la délinquance. ( Quand un jeune ne trouve pas les réponses qu’il attend à l’école, il va les chercher ailleurs, tout n’est qu’histoire de cause à effets ) . Aussi, il semble important de cesser de privilégier constamment la performance intellectuelle et de rendre accessible aux élèves des cours où chacun serait amener à s’exprimer, je parle ici de cours d’art, de théâtre, d’écritures, de danse, de yoga... Il me semble important pour apprendre à se connaître, et communiquer ce que nous sommes, que ces cours soient enseignés. Aussi, la culture ne s’arrête pas au fait d’ingurgiter des livres...des matières comme la couture, la mécanique, la cuisine, la menuiserie paraissent essentiels, et doivent nous apporter un savoir-faire qui se révèle à la fois culturel et pratique. Ce n’est pas juste avec des spots de pub que l’on réduira l’obésité -tout cela passe par l’éducation- au même titre que l’on ne réduira pas la violence en plaçant une caméra derrière chaque individu, il faut inviter chaque personne dès son plus jeune âge à acquérir des outils pour exprimer et comprendre la violence ou la haine qu’il peut avoir en lui d’une manière différente.

E pour cela, il est impératif que chaque élève soit reconnu et pris en compte comme un être humain à part entière, et que le rapport avec l’éducateur ne soit pas un rapport d’autorité, mais un rapport de partage, d’échange. Il faut cesser de mettre des barrière entre l’éducateur et l’élève, si chacun des deux comprend pleinement les derniers principes énoncés, le respect s’installe de lui-même. Cependant il est évident, que chaque élève évolue à son rythme et possède sa propre personnalité et ne développe donc pas un intérêt égal pour chaque matière. Pour que l’enseignant puisse travailler avec une efficacité optimale avec chaque élève, il est donc nécessaire d’avoir du temps, ce qui signifie un nombre d’élève minimum. L’idéal en effet serait une classe de 5 à 10 élèves mais concrètement, une classe contenant entre 15 et 20 élèves serait déjà une bonne chose à l’heure où les classes se comptent plutôt par groupe de 40... J’insiste sur ce point, car aujourd’hui, de la primaire au lycée, trop d’élèves sont laissés dé côté, par manque de temps, parce qu’il faut finir le programme etc...

Pour finir, je tiens à préciser qu’il ne s’agit là que de bases me paraissant essentielles, mais si je voulais vraiment approfondir, je parlerais de l’utilité de l’examen, du système des notes et autres.. Mais il s’agit d’un article sur l’éducation et non d’un roman... Si l’on observe le monde, on peut vite s’apercevoir, que la confusion qui l’anime n’est que le reflet de notre propre désordre intérieur. Aussi, si l’on pousse les enfants à se questionner, à s’observer eux-même et se qui les entoure dans un climat qui soit harmonieux et non oppressif, alors je crois que l’on pourra réellement parler de paix, d’espoir, et de changements.

 
 
 

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119 réactions à cet article    


  • oncle archibald 16 février 2010 11:12

    Ca n’est pas en terminale mais en classe de CM1 que vous devriez être, pour y apprendre l’orthographe, la grammaire, et à exprimer clairement ses idées par écrit .. 


    • french_car 16 février 2010 18:11

      Bien Archibald, constructive la remarque ! Vous avez perdu 2 mn de votre vie en la postant.


    • ZEN ZEN 16 février 2010 11:26

      Cet article-témoignage sans prétention m’a plu, car il pointe bien les deux aspects non dissociables qui minent tant l’école que la société d’aujourd’hui : la peur et la concurrence, qui retentissent sur l’élève parce que installées aussi au coeur des familles
      Où est , dans ces conditions, la joie d’apprendre, qui devrait être valorisée ? L’éveil à la dimension esthétique a été sacrifié, sauf exceptions
      Ce n’était pas le cas à ce point il y a une trentaine d’année,où le parcours scolaire était plus apaisé, parce que les problèmes d’emploi ne se posaient pas avec la même acuïté
      Les effectifs pléthoriques et la politique de réduction drastique des effectifs (surveillants entre autres) ne vont rien arranger


      • herbe herbe 16 février 2010 17:20

        Oui Zen , très pertinent !

        J’ai envie d’ajouter que dans notre société d’addiction, c’est de plus en plus dur de découvrir le plaisir qui peut découler après un apprentissage très long ...

        De même la lecture au long court devient difficile pour les adeptes des messages courts.

        Je continue d’essayer de faire passer le message aux enfants comme aux adultes de mon entourage : non dans la vie tout ne vient pas d’un claquement de doigt... des fois ça prend 10 ans comme le piano ou le tennis ou etc mais quel plaisir à l’arrivée, c’est souvent gratifiant, fortifiant, viviviant ...


      • MCM 16 février 2010 11:35

        J’ai une proposition qui devrait séduire l’auteur, on attribue d’office à tous les enfants le bac dès la naissance et un doctorat au choix dès l’adolescence.

        Ainsi sera supprimée toute compétition et tous les enfants pourront s’épanouir dans des activités ludiques au lieu de fournir l’horrible effort de s’instruire.


        • appoline appoline 16 février 2010 18:41

          @ MCM,


          N’oublions pas que le niveau des bacheliers d’aujourd’hui équivaut au BEPC d’il y a 20-30 ans ; ceci explique cela. Bac à la naissance pourquoi pas, puisqu’il le file à tout le monde, autant ne pas faire chier les minots devant leur console.

        • french_car 16 février 2010 18:43

          Appoline comparons ce qui est comparable : le niveau des BAC généraux. Il n’a pas baissé.


        • Vox Populi 16 février 2010 21:29

          @Vincent Breton

          40% d’une classe d’age n’a pas le Bac ?
          Batailler sur les pourcentage, ne fait que nous faire perde du temps sur la résolution du problème.
          Pourquoi ne revalorise t on pas vraiment la diversité des diplômes, et pas uniquement du bac érigé en roi.
          Je parle de la vrai diversité, pas envoyer un gamin en formation professionnelle (où toute autre formation ou diplôme autre que le bac), par défaut, mais bien parce que cela à une cohérence. Malheureusement cela demanderait de virer tout ces conseiller d’orientations inutiles (même quand parfois ils ont de bonnes intuitions), de revaloriser TOUTES les filières, diplomes et formation, et de gérer ces filières en cohérence avec les débouchés...

          Que de travail...


        • appoline appoline 17 février 2010 12:56

          @ French,


          Désolée mais je ne suis pas d’accord, rappelez vous le temps où on nous niquait des points dans toutes les matières pour les fautes d’orthographe. Vous imaginez maintenant si les correcteurs tenaient compte de tout cela, le nombre de rétamés qui chialeraient dans leurs capuches. Non, je n’invente rien, il s’agit d’une constatation émise par des recteurs du sud-ouest à la radio il y a quelques années. Quand vous voyez ces mêmes bacheliers parvenus dans ce qui est appelé le « supérieur » ne pas savoir écrire les courriers nécessaires à l’entrée dans certaines écoles, ça fait peur.

        • french_car 17 février 2010 13:51

          Appoline
          Parce que vous pensez que l’orthographe est la matière la plus essentielle ? N’avez-vous pas lu ou écouté de Closets ? Nombre de savants ne savent pas trop s’il y a un h, pas de h, un t ou 2t, la langue française étant particulièrement absurde de ce point de vue !
          Niquer sur l’orthographe - comme vous dites, c’est trop con ...


        • appoline appoline 18 février 2010 12:11

          @ French,


          Du tout, ça fait partie d’une culture générale indispensable quand on prétend à certains postes. L’orthographe est bien trop précieuse pour être laissée à l’abandon et le mépris que certaines grosses têtes pour elle est le parfais exemple d’une certaine décadence ; en plus ils seront les premiers à critiquer leurs rejetons quand ils auront sous le nez « eh p’pa, te pran pas l’chou c pa 1porten et sa fé pas boufé laicritur ».

        • appoline appoline 18 février 2010 15:46

          Oups autant pour moi, parfait parfait parfait, vous m’écrirez 100 lignes.


        • ZEN ZEN 16 février 2010 11:46

          MCM-Adama a bien mal compris le jeune auteur, qui, avec une maladresse bien compréhensible, aspire , il me semble,à une système scolaire rénové , qui ne soit pas sans émulation, mais plus ouvert.
          Il ne s’agit pas de faire un remake de Libres enfants de Summerhill, mais de repenser la culture scolaire aujourd’hui, de revenir à certains fondamentaux, et de créer des conditions destressantes dans les établissements, qui subisent aussi les effets de la violence sociale
          Mais laissons-lui la parole...


          • Lorientin Macabé Lorientin Macabé 16 février 2010 11:49

            c’est bien tout le contraire, il s’agit de pousser les élèves à s’instruire, mais d’une manière tout autre que celle proposer actuellement par notre système éducatif. Il faut que l’envie d’apprendre et la curiosité soit mises en valeur et non l’envie de dépasser l’autre, d’être le premier, de donner une bonne image... Pour cela il est nécessaire que l’on est une école qui puisse répondre aux maximum aux envies réelles de chacun.


            • MCM 16 février 2010 12:01

              Je ne vois pas en quoi ceux qui ont envie du rôle de premier de la classe vont gênent, à moins que vous ne briguiez aussi ce rôle.

              Quant à l’envie d’apprendre, si le fait de vous fournir une école et des professeurs ne vous suffit pas, je ne vois rien qui puisse vous y aider.

              Si vos revendications ne sont pas pour vous mais pour ceux que vous appelez les laissés pour compte, rien ne vous empêche d’exercer vous même l’altruisme que vous préférez déléguer à la société.

              Enfin les « envies réelles de chacun » sont déjà fournies par les nombreuses filières proposées à moins que vous ne parliez d’envie de Yoga ou fadaises qui n’ont strictement rien à voir avec l’enseignement.


            • ZEN ZEN 16 février 2010 12:42

              Lorientin
              La notion d’« envie » est on ne peut plus équivoque
              On ne peut enseigner à partir des envies, multiples et contradictoires des élèves
              J’ai envie de consulter mes sms pendant le cours de français, dira l’un..
              J’ai envie d’écouter du rap plutôt que des maths, dira l’autre..., etc...


            • Lorientin Macabé Lorientin Macabé 16 février 2010 14:32

              je suis d’accord Zen, mais quand je parle d’envie, je l’entend d’une certaine manière, bien sûr si on devait sans cesse écouter les envies soudaines de chacun, il n’y aurait plus d’école mais un bordel monumental. Non je parlai vraiment d’envie dans le sens d’expérimenter divers domaines. Et je pense que pour aller à l’école, il faut que l’élève adhère à un certain nombre de règles et surtout les comprennent, il serait même intéressant qu’elles soient discutés au début de l’année. Des choses évidentes comme ne pas téléphoner en cours, ne pas boire d’alcool dans l’enceinte du lycée, ne pas insulter, dégrader etc, doivent être clairement présentées. 

              Cependant j’ai la ferme conviction que l’on peut construire, avec ces même règles, une école avec d’autres bases que l’autorité, la peur etc... comme je l’ai déjà dit. J’ai eu l’occasion d’en discuter avec plusieurs professeurs ainsi que mon CPE . Ce n’est pas avec un esprit react que j’ai écrit cet article mais avec l’envie d’exposer un point de vue et de questionner sur ce que pourrait être l’école si l’on voulait la faire autrement. Je tiens à préciser, car certains on vraiment l’air de croire que je considère mes profs comme des moins-que-rien que ça n’est pas du tout le cas, et que j’ai plutôt un grand respect pour ceux qui font ce métier. Je crois aussi que le fait de critiquer, de se poser des questions, d’échanger est essentiel pour évoluer et construire, donc voilà c’est ce que j’essaie de faire, humblement.

               Bon c’était une réponse global et la dernière que je ferai , je ne suis là pour convaincre personne, et sûrement pas pour jouer au jeu de celui qui aura la meilleure répartie car ça ne m’intéresse pas.


            • oncle archibald 16 février 2010 20:09

              « je pense que pour aller à l’école, il faut que l’élève adhère à un certain nombre de règles et surtout les comprennent, il serait même intéressant qu’elles soient discutés au début de l’année. Des choses évidentes comme ne pas téléphoner en cours, ne pas boire d’alcool dans l’enceinte du lycée, ne pas insulter, dégrader etc, doivent être clairement présentées. »

              C’est trop top !!! Il faudrait disserter sur ces « points de détail » de l’histoire de France ?? Je rêve !

            • Vox Populi 16 février 2010 21:46

              "Et je pense que pour aller à l’école, il faut que l’élève adhère à un certain nombre de règles et surtout les comprennent, il serait même intéressant qu’elles soient discutés au début de l’année. Des choses évidentes comme ne pas téléphoner en cours, ne pas boire d’alcool dans l’enceinte du lycée, ne pas insulter, dégrader etc, doivent être clairement présentées. « 

              Discuter du fait de savoir si il faut interdire les insultes ou les dégradations ?
              Quelle optimisme par rapport à l’être humain...

              Il y aura toujours des personnes qui refuseront ces interdictions... Voir une majorité.
              Cette démarche en fera qu’afficher une faiblesse...

              Si les élèves sont majoritaires à refuser ces interdictions, que ferez-vous ? Vous plierez-vous ?
              Et même si ils sont minoritaires, exclurez-vous ceux-ci ? Car ouvrir une discussion c’est conforter ces individus qui résonneront après en disant : »Je m’y suis toujours opposé, cette discussion ne me regarde pas"

              Je vous assure, à l’heure ou l’on est éternellement materné et ou l’on n’incite jamais l’enfant, puis l’adolescent à devenir un adulte responsable, où l’on est des éternels adolescents victimes de la société, cela ne manquera pas d’arriver.

              D’ailleurs votre idée de répondre aux envies des élèves est dans cette même logique, jamais adulte, toujours chouchouté, materné...


            • french_car 16 février 2010 18:17

              Chantecler je suis assez d’accord avec ce que vous dites mais pourquoi vouloir imposer une matière qui rebute ?
              Pourquoi pas un peu plus d’options ?
              Pourquoi faire souffrir les littéraires avec de la physique jusqu’à la 1ere ?
              Et sans revenir sur la Princesse de Clèves est-on obligé de gaver les scientifiques d’une littérature soporiphique au prétexte qu’il faut avoir un fond culturel pour ne pas ensuite passer sa vie devant les naiseries de TF1 et avaler le programme de l’UMP sans la moindre capacité de jugement ?
              Le terme « envie » ne doit pas être pris au premier degré mais il y a des matières qui ne font pas envie du tout et dont au fond on peu sans-doute se passer.


            • Gandalf Tzecoatl 16 février 2010 12:04

              Je ne connais pas grand-chose au monde éducatif, mais lançons-nous pour une fois :

              L’autorité primitive est basé sur la peur et effectivement, l’exacerbation de la concurrence sous enfumage libéral retombe bel et bien sur le système éducatif.

              La peur :
              C’est effectivement la façon la plus facile d’asseoir son autorité. Non seulement dans la relation prof-élève, chacune des parties n’étant pas uniquement victime, mais employant ceci afin de tenter de mener la classe comme il l’entend.
              La valorisation des capacités de l’élève, l’analyse des ses forces et faiblesses est sans doute la première étape afin d’éviter de presser l’élève de discours alarmistes, qui peuvent fonctionner un moment, mais qui peuvent aussi dégouter, décourager, voire sembler une ficelle trop usitée pour être crédible ou qui lasse comme l’a relevée l’auteur.

              La concurrence :
              Je pense qu’il s’agit de compétition entre élèves. On n’en fera pas l’impasse.
              Mais des notes collégiales de classes pour certaines activités pourraient permettre de faire prendre conscience aux élèves l’intérêt de ne pas uniquement se la jouer individualiste, mais également de lui ouvrir les yeux sur l’intérêt du travail d’équipe, collectif.

              Sinon, l’article est sympa, il aurait mérité d’être un peu plus structuré smiley


              • french_car 16 février 2010 18:19

                Très juste mais il n’y a pas que la maitrise du sujet, il y a la pédagogie et une certaine prestance, un charisme pourrait-on dire, que beaucoup n’ont pas.


              • french_car 16 février 2010 18:25

                 Philippe Renève une fois n’est pas coutume je ne vais pas être d’accord avec vous, en tant qu’ancien lycéen et père de 4 enfants.
                Actuellement la fin justifie les moyens. Tout étant basé sur les notes et le classement - notamment pour les dossier post-bac on est en plein dedans, au fond peu importe le savoir engrangé pourvu qu’on ait la note et le classement. C’est tout ce qui pervertit le système.
                Le système actuel est malade de l’élitisme qui fait que dans les TLE S au bas mot 50 % des élèves sont largués même si 90 % auront de toute façon le bac. Le prof travaille pour les 6 meilleurs de la classe qui de toute façon y seraient arrivés au même niveau avec un âne à la place, et laisse tomber les 25 ou 30 autres.
                Le pire c’est que l’heure n’est plus à la mode des études scientifiques et les 5 ou 6 premiers en math-physique iront faire hypokhagne BL, Science-Po, prépa HEC ou médecine et les profs auront vraiment travaillé dans le vide.


              • Vox Populi 16 février 2010 22:03

                @french_car

                Oui tout est basé sur des notes qui ne veulent en effet plus rien dire, mais pas pour la raison que vous donnez.

                Elles ne veulent rien dire car on a décidé de massifier le bac et ses filières générale.
                De massifier mais aussi de niveler par le milieu (ce qui en fait à amené à un nouvellement par le bas).
                Aujourd’hui les académies demandent aux différents groupes de correcteurs de sur-évaluer ou sous-évaluer les notes au bac pour que les secteurs sensibles et les secteurs favorisés ne reflètent pas la réalité : L’abysse grandissant en terme de maitrise des programmes.

                On ne lutte pas à la racine mais on supprime l’entonnoir au niveau du système d’instruction et de formation, au moment ou normalement on devrait sélectionner, et inévitablement la modification de la réalité brouille toutes les cartes pour après.
                Mais, sélection ne veut pas dire mettre sur le ban.
                Il vaut mieux être négativement sélectionné au niveau du bac qu’une fois arrivé sur le marché du travail (là où du coup l’entonnoir continue cruellement à marcher).
                Car, perdre une année à se réorienter vers une autre filière sélective au niveau du bac est bien mieux que de devoir le faire une foi lâché sur le marché du travail.

                La sélection devrait d’ailleurs s’effectuer avant le bac, mais cela reste tabou...
                Ce qui n’emperche d’ailleurs pas que des passerelle existent à tout les niveaux, mais encore une fois, il vaut mieux qu’elles soient franchises en amont (système d’instruction et de formation) qu’en aval (marché du travail, où le pragmatisme de la demande économique prévaut).

                Plutôt on accorde les filières en adéquation des débouchés, plus on évite de lâcher des étudiants en masse dans des filières où les débouchés ne correspondent pas.


              • french_car 16 février 2010 23:23

                Vox Populi je ne parle pas du bac, je parle des NOTES. Celles accumulées au long des 1ere et TLE qui constituent le dossier apres bac ! Pour les filières sélectives justement. Si au moins elles étaient établies par rapport à un référentiel national et non par rapport au pifomètre du prof ou au niveau général de la classe ou de l’établissement ?


              • Lorientin Macabé Lorientin Macabé 16 février 2010 13:21

                Je ne comprend pas bien ce que signifie « la formation citoyenne et professionnelle dans le cadre de l’économie générale »

                 Mais en ce qui concerne tout simplement la formation citoyenne à l’école, je crois que là aussi elle est mauvaise. Personnellement, des matières comme l’ECJS me paraissent essentielles, mais encore trop peu importantes dans l’emploi du temps. je pense et ça n’est que mon point de vue qu’une sorte de débats sur l’actualité quotidienne ne serait pas de trop, enfin je crois vraiment que l’on pourrait éveiller de manière plus forte l’esprit critique et l’intérêt au monde qui l’entoure chez l’élève. Pour cela je trouve vraiment, que le débat et l’échange avec par exemple des écrivains, des journalistes, des acteurs de la vie locale, peut être intéressant. ( ce genre de chose est parfois organisé par certains prof mais reste trop rare à mon goûts)


              • Lorientin Macabé Lorientin Macabé 16 février 2010 13:44

                Bien sûr que non ça n’est pas ce que j’ai voulu dire, je voulais simplement exprimer le fait qu’il serait intéressant de provoquer plus de rencontres amenant au débat que ce soit avec des écrivains ou autres. Je ne remets pas la lecture en cause.


              • ZEN ZEN 16 février 2010 14:27

                Chantecler
                Tu rêves !
                Voltaire en terminale smiley !
                A mon époque (préhistorique !), on le pratiquait en première...


              • Groé Groé 16 février 2010 17:40

                Malheureusement on ne peut pas vraiment débattre avec un livre...
                L’étude des auteurs est sensée être faite en français, il serait en effet intéressant d’utiliser des cours comme l’ECJS pour rencontrer des gens extérieurs justement à ce que l’on voit classiquement en cours.

                Mes souvenirs de l’ECJS qui ne sont pas si lointains, c’est un cours fait généralement par le prof d’histoire, qui ne sait lui même pas bien souvent quoi faire de cette heure. au final une heure pas trés utile.


              • Lorientin Macabé Lorientin Macabé 16 février 2010 13:11

                De mon point de vue, il est vraiment dommage de penser que l’élève ne peut rien apporter au professeur, car en mon sens chaque relation doit être l’occasion d’une ouverture et d’un apprentissage, qu’il soit éducatif, ou même plus « spirituel ». La concurrence est présente à l’école, et le nier serait un non-sens, n’est-ce pas ? Donc, pour vous répondre, je ne pense pas que l’absence de concurrence laisserait place à des élèves possédant les plein-pouvoirs. Et je tiens à préciser que le but de tels changements ne viseraient pas à aller uniquement dans le sens de l’élève ou du professeur mais plutôt à renforcer le lien entre les deux et ainsi à créer une relation basée sur une compréhension mutuelle. En fait je crois vraiment qu’une telle ouverture est nécessaire pour que le partage d’un savoir est réellement lieu, car comme on l’observe aujourd’hui, l’apprentissage ne se fait plus vraiment pour les bonnes raisons. Aussi, si chaque élève pouvaient accéder à une éducation qui lui offre une possibilité plus large de trouver se qui l’anime vraiment pour en faire son métier, ce serait un bien énorme pour le monde.

                Aujourd’hui, ce rapport n’existe pas car les enseignants ont un programme à finir, les classes sont surchargées, les cours sont trop longs et mal répartis, et l’orientation des élèves et cela dès la 4ème, me semble trop souvent choisie par défaut. Aussi, il y a encore beaucoup d’élèves qui redoublent ; le redoublement à depuis longtemps montré son inefficacité, et si aujourd’hui on veut l’éviter et privilégier les réorientations, c’est seulement par un intérêt économique. Enfin, les élèves aujourd’hui n’ont pour beaucoup pas vraiment conscience de la chance qu’ils ont d’étudier, et veulent juste passer leur bac, histoire d’avoir un truc en poche. Aujourd’hui le manque de motivation se fait cruellement sentir, et moi-même personnellement l’école parfois me gave, car si elle offre d’excellentes choses, elle présente aussi d’énormes défauts. Il est impératif de changer des choses, ne serait-ce que pour que l’école puisse apporter à chaque élève, la curiosité d’apprendre.

                 Nous pouvons puiser notre inspiration dans différents systèmes scolaires étrangers comme par exemple le modèle finlandais, ou même celui de Brockwood Park School, une des écoles crée par Krishnamurti en Angleterre.


                • MCM 16 février 2010 13:37

                  Oui et de plus les revendications d’ordre philosophiques de l’auteur, rien ne l’empêche de les appliquer sur lui-même au lieu de souhaiter la généralisation de son point de vue qu’il considère bien évidemment comme le seul valable et dont les immenses bienfaits se doivent de submerger l’humanité et pourquoi pas l’univers.

                  Et je devine de mieux en mieux pourquoi l’auteur prétend parler d’égal à égal avec ses professeurs, tout simplement parce qu’un ersatz de modestie l’empêche de dévoiler pleinement la supériorité de sa pensée sur celle de ses vieux profs réacs.


                • Lorientin Macabé Lorientin Macabé 16 février 2010 13:49

                  je crois sérieusement que vous m’avez mal comprise, car je ne prétend être supérieure à personne, et reste ouverte aux commentaires. A travers cet article, je n’ai fait qu’exposer mon point de vue, et ne souhaite en aucun cas l’imposer ni même persuader quelqu’un qu’il est le meilleur. Je crois que l’agressivité que je ressens dans vos remarques ne sont pas nécessaires et surtout sont contre-productives au débat.


                • Lorientin Macabé Lorientin Macabé 16 février 2010 14:02

                  Bien nous avons tout simplement des avis divergents.


                • oncle archibald 16 février 2010 14:15

                  La réussite passe par l’effort, ça n’est pas bien difficile à comprendre et ça n’est jamais démenti .. L’élève qui est seulement « doué » et qui ne bosse pas atteint très vite ses limites, s’il bosse il les dépasse .. Est ce si compliqué à comprendre ?? 

                  Reporter sans cesse la responsabilité sur « les autres », le prof ,la société, les parents, les trop forts, les trop nuls, etc .. ne mène à rien. Il faut faire face à ses responsabilités, et plus on en retarde le moment, plus cela devient difficile à faire ..

                  Un prof de math en terminale notait etllement « sec » que rares etaient ceux qui avaient la moyenne .. deux trois quatre notes par compo sur des classes de 35 en 1962 à pierre de Fermat à Toulouse .. Lorsqu’on lui reprochait sa sévérité il répondant qu’il était la pour nous pousser à faire mieux pas pour nous flatter et que lorsque nous serions en prépa on commencerait à comprendre ce qu’est vraiment travailler ..Personne n’a eu à s’en plaindre, même ceux qui sont allés en fac ..


                • Lucien Denfer Lucien Denfer 16 février 2010 17:56
                  Je suis ravi de lire ce témoignage, c’est édifiant.

                  Bien sur ce que l’on nomme pompeusement Education ne prépare qu’à l’exercice d’un métier. Dans l’éducation il n’est nullement question d’apprendre à des enfants à se connaître et se respecter en tant qu’individus. Il n’est pas non plus prévu de leur inculquer des notions philosophiques dès le plus jeune âge, pourtant elles sont indispensables à la formation de la personnalité et à la recherche de la vocation. 

                  Dans l’éducation on reste très pragmatique et on se concentre de façon très autoritaire sur ce que des adultes blasés et mornes auront jugés digne d’être transmis à la ribambelle. On ne voit pas non plus d’alternatives à la compétition, à croire que dans une classe de 30 seule la première place compte, le reste n’a plus qu’à ravaler sa morve et faire avec. L’émulation et le travail collaboratif permet pourtant d’abattre des tâches titanesques que le meilleur de la classe ne réalisera jamais qu’en rêve. 

                  Dans l’absence de méthodes pédagogiques propre à susciter la motivation du plus grand nombre, on persiste à menacer et à terroriser les élèves, on instaure l’autorité toute puissante du professeur et gare à celui qui aura l’outrecuidance de remettre cette autorité en question. C’est à croire que la priorité est de favoriser les professeurs dans le déni le plus total de la mission première de l’éducation. Si les profs ne sont pas capables d’instaurer un dialogue et de se faire respecter ils n’ont qu’à changer de métier, la position de petit chef dans un atelier de confection leur conviendra surement. 

                  Le problème réside sûrement dans le fait de mettre des adultes revenus de tout et ayant perdu leur capacité à rêver et à s’étonner, face à des ados qui ont de l’énergie à revendre, des questionnements par millier, une personnalité qui s’affirme et la prétention de changer les choses. Forcément, des postures aussi contradictoires ne peuvent rien donner de bon et comme c’est quasiment toujours le cas, c’est les élèves qui se plieront à cette discipline sans âme et sans saveur, un avant-goût pour eux de ce qui les attend plus tard lorsque ils seront aigris et revanchards, ayant trahis leurs rêves pour des chimères en béton armé. 

                  A l’auteur :
                  Krishnamurti est une excellente référence en matière d’éducation, n’écoutez pas les incultes qui le confondent encore avec la secte are krishna. 

                • Groé Groé 16 février 2010 18:05

                  MCM : L’auteur veut débattre, c’est d’ailleurs le but de ce site alors ne lui dites pas de retourner changer le monde dans son coin, ou sinon donnez lui l’exemple.

                  Philippe : vous êtes choqué de voir les mangas au même niveau que Hugo, ou le rap au niveau de Bach. Mais vous hiérarchisez vous même ces œuvres culturelle, quels critères objectif pouvez vous donc apporter à cette « échelle de valeurs ».

                  Oncle : L’Homme est une machine ?


                • french_car 16 février 2010 18:30

                   D’accord avec vous Groé.
                  MCM et Philippe Renève vous êtes en train de jouer dans le registre de sa Discourtoise Suffisance - qui par ailleurs, on le constate encore ici, ne saurait jamais descendre de son Aventin et venir commenter le fil d’un autre auteur


                • MCM 16 février 2010 18:49

                  vous êtes choqué de voir les mangas au même niveau que Hugo, ou le rap au niveau de Bach. Mais vous hiérarchisez vous même ces œuvres culturelle, quels critères objectif pouvez vous donc apporter à cette « échelle de valeurs ».

                  Un critère objectif assez simple : Pour faire du Bach moi-même musicien depuis des années je n’ai jamais atteint le niveau d’excellence suffisant, mais pour faire du rap n’importe quel imbécile avec une boite à rythme et des vociférations revendicatives fera l’affaire.

                  Toujours les mêmes âneries de ce relativisme culturel pour lequel l’art d’un parfumeur serait égal à celui d’un quidam qui pète dans un flacon !


                • oncle archibald 16 février 2010 19:47

                  « Oncle : L’Homme est une machine ? »


                  Non Groé, et ça c’était nos parents, le curé au catéchisme et puis en dernier le prof de philo qui nous l’apprenaient ..

                  La culture du moindre effort ne mène à rien.

                • Groé Groé 16 février 2010 20:22

                  Je veut juste dire que votre échelle de valeur n’est bonne que pour vous. Si je vous ais demandé quel critères objectif vous permettait de différencier ces objets culturels, c’est justement parce que selon moi il n’y en a pas. En visitant des musées je me suis mis à plus apprécier la sculpture par rapport à la peinture, ce qui est abstrait par rapport au concret. Grâce au sacrosaint MP3 j’ai pu découvrir et apprécier aussi bien Bach que Björk, Ray Charles, Métallica, Brassens, Prodigy, ou IAM. En lisant je suis tombé amoureux de Beckett, Beaumarchais, Sartre, Diderot, Tolkien, Primo Levi, de mangas comme One Piece, ou Berserk, alors que je suis resté froid devant Kafka, Zola, Giono ou Stendhal...

                  L’art c’est le plaisir, de toucher, de voir, de gouter... Bien sur que je classe selon mes goûts mais je ne dirait jamais qu’un « genre » est inférieur, comme vous le faites avec le rap et les manga. Je suis ouvert a tout et j’espère toujours l’être. Il n’y pas de mauvais genre, ni de mauvaise œuvre, seulement des choses qui ne correspondent pas à nos sens et nos sentiments.
                  bonne soirée

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