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Quelles sont les tendances suggérées par l’évolution de la démographie à l’horizon 2050 ?

Les conséquences du vieillissement et de la dénatalité de la population sur le système de santé, sur les services sociaux et sur les pensions inquiètent nos gouvernements depuis quelques années. Mais quels sont les enjeux sociaux, politiques, économiques et environnementaux soulevés par la perspective d’une population dont le taux de renouvellement est décroissant ? A défaut d’une remise en cause fondamentale des règles de solidarité intergénérationnelle en faveur de moins d’avidité égoïste et de plus de respect de l’environnement, la génération « baby boom » sera une génération égocentrique et rentière, qui finit par euthanasier ses jeunes pour perpétuer son bien-être.

Par Luigi Chiavarini[1] 28/01/2006

Ainsi, à l’horizon 2050, l’Asie compterait, selon l’ONU 5,2 milliards d’habitants (soit 1,4 milliards de plus qu’aujourd’hui) ; l’Afrique, 1,8 milliards (soit un accroissement de près d’un milliard) ; l’Amérique latine, 768 millions (contre 543 aujourd’hui) ; l’Amérique du Nord, 448 millions (soit un gonflement de 122 millions d’habitants). Isolée, l’Europe perdrait près de 95 millions d’habitants, passant de 726 millions, aujourd’hui, à 632 millions en 2050. A l’échelle continentale, seule l’Europe connaîtrait donc un déclin démographique. L’Asie resterait le continent le plus peuplé, puisqu’elle devrait alors compter 58 % de l’humanité, l’Inde passant devant la Chine comme le pays le plus peuplé, avec quelque 1,5 milliards d’habitants.

Population en milliards

2050


2005


Asie

5,2

59%

3,8

61%

Afrique

1,8

20%

0,8

13%

Amérique du nord

0,448

5%

0,326

5%

Amérique latine

0,768

9%

0,543

9%

Europe

0,632

7%

0,726

12%


8,848


6,195


La bonne nouvelle est que la planète reste suffisamment grande pour héberger l’humanité, il est prévu que la population mondiale atteigne son maximum en 2065[2] avec 9 à 10 milliards d’habitants et ceci, après avoir connu une explosion sans précédent ces cent dernières années (Figure 1) , l’autre nouvelle est qu’il va falloir que les organisations humaines s’articulent par rapport à un modèle où la logique de croissance illimitée ne sera plus de mise. Il est en effet irresponsable de vouloir une croissance infinie sur une planète disposant de ressources en quantité limitée.

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité :

- quatre générations issues d’une même famille sont susceptibles de se connaître. Ce phénomène ne sera pas sans conséquence sur la redéfinition de la solidarité intergénérationnelle,

- les hommes et les femmes d’une génération, celles des baby boomers, ont les connaissances et les moyens financiers pour vaincre la pauvreté sur la Terre et plus encore décider de la pérennité de l’espèce humaine à l’horizon de la fin de ce siècle.

Les pays développés[3]

Selon des données empiriques, les baby-boomers (né entre 1946 et 1966) ont l’intention de continuer à dépenser leur argent en vieillissant. Nous constatons que, contrairement aux générations précédentes qui adoptaient un train de vie plus modeste et vendaient leurs maisons à l’approche de la retraite, de nombreux baby-boomers âgés de plus de 50 ans achètent des propriétés plus luxueuses ou des résidences secondaires et contractent de nouveaux emprunts hypothécaires. Le niveau élevé de leur revenu disponible entraîne en outre la création de nouveaux marchés et l’élargissement des marchés existants. Ainsi, ils représentaient 44 % de la clientèle en chirurgie esthétique en 2001, et ils ont fait grimper à 10,6 millions le nombre de clients des navires de croisière en 2004, alors qu’il n’était que de 4,5 millions en 1990. La demande en loisirs et en produits de luxe, haut de gamme, (besoin de valorisation de soi), va progresser rapidement au fur et à mesure de l’arrivée des baby-boomers qui ont atteint 50-65 ans. Il est par ailleurs très évocateur de mettre en perspective la pyramide des âges avec la pyramide des besoins de Maslow, afin de définir les marchés à haut potentiel de croissance. Ces mêmes clés d’analyses permettent de définir le profil social type des baby-boomers qui pourrait se caractériser de la manière suivante : recherche de la sécurité, résistance au changement, corporatisme, protectionnisme, conservatisme politique, gérontocratie, laxisme moral, xénophobie, syndrome de Peter pan, jeunisme.

D’un point de vue organisation des sociétés, il est probable et souhaitable qu’un modèle de gestion d’entreprise basé sur le pilotage par les clients se substitue à l’actuel fondé sur la satisfaction de l’actionnaire et surtout de ses intermédiaires. L’écoute et la réactivité face à la demande, haut de gamme, du client implique un service personnalisé en temps réel, le respect de ces exigences n’est pas compatible avec un modèle directif opérant du haut vers le bas. Ce nouveau modèle pourra amener à considérer le profit comme un moyen et non comme une finalité, à défaut de cette approche l’économie de marché pourrait développer des tendances suicidaires.
En terme d’emploi les secteurs porteurs seront : les services de proximités [conseillers en gestion patrimoniale, infirmiers, aides soignants, personnels d’entretiens, techniciens de maintenance, personnels de maison de retraite...], les services nécessitant une expertises de plus en plus pointues [informaticiens, cadres commerciaux multiculturels, légistes international, chercheurs ...] et enfin des nouveaux métiers issus des recherches en nanotechnologie, robotique, biotechnologie, cybernétique, physique/chimie quantique et moléculaire. En revanche, certains métiers devraient continuer à décliner comme celui d’ouvriers non qualifiés de la mécanique, du textile du cuir et du bois.
Le monde agricole Européen devrait lui aussi être touché d’autant plus que les récents accords de l’OMC ont planifié d’abolir les subsides de la communauté à l’horizon 2013. L’avenir des baby-boomers, généralement radieux, est assombri à deux égards : l’incertitude quant à la pérennité des pensions de l’État, et la croissance des coûts des soins de santé .En 2040, les soins de santé devraient monopoliser 40 % de toutes les recettes fiscales .Le tableau se complique en outre par le fait que, à mesure que les rangs des baby-boomers à la retraite grossiront, le nombre de travailleurs contribuables diminuera. Cette situation laisse les gouvernements devant des choix difficiles : couper dans les investissements, augmenter les impôts ou enregistrer des déficits. Macroéconomiquement aujourd’hui la dette mondiale, publique et privée, représente 141 % du PIB mondial. Ce qui est une particularité historique inquiétante car elle hypothèque très sérieusement le bien être des générations futures qui est déjà fortement précarisé. Il faut également s’attendre à une inflation faible, voire proche de la désinflation car la structure « amphorique » (figure 2) de nos pyramides d’ages invite à conclure qu’il n’y aura probablement pas d’excès de demande par rapport à la capacité de l’offre, au contraire la déferlante des produits discounts, venu des pays émergents, continuera à orienter vers le bas l’indice des prix. Toutefois, ce raisonnement doit être pondéré par le risque d’augmentation qui subsiste quant à l’évolution des prix des matières premières et par l’accroissement sournois des dépenses forcées des ménages (loyer, services financiers, téléphone, emprunts, eau, électricité, chauffage, taxes). Ces paramètres associés à celui de l’évolution du prix de l’immobilier justifieront probablement les prochaines remontées des taux directeurs qui pèseront sur le budget des ménages ayant souscrit un emprunt à taux révisable. Enfin, en termes d’allocation d’actif, une stratégie d’investissement sans risque pourrait consister à surpondérer les obligations d’entreprises de haute qualité, les titres à revenu fixe et miser sur les nouveaux producteurs dans les pays avec une croissance à 2 chiffres, d’autre part en matière d’immobilier de rapport il s’avérerait judicieux de vendre l’essentiel de ceux-ci avant que la pénurie de demande et la baisse des loyers ne surviennent dans un horizon de 4 à 8 ans.

L’accroissement significatif du poids des retraités dans l’OCDE, consécutif de l’allongement de l’espérance de vie et de l’arrivée à la retraite des générations du baby-boom : évaluons , maintenant, l’impact du phénomène de l’accroissement rapide des effectifs d’actifs jeunes dans les pays à bas revenus, résultant de leur entrée dans la transition démographique. Cette situation, unique dans l’histoire moderne, offre une fenêtre d’opportunité pour l’économie mondiale : les excédents d’épargne des pays riches, accumulés par les générations précédentes et/ou constitués dans un but de retraite, pourraient financer l’équipement des nombreux jeunes actifs des pays en développement. Ces complémentarités peuvent ainsi être un puissant facteur de rattrapage des pays émergents, et une alternative au manque de potentiel de croissance dans les pays occidentaux.

Les pays en développement

Le vieillissement de la population ainsi que les perspectives économiques des pays occidentaux vont de pair avec un autre phénomène : l’émergence de nouveaux partenaires (et rivaux) économiques puissants comme l’Inde, la Chine et le Brésil. Leur essor a déjà provoqué de profonds bouleversements. La quantité de produits de consommation fabriqués à bon marché en Chine puis exportés en occident est telle qu’ils contribuent à contenir l’inflation causée par l’augmentation des matières premières et des dépenses forcées. Cependant, la relation démographique entre l’Occident et les marchés émergents ne se limite pas aux activités de fabrication. Comme le taux de fécondité dans la plupart des pays occidentaux est maintenant inférieur au seuil de renouvellement des générations, à savoir 2,1 enfants par femme, il faut accueillir davantage d’immigrants qualifiés. Par exemple, déjà 22 % de tous les Indiens diplômés en sciences infirmières se trouvent un emploi à l’étranger. Pendant ce temps, des sociétés occidentales donnent certaines activités en infogérance dans des pays comme l’Inde, où le secteur de la haute technologie s’enrichit de 70 000 emplois par an. Aux portes de l’Europe, des réservoirs de populations très jeunes se pressent et atteindront dans vingt ans, 100 millions pour la Turquie, 100 millions pour le Maghreb et 100 millions pour l’Egypte, sans parler de l’Europe de l’Est et du continent asiatique aux réserves inépuisables. L’efficacité de leurs intégrations sera directement corrélée à notre volonté de les aider à accroître leur niveau de formation et d’employabilité. Enfin il serait indécent de passer sous silence que près de 20% de la population des pays en développement, dont un africain sur trois, souffrent de sous-alimentation et, si toute chose restent égales, ce désastre s’amplifiera. Par ailleurs, parallèlement à la masse importante de population, l’explosion économique de la Chine[4] et bientôt de l’Inde auront pour conséquence un accroissement phénoménal de la consommation de ces pays-continent dès lors que se passera-t-il s’ils se mettent à consommer autant que les américains aujourd’hui ? La réponse est simple : la planète ne pourra soutenir le rythme et s’étouffera. Les spécialistes précisent que si rien n’est fait pour combattre le réchauffement du à l’entropie générée par l’activité humaine nous devons nous attendre aux phénomènes suivant à l’horizon de ce siècle : augmentation des températures, fonte des glaces, hausse du niveau des océans, inondation des zones côtières, désertification accentuée et perturbations grave des écosystèmes. Heureusement, à peu près tout ce dont nous avons besoin pour construire une économie compatible avec ce progrès est déjà fait dans plusieurs pays. Par exemple les fermes éoliennes en Europe, les toits solaires au Japon, la reforestation en Corée du Sud, les moyens de transports non polluants. Ne manque qu’un ingrédient de taille : la volonté politique. Reste à espérer que les décideurs de Davos entendront l’urgence. Il est important de comprendre qu’une économie d’abondance et de gaspillage basée sur l’utilisation de l’énergie fossile comme carburant, la voiture comme moyen de locomotion personnelle et des consommateurs du prêt à jeter ne pourra plus continuer si nous voulons assurer la pérennité de l’espèce.

Quelles conclusions en tirer ?

Le caractère inéluctable de l’évolution démographique influera sur le marché dans plusieurs secteurs, notamment ceux, des services financiers, de l’immobilier, des soins de santé et de l’exploitation et transformation des matières premières.

En matière d’immobilier de rapport l’effet conjoint d’un retournement de l’équilibre de l’offre et de la demande en faveur de la demande et de la baisse du pouvoir d’achat des générations plus jeunes, le marché de la location subira des pressions importantes à la baisse.

L’un des secteurs clés est celui de la mise au point de nouveaux médicaments qui réduiront l’incidence de maladies communes, notamment les maladies cardiaques. Ainsi, la Grande-Bretagne a récemment autorisé la vente sans ordonnance d’un nouveau groupe de médicaments hypocholestérolémiants, dans l’espoir d’économiser des fonds publics en réduisant la fréquence des crises cardiaques parmi la population.
La technologie jouera également un rôle clé, étant donné que les gouvernements et les entreprises font davantage appel à celle-ci pour accroître la productivité malgré le vieillissement de la main-d’œuvre. Rien d’étonnant à ce que le Japon, dont la population est l’une des plus âgées du monde, soit le pays qui a installé le plus de robots en usine. De surcroît, des sociétés comme Microsoft ont instauré des programmes visant à mettre au point de nouveaux produits informatiques qui aideront les employés vieillissants à continuer à travailler efficacement. Les Baby Boomers vont travailler jusqu’à un âge avancé, soit jusqu’à 65 et 70 ans, tout simplement parce qu’ils ne sont pas toujours prêts financièrement à prendre leur retraite mais aussi parce qu’ils aiment travailler. La conjoncture démographique fera en sorte qu’ils seront recherchés par les employeurs mais ils exigeront en contrepartie une grande flexibilité dans leur travail. Leurs enfants « la génération des enfants Roi »en demandent déjà. Allons-nous bientôt vivre dans une société de loisir où le travail devient lui aussi un loisir ?

Les innovations technologiques vont également bouleverser notre vie quotidienne comme par exemple : vivre jusqu’à 120 ans grâce à la DHEA, regarder la télévision sur un écran fin comme du papier et s’éclairer sans le moindre fil électrique, bénéficier d’une transfusion de sang artificiel, dormir les fenêtres ouvertes sans bruit grâce aux inverseurs de fréquence, faire le plein de carburant d’hydrogène liquide. Recourir à une greffe de cerveau pour augmenter ses connaissances, prendre ses vacances dans le cosmos, se faire opérer à distance, avoir sa pharmacie dans le corps, utiliser le clonage thérapeutique, se faire assister par un robot « humanoïde ». Non, ces innovations ne relèvent pas de la science-fiction ! Nombre d’entre elles sont déjà au point, sur le plan théorique tout au moins.

De par le conflit d’intérêt dû à la structure de la pyramide des âges, le modèle des pensions par répartition et la solidarité mutualiste et syndicale intergénérationnelle va être mise à rude épreuve dans les prochaines années pour faire place à des formes d’engagements plus corporatistes, associatifs et/ou intrafamiliaaux. La démographie fait présager également des changements majeurs dans nos habitudes de vie confortables, et ceci à l’horizon 2010[5]. Ces ajustements pourraient s’apparenter à ceux que nos aïeux ont dû consentir lors de la grande récession, à la différence contemporaine majeure de l’existence des phénomènes conjoints de libéralisation et de mondialisation de l’économie, qui traduisent l’unité fondamentale de la société humaine et qui pourront nous permettre d’intégrer un réseau mondial gagnant/gagnant, assurant la prospérité du plus grand nombre, cette intuition étant d’autant plus probable que l’humanité aura atteint sa vitesse de croisière d’ici 50 ans, ce qui laisse envisager un équilibre durable de l’organisation sociale et politique mondialisée qui gouvernera ,espérons-le, sous forme de démocratie participative la planète « nation ». Si l’avenir de la population mondiale pose donc de nombreuses questions, il reste une certitude : les hommes sont en voie de maîtriser la croissance de leur population. Mais pour vivre convenablement à 10 milliards nos élus politiques doivent avoir le courage de prendre, dès maintenant, des décisions veillant à mieux gérer les ressources de la planète et à les partager de façon plus équitable. Il est irresponsable, voire suicidaire, de croire que seules les vertus rééquilibrantes du marché pourront redonner un sens durable à une croissance mieux répartie et plus respectueuse de l’environnement. À long terme, la survie de l’espèce humaine dépend autant, sinon plus, de la façon dont les hommes vivront que de leur nombre. Et bien que « à long terme, nous serons tous morts », comme l’ironisait le célèbre économiste John Maynard Keynes, l’analyse de l’évolution démographique, tel un radar, nous permet d’ébaucher une carte de l’avenir, sachons-en faire bon usage afin de manoeuvrer proactivement le paquebot « Terre » pour éviter les écueils et emprunter une route viable pour l’humanité. Il appartient à cette génération, celle des baby-boomers, d’évaluer la gravité de la situation et de l’urgence des réponses à apporter pour faire en sorte que la vie puisse continuer sur la planète dans un horizon de cent ans au plus.



[1] Professeur d’économie et de finance auprès d’INVESTA et International Account Director GETRONICS, luigi.chiavarini@gmail.com

[2] Source : Investor’s Business Daily, 22/4/2004, recherche : Nations Unies.

[3] Pays ayant un indice de développement humain supérieur ou égal à 0,8 : cela concerne 53 pays.

[4] Si la chine continue sa croissance au rythme de 8% par an, le niveau de vie d’un chinois sera égal à celui d’un américain contemporain en 2031 « Lester Brown, Plan B »

[5] Harry Dent « 2005-2009 » First Editions


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1 réactions à cet article    


  • Thucydide Thucydide 30 janvier 2006 12:43

    Vous avez présenté la projection optimiste de la situation. La projection pessimiste, c’est que les égoïsmes continuent à marche forcée, les obscurantismes religieux et autres freinent toute politique maîtrisée globale et toute recherche de valeurs communes à l’ensemble de l’humanité. Et surtout, la dernière et pas la moindre : que se passera-t-il le jour où on fera mieux que la DHEA, et qu’on arrivera à stopper le vieillissement cellulaire ? C’est un mécanisme naturel qui est procure un avantage évolutif aux espèces (avantages à celles qui renouvellent leurs populations, et donc continuent d’évoluer). Vu qu’il est très ancien, espérons qu’on n’en décodera pas les mécanismes de sitôt. Mais le jour où ce sera trouvé, il faudra choisir entre accepter de mourir (donc, refuser de trafiquer le vieillissement), accepter de ne plus avoir d’enfants ou accepter d’émigrer dans l’espace (si c’est possible). Ce n’est pas pour 2050, mais ça pourrait bien être pour 2100 ou 2200.

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