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Accueil du site > Actualités > Société > Qui sont ces jeunes qui nous emmerdent ?

Qui sont ces jeunes qui nous emmerdent ?

Les violences juvéniles continuent de se développer avec l’apparition d’agressions, plus ou moins organisées, de policiers, ou la répétition de week-ends agités comme à Grigny. Les hommes politiques, rendus fébriles par les échéances électorales proches, annoncent des mesures spectaculaires mais semblent ignorer les raisons sociologiques, psychologiques et socio-économiques qui président à ces comportements. Les citoyens auront plutôt intérêt à faire confiance à des élus qui sauront reconnaître et partager l’analyse de la complexité plurifactorielle de cette délinquance juvénile. La précarité grandissante, le manque d’encadrement, les comportements pervers ou troublés de certains jeunes sont connus et leurs effets sont repérables. Pour diminuer l’importance de ces situations, les expériences et les dispositions existent. Elles nécessiteront des efforts importants et coûteux qui devront être portés par une majorité de citoyens clairement informés.

Lors d’un premier article paru sur AgoraVox, « Violences juvéniles et troubles de conduites » en janvier 2006 (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=6513), j’ai exposé le lien possible entre la montée des violences juvéniles et la dégradation des conditions de vie d’une partie de la jeunesse. J’y ai transcrit des études de l’Observatoire décentralisé de l’action sociale. En 2004, elles décrivaient un symptôme significatif de cette dégradation : la forte progression de l’enfance en danger. Des négligences éducatives lourdes, des violences physiques, psychologiques ou sexuelles, d’une part, et des situations familiales déstabilisées, d’autre part, en étaient les raisons. Le dernier rapport de cet organisme étatique notait aussi que « cette évolution traduirait une progression de la violence dans les rapports sociaux. On a le sentiment d’une société de plus en plus déstabilisée dans les règles élémentaires du vivre ensemble.  » (2) Les signalements de maltraitances étaient aussi expliqués par « le déficit relationnel entre parents et enfants, d’une part, entre les familles et leur environnement, d’autre part... Le facteur le plus fréquemment cité est celui des carences éducatives des parents, qui renvoie souvent à une immaturité de ces derniers, à une absence de repères et à un repli sur soi. Cela permet de relever à nouveau l’importance de l’isolement social, bien souvent à l’origine de la dégradation du comportement des familles.  » (2)

Dans ces conditions, on ne s’étonnera de retrouver dans les écoles ou dans la rue, des enfants ou des jeunes en mal de vivre prêts à réaliser toutes sortes d’actes d’incivilité ou de violence pour avoir le sentiment d’exister. En conséquence, on ne peut que déplorer l’insuffisance des discours politiques centrés sur la répression, qui se sont aussi traduits par la diminution des aides apportées aux associations. Car, en travaillant auprès de ces familles et de ces quartiers déconsidérés, ces associations créent un lien social pour pallier la disparition des solidarités traditionnelles. Le service public de l’Education nationale est lui aussi confronté à des problèmes structurels qui ne sont pas amoindris par les décisions politiques actuelles. Des options pédagogiques obsolètes devraient être aussi repensées.

Dans un second article, « Violences juvéniles et "pathologies de l’agir" » en juin 2006 (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=10955), je défendais l’idée qu’une meilleure compréhension du fonctionnement psychique de ces jeunes permettrait de choisir les mesures judiciaires, sociales, éducatives et scolaires adaptées. M’appuyant sur les propos de Christian Mille, professeur de pédopsychiatrie, j’y relatais les constats de mon métier d’enseignant spécialisé : les comportements violents masquent très souvent la souffrance psychique sous-jacente de certains de ces jeunes. Ces conduites sont le résultat d’envies pulsionnelles qui mettent leur psychisme en danger intérieur (angoisse de mort, désir de destruction ou de possession inconditionnelle, etc.) ou bien la réaction à des menaces réelles ou imaginaires qui, du point de vue de leur fierté personnelle, les agressent. Leur personnalité mal structurée les amène à agir faute de pouvoir penser, et « leur environnement fait office d’espace psychique élargi  » dans lequel ils se comportent de façon irresponsable, submergés par leurs affects ou leur bêtise. A propos du « gang des barbares », accusé du meurtre d’Ilan Halimi, le procureur de la République de Paris, Jean Claude Marin, n’a-t-il pas déclaré : « On est ici au degré zéro de la pensée. »

Cette compréhension est un premier pas nécessaire à la prise en charge de ces jeunes et de leur devenir. C’est ici que l’on doit aussi dénoncer la suppression de la police de proximité et l’insuffisance d’éducateurs, médiateurs territoriaux, car ils sont les mieux à même de connaître les singularités et de travailler avec elles. Les réactions primaires de peur ou de provocation de ces jeunes face à l’autorité sont logiquement différentes selon qu’ils ont affaire à des policiers, à des personnes connues localement, ou à des brigades extérieures d’interventions répressives.

Ces explications ne doivent pas occulter l’existence d’une délinquance dans les cités, nécessitant des mesures policières et judiciaires sans faille. Mais il me semble qu’un amalgame entre une jeunesse en perte de repères et des malfrats qui exploitent ces situations est opéré par certains hommes politiques. Leur vision simpliste des choses ne permettra en rien de résoudre les problèmes, mais mettra l’ensemble de notre démocratie sous un contrôle de plus en plus coercitif, avec son lot de caméras de vidéosurveillance et ses zones privilégiées surveillées par des sociétés privées ou des polices municipales renforcées. La fracture sociale ne fera alors qu’empirée pour aller vers ces sociétés décrites dans un film tel que Soleil vert.

Certains commentateurs de mes articles ont contesté mes remarques en dénonçant une médicalisation de problèmes socio-économiques. Ils n’avaient pas totalement tort, puisque des propositions gouvernementale, parlementaire ou experte de l’Inserm, soutiennent un dépistage précoce du trouble de la conduite, avec le risque d’une stigmatisation des individus et celui de procédures prédictives douteuses. Cependant, il serait regrettable de ne pas prendre en compte les savoirs médicaux et en sciences humaines pour décider des ajustements utiles. Les propos du psychiatre Denis Leguay, dans Le Monde du 14 septembre 2006, nous apportent un éclairage complémentaire pour une compréhension approfondie de ces comportements violents. Il nous rappelle tout d’abord que « la violence est une dimension normale de l’être humain » et qu’elle n’est pas l’apanage des malades mentaux. En construisant sa personnalité, l’individu renonce à la violence primitive en privilégiant des comportements sociables dont les bénéfices compensent largement les efforts que ces comportements impliquent.

Si les cadres familiaux et sociétaux sont défaillants, et si nous laissons ces jeunes contester collectivement les figures de l’autorité, l’ancrage psychique de l’abandon de la violence ne pourra se faire correctement en eux. Cependant, des mesures répressives systématiques n’amèneront que partiellement certains au respect des règles collectives. C’est une palette de mesures psychologiques, éducatives et judiciaires qui permettront au cas par cas d’éveiller les capacités de progrès des individus. Encore faut-il que les politiques et la population en saisissent l’intérêt et que les institutions aient les moyens de gérer ces dispositifs personnalisés. Les développements du chômage et de la précarité professionnelle des parents, avec ses conséquences sur les enfants, la paupérisation des services judiciaires de la jeunesse, la dégradation des conditions de travail et du métier d’enseignant dans les quartiers difficiles, le renoncement aux mesures d’accompagnement de proximité ne peuvent qu’aller dans un sens contraire. Le désengagement de l’Etat et le transfert de ses missions sur des collectivités territoriales plus ou moins riches méritent notre réflexion. Nos représentants politiques nationaux ne pourront pas longtemps nier la gravité des situations et le besoin de mesures appropriées relativement coûteuses.

Dans son article, Denis Leguay nous parle aussi des pervers qui ne renoncent pas à la violence et qui relèvent d’un diagnostic psychiatrique, mais dont la prise en charge ne peut être que judiciaire. Dans tous les cas, mais à plus forte raison chez des jeunes de ce type, des mesures carcérales adéquates devront être humanisées, en particulier par la présence suffisante de personnels éducatifs et médicaux permettant à certains de ces jeunes de surmonter leur déviance. Une police de proximité, des médiateurs de quartier et des enseignants informés sur ces risques et sur les mesures correspondantes sont indispensables si l’on veut éviter que des personnalités perverses manipulent leurs pairs à des fins antisociales. Il ne s’agit pas de divulguer des repères qui pourraient être utilisés de façon hâtive et pernicieuse, mais de se donner les moyens de construire une vie collective le moins déséquilibrée possible.

Enfin, si les troubles psychiques ne créent pas la violence, ils en permettent parfois l’expression. Cette approche psychopathologique de la jeunesse violente relève d’experts médicaux qui, en nombre suffisant, devront garantir des diagnostics approfondis et des mesures médico-psycho-pédagogiques de qualité. Les citoyens doivent avoir connaissance du manque de pédopsychiatres, d’enseignants formés pour encadrer ce type de jeunes, et de la nécessité d’une amélioration des moyens de prises en charge spécialisées.

Avec Denis Leguay, nous comprenons bien qu’il est illusoire de croire qu’un traitement strictement médical de la violence, de la délinquance et de la barbarie serait possible. Mais c’est en coordonnant et en partageant les éclairages et les actions des professionnels concernés que nous aurons le plus de chances de résoudre ce type de problème. Les stratégies politiques qui consistent à cloisonner les institutions et leurs missions sont néfastes et vouées à l’échec : la Police montrant du doigt la Justice, les familles braquées contre l’Education nationale, les services sociaux laissés à eux-mêmes alors qu’ils sont débordés par l’augmentation des situations difficiles, etc. Bref, à la veille d’élections importantes, des politiques responsables auraient plutôt intérêt à parler vrai au sujet des problèmes d’une partie de notre jeunesse et des efforts coûteux qu’ils nécessiteront à long terme.

Didier LESCAUDRON


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148 réactions à cet article    


  • Sam (---.---.116.120) 24 octobre 2006 11:49

    Un effort d’explications, à saluer.

    Malaise, cependant à la lecture de ce texte.

    J’y vois : « Cependant, des mesures répressives systématiques n’amèneront que partiellement certains au respect des règles collectives. »

    Dans cette phrase, le problème de l’article.

    La difficulté semble être que la répression est entravée et ne peut réussir, même si, au fond, elle est légitime. En fait, les jeunes doivent se plier totalement aux règles répressives.

    Même si précautions : « politiques font pas assez, mal », « manque de ci, manque de ça »...les jeunes apparaissent comme problèmatiques et dangereux.

    La retenue classique de la langue fait sourdre une peur latente.

    Les jeunes, les quartiers tout ça il faut l’analyser, mais ils nous foutent les jetons.

    En définitive, il faut bien comprendre et emménager, mais à la marge.

    La protestation contre les errements du système, ici développée est bien courtoise, à tel point que des responsables politiques indéniablement coupables de foutre le feu aux quartiers et d’assécher les aides ne sont même pas nommés.

    Peu ou pas de remise en cause structurelle de ce système médico-répressif, et surtout du dérèglement économique au principe de toute cette dérive, entre internement et enfermement.

    Car, enfin, ces sauvageons, il faut bien qu’ils se soumettent ! smiley


    • (---.---.60.228) 24 octobre 2006 12:10

      D’accord avec ce commentaire. Cet article est trop politiquement correct et psychologisant.


    • Marsupilami (---.---.60.228) 24 octobre 2006 12:16

      J’ai oublié de signer : Marsupilami.


    • mato (---.---.137.217) 24 octobre 2006 19:22

      C’est quoi ce charabia prétentieux et inepte ?


    • s21 (---.---.64.135) 24 octobre 2006 12:02

      hé Didier ,L’escaudron de la mort ,tu parles d’ « humaniser les traitements » pour les djeunz ?La propension que la droite a actuellement à psychiatriser les problèmes est navrante !Finalement l’ump,le medef sont plus trotskistes que les trotskistes !

      Tu ne serais pas la réincarnation d’Alexis Carrel ?


      • andreoxx (---.---.12.10) 24 octobre 2006 12:27

        Le problème, qu’allons nous faire d’eux ???

        http://video.google.fr/videoplay?docid=-8041698409437676388&q=93


        • monteno (---.---.179.94) 24 octobre 2006 14:21

          @ andreox

          leur reserver qq places à l’ENA pour faire suites à celles qu’on réservait aux syndicalistes !


        • Dupont-Lajoie (---.---.92.209) 25 octobre 2006 17:12

          Mais non ! Il faut tous les faire brûler, vingt dieux. Moi je vous dis que ça égayera un peu la salle télé de la maison de r’traite, et on éteindra la lumière en dansant sur radio bleue à la lueur des guettos en flamme. Quant-à not retraite vous inquiétez pas pour nous, on puisera encore dans la dette publique c’est à ça qu’elle sert, non ?


        • Un Jeune qui vous emmerde !!! (---.---.129.134) 25 octobre 2006 17:26

          Oui c’est ça ! Suffit de rouvrir les camps de concentration et de continuer ce que vous aviez commencé sous l’occupation sauf que maintenant l’ennemi c’est l’arabe et le noir...


        • Dupont-Lajoie (---.---.92.209) 25 octobre 2006 17:32

          on ne vous parle pas d’ennemis, on vous parle de feux de joie. Soyez positifs, tudieu ! et aye donc !


        • Bill (---.---.76.11) 24 octobre 2006 12:37

          La police de proximité est une bonne blague ! Pourquoi nous voilons nous la face ? Les cités sont construites comme des forteresses et les habitants s’y comportent en colonisateur, refusant les lois françaises. La police n’est pas là pour faire du copinage mais pour faire respecter l’ordre et protéger la population. Pour le reste il y a des assistantes sociales !

          Pourquoi refuser de voir que parmi les sauvages de ces cités se trouvent de braves gens (de toutes les origines) qui se font racketer, qui sont obligés de se taire ?

          Nous pourrions raisonner ainsi : que faire pour améliorer la vie de ces braves gens qui se trouvent dans cette situation. En s’occupant à outrance des sauvages, en leur donnant des avantages et des crédits, on accrédite leur comportement à l’encontre des autres habitants.


          • Pitseleh (---.---.50.69) 24 octobre 2006 16:22

            « La police de proximité est une bonne blague ! »

            Les effets positifs de sa suppression se font en effet sentir depuis plus d’un an.


          • Bill (---.---.76.11) 24 octobre 2006 16:59

            Et croyez vous qu’ils faisaient quelque chose de concret à part jouer au foot comme s’est dit plus haut ?

            Ce n’est pas le rôle de la police.


          • (---.---.242.11) 25 octobre 2006 02:43

            Avant les flics jouait au foot et les banlieux étaient instables...

            Maintenant ils ont interdiction de jouer au foot avec les jeunes (dixit notre ministre de tout) et les banlieux explosent tous les ans...

            Effectivement j’y vois de l’intéret, si ce n’est pas votre cas, il faut reprendre vos études immédiatement et vous orienter dans une section scientifique (mathématique c’est bien) afin d’apprendre qu 1+1=2...


          • Bill (---.---.76.11) 25 octobre 2006 09:02

            Bon ! Je m’explique. La différence aujourd’hui, c’est que les flics font leur boulot. Quelle infraction relèveront ils sur un stade de foot ? Une main ? un maillot tiré ?

            A présent ils relèvent la violence dans les cités et le reste, ce qui gonfle les statistiques.

            Je connais des gens qui ont vécus dans les banlieues, ma critique n’est pas un préjugé. Quant au 1 +1, je ne m’étonne pas que vous vous limitiez à ses calculs, puisque vous ne prenez pas tous les paramètres, je vous invite à retourner vous-même à vos études, vous avez du pain sur la planche !


          • Bill (---.---.76.11) 25 octobre 2006 10:42

            Et par ailleurs en ne réglant pas les problèmes des cités, on ne fait que reculer pour mieux sauter. Elles exploseront d’autant plus tard. La présence de pantins sur place n’y changerait rien ! Ne soyons pas naïf !


          • Algunet (---.---.152.28) 25 octobre 2006 12:08

            La police de proximité existe dans toutes les petites villes, ce sont nos polices municipales qui sillonnent les rues et connaissent les habitants... dans les banlieues les 3 flics qui se promèneront entre les barres seront les otages quotidiens de la racaille et tout ce passera bien tant qu’il ne gêneront pas les petits et gros trafics. Ce faux débat sur la police de proximité n’est qu’un positionnement politique.

            La réponse à la question « qui sont ces jeunes qui nous emmerdent ? » est simple : ce sont nos enfants. Cela ne mérite pas un débat.

            Pourquoi nous emmerdent t’ils ? Pour de multiples raisons : Pas d’avenir, un sentiment d’abandon, de multiples tentations, une impunité totale, certains diront pas de police de proximité ! Etc., on peut faire un listing sans fin, peu importe, là n’est pas le problème. Ils nous emmerdent, c’est inconsciemment un appel au secours.

            Que faire ? Mettre en oeuvre une politique d’assimilation pour que ces français se sentent chez eux dans le groupe social qui s’appelle la France. C’est notre devoir.

            Quelle politique ? Enfin on est au coeur du problème. Et le débat doit s’ouvrir, sans à priori ni préalable, sans se préoccuper du coût financier, ni du bord politique. Le karcher ne suffit pas, il faut « exploser » les barres et reconstruire des habitats à taille humaine en établissant des critères de redistribution de façon à éviter toute ghettoïsation culturelle. Parallèlement il faut « dégrouper » la banlieue afin de permettre un brassage et une assimilation naturelle des habitants sur tout notre territoire. Oui cela un coût, oui cela prendra du temps. Entre temps me direz-vous ? Et bien il faudra gérer l’urgence dans le respect de nos lois et ne pas faire dans la démago pour se donner bonne conscience.


          • Bill (---.---.76.11) 26 octobre 2006 11:10

            @ Franck aigon

            Vous avez parfaitement raison de me reprendre, il est vrai que mes termes sont un peu forts ! Je souhaitais simplement attirer l’attention sur le fait qu’en certains endroit se sont créés (ce n’est pas nouveau de le dire) non pas des zones de non-droit, mais d’un autre droit, duquel patissent et les riverains du lieu et ceux d’alentour. Si la police et les pompiers ont du mal à intervenir, ce n’est pas par hasard. Ils représentent l’Etat et à ce titre ne sont pas les bienvenus. Le terme d’économie parallèle ne doit pas vous être inconnu. Et les petits caïds se calqueent aussi sur ce modèle.

            Je ne veux pas non plus tout généraliser. Mais nous avons pu constater lors des émeutes que certains endroits comme Saint-Denis n’ont pas éclaté. La raison en est simple : ils sont bien tenus !

            Ma question pourrait être la suivante : pouvons nous tolérer une cité où la justice ne s’applique pas ? Car c’est bien ce qui est en train de se passer. Comment voulons intégrer des gens qui d’un coté ne sont pas protégés par l’état (c’est le rôle de l’état) et de l’autre des gens dont les intérets sont ailleurs.


          • Bill (---.---.76.11) 26 octobre 2006 11:24

            @ Algunet

            Tout à fait d’accord avec vous, le karcher ne suffit pas ! Et le débat sur la police de proximité est un faux débat.

            Je vous réponds juste pour nuancer mon propos puisque je suis d’accord avec vous.

            Et d’accord également pour dire qu’il faut intégrer ces gens ! Mais il faut aussi que nous réalisions une chose : tous ne sont pas immigrés ! On nous dit qu’il y a beaucoup de chomage dans les cités, mais il faut aussi réaliser qu’il est logique que se concentrent dans les hlms les plus pauvres, donc les chomeurs aussi.

            Est ce une question de discrimination ? C’est possible mais il faudrait pour en être sûr faire une véritable étude sur les immigrés, en prenant la couleur de leur ^peau en compte, leur lieu d’habitation, etc, etc...

            Ce serait raciste ? Quand nous parlons de discrimination, quelque part nous le sommes aussi : Il y a des immigrés (mais le sont-ils encore ?) qui ont parfaitement réussi.


          • Un Jeune qui vous emmerde !!! (---.---.13.36) 26 octobre 2006 12:44

            @Bill Ma question est la suivante : pouvons nous tolérer des hommes politiques à qui la justice ne s’applique pas ? Car c’est bien ce qui est en train de se passer. Comment voulons nous intégrer des gens qui d’un coté ne sont pas représentés par l’état (c’est le cas !) et de l’autre des gens dont les intérets sont ailleurs (le pouvoir !) => tout est dit !!!


          • Bill (---.---.76.11) 26 octobre 2006 13:43

            @ un jeune

            Je suis bien d’accord là-dessus, nous sommes en plus assez bêtes pour les réélire ! Je ne crois pas cependant qu’il faille mettre en relation ces deux sujets !

            Pourquoi un jeune qui « vous emmerde » ? Nous construisons la société tous ensemble.


          • Un Jeune (qui « vous » emmerde !!!) (---.---.155.246) 26 octobre 2006 15:47

            @Bill

            Au contraire, je pense qu’il est important de faire le lien entre les deux, comme je l’ai déjà fait remarquer : comment voulez-vous que ces jeunes respectent la loi lorsque ceux qui la représentent, qui rédigent les lois et qui les votent ne les respectent pas eux-mêmes ? ? ? En France un jeune qui insulte le ministre de l’intérieur prend 3 mois ferme et un col blanc qui détourne des millions d’euros, argent de la République, payée par les contribuables, s’en sort avec un non-lieu ou avec la grâce présidentielle !!! « Nemo censetur legem ignorare (nul n’est censé ignorer la loi), La loi doit avoir autorité sur les hommes, et non les hommes sur la loi. » !!! Où est l’exemple ? ? ? Pourquoi un jeune qui « vous emmerde » ? Cela s’adresse directement à tous ceux qui n’ont d’autres arguments que la haine raciale !!! Cela s’adresse directement à tous ceux qui se fouttaient éperdument de ce qui pouvait se passer dans les banlieues, de ce que ressentaient les banlieues vis à vis de la société avant les émeutes de 2005 ! Le problème ne date pas d’aujourd’hui ou de l’année dernière ! Cela s’adresse directement à tous ceux qui diabolisent toute une jeunesse alors que les foutteurs de merde sont une minorité (bien que très actifs) mais c’est plus vendeur de montrer un arabe ou un noir qui met le feu à une voiture que de montrer un arabe ou un noir plaider une cause noble ! Nous devrions construire la société tous ensemble en théorie alors pourquoi on nous demande notre avis seulement quand ça brûle et pas avant ! Pourquoi on s’intéresse à nous quand il est trop tard ! Et pourquoi on ne montre que le négatif dans les banlieues ! Il y a plus de jeunes qui étudient, de gens qui se lèvent tôt, même très tôt pour aller travailler et de choses constructives et positives dans les banlieues qu’il n’y a de glandeurs !


          • Bill (---.---.76.11) 26 octobre 2006 16:48

            @ un jeune

            Je ne sais pas quoi répondre tellement je suis d’accord !!! Et je regrette qu’on ne mette jamais en avant les « noirs », les « arabes » qui ont vraiment comptés comme Sanghor ou Félix Eboué. J’aime beaucoup Félix Eboué, et je trouve qu’il nous manque particulièrement aujourd’hui.

            Très cordialement.


          • lss (---.---.17.143) 24 octobre 2006 12:40

            Et si on évoquaut l’infantilisation des personnes en difficultés par un assistanat déresponsabilisant (tiens voila du fric à dépenser) au lieu de leur donner les moyens (notamment via des formations utiles, avec cependant un vrai choix) de s’en sortir par eux-même, par le travail.

            Ce qui me choque lorsque je vois l’aide au reclassement :

            Les limites d’âge (alors que, à quelques exceptions près, tous les métiers sont accessibles quelque soit l’âge ou le sexe, dans la limite du raisonnable, bien entendu)

            Les formations « voie de garage » peu diplomantes ou inutiles (essayez à 27 ans de vous réorienter vers... le métier de charpentier, par exemple= galère voir impossibilité : « z’êtes trop vieux... »)

            La multiplicité des organismes intervenants, effectifs ou potentiels (trois c’est déjà trop et il y en a plus(ieurs) d’une dizaine(s) : echelon national, regional, departemental, communal voir intercommunal, associatif etc.).

            L’absence de « bourse à la formation » (avec obligation de présence et vérification annuelle des acquis, avec un accès aux études longues).

            Sans compter le mépris pour les petites métiers, une orientation inexistante ou bourrée d’a priori au cours des études. Les erreurs d’orientations sont multiples et multipliées à tous les niveaux, notamment par une volonté que tout le monde ait le bac alors qu’il ne vaut rien (étant titulaire d’un bac S, je peux garantir que ça ne vaut rien, contrairement à ce que l’on peut croire ; on n’est pas préparé aux études scientifiques de la fac ; j’en veux pour preuve l’absence de démonstrations en mathématiques au lycée. Attention, je parle d’être capable de faire une démonstration, pas d’apprendre « par coeur » et la redire).


            • (---.---.17.143) 24 octobre 2006 14:45

              C’est à se demander si les délinquants ne profitent pas du fait que le tir à balle (arme à feu) réelle a été remplacé par le tir à balle (joujou en plastique) réelle...

              Idée (vache) que l’on autorise le tir à balle (en métal) réelle sur les émeutiers et les délinquants :

              Niveau 1 : Tir de semonce

              Niveau 2 : Tirer dans les jambe, objectif : immobiliser

              Niveau 3 : Tirez où vous voulez... (et comme ça, pas besoin de poser la question de la peine de mort)

              Ils feraient moins les mariolles (bin oui, ce ne seront pas des martyrs, manquerait plus que ça, des laches plutot, être en bandes contre une personne seule !)...

              Vous pensez que c’est cruel, que c’est un retour au début du siècle dernier ? Ca n’est pas faux, mais, si au lieu de multiplier les lois, on en faisait quelques-unes de simples, qui défendent simplement le respect de la liberté et de l’intégrité d’autrui et si l’on tombait à bras raccourci sur les véritables fauteurs de troubles (jugés et condamnés rapidement), ça irait mieux.

              Il y a une minorité de « fouteurs de merde » (je sais c’est vulgaire, mais bon), qu’on leur tombe dessus, que l’on empeche des petits malins de les remplacer (comme vis à vis de la mafia en son temps), le tout accompagné de formations et d’une responsabilisation plutot que d’un assistanat, on s’en sortira...

              Enfin, je dois divaguer...


            • panama (---.---.198.59) 24 octobre 2006 12:50

              Solution miracle : comme aux USA pour les écoliers, abrutissons nos « jeunes » avec des drogues pour les contenir.

              Ceci est une plaisanterie bien sûr. La solution, c’est de réduire le chômage en France, pour que chacun ait la possibilité de vivre dignement de son travail.

              Ne me parlez pas du racisme dans le travail, etc. Dans mon entreprise, on se fout de l’origine de la personne du moment que le diplôme et l’expérience sont là. Nous venons d’embaucher trois ingénieurs issus de l’immigration, sur un total de 6 personnes.


              • (---.---.242.11) 25 octobre 2006 02:47

                Surtout qu’au States c’est quand même le pays des massacres au lycée par des lycéens non ?


              • aebc (---.---.153.141) 24 octobre 2006 12:52

                article bien ficellé, une question cependant sans réflêchir donnez moi le nom des 2 jeunes de 15 ans qui sont morts pour rien ????....allez je vous aide Zihad et Bouna...comment nommez-vous médicalement les gens qui se seraient souvenus de prénom tel que de pierre ou Jonathan... et qui occultent ZIHAD eT BOUNA ??? allez une dernière question pour la route comment se nomme celui qui a été grièvement blessé ????...selon moi on a besoin d’une assistance médicale pour comprendre pourquoi on n’accepte pas la différence....et pourquoi alors que 2 jeunes sont mort et ne reviendront jamais...et pourtant ce qui nous préoccupe c’est d’éviter de nouveaux dégats matériels...pas de nouvelles morts d’autres « BOUNA et ZIHAD »....


                • Lansquenet (---.---.63.161) 24 octobre 2006 13:20

                  Et qui se souvient de Sébastien Deyzieu ?


                • tmd (---.---.5.58) 24 octobre 2006 13:24

                  Medicalement, on rentre dans le domaine des sciences cognitives. Un individu qui a le francais pour langue maternelle aura beaucoup plus de facilites a retenir un mot nouveau (ou un prenom, un nom) qui sonne comme sa langue maternelle plutot qu’un mot qui n’y ressemble pas du tout et qui ne sera qu’une serie inhabituelle de sons qu’il aura beaucoup de difficultes a memoriser.


                • aebc (---.---.153.141) 24 octobre 2006 17:25

                  c’est exact, merci pour la précision...


                • aebc (---.---.153.141) 24 octobre 2006 17:26

                  désolé je sèche, rafraîchissez moi la mémoire !


                • Talion 24 octobre 2006 13:49

                  Mais pourquoi quelqu’un voudrait travailler pour gagner le SMIC, ou même un salaire correct alors qu’ils peuvent se faire BEAUCOUP plus en deal de drogue ? La police le sait bien, une citée qui deal est une citée calme !!

                  Alors quoi ? pas étonnant que les profs soient dénigrés par ces jeunes qui ne les meprises parce qu’à leur age ils se font déjà 2 fois leur salaire... pourquoi chercheraient-il à s’intégrer ? Le deal est plus facile que faire des études et travailler !

                  Mais ne faisons pas une généralité, il faut savoir aider ceux qui veulent suivre les regles et s’en sortir, et réprimer les autres.

                  Talion


                  • Rage Rage 24 octobre 2006 14:42

                    Mots clés : PERTES DE REPERES, ABSENCE DE CONFIANCE, DEVALORISATION, NON RESPONSABILISATION, PERTE de l’AUTORITE par le respect mutuel, ABSENCE de PROJECTION dans l’avenir, PERTES d’ENVIES, etc...

                    En un mot : pas de REVES.

                    En tant que prof, vous devriez le savoir !


                    • mato (---.---.137.217) 24 octobre 2006 19:40

                      En tant que profs, nous sommes presque les seuls à nous coltiner le problème, dont nous sommes tous -vous comme moi- responsables. Inutile de chercher un bouc émissaire, colons, parents, architectes, professeurs, politiques, flics, Sarkozy......Nous avons tous à reconnaître dans le malaise des banlieues notre propre indifférence et notre égoïsme. Nous sommes tous impliqués dans les dérives violences actuelles. Chercher le diable dans cette affaire revient à ne pas vouloir trouver les solutions, qui ne seront que citoyennes et collectives. Chacun d’entre nous doit donner de sa personne pour que les choses changent. Sarkozy n’est qu’un épiphénomène. Quand chacun de nous prendra ses responsabilités et s’engagera au quotidien pour une société plus juste et fraternelle, nous n’aurons plus à déplorer l’impuissance des politiques. En avant, citoyens(nnes) !


                    • vigie (---.---.28.241) 24 octobre 2006 16:02

                      Article trop consensuel, et politiquement correct, il y a plusieurs problèmes en un :

                      Déresponsabilisation des parents

                      Crise d’autorité et non respect (parents-institution-société)

                      Banalisation de l’argent facile

                      Tentation plus grande de la société de consommation

                      Manque de repères, et perte des valeurs

                      Pas de remise en cause et perte du goût de l’effort personnel

                      Réussite sociale, sanctionné par aisance financière immédiate

                      Banalisation de la violence, non respect des biens d’autrui et des personnes, manque de sens moral, mise en accusation systématique de la société face aux échecs de toutes sortes.

                      Instrusmentalisation des associations qui sortent de leurs rôles

                      Irresponsabilité de nos politiques, qui en plus ne donne pas une idée positive de la fonction,et de leur intégrité.

                      Bon même si ce n’est pas exhaustif, et peut être réducteur, tellement le problème est vaste pour le définir en quelques mots, néanmoins le rendez de la société avec ses jeunes a échoué, mais je veux dire par la que les institutions ne sont pas les seuls responsables du délabrement du dialogue et du manque de repères de ces jeunes. Les responsabilités c’est tout ensemble famille comprise que nous devons les chercher. Il ne faut pas croire que c’est le plan borloo et les aides aux personnes qui vont tout régler.


                      • Fred (---.---.155.75) 24 octobre 2006 16:50

                        +1

                        En France on travaille de moins en moins d’heures mais bizarrement les parents ont de moins en moins de temps pour s’occuper de leurs enfants.


                      • schroen (---.---.202.60) 24 octobre 2006 16:40

                        1 heure de sitting :

                        Ca y est j’ai ma badoit, mon evian et mon sac de couchage, je suis fin prêt pour commencer mon sitting en vue d’obtenir un logement social, des allocations enfin bref avoir ma part du gateau comme tout le monde. Tout de suite, je sens que ça se passe mal, des gens s’arrêtent et m’insultent : « Mon dieu, c’est inadmissible, vous n’êtes pas pauvre vous êtes en France et il y a des gens qui meurent de faim en afrique !!! » « Euh bah, j’ai un costard mais qu’un seul, j’suis en découvert le 15 du mois et j’bouffe que des pates ou des plats pas cher et puis vous savez des gens meurent de faim et de froid en France !!! Mais vous avez raison mourir de soif ça fait plus cheap que de froid »

                        2 heures de sitting : Bon toujours, je décide donc de contacter les télévisions, qui arrivent à grand renforts de preneurs de son et de stagiaire :

                        « Bonjour, ici TF1 on viens faire notre petit bouilot de gauche pour le journal de soir après celui de droite du midi !!! »

                        « Bonjour Mr le Journaliste, j’ai bac +5, je gagne 1200€ net par mois et le premier jour du mois j’ai 600€ de charge qui tombe et en plus j’ai aucune aide et j’suis toujours à la dèche ou je vais trouver une banque pour me coloscoper pendant 25 ans !!!! »

                        « Vous savez chez TF1 le journal du soir est sponsorisé par La Femme Qui sourit Blanc A Cause Du Silitbang, donc c’est pas vendeur !!! Bon dieu, ou sont les agents de liaison de la LCR, RESF, FO, CGT, il me faut du contenu !!! »

                        « Monsieur, le Journaliste pitié, quoi !!! Vous êtes pas comme chez Libé comme même ???? »

                        « Ne m’insultez pas Monsieur, de plus, je vous reconnu, vous êtes l’ignoble envoyé de Nicolas Sarkozy face à nos gentilles petites têtes blondes lors de l’émmission »A vous de juger" sur France2 !!!!

                        « Bon d’accord c’est vrai, j’étais sur France2 mais ils m’avaient promis un masque et pas celui de Zorro !!!! J’ai peut être un peu rudoyé l’otre arriviste de petit bourgeois du 16 ème du neuveu de Julien Dray. <<<<p>

                        « Nous en est des journalistes des vrais, on a des corones en acier galvanisé on a peur de rien, on est chez TF1 !!!! Mais on va pas vous couvrir question de déantologie. »

                        « Est ce à cause de Jean Paul Huchon mis en cause dans les marchés publics de la région IDF avec Bouygues Cobstruction qui vous empeche de parler de la précarité des jeunes cadres dans Paris ??? A moins que ce soit votre abonnement de téléphone Bouygues qui vous coutent trop cher à cause d’entente illicite ??? »

                        La voiture de TF1 LCI repart en trombe en s’arretant à mon passage ils me crient dessus, « On t a reconnu de tte manière t’es centriste laique !!!!! Pour affiner nos études marketing on a besoin que la population soit déviser compartimenter communautariser. »

                        3 heure de sitting :

                        Après un passage a tabac par des syndico bourrés la cinquante bien tassée suivit d’une bastonnade par des étudiants membre de la LCR et d’une lapidation des groupie du jeune dray la MNEF, je me fais achever par des racailles..

                        4 heure de sitting :

                        Argg je suffoque, arggg je décède, et là non que vois je non pas JOSIANNE BALASSSSSSKOOOOO, bip bip bip arret mort celebrale

                        J’arrive au paradis et là je me fais refouler parce que je n’ai pas eu la chance d’avoir des parents intégristes

                         smiley


                        • aebc (---.---.153.141) 24 octobre 2006 17:35

                          @ schroen... combien de fois vous faites vous interpeller par jour juste pour une vérification d’identité ? ce qui est navrant avec des individus comme vous c’est qu’ils pensent toujours que les autres sont pas bien et que eux ils sont nickels...Tant mieux mais le jour ou un de vos proches meurt et que quelqu’un vous dit qu’il est mort comme un con ne pleurez pas, relisez vos messages et assumez vos propos...


                        • Yann (---.---.200.142) 24 octobre 2006 17:01

                          La France à un problême d’immigration. Avant tout il faut la faire cesser pour une période inderterminée et faire un moratoire sur cette question. Dénombrer le nombre exact de musulmans présent en France et d’africains en général. Annuler le regroupement familial, expulser les clandestins et les criminels, revenir sur le droit du sol, couper les pompes aspitantes(CMU,AME,CAF,Logement,scolarisation,etc..)

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LESCAUDRON Didier

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