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Accueil du site > Actualités > Société > Red Cross shame : la Croix-Rouge quitte la Seine-St-Denis

Red Cross shame : la Croix-Rouge quitte la Seine-St-Denis

Entendu, vu et lu plusieurs fois. Mais on a du mal à croire que le patron de la Croix-Rouge (dont la home page du site met en avant le tsunami, plus vendeur, alors qu’il y a trop d’argent pour le tsunami et pas assez pour la Seine-St-Denis) , Mattei, qui fut ministre de la santé à l’époque de la canicule puisse faire cela, et répondre à sa manière à la crise des banlieues : fermer les dispensaires de la Croix-Rouge en Seine-St-Denis ! Honte…

Après Tonino Serafini, le 24 décembre dans Libération  :

Une étude de la Dress (Direction de la recherche, des études de l’évaluation et des statistiques) montre ainsi que ce territoire constitue le « secteur le moins médicalisé » de l’Ile-de-France. Avec un « nombre de médecins près de deux fois inférieur » à la moyenne régionale. « Ici nous sommes dans un désert médical. Les rares médecins généralistes exerçant dans le coin sont complètement saturés. Et il n’y a pas un seul médecin spécialiste dans ce quartier, sauf dans notre centre »,

Sandrine Blanchard en parle à son tour dans Le Monde, une semaine après :

Les médecins qui partaient à la retraite n’ont pas été remplacés, les directeurs de ces centres étaient laissés sans objectif, sans directive, témoigne Jacques Godard, responsable bénévole de la Croix-Rouge à Drancy. Il se désole de voir disparaître un dispensaire transféré en 1999 dans des locaux neufs.

"Nous réalisions quelque 10 000 consultations par an, dont 35 % en couverture maladie universelle (CMU), on se sentait utile face à la précarité de la population", raconte le docteur Jean-Jacques Hardy, représentant des médecins du dispensaire du Blanc-Mesnil, installé au coeur de la cité des Tilleuls. "La Croix-Rouge nous a proposé d’aller travailler dans les beaux quartiers, au centre de santé de Boulogne-Billancourt", s’étonne-t-il.

"Nous avons proposé de nouveaux locaux qui ont été refusés par la Croix-Rouge", souligne Jean-Michel Génestier, directeur de cabinet du maire d’Epinay-sur-Seine. À Drancy, le député-maire Jean-Christophe Lagarde (UDF) dit avoir été "mis devant le fait accompli" : "Il n’y avait pas de discussion possible", affirme-t-il.


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