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Accueil du site > Actualités > Société > Relançons la révolution féminine...

Relançons la révolution féminine...

Un dossier qui se voulait informatif, dans le Magazine Marianne, numéro 605 du 22 novembre, a su présenter les consommateurs eco-responsables et particulièrement, les femmes, comme de parfaites imbéciles rétrogrades qui s’excluent par obligation du monde du travail. Bonjour les soixante-huitardes, relançons la révolution féminine qui a toujours su faire vendre, excluant totalement par ailleurs l’évolution positive de la participation des hommes dans la vie quotidienne : famille, ménage, implication dans la consommation eco-bien....

Ayant été interviewée au sujet des couches lavables et ayant consacré un long moment au téléphone avec la personne en charge de ce dossier, afin de lui fournir données et chiffres, j’ai été fortement surprise du résultat, non seulement de mon interview mais également de celles de personnes concernées par les autres domaines de l’écologie : consommateurs, Leche league, etc....

J’enfile donc ma tenue de cro-magnonne et exercerai ici mon droit de réponse à quelques inepties qui mettent en garde les femmes du grand danger qui les menace : le retour à la bobonne esclave enfermée dans la plus haute tour de sa caverne (avec le numérique, la caverne, siouplaît, il ne faudrait quand même pas exagérer)

Dans cet article, je lis un jugement du choix des militants pour une consommation éco-responsable (on se demande de quel droit), comme une condamnation, d’une pseudo-modernité à tout prix se voulant libératrice de la femme, culpabilisatrice des hommes, plutôt que l’analyse en profondeur des conséquences de notre mode de consommation actuel :

  • sur l’écologie  : nous sommes dans l’ère du grenelle de l’Environnement et de son pacte écologique (http://www.pacte-ecologique.org/pdf/PFUE-paquet-climat-energie.pdf),

  • sur l’économie où le taux de déchets produits augmente tout comme leur coût de traitement ou retraitement, impactant directement les finances des collectivités et donc les nôtres !

  • sur la santé  : il est vrai que consommer directement ou indirectement pesticides, insecticides, produits dérivés du pétrole, produits chimiques de synthèses, conservateurs, etc est devenu d’une banalité affligeante plus ou moins tolérée par un grand nombre, faute d’information précise sur leurs effets secondaires.

En gros titre : »au nom de la protection de la planète, on abandonne le lait en poudre pour allaiter, on revient aux couches lavables, on accouche même à domicile.. et on finit par quitter le monde du travail. Une régression que les femmes vont payer cher ».

J’ai trois enfants. Ma petite dernière est née à la maison avec l’accompagnement d’une sage-femme. Je parle bien d’accompagnement et non de « me faire accoucher ». Loin des médecins et des infirmières mais proche d’une maternité, et loin des sondes urinaires, loin des bruits de toutes sortes, loin des monitoring imposés, loin du rasage pubien, loin de la position d’accouchement imposée, loin de la privation de nourriture « au cas où on devrait faire une césarienne et nom d’un chien, le méga-petit-déjeuner que j’ai fait ce matin là, alors même que j’étais en plein travail !), et loin du « poussez » !!!! (oui, mais là, j’ai pas envie...) et du « arrêtez de pousser !!!!!! » (ben oui, mais là, j’ai envie....) j’ai pu accoucher sans chronomètre en main pour respecter le planning des médecins, dans les meilleures conditions possibles. Ce fut là un moment magique que même la douleur de l’enfantement n’a su gâcher.

Autre petite phrase intéressante : « on se croirait dans la Bible : tu enfanteras dans la douleur  ! Pourquoi ? Pour être plus proche de l’état de nature ? Mais nous ne sommes pas des animaux ! », je répondrai que ce n’est pas parce que la douleur est cachée qu’elle n’existe pas dans le corps. Que la douleur ne peut se résumer à une seule définition. Ce serait estimer que la douleur d’une maladie est de portée égale à celle de l’enfantement. Le fait que nous soyons « évolués » occulte trop le fait que nous sommes des mammifères et donc des animaux soumis aux mêmes lois de la nature que les autres animaux. En dernier lieu, scientifiquement, la douleur est considérée comme un signal du corps. Alors, faut-il devenir sourde à ce que son propre corps exprime ou plutôt apprendre à l’écouter, le comprendre et le gérer ?

« En septembre dernier, un enfant est mort d’avoir été mis au monde à la maison par une doula  ». Ouaip.... Et combien d’enfants sont morts en maternité ? Zut ! Là encore, la question n’a pas été posée et donc pas de réponse... Difficile dans ce cas de se faire une opinion puisque de ne disposant d’aucune donnée comparative.

Par contre, on peut aussi parler du taux record de césarienne que détient la France : 20% des accouchements dont, selon l’OMS, 10% seraient de confort contre 6% aux Pays-Bas qui est un pays où se pratiquent énormément d’accouchements à domicile.

20% de césariennes représentent un risque de mortalité de 3,5 fois plus important par rapport à un accouchement par voie naturelle.

Serait-il alors politiquement incorrect de signaler que les taux de mortalité infantile et maternelle en revanche, n’ont pas diminué alors que la césarienne est sensée prévenir un risque et diminuer ce taux de mortalité ?

Au final, étant donné les fermetures de maternités qui exigent parfois des trajets de 45 minutes sur des routes de campagne (très pratique et pas du tout dangereux surtout l’hiver, dans le gel et la neige...) pour qu’une femme puisse aller accoucher « en sécurité » dans une structure médicalisée, aseptisée, peu respectueuse des recommandations de l’OMS concernant les pratiques utilisées dans le cadre d’un accouchement normal, (http://www.who.int/reproductive-health/publications/French_MSM_96_24/MSM_96_24_chapter6.fr.html) respectueux de la femme et de son bébé), l’accouchement dans sa caverne avec l’accompagnement d’une sage-femme géographiquement proche, pourrait en séduire plus d’une... ( http://portail.naissance.asso.fr/docs/homebirth-fr.htm )

Bien évidemment, ma fille a porté des couches lavables avec pour résultat moins d’érythèmes fessiers, une économie de plusieurs centaines d’euros et une propreté totale à l’âge de deux ans et un mois. Bien évidemment, je nettoyais ses jolies petites fesses rondouillardes avec du Liniment Oléocalcaire : une formule hyper-complexe consistant en 50% d’eau de chaux et 50% d’huile d’Olive. Excellent nettoyant, absorbeur d’odeur, qui, au lieu de déshydrater la peau comme l’eau, rétablit, grâce à son PH basique, le PH normal de la peau. Bien évidemment, à ces défauts, il faut rajouter le fait qu’il s’agit d’un produit écologique bio-dégradable et économique.

Comble de l’horreur, durant tout ce temps, je l’ai maternée, portée en écharpe tout en créant mon entreprise. Loin de « quitter mon emploi », je suis devenue Chef d’une entreprise de conception, création et fabrication FRANCAISE (oui, je revendique : cocorico !) d’articles de puéricultures (dont couches lavables).

N’étant pas superwoman, la supposition selon laquelle mon parcours n’a rien d’extraordinaire, réduit donc à rien du tout, le postulat gratuit et imbécile de cet article concluant que la consommation éco-responsable est un retour au passé et que « l’écologiquement correct est en effet en train de renvoyer insidieusement les mères de famille dans leurs foyers, en les incitant à renouer avec des pratiques que leurs ancêtres furent en leur temps ravies d’abandonner ». Ne serait-ce pas, au contraire, une réelle avancée puisqu’un choix nouveau qui se propose aux femmes ?

« Commandements de la green attitude », «  Tyrannie verte  », peut-on lire encore. Les personnes concernées dans les milieux informés (moi aussi, j’ai de jolies expressions un peu idiotes mais tellement rigolotes) savent qu’il ne s’agit que de choix.

Le choix de s’inquiéter, effectivement, lorsqu’on découvre :

  • des substances cancérigènes dans les joints en pvc des petits pots pour bébé,

  • ou des l’Isopropylthioxanthione dans du lait marternisé - l’encre d’impression, c’est connu, c’est sain et naturel pour la santé -,

  • ou du bisphénol A, un perturbateur endocrinien dans les composants des biberons - le système endocrinien n’est après tout composé que de glandes comme l’hypophyse et l’hypothalamus la Thyroïde, les ovaires, les testicules, etc... Une petite perturbation ne saurait pas prêter à d’autres conséquences qu’un risque de problèmes de croissance, de tachycardie, amaigrissement, troubles de l’humeur, troubles du comportement alimentaire, hypersudation, ostéoporose, stérilité.... Mais, parait-il, cela n’arrive toujours qu’aux autres...

  • ou des « parabens (allergènes à pouvoir allergisant modéré métabolisés c’est à dire que l’on retrouve dans l’organisme) et autres substances chimiques potentiellement cancérigènes » dans les échantillons de mallettes de naissance offertes aux mamans

  • ou du polyacrate de sodium, du benzol du furane, (potentiellement cancérigène), de la dioxine et même du TBT et d’autres composés organo-étains dans les couches jetables que nos bébés portent 24 h/24 pendant deux à trois ans, directement en contact avec la peau.

En France, tout comme pour le fameux nuage de Tchernobyl que les autorités sanitaires ont prétendu s’être arrêté à nos frontières (c’est connu, un nuage radioactif bien élevé n’entre pas sans frapper) : l’Agence Européenne de sécurité alimentaire (EFSA) « indiquait qu’il était PEU PROBABLE que la contamination du lait présente un RISQUE IMMEDIAT pour la santé publique ». Adieu le principe de précaution, il est préférable d’attendre de voir s’il existe des effets à long terme. Il y a trop de gros groupes industriels financièrement puissants à ne pas fâcher. Bizarrement, les autorités sanitaires Canadiennes, elles, ont exigé le retrait du marché des biberons concernés. Ils sont fous ces canadiens !

D’où une question fort pertinente : à défaut de « revenir » à l’allaitement (une réelle anomalie esclavagiste pour la femme, qui n’existe chez l’humain que depuis son apparition sur terre en raison de sa condition de mammifère, une amibe a moins de souci à ce niveau), doit-on revenir au « bon vieux biberon en verre  » ? Heu.... Pourquoi pas ? Il n’y aura pas, malheureusement de réponse à cette question, dans cet article puisque les inconvénients écologiques, hygiéniques, sanitaires et économiques du biberon en verre n’y ont pas été présentés.

Passons à la présentation de témoignages de consommateurs qui ont fait le choix d’une consommation bio, écologique et responsable voire, économique. Oui, économique, car dans ce dossier qui aurait dû être informatif, pas de trace d’un quelconque comparatif du coût entre l’allaitement et le biberon, les couches jetables et les couches lavables, la réalité des prix des produits bio, en magasins bio, en hypermarchés et des produits non bio... Un manque de temps pour boucler un dossier ou un manque de profondeur d’analyse ? Pas de problème, j’ai donné les chiffres des études qui avaient été menées sur les couches lavables et les protections féminines, je peux les faxer si ça peut rendre service et surtout donner un peu de rationnalité à ce dossier.

Autre étrangeté venue d’ailleurs, les témoignages retenus sont ceux de mamans ayant arrêté de travailler pour pouvoir materner et pouvoir consommer bio. Des mamans qui utilisent les couches lavables mais les considèrent comme une «  véritable astreinte », des mamans dont les convictions les ont poussées à faire un choix à 100% bio jusqu’à fabriquer leurs produits d’entretien et leurs produits pour le change de ses bébés. Effectivement, il s’agit d’un CHOIX qui demande du temps. Tellement que la maman avoue « je n’ai pu m’y mettre que parce que je me suis arrêtée de bosser ». Etant en contact journalier avec des mamans qui ont fait ce même choix tout en travaillant et qui ont parfois même trois ou quatre enfants, je m’étonne qu’aucun témoignage opposable informant que tout ceci est réalisable sans devoir se cantonner à la maison au détriment de sa carrière professionnelle ne soit mentionné. Mais je suis bien entendue disposée à offrir tous les témoignages nécessaires pour que puissent être mises côtes à côtes les deux réalités existantes : celles de mamans consommatrices responsables qui ne travaillent pas et celles de mamans consommatrices responsables qui travaillent. Mais si ! Ca existe vraiment !!!!

Je reconnais cependant que cet article n’est pas sans humour : il semblerait, pour résumer, qu ’ »inconsciemment, les femmes aient la nostalgie du matriarcat et d’un temps ancien et compensent cet impossible retour au primitif en revenant à la nature pour se libérer du joug masculin. ». A une époque où les psychologues affirment que les femmes se sont tellement libérées que les hommes, ne parviennent plus à savoir où est leur place, j’avoue avoir été à la limite du fou-rire en lisant cela. Je ne devrais pas (pas bien !) d’autant qu’il ne soit pas certain que les hommes apprécient d’être considérés comme de pauvres âmes en peine. J’en connais même certains qui pourraient mal le prendre étant donné leur implication dans les choix et leur application de la vie quotidienne longtemps réservés aux femmes. J’y reviendrai plus loin.

Plus savoureuse, l’idée que l’on «  bat le linge avec des noix de lavage  ». Dans nos contrées lointaines et primitives de la consommation responsable et éco-bien, il existe effectivement une méthode pour diviser par trois la quantité de lessive utilisée qui consiste à mettre dans le tambour de la machine à laver des balles et des battoirs en caoutchouc qui serviront à « battre » le linge durant le cycle de la machine, telles que le faisaient les lingères dans les temps anciens. Sauf qu’une fois les balles et battoirs mises dans la machine, on n’y met plus les mains, on n’arrête pas le progrès !.

Je me permets un petit peu de culture générale et une précision : les noix de lavage ne battent pas grand-chose. Elles sont le fruit d’un arbre appelé le Sapindus Mukorossi, qui est employé depuis des siècles en Inde et au Népal comme lessive naturelle en raison de sa teneur en saponine.

Certes, les noix de lavage n’ont pas une réelle efficacité pour nettoyer les taches (« référence à la parenthèse « à l’efficacité proche de zéro » que je ne sais devoir une expérience menée sur le terrain ou à la grand-mère de sa soeur qui a dit à sa belle-fille que sa voisine lui avait rapporté que....) mais elles conviennent parfaitement au lavage de vêtements qui ont simplement été portés (après tout, on n’est pas obligé non plus de justifier le lavage de ses vêtements en se faisant de grosses taches, nous ne sommes plus des enfants, nous savons à peu près nous tenir correctement à table).

Tout comme les balles et battoirs de lavage, les noix de lavage permettent de laver de manière écologiquement correcte puisqu’aucun additif chimique de type azurant optique - ces colorants bleutés qui donnent un aspect blanc au linge et cachent les taches pour laver plus blanc que blanc même si vous faites des noeuds à vos vêtements (merci Coluche ;-) - ou de ces produits qui s’attaquent directement à la saleté en fonçant dessus comme la misère sur le monde pour mieux la dévorer, le tout finissant lors de la vidange de la machine, dans le tout à l’égoût puis à la station d’épuration... et de temps en temps dans nos nappes fréatiques.

Au fait, à l’âge de pierre, on ne battait pas non plus le linge avec des noix de lavage.... :-D

Et si on parlait de la coupe menstruelle ? Par exemple, la Mooncup qui a été crée en 1930 et est vendue dans le monde entier. En silicone médical, hypoallergénique, exempt de ces mêmes produits chimiques que l’on retrouve dans les couches jetables, qui sont responsables d’irritations, d’intolérances, d’allergies, de mycoses répétitives chez de plus en plus de femmes, c’est une protection féminine économique, réutilisable durant plusieurs années tout comme les serviettes hygiéniques version lavable et donc réutilisables. Bref, un vrai cauchemar... pour les grands groupes industriels qui vendent deux ou trois boîtes de tampons ou paquets de serviettes hygiéniques par mois à chaque femme durant quelques 25 ans et plus. (Ne serait-ce pas les mêmes grands groupes qui fabriquent les couches jetables ?)

« La pression est telle que l’on détériore l’implication des femmes au travail  » lit-on également. Il est vrai que le rapport de Michèle Tabarot selon lequel « il est souhaitable qu’un nourrisson reçoive des soins personnels à plein temps pendant au moins les six à douze premiers mois de sa vie. L’emploi maternel pouvant avoir des effets négatifs sur le développement cognitif de l’enfant, notamment lorsqu’il n’a pas atteint l’âge de 2 ou 3 ans » a de quoi faire culpabiliser les mamans qui travaillent. Mais que faisaient nos mères, grands-mères et arrières-grands-mères de leurs enfants lorsqu’elles devaient aller travailler dans les usines ? Etaient-elles considérées comme de mauvaises mères ? Les générations qui s’en sont suivies en ont-elles souffert ou est-ce le monde du travail qui a tant changé qu’il exige une rentabilité si élevée que le travailleur est devenu un outil interchangeable à souhait qui n’a d’autre devoir que d’être totalement dévoué, corps et âme à l’entreprise, tout grain de sable telle une grossesse ou un congé maternité venant ternir ce si beau plan de rentabilité ? A-t-on vraiment attendu une prise de conscience écologique pour que la parité entre les hommes et les femmes ne soient pas respectée, que les femmes soient moins payées que les hommes à compétences, diplômes et expériences égales, qu’elles occupent plus d’emplois subalternes, que le salaire que la femme rapporte à la maison soit englouti dans les frais de garde et le coût du transport au point de parfois être inférieur à ces coûts ? Autant pour la France politique et aux entreprises qui en ont les moyens (mais ce serait au détriment des bénéfices...) qui ne savent pas se doter de structures adaptées permettant aux femmes de travailler sans payer des fortunes à d’autres travailleurs qui garderont leurs enfants. D’autres pays y parviennent pourtant....

Et j’y reviens comme promis : pourquoi occulter l’évolution de la participation des hommes dans l’évolution de notre société ? Oui, de plus en plus d’hommes participent aux tâches ménagères et trouvent cela normal, oui, de plus en plus de pères prennent un congé parental pour profiter de leur(s) enfant(s) ! Tente-t-on de leur faire peur en leur promettant la perte de leur avenir professionnel pour autant ? Sont-ils considérés comme moins impliqués dans leur travail ? Se sentent-ils « obligés » d’arrêter de travailler pour garder leur(s) enfant(s) parce que ce serait pour eux le seul moyen de s’épanouir ou est-ce simplement un choix éclairé de leur part ? Et comment considérer ces pères qui s’impliquent dans le choix de l’allaitement en donnant au biberon, à leur bébé, le lait maternel que la maman aura préalablement tiré ? Leurs ambitions et leurs carriérisme en seront-ils pour autant affectés ? Pire : les hommes se mettent à changer les couches de leur enfant et n’hésitent pas à s’informer pour ensuite donner leur avis sur le choix et l’emploi des couches lavables ! Atroce évolution sûrement dûe à une manipulation génétique sur la génération des 20 - 40 ans !

Sérieusement, n’est-il pas réducteur (et pratique pour faire peur) que d’oublier de mentionner cette évolution des mentalités et des actes de la part des hommes ? N’est-ce pas les réduire eux aussi à n’être que des victimes de la pseudo-quête inconsciente de valorisation personnelle des femmes ?

Il y a les « combattantes vertes ». Mais au quotidien, mon expérience me prouve qu’il faut aussi compter avec les « combattants verts ».

 

  • Etre plus présent(e) et plus longtemps pour ses enfants,

  • choisir l’allaitement (primo, nous sommes la seule espèce à boire le lait d’une autre espèce, secondo, cela fait un certain temps que des études scientifiques ont prouvé qu’aucun lait de substitution n’avait les qualités nutritives et protectrices du lait maternel...),

  • savoir que l’OMS et l’Unesco ont pris la décision de promouvoir l’allaitement,

  • choisir de consommer des produits exempts de pesticides, insecticides, des produits d’entretien qui ne laissent que peu de résidus sur les fibres, ne s’infiltrent pas dans les nappes fréatiques,

  • trouver des alternatives à des révolutions technologiques que l’on nous a jetées en pâture sans prendre vraiment le temps de considérer ou d’étudier les effets secondaires...

     

    Rien de tout cela ne ressemble à un retour à l’âge de pierre qui s’expliquerait par une psychologie de l’inconscient féminin déçu par le monde du travail, par le manque d’implication de certains hommes dans le quotidien, par le manque de reconnaissance ou par la culpabilité que des psychologues ou pédo-psychiatres à deux sous tentent de nous faire ressentir.

     

    Il s’agit d’un choix personnel, motivé par des éléments totalement individuels et non discutables et qu’en aucun cas, on ne peut se permettre de juger ou sur lequel on peut philosopher et tirer des conclusions. N’en déplaise à Elisabeth Badinter, allaiter n’assigne pas les femmes à résidence. Le tire-lait et le biberon ont été inventés pour que l’allaitement et le maternage puissent être partagés entre maman et papa et la nounou.

     

     

    La crise de confiance entre l’entreprise et ses collaborateurs n’est pas féminine : elle est totale et mixte. Dire que les femmes se tournent vers l’écologie et le maternage pour se donner bonne conscience et faire de leur enfant l’oeuvre de leur vie, c’est traiter les femmes comme des inadaptées sociales qui ne seraient pas capables de mener de front une vie de famille et une vie professionnelle et c’est refuser d’admettre que de plus en plus d’hommes revendiquent et gagnent leur place de père actif, de conjoint actif dans la vie quotidienne, qu’elle soit dirigée vers une consommation éco-responsable ou non.

     

    Oui, le monde d’aujourd’hui a du mal à jouer le jeu d’une consommation responsable, en France notamment, mauvais élève, en retard dans cette matière comme dans beaucoup d’autres. Ce ne sont pas les femmes qui ont fait le choix de l’écologie qui retournent à l’âge de pierre, c’est notre société qui peine à s’en sortir. Des femmes et des hommes, ont choisi de materner, allaiter, mettre des couches lavables à leurs enfants, en travaillant ou en ne travaillant pas, ont fait le choix d’avancer selon leurs convictions en s’adaptant aux besoins de l’avenir : préserver l’environnement afin d’y construire un futur qui soit viable pour nos enfants, se réapproprier leur corps, leur féminité, leur maternité, préserver leur santé et profiter sans abuser de ce que la nature nous offre généreusement.

     

    Mes remerciements les plus chaleureux et les plus sincères :

    Merci d’avoir cité la petite phrase de notre Président de la République, Nicolas Sarkozy, qui considère : »un jour, c’est la taxe sur les couches-culottes et même le retour aux couches-lavables, je n’ai jamais rien entendu de plus stupide ! », en y ajoutant une publicité gratuite pour une marque de couches qui en sera certainement très reconnaissante.

    Je suis certaine que Monsieur sarkozy connait sur le bout des doigts le dossier des couches jetables qui nécessitent du pétrole pour leur fabrication, composant dont on sait il faut trouver un substitut rapidement, leur impact sur l’environnement étant donné leur non-biodégradabilité, leurs constituants polluants (à l’heure du grenelle de l’environnement, est-ce vraiment sérieux) et leur coût énergétique et écologique tant en terme de fabrication qu’en terme de consommation et de traitement des déchets.

    Tout comme je suis persuadée, puisque la question est posée (de savoir si, «  pour une fois, Monsieur Sarkozy n’aurait pas raison  »), qu’il sait parfaitement à quoi ressemble une couche lavable en 2008, que des entreprises françaises conceptrices et fabricantes se démènent tous les jours pour fabriquer les articles de « 40 ans en arrière », générant du PIB, des emplois et des revenus à l’Etat et qu’en plus des femmes (et des hommes !!!!) totalement dépassés par le « progrès » (celui qui consiste à polluer à tout va avec le « tout-jetable », etc...) s’en servent !

    Merci, grâce à la citation incomplète de cette petite phrase (un problème de copie ou quelques séquelles de la méthode d’apprentissage global de la lecture ?), d’avoir su démontrer que notre Président de la République sous-entend que le change de bébé est une affaire de femme ! (hé oui : « retour de 40 ans en arrière POUR LES FEMMES  » était la phrase exacte, prélevée dans le Canard Enchaîné de fin septembre.) Son électorat féminin et/ou écologique saura apprécier, j’en suis certaine. Ne parlons pas des hommes qui mettent la main à la couche !

     

    Merci d’avoir su éditer un dossier suffisamment polémique (on sent l’effort et le travail profond de recherche) pour attirer l’attention de tout à chacun et contribuer à ce que tous, nous nous posions des questions sur notre implication et les conséquences de nos choix, même si les motifs cités de ces choix sont raisonnablement à méditer quant à leur valeur et leur réalité.

     

    Merci également de ne pas avoir cité les données chiffrées qui ont été portées à la connaissance de la personne en charge du dossier, quant aux économies réalisables par les consommateurs dans cette période économique difficile, je suis certaine qu’ils sauront apprécier.

    Tout comme les communes qui s’astreignent à appliquer les directives du Code des marchés publics relatives au développement durable : merci de ne pas avoir su nous informer sur la politique des achats publics qui intègre de manière explicite depuis le 1er août 2006 le développement durable . Cette politique qui s’inscrit dans une démarche plus large visant à réduire les quantités consommées grâce à la sensibilisation des utilisateurs, démarches d’éco-responsabilité soutenues par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable : http://www.ecoresponsabilite.ecologie.gouv.fr

    Le Maire de Villeneuve d’Ascq, dans le Nord, saura apprécier, lui qui a fait le choix (et n’est pas le seul, d’autres villes se sont lancées ou étudient le projet) d’une avance écologique à savoir celui des couches lavables (http://www.blog-jmstievenard.fr/programme/avance.htm), et a clairement manifesté sa satisfaction en terme d’économies réalisées, d’hygiène et de santé ( http://blog-jmstievenard.fr/index.php/reduire-nos-dechets-l-exemple-villeneuvois-des-couches-lavables )

    et http://videos.tf1.fr/video/news/sciences/0,,3617587,00-couche-lavable-fait-retour-dans-creche-nord-.html)

    Merci pour cet article qui offre une réelle opportunité de répondre de manière étayée à de vieilles croyances, à des idées toutes faites, à des préjugés et d’inciter chacun et chacune à chercher un peu plus loin, un peu plus profondément, les informations qui seront à la base même de ses choix d’aujourd’hui comme de demain, quels qu’ils soient.


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40 réactions à cet article    


  • Marsupilami Marsupilami 21 janvier 2009 11:11

     @ L’auteur

    Merci pour cet article très intéressant et cette révolte bien légitime. Le combat féministe est loin d’être fini, et toutes les occasions sont bonnes pour essayer de le stopper. Décidément, le petit mari de Carla en tient une couche !


    • John Lloyds John Lloyds 21 janvier 2009 11:19

      Mais c’est bien sûr, il faut penser aux couches-culottes ! De bien dérisoires préoccupations dans un monde dont les bases vacilles. Toute la majestuosité de la pensée féministe, le texte n’est pas sans intérêt, en effet.


      • John Lloyds John Lloyds 21 janvier 2009 11:22

        "vacillent"


      • civis1 civis1 21 janvier 2009 11:27

        Voilà un long article qui a le mérite de remettre un peu les choses à leur place.

        L’émancipation des femmes passe avant tout par leur autonomie morale , civile et matérielle bien sûr mais aussi par leur droit à un maternage naturel heureux , reconnu et financé par une société respectueuse des droits de l’enfant à être élevé dans un contexte éducatif et affectif épanouissant. 


        • Magali 21 janvier 2009 12:23

          Bonjour,
          Je comprends que le change des bébés puisse passer pour quelque chose de "dérisoire". En France, il y a tous les ans, plus de 700 000 naissances. Plus de 7 millions en Europe. Un seul enfant générera jusqu’à ce qu’il devienne propre, en couches jetables, 1 à 1.5 tonnes de déchets non-biodégradables. Ces déchets seront ensuite enfouis ou brûlés avec les conséquences que cela implique. ("ce que je ne vois pas", n’existe pas, est malheureusement une pensée très répandue).

          L’exemple des couches lavables a été pris parce qu’il s’agit de mon domaine de compétences. Il n’est qu’une illustration pour une réponse à un autre article qui avait une visée plus large et où je me suis demandé ce qu’il y avait à gagner à désigner l’a consommation éco-responsable comme une chaîne que l’on mettrait au pied des femmes pour empêcher leur évolution au sein de la société.

          Mais au-delà des couches, il y a, la consommation de tous les jours : entretien, soin (je vous conseille le site : http://leflacon.free.fr/) , alimentation, l’air que l’on respire, l’eau que l’on boit, les vêtements que l’on porte, les matériaux de nos maisons, de nos meubles, de nos appareils ménagers, des jouets de nos enfants, nos téléphones portables, le wi-fi, etc.... Si, pour reprendre une phrase connus de beaucoup, "le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous", il me revient à l’esprit une citation : "science sans conscience n’est que ruine de l’âme". Aujourd’hui, nous sommes éduqués à consommer et surconsommer. Et surtout, ne pas se poser de questions sur ce que l’on consomme ni sur les conséquences que cela peut avoir aujourd’hui et demain, sur nous-mêmes, notre environnement proche ou notre environnement un peu plus lointain... Comme ces décharges à ciel ouvert dans certains pays, où des enfants, juste pour pouvoir manger un peu, chaque jour, manipulent des matériaux dangereux dont nous ne voulons pas, nous, pays industrialisés. Et pourvu que certains, en retirent un maximum de bénéfices. ..Je crois que ça s’appelle : "après moi, le déluge ..."

          Cela veut-il dire que nous devons refuser tout modernisme ? C’est une autre extrême à laquelle je ne crois n’y n’adhère.. Mais il existe des solutions alternatives, des équilibres peuvent se trouver, des précautions et des responsabilités peuvent être prises. Et cette base qui vacille, ne commence-t-elle pas par la prise de conscience de l’individu, à son échelle ? A trop écouter le haut de la pyramide, nous nous sommes endormis en oulbiant que le sommet de la pyramide ne peut exister sans sa base. Nous sommes cette base où chaque pierre devrait tenir grâce à celles qui l’entourent et empêcher ce monde de vaciller. Pourquoi s’arracher les cheveux sur le devenir du monde quand on ne parvient pas à les garder sur sa tête dans sa propre vie ? http://www.nature-jardins.com/blagues/Les_gros_cailloux_du_bocal.pdf


          • John Lloyds John Lloyds 21 janvier 2009 13:47

            Une bonne choucroute bien garnie, où tout est mélangé sans distinction de pondération ni de priorité. Que quelqu’un réfléchisse à la façon de torcher, effectivement il en faut (et autant que ça soit une femme). Mais qu’on vienne mélanger les éco-gestes et les misères domestiques aux niveaux des effets de la "science sans conscience", ça tient de la profonde ignorance des ordres de grandeur, donc c’est à classer dans l’éco-tartufferie


          • Philou017 Philou017 21 janvier 2009 15:15

            Pas d’accord. La grandeur, c’est commencer à être responsable tous les jours dans sa vie quotidienne. Et pas seulement en matiere d’écologie. Plus important même que de venir deviser sur Agoravox.

            Tres bon article, qui nous parle de la vie réelle, et des choix que chacun se doit d’assumer.

            "Change d’abord en toi ce que tu veux changer dans le monde". Gandhi.


          • John Lloyds John Lloyds 21 janvier 2009 18:15

            MDR smiley Je ne parlais pas de grandeur, mais d’ordre de grandeurs ... Vous savez, les puissances de 10, les petits chiffres en exposant smiley Ben dites-donc, du haut vol, le débat.


          • LE CHAT LE CHAT 21 janvier 2009 12:33

            bravo pour ce bel article bien fourni ! un autre monde est possible ! le combat féministe , ce n’est pas se précipiter au boulot 5 jours après l’accouchement pour ne pas déplaire à son chef comme une vulgaire Rachida !


            • miwari miwari 22 janvier 2009 13:33

              Toujours la phrase percutante qui manque le chat smiley


            • Romain Desbois 21 janvier 2009 13:05

              Aouf heureusement que je lis plus vote que je n’écris.

              Excellent dossier mais svp, pouvez pas le faire un peu plus court ! smiley

              Mais sur le fond. L’art de l’écologie est justement de revenir à des choses simples (simplicité volontaire chère à Ghandy et Rabhi) sans pour autant revenir "à la bougie".

              C’est un argument que les anti -écologie utilisent, même la très sainte Simoine Veil, c’est dire !

              Et le fait de revenir à des travaux ménagers ne signifient pas que seules les femmes doivent s’en occuper.

              Mesdames laissez les couches lavables souillées dans la baignoire deux ou trois jours et vous verrez le papa se transformer en Mary Poppins !
              Bon je sais que parmi ces humains, y en a qui rien ne fait reculer d’un pas de leur piedestal de macho.
              Hé les filles ! Faut pas non plus se laisser faire ! Vous attendez quoi ? Que ce soit les mecs qui vous ouvrent le chemin ?

              Vive le Féminisme, vive le MECulisme, vive l’humanisme (je ne pousse pas vers l’animalisme mais faut pas beaucoup ! alors ne soufflez pas trop smiley )


              • Judesbois 21 janvier 2009 14:03

                Oui j’avais été choqué moi aussi à la lecture de cet article de Marianne.
                Je vous conseille de poster ce coup de gueule (dans une version raccourcie) au courrier des lecteurs de Marianne, il serait bon que la contradiction apparraise dans les colonnes mêmes du journal qui a publié l’article.


                • zelectron zelectron 21 janvier 2009 14:33

                  Vous avez grandement raison
                  Eh, bien ! ma réaction ? c’est de vous embrasser tendrement sur la joue.
                  signé : un gros-magnon (vous les aimez quand même ?)


                  • Magali 21 janvier 2009 18:46

                    le gros-magnon a un côté très attendrissant et irrésistible smiley


                  • Annie 21 janvier 2009 14:48

                    Une petite précision quand même à cet article. Il est certainement possible de mener de front une vie professionnelle et familiale ; mais peut-on laisser le choix à celles qui n’en ont pas envie ? Les femmes au foyer qui élèvent leurs enfants, dont j’ai fait partie avant de retravailler après 9 années d’interruption, sont jugées inutiles et non productives. Les femmes ne devraient pas avoir à prouver qu’elles peuvent travailler et élever leurs enfants en même temps. C’est un choix qu’elles devraient être libres de faire sans aucune pression. 


                    • norbert gabriel norbert gabriel 21 janvier 2009 15:45

                      Salut
                      très bon article. J’ai deux filles, qui ont chacunes deux enfants, et qui auraient pu signer ce témoignage.
                      Pourtant,elles sont d’une génération où tous les travers des années "modernes" auraient pu les polluer de principes consuméristes à tout crin. C’est simplement une approche naturelle (qui ne signifie pas préhistorique) qui a conduit leur démarche avec leurs enfants (deux et deux)
                      Un exemple simple, l’ainée est comédienne, l’allaitement au sein lui a permis de garder son bébé avec elle les six premiers mois, partout, en coulisse de théâtre, ce qui n’aurait pas été possible, ou tout du moins beaucoup moins commode, avec les biberons. Pour le reste, le bon sens, et le refus des conditionnements obligés (comme les accouchements au chrono, ou la crèche à 6 mois) ont donné de très bons résultats, des enfants sans souci, l’ainé à 16 ans, il n’a jamais eu de lait maternisé, il n’est jamais malade, ou quand ça arrive ça passe très vite, et pourtant sa petite enfance peut être considérée comme marginale si on se réfère aux normes convenues. Et il a d’excellents résultats scolaires, "malgré" une scolarisation tardive, il n’est allé à la maternelle qu’à 4 ans... Mais ses parents lui ont consacré du temps... comme au second,qui va très bien , sur ses 7 ans... Depuis 6 ans ; ils vivent en Auvergne, et s’en portent très bien, les légumes du jardin, et ceux du marché de Courpière, rien de tel pour la santé.
                      Cordialement
                      N Gabriel


                      • Annie 21 janvier 2009 15:58

                        Si la norme en France est de scolariser les enfants à partir de 2 ans, il faut savoir qu’en Angleterre par exemple, les enfants commencent l’école primaire à 5 ans. Il n’y a pas je crois de grands écarts entre les résultats scolaires des deux pays. Vous trouverez des études qui vous prouveront qu’il est préférable de commencer la scolarisation le plus tôt possible et le contraire. C’est un peu pour cela que je plaide une complète flexibilité en la matière.


                      • kemilein 21 janvier 2009 16:02

                        merci a Magali pour son article fouillé, interessant (meme si je ne projet pas d’avoir d’enfant) d’aporter une vision bien plus pragmatique et surtout plus etayée qu’a été ce torchon de marianne sur la question.

                        il y a juste un point a nuancé, aujourd’hui le choix ecolo n’en est plus un, on nous l’impose (a tore ou a raison)
                        tout produit marginal, et donc "fait maison", n’est donc pas un "marché" potentiel.
                        le forcing lobyiste qui pointe est celui du "écono-bio-éco".
                        il y a ceux qui i croient, et ceux qui en profitent.

                        merci encore pour ce grand eclat du "journalisme" > proffessionnalisme, de tout a chacun, citoyen de france.


                        • HELIOS HELIOS 21 janvier 2009 17:53

                          Phréatique, la nappe... pas celle qu’on met sur la table, et qui se lave avec les boules... celle justement qui recupere l’eau dans laquelle les boules ont baigné.

                          Sur cet humour, (qui ne se plante pas, hein ?) Autant j’apprecie le retour à la saine nature, autant je trouve que regresser n’est pas la bonne solution. Hors sujet, pour l’instant, la position de ces dames dans la société, c’est une question de consensus societal, justement... mais pour le reste, la couche jetable avec le frigo et quelques autres appareils indispensables ont participé à la liberation de l’esprit qui n’etait de fait plus occupé a gerer tout ça.

                          Le grand défaut des écolos de tous poils, du plus doux au plus dogmatique, c’est le manque de bon sens et de reflexion. Personne ne regressera volontairement si ce n’est de manière forcée. Le retour aux couches lavables, qui puent et qui consomment 25 litres d’eau pour etre lavées avec beaucoup de difficultés et moult produit lavant, n’est pas un objectif souhaitable. Par contre, obtenir des couches jetables ecologiquement acceptables, evidement, et c’est la que se trouve l’avenir.

                          Au lieu de jeter le bébé avec l’eau du bain (belle expression dans un tel contexte) ne pensez vous pas que c’est par plus de modernité responsable que la femme gardera sa place dans la societé du travail moderne ? Et ça veut dire quoi ? Que vous, mesdames, qui travaillez au plus haut niveau chez pampers, chez findus, ou chez moulinex... non, rayez, chez SEB... votre avis est incontournable dans l’offre technique et commerciale que vous devez faire a vos soeurs et a vos maris, freres et enfants pour que notre monde se porte mieux. Ne vous tournez pas vers les autres en attendant je ne sais quoi... AGISSEZ !

                          Il m’a plus votre article.... merci.


                          • Magali 21 janvier 2009 18:29

                            oups ! désolée et merci pour le "fréa", c’est une vieille question de ph qui ne passe pas smiley

                            Je suis globalement d’accord. Je vais simplement relever deux points :

                            - passer aux couches lavables avec nos moyens modernes (matériaux, machines à laver, sèche-linge...) n’est pas forcément une régression d’autant que les constructeurs font de vrais efforts pour que ces fameuses machines soient les moins voraces possibles en énergie (et en eau pour les machines à laver)

                            - un bébé en couches jetables, c’est 4.5 arbres, 67 kg de pétrole brut et "la fabrication de couches jetables est très énergivore et consomme beaucoup d’eau, qui sera rejetée polluée" (source : http://fr.ekopedia.org/Couche) car la transformation du bois en cellulose nécessite plus d’eau (environ 2.3 fois plus) et d’énergie que le lavage des couches en tissu.

                            Je trouve que "concilier" se conjugue très mal avec "forcer" auquel se rajoute malheureusement souvent un complément circonstanciel de temps : "trop tard".

                            Idem pour la modernité responsable.Mais par expérience, pour que nos patrons, pères, maris, frères, fils etc nous entendent, il a fallu et il faudra encore parler très fort. Aprèsl’entente, vient le temps de l’écoute smiley


                             


                          • civis1 civis1 21 janvier 2009 18:36

                            @hélios
                            Sur ces questions de couches et de produits je pensais comme vous avant d’aller y voir d’un peu plus près. Nous avions sous la main un bébé : le test des couches lavables est concluant :
                            1) les couches jetables par leur nombre (donc leur volume dans les décharges ou incinérateurs) , le produit chimique absorbant qu’elles contiennent et les irritations qu’elles provoquent chez le bébé , sont absolument à proscrire. 
                            2) Surtout que les couches lavables ont fait des progrès techniques tels qu’elles se lavent en un clind’oeil ( tissus spéciaux auxquels les selles n’adhérent pas et qui tiennent le bébé au sec) avec une boules n’utilisant que très peu de savon (biodégradable) et la manipulation prend à peine plus de temps que celui de se débarassser des couches jetables qu’il faudra tout aussi bien stocker puis aller jeter.

                            La question des couches lavable n’est pas une question dérisoire. elle est même très importante.
                            Nous sommes des milliards et l’enjeu de la Planète se joue sur ces milliards de petits gestes dérisoires.
                            C’est une question d’éducation devenue maintenant incontournable.



                          • Magali 21 janvier 2009 18:36

                            Glops ! j’ai oublié les soeurs, les mères, les filles, etc.... mille pardons, mon propos ne se voulait pas sexiste... c’est que les échanges d’informations sont déjà nombreux entre femmes. Vous savez ce que c’est , on papote, on papote smiley


                          • HELIOS HELIOS 22 janvier 2009 00:06

                            Merci d’avoir répondu... et je suis évidement d’accord avec vous,

                            je suppose simplement que le passage "couches jetables" —> "couches lavables" sera plus dur que souhaité, question facilité, et toujours le probleme de "regression" comme le fait remarquer un autre commentaire plus bas : apres le lavage, le sechage, le stockage... 

                            d’où ma phrase :
                            "obtenir des couches jetables ecologiquement acceptables, evidement, et c’est la que se trouve l’avenir."

                            Il se vend actuellement en Amerique du sud des couches en fibres non tissées a usage unique (enfin, quasi unique) qui ne comportent pas les produits chimiques que nous employons ici. L’ennui c’est que les gens qui les utilisent rajoutent une "couche’ a l’interieur et emballent le tout (bébé, puis couches) dans une culotte du genre étanche ! Bonjour la maceration...

                            Je ne suis plus au fait de tout ça, je vous laisse les joies, les tendresses qu’apportent une petite famille de ces ages là. J’ai personnellement dépassé l’age de l’élevage, je pratique maintenant le gardiennage lorsque ma descendance se libère de la sienne chez moi apres avoir consciensieusement vidé mon frigo, épongé mes aperitifs, le semblant de cave que j’essaie d’entretenir etc... et me pique ma bagnole qui fait plus "classe" pour sortir. Si vous ne connaissez pas le problème, ça viendra ! C’est la vie n’est-ce pas ?


                          • Vinrouge 21 janvier 2009 20:21

                            Le principal frein à la consommation verte étant le prix, combien coûtent les couches lavables par rapport aux couches jetables ?
                            Les couches lavables doivent-elles être remplacées au fur et à mesure que l’enfant grandit ou sont-elles valables de 0 à X mois (X étant l’âge où on devient propre) ? (s’il faut les remplacer, ça rentre aussi en ligne de compte pur le coût)
                            D’autre part, l’utilisation de couches jetables permet de gagner du temps par rapport aux couches lavables (c’est en tout cas ce que j’ai toujours entendu...) car il n’y a pas besoin des actes supplémentaires lavage/séchage/pliage/range...ment. Est-ce encore le cas avec les nouvelles couches lavables ?


                            • Magali 22 janvier 2009 10:21

                              Bonjour,

                              En résumé, le coût des couches lavables, lavages compris est de plus de la moitié inférieur à celui des jetables pour 1 enfant. Comme elles sont ré-utilisables jusqu’à trois enfants, cette économie est exponentielle.

                              Côté temps, j’ai calculé avec d’autres mamans que cela prend environ 20 minutes de plus par SEMAINE soit moins de 3 minutes par jour.

                              Côté confort : je préfère mettre un cycle de lavage en route que d’avoir une poubelle malodorante (les couches jetables,contrairement aux croyances, sentent plus mauvais que les couches lavables) à vider, ranger les couches dans un tiroir plutôt que d’aller m’enquiquiner régulièrement avec des gros paquets dans un caddie de supermarché qu’il faut aussi ranger, de toute façon, sans compter la panne du dimanche soir où on croyait qu’il restait des couches en réserve (hé bien non, yenavaiplu ! smiley

                              Côté taille de couches et changement selon la taille, il existe des couches taille unique qui évitent d’avoir à renouveler le stock de couches quand bébé grandit.

                              Il y a beaucoup à ré-apprendre des couches lavables du XXIème siècle pour achever d’éradiquer les idées un peu vieillotes (mais qui ont été une réalité par le passé) selon lesquelles les couches lavables sont moins pratiques que les couches jetables. Pour ceux que cela intéresse :

                              Vous pourrez trouver la réponse à toutes ces questions aux mêmes à d’autres sur le site informatif http://www.coucheslavables.com

                              Je peux vous faire parvenir une documentation complète (ou presque) par e-mail. Il vous suffit de m’en faire la demande sur : info@laudamay.com





                            • antireac 21 janvier 2009 21:17

                              Couches lavables pas mal mais un brin retro et surtout donnent beaucoup de travail ..
                              Couches jetables pratiques mais bon il parait ce n’est pas extra pour les coucougnettes de futur monsieurs
                              because la fertilité en baisse
                              Cerains spécialistes préconisent des couches mangeables, mangeables par les organismes bacteriens bien sûr .C’est une couche fabriquait avec des tissus fins et degradables qu’on balence dans son composteur perso après usage.Seul problème si on habite dans une HLM ce n’est pas trop pratique.


                              • D13D 21 janvier 2009 22:32

                                Merci pour cette belle profession de foi. Je ne pense pas que toutes les femmes pensent comme vous et je le regrette mais c’est leur choix et je le respecte. Ma première femme travaillait et nous avons mis au monde, élevé, changé et nourri nos enfants (rassurez-vous, je n’allaitais pas) ensemble et j’en ai été très heureux.

                                Il existera toujours des personnes pensant que leur travail est plus important que les tâches ménagères et qui, quelle qu’en soit la motivation, préféreront laisser ces "basses besognes" à d’autres. Ils n’en sont que plus ridicules dans l’outrance de leurs propos.

                                Ce qui par contre m’ennuie plus c’est qu’un certain nombre de femmes participe à leur propre mise à l’écart de la vie active, le plus souvent hélas par le manque d’ambition et de réflexion de leurs parents, mais je ne dénoncerai jamais assez le rôle néfaste des religions monotéïstes dans cette paupérisation.

                                Encore merci pour votre témoignage, j’epère qu’il sera lu et compris par mes petits enfants, garçons et filles car la responsabilité dans le couple doit être comme les tâches de la maison, partagée.


                                • antireac 21 janvier 2009 22:58

                                  Le rôle néfaste de religions monothéistes... ?
                                  Pourquoi ?
                                  les religions polythéistes étaient tellement mieux.. ?


                                  C’est vrai que le dieu Baal (chez les phéniciens) étaient pas mal
                                  Pendant les céromonies ,à l’intérieur de la statue répresantant le dieu Baal, on y mettait une couche des branches puis une couche de bébés on allumait un grand feu et l’assistance pouvait entendre la voix de dieu qui s’exprimait à travers la statue. Bref ces gens là savaient vivre


                                  Ben avec les réligions monothéistes on se marre plus. En général elles demande de bosser de se sacrifier un peu pour sa progéniture rien que des trucs chiants.


                                • D13D 21 janvier 2009 23:15

                                  Comme à votre habitude, vous sortez un mot de son contexte pour essayer de créer la polémique.

                                  Votre post ne méritait même pas un commentaire, soyez heureux, j’ai fait cet effort, mais ce sera le seul à votre égard.


                                • antireac 22 janvier 2009 07:11

                                  Revolution féministe
                                  Vous profitez au passage d’écorner les religions monothéistes qui n’ont rien avoir dans le debat...
                                  Qui sort du debat ?


                                • Magali 22 janvier 2009 08:48

                                  A antireac et D13D, je pense qu’effectivement, faire entrer la religion au sujet de cet article risque de déclencler une polémique sans rapport avec cette réponse à l’article de Marianne.
                                   
                                  Autrement dit, pourquoi l’un de vous deux (ou les deux), ne rédigeriez-vous pas un article sur le thème des religions monothéistes et polythéistes afin d’ouvrir un débat ? Bien cadré, ça pourrait être intéressant et riche en enseignements.

                                  Merci dans tous les cas pour votre lecture et votre participation, à D13D en particulier pour son témoignage personnel  smiley


                                • la_gata la_gata 22 janvier 2009 20:19

                                  je plains a la femme de l’auteur de ce dossier publiée sur Marianne , c’est elle la qui doit vivre et subir un homme capable de emettre des tels anneries.. si on revient a la lait maternelle .. en quoi ça generait aux femmes principalement .. je ne vois pas le rapport .. j’ai allaité mon fils sans contrainte et je gardais un reserve au frigo pour quand il aurait faim pendant que j’etais à la fac .. accoucher a domicile pour quoi pas ça se fait comme ça dans les pays du nord et il n y a plus de mortalité materno- enfantine pour autant . et ma grande mére a accouche chez elle tous ces enfants sans probléme . et pour quoi le lavage de couches reviendrait a la mére ???? je rapelle que les enfants se font a deux donc il faut s’en occuper a deux .. 


                                  • Epeire 25 janvier 2009 12:39

                                    Bizarrement, il y a quelque chose qui me choque pardessus tout ça...

                                    La meilleure chose à faire pour protéger la planète n’est-elle pas encore de ne plus faire d’enfant ? Avec ça, pas besoin de couches jetables ou recyclables (ces dernières restant un poste de dépense : il faut malgré tout dépenser de l’énergie et des fibres, d’origines synthétique je suppose aux vus des propriétés des tissus, et entre inventer une couche jetable allant au compost et une qu’il faut laver régulièrement je me demande laquelle serait réellement la plus dommageable). Je ne parle même pas de l’énergie pour les déplacement, la nourritue, les jouets (même bio, la meilleure façon de diminuer à fond l’emprumpte énergétique, c’est bien de se passer de tout ça !)

                                    Ensuite autre point : d’après mon prof d’histoire des sciences, la mortalité des femmes atteignait 33% au XIXeme. Sans revenir aux conditions de l’époque, s’il n’y a pas une maternité à moins de cinq minutes, est ce vraiment une bonne idée d’encourager les femmes à se passer de l’hosto ? Je veux bien croire que les conditions ne sont pas idéales, mais alors si le placenta ne part pas et demande un litre et demi de sang en perfusion, ou si le bébé fait un noeud à son cordon à la dernière seconde, il faudra se rapeller de ne pas se plaindre non plus après...

                                    J’ai lu moi aussi l’article de Marianne je tiens à signaler qu’il a été écrit par une femme, Isabelle Porta (je l’ai sous la main) et l’essence de l’article, selon moi, ne porte pas tant sur l’écologie mais le prétexte qui est offert pour des retours à des décalages homme/femme qu’on esperait entrain de disparaître. Je vais le relire de façon plus approfondie afin d’étayer cette position
                                    Il n’y aurait pas grand chose à dire contre les couches lavables et les bébés (soyons fous et jetons les avec l’eau du bain, de toute façon les congélateurs ne sont pas en odeur de sainteté écologique je pense !)
                                    si tout les hommes s’en occupaient en une dépense horaire/tache ingrâte équivalente à leurs épouse.


                                    • Magali 25 janvier 2009 17:43

                                      L’enfant va bien au delà du simple désir : c’est avant tout un processus très complexe d’instinct (comme tous les êtres vivants) de perpétuer la race et de transmettre. Comme pour beaucoup de domaines, les inégalités selon les pays sont gigantesques : aux pays développés l’information et l’accès aux méthodes de contraception (et aussi de protection contre les MST), aux autres, des naissances non-programmées, parfois non désirées comme du temps où la mortalité infantile et maternelle, faute des progrès médicaux qui sont apparus, obligeaient quasiment les familles à avoir de nombreux enfants.

                                      D’autant que l’héritage, durant de nombreux siècles, passaient par la naissance d’un enfant mâle. Par exemple, en Chine, aujourd’hui encore, le taux d’avortement de foetus de sexe féminin atteint des sommets. En Inde, avoir une fille était un grand malheur car il fallait lui constituer sa dot. Un virage commence à se faire car à force d’éliminer les bébés femelles, les hommes sont proportionnnellement en manque de femmes. Dans d’autres pays, une femme est partagées par plusieurs hommes. D’autres encore pratiquent les enlèvements pour réussir un mariage de force. Il n’existe pas de tentative de contrôle sur la nature sans un retour douloureux. Il en résulte de toute façon un fait avéré : la planète est d’ores et déjà sur-peuplée. Comme pour tout fait, il faut apprendre à vivre avec et trouver des solutions.

                                      Au taux de mortalité infantile et maternelle du XIXème siècle, j’opposerai le décès toutes les 5 secondes dans le monde, d’un être humain. Mort de faim. D’autres meurent de la tuberculose alors que nous disposons du vaccin nécessaire pour éviter cela. A condition d’en libérer l’accès à tous. Sélection naturelle ou partage des richesses intolérablement mal fait ?

                                      Concernant la naissance à la maison, elle est une réponse aux usines à naissance que sont devenues les maternités. Raison pour laquelle, depuis quelques années, des maisons de naissance, plus humaines font leur apparition. Choisir d’accoucher à la maison ne peut, dans tous les cas, se faire sans un minimum de conditions requises : grossesse sans risque, accompagnement durant la grossesse d’une sage-femme (l’exemple de l’article de Marianne parlait d’une Doula. Je suis personnellement favorable à la Doula mais je pense qu’elle devrait se coupler à la sage-femme)., maternité proche. Mais justement est là tout le problème : les maternités ferment. Elles ne sont plus à proximité. D’où accouchements programmés (c’est à dire déclenchés, tant pis si le bébé n’est pas prêt à sortir. On oublie souvent que c’est lui, le grand déclencheur de l’accouchement), césariennes en surnombres.... Comme pour tout choix, il faut savoir prendre ses responsabilités et les assumer. Il ne s’agit pas de se plaindre. Une naissance qui se passe mal, qu’elle soit en maternité ou à la maison, c’est PARFOIS la faute à PERSONNE. C’est ce que notre société a oublié : il faut un responsable, il faut un coupable. Parce que nous avons été éduqués dans l’illusion que nous avons la maîtrise de tout.

                                      Concernant Isabelle Saporta, présentée comme philosophe, journaliste et politologue française, elle est présentée également parfois comme une "enquêtrice de terrain" qui joue les "empêcheurs de tourner en rond" (http://www.evene.fr/celebre/biographie/isabelle-saporta-24496.php). Il est indéniable qu’elle a lancé une alerte au feu en écrivant que le choix des femmes (qui est, je le rappelle, aussi celui de certains hommes mais elle ne semble pas s’en soucier), les ramène dans leur caverne pour les exclure du monde du travail qu’"on" considérerait comme n’étant pas leur place. C’est oublier les vives réactions à cet article, sur un nombre important de forum, de mamans qui ont été interrogées et prétendent que leurs propos ont été déformés. Quelques exemples :

                                      http://www.naturavox.fr/Reaction-a-l-article-de-Marianne-Quand-l-ecologie-renvoie-les-femmes-a-la-maison.html
                                      http://bebe-nature.forumactif.com/pour-se-tenir-au-courant-des-dernieres-infos-et-rencontres-f21/article-dans-marianne-t10297-45.htm
                                      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=47900
                                      http://blog.grandirautrement.com/index.php/post/2008/12/01/Marianne-n-aime-pas-le-maternage
                                      sur marianne aussi : http://www.marianne2.fr/Le-numero-605-de-Marianne-Les-anti-Sarko,-qui-sont-ils-_a93454.html?voir_commentaire=oui&start=100
                                      http://www.monsieurrose.com/blog/
                                      http://forums.famili.fr/famili/Maman-au-naturel/Ecologie-et-environnement/marianne-article-sujet_228_2.htm
                                      en suisse : http://www.bebe.ch/drupal/node/126098
                                      ce que cela donne comme image du journalisme  : http://avancer.canalblog.com/archives/2008/12/05/11639180.html

                                      j’en ai une bonne centaine d’autres mais bon, on va encore dire que je suis bavarde ! smiley

                                      Et même si les réponses données à mon article tournent principalement autour des couches lavables, certainement en raison du fait qu’il s’agit d’une grosse partie de mon métier, c’est aussi oublier les recommandations en terme d’hygiène et de santé de l’OMS, les expériences positives dans d’autres pays sur l’accouchement à domicile, l’allaitement au travail, les crèches au travail, le maternage, le portage.... Et tous les témoignages de ces femmes-mères (et de leur maris-pères même, si, si !!!) qui parviennent, on ne sait par quel miracle quotidiennement renouvelé, à concilier un choix de vie de l’âge de pierre et un travail dans lequel elles s’investissent.

                                      On pourrait aussi parler, effectivement des hommes (ceux dont on n’a pas parlé dans l’article de Marianne : une vrai enquête sur le terrain !) et de leur participation. Elle existe. Elle croît et s’accroît, bien sagement, progressivement. Cela peut paraître long et encore insuffisant mais Rome ne s’est pas construite en un jour.

                                      La question que je me suis posée sur le but de cet article :une volonté informative-parti-pris ou une opportunité raccoleuse-vendeuse ? smiley


                                    • Epeire 25 janvier 2009 23:04

                                      mm sachant que vous êtes directemment concernée de base, je me suis posée exactement la même question en lisant votre cv smiley . Qui dit qu’on ne va pas trouver une substance abominablement cancérigène dans le silicone des couches lavables d’ici 20 ans ?

                                      Que les femmes aient subi des atrocités liées à la fonction de leur utérus, je ne le nie pas. Je ne sais pas si la mort d’un humain toute les cinq secondes est comparable à 33% de mort (pas facile de convertir une donnée en mort par seconde en pourcentage... je ne compare pas les pommes et les oranges) et oui il s’agit à la fois de sélection naturelle ET par l’argent (non il ne s’agit pas de mépris envers les populations pauvres, mais c’est un fait que seules les plus fortes s’en tirent lorsque les conditions matérielles grouillent de microbes !) Il n’empêche que moins d’enfant il y a, moins l’effet sur sur la nature sera lourd, on y peut rien.

                                      Ensuite, je persiste, remettons l’article dans son contexte : on peut sans doute résumer par : femmes déçues par le boulot + scandales écologiques à tout va = se sentent plus valorisées à s’occuper des mômes à la maison qu’à aller bosser, quand bien même serait-ce dans une entreprise un tant soit peu écolo ! => il faudrait changer des choses au travail . D’ailleurs ce genre de critique est beaucoup dans le style général de Marianne qu’un simple tabassage en règle des femmes qui allaitent, même si d’après vos liens en effet, l’auteur a mélangé pas mal de choses.


                                      • Magali 26 janvier 2009 10:43

                                        silicone dans les couches lavables  ? smiley à la rigueur, dans les coupes menstruelles fabriquées en silicone hypoallergénique utilisé dans le milieu médical... sauf que les coupes menstruelles existent depuis 1930, ce qui fait que nous avons un peu de recul quant aux effets secondaires.

                                        Blague à part, pour qu’une femme se sente valorisée à rester à la maison pour "s’occuper des mômes", il faut :


                                        - que ce soit un choix et non une contrainte économique ou sociale


                                        - que les mentalités changent : ne pas travailler pour rester à la maison afin de veiller à la bonne marche de tout le quotidien d’une famille, c’est une petite entreprise familiale souvent déconsidérée parce que les bonnes vieilles idées reçues font d’une femme au foyer, une femme "sans activité" (quand on voit le nombre de formulaires comportant cette petite case à cocher quand on est femme au foyer, on comprend vite) donc pas fatiguée, pas capable de comprendre ce que représente la fatigue d’une "dure journée de boulot", ne ramène pas d’argent, en dépense, au contraire (ben oui, faut faire les courses, rhabiller les enfants, les emmener chez le médecin, leur faire avoir une activité culturelle ou sportive,....) Et si on inverse la situation, un homme au foyer (par choix), c’est directement la condamnation : il se fait entretenir ce paresseux !!!!

                                        Changer les choses au travail, tout à fait d’accord ! Mais changer aussi le regard de ce qui se passe à la maison me parait tout aussi important. Parce que pour l’instant, si des femmes ont fait le choix de rester à la maison pour travailler (oui : TRA-VAIL-LER) à l’éducation des enfants, je ne pense pas que ce soit pour y trouver une valorisation aux yeux de la société qu’elles ne trouvent pas dans le travail. Car dans ces deux domaines, la valorisation du travail des femmes laisse encore beaucoup à désirer. On parlait argent, clé de voute de notre société ? Que devient une femme au foyer qui veut divorcer après 20 ans à éduquer ses enfants ? Que lui accorde-t-on comme chance de rentrer dans le monde du travail ? Et au bout, quand sonne l’heure de la retraite, quels sont ses droits ? Un minima social qui la plonge directement vers le seuil de pauvreté pour avoir passé entre 20 et 25 ans à torcher le c... de ses enfants, à les avoir accompagnés tout au long du chemin qui mène à l’âge adulte puis à l’autonomie ? C’est super valorisant ! C’est une voie aussi sexy que le manque de valorisation des femmes au travail (en plus, ce sont des mères indignes : elles abandonnent leurs enfants à d’autres pour aller travailler ! )  :->

                                        Le tabassage en règle s’est appliqué directement aux femmes (on n’a pas parlé des hommes dans cet article), qui ont fait le choix d’une consommation eco-responsable, d’un retour vers plus d’humanité et un peu moins de profits tout en restant pleinement intégrées à la société, par le travail ou par d’autres chemins. Clairement, cet article tente de démontrer que ce n’est pas concicliable.... Clairement, la réponse des lecteurs prouve le contraire... Mais rien n’est jamais facile, surtout quand on ne démarre pas par la base : l’information, la compréhension, l’explication, les tenants et les aboutissants. Or, en mélangeant absolument tout dans tous les sens, en se raccrochant à des propos de personnes connues, sortis hors de leur contexte pour certain, en faisant référence aux dires de "spécialistes", en ignorant délibérément certains domaines de la consommation éco-responsable, l’article de Marianne désinforme et crée l’ignorance. L’ignorance engendre la peur, la peur engendre la bêtise, la bêtise fait croire à n’importe quoi et permet la manipulation.

                                        En fin de compte, il reste une bonne dose de tolérance et le choix de chacun : y compris celui de faire moins d’enfant ! smiley












                                      • Dabornepanuire 26 janvier 2009 19:19

                                        Bonjour,
                                        Magali, j’ai beaucoup d’affinités avec vous et je suis TRÈS HEUREUX quand j’ai une preuve que des convictions comme les votres se développent (un peu !). Mais il y a un détail sur lequel je serais heureux que vous vouliez bien m’éclairer : vous avez eu le courage de dire que les hommes sont oubliés dans ce domaine. On ne leur laisse en effet aucune place et on ne leur concède aucun rôle, on ne les cite pas. Vous n’êtes donc pas sexiste vous qui rappelez, sans y être obligée, qu’ils existent ;, mais alors pourquoi avez-vous intitulé votre article :"relançons la révolution féminine" ? le renouvellement des générations serait ainsi à rapporter à une révolution faminine et rien d’autre ?
                                        Où êtes-vous vraie ? Avec ce titre vous confirmez que pour vous aussi ce domaine est considéré comme uniquement féminin ; mais de l’autre côté vous dites que la participation des hommes existe (merci) et vous semblez attendre qu’elle soit égale à celle des femmes. Voila donc ma question : selon vous, comment cette participation égale des hommes pourrait-elle advenir si les femmes veulent rester uniques propriétaires de la vie privée (qui comprend les enfants bien sûr) ?


                                        • Magali 26 janvier 2009 20:27

                                          Bonjour ! smiley
                                          A la base, mon titre était : "consommation éco-responsable : voyage dans le passé ou retour vers le futur".
                                          Je n’ai pas choisi le titre de "relançons la révolution féminine", j’ai même été la première suprise lorsqu’on m’a informé par e-mail que mon article était accepté et diffusé, du changement radical de titre... Donc non, le renouvellement des générations ne se rapporte pas uniquement à une révolution féminine. Je pense qu’il nous faut, une (r)évolution à l’échelle humaine tout simplement.

                                          La réponse à la seconde question est beaucoup plus complexe. Oui, les hommes participent de plus en plus MAIS à la condition que les femmes leur laisse prendre leur place dans cet univers si longtemps réservé aux femmes. Il fut un temps (quelques centaines de siècles) où la plupart des sociétés étaient matriarcales. Quelle différence avec celle d’aujourd’hui ? Il y avait le respect et la considération.

                                          Puis, petit à petit, la femme a perdu sa place pour devenir la propriété des hommes avec le lot de désolation, de larmes et de sang que cela a engendré et engendre encore dans certaines parties du monde pas si lointaines. Certains se sont même demandés si les femmes avaient une âme. C’est oublier que derrière chaque grand homme, il y a eu une femme. Une femme de l’ombre, comme une esquisse, une image volontairement floue, pâle... Aux yeux du monde, pour le décor... Une femme dont on ne saura jamais quelle influence elle peut avoir sur les décisions d’un homme, une fois la porte de la chaumière refermée.

                                          Cantonnées dans ce qu’on leur a donné comme "terres de servitude" (pas frapper, j’exagère volontairement smiley ), les femmes ont pris goût dans leurs chaînes jusqu’à ne plus vouloir sans séparer parfois.

                                          Il y a celles qui se plaignent :"c’est moi qui fais tout le boulot à la maison." Oui, parce qu’effectivement, Monsieur travaille et que même si Madame travaille et gère les enfants, les courses, le ménage et autres peccadilles de surcroît, le travail de Monsieur est forcément plus fatiguant, éreintant, méritant que celui de Madame. Trop fatigué et trop supérieur pour s’abaisser à partager ce qui n’est pas le meilleur du quotidien. Après tout, il a été éduqué, le plus souvent PAR UNE FEMME, dans l’idée que "Que quelqu’un réfléchisse à la façon de torcher, effectivement il en faut (et autant que ça soit une femme). (merci à John dont j’aime beaucoup l’humour smiley ). Et en plus, elle a oublié de passer chez le teinturier prendre mes chemises propres ! C’est bien une femme ! smiley

                                          Et puis il y a celles qui se plaignent : "c’est moi qui fais tout à la maison. Il est incapable de faire une omelette !" Oui, mais quand Monsieur veut s’emparer des oeufs et de la poêle ou quand il veut trier le linge, passer l’aspirateur, changer le bébé, ce n’est jamais bien fait, c’est à dire  : pas à la façon dont Madame le fait. Comment s’étonner ensuite qu’il n’ose plus lever le petit doigt sous peine de s’entendre dire : "laisse, je vais le faire sinon je devrai re-passer derrière toi."

                                          Il y a les mamans qui aimeraient partager des moments de jeux, de détente et de rire avec les enfants et leur mari-père. Mais il est trop fatigué, ou cela ne l’intéresse pas, ou il rentre, il est l’autorité du père, il fait la loi là où la mère a baissé les bras et se plaint des bêtises des enfants au lieu de lui raconter les joies qu’ils ont pu lui donner avec de petits riens. Et arrive la lassitude....

                                          Il y a les mamans qui voudraient bien partager des moments de jeux, de détente et de rire avec les enfants et leur mari-père. Problème : le cordon ombilical est si petit qu’il ne laisse pas d’espace pour que papa puisse se glisser et prendre sa place. Papa va donc faire un poker avec ses potes : ça tombe bien, ils lui ont laissé un fauteuil libre, eux... Et arrive la solitude, à deux, trois, quatre....

                                          Il y a..... des milliers de cas différents, des milliards de motifs, de raisons, plus complexes les unes que les autres...

                                          A un bébé, on inculque un complexe de propreté. Je n’ai pas bégayé du clavier : un COMPLEXE. Faire pipi dans sa culotte, c’est sale ! Etre nu devant tout le monde, c’est honteux ! Ne pas dire merci quand on vous offre un cadeau, c’est impoli !
                                          L’éducation n’a longtemps été qu’une série de complexes qu’on nous a inculqués : un garçon en rose, c’est ridicule, à une fille on offre l’imitation d’une cuisinière avec le lave-vaisselle qui va avec pour faire comme maman, à un garçon, on offre un atelier de bricolage avec le casque et les gants qui vont avec pour faire comme papa. Aux filles le repassage, aux garçons le tripatouillage du scooter....

                                          Et puis, il y a des trucs qui s’appellent l’information, la communication, l’écoute, la compréhension. Les femmes viennent de Vénus. Elles ont besoin de ressentir et de s’exprimer avec pudeur. Les hommes viennent de mars. Ils ont été éduqués pour ne pas montrer ce qu’ils ressentent et parler un langage direct. Les femmes attendent que les hommes devinent quelles sont leurs attentes, les hommes n’expriment pas les leurs et attendent que les femmes leur disent ce qu’elles désirent. Dialogue de sourds et muets, certains appellent ça le romantisme ! Résultat, les femmes sont déçues de ne pas obtenir ce qu’elles n’ont pas demandé et les hommes passent leur temps à se demander ce qu’ils ont fait pour mériter ça. smiley Et si, durant un temps, l’un prenait la place de l’une et vice-versa ?

                                          Quand on aura réussi à adopter l’idée d’un coktail composé du langage de Vénus et de celui de Mars, dès la naissance de l’enfant, que son éducation sera composée non pas de l’école des filles, première porte à droite, et de celle des garçons première porte à gauche, mais que dans la vie, il faut goûter à tout pour en connaître et en apprécier la saveur, porter chaque charge pour en connnaître le poids tout en parvenant à garder sa fierté d’être femme ou homme, je pense qu’il sera raisonnablement envisageable que la répartition des tâches quotidiennes, de l’éducation des enfants, de la place professionnelle, de la reconnaissance, de la valorisation de chacune et chacun puisse être équitable.

                                          Parce qu’en prenant le fauteuil de l’autre, on a vite fait de s’apercevoir que la vue est incroyablement différente de ce qu’on pensait... avant de savoir.

                                          Ya du boulooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooot !!!!!!!! smiley






                                        • Dabornepanuire 27 janvier 2009 16:25

                                          Bonjour Magali,
                                          Bonne explication en ce qui concerne le titre de votre article.
                                          Mais ça n’efface pas le fait que vous révéler dans la suite de votre réponse à ma question et ce fait c’est que oui, vous êtes sexiste ; vous dites en effet que dans les sociétés matriarcales règne le "respect et la considération" (pour quelles raisons seraient-elles mieux que les sociétés patriarcales ?) Je vous précise que je ne défends ni l’une ni l’autre, je défends le respect des autres. Vous dites aussi que la femme est devenu la "propriété de l’homme" amenant son lot de "désolation de larmes et de sang" dans" une terre de servitude". J’ai vécu pendant la période du patriarcat, eh bien je n’ai jamais constaté ce que vous dites ; dans ma région c’était comme aujourd’hui le tempéremment de chacun qui faisait loi : mes grands’parents paternels se répartissaient les tâches d’une façon rationnelle, bien que classique, mon grand’père commandait aux champs et ma grand’mère commandait à la maison (quelle est la conversation la plus plaisante, celle des vaches ou celle de ses enfants ?) mais vous dites sans preuves que ma grand’mère appartenait à mon grand’père et qu’elle faisait partie d’un "lot de désolation de larmes et de sang dans une terre de servitude" rien que ça !
                                          Chez mes grands’parents maternels mon grand’père était un brave homme travailleur et silencieux, ma grand’mère commandait partout, gérait tout, décidait de tout, sans trop d’égards pour les autres.
                                          Le changement (impérieusement nécessaire des lois je suis bien d’accord), n’a pas changé le tempéramment des gens. Il y a cependant changement comme vous l’avez signalé, il y a en effet maintenant plus de possibilités pour les hommes de participer à la vie privée/domestique bien que ce ne soit pas toujours dans de bonnes conditions pour eux parce qu’"ils habitent toujours chez leur femme". Au foyer l’égalité n’est pas pour demain, il y a du boulottttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttt ttttttttttttttttttttttttttttttttttttttt


                                          • Magali 27 janvier 2009 19:35

                                            salut Da-bor-ne-pa-nuire smiley

                                            Daborgépadike les sociétés matriarcales étaient mieux que les patriarcales. Simplement, que dans les premières, il y avait du respect (ou plus de respect si vous préférez).

                                            La femme est bien devenue la propriété de l’homme. Exemple : obligation de virginité au mariage, et si jamais elle tombait enceinte, c’était le déshonneur sur la famille et mariage vite bouclé même si ce n’était pas le père ! Par contre, le coq du village, "mais quel tombeur, celui-là !"
                                            La femme ne pouvait ouvrir de compte en banque sans l’accord de son mari avant les années 50. La liberté, ça passe aussi par l’indépendance financière. Sans oublier le droit de voter. Le droit d’entrer dans certains lieux (en Angleterre, des clubs privés interdisaient encore il n’y a pas si longtemps, l’entrée aux femmes, des fois qu’elles seraient contagieuses !).
                                            Juste pour illustrer mes propos (âmes sensibles s’abstenir), ça date des années 60... Il y a moins de 50 ans : http://forum.hardware.fr/hfr/Discussions/Societe/guide-bonne-epouse-sujet_35458_1.htm

                                            Oui, je suis sexiste. Le problème c’est que je suis sexiste autant pour les hommes que pour les femmes ! (non je ne suis pas une hermaphrodite !) Je pose régulièrement la question : pourquoi l’homme ne prend-il pas sa place au lieu d’attendre qu’on la lui donne ? Pourquoi la femme ne laisse-t-elle pas en plan Monsieur, histoire qu’il soit quelque peu obligé de se bouger ?

                                            Parce que ce n’est pas SIMPLE ! Trop de tempéraments différents, trop d’espoirs déçus, trop de promesses non tenues, trop vite les bras baissés, trop de peurs, trop de risques, trop fatiguant de maintenir un rythme, pas facile de se parler franchement... et cela, de la part des femmes comme des hommes. On passe notre temps à se mentir à nous-mêmes alors mentir aux autres....

                                            L’éducation des hommes des générations précédentes a été donné en majorité par les femmes ! Quelle ironie !
                                            Le monde n’a pas changé depuis des lustres. Les femmes de notre siècle sont quasiment obligées d’aller travailler, dit-on. Elles l’ont pourtant fait de tous temps : femme de chambre, femme de ménage, gouvernante, lavandières, femme de fermier, etc.... 
                                            Oui, je suis entièrement d’accord avec vous : ce sont les tempéraments qui font et défont les lois. Mais ces tempéraments prennent le modèle sur celui d’un film qu’on repasse en boucle de génération en génération. Les gens, hommes et femmes ne changent pas. Ils transmettent ce qu’on leur a transmis, même de manière inconsciente. Et l’histoire se répète à l’infini jusqu’à ce qu’un évènement survienne qui bouleverse ce que certains appellent "l’ordre des choses" comme lorsque les femmes durent prendre la place des hommes dans les usines pendant la seconde guerre mondiale.

                                            Pourquoi l’homme vit-il chez sa femme ? Parce qu’il a quitté sa mère pour une autre maman ! smiley (pas taper, je retire ce que j’ai dit, mais elle était vraiment trop facile..)
                                            En fait, je n’ai pas de vraie réponse. Dialoguer un peu plus, une fois encore, ne pas céder parce qu’on est fatigué et que c’est la facilité, prendre des risques, assumer les conséquences des choix que l’on a fait, arrêter de chercher des responsables.... Après le "cétafote, tunavékapa,situavé....", je crois que la phrase de ma génération et qui me hérisse le plus le poil est : "ce n’est pas ma faute, je ne suis pas le responsable, ce n’est pas moi qui décide, je ne peux rien y faire, c’est comme ça...." Il n’y a finalement plus personne aux commandes parce qu’il n’y a plus personne de responsable, plus personne n’ose prendre de décision, ni chez les hommes, ni chez les femmes. Au final, l’homme ne vit pas chez sa femme, les deux partagent un logement ! smiley Les choses se font et se défont. C’est la méthode passive, celle qui va avec le "c’est comme ça" .. bleuuuuuahhhhhhhh smiley

                                            Je pense qu’il ne faut pas changer les auteurs mais tout d’abord changer la manière de raconter l’histoire, tout simplement.Ensuite, personne n’a jamais écrit la suite de Cendrillon, une fois qu’elle eut trouvé son prince et que la porte du château s’est refermée.... C’est peut-être le moment de l’écrire, cette suite smiley

                                            Il y a beaucoup de points à soulever dans votre réponse. Mais ils me semble que nous dévions du sujet premier qui était de savoir ce qui se cache derrière le choix d’une consommation éco-responsable.
                                            De surcroit, ce sont des points "sensibles" pour ne pas dire explosifs qui n’ont pas leur place ici comme, pour ne pas les citer, la religion, l’argent, etc...

                                            Et puisque je suis dans les aveux smiley : je suis maman de trois FILLES. Et croyez-moi, je pense que si j’avais eu un petit garçon, j’aurais été relativement perplexe quant à l’histoire à lui raconter. Dans histoire différente, il y a "différence"... Elle fait peur, elle isole, elle est parfois lourde à porter.

                                            Je n’irai pas jusqu’à dire que je suis confuse, mais je suis comme vous, comme beaucoup : je pose des questions, j’avance sur un chemin parfois difficile, je me remets en cause, je remets en cause chaque décision que je prends, je cherche des réponses autres que celles qu’on nous sert pour nous rassurer et nous bercer, et je continue à espérer qu’à la page suivante du livre qu’on me raconte et que je raconte à mes enfants, une certaine histoire devenue obsolète continera à se modifier, à évoluer vers un peu plus de ...bon sens ?


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