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Accueil du site > Actualités > Société > Rencontres et discussions virtuelle : Les jeunes de cités croient-ils (...)

Rencontres et discussions virtuelle : Les jeunes de cités croient-ils encore en la société ?

Avec la présence (auto-virtuelle) d’un arabe, ex-pauvre de quartiers pauvres.
Les jeunes de cités, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ne sont pas la France d’en bas. Ils constituent le sous-prolétariat, la « sous-France-d’en-bas ».

La France-d’en-bas travaille, essaie de survivre dans un cadre de souffrance diminuée par le paiement de crédits à perpétuité (situation de moindre mal et communément acceptée).

La « sous-France-d’en bas », la classe sauvage pour être simple, vit et connaît uniquement la réalité, l’odeur de la pure merde. Les murs de bétons ne peuvent avoir une durée de vie supérieure à 60 ans, il n’est pas nécessaire d’avoir fait « ponts et chaussés » pour arriver à cette conclusion mécaniquement simple. Pour faire une belle recette, un bon produit, ajoutez une communauté de personnes manquant tristement de culture, qui n’a jamais pu goûter au minimum des choses agréables que la société occidentale propose.

Combien d’entre-eux ont pu manger dans un restaurant, consécutivement à l’après-midi promenade-ciné avec les parents qui se tiennent la main ? Je peux y répondre : il n’y en a aucun. Cet exemple lyriquement pittoresque n’est qu’un minimum, il réside une somme de lieux dont l’existence n’est même pas connue (imaginable ?) par ces sauvages.

Un théâtre, un cours de solfège, un cinéma, un restaurant, une bibliothèque, un cours de dessin, toutes ces activités, tous ces lieux, sont les inconnues d’une équation à résultat dans le corps des complexes.

Il existe instinctivement trois réactions face à l’inconnu : la curiosité, l’ignorance et le rejet (classées par probabilités décroissante). Il y a chez ces gens une sous-évolution générée par l’ignorance et le rejet (une très faible partie saurant mettre en avant la curiosité). Je ne rentrerais pas dans les thèses conspirationnistes des gouvernements Mitterrand-Giscard qui ont volontairement mis cette situation en place….

Les éléments agréables de la vie sont, pour eux, totalement inconnus et les bons souvenirs se limitent tristement aux moments de défonce, aux discussions en bas des tours, aux run en motos sans casques, aux embrouilles, aux derniers vols….

Alors comment demander à de pauvres personnes pauvres, ignorant tout de la société, de bien vouloir comprendre que ce n’est pas si mal que ça, la société ? 

Au travers de discours politiques devenus un exercice de communication tellement soigné que l’on se demande si le seul intéressé n’est pas Mr profdecom de l’ENA ?

Evidemment….NON

Il n’y a qu’une seule solution, celle qui, par chance, m’a permis de ne pas devenir comme eux dans le même milieu : connaître la vie telle que les gens normaux la connaissent. (Facile à dire…difficile à observer, presque impossible à vivre)

Mon école élémentaire, comme mon collège, étaient, par le hasard des déménagements, éloignés de mon quartier et mon choix chanceux de première langue vivante (allemand) m’a permis d’avoir des amis bourgeois, des gentils collégiens, petits gentils et bien éduqués qui m’ont montré…que chez eux la vie était largement plus intéressante.

J’ai goûté, entres autres, au plaisir de pouvoir manger les cerises du jardin de mon meilleur ami, à nourrir son cheval, à bêcher la terre, à prendre le gouter avec du lait chaud et des biscuits de qualité, à plonger dans sa piscine, tout en conservant une grande politesse envers les parents si charmants.

Sachant que la veille, nous étions avec mes amis du quartier à voler la planque de voleurs de parfums.

De cette double vision, j’ai pu extraire une direction de vie (me fallait-il encore pouvoir voir ceci)

La bourgeoisie c’est plus sympa (conclusion à faible valeur grammaticale mais tellement vraie) et la société ce n’est pas si mal que ça.

Il ne restait qu’à me donner les moyens d’y arriver. Je suis passé par les études, moyen simple, adapté à ma structure mentale. Maintenant, il est facile pour moi de donner des leçons, dans la mesure où j’étais déjà bien fait pour les études. Mais prenons le cas d’un élève moins brillant, normalement constitué. Peut-il se contenter d’un travail à 1000 euros par mois ? Je suis presque à 2500 euros par mois et j’ai du mal à vivre. Alors l’unique alternative est de rester dans son quartier, jouer au foot et prendre le peu de plaisir accessible que la vie vous laisse.

Il est réellement impossible de s’extraire d’une cité, l’environnement aux structures bétonnées pourries, les chiens tueurs, les motos, la drogue, les parents suicidaires et mortellement défaitistes, criblés de dettes, l’alcool, les voitures qui brûlent, les ascenseurs qui sont des pièges à bébés aux arômes de pisse pourrissante, les insultes, le manque de respect, le mutisme féminin, des religions sévères…Tout un tas de choses que j’ai connus et dont j’ai voulu m’extraire, pour pouvoir moi aussi manger les cerises de mon propre jardin.

Ajoutons à ça, la frustration dans le domaine de la séduction, car il faut stopper le fantasme, les mecs de cités ne baisent pas, et ne violent pas plus que la moyenne du pays, ils portent leur frustration sexuelle, cela se voit sans même en parler.

Un homme amoureux n’est jamais foncièrement méchant et le choix entre la combustion d’un véhicule ou la soirée restau avec sa petite chérie serait assez immédiat.

Ajoutons aussi, qu’une femme n’aime pas un homme pauvre, surtout si il vient d’une cité (il en est de même niveau fantasme de la fille qui rêve du voyou, cela n’existe pas, ou c’est anecdotique). Il y a un fait incontestable : un homme amoureux aime pouvoir faire plaisir à sa belle et…..le plaisir se paye (oublions immédiatement l’utopie du couple heureux sans argent !), un homme sans argent se sent nu et faible, cela ne lui permet pas d’être à la hauteur psychologique d’une relation sentimentale. 

J’évitais d’inviter des filles dans ma cité universitaire, tellement elle était pourrie, je n’imagine même pas l’inviter dans mon ancien quartier.

La masse sous-prolétaire n’a rien à perdre, car la probabilité de gagner est trop faible (nous ne pouvons pas tous être des Zidane), et la révolte gronde, la violence est palpable car elle résulte d’une somme de frustrations dans tous les domaines, et que la frustration n’aura jamais une autre expression que la violence : Faites les tagger les murs, ou bien jouer au foot…tant que ces gens n’auront pas un lieu de vie décent, avec un accès à la culture et aux plaisirs communément appréciés, ils resteront une masse dangereuse et violente, éduqués depuis la plus tendre enfance à détruire avant de perdre.

Et si jamais une solution existait (je suis véritablement pessimiste), elle mettrait plus d’une génération à réussir, ce qui fait qu’il va falloir s’attendre à de beaux jours de guérilla urbaines, avec d’un côté la France-d’en-bas alliée à celle un-peu-au-dessus comptant les voitures qui brûlent, et d’un autre côté les sauvages que la France laisse s’autodétruire…sans trop rien dire (si…y’a des communication à base de Karcher…mais cela reste de la pub détournée il me semble…)

Laissons les se droguer, laissons les accumuler les frustrations, observons-les comme des singes au JT, nous aurons droit à la rébellion animale car un zoo sans grilles physique (les grilles sont, pour l’instant, sociales), peut largement laisser échapper ses animaux …


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33 réactions à cet article    


  • alizée 14 avril 2009 16:35

    Bonjour,
    c’est un article assez fort que vous nous présenter avec ces réalités sombres et injustes. Il y a un vrai problème quant à l’accès à la culture au sein des banlieues parisiennes avec un manque de structures qui amènent ces jeunes habitants à rester qu’entre eux et se contenter de murs autour d’eux ; de l’autre côté, je trouve que cet accès se libéralise de plus en plus avec notamment, le festival jazz ou encore le festival de danse ( CND) qui tendent à promouvoir des rencontres entre des professionnels et les jeunes, ce qui permet d’entretenir la curiosité et de favoriser le goût pour des activités peut-être inconnues au bataillon. En tout cas, de vrais projets doivent être mis en place pour ne pas laisser cette jeunesse, qui est notre avenir, de côté ; Elle a des droits et aussi des devoirs, encore faut-il que les médias changent leurs regards sur cette jeunesse pour pouvoir, par ce biais là, les insérer sans préjugés.
    Cdt,
    lili


    • feelgood333 14 avril 2009 20:46

      Bonjour, et merci pour le commentaire.

      Je voulais vous reprendre sur une chose, celle qui me sidere depuis longtemps...c’est la difference entre proposer et montrer...Ces festival, que ce soit cinema, danse, etc...ne m’interessent pas socialement, ce sont des propositions, pas des demonstrations de lieux, d’ambiance, de « savoir-etre »...Ce que je veux soulever dans le manque de culture n’est pas le fait de profiter de telle ou telle manifestation (nous avions des cinemas plein air, des concerts, des maisons de quartier qui proposaient diverses activités...surement que les jeunes de cités voient (ou boivent) plus d’activités que les petits riches. Ce qui fait defaut, c’est le melange, la demonstration de la vie en societé parmis les autres...ensuite écouter du jazz, ou danser...bon, c’est cool...mais il est ou le prof de jazz ? et y’a des eleves ? et la discipline est la meme ? qui participent ? des jeunes de cités entre eux...ca reviendra toujours au meme... Ce n’est pas proposer que je souhaite, c’est montrer...Regarder un jazzman ne donne pas l’idée de la rigeur necessaire à la discipline, ne donne pas idée du cheminement de l’homme derriere sa gratte... Je pense que ce genre de proposition est une facilité de l’Etat (et je pense que c’est volontaire...)


    • feelgood333 14 avril 2009 20:56

      Bonsoir, merci.


      Je suis desolé, mais la question du jugement exterieur est fausse. Un enfant dés lors qu’il trouve un tant soi peu de plaisir dans une chose fini par l’assumer...et meme si il n’y arrive pas, la double vie est un substitu fonctionnel. Ce que je veux vraiment souligner c’est l’ignorance d’une existance autre...le repere manquant c’est la classe moyenne Haute... Car ils ne font que passer de la pauvreté pourrie à la debauche d’inutilités sans limite version « paris hilton »,sans meme savoir qu’il y a des couches qui existent entre ces deux mondes. Demandez à un jeune de cité ce qu’il veut faire plus tard, ce seront les premier à lancer des « footballer/chanteuse »...car ils ne savent meme pas qu’il existe un ingenieur, un marketeur, un infographiste, un standardiste qui font des vies tout à fait correcte entre ces deux extremes...

      En fait, cela n’est pas une question d’intelligence, mais de chance...il faut par chance, voir qu’il y a un ailleurs, qui ne se trouve pas forcement au dessus de tous...mais entre deux, dans un monde acceptable...

      voila, je ne crois pas que le jugement des potes soit une cause à l’echec, mais le manque d’intervalle de ce meme jugement, le spectre est trop elargi, les details au centre disparaissent...


    • foufouille foufouille 15 avril 2009 07:45

      @ abges
      moi non plus je suis pas integre a ta societe pourrie


    • Bois-Guisbert 14 avril 2009 17:49

      « Je ne rentrerais pas dans les thèses conspirationnistes des gouvernements Mitterrand-Giscard qui ont volontairement mis cette situation en place… »

      Pourquoi volontairement ? Universalistes comme tout républicain qui se respecte, Giscard et Mitterrand, dans l’ordre chronologique, ont pensé que les Maghrébins et les Subsahariens s’assimileraient tout naturellement comme avant eux, les Italiens, les Polonais, les Russes, les Espagnols, les Portugais…

      Cela ne s’est pas produit. On devrait s’interroger sur les raisons profondes de ce fiasco. Qu’on ne dise pas que la différence a résidé dans le fait que les Maghrébins et les Subsahariens ont été méprisés, rejetés, marginalisés.

      Au début du XXe siècle, les immigrés, ls Italiens en particulier, font l’objet, jusque dans les journaux, d’attaques d’une violence inouïe, voire stupéfiante à notre époque de politiquement correct angélique qui envoie devant les tribunaux le moindre propos teinté de racisme.

      « Alors comment demander à de pauvres personnes pauvres, ignorant tout de la société, de bien vouloir comprendre que ce n’est pas si mal que ça, la société ? »

      Quelle société ? La nôtre ? Mais qui vous dit qu’ils ne la trouvent pas profondément répugnante, avec ces hommes qui s’embrassent sur la bouche à la télévision, ces gamines de dix ans qui s’habillent comme des putes ne l’auraient pas osé, il y a cinquante ou soixante ans, avec ces tous ces gens qui ne respectent pas plus les anciens que leurs chefs, politiques et religieux ?

      Si ces questions se posent, parce que vous soulevez un problème réel, c’est que personne ne s’est jamais préoccupé de l’impact de nos comportements sur des gens appartenant à des cultures et à des civilisations totalement différentes.

      Cet aspect de la non-intégration, ou de l’intégration impossible, m’a sauté aux yeux en 2004, lorsque j’ai vu distinctement, sur mon petit écran, le gros Charpentier glisser sa langue dans la bouche du délicat Chapin, au haut du perron de la mairie de Bègles. J’ai immédiatement pensé à l’impact de cette image particulièrement obscène dans les « banlieues sensibles » : est-ce que cette société, telle qu’elle s’exhibe, donne envie à des gens encore sains de s’y intégrer ?

      « Il ne restait qu’à me donner les moyens d’y arriver. Je suis passé par les études, moyen simple, adapté à ma structure mentale. »

      L’explication de l’échec de beaucoup et du succès de quelques autres ne tient-elle dans les cinq derniers mots ?


      • feelgood333 14 avril 2009 21:16

        « Il ne restait qu’à me donner les moyens d’y arriver. Je suis passé par les études, moyen simple, adapté à ma structure mentale. »

        L’explication de l’échec de beaucoup et du succès de quelques autres ne tient-elle dans les cinq derniers mots ?

        Non, ca je ne cautionne pas. Je veux dire qu’en cité, jusq’au lycée on ne vous parle pas de fac, on ne vous donne rien à voir de ce que cela amene... Le conseiller d’oraientation à le « bep couture compulsif »... alors voila, vous pouvez naitre avec un qi de 150 en cité...s’il ne voit pas plus loin que les trés riches, et le trés pauvres sans rien au milieu...alors vous aurez un abruti à 150 de QI en bep...La culture ,la vision par la demontration de l’intelligence est totalement decorellé de l’intelligence de l’individu.


      • Bois-Guisbert 15 avril 2009 00:00

        vous pouvez naitre avec un qi de 150 en cité...s’il ne voit pas plus loin que les trés riches, et le trés pauvres sans rien au milieu...alors vous aurez un abruti à 150 de QI en bep...

        Je ne pensais pas au Q.I. mais à une prédisposition. Ca existe. Moi-même, avant mes cinq ans, alors que je ne suis pas né dans un milieu intellectuel, j’ai commencé spontanément à taner ma mère pour qu’elle m’apprenne à lire... A six ans, je lisais le journal et, vraisemblablement, mes premiers livres...


      • foufouille foufouille 15 avril 2009 07:50

        @ bois
        avec ces tous ces gens qui ne respectent pas plus les anciens que leurs chefs, politiques et religieux ?

        tu veut respecter des voleurs ?
        le monde a change

        @ auteur
        150 de QI ?
        il y a de forte chance que meme avec un bep, il s’en sorte
        les bibliotheques ca existe
        au pire il deviendra un trafiquant tres riche


      • Bois-Guisbert 15 avril 2009 08:48

        tu veut respecter des voleurs ?
        le monde a change

        C’est le respect de la fonction qui a disparu et ce n’est pas nouveau qu’il y ait des voleurs parmi les dirigeants. Mais de toute manière, ce qui importe, ce n’est pas ce qui est, c’est ce que ressentent les gens dont nous parlons.

        Je suis le premier à regretter que « feelgood333 » ne soit pas entré en matière sur cet aspect de la question. Il aurait pu nous livrer un témoignage de l’intérieur, il doit avoir ses raisons pour cela... Après tout, il n’en sait peut-être rien...


      • foufouille foufouille 15 avril 2009 11:18

        @ bois
        pour respester il faut que ca soit respectable
        avant les flics etaient respectable, maintenant ils obeissent comme en 40
        il y a tellement de politiciens detraques qu’ils ne peuvent etre respectable


      • erdar 14 avril 2009 17:50

        Constat amer et criant de vérité.

        Néanmoins, un petit rappel est nécessaire. Tout d’abord, la faute à qui  ?

        Les jeunes de cité n’ont pas plus évolué que l’homme de cromagnon.
        Pourquoi ?
        Manque de culture, de curiosité et de moyen...peut être
        Mais avant ça...
        Manque de responsabilité, de la part de qui...
        hmmm...qui sont les responsables ?
        Les politiques (oui), les parents (oui), les patrons (oui) en sommes nous tous (un peu)...
        Quels sont les points communs qui conduisent à ce manque de responsabilité (en gros pourquoi cette situation) ?
        Surement l’avidité ou la cupidité....
        Triste constat, l’homme d’aujourd’hui est après l’argent qui lui donne le pouvoir et lui offre la possibilité d’exister.

        En conclusion, la france a utilisé son dernier flux migratoire pour s’élever. Si les politiques n’avaient pas pris cette décision, il y aurait eu une discrimination en vers les portugais, ou bien les italiens, même il n’y a pas si longtemps en vers les bretons et je ne parle pas du génocide des vendéens. Staline appelait cela les idiots utiles..qui ont cru à un meilleur avenir et l’appât du gain (alloc facile et vision à court terme, ça aide pas quand on a dix enfants à éduquer).

        Cependant, il y a le japon qui n’a pas (pratiquement pas) d’immigration, mais leur taux de natalité s’éffondre ce qui n’augure rien de bon.

        A bon entendeur Salut


        • Yannick Harrel Yannick Harrel 14 avril 2009 18:06

          Bonjour,

          Article d’un cruel réalisme qui devrait rester encore (hélas) longtemps d’actualité.

          La problématique est toute autant sociale que culturelle, qui n’est aucunement aidée dans sa résolution par le politiquement correct d’un côté comme de la répression/incarcération aveugle de l’autre. Cacher le problème ou se bunkériser face à lui, voilà les seules alternatives proposées par les politiciens ces dernières années avec des résultats que l’on ne peut qualifier de probants.

          La police de proximité qui avait été un pas important pour rétablir ordre et dialogue au sein de ces espaces urbains a été supprimée au nom du dogmatisme politique comme de l’impératif budgétaire (à comparer avec cette promptitude à sauver des actifs toxiques financiers qualifiés de plus essentiels que la paix sociale).

          Cordialement


          • jaja jaja 14 avril 2009 19:35

            @ L’auteur : Je n’aime pas votre concept de « sous prolétariat » et de « sous-France d’en bas » caractérisant, selon vous, la jeunesse des cités. Le taux de chômage est certes énorme dans ces zones mais la majorité des habitants sont des salariés et partant d’authentiques « prolétaires » pour employer votre langage.

            Quand aux autres, les complètement laissés pour compte, souvent les enfants des premiers, ceux-là mêmes qui n’ont reçu que des rudiments de culture les rendant aptes à n’occuper qu’un poste sans intérêt et mal payé dans le bâtiment, par exemple, il est vrai qu’ils refusent en masse la situation qui leur est faite et qui est ou fut celle de leurs parents exploités jusqu’au trognon.

            Ce qui fait que le patronat fait venir en masse des travailleurs des Pays de l’Est pour trimer dans des secteurs à l’origine destinés à ces populations délaissées qui sont suffisamment intégrées pour comprendre que la vie ce n’est pas un smic pour un boulot de merde pour se payer un HLM pourri à vie...

            Votre situation sociale actuelle doit vous avoir fait oublier la réalité de ces quartiers.On y trouve des gens intelligents et agréables et pas que de sombres brutes.

            J’en vois pour preuve certaines de vos affirmations qui suintent les préjugés de votre nouvelle classe sociale. Par exemple : « Ajoutons aussi, qu’une femme n’aime pas un homme pauvre, surtout si il vient d’une cité »... Et si ! en cité aussi on s’aime et on y fait même des enfants. Il est vrai qu’en ajoutant femme bourgeoise à votre citation elle devient tout à fait exacte...

            La France-d’en-bas travaille, dites-vous (sous-entendu à l’inverse de cette « sous-France » que vous avez découverte). Exit le chômage, les salaires de plus en plus bas, les petits contrats merdiques qui tous atteignent maintenant même des couches sociales jadis épargnées...

            Votre discours sous-jacent est celui de l’impossibilité de l’union entre la France d’en bas (blanche) et celle de la « sous-France » (immigrée ou d’origine immigrée)...pour avancer ensemble vers une société d’égalité sociale débarrassée de l’exploitation capitaliste dont toutes deux sont des victimes...

            « ... qu’il va falloir s’attendre à de beaux jours de guérilla urbaines, avec d’un coté la France-d’en-bas alliée à celle un-peu-au-dessus comptant les voitures qui brulent... »

            La révolte à venir dans les cités donnera, soyez en sûr, sous l’impulsion des gens qui y vivent et qui réfléchissent eux aussi, d’autres cibles et objectifs que les voitures qui sont en fait celles des habitants du quartier...

            Oui vous avez raison "ce n’est pas si mal que ça, la société". Outre le fait que nous y vivons déja tous encore faudrait-il savoir si la seule possible est cette société bourgeoise égoiste que nous subissons à l’heure actuelle ou si une autre d’égalité réelle et complète entre toutes et tous peut être l’avenir de nos révoltes futures communes, déja bien prévisibles.


            • feelgood333 14 avril 2009 21:41

              Bonsoir, merci.

              Vous confondez intelligence et culture, ironie et insulte.

              Je n’ai rien oublié de mon passé, et je suis jamais etonné de la misére, par contre, je suis etonné quotidiennement par ce que les gens moyens vivent...comme quoi...ce qui a le plus de surprise est le mieux caché...

              Et oui, les femmes n’aiment pas les pauvre, et le filles pauvres aussi, n’aiment pas les pauvres. Alors, la desolé, c’est trés subjectif, mais trés vecu, et basé sur une observation longue....mon panel est large, je sais trés bien de quoi je parle (la aussi, il y a des coup de chance...mais ils sont encore plus rare que les coups de chance d’insertion sociale)


            • jaja jaja 14 avril 2009 22:10

              Quoi que vous en disiez les jeunes couples (aux faibles revenus) s’inscrivant ou entrant en HLM sont légion....Donc il faut bien admettre ce que la sociologie constate. Les classes sociales se marient (ou vivent en concubinage) entre elles... même si ça contrarie vos expériences personnelles....

              Ce qui ne veut pas dire que le phénomène que vous décrivez n’existe pas. Il faut tout simplement le remettre à sa juste place et appréhender la question dans sa globalité.


            • martien martien 14 avril 2009 19:53

              Bonjour,
              merci pour votre article.
              Vous abordez un sujet qui est difficile et multiple.
              Si les raisons ou les remèdes pouvaient trouver des solutions dans des lieux comme celui-ci, il y a très longtemps que nous serions dans le meilleurs des mondes.
              Avant internet, il y avait les bistrots... Enfin.
              De ma vie, je retiens les barres grises et uniformes, le béton, les copains,....
              Mes parents sont ceux qu’on appelle de manière générique « émigrés de la première génération ».
              Moi, je suis de la suivante, enfin fils d’émigrés de la première génération. (Il y a aussi les émigrés des générations suivantes, puis leurs enfants.)
              J’ai connu les débuts de la télévision trônant au milieu du salon(Christine Langeais, jacqueline Huet, Albert Raisner), le gros meuble stéréo, le téléphone en bakélite noire,pour aller de « La Courneuve »(où « végètent » encore mes parents) à Paris, il fallait prendre les trains gris (gare du nord),etc...
              Loin de moi l’idée de d’une autobio larmoyante. Nos parents, qui nous ont bien élévés selon leur critères, ne comptaient pas rester en France.
              Pour nous, élévés à la démocratie, même si elle était adaptée pour ce « biotope », hors de question de quitter ce pays qui devenait malgrés nos parents, malgrés nous le nôtre.
              (Pays magnifique. Le plus beau du monde !!)

              Aujourd’hui, malgrés les apparences,peu de choses ont changées. Ah si, « avant », il y avait quelque chose comme des perspectives de vie décente.
              Une forme d’accélération, aussi, une frénésie. « le pêché d’envie » généré par l’idéologie ultralibérale et colporté par tous les types de média, est devenu une raison de vivre (il me faut ça ! Je veux ça et ça..). les technologies vont très vites. Combien d’entre-nous savent faire fonctionner un four multi ce que vous voudrez ?
              La pourvoyeuse d’images (devenue plate, fine, géante, transportable, petite visualisable n’importe où, bientôt intégrée dans nos yeux..)est allumée 24h sur 24, nous exhibant un monde brillant de joie, de couleurs, d’intêrets qui rendent si ternes nos vies pourtants « vivantes ». Elle nous dit : « vous pourrez avoir accès à 500 chaines ! Quelle chance vous avez !! ».
              A aucun moment, nul part j’entends qu’il faut de temps en temps éteindre cette télé
              Alors évidement à force de voir que d’autres vivent mieux que nous, (pourquoi je n’y aurais pas droit ?) eh bien, tout doucement nous abandonnons (malgrés nous, du moins je l’espère..) ce qui fait de nous des individus : le sens du discernement.
              Pour les plus âgés c’est déjà un peu compliqué de rester soi. Mais alors pour ce qui sont nés dans cette soupe préfabriqué, c’est très difficile.

              Bien sûr on pourra toujours dire que c’est la faute des parents (qui, par ailleurs et de plus en plus, sont du même monde )si des « djeuns »délinquants émaillent nos quotidiens.(on dit étrangers, mais si vous faites un effort de discernement, vous verrez qu’ils sont de FRANCE pour la plupart et que leur lien commun est la pauvreté.
              Pauvreté économique bien sûr, mais culturel surtout(vive le foot et la télé), émotionelle (les coups ah à fait mal les coups, chantait Jhonny...). Finalement s’ils n’appliquaient que les préceptes d’un système qui prône la marchandisation des bien et des personnes : prendre l’argent,le pouvoir sur les plus faibles ? Darwin ?) En même temps il y a des délinquants à un autre niveau, ceux qui jettent les individus dans la pauvreté (pas la misère, c’est autre chose la misère )a faute des « politiques » ? (nous avons un président, pour la 1ère fois qui n’a pas connu la guerre...), mais c’est oublier qu’ils sont là de notre propre fait (vote),....

              Enfin bon, « y qu’a, faut qu’on, a quoi bon », je fais parti du troupeau moi aussi.
              Je ne sais pas si il y a des solutions. Peut-être que c’est quelque chose de normal que de vivre comme nous vivons, qu’il faut passer par des douleurs pour accoucher d’un monde différent.
              Ce qui m’embête vraiment c’est d’être contemporain à tout cela.
              Vivement l’étape suivante et pourvu qu’elle ne me fasse pas regretter celle-ci...

              Bien cordialement
              (PS : Excusez-moi les longueurs et les éloignements de sujets)


              • feelgood333 14 avril 2009 21:31

                A mr Abgeschiedenheit

                Ok, je suis d’accord avec vous sur la destructuration psychologique issue de l’integration...je l’admet puisque je la vie...et qu’il est effectivement difficile d’evoluer dans ce mal etre...mais il ne faut pas exagerer. Car selon vous ,la situation est facilement reglable, les blancs entre eux, les colorés entre eux, ouaiii...je veux bien...allé, virez moi, renvoyez moi au maroc, je devrais m’en sortir. Ha...tiens, je suis quoi au maroc ? un marocain ? heuuuu, je ne suis un Francais. Puis, je connais quoi moi ? qu’il y a l’assemblée, le senat, des departements, des regions, de prefets...et que j’ai payé des impots...et comment ca marche tout ca ? ha ben oui, je suis noir, je devrais mieux m’y faire ??? ben non, je doute... je ne suis pas d’accord pour votre apartheid culturel...la couleur de peau n’est vraiment pas la priorité aujourd’hui, enfin, il me semble que les terrains de differiencention sont plus l’argent le pouvoir et le sexe...pas trop la couleur... donc, non...je pense que si l’on fait la somme des destructurés psychologique de ce pays, qui sont blancs entre schizo, sociopathe, mal oedipé, battus, maltraités, de parents divorcé...on est largement, sur le plan quantitatif, au dessus du nombre de personnes immigrés de ce pays...et qualitativement au dessus de la destructuration psychologique partagée par tout les immigrés « necessairement », selon vous,à exclure de ce pays...

                Et si, la France est un beau pays, plutot pas mal fait, avec tout les climats possibles, et des culture locale forte...ca vaut la peine de le voir, et il y a une certaine fierté à vivre...(de la à dire que c’est le plus beau du monde je sais pas...j’en ai pas vu bcp d’autres...)

                Mr au nom allemand, vous allez demotiver des gens...heureusement que je ne vous ai jamais rencontré dans la vie plus jeune...j’aurais été foncierement blessé...

                tout de meme, le debut de votre reponse avait un fondement...auquel j’adhere.


              • martien martien 14 avril 2009 23:26

                Merci de votre réaction,
                je note toutefois que pour « visage » vous utilisez le mot de faciès, terme un peu technique qui vise sans doute à mettre une distance entre vous et moi, même si telle n’est pas votre intention (ce dont vous me faites douter). Vous savez les humains d’une manière générale ont un visage... ;)) Sur le même registre, nous avons des « parents », c’est-à-dire qu’ils nous aiment, nous élèvent, font ce qu’ils croient être bon pour notre bien-être. Certains enfants, abandonnés, ont des géniteurs, je vous le concède. Vous-même, peut-être avez des parents, je vous le souhaite en tout cas.

                Ce n’est pas une aberration que de fuir un lieu, fut-il sa patrie pour des raisons de survie.
                La gloire que vous évoquez est étrangère à ces situations, la plupart du temps.
                L’exil est une catastrophe de toute façon. Qu’il soit forcé, ou volontaire.
                Je suis d’accord sur l’arbitraire des lois. elles découlent néanmoins de la volonté d’un peuple qui se choisit un représentant par un vote.

                Je vous trouve par contre un peu trop sûr de vous quand à l’issue d’un référendum auquel ne participeraient plus les français « de souche » mais des européens de souche de nationalité française... Si j’étais vous, j’attendrais que se profile un jour un référendum de « Terriens de Souche Européenne Française », comme ça on éliminerait le problème des étrangers psychologiquement détruits.
                Quand à la France qui est le plus beau pays du monde, Je suis ici depuis une cinquantaine d’années, j’ai eu le temps (sans doute plus que vous)de voyager, de me forger une culture, un égo « franchouillard » dans le bon sens du terme, et une répulsion envers les tenants de tous bords des solutions toutes faites.
                Je ne vous autorise donc pas à me prêter je ne sais quelle pretexte pour justifier ma présence (que je n’ai pas à justifier puisque né ici) et refuser une origine à laquelle je n’apartiends définitivement pas, même si je l’apprécie grandement. Comme on dit dans mon pays : « on a pas élévé les cochons ensemble »
                Je ne me positionne surtout pas comme un partisant de quoi que ce soit, juste,j’estime que nous n’avons pas à préjuger, juger. Je conçois que le monde est compliqué,la politique est là pour essayer de faire en sorte qu’une vie collective soit possible en faisant le moins de dégâts possible, et en vivant BIEN les uns avec les autres.
                Chacun devrait y mettre du sien. c’est difficile.

                Maintenant pour terminer ma réaction, j’ai noté que votre usage de mots spécifiques me faisait l’impression de...comment dirais-je... ah : « la culture c’est comme la confiture... »
                Je vous dis cela sans animosité.

                Je suggère à tous ; si je peux me permettre, des lectures de « Vincent de GAULEJAC » : La nvrose de classe« , » l’histoire en héritage", et d’autres encore qui sont autant de champs de réflexions, que de réponses possibles

                Cordialement :)


              • feelgood333 14 avril 2009 21:09

                « Je ne rentrerais pas dans les thèses conspirationnistes des gouvernements Mitterrand-Giscard qui ont volontairement mis cette situation en place… »

                Car je pense qu’en periode d’apres guerre, aprés la reconstruction, une question à du se poser au sujet de mon grand pere je pense d’ailleurs)  : Que fait on de nos immigrés...deux reponses possibles : on les garde, on les renvoi chez eux avec de la thune ? (je pense que bcp de travailleurs auraient aimé la seconde solution...) Non, on va les garder, on va meme autoriser à ramener leur famille feconde, et les mettre au meme endroit tiens. Sans deconner, tout ces grand de l’ENA ne se sont jamais doutés qu’ils allaient creer une ville etrangere dans la ville nuire à l’avenir des gens qui viennent, creer des conflits ? il n’y pas d’etre un grand logicien/sociologue pour deduire ca... Non, on ramene, on propose pas de remercier financierement, on propose rien d’autre qu’une situation perdue d’avance. Pourquoi ? je suppose que les deux moteurs de l’Europe et l’alliance occidentale nihiliste sont le pouvoir politique en etroite collabation avec le systeme financier...l’un et l’autre sont complice et avide de croissance...alors, facile, pour avoir des voix à gauche ou a droite, il suffisait de ramener un maximum de monde, de le laisser s’enfoncer (je veux dire que la cité pourrie, ca date pas de 2000...en 1980 ce n’etait deja pas brillant, en 1870 mon grand pere avait deja vu la merde venir...pour vous dire), une fois au fond, rapidement, recuperer un maximum de voix, les frustrer pour un faire de bons consommateurs bien reveurs, la frustration augmente le desir d’achat...les jeunes de cités sont les plus richement habillés pour la plus part...les Mp3 et portables sont souvent beaux...bizzarement....
                Voila une masse ignorante, corveable à souhait, facile à conserver, et qui en plus achete beaucoup...je sens qu’il y a la dessous une saleté, un truc qui pue la thune et l’avillissement, un coup monté de dirigeant sans coeur...je pense que tout est entretenu par la volonté de gain...ca rapporte tout ca finalement.

                Dernierement, je voulais dire qu’il ne faut pas confondre culture et intelligence, et que mon propos derive plus de l’ironie que de l’insulte...meme si l’on fini par se hair...je sais que les gens de cité sont intellectuellement identique, j’ai connu des gens plus intelligents que moi, plus fins...il n’empeche qu’il n’ont pas vu que l’intelligence, mise à bon escient rapporte, en restant dans le cadre de la loi...mettez einstein de sa naissance à sa mort dans une cité...il n’aurait surement pas remis en cause la matrice de connaissance sur la physique universelle...


                • fouadraiden fouadraiden 15 avril 2009 12:02

                  arrête de raconter n’importe quoi, les politiques des années x ne sont pas plus responsables que ceux des années y. le problème est plus profond, il tient de la vision occidentale.

                   tu crois que les noirs américains c’est aussi à cause d’un Giscard américain ou de quelque technocrate ?

                   regarde comment ils traitent encore aujourd’hui leurs noirs d’outre-mer....alors la trajectoire de ton gd-père ou de ma gd-mère on s’en tape ...


                • foufouille foufouille 15 avril 2009 07:57

                  @ auteur
                  comment on fait pour avoir du mal a vivre avec 2500€ ?


                  • Yann 35 Yann 35 15 avril 2009 10:04

                    Peut-être en étant célibataire, avec impôt sur le revenu élevé, de lourds impôts locaux (en augmentation), loyer et charges dans un logement privé sans aucune aide, frais de transports peut-être importants notamment pour se rendre au travail, etc...


                  • foufouille foufouille 15 avril 2009 11:20

                    @ yann
                    meme avec les aides je suis en dessous du smic
                    je crois plutot qu’il sait pas gere un budget


                  • Yann 35 Yann 35 15 avril 2009 12:09

                    Il faudrait comparer vos impôts sur le revenu, impôts locaux, loyers et charges, coûts de transport, etc... mais quelque chose me dit que votre budget ne ressemble pas du tout à celui de l’auteur.


                  • foufouille foufouille 15 avril 2009 13:53

                    @ yann
                    franchement, meme avec impots et cie, ca lui fait un bon budget
                    et un beau credit immo
                    mais c’est sur que si il veut vivre absolument dans un appart de standing, etc, ca a un prix
                    il a pas du mal a vivre, au minimum il a choisit son mal a vivre


                  • Yann 35 Yann 35 15 avril 2009 10:01

                    Article qui n’apporte aucune solution mais qui rappelle très justement... que personne ne semble en apporter.


                    • fouadraiden fouadraiden 15 avril 2009 11:36


                       
                      C’est amusant à lire même si ça pue « l’analyse soralienne », mais qd on y pense , actualité oblige, on a l’impression que la société française vous a organisé chez elle une Algérie sur mesure, pour les « bougnoules », ou un Maroc , c’est kif-kif.

                      tiens , ne seraient -ils pas aussi responsables du merdier maghrébin alors ?

                       et il est vrai , que ces populations, il suffit de les observer vivoter parmi les occidentaux , ne partagent absolument rien avec les populations occidentales que représente la société majoritaire, ces gens des ghettos ethniques européens végètent , font des enfants et les livrent au hasard de la criminalité urbaines ou des écoles poubelles mis à leur disposition par la société d’accueil .

                       Que faire ? Sauver sa peau avant qu’ils ne vous la font en étant conscient des règles du jeu des sociétés européennes sans ne rien céder sur ce que l’on est ou croit être.

                      on ne peut tt de même pas obliger les sociétés européennes à s’identifier aux noirs aux arabes et autres populations non occidentales.la démocratie se fait aussi contre des minorités ( voir l’exemple des noirs américains).

                       les prisons européennes sont remplies d’arabes et aussi cynique que cela puisse paraître, les ghettos et les prions sont une solutions comme une autre pour les sociétés européennes dans leurs rapports non désirés aux minorités non occidentales.


                      on pourait ne faire parler que les chiffres, les indices et toute la statistiques existante, pour mesurer l’exclusion massive des populations réputées immigrées en Europe , ils diront tous la même chose et sans appel.

                      Mais soyez contents qd même, vous êtes des français comme les autres, hiho heha huho !!


                      • sisyphe sisyphe 15 avril 2009 14:21

                        Excellent article, permettant de cerner de près la réalité de toute une partie de la jeunesse française en déshérence totale.

                        Maisn au delà des politiques, dont la responsabilité est, évidemment engagée ; notamment, quand, par pure idéologie, ils suppriment tous les intermédiaires sociaux, dont la police de proximité, et les aides aux associations de terrain, aggravant le mal, la responsabilité de cette situation, qui est loin d’être seulement française, incombe, pour la très grande partie, au système capitaliste ultra-libéral, ayant institué comme règle de base la lutte de tous contre tous, l’isolement des individus, la rupture de tout lien collectif, et l’argent comme seul critère d’intégration.

                        La culture ?
                        Ca rapporte combien ?
                        Ah ouais, c’est le bingo pour ceux de la nouvelle star ; le reste.......

                        On a remplacé l’ascenseur social par le miroir aux alouettes des marches de la renommée instantanée des émissions de pseudo-télé réalité, comme seul élément de « culture », et on vient s’étonner de la désespérance, de la délinquance, auxquelles on n’oppose que de la répression ?

                        Le problème ne fait, en fait, que commencer : on peut s’attendre à une aggravation des déflagrations de violence dans les cités, les banlieues ; quand on n’a rien à perdre, et qu’on sait qu’on n’a rien à gagner, la violence apparait comme la seule solution.

                        Accrochez bien vos ceintures ; le spectacle ne fait que commencer...


                        • falah 15 avril 2009 16:48

                          @ l’auteur,
                          Pourtant d’origine maghrébine et ayant grandi dans une banlieu plutot chaude, je n’ai quasiment rien connu de ce que vous racontez. Ces voyous manquent de culture non pas parce qu’elle est inaccessible mais parce qu’ils la rejettent. Ils souffrent comme tous les jeunes de la perte des valeurs. Si les jeunes d’origine maghrébines sont violents, les autres se défoncent à l’alcool. La perte de l’autorité parentale, le rejet des inégalités de plus en plus flagrantes de la société, le pessimisme ambiant expliquent beaucoup de choses...
                          « la classe sauvage pour être simple, vit et connaît uniquement la réalité, l’odeur de la pure merde »
                          un peu comme votre article.

                          Cordialement,
                          Falah.


                          • savouret 15 avril 2009 21:57

                            cet article met bien en exergue la détresse qui anime une proportion importante des jeunes des cités,sachant que celle ci risque de s ’accroitre compte tenu du contexte économique et social actuel.En effet,il y a dans ces quartiers de nombreux jeunes peu qualifiés qui patissent de la crise et de la reduction considérable des emplois d ’interimaires qui leur étaient jusqu’alors accesssibles.
                            une partie de ces jeunes sont effectivement totalement désenchantés et ont perdu tout espoir de veritable amélioration de leur condition sociale, ce qui est un terreau propice pour de nouvelles émeutes , qui si elles survenaient pourraient franchir un nouveau pallier dans la radicalisation de la violence .
                            cet article met en évidence des problémes majeurs qui tendent a se renforcer, tels que les dégradation quotidiennes , les incivilités le rejet des symboles de l ’état, et il a le mérite de proposer une démarche réflexive qui explique de maniére probante que la rélegation sociospatiale que subissent les habitants des « quartiers » produit des effets desastreux et cumulatifs.Ceci permet de bien saisir les déterminants sociaux et territoriaux qui contribuent a une intensification des phénoménes de violence et contribue à infirmer la vision assez simpliste a mes yeux selon laquelle l ’individu est pleinement responsable de sa trajectoire quelles que soient ses conditions de vie antérieures.
                            Toutefois, je me permets d ’émettre quelques critiques sur le contenu de cet article.
                            tout d abord il me semble que son auteur opére trop de généralisations, et qu’il occulte quelque peu le minimum de diversité sociologique qui perdure dans les quartiers défavorisés.De plus, il ne prend pas assez en compte la minoritéplus importante qu’on ne le pense de jeunes de cités qui parviennent à s ’éléver dans la hiérarchie sociale
                            Surtout, il me semble qu’il ne s’interroge pas suffisament sur les méfaits du modéle consumériste sur la perception qu’ont les populations défavorisées de leurs conditions de vie et sur les dérives que cela peutengendrer.

                            en effet, de nombreux jeunes dont les familles bien que modestes parviennent a subvenir à leurs besoins fondamentaux, éprouvent une profonde frustration dés lors qu’ils ne possédent pas les attributs de l’ ’intégration à la sociéte de consommation tels que les vetements à la mode.Ceci peut les amener a s ’orienter vers l’économie paralléle et a obérér leur avenir , alors qu’il faudrait à mes yeux réhabiliter la valeur de la culture désinteressée au détriment du dogme de la consommation à outrance.Ceci pourrait élargir l ’accés a la culture pour les jeunes de couches populaires et élargir leur horizon social et géographique potentiel.
                            mais ceci est un débat de société qui dépasse le cadre des jeunes de cités


                            • orange orange 16 avril 2009 18:09

                              article intéressant, je vis dans un quartier où vivent des gens de toute origine et sans oublier les français qui pour la plus par sont né dans ce quartier. Les gens souffrent de manque d’éducation ( respect de l’environement et des voisins) Un grand ménage d’éducation civique serait probablement nécéssaire.


                              • vinvin 17 avril 2009 20:57

                                Ces jeunes des quartiers « pourries » seront ceux qui feront arriver l’ extreme droite au pouvoir, voir dans le pire des cas, déclancheront la guerre inter-ethniques européenne.

                                Moi, grace a eux, ( ou a cause d’ eux,....) je sais pour qui je dois voter !


                                Cordialement.



                                VINVIN.


                                • fouadraiden fouadraiden 17 avril 2009 21:10


                                   Et le problème n’est qu’à ses début. Dans 20 ans, l’Afrique du Nord, càd le sud de l’Europe, comptera 100 000 000 de jeunes du Magrheb , avec en tête un seul modèle : l’eldorado européen à tout prix.

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